Author Topic: { Role-Play } Xelloss  (Read 19534 times)

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #100 on: April 20, 2011, 12:40:51 pm »
Journal de bord N°4
Entrée N°013


** Reception Message Texte **
** Urgence N°00 **
** Copie destinataires :  Aucune copie**
**Auteur : Normann**

Salut Xell'…

Bon…
J'sais pas comment te le dire, alors je vais faire court.
La boite dans ta chambre a été ouverte.
J'ai pas besoin de te faire un dessin, t'auras deviné qu'elle est vide a présent.
Ce que je ne comprends pas, c'est comment la personne qui a pris l'objet a pu rentrer… la porte était scellé.

Si ce la ne te dérange pas, peux tu nous dire ce que contenait la boite, nous saurons quoi chercher…
Autre chose, nous avions trouvé un tube dans ta chambre.
Paul l'a analysé

C'est…
J'arrive pas à trouver les mots.
Il va falloir que tu passes ici de toute urgence, les résultats nous ont retourné l'esprit et l'estomac.


Norm.




**Fin de transmission**





Alors que dans le bivouac, le Messager découvre ce que les gens appellent "amitié", dans la base, c'est le branle bas de combat.
Ici, et là, torche a la main, on court, on cherche, on discute, et se renseigne.

Dans la salle de liaison, Paul, Norm et deux autres chercheurs tentent de trouver une solution au caisson récalcitrant qui se transforme peu a peu en cercueil pour la pilote coincée à l'intérieur.

Les traits tirés des gens dans la pièce montrent que ces derniers n'ont pas fermé l'œil de la nuit.
Paul : Norm ! Va te coucher ! Tu tiens a peine debout.
Norm : Non ! Comment je pourrai dormir alors qu'elle… elle…
Paul : Je sais, mais…

A la porte d'entrée de la salle, un bruit sourd, immédiatement suivi par un feulement et un pxasìk puissant.
Se tenant la tête, la Na'vi regarde le haut de la porte et se courbant en pénétrant dans la salle se dirige rapidement vers le groupe bloqué sur le caisson N°6
Na'vi : Vous devez venir maintenant !
          A nouveau les enfants pleurent !
          Tous les recherchent

Le groupe met quelque temps à percuter, et alors que Paul allait prendre la parole, une voix dans les haut parleurs diffuse l'appel.
Voix : A tous ce qui peuvent être disponible, les pleurs ont repris.
         Si vous le pouvez aidez nous à localiser la source.

Le Médecin Chef regarda les gens.
Paul : Allez-y !  Je vais tenter autre chose sur le caisson…
Norm : Je reste, j'peux…
Paul : Non ! Vas-y !  Ca te changera les idées !
         Je te promets que j'la sauverai !
         J'lai fait pour Xelloss… j'peux l'refaire !
         Allez ! Va !


L'ancien pilote d'Avatar protesta, mais fini par accepter de partir avec la Na'vi et un petit groupe à la recherche de la source de ces pleurs inexpliqués.
Dans la salle de liaison, le Médecin regarde la caisson, et l'air triste, laissa ses yeux glisser sur le grand écran de contrôle affichant simultanément les fonctions vitales de la pilote coincée dedans, et de son Avatar allongé sur un lit d'un des chambres de soin.


Paul : … Chier… j'dis ça, mais j'ai pas la moindre idée de ce qu'il faut faire, maintenant !
        J'ai tout essayé ! Chui' a court d'idée !

S'asseyant sur le siège du superviseur principal, au centre de la pièce, l'homme met sa tête dans ses mains.
Paul : … J'en peux plus…Ca dépasse mes compétences…
        Et même si on te sortait… Ton corps…

Poussant un soupir, Paul sent une main se poser sur son épaule.
Voix : Lu toktor anawm nìtxan nga ! Fkew sì nawm !

Le médecin tourne la tête et aperçois la femme courbée près de lui.
'Eyna : Mawey…
Paul : … j'arrive plus…
'Eyna : Garde calme… très noble et fort être.
          Tu dois pouvoir sauver celle qui marche en rêve…
Paul : J'en suis plus certain… Xelloss a pu supporter la solution Trepikphium grâce a ses nanomachines… mais elle…
         Et puis avant… faut la sortir !
'Eyna : je ne comprend pas tes paroles… mais essayons d'ouvrir la boite…
          Xelloss était aussi captif ?
Paul : Oui…
'Eyna : Comment tu as libéré Xelloss ?
Paul : En… Nom de !
         Viens !


Le Médecin bondis de sa chaise, et se précipite en direction des salles de soins pour Na'vi / Avatar.
Derrière lui, se protégeant la tête avec sa main, 'Eyna le talonne.   
Si dans la salle de liaison, le haut plafond lui permet de se tenir droite, dans les couloirs, en revanche, elle doit faire attention aux choses qui courent en hauteur.


La Na'vi tousse légèrement.
Paul : Tu as du mal à respirer ?
'Eyna : Oui… l'air est lourd… Nous avons du mal a respirer l'air des Sawtute
Paul : On va augmenter un peu les réglages.


Les deux arrivent en trombe dans la chambre où l'Avatar de Vanessa est étendue sur un lit. Le médecin fait rouler le lit vers la porte
Derrière Paul, une voix dans un haut parleur retentit
Voix : Paul ! Vous n'êtes pas stérile ! Vous allez la contaminer…
Paul : Ouvrez le sas !  On sort !
Voix : Quoi ?
Paul : Allez !
Voix : Bon… d'accord.
Paul : Cool !  Merci !
        Ah, vous pourrez dire a Mark de pousser de deux points les réglages du filtrage air ?
Voix : Pas de problème, je lui transmets.

Paul fait un signe de la main et un sourire a la personne se trouvant de l'autre coté de la vitre, et sors en poussant le lit, aidé par 'Eyna.
Alors que le duo arrive en vue de la salle de liaison, les hauts parleurs diffusent une annonce pour Mark.
'Eyna trébuche et tombe lourdement au sol.

Stoppant le lit,  Paul se porte au secours de la Na'vi.
Paul : Hey ! Ca va ?

Reprenant ses esprits, la jeune femme demande ce qu'il s'est passé, et alors que Paul lui dit qu'elle a trébuché, il se rend compte du petit filet de sang qui coule du nez de la Na'vi.
Paul : … Encore… Va falloir qu'on trouve d'où ça vient, et vite.

S'essuyant les yeux, 'Eyna demande.
'Eyna : Le Mal Aveugle ? encore ?
Paul : Oui… et ça commence a me les brouter menu menu !
'Eyna : Je vais bien ! Allons guérir Vanessa !

Les deux arrivent dans la salle de liaison, et laissent le lit près du caisson.
Alors que 'Eyna se penche sur l'Avatar endormi, Paul entre la commande d'arrêt de sécurité du caisson.

La machine émet une série de bips rassurants, et l'anneau de synchronisation génère un claquement, montrant que la procédure d'arrêt se déroule normalement.
Paul : Non ! Non non…
'Eyna : C'est grave docteur ?

Paul, entrant des commandes comme un possédé, ne remarque pas la réflexion de la Na'vi.
Dans son esprit, la situation ne pouvait être pire.

L'anneau de synchronisation entame sa deuxième phase de ralentissement, alors que le caisson est toujours actif.
Paul : Non non non… pas ça !!!
         Allez ! Redémarre…

L'air incrédule, et les oreilles dressées de surprise, la Na'vi regarde le médecin enfoncer rageusement la touche de validation, et alors que l'anneau se relance, elle demande.
'Eyna : Pourquoi tu ne stoppe pas le lit-de-rêves ?

Poussant un soupir de soulagement alors que l'anneau reprend sa vitesse de croisière, Paul explique son geste.
Paul : Si la synchronisation est stoppée alors que le lien est encore actif, la pilote risque de se prendre un feedback mortel…
         Et les lésions engendrées seraient irréversibles…
         Normalement, la sécurité empêche ça, mais ici…

Devant les oreilles et la queue dressées de la Na'vi, le médecin se rend compte qu'il aurai très bien pu lui parler en Klingon, elle aurai certainement mieux compris.
Ne se démontant pas, 'Eyna regarda l'Humain, et posant la main sur son épaule, lu dit.
'Eyna : Je comprend pas très bien le langage des docteurs, mais je comprend ce ça te rend triste…
          Viens !

La Na'vi, pose la main sur le plafond de la salle de liaison, une des rares salles où elle et ses semblables peuvent se tenir debout sans se courber, et saisis de l'autre main, le bras de Paul.
'Eyna : Viens !  allons dehors… rester dans une boite n'aide pas a réfléchir !
Paul : Mais…

Alors que la Na'vi entraîne le médecin en attrapant un masque, dans les couloirs du secteur sud, on cherche, on inspecte.
Dans les couloirs, résonnent des sanglots qui donnent des frissons aux gens.


Amélia : Alors, Norm ? t'as des choses ?

L'ancien pilote coupe son scanneur de fréquences, et, la mine basse regarde la Chef mécanno.
Norm : Rien, Que dall' !
          Y'a pas l'ombre d'un rat ici !
Amélia : Mais ils viennent bien de quelque part, ces sanglots… chui pas folle !
Norm : Ou alors, on deviens fous… Une sorte d'hallucination…
Amélia : Toute un base qui s'choppe la même hallu'… Désolé, mais chui' trop terre a terre…
             On m'la fait pas !
Norm : Alors là, je sèche !
Amélia : Et l'Xell' !  Il t'as répondu ?
             Comme il a passé son temps a fouiner, il devrai avoir des idées sur une éventuelle zone secrète
Norm : Tu lis trop de polars… tu vois des couloirs secrets partout.
           Et si c'était les fantômes des Na'vi que nous avons tué ?
Amélia : Tu lis trop de trucs fantastiques… tu vois des démons partout.
           Et si…

Les deux Humains se regardent.
Le petit silence précède un fou rire qu'aucun des deux ne peut arrêter.
L'espace d'un instant, les angoisses provoquées par les récents évènements se dissipent.
Les deux comparses se regardent et s'esclaffent a nouveau.








Pendant que Norm et Amélia se tiennent les cotes tant ils rigolent, Paul et 'Eyna s'allongent dans l'herbe folle bordant le foyer proche du dortoir des Avatar.
'Eyna : Sois calme… repose toi, et la réponse viendra
Paul : Si j'mendort, tu m'colle une paire, hein ?
'Eyna : Je veillerai sur toi…

La Na'vi regarde, l'air triste, l'Humain rajustant son masque, et sombrant dans un léger sommeil.
'Eyna : Dors… dans les rêves, Eywa nous parle… Peut être Mère te donnera la réponse…

Alors que le médecin glisse dans les bras de Morphée, 'Eyna laisse son regard vagabonder dans le ciel, et observant les étoiles dans le ciel nocturne, se demande où peut bien être la Terre…





Alors que sur la Base Humaine, les activités suivent leurs cours, en pleine foret, cinq Na'vi peint de couleur rouge sang arrivent en vu d'une petite Unité Mobile de liaison.
Dans leurs yeux, une haine sans nom.
Une tristesse mêlée d'une douleur infinie enserre leurs cœurs.
Dans leurs esprits, cette horrible chose de métal n'est là que pour détruire leur monde, et la folie leur empêche faire la différence entre ceux qui ont été choisis pour rester, et ceux qui ont été abandonnés, et qui continuent a combattre.

Insouciants du danger, les deux pilotes, dans leurs caissons,  ne soupçonnent pas la présence du groupe, pas plus que le troisième pilote, assis dans le labo, la truffe dans ses analyses.

Le petit groupe s'approche de l'Unité Mobile, bien décidé à la détruire.

Soudain, un hurlement, suivi du tactac si caractéristique d'un arme Humaine.
Les cinq Na'vi disparaissent dans un couvert végétal et observent en tendant l'oreille.

Non loin d'eux, un petit groupe de soldats est en prise avec une petite fille.
La jeune Na'vi, la peau en lambeaux saute sur les Humains, tailladant leurs chairs.
Ses yeux, sont si injectés de sang qu'ils sont entièrement rouges, et ses mouvements mettent a mal les réflexes des soldats d'élites qui tentent de repousser ses assauts.

Dans le groupe, on hurle, on s'organise, et on applique un repli vers l'avant poste le plus proche.
Les munitions sont comptées, et l'on sait pertinemment qu'engager un corps a corps avec une telle furie sera fatal

Fabien, le chef de section hurle ses directives pour garder l'avantage stratégique sur une furie qui, a chaque assaut se rapproche de plus en plus de ses cible, et qui, trop souvent arrive a taillader avant de disparaître a nouveau.


Fabien : RESTEZ GROUPES ! COUVREZ VOTRE ANGLE !
            GAFF' AU DESSUS !
Antoine : CHEF ! CA PUE ! RESTE DEUX !!
Fabien : COMPTEZ
Antoine : DEUX !
Ulrich : QUATRE !
Thomas : SIX !
Patrick : UN !!
Toshiro : UN ! CHEF ! 900 METRES !!!

Le chef de groupe évalue en gros les capacités de riposte et le taux de munitions gaspillées a chaque assaut de la petite furie qui s'abat de plus en plus fréquemment sur le groupe.

Fabien : THOM ! COMMENT TU FAIS POUR AVOIR SIX ,
Thomas : J'TIRE QUAND ELLE EST SUR MOI ! CHEF !
Fabien : OKAY ! PARTAGEZ VOS MUN !
            TOSHIRO ! AU CENTRE ! T'ES LINEBACKER !

Toshiro quitte son poste pour se placer au centre su cercle, et attrapant les chargeurs pleins dans les poches porte-chargeur des gens, répartit les munitions.
Le groupe reprend espoir, et la tour de guet centrale de l'avant poste se profile a travers le mur végétal.


Soudain, Antoine hurle, projeté avec une violence inouïe au sol.
Fabien : ON S'ARRETE PAS ! ON S'ARRETE PAS !

Antoine, les mains crispées, vide son chargeur en tombant.
Thomas : ON N'ABANDONNE PAS UN GARS
Fabien : IL EST MORT… MORT !
Patrick : MERD' MERD' !!!! TROIS HEURES !!!

Le groupe regarde sans comprendre la lance transperçant le corps d'Antoine, et la corde qui part en direction de la foret.
La nouvelle menace ne pouvait pas plus mal tomber, et alors que le groupe se réorganise, des buissons sortent cinq Na'vi, le corps peint en rouge.
Le temps se fige, et les gens s'observent.

La petite fille ne semble pas s'occuper des nouveaux venus, et ces derniers, ne paraissent pas la considérer comme une menace.






Dans la foret, un hurlement, suivi d'une rafale d'arme automatique.

Pour le groupe de soldats perdus en pleine brousse, la petite fille aux griffes représentait déjà une sérieuse menace.
Ajouté à cela, la venue de cinq Na'vi adultes, l'issue leur paraissait inévitable, et il savaient au fond d'eux qu'ils ne reverraient pas le soleil se lever.


Fabien : ON DECROCHE !! ON DECROCHE !!!

Le groupe opère une fuite en direction de l'avant poste, poursuivi par six Na'vi bien décidés a voir leurs corps sécher avant la fin du jour.
Ulrich active son émetteur et la gâche de la porte juxtaposant l'entrée principale se déverrouille.
Sur son mirador, le garde fait parler sa mitrailleuse triple et couvre la progression des trois survivants.

Les six Na'vi connaissent bien le danger de l'arme, et se dispersent pour offrir le plus de cibles.
Ulrich , Fabien, et Toshiro passent le portillon qui se verrouille derrière eux.
Saluant le garde pour leur avoir sauvé la mise, le trio se dirige au pas de course vers l'entrée.
Le garde hurle quelque chose que le groupe n'entend pas alors que le sas se referme sur eux.
Enlevant leurs masques, ils attendent l'ouverture de la porte intérieure.


Fabien salue la sergent qui se tient dans le couloir.
Fabien : Bonjour… vous avez des liaisons opérationnelles ?

Une détonation retentit.
La tête de la sergent explose, et son corps tombe comme une marionnette a qui on aurai coupé les fils.

Fabien, se retournant, voit Ulrich ouvrir de nouveau le feu, alors que Toshiro écrase le bouton de fermeture de la porte intérieur.
Le Chef ajuste son masque en demandant a Ulrich s'il n'est pas devenu complètement cintré.


Ulrich : Vous avez pas vu ? C'était plus une Humaine !!!
             On aurai dit un zombie !
Toshiro : J'sais pas c'qui s'passe ici, mais ça pue.

La porte externe glisse lentement, et le groupe se met en position, prêt a recevoir une éventuelle attaque.
Dans son mirador, le gade laisse glisser l'échelle automatique en faisant de grands signes.


Toshiro : On discutera de ça au calme !  
             On s'arrache !

Le trio fonce vers le mirador et grimpe l'échelle quatre a quatre.
En haut Sylvestre, les met au courant de la situation, et leur parle d'une petite fille sanglotante qui avait salement amochée la sergent Danielle.
Ulrich : Votre Danielle, elle semblait se porter comme un charme… pour un zombie…
           Éclairez nous… Y' s'passe quoi ici ?
Sylvestre : Comme je disais, y'a quelques temps, une petite fille est arrivée, je l'ai laissé entrer, j'avais pas vu ce qu'elle était…
                Danielle l'a accueilli…
                Et la petite lui a sauté dessus avant de s'faire la malle !
                Nom de… elle l'a pratiquement découpé en deux…
Toshiro : Bon, résumons… Nous avons une petite Na'vi aux mains griffues qui se ballade pas loin…
Fabien : Noua avons aussi un groupe de cinq adultes tout en rouge.
Sylverste : Faut s'méfier de ceux la ! j'ai entendu des appels d'aide de gens qui avaient eu affaire a eux.
                Ils sont rapides, et ne semblent pas ressentir la douleur…
                De plus, il attaquent sans discernement, chercheurs, soldats, Na'vi… enfin, tout, quoi…
Ulrich : Alors pourquoi ils se sont pas entretués, la gamine et les cinq rouges ?
Sylverste : Bah, entre monstres… les loups ne se mangent pas entre eux…
Ulrich : Et pour les gens dans l'avant poste ?
Sylvestre : Vous avez eu un aperçu… J'allais prendre ma relève et j'attendais le gars qui prenait la quart suivant.
                 Au bout d'une demie heure d'attente, et un silence pesant à la radio, je suis descendu voir pourquoi ce mariol avait tant de retard.
                 Nom d'un cowboy en sucre !! Le sas s'est ouvert, et j'suis tombé en plein Resident Evil !
Fabien : En plein quoi ?
Ulrich : Un jeux des Temps Anciens… un truc de zombies et de contamination…
Sylvestre : J'ai failli me faire dessus, et j'ai fait péter l'bouton panique.

Le garde du mirador explosa de rire, et déclara n'avoir jamais couru aussi vite vers la tour.
Sylvestre : Mais putain d'merde !  J'avais jamais été aussi content  de ma vie de grimper dans c'te conne de tour…
               Par la suite, j'ai remonté l'échelle et attendu la nuit.
               Ces cons sont rapides, c'est pas des zombies tout mou et lents. Faut s'en méfier…
               Ils ont une putain d'bonne vue, et une ouie…
Toshiro : J'veux juste savoir un truc… Comment on les butes !
Sylvestre : En leur explosant la tête… sans ça, c'est plus que de la viande avariée…
Toshiro : Alors, on attend la nuit !
Sylvestre : Ah, une chose… ils sont pires de nuit !
                A la moindre loupiotte, vous en avez quinze sur la couenne.
                Pire que des stingbats !
Ulrich : Mais c'est quoi cette fille ? Une expérience ? Une classe spéciale de combattant des Bleus ?
Sylvestre : Alors là… C'est LA question… je crois pas aux expériences… Pas aux trucs aussi énormes…

Le garde du mirador leur demande de les suivre à l'étage inférieur.
Dans la partie "vie" de la tour, composée de deux pièces, il les invite à rentrer dans la pièce faisant office de bureau, chambre et cuisine.
L'espace est optimisé a son maximum, et le moindre centimètre cube, exploité.
Le soldat fait remonter les deux lits superposés qui viennent se coller au plafond.
La zone de plancher en dessous des lits monte a son tour et s'arrête a hauteur de table, transformant ainsi l'espace en bureau.
Sylvestre appuie sur un bouton, et une partie de la table s'ouvre, révélant un écran.


Sylvestre : Regardez, voici les photos prises avec la lunette de ma pétoire…
                Bon, c'est pas la panacée, mais on arrive a en faire des cauchemars la nuit !

Sur l'écran, s'affichent des images.
La petite fille sanglotante que le garde avait vu au loin semble triste, perdue et effrayée.
Et malgré le fait que ce soit une Bleue, n'importe quelle personne se serait portée à son secours.
Les yeux cachés par sa chevelure ébouriffée, renforcent la détresse de la petite Na'vi.

Les clichés suivants montre l'acquisition du logiciel de pointage, et l'on y voit la petite fille sur la sergent.
Ses mains n'ont de mains que le nom…
Les doigts, longs de plus de trente centimètres sont des griffes acérées.
L'analyse donnée par la lunette de l'arme donne la composition.


Ulrich : Baffez moi !  Je rêve !
Toshiro : Je peux ?
Ulrich :
Sylvestre : Regardez, on dirai du métal, parfaitement intégré a la main…
                Comme le montre la courbe, c'est un mélange carbone os.
Fabien : c'est tout son corps entier quia muté…
            J'ai l'impression qu'elle a des plaques de carbone sur  certaines parties du corps.
Toshiro : Bon, c'est bien sympa tout ça, question défense, peux tu nous dire comment fonctionne ta tour ?
Sylvestre : C'est un proto d'avant poste, on en a fait deux des comme ça.
                En bas, ici, vous avez deux pièces, les chiottes autonomes et la salle de vie.
                Tout es modulable, pour avoir le max de place possible.
                Les meurtrières sont manuelles, et assez étroite pour éviter que les bestioles ne rentrent.
                Le blindage est assez épais pour résister a pas mal d'attaques, et si on verrouille le panneau du dessus, l'air est filtré.
                Par contre, le système de manche pour les meurtrières… il est pas glop, alors gardez le masque pas loin.
Fabien : Et au dessus ?
Sylvestre : Bah, le dessus, c'est du classique. On peut verrouiller un grillage sur les ouvertures, pour éviter les bestioles volantes, et celles qui sautent.
Ulrich : Je vois, une forteresse dans la forteresse, ton mirador.
Sylvestre : En quelque sorte…
                Ah, j'oubliais… la bouffe.

Le soldat soulève une trappe du plancher et révèle une zone de stockage de denrées alimentaires dans des sacs de conservation longue durée.
Devant l'air étonné des trois autres Humains, le gardien de la Tour déclare que le responsable de l'avant poste était une personne très prévoyante, et que le garde-manger du mirador était régulièrement rempli.


Toshiro : Rempli ? Ils l'on bourré a craquer… y'en a pour deux ans de bouffe, là…
Sylvestre : Question aménagement; c'est pas mal !  Pour la bouffe, y'a de quoi ! Les bastos en revanche…
Fabien : Ouais !  on va pas tenir indéfiniment…
Ulrich : Faudrait sérieusement envisager la reddition.
          A Hell'sGate, la vie est bien meilleure, et là bas, on a une menace en moins.
Sylvestre : Les ordres sont de combattre jusqu'à l'arrivée des renforts…
Ulrich : … qui arriveront dans cinq ans !
          Le prochain VentureStar qui arrivera dans un an environ n'est composé que de matos d'extraction minière et d'équipement de labo.



...



Alors que dans la tour, on débat sur les chances de voir un jour débarquer des renforts, et du fait que la lune remette les couverts en cas de contre attaque Humaine, dans la foret, on s'observe.

La petite Na'vi aux mains griffues regarde avec un grand sourire le groupe des cinq adultes peints en rouge.
Ceux-ci se sont arrêtés des qu'ils ont remarqué que la jeune fille les suivait.
Le groupe discute, mais reste en position de défense, méfiant.
La question porte sur le fait que prendre une enfant serai un handicap, et que ce qu'elle verrai la marquerai à jamais.
A présent conscient de la folie qui s'est emparée d'eux, les cinq Na'vi, ont, a défaut de le combattre, accepté le fait qu'ils sont devenus des monstres assoiffés de sang.
Cependant, l'appel a la vengeance pour leurs clans détruits par les "ayvrrtep lefngap" est plus fort que la raison.

La petite, accroupie au sol, joue avec les hautes herbes, comme une enfant en regardant les adultes avec un sourire espiègle.
Une des deux femmes du groupe s'accroupie aussi.
L'adulte fait un grand sourire a la jeune Na'vi qui la regarde.

Soudain, la jeune fille, en deux bonds, parcourt la dizaine de mètres qui la sépare de l'adulte, et se jette dans ses bras.
L'atmosphère se détend, et dans le groupe, on se dit que vu ce qu'elle est capable de faire, et le sang séché sur son corps, elle doit avoir déjà pris beaucoup de vies.


Ean'tay, la femme a qui, un bout d'oreille manque, et dans les bras de laquelle la jeune Na'vi s'est jetée,  fait remarquer l'étrange bracelet de cuir recouvrant le poignet, la base du  pouce et des deux premiers doigts.
Taukx, un homme à la longue balafre sur le torse approche les mains, tentant de retirer cet objet qui ne ressemble en rien a ce que les Na'vi fabriquent.
Taukx : Grrrr ! 'uo leTawtute pak ! 'uo levrrtep

La jeune fille feule puissamment en pliant les oreilles et plaque sa main au gant déchiré contre sa poitrine.
Des larmes coulent sur ses joues, ses oreilles se baissent.
Elle fait comprendre au groupe que cet objet est cher à son cœur, et montre avec un grand sourire, en retournant le cuir, trois symboles peints en rouge.
Dans le groupe, personne n'est capable de connaître la signification des dessins, mais les Na'vi dressent les oreilles de surprise et d'admiration.
La jeune Na'vi pose sa main gauche sur les symboles, puis, les yeux remplis de larmes, la plaque sur son cœur en souriant.

Taukx pose sa main sur les symboles et la plaque sur le cœur de la jeune fille, lui faisant comprendre qu'il a compris, puis il penche la tête, baissant les oreilles en demandant pardon.
La jeune fille pose sa main droite sur celle de Taukx, et faisant un large sourire en penchant la tête sur le côté, lui montre qu'elle accepte ses excuses et ne lui en tient pas rigueur.
Les adultes se regardent et se demande où elle a pu avoir un tel objet.
Ean'tay dit penser que cet objet est sûrement un présent, tant la réaction de la petite fille fut violente.
Taukx demande à la jeune Na'vi qui lui a donné ce gant.
La petite se contente de sourire et de poser sa main gantée sur sa poitrine.
Incapable de parler, elle ne peut que sourire ou feuler pour montrer sa joie ou sa peine.
Les expressions affichées par les oreilles et la queue aident cependant à pallier le fait qu'elle ne peut poser des mots pour montrer ce qu'elle ressent.


Ean'tay : Lu stxeli ngeyä ? tslolam !
             Slä, Tupe ngar tolìng ?

Pas de réponse, la jeune fille sourit a nouveau et fait le geste de quelqu'un qui ouvre son arc.
Taukx : Lamu tsamsiyu ? Taronyu ?
Ean'tay : Yawnetu ngeyä ?

A ces mots, la jeune Na'vi baisse les bras et la tête.
Ses oreilles pliées, et sa queue basse montrent qu'elle éprouve du chagrin.
Un homme murmure a l'oreille d'Ean'tay qu'elle est une skxawng.
Celle-ci serre dans ses bras la jeune fille qui pose une main sur son épaule.

La tête de la fille sur l'épaule droite, Ean'tay serre les dents alors que les autres esquissent un sourire malicieux.
La jeune Na'vi serre l'épaule de l'adulte, mais ne semble pas mesurer sa force, et entaille celle-ci.
La deuxième femme sort une phrase qui fait s'esclaffer Ean'tay.

La jeune Na'vi prend la main de l'adulte et la colle sur sa poitrine en  souriant.
Ses oreilles se dressent et l'air qu'elle affiche a présent rassure le groupe.

Peu de temps après, le groupe repart, et oublie l'Unité Mobile de liaison qu'ils avaient initialement prévu d'attaquer.
« Last Edit: April 20, 2011, 12:54:49 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #101 on: April 20, 2011, 12:41:14 pm »
Pendant ce temps, au bivouac, le Messager goûte a la fraternité, et a la boustifaille étrangère.
Messager : Messager vous remercie de l'accepter parmi vous…
                Nombreux sont les gens qui fuient le Messager, pour la terreur qu'il inspire.
                Messager ne comprend pourquoi vous le craignez pas.

Vince' fit un grand sourire, et servant son voisin, répondit.
Vince' : Hey, mec, Sur Terre, les histoires racontent qu'il est impossible de t'échapper…
           Vu ce que tu peux faire avec les capacités du corps de l'Avatar… T'es encore plus redoutable.
           Alors pourquoi te craindre, on est parfaitement au courant que même avec la meilleure volonté du monde, tu nous chopperais.
Gwenn : Et en plus, t'as pas de contrats sur nos tronches…
Mayuko : Sinon, on serai déjà cannés.
Messager : Vous dites vrai !  Messager n'a de contrats en ce moment… si ce n'est les Sans Honneurs !
Pìwopx : pourquoi Sans Honneurs ?
Messager : Les Sans Honneurs tuent des non combattants… des femmes, des enfants.
                Tuer est noble… Uniquement si l'on a mérité de prendre la vie de la personne que l'on affronte.
Pìwopx : Si la femme est guerrière ?
Messager : Si la femme est guerrière, alors elle est une guerrière.
                Elle est prête à accepter sa mort, et sait qu'elle sera un jour, tuée au combat.
                Celles qui prennent les armes méritent encore plus de respect car elles mettent leur vie en danger pour défendre ceux qui leurs sont chers.
Pìwopx : C'est parce que c'est noble de défendre les siens.
Mesager : Oui, très noble…
Gwenn : Allez, mangez, ça va refroidir.
Messager : Messager doit il user de la chose orangée.
Mayuko : Ah, ça… c'est la surprise du chef.

Le groupe me regarde alors que je saisis un bout de poisson.
Tous attendent de voir si je vais prendre de la pâte avec.
N'étant pas habitué a tant de sourires, je ne peux cacher combien je suis mal a l'aise.
Messager est plus serin au combat…
Je porte le morceau a ma bouche, et le gobe direct.


Messager : Cette nourriture est excellente… Messager se rappelle que Xelloss avait eu quelques soucis avec une pâte orangée…
Ma'utx : Ngaru nang !

La Na'vi me tend un bol d'eau, et alors que je dresse les oreilles, montrant que je ne comprend pas pourquoi elle insiste, le groupe s'esclaffe.
Soudain, mes oreilles, tombent, et d'un calme stupéfiant, je prend le bol, puis bois une gorgée.
Messager : C'est très chaud dans la bouche du Messager… Très chaud.

Si mon visage ne laisse pas transparaître mes émotions, mes oreilles et ma queue en revanche…
Pìwopx : Lu fort beaucoup !
Vince' : Ouais, mais t'as oublié un truc, mon gars…
Ma'utx : Kxetse sì mikyun kop plltxe
Gwenn : eh, ouais ! La queue et l'oreille parlent aussi !
Messager : Messager ne comprend vos mots…

Le groupe s'esclaffe a nouveau alors que mes oreilles se baissent un peu plus, et que dans mon dos, la queue s'agite dans tous les sens…
Mayuko : On voit tes émotions en regardant tes bazouilles et ta queue…
              Un Na'vi, comme un Avatar, ça peut pas mentir, on voit tout de suite ses émotions…
Messager : Alors Messager est percé a jour ?

Le groupe explose de rire
Messager : Messager ressent une sensation étrange…
Mayuko : On appelle ça l'amitié… Maintenant que t'as un corps de Na'vi, t'es p'tet en train de devenir Humain, mon pote !
Pìwopx : Il faut manger… Demain, nous marcherons tôt pour le Clan.
Messager : Messager vous remercie pour ce repas… Il vous rend Xelloss.
Pìwopx : Txon lepfom ma tsamsiyu !

Nous finissons notre repas, et nous couchons rapidement.





A la base, dans la salle de liaison, trois caissons coulissent en s'ouvrant.
Les pilotes, sortent en s'étirant.
Gwenn : Nom de… le jour où je suis transféré dans mon Avatar, j'fais une fête du verbe fête !
Mayuko : Je ne sais pas si c'est réellement un avantage…

Vince s'étire dans un bâillement sonore.
Vince : Ah ? Pourquoi ?
          C'est quand même le pied de ne plus avoir a gérer deux vies, deux corps…
Mayuko : Oui, mais en pilotant, l'Avatar, je sais que je peux me permettre des choses que je tenterai même pas si c'était moi.
              En gros, c'est comme si on avait une deuxième vie.
              Regardez Normann, il aurai du être mort…
Vince : Mmmm peut être… mais là, il doit maintenant se résigner a vivre sans son Avatar et attendre que les gars d'la Cause lui en fassent un autre…
Gwenn : Je pense que l'on profite bien plus de la lune avec notre Avatar.
             En Humain, il y a tant de contraintes.

Soudain, le caisson N°6 émit une série de bips, et la voix de l'IA s'activa, et un rapport alarmant s'afficha sur la console annexe su caisson.

001- **Alerte**
002- Probabilité de survie du pilote : 0,01%
003- Estimation décès : Moins de 01 Jours
004- Arrêt d'urgence : Activé
005- Déconnexion : Impossible... Caisson : verrouillé
006- Arrêt d'urgence : Activé #2
007- Déconnexion : Impossible... Caisson : verrouillé
008- Nanoparticules détectées
009- Localisation nanoparticules : corps du pilote
010- Analyse...
011- Nanoparticules connues : Nanoparticules médicales modèle : **Erreur**
012- Analyse ...
013- Nanoparticules connues : Nanoparticules médicales modèle : **Inconnu**
014- Analyse ...

Les pilotes n'ont pas le temps de dire "ouf" que le caisson entame sa procédure de désactivation.
Gwenn saute sur le pupitre et lance une commande de liaison de secours.
Mayuko écrase le bouton de l'intercom et fait une demande pour que Paul rejoigne le plus vite la salle de liaison.

L'anneau de synchronisation passe sa phase deux de ralentissement, et tous dans la pièce savent que l'étape trois sera fatale au pilote si le caisson ne s'est pas entièrement déconnecté et ouvert.

Ayant entendu l'annonce, Norm déboule comme un fou dans la salle, et se précipite sur la machine retenant toujours celle pour qui son cœur bat.


Près du dortoir des Avatar, 'Eyna réveille Paul doucement.
'Eyna : Paul… les voix disent que tu dois aller voir les lits-de-rêves…

Le médecin émerge, et regardant dans le vague, saisis l'épaule de la Na'vi.
La détermination se lit sur son visage.
Paul : J'ai pigé !!! Ca va chier…
'Eyna : Eywa a parlé dans tes rêves ?
Paul : Eywa, p'tet pas… Mais Xell', oui !
         Viens !

L'Humain et la Na'vi foncent vers le bâtiment, alors qu'un Norm  au bord de la folie, tente d'ouvrir de force le caisson de lien avec un pied de biche.
Alors que les gens dans la pièce tentent de retenir l'ancien pilote qui, par son action, s'apprête a commettre l'irréparable, Paul surgit et, se saisissant d'un extincteur l'envoie violemment vers une des vitres.
Paul : METTEZ VOS MASQUES !!!

Le lourd extincteur heurte la vitre, provoquant une fêlure en étoile.
Cependant, les baies vitrée, conçues pour résister a des chocs bien plus importants, ne cède pas, et tiens bon.
Le médecin chef pousse un cri en se saisissant a nouveau de l'objet rouge, et le lève au dessus de sa tête.

Une rafale retentit dans la salle de liaison.
Paul, figé, laisse tomber son extincteur.
Sur son visage, un petit sourire.

La vitre explose en éclats, et l'air sursaturée en CO² s'engouffre avec un sifflement sinistre.

Dans l'entrée de la salle de liaison, Max, un pistolet mitrailleur à la main, affiche un large sourire.
Le sourire d'une personne qui se dit qu'elle a fait un truc qui envoie du lourd !

Alors que les alarmes hurlent, et que la voix de l'IA diffuse des messages d'alertes, la porte de la salle se ferme, isolant ainsi la pièce contaminée.
Les trois caissons encore occupés glissent sur leurs rails tandis que leurs occupants émergent en demandant ce qu'il se passe.

Mayuko, distribuant des masques aux deux nouveaux venus, ouvre la bouche pour répondre.
Soudain, Nrom pousse un cri de joie.

Les cliquetis si caractéristiques du caisson glissant sur ses rails détendent l'atmosphère.
Le caisson N°6 coulisse en s'ouvrant, et l'ancien pilote précipite se mains à l'intérieur pour poser un masque sur le visage de la femme.
Des larmes coulent sur ses joues, et il soulève le corps inanimé, le serrant contre lui.
Dans la pièce, le silence a fait place aux cris de joie.
Seuls les sanglots de l'ancien pilote viennent couvrir les bips et bruits de fond des équipements.
'Eyna serre Norm contre elle et tente de le rassurer en utilisant les mots Humains les plus beaux qu'elle connaisse.


Paul se place a côté de la Na'vi.
Paul : Viens… Ne reste pas là Norm… Sortons un peu.

Norm regarde Paul, les yeux remplis de larmes.
Norm : Je l'ai tuée…
Paul : Ce n'est pas toi… Allez, viens…

Paul saisis la main de la pilote sans vie, et la serre en la posant contre sa joue.
Il murmure des phrases tellement faiblement que les autres ne réussissent pas a comprendre le sens de ses mots.
Délicatement, il repose la main de celle qui prenait tant de place dans son cœur.


L'ancien pilote se fige.
Il tourne la tête vers le médecin et la Na'vi, et murmure.
Norm : Elle est vivante…
Paul : Laisse moi voir.

Norm, gardant dans sa main, celle de la pilote allongée, se pousse pour que Paul puisse poser ses doigts sur le cou de la femme.
Au bout de quelques secondes, le visage du médecin s'illumine, et un large sourire se dessine entre ses oreilles.
Paul : … Elle a un pouls… Elle repart !
        J'y comprends rien !

Norm laisse maintenant couler des larmes de joie alors que Mayuko demande a l'infirmerie de faire venir un brancard.
Il repose le combiné et regarde la vitre explosée par Max.
Mayuko : Eh, bein… t'as pas lésiné…
Max : J'étais dans ma douche, et j'ai glissé…
         En me cognant la tête, j'ai eu l'idée de la sécurité gaz.
Gwenn : j'comprends pas, j'me souviens pas qu'il y avait une telle procédure avant…
Max : C'est Jake qui a demandé qu'on planche sur un couplage de l'alarme gaz et sur la déconnexion du pilote.
         A cause de ça, il avait failli y rester.
         Maintenant, lors d'une alerte gaz, le pilote est prévenu, par une sensation de picotement dans la nuque, qu'une déconnexion va avoir lieu.
         Vous avez dix secondes pour "penser connexion", et ainsi garder la liaison, le temps de mettre votre Avatar en sureté.
         Passé ce délai, au bout de deux minutes, le caisson s'ouvre automatiquement, et vous n'avez qu'a prendre le respirateur de secours fixé sur la console secondaire de votre caisson.

Max décroche un petit tube de l'écran fixé a la base du caisson.
Max : Ensuite, vous prenez un masque d'urgence…

Le dernier caisson occupé glisse, et un Teranas enfariné et toussant en émerge, Max lui pose un masque sur le visage.
Teranas : C'est qui l'débilos qu'a fait une action aussi stupide ?
              Pile au moment où ça allait devenir romantique avec Ale'yah !
Gwenn : Euuuh… désolé si on t'a coupé…

Mayuko se tourne vers les deux pilotes.
Mayuko : Tu faisais quoi ?
Gwenn : Vu sa tronche, pas une partie d'échec…
            Tic & Tac devaient être prêts a faire un zôli tsaheylu, hein ?

Gwenn affiche un sourire de carnassier alors que de son côté, Teranas se demande a quelle sauce, il va manger le neuneu qui a coupé la liaison
Teranas : J'te bouff'…

Teranas s'aperçois de l'état de la vitre
Teranas : Vous pétez des vitres, maintenant !
Max :  C'est moi… Vanessa allait y rester… J'suis désolé pour toi…

Teranas rajuste l'exopack sur sa figure.
Teranas : Bah, pas de soucis… Par contre… j'vais m'faire démonter la tête, moi !
Gwenn : Ah ?
Teranas : C'est pas souvent ces temps ci, qu'on a deux minutes pour nous deux…
              Elle va m'dépiotter a la petite cuillère !
Mayuko :  Meuuuu noooonnnn… c'est pas un démon, ta moitié  quand même…

Alors que le pilote finit sa phrase, l'écran annexe de son caisson émet un rapport de sensations de son  Avatar.

*Sensations proches : Mouvements*
*Ressenti : secousses fortes et répétées*

Teranas : Tiens ! C'est qu'est ce que je disais !
              Elle doit m'avoiner, mais quelque chose de concret !
Mayuko : Fort caractère, la gamine…
Teranas : Faut qu'j'y aille maintenant ! Sinon, elle va me bouffer cru dans mon sommeil…
Gwenn : Va falloir attendre mon pote…
Vince' : Et expliquer a miss que le lien… ça sera pour plus tard…
           La vitre va être remplacée assez vite.

Quelqu'un tape sur le hublot de la porte d'accès a la salle de liaison.
Paul s'y précipite et répond a la personne de l'autre coté, puis se retourne vers le groupe.
Paul : Bon, les enfants, on y va !
         Ils ont isolé le secteur, on peut passer a leur signal.

Les gens se mettent devant la porte, le brancard portant Vanessa est devant la porte c'est lui passera la porte en premier.
De l'autre coté de la porte, les trois personne ont mis leur masque.
Max déverrouille et fit jouer la commande.
La porte glisse, et les gens pénètrent dans le couloir transformé pour l'occasion en sas.
L'air maintenant sain, les gens enlèvent leurs masques


Teranas désigne Vanessa et demande pourquoi elle est dans cet état.
Gwenn : C'est le caisson N°6… y'a pas a dire, c'est une plaie  ce truc !
Mayuko : Tu passes trop de temps là dedans, mon pote…
Teranas : Je sais…Faudra vraiment que je sois autorisé a transférer mon esprit dans l'Avatar…
               Bon ! J'vais m'prendre une douche, et manger un coin
              Vous m'raconterez ça en mangeant ?
Mayuko : Pas de soucis !


Teranas tourne a une intersection en direction des douches alors que le groupe arrive en vue de la zone de soins pour Na'vi/Avatar.
Vanessa serre la main de Norm et murmure qu'elle a froid.
Norm : T'en fais pas… Paul va être au petits soins pour toi !
Paul : Ouaip ! j'vais t'bichonner !
        Norm, tu peux remettre son Avatar dans sa chambre ?

Alors que Paul ferme derrière lui le sas de la chambre de soins dans laquelle il vient de rentrer avec la pilote, Norm continue un peut, et dépose le lit dans la pièce où Paul avait pris l'Avatar de Vanessa.
Revenant près des gens, la truffe collée a la vitre les séparant de Paul et Vanessa, Norme appelle Gwenn.
Norm : Dis moi, tu as demandé a Xell' pour la boite dans sa chambre ?
Gwenn : Merd' ! J'ai oublié !
Norm : Bah… Pas grave, il va pas s'envoler.
          Par contre, demande lui aussi la signification des trois symboles gravés dessus…
Gwenn : Lesquels ?

Norm sors un papier sur lequel il a recopié les trois dessins.
Gwenn : Okay ! J'lui demanderai ! C'est quoi ?
Norm : Je pense que c'est du Japonais… ou du Chinois.
Voix : C'est du Japonais !

Les deux personnes se retournent.
Mayuko : … et ça veut dire "Xelloss"
            Là c'est "zé", ici "lo" et ça c'est "su"

Gwenn regarde Norm, et avec un grand sourire, déclare.
Gwenn : Ah, mes espions me disent que ça veut dire "Xelloss"
             Des questions ?

Mayuko explose de rire.
Norm : Bon, ça c'est fait….







Alors que les trois Humains regardent et écoutent les explications de Mayuko, dans la foret, une jeune Na'vi aux mains griffues suit les adultes qui l'ont maintenant adopté comme une de leur groupe.
Sur le revers de son gant déchiré, trois symboles…

… identiques a ceux du papier de Norm…

Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #102 on: May 15, 2011, 02:25:42 pm »
Journal de bord N°4
Entrée N°014


** Réception Message Texte **
** Urgence N°00 **
** Copie destinataires :  Aucune copie**
**Auteur : Paul**

Ma Xell'…

J'ai une très très très bonne nouvelle !!!!!
Vanessa semble hors de danger….
J'ai trouvé des nanomachines dans son corps…
Je pense que ce sont des entités qui se sont échappées de ton corps.
Quelque chose me préoccupe cependant; j'ai analysé une partie des nanomachines.
Les analyses me donnent comme résultat des choses improbables, que ce sont des nanomachines médicales de type bombes
J'ai mis Vanessa en isolement, je ne veux pas avoir de soucis avec des choses qui ont fait passé l'équipe et les machines en mode plantage totale.
Il faudrait vraiment que tu nous contacte très rapidement car je ne vais pas pouvoir garder longtemps Norm, il demandera bientôt a être auprès de celle qu'il aime, et je n'arrive pas a coller les mots "médicale" et "bombe" sur une même nanomachine.

Il faut aussi que je te vois de tout urgence pour la fiole récupérée dans ta chambre.




Ta Paul.




**Fin de transmission**



La nuit avance et la lune brille de mille feux.
Dans un arbre, flamboieun feu faiblissant.
Les occupants de l'arbre dorment a poing fermés, et une silhouette se tiens assise a genoux près du foyer, donnant l'impression d'observer les flammes.
Cette enfant, les mains sur les cuisses laisse émaner de lui une sérénité et une quiétude que rien ne semble pouvoir troubler.
Une sorte de petit scorpion possédant une pince au bout de sa queue arrive au sommet d'une branche, et descend le long de celle-ci.
L'animal arrive tout proche d'une créature endormie.
La créature, de part son aspect physique ne permet pas de se tromper sur ce qu'elle est.
C'est un Avatar endormi, et le scorpion se glisse le long de son bras.
Le petit animal lève sa queue.
Le coup est rapide.
Un petit claquement sec se fait entendre.
La queue du scorpion s'est refermée sur une petite tige de métal, l'animal semble réfléchir, puis rebrousse chemin et disparaît dans l'ombre.

Près du feu, le jeune homme assis a genoux à le bras tendu.

Les yeux mi clos, je ramène mon bras sur ma cuisse, et pousse un petit soupir de  satisfaction, et me redresse doucement.
En deux bonds, je suis sur mon Kunaï, et le range dans le bracelet de protection d'archer.
Retournant a ma place, je regarde vers le sud.
Au loin quelque part dans cette direction, se trouve la Base de Hell'sGate.

Bon, j'suis pas trop rouillé, moi.

Scratty' :  Pas rouillé, pas rouillé…. Faut l'dire vite !
              T'as mêm' pas été fichu de planter un scorpion a trois mètres…
              Si l'Autre apprend ça, tu vas l'entendre glousser pendant une semaine…

Moi :  Ce ne serai que justice si j'avais voulu tuer la bestiole… Mais je préférais lui laisser la vie sauve.
Scratty' : Et moi alors ? J'ai même pas une petite bébète a me mettre sous l'bistouri ?
Moi : Boup ! Toi et ton bistouri…
Scratty' :  Dans ce cas, j'retourne a ma pinte !

L'homme en cuir noir sort de sa poche une chope de bière d'une dimension des plus hallucinantes, escalade l'anse et plonge directement dedans.
Observant les gens endormis, je me dis que cette vie, même si elle est plus que dangereuse, est sûrement la meilleure façon de vivre.
Certes les Na'vi ne sont pas au sommet de la chaîne alimentaire, loin de là, mais leur mode de vie, loin de toute technologie, n'a rien a envier a l'existence que mènent les Humains.

Je sors mon journal de bord et y consigne mes impressions.
Ces données iront plus tard a une des cellules de la Cause sur Terre, afin que celle-ci puisse donner une autre vision de ce monde et son peuple.
Nos "rapports" servent un dessin bien plus noble que la simple exploitation d'un minerais qui ne résoudrai que temporairement la Crise Energétique.




Journal de bord N°4
Entrée N°015


**Mise a jour des données sur le Peuple (les Na'vi)**

Ce peuple possède une organo-technologie que nous n'avons toujours pas réussi à élucider.
De plus, la perte du Dr Augustine est un frein considérable pour nous, malgré la présence de pointures en matière de xenobiologie.
Le principal souci de cette lune vient du fait que la quasi-totalité de nos connaissances est remise en question.

J'ai, a de maintes reprises, essayé d'en savoir plus sur cette technologie, mais les Na'vi me répondent pratiquement tous la même chose.
"C'est Eywa", "C'est la volonté de Eywa", etc.
Bref, j'ai jamais eu autant de Eywa dans si peu de phrases.

Au début, je pensais que nos grands amis bleus protégeaient leur technologie contre les actions extérieures, car les Humains n'ont pas été très règlos' avec eux
Il semble cependant que cette rétention d'information n'est pas volontaire.
N'étant pas un expert dans la xénobiologie, je ne peux qu'émettre des théories.
Toujours est il que cela fonctionne, et que cette Eywa, que je considérai plus comme une Divinité au sens théologique, est belle et bien une entité a part entière.
C'est, d'après le peu de contacts que j'ai pu avoir, une chose vivante autonome et surtout consciente, et bien que je n'arrive pas à la rationaliser, j'en éprouve un profond respect.
A ce jour, mes études me font penser que cette Eywa est une sorte de d'animal a part entière, que toute cette lune serait un animal, et non une masse inerte.


Je clos le logiciel du journal de bord et ouvre la messagerie



Journal de bord N°4
Entrée N°016


** Emission Message Texte **
** Urgence N°10 **
** Copie destinataires :  Aucune copie**
**Destinatiare : Teranas**

Kaltxì ma Tera' sì Ale'yah
Mengengati kamuye


Comment vas-tu ?
Cela fait un petit bout de temps que l'on a vu vos vilaines frimousses…
Vous avez décidé de partir vivre dans la foret, ou quoi ?

Toujours est il que j'aurai besoin de tes connaissances en matière de xénobiologie et xénozoologie.
J'ai fait une petite découverte qui semble digne d'intérêt, t'auras intérêt a t'accrocher a tes bazouilles, car, Nom de Zeus, ça couche son ours.
Bref, si ta moitié ne t'as pas encore bouffé tout cru, je serai heureux de recevoir votre aide.

Je te joins les coordonnées du bivouac dans lequel nous sommes.


Ta Xell



Je reprends ma méditation.
Au fond de moi, quelque chose me tracasse, mais je n'arrive pas a mettre le doigt sur ce que cela peut être.
Les récents évènements sont des plus troubles, et outre la présence toujours plus pesante du Messager, s'agoute maintenant cette Elfe aux habits holographiques qu s'est tout bonnement dématérialisée dans le Clan ComAva.
Je repense a la réunion avec Jake et l'Olo'eyktan peinte en rouge a mon retour du clan ComAva, a leur stupéfaction quand ils apprirent l'existence d'un tout nouveau clan formé par des Na'vi et Avatars et a leurs oreilles dressées de surprise lors de mon histoire quand a l'Elfe, cette soit disant "arme".

Peu a peu, je glisse dans le monde des songes alors que devant moi, le feu crépite.







Dans la salle de réveil des Avatar, c'est l'affolement.
Un des pilotes fait la sourde oreille aux recommandations du personnel qui lui dit de reposer ses fesses sur le lit.
L'Avatar se lève et titube un peu.
Dans son caisson, le pilote redécouvre les sensations de la station debout, et exulte.
Sa joie est visible a travers son Avatar.
Soudain, quelque chose frappe son épaule gauche.
Le pilote, surpris, se retourne. La machine qu'il contrôle fait de même et tout l'équipement se trouvant sur une table basse a proximité est balayé.
L'Avatar explose de rire en découvrant la chose responsable de tout ce bordel.
… sa propre queue !


Dans la salle de liaison; Max demande a l'Avatar de ne pas se précipiter car celui-ci n'a pas encore la maîtrise de sa machine.
Avatar : C'est l'pied !!!

Sur ces paroles, le pilote de l'Avatar, trop content de retrouver une paire de jambes se précipite vers le sas de sortie avec les médecins aux fesses…


Alors qu'un pilote sans la moindre formation redécouvre les joies de la bipédie et que son collègue lui court après pour tenter de le rattraper, je laisse un sourire se dessiner sur ma face.
Accroupi sur la plateforme d'une des hautes tours métalliques de la raffinerie, j'effleure de mon doigt le bouton d'un petit boitier.
Mon Hakama flotte gracieusement au vent, et fait bouger les deux sabres dans la ceinture.
Les deux fourreaux de bois laqués noir s'entrechoquent doucement, produisant une mélodie étrange, a laquelle se mêle le tintement de la clochette attachée a chaque poignée des sabres.
La petite clochette du Katana arrête son tintement, comme si elle attendait quelque chose.
Dix secondes plus tard, un panache grisâtre s'élève paresseusement d'une des cheminées, et mon sourire s'élargit alors que les sirènes d'alarme retentissent dans toute la centrale de raffinage n°2.

Allez, tas d'con !  Au taf !
J'ai une sortie prévue demain, et plus vous serez ici a réparer vot' connerie, moins j'en aurai sur mon dos.


J'enfile une paire de gants et me laisse glisser le long de la grande échelle, contrôlant ma vitesse de descente en serrant les mains.
Arrivée au sol, je rajuste les lames et me dirige vers le secteur des Avatar.
C'est un endroit paisible où il est possible de se reposer sans être dérangé par tout un tas de gens.
Je vérifie la qualité du filtre de mon exopack et jette un coup d'œil a cette immonde chose crasseuse qu'est la Raffineire.
Fleuron de la technologie Humaine, elle est à leur image.
Sale, poussiéreuse, malodorante et envahissante.
Une horreur qui n'aurai jamais du quitter la poubelle Hi Tech qui a porté un temps le nom de Planète Bleue.
Derrière moi, une personne s'avance.
Un militaire, reconnaissable a sa démarche.

Nom de Zeus !  Même un éléphant ferait moins de bruit…

Voix : Xelloss ! Que faites vous ici ?
        Vous savez que ce secteur est interdit au personnel non habilité !

Je lève la tête en direction du ciel, et la penche sur le coté en me retournant pour regarder la personne qui vient de me parler.
Moi : Je sabote votre base, pardi !
       Je vais découper chaque cheminée et déboulonner chaque porte à la clé d'six !

Le Militaire, reconnaissable de très loin à sa triple cicatrice qui lui balafre la partie droite de la tête, avance vers moi.
Sa taille est impressionnante, et avec mon tout petit mètre soixante quinze, j'ai l'air d'un enfant a ses cotés.
Quaritch : C'est une plaisanterie ?
Moi : Absolument !
Quaritch : Quand cesserez vous vos imbécillité ?

Je porte la main a mon menton, et faisant mine de réfléchir en grattant le bas de mon masque, répond avec un large sourire.
Moi : Hmmmmm…. Jamais ?

Le Colonel me toise et sort d'un air furieux.
Quaritch : Ne me poussez pas !
              Ma patience a des limites, vous n'êtes pas encore six pieds sous terre qu'uniquement parce que les ordres émanent de très haut !
              Vous avez intérêt à me ramener des résultats !
              Sinon…

Je toise d'en bas cette personne qui décidément me défrise la moustache.
Moi : Ne tentez rien de stupide... Tout ceci vous dépasse…

Le Colonel me fusille du regard et d'un geste vif, pose la main sur son révolver.
Son visage se fige et l'homme se pétrifie.
Dans son regard, se mêle colère et incompréhension.
Il abaisse retire doucement la main de son arme et monte l'autre vers la petite pointe qui lui effleure la gorge.

Je lui murmure.
Moi : Ne me poussez pas… Un accident de sabre arrive si vite…

Je retire délicatement la pointe de mon sabre qui tenait la vie de l'homme au bout de son fil.
Le Colonel cligne des yeux, alors que lame disparaît dans son fourreau.
Quaritch : Comment faites vous ça ?

Je le regarde avec un sourire en coin.
Moi : Il est des choses qu'il est préférable de ne pas savoir…
Quaritch : Vous vous payez ma tête de nouveau ?
Moi : Non, vous en savez assez sur moi, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus, car sinon les gars qui m'ont envoyé ici pourraient très bien se charger de vous pour s'assurer votre silence…

Dans ma tête, une douleur, j'esquisse un petit sourire.
Quaritch : Venez, vous allez me montrer vos prochaines cibles.

Nous nous dirigeons vers une salle de briefing, et le Colonel me demande de lu exposer mes futures actions.
Moi : Je ne préfère pas vous dévoiler mes plans d'attaques.
        Les villages que je détruits doivent rester secret… Imaginez qu'il y ait une taupe ici…
Quaritch : Pourtant, les sites que vous détruisez n'apparaissent pas sur les photos satellite.
Moi : Normal, je vise des villages de faible importance, Si vos satellites peuvent voir un village détruit, alors l'ennemi le peut aussi !
        N'oubliez pas que pour eux, faire un trajet par le ciel est banal.
Quaritch : Très bien, mais je veux un rapport détaillé pour votre prochaine action.
               Vos résultats sont indiscutables, mais vos méthodes…
Moi : Quoi, mes méthodes ?
Quaritch : Elles sont trop obscures…

Je rigole intérieurement, et me dit que le jour où il connaîtra mon secret sera son dernier sur ce monde.

Une voix retentit dans les hauts parleurs, et demande le Colonel Quaritch au Centre Opérationnel.
Je regarde l'homme s'éloigner et me dirige vers l'endroit où je me rendais a l'origine.







Le secteur des Avatar est à l'image de cette lune, les bestioles en moins.
Verdoyant et calme…
Allongé dans les hautes herbes, je regarde le Dr Augustine parler avec d'autres Avatars.
Deux d'entre eux portent les chemises si caractéristiques des hopitaux.

Avatar : J'suis un Dieu vivant !!
Nom de Zeus ! Si ces rats d'labo de la RDA n'avaient pas copieusement merdé sur mon ADN, je serai aussi en train de respirer l'air sans masque.

J'écarquille les yeux, et regarde un des Avatar en blouse.
Sa ressemblance avec celui qu m'a été livré est frappante, et je me dis que c'est l'ADN de ce pilote que les chercheurs avaient du prendre a la place du mien lors de la confection de ma machine.
Là où je suis, je ne peux entendre leurs paroles, mais la discussion semble porter sur les jambes.
Je ferme les yeux et me laisse aller a rêver que le jour où j'aurai mon propre Avatar risque de ne jamais arriver.

Au loin, les bruits de la raffinerie qui repart.
Je somnole et me laisse glisser vers un rêve dans lequel l'Avatar qui désignait ses jambes se tient debout sur le tarmac, alors que devant lui défile des gens qui embarquent dans une Valkyrie.
Un rêve étrange dans lequel les Humains subissent une cuisante défaite…
Un rêve, et seulement un rêve, car les habitant de ce monde ne peuvent même pas caresser le rêve de chasser les Humains, tant le gouffre technologique est immense.
La moindre guerre se solderai par un massacre et si actuellement les Na'vi tiennent la dragée haute aux Humains, c'est uniquement par ce que ces grands humanoïdes appliquent des techniques de guérilla et qu'ils ont la connaissance du terrain.
Dans ce rêve, je meurs, le corps transpercé par une énorme dague de ces grandes créatures.



Mes yeux s'ouvrent tout seuls.
Dans ma tête résonne des pleurs.
Des pleurs d'enfant.
Quelque chose me tracasse, et je me dis que d'où je suis, il m'est impossible d'entendre la garderie.
Je me lève et frotte mon Hakama.
Dans mon esprit, une sombre terreur se matérialise.
Je n'ai jamais pensé a me lever, et encore moins a partir de cet endroit tranquille où je profitais du calme.

TOI ?
Voix : Moi ! Moi !
Pourquoi ?
Voix : Parce que Messager ne souffre aucun obstacle !
           Ce corps n'est tien !


Dans ma tête résonne la voix du Messager, et ma peur croit alors qu'il s'empare de moi.
Je sais pertinemment que tous les souvenirs de ce que je ferais sous son contrôle me seront retirés.

Laisse moi…
Messager : Messager a entendu les enfants !
                Il va aller trouver ceux qui pleurent !

Non…


Je me dirige vers un des bâtiments en tendant l'oreille.
Depuis plusieurs semaines, résonne des pleurs inexpliqués.
Les gens avec lesquels j'en ai parlé ont toutes des théories plus variées les unes que les autres.
Pour certains, ce n'est que le vent dans les conduits, et les interstices, pour d'autres, ce sont les fantômes des gens qui habitaient ici autrefois.
Des personnes pensent aussi que c'est ce monde qui pleure, quand a certains, ils prétendent que la base possède une zone secrète dans laquelle des expériences sont réalisées sur des enfants Na'vi.

Les gens que je croise me saluent, s'étonnent du fait que mes yeux soient blancs, et oublient immédiatement qu'ils m'ont vu passer.
Ici réside une des forces du Messager.
L'Insignifiance, le fait d'être si banal, que les gens que l'on croise ne retiennent même pas le fait qu'ils vous ont croisé.


Mes pas me conduisent devant une petite grille.
Messager : Messager ne peut entrer ici…
Je me dirige vers l'entrée secrète par laquelle j'ai découvert le secteur caché, et dans lequel une jeune Na'vi du nom de Lucy m'avait dit m'attendre.
Messager : Messager doit en savoir plus !
En route, je croise des soldats qui parlent d'un futur assaut sur un site des Grandes Plaines, pour déloger deux villages qui ne veulent pas partir vivre ailleurs.



La porte dissimulée se referme sur moi, et j'emprunte le même chemin que la dernière fois.
Je dois retrouver cette jeune Na'vi et lui demander pourquoi elle m'attendait et comment elle a réussi a voir mon insignifiance.
Dans les couloirs vides, je tente de me repérer pour ne pas me perdre.
Je loue le génie de la personne qui a pensé cet endroit, et l'a conçu dans le seul but de perdre une personne non habituée.
Passant devant une pièce aux allures de salle d'opération, je remarque une table sur laquelle est posée un livre.

Non !  Faut s'barrer maintenant !
Messager : Pas avant que Messager ai découvert comment la jeune Na'vi a fait pour le voir…
Tu vas nous faire griller et nous faire buter !

Je tourne les pages du livre et réprime un sentiment de haine.
Dans cet ouvrage sont répertorié les expériences et leurs résultats.

Quel bande de…
Messager : Messager ne peut rester inactif devant pareille chose.
                Ses lames ont soif du sang des Sans Honneurs !

Délicatement, j'effleure la poignée du Wakizashi, le sabre court.
Noooonnnn !
Messager : Oh  si !
Si tu fais un massacre ici, toute la base va passer en alerte max…
Va pas leur falloir cent sept ans pour se rendre compte que ce sont de blessures par lames…


Une personne passe dans le couloir, et je disparais derrière la porte.
La personne en blouse entre dans la pièce et alors qu'elle se dirige vers la table où est posée le livre, je me glisse dans le couloir.
Messager : Messager a quelque chose à faire en ce lieu…

Je me faufile dans les couloirs et corridors comme un assassin en évitant le peu de personnes qui les parcourent.
Derrière une porte, quelqu'un hurle de le laisser sortir, qu'il n'est pas fou et que ce qu'il dit est la vérité.

Par l'entrebâillement de la porte, j'aperçois, dans une cellule, Ernest, le médecin qui avait voulu piquer la Na'vi Lucy.
Ernest : Laissez moi sortir ! C'est un complot ! J'ai rien fait ! C'est le samouraï et l'autre !

Une autre personne lui répond que oui, et qu'il aura ses cachets plus tard.
Me plaçant face au médecin  enfermé, je relâche mon insignifiance, et m'approchant des barreaux, murmure.
Messager : Messager ne t'avait t'il dit que tu serais seul avec Messager ?
                Messager se délecte de ta peur… Elle le renforce.

L'homme hurle alors que je disparais dans une ombre de cette pièce mal éclairée.
Ernest : IL EST LA !!!! IL VEUT M'BUTER !!

La personne dans la pièce saisis une seringue et s'approche de la cellule.
Derrière elle, j'avance en faisant attention de ne pas me faire voir.
Dans les yeux d'Ernest, une terreur sans nom.

Il hurle alors que le deuxième médecin ouvre la grille et que je me faufile derrière lui.
Ernest : IL EST LAAAAA !
Médecin : Oui oui… tiens toi tranquille.

Le médecin enfonce l'aiguille dans le bras d'un Ernest collé au mur et pétrifié.
La dernière vision que l'ex-médecin emporte avant de sombrer dans le sommeil du somnifère est ma figure sur laquelle est dessinée un large sourire, ainsi qu'une paire d'yeux d'un blanc profond et oppressant.

Tu es un monstre !
Il est déjà en cage, pourquoi lui faire plus de mal ?

Messager : Parce que ceci est son châtiment !
               Il s'est délecté de faire souffrir une personne qui ne pouvait se défendre.
               Messager lui fait payer cent fois plus cher ses actes…
               Allons trouve celle qui a pu voir le Messager maintenant !

Devant de tels propos, je ne peux qu'être d'accord, et je regarde mon corps se déplacer sans que je ne fasse quoi que ce soit.
Les couloirs et pièces défilent et j'arrive dans le couloir de la cellule où Aragorn l'avait déposé.
Des voix !


Me glissant dans l'ombre d'un renfoncement du couloir, j'approche de la provenance des voix.
Dans le couloir, deux personnes font sortir la jeune Na'vi. A son poignet, un bracelet sur lequel est marqué Lucy224.
La jeune fille passe les mains à travers un trou dans les barreaux de la cellule et une des deux personne lui attache les pieds et les mains.
Les entraves émettent un petit bip, et les oreilles de la Na'vi se baissent.

Nom de Zeus ! On dirait qu'elle est contente de se faire attacher !!
Pourquoi ne se défend t'elle pas ?
Messager : La Na'vi s'est peut être résignée… Comment se battre contre des gens qui peuvent vous paralyser avec des armes énergétiques non létales…
                Peut être n'as t'elle jamais connu autre chose que les murs de ce secteur…
Ou peut être qu'elle a subi un lavage de cerveau !
Ces nazes de la RDA ont certainement trouvé un truc !


Dans ma tête, l'Assassins aux Lames Divines murmure.
Messager : Les Brebis…
Quoi tu dis ?
Messager : Ceci n'est que murmures dans l'ombre…

La Na'vi entravée, les deux personnes ouvrent la grille.
La jeune fille sort de la cellule en se courbant.
Une des deux personne tire sur la chaîne et la Na'vi se cogne la tête sur le haut de l'ouverture.
Les geôliers tirent une prisonnière condamnée a passer sa vie courbée dans des locaux déjà jutes pour un Humain de taille normale.
La Na'vi se retourne et s'arrête.

Fixant quelque chose derrière elle, la personne qui la tirait lui demande sur le ton de l'ironie ce qu'elle a vue.
Garde 1 : Alors, t'avances ?
Garde 2 : Tu regardes quoi, là ?
Lucy : Mon ami…
Non !  
Garde 1 : Haha !  et il est invisible ton ami ?! T'inquiet', chez nous aussi on en a qui croient aux amis invisibles.
Lucy : Il prendre vos vies… bientôt !

Les deux personnes se regardent et explosent de rire.
Caché dans l'ombre de ce couloir mal éclairé, je fais signe a la Na'vi d'arrêter.

Tu n'as pas idée de ce que tu fais…. Arrête…

Celui qui tient la chaîne appuie sur le bouton d'un boîtier.
Les entraves des poignets et des chevilles bipent et le bruit si caractéristique d'un arc électrique se fait entendre.

La jeune Na'vi tombe au sol, parcourue de spasmes.
Garde 1 : Alors, tu viens ou pas ?

Souriant, le garde envoi un autre choc qui fait hurler la Na'vi.
Celle-ci se relève péniblement sous les coups de ses gardiens qui semblent prendre du plaisir a voir souffrir la personne bleue.

Dans l'obscurité du couloir, deux yeux d'un blanc pur et oppressant brillent.
Un petit clic, si caractéristique d'une sécurité de Wakizashi retentit, mais dans le bruissement ambiant, passe inaperçu.

NON ! Putain ! Non !!
Messager : Ils méritent la Mort !
                Messager ne souffre aucune interdiction !

L'Assassin aux Lames Divines n'a pas fini sa phrase qu'une troisième personne apparaît dans le couloir.
Garde 3 : Alors, vous foutez quoi ?
             Me dites pas que vous vous tapiez la prisonnière ?!

Le groupe repart, et la jeune Na'vi, traînée de force me regarde en désignant de la tête la cellule.
J'attends que les quatre personnes aient passé la porte du sas du couloir, et me précipite dans la cellule.

Bon, je cherche quoi ?

« Last Edit: February 02, 2014, 09:50:57 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #103 on: May 15, 2011, 02:26:03 pm »
J'inspecte l'intérieur de la cellule.
Une paillasse au sol, un toilette rudimentaire, et son lavabo intégré pour seuls mobiliers.
Levant les yeux, je regarde à travers la lucarne.
Au bout de quelques minutes je compris.
La lucarne ne permet pas de voir le ciel. Une plaque translucide laissant passer la lumière, mais ne permettant pas de voir au travers est soudée.
La cellule, haute de deux mètres est assez haute pour un Humain, mais encore trop petit pour son occupante qui devait friser les deux mètres soixante.
M'accrochant au plafond grillagé comme je l'avais déjà fait, je tente de faire bouger la plaque de la lucarne.

Bon, j'pense qu'elle a déjà du essayer… et elle a bien plus de forces que moi…
Me laissant glisser au sol, je reprend mes recherche alors que je n'ai pas la moindre idée de ce que je suis sensé trouver.

Depuis mon entrée dans la cellule, une odeur désagréable me défrise les moustaches.
Une faible odeur certes, mais une odeur de …

Alors celle là !!!!
Je passe ma main devant le capteur du robinet du lavabo.
Un mince filet d'eau coule, et je mouille un de mes doigts que je sens avant de le retirer assez vite.

Du Zéro-Quatre ! Z'ont vraiment aucun scrupule ces cons ! Putain d'poison !

Maudissant les gens qui ont mis une telle horreur au point, je continue de chercher quelque chose.
Spectateur de ma propre vie, j'ai l'impression de regarder un film.
Le Messager cherche autour de la paillasse.
Cela fait maintenant deux minutes que je suis entré, et je pose la main sur un papier qui dépasse d'une fente dans le mur.
Une pierre, probablement le bout de mur manquant, ferme l'ccès.
J'extrait délicatement le caillou et saisis le papier.


Quote
Aragor
Je dessine les mot comme toi maintenant
La lumière de la fenêtre est parti et venue de nouveau plein de fois
mais tu ne venir pas me voir
pourquoi
les navi' comme moi bleu parte
ils ne vienne plus ici
beaucoup a coté comme moi, il dise que ils bientôt aller mourir.
c'est quoi être mourir
tu seras avec moi si je suis mourir ?
j'ai peur
ils venir me chercher tres beaucoup
c'est plus mal chaque fois, plus douleur dans moi
mais jai vu un comme toi avec une grande chose sur le jambe
Avec deux baton sur lui
il est beau comme toi
mais il a des œil blanc qui font trembler mon corps
il parle pas avec je mais il dit messager
Aragor, je veux que je etre avec toi
pour la vie
toujours
jai la peur dans moi
je.


Je relis la lettre plusieurs fois.
Même s'il y a six fautes tout les deux mots, le texte est poignant, et je ne peux m'empêcher de ressentir de la tristesse.
La lette n'a pas été terminée et le dernier mot mal formé.
J'effleure ce dernier mot du bout du pouce.

Nang !  du sang !

Dans mon dos, le bruit d'une munition qui monte dans la chambre, le click-clack si caractéristique d'un pistolet Buercell.
Voix : Putain ! T'es qui toi ?!!
La pénombre ambiante ne laisse pas a la personne dans mon dos la possibilité de bien voir mes habits.
Voix : Tu te retournes en douc….

La personne se pétrifie et ne finit pas sa phrase.
Messager : Vouloir voir le visage c'est vouloir la Mort…

Accroupi devant l'homme, le bras tendu vers le haut, je maintiens la pointe de la lame du sabre sous son menton, le forçant ainsi à regarder le plafond
Ne pouvant baisser la tête, le soldat tente de regarder le plus bas que lui permet sa position.

De là où il est, il en peut voir que le sommet d'une tête.
Voix : Mais….
Messager : Voir ce visage est privilège réservé a la vie de ceux que cette lame est sur le point de prendre.
               Veux tu voir ?

Le soldat, un vieux de la vieille, âgé d'environ quarante-cinq ans porte les gallons de Capitaine.
Sur le coté droit de sa poitrine, un broche que je reconnais rapidement.
Un Condor, ailes déployées, tenant dans ses serres deux flèches croisées, une grande et une petite.
Cette distinction était a l'origine décernée aux personnes ayant survécu a la terrible bataille de la Petite Sibérie de l'hiver 2020, pendant laquelle un petit groupe de mercenaires avait repoussé trente jours durant les assauts incessants des armées de la Coalition.



…..



Hiver 2020, quelque part dans le sud d'un pays nommé France.
Le Sergent Vick regarde sa montre, et passe le doigt sur le cadran pour le nettoyer.
Le sang qu'il y laisse ne lui permet pas de lire mieux les informations, et la seule chose qu'il sait c'est que sa vie va s'arrêter aujourd'hui.
Il lève les yeux au ciel, priant de revoir le soleil et le ciel bleu une dernière fois avant de mourir.
Comme la majorité des gens, il n'avait pas vu la couleur du ciel depuis l'échec d'un projet secret nommé Bleu Ciel.
Les éclats de métal dans son corps ne lui font pas mal, et il arme sa lourde mitrailleuse triple, en activant le contrôle de la gyrostabilisation.

Cette journée sera pour lui la dernière en ce monde.
Seul encore vivant, son ordinateur de bord lui affiche une autonomie de six heures, passé ce délai, et comme toutes les charges énergétiques ont été vidées, son exosquelette de combat ne pourra plus fonctionner.
Les modules de Maintien en Condition Opérationnel se désactiveront et les injections d'antidouleur cesseront.
A ce moment sa jambe brisée et les multiples éclats dans son corps se manifesteront.

Mais pour le moment, il n'en est pas là, et espère toujours les renforts.
Le message disait "Tenez, à l'aube du cinquième jour, regardez a l'est."
Cinq jours ont passé… mais l'aube… la pénombre omniprésente ne permet plus d'avoir cette information.
Vérifiant ses réserves de munitions, il se dit que la personne qui lui a sorti ça devait se payer sa tête.

L'air triste et résigné, il regarde ses compagnons gisant sur le sol maculé de sang et de viscères.
Il décolle le patch de son groupe et le regarde un moment, l'embrasse et le repose sur son épaule.
Dessus, un Condor dessiné de façon cartoon est assis sur le comptoir d'un bar, une pinte énorme dans son aile.
Le groupe des Cons d'Or, une petite unité de mercenaires dont la réputation est de ne jamais faillir aux missions reçues.
Les rumeurs disent que ces gens sont si bien équipés que même les unités d'élites de la RDA, jeune société naissante, bavent sur leurs matériels.
Les plus folles accusations prétendent aussi que depuis des années, la RDA tente de s'approprier leur savoir et technologie.

Le Sergent active le contrôle de son casque et se positionne devant l'imposante console du Centre Opérationnel en ruine.

Il jette un coup d'œil a la lourde porte blindée au sol, et se dit que ce que contient ce coffre a intérêt a en valoir la peine.
Vixk : Putain, tout ça pour un coffre dont on connaît mêm' pas l'contenu…

Les écrans durcis, s'activent, et regardant les cadavres de ses compagnons, il lance une série d'instruction.
Les lignes défilent, alors qu'au loin, les cliquetis des RaptorS se font entendre.

Les exosquelettes au sol bipent.
Vick : Cruauté réveille-toi !

Ses frères d'arme se relèvent, et engagent de nouveaux chargeurs.
Les commandes semblent bien réagir, mais les dégâts sont tout de même considérables, et seul quatre de ses compagnons sont debout.

A partit d'aujourd'hui, c'est très particulier.
Etant le seul vivant, s'il est tué, plus personne ne pourra piloter les exosquelettes de ses collègues, et plus rien ne pourra empêcher les RaptorS d'investir les lieux et de s'emparer du contenu du coffre.

Les sinistres cliquetis sont de plus en plus proche.
Escaladant les carcasses des RaptorS détruits par les tirs des Cons d'Or, les petites machines bipèdes progressent rapidement.
Les RaptorS ressemblent en tout points à leurs frères organiques portant le même nom.
Tout comme le Vélociraptor, les RaptorS sont vifs et agiles, armés de quatre nanomitrailleuses, projetant des aiguilles Haute-Vélocité, entourant la tête, ces machines sont redoutables a moyenne distance.
La griffe recourbée équipant chaque patte le rend encore plus mortel au corps a corps.


Le Sergent Vick regarde la masse grouillante des bestioles gravir la colline sur laquelle la petite citadelle est perchée.
Vick : Allez, venez !  J'vois que vous avez mis le paquet aujourd'hui !!
         Qu'importe le courroux, qu'importe la ruine…
         ET QUE L'AUBE SOIT ROUGE !!!

Les quatre compagnons morts du sergent font parler leurs mitrailleuses triples et le combat commence.


Le temps s'étire….
Devant sa console, le Sergent voit les hordes de RaptorS submerger le site.
Ses compagnons tombent a nouveau, leurs exosquelettes définitivement hors service.

Dans le Centre Opérationnel, Vick écrase la commande d'activation primaire de sa machine.
Il sort et court se précipiter sur le toit du bâtiment alors que la lourde porte blindée se referme derrière lui.

Un filet de sang coule le long de sa bouche, incapable de se relever, il regarde ce petit symbole de batterie clignoter en rouge dans la vision de son casque.
Allongé au sol, entouré de RaptorS, le corps déchiqueté, il commence à ressentir la douleur.

Alors que la vie du Sergent le fuit, un groupe de RaptorS tente désespérément de forcer l'entrée du bunker.
Deux jours plus tard, la porte forcée laisse un spectacle que les assaillants n'oublieront jamais.
L'intérieur du bunker est maintenant rempli de béton haute densité.
Le coffre est maintenant au centre d'une sphère de béton de plus de vingt mètre.

La Coalition enterre le Sergent Vick en grande cérémonie et lui décerne une décoration créée pour l'occasion.
Le Condor.








Je regarde l'oiseau sur la poitrine de l'homme.
Cette décoration a maintenant une toute autre signification.
Elle est décernée aux personnes entamant leur troisième renouvellement sur Pandora, c'est-à-dire dix-huit ans sur la lune.
Peu de personnes peuvent l'arborer et en ce jour le seul Condor de la Base est sous mes yeux.


Messager : Tu es brave, et cette décoration prouve ta valeur, Capitaine.
                Mais il ne te protègera pas de ce que tu es sur le point d'affronter…
Voix : Je ne veux pas t'affronter… je veux juste que tu me dise ce que tu as fait de Lucy !
Messager : Les gardes ont dit qu'ils la transféraient dans le secteur Sept.
Voix : Quoi ? Déjà ? Maintenant ?
Messager : Un mauvais signe ?
Voix : Je ne peux pas t'en parler, et de plus, je ne te connais pas !
        Qui es tu ?
Messager : Messager…

Le vieux soldat marmonne quelque chose dans sa barbe en tentant de se dégager.
Messager : Cette lame ne souhaite que tu bouges… Aragorn !

L'homme, déstabilisé tressaille.
Aragorn : Comment connais tu mon nom ?
Messager : Messager t'a déjà vu… Tu as pris Na'vi Lucy dans tes bras, tu lui as apporté du réconfort…
                Autorise tu le Messager a retenir ton nom, il serai honoré.
Aragorn : … Je… oui… je suis touché que tu le demande… mais ton parlé…
             … enfin… votre parlé… vous êtes LE Messager ? celui des récits ?
Messager : Le Messager es unique et seul. Les récits que tu as entendu sont faits du Messager…

Aragorn tressaille et se remémore les histoires d'un Assassin nommé Messager.
Au fond de lui, maudissant cette lune et son  environnement hostile, il se réjouissait d'être loin de cette horreur sur pattes.
Les rumeurs racontent que le Messager était petit comme un adolescent, et que sa taille était un atout pour se fondre dans les rues surpeuplées.
Les histoires les plus folles circulent sur celui qui a été surnommé l'Assassin aux Lames Divines…
Des contes à faire des cauchemars pour une vie entière.


Aragorn : … Je vais être affecté au 712… je ne reviendrai sûrement pas…

Le Capitaine tente une nouvelle fois de baisser le regard.
Messager : Ne baisse pas les yeux… Voir le visage du Messager, c'est voir sa Mort…
Aragorn : Je suis déjà mort… une affectation a l'avant poste 712, c'est une peine de mort déguisée…
             Messager… j'ai entendu les rumeurs à vôtre sujet… je…
             je souhaites passer un Contrat avec vous.

L'homme tente de retenir ses larmes alors que ma lame disparaît dans son fourreau.
Je fais quelques pas en arrière, tournant le dos a cette personne.
Messager : Messager n'est lié par un Contrat en ce moment…
               Parle !
               Choisis tes mots…
               Messager te dira si il accepte les termes qui sont tiens
« Last Edit: January 23, 2014, 04:47:33 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #104 on: May 15, 2011, 02:26:40 pm »

L'homme avale sa salive.
Il murmure des phrases, les formulant et les reformulant pour trouver les mots.


Aragorn : Je souhaite que vous protégiez Lucy…
             Je souhaite que vous la gardiez à l'œil et que le jour où elle sera prête, vous lui remettiez un présent.

Je réfléchis, et vérifie si les termes du contrat ne sont pas en opposition avec les activités de Xelloss.
Derrière moi, le Capitaine fait les cents pas dans cette cellule qui semble se refermer sur lui.


Messager : Messager accède a votre requête, Aragorn.

Je me retourne, fixant l'homme qui recule de quelques pas, portant les mains a sa bouche pour étouffer un cri.
Ses yeux tombent dans les miens, et sur son visage, une terreur palpable se dessine.
Je ferme les yeux.


Messager : Oppressant est le regard du Messager… Le regarder trop longtemps mène à la folie.

J'ouvre a nouveau les yeux.
Messager : Ne regarde pas le Messager dans les yeux…

Je laisse le Capitaine trouver la bonne position de la tête pour ne pas tomber dans le blanc pur et oppressant du Regard.
Messager : Messager gardera les deux yeux sur Na'vi Lucy… aussi souvent que faire se peut…
               Quel est cet objet que tu destine a Na'vi Lucy ?
               Quand souhaites tu que Messager le lui remette ?

Aragron s'accroupi et sort une petite boite bleutée de la taille d'une canette.
Cette boite rectangulaire est métallique et porte le symbole des deux clés croisées, logo de la marque CFM


Je regarde la petite boite que me tends le Capitaine.
Messager : Messager remarque que c'est un CFM… l'objet est si important ?
Aragorn : Oui… c'est un…
Messager : Ne dis rien, Aragorn… Moins le Messager en saura sur cette boite, plus efficace sera sa protection.
Aragorn : Vous avez raison. C'est une boite a scellée de niveau 6, seule l'emprunte du pouce de Lucy peut l'ouvrir.
Messager : Messager comprend.
               Quelle est la période a laquelle vous voulez que Messager donne le présent qui est votre ?

Aragorn réfléchit.
Les minutes s'écoulent et le capitaine semble perdu dans ses pensées…


Messager : Aragorn ?
Aragorn : … oui… ah ! oui ! je suis là…
             Vous pouvez décider du moment opportun…
Messager : Tel sont vos conditions ?
Aragorn : Oui… Quel en sera le prix ?
Messager : Messager n'est plus sur Terre… Les Crédits ne sont d'aucun intérêt ici…
                Que serai tu prêt a faire pour Na'vi Lucy ?

Le regard du Capitaine plonge dans le blanc oppressant du mien, et d'un air décidé, il déclare
Aragorn : Je mourrai pour elle !!!
Messager : Si tel es ton souhait…

L'homme porte la main a son épaule et esquisse une légère grimace de douleur.
Le filet de sang qui suinte entre ses mains tache sa manche alors que le Wakizashi émet un petit clic en se verrouillant dans son fourreau.
Messager : … et ce, pour ne pas l'oublier…

L'homme au Condor baisse les yeux et demande d'une voix peu rassurée.
Aragorn : Cela veut dire que vous aller me tuer ?
Messager : Oui… en ce faisant, en répondant que tu es prêt a perdre la vie pour cette personne, Messager prendra ta vie en payement ce Contrat.
                Nul retour possible…
Aragorn : C'est mieux ainsi… le préfère mourir en sachant que quelqu'un la protège…
Messager : Pourquoi ne le faire vous-même ?
Aragorn : Elle était destinée a aller comme tous en Secteur Sept…
Messager : Qu'y a-t-il en ces lieux ?
Aragorn : La mort… Aucun Na'vi n'est revenu de là bas…
             J'ai fait tout pour retarder…. et aujourd'hui, alors que j'allais la faire sortir en douce, je reçois ma mutation pour le 712, et elle est emmenée…
Messager : Messager veillera sur Na'vi Lucy, Il la fera sortir du Secteur Sept ! Aragorn a la parole du Messager !
Aragorn : Vous allez me tuer de suite ?
Messager : Non, Messager ne prend livraison de son du q'une fois le Contrat a terme…
               Il stipule que Messager doit remettre ce présent a Na'vi Lucy quand il jugera le moment opportun…
               En ce jour, tu gardes ta vie…
               Messager prendra ta vie plus tard…

Des larmes coulent sur le visage du capitaine, et dans ses sanglots, il demande de tout faire pour ne pas que la Na'vi soit tuée.
Aragorn : … Messager… ou qui que tu sois… je n'ai qu'elle… j' n'ai plus rien a perdre… j'ai tout et tant perdu…
             Protégez là ! Vous entendez ? PROTEGEZ LA…
             Je vous en conjure…

Dans la cellule, un adulte pleure sur l'épaule d'un jeune garçon aux yeux blancs et vêtu comme les Samouraïs des Temps Anciens.
Le laryngo du capitaine s'active.


Aragorn : Bien… oui…

L'air dépité en dit long, et l'homme sait qu'il ne reverra jamais la jeune Bleue qu'il a vu grandir et qui à ses yeux était sa fille.
Aragorn : Je …. J'aimerai que tu me remplace auprès d'elle quand je ne serai plus là….
             Je…
             Serre là dans tes bras…
             …
             Dis lui que je l'aime.

L'homme éclate en sanglots et me serrant les épaules crie.
Aragorn : TU LUI DIRAS, HEIN ?...
              Tu lui diras ?...

Je pose ma main sur l'épaule du Capitaine et lui dit.
Messager : Messager en fait le serment !

Séchant ses larmes, l'homme se relève et me tends son insigne.
Messager : Messager ne peut accepter tel présent…
                Cet insigne, ce Condor te reviens de droit ! il te caractérise, et prouve ta valeur ! Capitaine au Condor !

Se retournant, Aragorn m'adresse un salut, et disparaît dans l'obscurité du couloir…
Bon… On fait quoi maintenant ?
Messager : Messager va chercher Na'vi Lucy…
Mais…
Messager : Mais tu ne peut t'y opposer… C'est un fait !




….




Les lumières sont aveuglantes, et les gens ont du mal à garder les yeux ouverts.
Les murs blancs réfléchissant participent à cette ambiance lumineuse.
Si les hommes en blouse portent des lunettes filtrant les hautes lumières, et leur permettant de ne pas être éblouis, ce n'est pas le cas des Na'vi présent dans la pièce.
La porte s'ouvre et une jeune fille aux pieds et poings entravés est jeté sans ménagement.
Autour d'elle, des pleurs, des cris.
L'angoisse est palpable et si elle n'a jamais connu le monde extérieur, ce n'est pas le cas de la plupart des personnes de cette cellule.
Les plus jeunes pleurent dans les bras de leurs frères ou soeurs plus âgés, certains, portant des tatouages de guerre ou de chasse s'attaquent aux parois.
La nouvelle Na'vi se demande pourquoi les gens en blanc qui étaient d'habitude assez gentils avec elle ne sont pas là, et pourquoi ceux qui l'ont prise dans sa cellule n'étaient pas ceux de d'habitude.

Elle s'approche de deux enfants pleurants dans les bras d'une adulte et demande ce qu'il se passe.
L'adulte lui répond dans une langue étrange et inconnue.
Si les paroles sont très belles, la Na'vi n'y comprend absolument rien.

Une main se pose sur son épaule.
Voix : Bonjour, jeune Sœur… je te vois…
        Je suis Kora, du clan…

Devant les oreilles et la queue dressées de la jeune Na'vi, Kora décide de lui demander son nom.
Na'vi : Les hommes en blanc m'appellent pas… mais un homme plus gentil me dit "Lucy"
Kora : Lucy… c'est un plaisir
Lucy : Pourquoi nous sommes dans une boite ? Pourquoi ils pleurent et pourquoi personne ne les soignent
Kora : Parce que les Sawtute ne veulent pas qu'on vive… ils vont nous tuer ?
Lucy : C'est quoi un Sawtute ?

Kora dresse les oreilles et alors qu'elle explique a Lucy ce que le mot Sawtute signifie, les parois blanches disparaissent d'un coup.
A côté d'eux, des Humains.
Les Chasseurs et Guerriers se ruent sur ces petits démons à la peau blanche en hurlant.
Les chocs sont violents, et les Na'vi se retrouvent propulsés en arrière.
Quelques secondes plus tard, ils se rendent compte qu'un mur invisible protège les Humains.
Les Vitres sont assez résistantes pour ne pas avoir a craindre quoi qu ce soit.

Dans la salle, on s'active, et on regarde attentivement la cellule de verre.
Devant une console, un homme active une commande.
Dans la cellule se fait entendre un petit sifflement.
De ça et là, on tousse, on met sa main sur sa bouche en se demandant pourquoi l'air pique tout a coup.

L'air redevient normal, et les pleurs recommencent.
Un petit nuage grisâtre envahit la cellule, et les quintes de toux se font plus sévères.
Les plus valides se ruent sur les vitres alors que de l'autre côté, on prend des notes, on parle, et commente les résultats.

Dans la cellule, la peur a fait place à la folie et la douleur.
Ceux qui ne peuvent se lancer à l'assaut des vitres se tordent de douleur sur le sol froid de la cage de verre.
L'air vicié et empoisonné pénètre les systèmes respiratoires des Na'vi, brûlant les organes de l'intérieur.
La douleur est telle que les plus jeunes ne peuvent plus crier alors que certains commencent a se lacérer la poitrine pour faire sortir ce qu'il pensent être un animal qui est entré en eux.
Au dehors de la cage de verre, on note, on rigole, on s'amuse avec de différents réglages et dosages.
Dans la cage, Lucy essaye de crier le nom du soldat qui est si doux avec elle, mais rien ne sort.
L'air est lourd et l'on ne voit pas à dix centimètres.
Autour d'elle, les pleurs et cris se font plus rares.
La Na'vi colle sa figure a la vitre, ouvrant la bouche pour tenter de trouver la moindre molécule d'air.
Elle glisse le long de la paroi.
Sa vue se brouille et dans un soupir, elle murmure le nom d'Aragorn.






Soudain une tête humaine percute violemment la vitre devant son visage.
Le choc fut tel que la jeune Na'vi se demanda si l'Humain ne l'avait pas percuté.
Le brouillard est aspiré en quelques secondes, et un air frais et sursaturé en particules aidant a la respiration envahit la cellule…
Allongée au sol, la jeune Na'vi esquisse un sourire…
Au loin, une forme quelle reconnaît rapidement.

Devant la console, une personne s'active, sa tête est penchée d'une drôle de façon.
En y regardant de plus près, elle se rend compte que la deuxième personne tiens un étrange bâton courbé et brillant.
Soudain ses oreilles se dressent et ses yeux s'écarquillent.
La personne portant un grand bout de tissu sur ses jambes vient de faire un large mouvement avec son bâton… puis, doucement la tête de celui qui était a côté glisse et tombe, suivi par le corps.
Le tête roule jusqu'à la vitre et la Na'vi se relève.
Dans la cage, on crie, on hurle, on encourage la mystérieuse personne qui tue les autres avec une arme étrange.
Dans la salle, c'est l'horreur.
Les gens n'ayant rien pour se défendre tentent de fuir, et de débloquer la seule porte d'accès qu'une chaîne verrouille.
Dans la pièce, une personne vêtue comme les Samouraïs des Temps Anciens s'en donne a cœur joie.
Les sabres dansent alors que son porteur jubile.


Messager : Aujourd'hui pas de quartier…
                Aujourd'hui pas de pitié !
Femme : Nonnn Noooonnnn ! ARRgg !
Messager : Cette souffrance vous est destinée !
               Temps pour vous est venu d'être châtiés !

Je saisis un homme avant qu'il ne s'écroule.
Messager : Regarde…. Regarde tes peurs…

L'homme tombe dans le Regard du Messager, et hurle.
Je le maintiens deux bonnes minutes alors que les quelques héros du jour tentant d'attaquer le Samouraï immobile sont fauchés par les Kunaï
Trois dards empoisonnés ont suffi a annihiler toute velléité chez les gens en blouses et ceux qui restent redoublent d'effort en tentant de forcer la chaîne et le cadenas dont la clé pend a mon cou.

Je saisis mon dernier Kunaï et plaque violemment l'homme au sol.
Le petit bruit de craquement d'os me confirme que son crâne a bien touché le sol.

Dans un râle, tente de faire une phrase.
Homme : Pourquoi vous faites ça ?
Messager : Pourquoi vous leur faites ça ?
Homme : … ce sont des… bêtes… on a le… droit…
Messager : Alors tu vas souffrir… pire qu'une bête…
               Ecoute ! Ecoutes-tu le Messager ?

Je saisis sa figure dans ma main gauche et, assis sur son torse, le regarde dans les yeux.
Messager : Es tu attentif ? !
Homme : …oui…. oui…
Messager : Alors écoute bien, tu vas garder ça pour toi…
                Messager est sur ce monde a présent ! Si il découvre un autre endroit comme celui-ci, Messager fera en sorte que la souffrance de ses occupants soit infinie…
Homme : ….
Messager : As-tu compris ! Sans Honneur ? !
Homme : Oui !
Messager : Et ce, pour ne pas l'oublier !

L'homme écarquille les yeux et hurle de douleur en tentant de se dégager alors que mon Kunaï s'enfonce dans sa rétine.


L'air de la cellule nettoie les systèmes respiratoires des Na'vi et ceux-ci commencent a comprendre ce qu'il se passe.
C'est maintenant au tour de Lucy d'expliquer à Kora qui est cet étrange "Tawtute aux bâtons-brillants".

Le temps s'étire et alors que la dernière personne s'écroule, je fouette l'air avec mes lames pour chasser le sang, et les rengaines.
Je déverrouille la porte de la cellule et libère les prisonniers.
Alors que certains se précipitent vers les personnes agonisant au sol, je leur montre avec un large rictus pourquoi je ne les ai pas tué.
Avec des gestes et un bon exemple pratique, je montre qu'une personne agonisante souffre bien plus qu'une personne morte.

La jeune Na'vi se jette dans mes bras et me soulève.
Lucy : Je t'attendais !
Messager : Messager le sait…
               Puisse tu pardonner le Messager pour son retard…
Kora : Vous n'êtes pas comme les autres… Pourquoi ?
Messager : Messager n'est pas comme les autres Humains car il est Messager.
               Savez vous comment on vous a amené ici ?
Kora : Oui… par un chemin dans la terre…
Messager : Amenez les autres en lieux sur…
Lucy : Je pars avec eux ? Aragorn vient aussi
Messager : Non, Messager doit veiller sur toi… Aragorn le lui a demandé…
Kora : Et vous ferez quoi ?

Je regarde la Na'vi dans les yeux et lui dit.
Messager : Les combattre de l'intérieur !

Le groupe s'enfonce dans un tunnel et alors que Kora porte la main a son front, Lucy me demande ce que je compte faire.
Messager : Messager improvisera !

Je presse un bouton sur la console principale.
Nous passons la porte et alors que je la referme, j'écoute la pièce se remplir de mousse expansive.
Messager : En cas d'attaque, appuyer… Messager aime ces dispositifs, plus personne ne pourras venir ici.
                Viens, Na'vi Lucy… Messager doit te parler…

« Last Edit: March 03, 2014, 06:27:24 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #105 on: June 25, 2011, 01:25:51 pm »
Journal de bord N°4
Entrée N°017


** Emission Message Texte **
** Urgence N°04 **
** Copie destinataires : Norm, Paul, Sylvann, Conrad **
** Pïèces jointes (01) : Spectres Nano**
**Auteur : Xelloss**

Ma eylan…

Je suis rassuré pour Vaness'
Tu as raison ma Paul, les nanomachines présentes dans mon corps sont des nanomachines de type MarkIII, des bombes a absorption qui modifient les signaux nerveux pour générer des chocs sur les organes visées.
Bon, comme armes, elles ne valent pas un radis mais leur défaillance les ont transformés en superbe entité de réparation.
Bien que je ne pense pas qu'elles puissent un jour faire ce pour quoi je les avais créées, il est sans doute préférable de sceller définitivement le caisson N°6
Nous aurions du le faire juste après mon "problème"
Il ne sera pas perdu, car a part le "lit", toutes les pièces peuvent servir pour réparer les autres unités.

Ma Paul, tu trouveras en pièce jointe les signatures de toutes les nanomachines qui étaient présentes dans mon corps Humain.
Je sais que ces nazes de la RDA m'en ont collé d'autres, mais je sais aussi que leurs modèles ne sont que des reprises de mes créations, donc en farfouinant un peu, tu devrais pouvoir déceler des éventuels intrus dans le corps de Vaness'.

** Zone Ghost [Active] : Paul**
Pour la fiole, il faut que je te vois, j'ai un très mauvais pressentiment et pense savoir de quoi il s'agit.
Fouille dans mes archives et dans les archives de la base, recherche le "Projet Brebis"
N'en parle pas aux autres pour le moment, car c'est un sujet bien trop grave pour être divulgué sans avoir tous les éléments.
Ne t'en fais pas, cette partie du message ne peut être lue que par toi
** Zone Ghost [Désactivée] **


Ma Norm
Pour l'image de moi que tu m'as transmise, je n'ai pas d'explication…
Sinon que les fantômes semblent exister…
Pour l'objet de la boite, c'est un Zanbatō. Une sorte de très grand Katana
Par contre, si vous le trouvez, ne le touchez pas sans avoir pris des gants.
Ne touchez surtout pas la lame, même avec des gants.
Cette lame est spéciale et possède la faculté d'emprisonner tout ce qu'elle touche.

Et surtout, surtout, si vous voyez une personne avec le sabre sur elle, ne cherchez pas à la combattre ou le lui reprendre.
Collez lui une bonne dose de somnifère pour la neutraliser
Je vais faire le maximum pour revenir vite.

Je te transmets une photo de la lame.



Ta Xelll

**Fin de transmission**







Assis sur ma paillasse, je coupe le journal et regarde la petite led rouge clignoter faiblement, signe que la machine est en veille.
Rangeant le journal dans la besace, je laisse mon regard glisser sur mes amis.
Les Na'vi dorment paisiblement les un contre les autres et, de ma position, ont l'air de chats.
Les Avatar de mes collègues sont aussi en sommeil et leurs pilotes doivent aussi être en réunion stratégique avec Morphée…

Je laisse mon regard s'émerveiller sur les flammes et mon esprit s'égarer hors de l'espace et du temps…
Je m'égare dans mes propres pensées.

Dans le Jardin Japonais, le Messager se tiens sur son pont courbé, le regard au loin, quelque chose semble le tracasser.
Prudemment, je m'avance.
Quelque chose ne va pas, et ce n'est pas seulement le regard blanc de ses yeux sous son chapeau.
A mesure que je m'approche de lui, je ressens une douleur au niveau du cœur, comme si quelque chose me piquait.
Je m'arrête a quelques pas de lui et demande pourquoi il à cet air.


Messager : Messager ne trouve Na'vi Lucy… Cela inquiète le Messager…

Je reste muet et tente de me rappeler qui peut bien être cette Na'vi.
Messager, semblant lire mes pensées formule la réponse avant même que je n'ouvre la bouche.


Messager : Elle est Contrat du Messager… de même que l'Humain Aragorn…
Nom de Zeus… Deux ? Tu chômes pas, dis donc !
Moi : Et tu crois que je vais te laisser tuer une Na'vi comme ça ?
        Je croyais que tu ne tuais pas les femmes…

Messager : Na'vi Lucy n'est pas destinée a mourir de la lame du Messager….
                Messager doit lui porter un objet
                L'Humain Aragorn a offert sa vie en échange…

Moi : haha ! faut faire les Pages Jaunes
Messager : Messager ne comprend tes mots.
Moi : Les Pages Jaunes, les rens' quoi !
Messager : Messager craint qu'il n'y ait pareil service en ce monde.
Moi : A vrai dire, je pensais aux Arbres des Voix…
       J'pense que si on cherche une chose, les Voix doivent être en mesure de nous fournir des infos…

Messager : Idée pertinente… Messager te remercie
Moi : héhé ! Alors, on est balèze en rens' sur Terre, mais ici c'est bibi l'GrosBillMaster !
        Qu'est ce que tu ferais sans moi ?

Messager : Des gaufres…

Je reste abasourdi et, bouche bée, met quelques secondes à percuter a la blague de l'Assassin aux Lames Divines.
N'étant habitué qu'à un esprit calculateur et plus froid que les lames à sa ceinture, cette réponse digne de moi me laisse sur le cul.
Messager me regarde, un sourire se dessine sur sa face et le rend encore plus terrifiant.


Messager : Messager s'adapte…

Voir cette personne sortir une vanne digne de moi me détend.
Scratty : Oh l'aut' là… comment y cause…
              J'ai déjà mini-chaton-en-peluche à supporter, tu vas pas t'y mettre aussi…

Moi : Nom de …. Mini-chaton-en-peluche… J'vais t'en foutre moi, d'la peluche !
Scratty : Parle à la main !

Je choppe la main de l'homme en tenue de cuir intégrale et lui sort.
Moi : Je veux tes vêtements, tes bottes et ta moto.
Scratty' : T'as oublié de dire "S'il te plait"…

Je regarde mon sadomaso national et m'esclaffe.





Dans ma besace, la led rouge clignote maintenant en mauve, et le journal vibre.
Scratty : T'as un message, on dirait

Je sors de mes songes et saisis l'appareil dans la besace.






Journal de bord N°4
Entrée N°018


** Réception Message Texte **
** Urgence N°00 **
** Copie destinataires : Aucun **
**Auteur : Stephen**

Ma Xelos

Je prend celui qui porte les mots pour dire que mon cœur est triste
Ton ami qui est Stephen dit de dire les mots depuis longtemps mais trop de la fierté en moi
Ce jour je me dit il a raison
Cela concerne Talyäe
Apres que tu es parti vers le village de métal elle ne disait que ton nom
Tu es dans son cœur et elle pleure ton nom
Elle est partie loin pour battre les guerriers Humains avec un groupe
Elle est pas revenue
Des autres sont rentrés au clan
Ils disent elle est entrée dans une maison de pierre
Ils disent elle est jamais sortie.
Tu dois venir au clan comme le vent


ami de Xelos Za'otxu


**Fin de transmission**






Je relis le message de Za'otxu et ai du mal a retenir mes larmes.
Connaissant sa méfiance envers la technologie Humaine, je me dis que s'il s'est résigné à prendre le journal de Stephen pour m'envoyer ce message, c'est que ce doit être dramatique à ses yeux.

Talyäe…
De toutes les personnes que j'ai rencontré, et bien que nous n'ayons pas passé énormément de temps ensemble, cette jeune Na'vi semblait bien s'être éprise de moi.
Ne souhaitant pas particulièrement avoir de compagne, je me disais que cette vie en couple se serai définitivement pas la mienne en raison du Messager.
Cependant, la présence de cette jeune fille aux yeux mauves me relaxait.
Bien que je n'éprouve pas de sentiments forts, ce message me met dans un drôle d'état et je repense à son sourire et sa manière d'ouvrir le Yumi que je lui avait offert.
La grâce de l'arc, combinée à cette prestance naturelle qui émane de ce peuple en faisait une ode à la magnificence.
Dans ma tête j'imagine les pires des scénarios et sens monter la colère.


Scratty' : Alors, l'est amoureux le p'tiot ? Comme c'est touchant…
              C'est pour quand le mariage ?

Messager : Il n'y aura de mariage si cette jeune Na'vi est partie rejoindre le panthéon de ses Ancètres…
Moi : … Merci pour ces paroles réconfortantes…
Messager : Messager aide…


Alors que je tente de me rassurer et de me persuader que la jeune Talyäe va bien, je finis par sombrer dans les bras de Morphée…







La bâtisse est énorme et ses airs de manoir donnent le ton.
Sur la façade, le fronton principal est orné de deux statues gigantesques représentant des chevaliers du Moyen Age.
Chacune a une main posée sur le pommeau de leur épée, alors que l'autre bras est tendu, la main vers le haut.
Sur le fronton trônent de grandes lettres Japonaises qui signifient en langage commun "Fort ou Mort"

La nuit est sombre et depuis longtemps les étoiles ne sont plus visibles.
Autour de l'énorme maison, une série de jardins dont la beauté montre la puissance de la famille occupant ces lieux.
Ici et là, des bâtiments aux allures de bunkers géants.
Ces structures sont connues dans le monde entier.
Ce sont les fabriques d'une des familles les plus puissantes et les plus redoutées.
Selon des rumeurs, cette famille aurait sa propre armée privée et un petit contingent d'assassins déblayant le passage a ses pieds.
A ce jour, personne n'a réussi a se mettre en travers de ces gens, pas même les mafias qui, selon les dires de certaines personnes, auraient des pactes en cours.

Un petit hélicoptère arrive en vue de l'énorme complexe, les quatre passagers sont silencieux et parmi le groupe, une des personnes fait tache.
Vêtue d'un costume trois pièces et d'une cravate, elle regarde les gardes en armes.
Le passager demande à qui appartient le complexe au loin.
Le pilote reste muet.


Passager : On dirait que vous m'emmenez dans une Cour Martiale, là, c'est dingue, hein… Qu'est ce que j'ai fait…

L'équipage reste de marbre en regardant du coin de l'œil cet homme qui respire la fortune.
Passager : C'est comme si vous alliez vous poser et m'plomber… Z'avez pas l'droit d'parler ?

Un des mercenaires prend la parole.
Mercenaire : On peut parler Monsieur
Passager : Ah, je vois, c'est personnel alors…
Pilote : Non, vous les intimidez Monsieur
Passager : Nom de Dieu ! Une femme !
               Ah ! Franchement, j'aurais jamais deviné… J'vous ferais bien excuses, j'vous ai prise pour un mercenaire… ce doit être l'équipement qui veut ça…
Pilote : J'suis Pilote, Monsieur…
Passager : … Et vous avez une structure corporelle… euh… tout a fait remarquable…
               J'ai un peu du mal à pas vous regarder, là ! C'est normal ?

Le groupe s'esclaffe alors que la pilote passe au rouge pivoine.
Passager : Allez-y, ça fait du bien d'se marrer !

L'atmosphère se détend et le passager demande où on le conduit et quel est donc ce complexe qui s'étend au loin dans la nuit
Pilote : c'est la demeure Métaillum…
          Le complexe s'étend sur tout le secteur BCR162a, un site de 30000ha recouvrant totalement un site anciennement nommé "Forêt de Brocéliande"

Le pilote effectue un zoom arrière sur l'écran principal de son cockpit

Pilote : Il va sans dire, que les arbres ont tous été sacrifiés sur l'autel de la folie des grandeurs.

Le passager regarde la carte.
Passager : Le cercle, ça représente quoi ?
Pilote : En gros le mur d'enceinte de la propriété… a peu de chose près…
Passager : Vous vous payez ma fiole ?
Pilote : Non Monsieur Von Heeren, je ne me le permettrais pas.
Passager : Nom de Dieu, Appelez moi Adolf tout court…
Mercenaire : C'est que…
Adolf : Oui, je sais, ce prénom ne fait plus fureur, mais bon, c'est pas d'ma faut' si j'ai eu des parents qui avaient la tête dans les siècles passés…

Les stupideries du passager arrivent à faire oublier que son prénom est lié à l'un des personnages les plus marquant des Temps Anciens.
Adolf : Bon, si vous m'disiez ce qu'ils veulent les Métaltruc, là …
          Vu que j'suis médecin, ça doit pas être pour réparer une Rolls !

Le copilote jette un coup d'œil amusé et prend la parole.
Copilote : Du peu qu'on en sait, les Metallium attendent un enfant, mais bon, ça, vous vous en doutiez….
              Le truc qui fait plaisir c'est qu'aucune échographie n'a réussi à montrer la bestiole, et donc, ils vous ont fait venir en secret pour que vous supervisez l'accouchement.
Pilote : … et que vous puissez faire partager votre connaissance du corps humain si quelque chose foire.
Copilote : Xelloss Metalluim, c'est le nom qu'ils lui ont choisi, est le troisième enfant de la famille
Pilote : Un nom d'assassin, oui…
Adolf : Mais pourquoi craindre que ça passe mal ?
Pilote : Les écho'… y'a pas une machine qui a été en mesure de montrer la tronche du gosse…
Copilote : Les deux premiers enfants sont morts dans suite à des maladies infantiles dues aux toxines pressentes dans l'air.
Adolf : Mais dites moi… Je ne comprend pas pourquoi la famille Metallium, qui est à la tête de la deuxième plus importante fabrique de matériel de la RDA n'as pas encore fait concevoir ses enfants par leurs labos.
          S'ils n'y arrivent pas de manière naturelle c'est la meilleure des solutions
Pilote : Là, vous nous en demandez trop Monsieur Von Heeren.

Le petit aéronef arrive à la verticale de la clôture principale et la passe sans encombre, suivi du regard des tourelles automatiques.
Le médecin pointe du doigt une masse se découpant sur l'horizon dans la nuit.


Pilote : C'est la Tour Sombre,
Adolf : La quoi ?
Copilote : La tour de contrôle primaire de l'installation.
Adolf : On la voit d'ici… Mais combien mesure t'elle ?
Pilote : 1200 mètres, c'est la plus haute tour privée encore debout, et c'est là qu'on va…

Le passager fixe l'imposante flèche de verre et d'acier, et bien qu'il soit encore à des kilomètres de distance, il arrive a la discerner dans toute sa splendeur.
Le regard du médecin se fige sur le sommet de l'édifice.
D'une voix faible, il laisse échapper.

Adolf : … c'est quoi au sommet…. on dirait un œil.
Pilote : C'est parce qu'Il observe tout… et voit tout…
Copilote : … et c'est pas des cracks, c'est là que vit le Pistoléro…
             Il est capable de voir, de sentir et de ressentir des choses…

Sans détourner son regard du sommet de la tour dont le denier étage ressemble à un œil géant sans paupière, le médecin murmure.
Adolf : … Le Pistoléro… Cette tour me fout les boules… J'suis plus très certain de vouloir y aller…
Pilote : Une invitation de Mr Metallium, ça ne se refuse pas…







Alors que le médecin vole vers une fin peu enviable, dans les sous sols de la Tour Sombre, une double porte s'ouvre en coulissant dans un silence angoissant.
L'homme porte des chaussures noires dont le seul prix suffirait a nourrir une famille pour deux années.
Son pantalon et sa chemise, noirs aussi, sont d'une finition irréprochable.
L'homme avance, son grand manteau, semblable a ceux des Templiers aurait pu porter le nom de cape.
Si le dessus est aussi noir que le reste du costume, l'intérieur du grand manteau est lui, rouge sang.
L'homme marche rapidement, le vent relatif faisant flotter son manteau, et se pas vifs donnent l'impression qu'il flotte au dessus du sol.

Une double porte coulisse a l'approche de personnage en noir, révélant une salle d'accouchement qui ferait fantasmer n'importe quel hôpital qui se respecte.
Au centre, une table d'accouchement ultra-moderne.
Sur la table une femme dont le personnel est aux petits soins pour elle.


L'homme en noir s'arrete.
Homme en noir : Alors !! ?

Une des personnes se retourne et s'approche.
Personnel médical : Nous n'avons toujours pas de lectures, et l'enfant a du mal a sortir… comme s'il refusait de venir.

L'homme en noir toise de haut la personne en blanc qui, la tête penchée en avant, n'a toujours pas quitté le sol du regard.
Ce dernier tremble et sue.

L'homme en noir approche sa bouche a la hauteur de l'oreille de la tête de celui qui vient de lui faire son rapport.
Homme en Noir : Vous savez quoi ?
                       J'en ai marre de vos mauvaises nouvelles
                       J'en ai marre de votre air dépité
                       J'en ai marre de vous

L'homme en blanc tente de contenir une terreur naissante alors que le reste de l'équipe vaque a ses occupations comme s'il ne se passait rien.
Homme en noir : Mais ce n'est pas grave… Dites moi tout…
Personnel médical : Nous avons tout tenté, mais l'enfant ne veut pas venir.
Homme en noir : Vous avez tout tenté ?
Personnel médical : … tout…
Homme en noir : Vous n'avez plus d'idées ?
Personnel médical : … non…
Homme en noir : Bien…

L'homme en noir tapote l'épaule de la personne en blouse blanche qui tremble comme une feuille.
Laissant le médecin sanglotant sur place, l'homme en noir s'approche doucement de la table et de la femme qui, aidé par le personnel, tente d'accoucher.
Ses cris de douleurs sont puissants et les anti-douleurs ne suffisent pas a calmer les souffrances de celle-ci.
L'homme en noir se penche et caresse la longue chevelure noire de celle qui souffre.


Homme en noir : Ma tendre et douce… Relaxe toi… veux tu que je t'offres un petit divertissement ?

La femme sur la table acquiesce en tentant de sourire alors que l'Homme en noir affiche lui déjà un large sourire, révélant une paire de canines d'une longueur peu commune.

Les cris de la femme se font plus faibles alors que l'Homme en noir lève la main.
Un court silence pesant tombe dans la pièce.
Un hurlement inhumain le brise immédiatement.

Devant la table, et sous le regard terrorisé de l'équipe, la personne avec qui l'Homme en noir a discuté en entrant s'écroule au sol en se tordant de douleur, les mains posées sur son cœur.
Les petits mouvements de la main de l'Homme en noir semblent directement être la source de la souffrance de la personne qui hurle au sol.

Le large sourire de l'Homme en noir fait froid dans le dos et celui-ci s'accroupi aux côtés de l'homme en blouse agonisant sur le carrelage blanc.
Homme en noir : Les choses inutiles sont inutiles.

Une bonne demie heure se passe avant que l'Homme en noir se relève, laissant au sol le cadavre d'un homme au visage déformé par la terreur.
Homme en noir : Qui n'a plus d'idées ?

Un silence, immédiatement brisé par la mélodie des consoles tournant a plein régime alors que l'équipe s'affaire a tenter de trouver une solution pour faire sortir l'enfant.

L'homme en noir caresse doucement le visage de la femme allongée.
Homme en noir : Cela t'as t'il diverti mon ange ?

Alors que la personne acquiesce, l'Homme en noir saisis son visage entre ses mains et la regardant dans les yeux, lui dit.
Homme en noir : Alors si tu ne veux pas connaître pareil tourment, je ne saurai te conseiller d'être plus coopérative !
                      Je t'ai choisi parce que tu étais la plus forte… parce que tu as passé toutes les épreuves avec brio…
                      Pour que tu mettes ma descendance au monde.
                      Pour que tu me donnes l'Arme Ultime
                      Il est temps que tu serves mes dessins !

Les murmures de la femme sont faibles.
Femme : Jamais je ne permettrai que mon enfant serve des fins diaboliques.
Homme en noir : Vladislas, si…
Femme : Vous êtes un monstre.
Vladislas : … Hmmm, merci, cela me touche beaucoup…
Femme : Je préfère mourir que de voir mon enfant entre les mains d'un homme comme vous.
Vladislas : C'est d'un ennui mortel… Tous ce qui ont dit ça ont été exaucés…

Les cris de la femme poussant un enfant refusant de sortir reprennent alors que l'équipe tente de calmer sa douleur et que l'Homme en noir effectue quelques pas de danse sur le rythme des hurlements avant de sortir de la salle d'accouchement.

Pendant que le turbolift propulse le maître des lieux vers se appartements a plus d'un kilomètre de haut, le petit hélicoptère transportant Adolf Van Heeren se stabilise au dessus de la piste en attendant que les défenses lui autorise l'atterrissage.

La machine se pose et dans le tumulte des turbines ralentissant, la porte s'ouvre.
Le médecin saute a terre alors que le copilote lui apporte sa mallette.
Devant le médecin, se tiens un homme en noir.


Vladislas : Monsieur Van Heeren, je suis honoré que vous ayez accepté mon invitation.
Adolf : C'est un honneur pour moi aussi.

L'Homme en noir salue les occupants de l'appareil qui descendent a leur tour.
Vladislas : Bon, si nous allions nous rafraîchir ?


….


Le duo pénètre dans les appartements de l'homme à la tête de l'un des plus puissants empires de fabrique d'armes alors que les membres d'équipage regagnent leurs quartiers.
Vladislas désigne un fauteuil raffiné à son invité et, ouvrant un globe géant en bois, demande au médecin ce qu'il prendra.
Adolf : Un Vodka-Martini… Au shaker, pas a la cuillère.

L'homme en noir s'approche de la table basse et dépose devant le médecin un verre, puis s'asseyant dans le fauteuil en face, déclare.
Vladislas : Bon, buvons peu, buvons bien, parlons peu, parlons bien.
              Vous devez avoir une petite idée de ce pourquoi je vous ai fait venir de si loin…

L'Homme en noir repose son verre et affiche sur la table des graphiques et photos.
Le médecin écarquille les yeux, et s'il avait eu un Avatar, celui-ci aurait dressé les oreilles et la queue.
Vladislas : Vous êtes le meilleur… donnez moi votre avis.

Le médecin fait défiler les données, et compare différents graphiques.
Dans sa tête commencent à se dessiner les images et les croquis.

Au bout d'un quart d'heure, il lève le regard.
Adolf : Ce sont vos simulations ?
Vladislas : Ce sont les données réelles.
Adolf : Vous êtes vraiment hors du commun... Vous l'avez sorti ?
          … Non, laissez moi deviner… si je suis là c'est que vous n'avez pas réussi a l'extraire…
          Le but du jeu est de trouver comment le faire venir.

Le médecin agrandit une image sur la table basse.
Adolf : Par contre, ne nourrissez pas trop d'espoir… Regardez attentivement ce cliché.
Vladislas : Il n'y a rien à voir, l'image est brouillée…
Adolf : Précisément ! Elle est brouillée.
          On voit nettement les rémanences caractéristiques d'une modification cérébrale post natale... C'est osé...
          Avoir utilisé un procédé aussi instable pour tenter de modifier la psyché du nourrisson l'a rendu poreux…
          En gros, le futur bébé dégage assez de parasites pour brouiller les senseurs de la machine, et donc la lecture de l'écographie est impossible.
Vladislas : Pourriez vous expliciter ?
Adolf : Changer le comportement d'un nouveau-né est quelque chose que des gens ont tenté bien des décennies plus tôt.
          Tous leurs essais se sont soldés par des échecs.
Vladislas : Tiens donc… Mon médecin m'a dit qu'ils ont rencontré des soucis pour faire sortir l'enfant.
Adolf : C'est logique, vous avez implanté là dedans une psyché adulte, imaginez les réactions…

Alors que le médecin tente de vulgariser ses théories, une voix féminine se fait entendre dans les hauts parleurs.
Voix : Mr Metallium, Blaine est en approche finale…

L'Homme en noir se lève et déclare.
Vladislas : Blaine est rentré… allons a sa rencontre, je vous prie.

Adolf jette un coup d'œil aux données affichées sur la table.
Adolf : Blaine ? Votre épouse ?
Vladislas : Non, Blaine le mono, c'est mon train… Victoria est mon épouse.
Adolf : Toutes mes excuses.
Vladislas : Cela n'est rien.





Le hall est immense et le retentissement de la turbine de la motrice vient briser le silence.
L'énorme train a lévitation magnétique se pose doucement sur son dock d'accueil alors que de ses flancs s'échappent une fumée blanche.
La machine, avec ses airs d'oiseau de proie semble vivre et avec un peu d'imagination on se prendrait à penser que tel un athlète de haut niveau après une course olympique, elle souffle en se reposant.

Une ouie se dessine sur le flanc de la bête et un escalier glisse lentement vers le quai.
Deux hommes en costume trois pièces noir, et portant des armes sur le dos se précipitent au bas de l'escalier.
Une personne apparaît dans le halo du léger brouillard généré par le système de refroidissement qui s'échappe d'une grille non loin de l'escalier.
Les deux gardes s'inclinent respectueusement en baissant les yeux.

D'une corpulence imposante, les deux hommes semblent jumeaux, mais un détail troublant ferait tiquer une personne observatrice.
Sur leurs nuques, une série de petits traits verticaux noirs.
Un code barre.
Ces hommes n'ont d'homme que le nom et l'apparence, car sous leurs tissus charnels, se cache une véritable œuvre d'horlogerie et de mécanique de pointe.
Ces cyborgs sont la fierté de la famille Metallium, le summum de leur savoir faire et ces deux modèles uniques sont tout bonnement inestimables.

La femme descend et les deux gardes l'accompagnent récupèrent ses valises dans la soute de l'appareil.
Au fond du grand hall, une la double porte vitrée du turbolift s'ouvre et le maître de maison sen sort, suivi par son invité.
L'homme en noir arrive devant son épouse, et prenant sa main, dépose un baiser sur le dessus de celle-ci.


Vladislas : Victoria… Ma tendre et douce… avez-vous fait bon voyage ?
               Les Carpates ont elle eu le loisir de vous divertir ?

Victoria, une femme fine et élancée affiche un large sourire et le médecin ne peut s'empêcher de penser que vu la taille des canines, il a intérêt à garder un œil sur sa gorge ce soir.
La femme salue Adolf et tourne la tête vers son mari.


Victoria : Vladislas mon amour, vous ne m'avez pas dit que nous aurions un invité… Je me serai habillé en conséquence.

Passant la main sur une robe des Temps Anciens incrustée de petites pierres précieuses, elle regarde le médecin.
Victoria : Veuillez pardonner mon inconvenance, je ne suis pas présentable.
Adolf : … vous êtes ravissante… j'ai bien du mal a imaginer ce que peut être une tenue plus "en conséquence" que celle qui vous habille…

Le trio se dirige vers le turbolift, et alors que celui-ci les fait monter vers les derniers niveaux, Adolf prend la parole.
Adolf : Vous avez fait voyage vers les Zones Mortes ?

La grande dame affiche un large sourire qui colle un frisson dans l'échine du médecin.
Victoria : … Oui…. les Zones Mortes des Carpates, notre résidence d'été…

Adolf esquisse un sourire par politesse en se demandant si cette personne n'est pas en train de se payer sa fiole.
Vladislas : Et alors ? Comment se porte la Ruche ?
Victoria : Les travaux suivent leurs cours et les premières Brebis seront bientôt prêtes.

Adolf ressent un frisson glacé lui remonter le long de la colonne vertébrale et tente de se persuader que ces Brebis sont totalement différentes des histoires qu'il avait pu glaner ici et là en retournant le triste passé de sa famille.
Le médecin est bien loin de s'imaginer que la résidence d'été des Carpates cache un secret bien plus lourd que tout ce qu'il a pu rencontrer.


Vladislas : Ma tendre… je vous fais un petit cadeau.
Victoria : Quoi donc, mon amour ?
« Last Edit: January 30, 2014, 03:35:28 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #106 on: June 25, 2011, 01:26:12 pm »
L'homme en noir sourit.
Vladislas : Notre fils sera bientôt prêt…
Victoria : Vraiment ? … vous avez réussi ?

La femme affiche un large sourire qui terrifie le médecin.
Victoria : Je suis si heureuse… mais si lui est là c'est que tout ne se passe pas comme prévu…
Vladislas : …. euh... non, il semble refuser de sortir…

L'épouse recule d'un pas en prenant un air triste.
Victoria : Ne me dites pas que vous usez de nouveau de ce procédé…
Vladislas : Hélas, si… Je ne peux me résigner a laisser tomber si prometteur projet.

La femme fond en larmes.
Victoria : Je vous en supplie… renoncez a cette folie… mon cœur ne supporterai pas un nouvel échec… N'avez-vous pas de cœur ?
Vladislas : NON ! JE N'AI PAS DE CŒUR !!!

Le médecin et la femme reculent.
Vladislas : JE NE RESSENT PAS LA JOIE, NI LA HAINE
               Je ne suis qu'une enveloppe charnelle… destiné a vivre…
               Venez ma tendre… Mes ennemis me craignent… pas ma propre épouse…

L'ascenseur se fige et la grande porte s'ouvre sur les quartiers de la famille au sommet de la tour alors que l'Homme en noir serre sa femme contre lui sous le regard terrifié du médecin.
Vladislas : Reposez vous ma mie… nous ne failliront pas cette fois…

Victoria pénètre dans les appartements alors que la porte du turbolift se referme.
La machine descend les deux hommes vers la salle souterraine où l'équipe médicale tente toujours de trouver une solution.

Le médecin regarde Vladislas avec un air mêlant la crainte et l'admiration.
Adolf : Mais qu'avez-vous fait ?
Vladislas : Une découverte cher Docteur… une grande découverte…
               Il y a quelques années de cela, nous tentions de mettre au monde notre premier enfant de manière artificielle.
               Ce fut un échec cuisant, mais les analyses nous ont montré que sa psyché avait été altérée…
Adolf : Détruite ?
Vladislas : Modifiée… Altérée…

Le médecin ouvre de grands yeux en fixant son hôte.
Adolf : Vous êtes en train de me dire que vous avez réussi à trifouiller le subconscient d'une personne ?
Vladislas : Mieux, bien mieux… La modification de la psyché d'un nourrisson, un formatage a la racine, dans les strates les plus profondes de son esprit…
               Il faut cependant faire attention a ne pas se tromper lors de l'inception, une fois la psyché introduite, on ne peut plus la modifier.
               Malheureusement, les deux bébés n'ont pas tenu malgré des résultats très prometteurs.
Adolf : Vous êtes en train de me dire que vous pouvez piocher un profil comportemental et le charger dans l'esprit d'un nourrisson ?
Vladislas : Précisément !  Même si au début nous ignorions tout de ce que nous étions en train de faire, de découvrir.
              Cependant, les deux premiers tests ont été des échecs même si nous accumulions les données.
Adolf : Combien de temps ont tenu les nouveaux-nés ?
Vladislas : Trois mois pour le premier et deux semaines pour le second…

Le turbolift s'immobilise et la double porte en verre coulisse.
Dans la salle d'accouchement les têtes se tournent vers cette nouvelle personne et l'on murmure.
Personne ne semble percuter sur le fait que l'invité de Mr Metallium est tout simplement le Docteur en cybernétique infantile le plus réputé au monde.
Ayant été victime d'une tentative d'assassinat, le Dr Van Heeren, défiguré, s'est vu offrir un nouveau visage par son ami d'enfance, le richissime Vincent Stark.

Dans la salle quelqu'un tilte sur le visage du nouveau venu, et les murmures montent.
Adolf, sortant de l'ascenseur butte sur une chose a sol, il baisse la tête et en reculant, demande a son hôte pourquoi il y a une personne étendue au sol.
L'Homme en noir affiche un grand sourire.


Vladislas : C'est mon médecin personnel… Il était a court d'idées…
                … Mais je suis certain que vous trouverez, vous…
Adolf : … je…
Vladislas : Je vous donne carte blanche…

L'Homme en noir demande le silence dans la salle.
Une fois sa requête satisfaite, il se racle la gorge.
Vladislas : Messieurs – Dames, Voici le Docteur Van Heeren. Il sera notre invité aussi longtemps que nécessaire.
              Vous le brieferez sur les derniers évènements et serez sous ses ordres.
              Il va de soit que j'attends un résultat irréprochable…

Alors que le maître de maison se place sur un fauteuil dans un coin de la pièce et active un écran, le Docteur entame la conversation avec le personnel et la femme sur le point de donner la vie.

Une heure plus tard, le médecin est en possession de toutes les infos et lance ses premières idées.
Les scans ne montrant aucune image, le personnel n'a absolument aucune idée de la position de l'enfant qui, histoire de leur compliquer la vie, semble changer de place à l'intérieur du ventre de sa mère.

La femme sur la table pousse un gémissement.
Cela fait maintenant deux jours qu'elle lutte pour aider son enfant a sortir, et malgré les aides du l'équipe très compétente, toutes les tentatives se sont soldées par des échecs.

Le Docteur s'adresse à sa patiente.
Adolf : Ecoutez, madame Lilou, tentez de trouver une sensation que vous pouvez identifier aisément…
          Le but du jeu est de savoir comment se place l'enfant.
Lilou : … ça fait mal…J'vais finir par croire que c'est un chat ! … où il a des griffes alors….
Adolf : Accrochez vous, nous allons vous aider…
          Je vais tenter de lui trouver une sortie.


Le médecin palpe différents endroits du corps de sa patiente et  demande qu'on lui prépare une solution, en énonçant les produits et leurs dosages.
A la l'énoncé des ingrédients, une dame demande si il souhaite achever sa patiente.
Adolf : Elle ne survivra pas longtemps sans une bonne dose d'aide… Et là, faut qu'elle soit bien concentrée cette aide, Madame.
Natacha : Oh, laissez tomber les madame  et les ronds de jambes, j'suis Natacha… Natacha tout court…

L'accent Russe de la femme confirme vite ce que les yeux peuvent dire sur son physique.
Le Médecin regarde Natacha, qui du haut de ses 1,90 mètres, aurait plus eu sa place sur un ring que dans une salle d'hôpital.

Souriant à cette grande dame, il répond.
Adolf : Vous me dites que vous luttez depuis deux jours environ… elle ne passera pas la nuit prochaine a ce rythme.
Natacha : Nous le savons, il lui reste tout au plus, 72 heures… ensuite, elle sera libérée de toutes ses souffrances….
Adolf : Mwouais…. mais j'veux tenter un truc…
Natacha : Avec votre expérience, Monsieur Van Heeren, nous devrions pouvoir nous en tirer.
              Je propose une solution de Béta-34 en plus pour l'aider à se détendre.
Adolf : Vous avez raison, elle est tendue comme mon srting, là…

Un petit silence fait place au tumulte de la pièce, et le médecin affiche un large sourire en posant sa main sur le ventre de celle qui s'apprête a donner la vie.

Adolf : Làààà, vous voyez… une bonne grosse connerie, et on sent tout de suite les muscles se détendre…

Le sourire de Lilou détend l'atmosphère et Adolf déclare que si dans une demie heure il n'a pas réussi à faire sortir l'enfant, il terminera l'accouchement en string avec un caleçon sur la tête.

La salle s'esclaffe et le groupe se remet au travail sous le regard de Vladislas qui n'a pas quitté son fauteuil.






Deux heures plus tard, une tête émerge.
Le médecin soulève le caleçon qui lui glisse sur le nez et pousse un petit soupir de soulagement en enlevant le système de respiration qu'ils avaient du placer sur le visage de l'enfant dans le ventre de sa mère.


Adolf laisse une autre personne sortir totalement l'enfant pendant qu'il se dirige vers l'Homme en noir.
Vladislas : Vous avez fait un travail remarquable.
Adolf : Merci, mais je ne me réjouirai pas trop pour le moment… il n'a pas encore poussé de cri, et je n'ai pas fait les examens primaires pour vérifier que tout est bien fonctionnel.

Dans la salle, la voix de Natacha s'élève.
Natacha : Docteur ! Venez ! Il ne respire pas et n'a ni pouls ni battements de cœur !
Adolf : Nous y voilà !  Changez vos gants, on le ramène !
Vladislas : Ouvrez-le !! Je veux savoir ce qui a merdé cette fois !

Un silence pesant s'abat sur le groupe.
Vladislas : Ouvrez, j'ai dit ! Cette chose ne me sert a rien en l'état !  Alors, je veux savoir pourquoi cette machine est défectueuse !
              Ca va pas l'tuer…

Natacha saisis une paire de gants neufs et les enfile.
Soudain, un assistant s'exclame.
Assistant : Ses yeux…. il a ouvert ses yeux… il… AAAAHHHHRRRRRR !!!

Le hurlement de l'assistant fait froid dans le dos et deux personnes se précipitent pour aider leur collègue qui tombe au sol.
Alors qu'il est rattrapé de justesse par l'un de ses confrères, une fille hurle à son tour.
Fille : Les yeux… ils sont…. blanc… les yeux… les yeux… les…

Tétanisée, la jeune fille ne peut détacher son regard des deux petits yeux sans pupilles…
Le blanc est oppressant et la fille se sent aspirée.
Toujours a terre, l'assistant qui avait plongé son regard dans les yeux de l'enfant sombre dans la folie.


Vladislas : Cela suffit !  Cette chose est détraquée !  Tuez là, et analysez-là !

Le mouvement est rapide et la femme qui hurlait devant le regard blanc du nourrisson s'arrête.
Elle se retourne vers l'Homme en noir et Natacha porte la main a sa bouche en tentant de se précipiter vers la fille.
Adolf retient la Russe par la manche alors que derrière la fille, un petit glapissement se fait entendre.


Dans la salle de surveillance, derrière leurs moniteurs, les trois vigils sont scotchés sur les écrans diffusant les images de la salle d'accouchement.
Francis : Merde ! Z'avez vu comme moi ?
Eric : L'gosse a tranché la gorge de la femme… C'est du délire.
Tommy : c'est Jack l'Egorgeur !

Adolf : Ecartez-vous ! Ne regardez pas ses yeux !

L'enfant gémit et glapit en tendant les mains en l'air
Le groupe fixe une seconde le nourrisson en tentant de sauver la femme qui se vide de son sang.
Une alarme retentit et le système de maintien en vie qui gère Lilou s'active.
Adolf se précipite vers la console et tente de ne pas perdre celle qui se meurt sur la table d'accouchement.


Le médecin s'approche ensuite de l'enfant et tends ses mains vers le scalpel que celui-ci tiens toujours.
Francis : Oh le con !!!

Dans la salle de surveillance, on ne loupe pas une seconde et trois personnes assistent a la scène la plus délirante qu'ils leur ait été donné de voir.

Adolf fait un pas en arrière alors que Vladislas jubile.
Vladislas : Il va vivre… Mon enfant, Ma création… Mon arme…

Le médecin pose une main sur le scalpel planté dans son cœur et l'autre sur l'épaule de l'Homme en noir.
Dans un râle, il tente de dire quelque chose.
Impassible, l'Homme en noir pousse nonchalamment la main du médecin en enlevant le scalpel alors que celui-ci tombe à ses pieds.


Vladislas désigne l'enfant.
Vladislas : Mettez le dans le Programme Seth

Dans la salle d'accouchement, la personne qui avait été prise de folie par le regard blanc est évacuée.
Au sol, l'assistante à la gorge tranchée gît a côté du médecin qui se relève péniblement.

Sur la table d'accouchement, Lilou reprend des forces alors qu'une partie de l'équipe lui prodigue des soins.

L'Homme en noir se penche sur elle et déposant un baiser sur son front, lui dit.
Vladislas : Tu as été merveilleuse… Tu peux te reposer maintenant.

L'alarme du système de maintien en vie s'allume alors que le regard de Lilou s'éteint.
L'Homme en noir donne le câble qu'il vient de débrancher a l'un des assistants qui ne peux détacher son regard du visage de celle qui vient de donner la vie et a qui l'on vient de voler la sienne.

Contemplant la scène se déroulant dans la salle d'accouchement tel un spectateur devant une pièce de théâtre, Vladislas ne peut se défaire de son grand sourire.
Le personnel, préfère s'activer a la tâche plutôt que de regarder le visage de l'Homme en Noir qui semble tout droit sorti d'un film d'épouvante.

Le nourrisson dormant d'un sommeil paisible est placé dans un couffin de verre, ses yeux sont bandés afin que personne ne devienne victime de son regard.
Les deux personnes convoyant l'enfant se regardent en attendant le turbolift


Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur une Victoria en robe de soirée.
La robe d'un rouge sang tranche avec l'éclat de la Rivière de Diamants qui descend sur sa poitrine.
Vladislas s'incline comme dans les Temps Anciens devant son épouse.


Vladislas : Ma Reine Rouge… Notre enfant est un don des Dieux.

Victoria regarde le nourrisson endormi dans le petit caisson de verre alors que les deux personnes s'écartent en baissant la tête.
Victoria : Pourquoi lui avoir bandé ses yeux, mon très cher ?
Vladislas : Son regard semble renfermer le pouvoir de la folie…

La femme en rouge s'approche d'Adolf qui finit son bandage, elle laisse son regard glisser sur Natacha qui gît dans son sang puis toise le médecin en désignant de la main la femme au sol.
Victoria : Es-ce là le pouvoir de mon enfant ?
Adolf : Il semble en effet…
Victoria : Est elle devenue folle au point de se trancher la gorge ?
Adolf : Non ma Dame, c'est votre enfant lui-même qui lui a volé sa vie.
Victoria : Il semble que vous avez été sa cible aussi.
Adolf : Oui
Victoria :
Pourquoi êtes vous en vie ?
Adolf : J'ai eu plus de chance…

Le regard du médecin se fige alors que dans la salle les yeux s'écarquillent.
L'Homme en noir affiche un sourire digne d'un démon.


La femme en rouge se tourne vers son mari.
Victoria : Il n'a pas terminé ce qu'il a entrepris… cette chose ne peut être mon enfant… cette chose ne peut être un Metallium.

Dans le dos de la femme en rouge, le médecin tente de prononcer quelques mots.
Victoria se retourne vers lui et, arrachant le long poignard courbé qu'elle venait de lui enfoncer dans le cœur, le pousse sans ménagement.

Alors que le médecin s'écroule, la femme en rouge s'approche de son mari en essuyant la lame.
Victoria : Une mère se doit de terminer ce que ses enfants commencent, qu'en pensez vous mon tendre époux ?
Vladislas : Certes…

Levant sa lame au dessus de l'enfant endormi, Victoria regarde son mari dans les yeux.
Victoria : Puis-je ? Puis-je mettre un terme à sa misérable et pitoyable petite vie ?

L'Homme en noir saisis délicatement la main de sa femme tenant la lame et se colle contre elle.
Déposant un baiser dans le cou, il lui murmure
Vladislas : Je souhaiterai l'utiliser pour quelques tests… Le Programme Seth pourrait être enfin ouvert…
Victoria : Je vous entends mon amour… Mais tout ce sang…
             Il semble plein de vigueur …

Le médecin se relève à nouveau sous les regards étonnés des gens dans la pièce.
Vladislas : Mais de quoi êtes vous fait ?
Adolf : Je suis un homme… compliqué…
Vladislas : Alors venez Docteur, allons fêter le lancement du programme Seth
Adolf : Votre femme ne nous accompagne pas ?
Vladislas : Victoria semble avoir un petit creux, elle nous rejoindra plus tard…

Alors que la porte du turbolift se referme sur l'Homme en noir, le médecin, les deux assistants et le couffin, un hurlement inhumain se fait entendre dans la salle d'accouchement.
L'ascenseur décolle tandis que le médecin emporte avec lui une vision qui hantera ses nuits jusqu'à sa mort.

Dans la salle de surveillance, Francis coupe les moniteurs des caméras de la salle d'opération tant les images sont insoutenables.


Vladislas tourne la tête vers Adolf.
Vladislas : Rien ne vaut un bon cru de trente ans prélevé directement à la gorge, ne pensez vous pas ? …

Le turbolift emporte le petit groupe vers le sommet de la Tour Sombre alors que dans la nuit résonne le rire de l'Homme en noir…







Le temps a passé..

Un petit hélicoptère se pose sur le sommet de la Tour Sombre, Vladislas descend promptement les marches de l'appareil et se dirige vers l’ascenseur près duquel l'attend Alodf.

Adolf : Comment s'est passé votre voyage monsieur Metallium ?
Vladislas : Très bien, notre famille ne souffre maintenant plus aucun rival sérieux…
              Je suis a peine rentré depuis une semaine que les nouvelles que l'on m'annonce sont toutes plus bonnes les unes que les autres.
              Mais, vous, racontez moi tout, qu'ais-je loupé pendant ces cinq ans d'absence ?
Adolf :J'ai des tas de choses à vous montrer, mais avant, vous devriez passer voir votre fils, il m'a juré qu'il ne dormirai pas avant votre retour...


Vladislas affiche un petit sourire et appuie sur un des boutons de l’ascenseur.
Arrivé au bon étage, il demande au médecin de descendre sans lui puis s'engouffre dans le couloir.




L'homme en noir regarde son fils de cinq ans qui dort paisiblement dans un lit somptueux.
Déposant un baiser sur son front il passe la main dans la chevelure de l'enfant.
Celui-ci bouge et ouvre doucement les yeux.

D'une petite voix il demande à son père.
Enfant : Il est où Xelloss ?
Vladislas : Xelloss est avec les docteurs… tu sais bien, il est très malade…
Enfant : Pourquoi il est malade ?

L'Homme en noir s'assois sur le rebord du lit.
Vladislas : Il est tel que les Dieux l'ont voulu.
Enfant : Pourquoi les Dieux sont méchant avec lui ?
Vladislas : Ils ne sont pas méchants, ils le testent pour voir si il est digne d'être un Metallium

Le regard de l'Homme en noir tombe sur un carnet de cuir aux feuilles de parchemin ouvert sur la table de nuit de l'enfant.
Sur la page, d'une belle écriture calligraphiée est couché trois lignes.

Vladislas saisis le carnet et lisant les mots, regarde son fils.
Vladislas : L'acier coupe les chairs…
              L'acier coupe les os…
              L'acier ne coupe pas l'acier….
              ….
              Amar, mon fils, est-ce toi qui a écrit ceci ?
Amar : Non, Père, c'est l'écriture de Xelloss… il répète souvent ces mots… Ils sont beaux, non ?
Vladislas : Oui…
Amar : Pourquoi il dit ces mots ?
Vladislas : Je vais le lui demander quand il sera réveillé.
Amar : Je pourrai le voir pour son anniversaire ?
Vladislas : Je vais demander aux médecins s'il sera sur pieds.
Amar : Je lui ai fait un cadeau.

L'enfant désigne un grand carnet de feuilles sur une table de l'immense chambre.
L'Homme en noir se lève et le saisis.


Sur la dernière page utilisée trône un dessin d'enfant
Un dessin utopique.
Un dessin que des hommes et des femmes qui luttent pour que la Terre redevienne comme dans les Temps Anciens doivent avoir en tête.

Une vaste prairie recouverte d'une herbe sauvage occupe pratiquement tout l'espace.
Au premier plan, des personnes.
L'homme en noir se reconnaît ainsi que sa famille.
Au second plan, des animaux disparus de la Terre d'Antan, et un arbre de dimensions impressionnantes
L'arrière plan est verdoyant et luxuriant

Un petit détail le fait tiquer.

Les personnages sont bleus avec de grandes oreilles et une longue queue.
Vladislas : C'est toi qui as dessiné ça ? C'est toi qui as eu l'idée ?
Amar : C'est Xelloss… des fois il vient et dessine. Il dit jamais rien… il fait des gens bleus avec des queues… pourquoi, Père ?
Vladislas : Ton frère est un grand rêveur… Peut être veut-il que la Terre devienne comme tu l'as dessinée
              Tu sais où sont les dessins qu'il fait ?
Amar : Derrière… il a commencé les feuilles par la dernière.

L'Homme en noir assis sur le rebord du lit de son fils tourne le grand bloc note.
Sur son visage se lit la stupeur.
Les dessins sont extrêmement bien soignés et malgré des traits simplistes et minimalistes, les détails foisonnent.
L'Homme en noir sent un frisson lui parcourir le dos.
Il va pour ouvrir la bouche mais la sonnerie de son communicateur le coupe.


La machine lui informe que sa présence est requise au sous-sol numéro sept.
Vladislas : Ton frère est réveillé, les médecins ont besoin de moi.
Amar : Je peux venir avec vous, Père ?
Vladislas : Pas cette fois mon fils, ton frère est encore très faible.
Amar : Mais c'est bientôt son anniversaire… je voudrai lui donner son cadeau.
Vladislas : Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu vois ton frère.

L'Homme en noir se penche sur son jeune fils et lui déposant un baiser sur le front lui demande si il peut montrer les autres dessins a Victoria.
L'enfant acquiesce et ferme ses yeux alors que son père passe la double porte de la chambre.


Quelques instants plus tard, la porte du sous-sol sept s'ouvre et l'Homme en noir pénètre dans un sas de vérification.
La porte du sas finit par coulisser et Vladislas avance vers Adolf et Victoria qui discutent de l'état d'un enfant dormant dans une cellule.

Adolf : Bon, j'ai deux nouvelles, une mauvaise et une bonne.
Vladislas : Annoncez moi la mauvaise, je déteste commencer par les bonnes.

Devant le sourire si radieux de son épouse, l'Homme en noir se demande si l'on est pas en train de se payer sa tête.
Vladislas :…. Alors ?
Adolf : Comme vous le savez, le Programme Seth fut un échec .
          Ensuite, noue avons tenté de l'utiliser dans le programme CP
Vladislas : Toutes les tentatives de plongeon se sont soldées par la mort des cobayes, ça je le sais…
               Auriez vous trouvé une solution ?
Victoria : ... une solution... délicieuse, mon aimé... peut être voudriez-vous la voir ?
                       Nous avons justement un invité de choix...
Vladislas : Vous piquez ma curiosité, ma douce...




Le groupe descend vers les bas-fonds de la Tour....



Tuant tous ceux qui tentent un Cerveau-Plongeon, le jeune Xelloss est depuis utilisé pour se débarrasser des gens un peu trop dérangeants.
Les gêneurs sont kidnappés et possèdent le choix entre rester enfermé dans une cellule sans fenêtre avec un plafonnier aveuglant constamment allumé, et tenter de survivre a un Cerveau-Plongeon avec l'enfant.
Il va sans dire qu'ils n'ont de choix que la mort.

Une personne au regard de chien battu est amené dans la pièce par la Femme en rouge, et jeté sans ménagement au sol.
Victoria désigne un caisson de lien semblable a ceux utilisés par les pilotes d'Avatar.
Nourrissant l'espoir de s'en tirer vivant, le petit sénateur ventripotent prend place dans la machine alors que dans la chambre de l'enfant, une personne lui pose un casque au design futuriste sur la tête.
La machine est initialisée et le lien s'effectue.
Du caisson commence a raisonner les hurlement du petit sénateur.
Soudain, la machine s'arrête et le caisson s'ouvre.
Dans la chambre de l'enfant c'est l'horreur, celui-ci se jette sur la personne qui venait de lui poser le casque et d'un coup de mâchoire lui arrache la gorge.
L'enfant se délecte du sang de sa victime alors que les maîtres des lieux regardent la scène par la vitre sans teint.
Les yeux de l'enfant sont d'un blanc oppressant et celui-ci fixe le miroir qui couvre tout le mur de sa chambre.


Le médecin en blouse blanche esquisse un large sourire.
Adolf : Voilà Monsieur, c'est ce que je voulais vous montrer…
          La personnalité de votre enfant a été totalement effacée, et nous nous sommes rendus compte que nous pouvons maintenant lui implanter la personnalité de notre choix.

Vladislas regarde l'enfant aux yeux blanc à travers la vitre et détourne le regard.
Adolf : Vous pouvez le toiser tant que vous le voulez, cette vitre a été spécialement conçue pour que nous ne soyons pas affecté par ses yeux.

Le petit sénateur  sort de la machine en titubant
Sénateur : Vous…. Vous aviez dit que je pourrai partir…
Vladislas : Et je tiens parole… mais il serait inconvenant de ne pas dire au revoir a mon fils, vous ne croyez pas ?

Alors que Victoria ouvre le sas menant a la chambre de l'enfant, son mari envoie valser le petit homme dans le couloir d'un coup de pied.
Vladislas : Allez !

La porte intérieure s'ouvre et le petit sénateur reste bouche bée.
Devant lui, un enfant en bouse de patient est agenouillé devant un corps gisant dans son sang.
Le sénateur s'approche doucement de l'enfant et se rend compte que la scène est bien plus horrible qu'il le croyait.
Posant une main sur l'épaule de l'enfant qui sanglote, le sénateur tente de le rassurer et aussi de se rassurer.


Sénateur : Làààà…. calme toi… dis moi ce qu'il s'est passé…
Enfant : Il est mort…
Sénateur : Comment t'appelle tu ?
Enfant : … Xelloss… C'est ainsi qu'ils me nomment…
Sénateur : Allons Xelloss, si nous sortions de cette horrible pièce.

Le petit homme ne peut réprimer un frisson alors que son regard parcourt la chambre.
Les murs sont capitonnés et maculés de sang.
La pièce est austère et n'importe quelle personne saine d'esprit deviendrait folle en un temps record.
Un grand miroir recouvre la totalité d'un des murs et l'homme ne met pas longtemps à comprendre que c'est une vitre sans teint.


Je tourne la tête vers l'homme agenouillé près de moi et pose ma main sur la sienne.
Moi : J'ai faim…
Sénateur : je n'ai rien sur moi, mais…
Moi : C'est vous que je veux !

Je regarde le petit homme rondouillard et me rend compte qu'il ne peut détacher son regard du mien.
Moi : Venez… venez…

L'homme hurle en fermant les yeux et se jetant en arrière.
Ce réflexe lui sauve la vie, et il se précipite vers la porte du sas en frappant dessus et hurlant comme un fou.

Doucement, je me lève et m'approche de lui comme un félin traquant sa proie.
Moi : Venez… ne luttez pas…

L'homme se précipite vers la vitre sans teint et tape dessus des deux poings.
Le verre haute sécurité ne craignant pas les explosions ne bouge même pas.
Un bruit sourd fait reculer les gens qui observent la scène de l'extérieur de la pièce.
Venant de sauter sur ma proie, je le plaque violemment contre la vitre en essayant de la mordre au visage.
Le sénateur me repousse et j'atterris sur le dos dans le milieu de la pièce.
D'un geste vif, je me retourne.
Sur mes quatre pattes, tel un animal je feule et me jette a nouveau sur ma cible.
Dans la pièce annexe, on jubile, et on commente alors que le petit homme bouffi peine de plus en plus à me repousser.

Vladislas : Vous lui avez fait quoi ?
Adolf : Une personnalité basée sur l'agressivité pure pour cette fois.
Victoria : Tout ce sang…
Vladislas : Et la personnalité d'origine ?
Adolf : Evaporée, détruite ou je ne sais quoi, mais votre fils n'existe plus.
Vladislas : Cela ne fait aucune importance !  Cette chose autiste de niveau 8-9 ne pouvait pas être un Metallium !
Victoria : Ses yeux… ses yeux… quelle beauté
Adolf : Une mortelle beauté, oui ! mais attendez, ça va devenir intéressant.
« Last Edit: March 03, 2014, 07:27:51 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #107 on: June 25, 2011, 01:26:32 pm »
L'homme en blouse blanche saisis une tablette a sa ceinture et l'allume.
Sur l'écran, des graphiques apparaissent ainsi qu'une vue tridimensionnelle d'un crâne et du cerveau.
Les zones s'activent et se colorisent en clignotant alors que des courbes et barres en tout genres s'affichent dans les grilles.


Victoria :
Regardez mon époux, n'est ce pas merveilleux ?
Vladislas : Ce sont les primaires de mon fils ?
Adolf : Oui, il a un cerveau superbe, très actif.
Victoria : Plus rien ne m'étonne…
Adolf : Vous voyez ces petites taches noires qui tirent sur le mauve ? Regardez les bien…

L'homme montre une zone à l'écran tandis que dans ma chambre, je le mets au sol en feulant sur le petit sénateur qui hurle contre la vitre.
Dans mon esprit, une voix.
Elle est apaisante.
Elle est relaxante.
Elle me parle.
Je voudrai lui répondre mais je n'ai aucune idée du sens de ses paroles.
La langue m'est inconnu mais a mes oreilles, elle sonne comme une douce mélopée
Je fredonne avec la voix un chant dont les mots et leurs sens me sont étranger.


Dans la salle connexe à ma chambre, trois paires d'yeux sont rivées sur un écran.
Adolf : Regardez les grandir, je les ai baptisé "le Point Blanc"
Vladislas : Même si elles sont mauves.

Le médecin esquisse un grand sourire et, de la main, me désigne.
Assis au sol, la tête vers le plafond je continue ma complainte.
Vladislas : C'est du Japonais, non ?
Victoria : Oui mon tendre…
Vladislas : Comment mon fils de sept ans a pu apprendre cette langue… Il ne parle déjà pas la sienne… Mon amour, c'est vous qui lui avez appris ?
Victoria : Non mon époux.
Adolf : Les courbes que vous voyez là montrent les activités cérébrales de la chose dans sa tête, et celle là sont celles de votre fils…

L'Homme en noir regarde ce que lui montre le médecin.
Sur l'écran, deux jeux de courbes et divers graphiques bien distincts semblent fusionner.
Vladislas : Vous êtes en train de me dire que mon fils possède plusieurs personnalités ?
Adolf : En fait, les personnalités implantées effacent les précédentes.
Victoria : Mais celle-ci semble rester et se renforcer.
Adolf : Regardez attentivement… Ca va vous plaire.

Dans ma chambre le petit homme bouffi a maintenant cessé de taper contre la vitre. Il se retourne vers moi et sens une terreur sans nom s'insinuer dans son être.
Le fait de me voir si calme après cet acte de rage le met mal à l'aise et au fond de lui, il sent que ce n'est pas normal.

Continuant à écouter la voix qui m'apaise, je fredonne une autre complainte.
Dans mon esprit je vois des paysages qui ne peuvent pas être sur Terre tant ils sont beaux.
Un petit flash blanc me fait fermer les yeux…

J'ouvre a nouveaux les yeux et me rend compte que je suis dans une immense plaine blanche infinie.
Devant moi se tient une énorme porte aux dimensions gigantesques.
Monolithe improbable, la porte semble avoir été posée là par un géant, puis oubliée…
Sur le cadre tenant cette double porte titanesque, de lourds anneaux destinés à recevoir des chaînes.

La porte s'ouvre sur une allée imposante bordée de cerisiers.
Sur le tronc de chaque arbre, une photo est accrochée avec un couteau.
Hypnotisé par les pétales tombant paresseusement,  je fais un pas en avant.

Sur l'écran les courbent fusionnent.
Dans ma chambre, je relève la tête.


Le médecin et la Femme en rouge affichent un large sourire alors que dans la pièce capitonnée le petit homme rondouillard s'approche de moi.
Sénateur : Hey… ça va ? Tu vas bien ? Tes yeux…

Le sénateur hurle.
La Femme en rouge sourit.
Le médecin vérifie ses enregistrements.
L'homme en noir dresse un sourcil.

Le petit sénateur recule.

Dans ma chambre, je disparais.
Vladislas se jette sur le bouton de l'alarme mais Adolf retient sa main.
Réapparaissant au niveau de la vitre sans teint, je prends appui dessus et me projette violemment sur le sénateur.
Le choc est brutal et nous roulons a terre.
Le petit homme pousse un hurlement qui se finit en râle et porte les mains à sa gorge alors que je lève la tête et avale le morceau de chair que je viens d'arracher.

Les gens présent dans la pièce écarquillent les yeux, et bien que certains soient familiers de spectacle, ils ne peuvent réprimer le sentiment d'horreur qui grandit en eux.

L'un des scientifiques glisse a son voisin.
Scientifique : Je n'arriverai jamais à m'y faire…
Adolf : A ce niveau là, il faut le considérer comme une machine, il n'a plus rien d'Humain.

Dans la petite pièce capitonnée les yeux des caméras enregistrent les derniers moments de la vie de ce petit sénateur qui aimait bien les filles de joie et dont la vie vient d'être sauvagement arrachée par un enfant de sept ans…

Sur le sol de la pièce, le corps du sénateur gît maintenant a côté de l'autre personne a qui je venais d'ôter la vie.
Dans ma tête la voix douce m'apaise toujours et je m'allonge sur le sol en boule après m'être léché les babines et essuyé le sang de mon visage d'un revers de la main.
Je sombre rapidement dans un sommeil lourd et la voix se faisant de plus en plus faible finit par disparaître.

Derrière la vitre, l'Homme en noir ne dit rien et reste à regarder ce fils qu'il a failli tuer de ses propres mains.
Soudain, il explose de rire.

Un rire démoniaque, maléfique.
Vladislas : MON ENFANT VIT !!!



Quelques temps plus tard, après avoir exprimé sa joie, l'Homme en noir convie sa femme et le médecin à le suivre dans ses appartements.
Victoria saisis un bloc note sur la table et demande a son mari si c'est le sien.
Vladislas : Il est celui d'Amar ma tendre… Venez, j'ai à vous parler.

Le trio prend le turbolift alors qu'une équipe de nettoyeurs pénètre dans ma chambre dont l'air vient d'être sursaturée d'un puissant anesthésiant.
Le turbolift se stabilise et la porte s'ouvre sur le vaste salon des derniers étages.
Le trio s'installe dans les fauteuils alors que des servants leur apportent des rafraîchissements.

Vladislas : j'ai pu constater que beaucoup de choses ont changé sur Terre, contez moi vos récits, je vous narrerai le mien ensuite.
Adolf : Comme je vous l'ai dit, votre fils nous a forcé a clôturer le programme Seth.
Victoria : Vouloir insérer le cerveau d'une personne dans une machine n'est pour le moment pas possible, et tous les cobayes sont décédés les uns après les autres.
Adolf : Le point positif, c'est que la criminalité a baissé aussi au fur et a mesure que nous vidions les rues de la fange et de la vermine…

Le médecin laisse échapper un petit rire.
Victoria : certains étaient très appétissants…
Vladislas : Je n'en doute pas, ma douce.
Adolf : Puis votre fils nous a apporté une solution… Au cours d'un de ses moments de génie, il nous a pondu une tentative totalement farfelue…
Victoria : Le plus incroyable c'est que les rares fois où il semble présent, il développe des capacités d'analyse qui dépassent de loin tout ce nos IA pourraient faire si on les groupaient ensemble.
Vladislas : Oui, j'ai parcouru vos note… c'est une voie a approfondir.

Le médecin pose son verre.
Adolf : Le souci c'est que nous ne savons absolument pas ce qui déclenche ces crises…
          Bref, nous avons donc tenté de transférer la conscience de l'enfant dans l'AMP modifié.
          Les résultats ont dépassés nos espoirs et nos rêves les plus fous.
Victoria : Ils ont aussi détruits tout ce que nous avions entrepris…




….




Quelques années plus tôt…


Le jeune garçon regarde l'humanoïde de métal et le pilote qui y prend place.
Adolf aide l'enfant a s'allonger dans le caisson de lien et lance la procédure.
Dans l'AMP, le pilote confirme la liaison avec l'enfant et lui laisse les commandes.


Pilote : Xelloss, tu penses pouvoir le bouger ?

De mon caisson je ressens la puissance de la machine et dans ma tête j'entends une voix faible qui chantonne.
La verrière levée, le pilote fait signe à l'équipe que les instruments sont dans le vert.

Au sol, Adolf lui répond aussi par un signe et, annonce qu'il va commencer le transfert complet.
Adolf : Xelloss, tu nous entends ?

Ma voix sort d'un haut parleur dans le cockpit.
Moi : … Oui docteur…
Adolf : Tu es prêt ?
Moi : Oui docteur…
Adolf : Je lance… ca va peut être faire un peu mal…

Dans l'équipe technique, une personne murmure a son voisin
Technicien : Quatre ans et déjà pilote d'AMP… ca roxx pas du poney, ça ?

Son voisin lui répond que si le projet n'avait pas été un secret, l'enfant serai déjà une star sur Terre et dans les Colonies…

La procédure est lancée, et je me sens partir.
Je sens mes forces m'abandonner et je me dis que je vais mourir.
Dans ma tête la voix continue a chanter…

Un flash blanc…
Puis plus rien…
Je suis mort.

Dans la salle, le pilote confirme la disparition du signal.
Le caisson est ouvert en urgence et alors que mon corps est transféré dans le bloc de réanimation, Adolf et son équipe tente de trouver où une erreur a pu se glisser.

Le pilote annonce qu'il va stopper sa machine et approche sa main de la commande de mise hors tension.
La Main de l'AMP est rapide et le pilote n'a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive.
Un bruit d'os brisé résonne et la main de l'Amp ferme la verrière rapidement.
Deux personnes se précipitent sur la machine pour tenter d'utiliser l'arrêt d'urgence extérieur.
Le bruit des corps s'écrasant sur le mur fait frissonner le médecin et il hurle en Allemand une phrase
Sur une des consoles, un technicien entre une ligne de code a toute vitesse.
Le poing de l'humanoïde l'écrase avant qu'il n'ait pu valider son action.
L'AMP s'e précipite vers la porte blindée qui verrouille la pièce, puis, pose la main sur l'énorme verrou et se fige.
Un soupir de soulagement parcourt l'assistance et l'on se précipite sur la machine pour lui retirer ses blocs énergétiques.


Adolf monte dans le cockpit et aide a évacuer le pilote sans tête.
Soudain, son regard tombe sur l'écran secondaire, et se tourne vers l'un de se collègues.
Adolf : Je crois qu'on a fait une connerie…

Le médecin ne peut détacher son regard des lignes.

Quote from: Rapport de situation
Pilote : Xelloss, tu penses pouvoir le bouger ?
Xelloss : oui…
Xelloss : … Oui docteur…
Xelloss : … Oui docteur…
Pilote : Tu es courageux, je te laisse toutes les commandes ?
Xelloss : Oui…

** Duplication des commandes : Succès**
** Transfert des données interfaces Homme-Machine : Succès **
** Ouverture des canaux secondaire et tertiaires : Succès **
** Pilotage tandem : Actif et opérationnel **
** Pilote secondaire activé : Xelloss **

Pilote : Que fais

** Fonctions vitales pilote : Critique **

Xelloss : Père… Mère… regardez… je vis…

** Pilote décédé / Activation RTB… Echec / Bascule toutes fonctions sur pilote secondaire… Succès **

Xelloss : Père… Mère…

** Pilote principal : Xelloss **

Xelloss : … pourquoi Père est pas là… Mère…
Xelloss : Non !

** Capot Arrêt Urgence ouvert **

Xelloss : Non, lachez moi… je veux voir Père
Xelloss : Non… Père ! Mère… pourquoi vous m'avez abandonné ?

** Implantation commande externe… Réception **

Xelloss : Noonnn… Pére… pourquoi…

** Ordre reçu : Extinction Urgence **
** Désactivation des modules **

Xelloss : …plus être seul…

** Machine Hors tension / Emission Rapport **



….




Le médecin termine son récit.
Un silence pesant s'abat dans le salon et les serviteurs n'osent pas entrer dans la pièce de peur de déranger.
Adolf : Nous pensions l'avoir tué, mais il s'est avéré que son esprit ou une partie est restée dans son corps humain.
Vladislas : La partie qui fait devenir ses yeux blancs ?
Adolf : Je ne sais pas… cette … euh… personnalité est des plus étrange.
          Votre fils a un don, c'est certain, mais il est aussi autiste de niveau 9, voir 10
Vladislas : Si haut ? Le Niveau 10 n'est pas possible…
Victoria : Il voit et ressent des choses que nous ne pouvons même pas imaginer, mais son autisme empêche toute communication.
Adolf : En fait vous avez un VentureStar mais sans les écrans de contrôles…
          La seule chose que nous pouvons faire actuellement est de lui implanter des personnalités jusqu'à ce qu'il y ait une qui soit en mesure de dialoguer avec nous…
Vladislas : Je veux aussi savoir pourquoi il a tenté de s'échapper avec l'AMP… pourquoi cette haine.
Adolf : Ce n'est pas de la haine, même si l'IA de surveillance l'a analysée ainsi…
          C'est de l'amour… Votre fils vous aime… enfin le fils qui était dans l'AMP…
Vladimir : Je n'ai pas créé cette chose pour qu'elle nous aime, et encore moins pour qu'elle ait des sentiments.
             Je n'attends pas de mes armes qu'elles m'aiment mais qu'elles tuent.

Les yeux de la Femme en rouge s'illuminent.
Victoria : Alors vous allez aimer ce qu'il est devenu…

Derrière la porte du salon, la voix du garde se fait entendre.
Garde : Vous ne pouvez pas entrer…
Voix : Je veux voir Père…

L'Homme en noir se lève et ouvre la double porte.
D'un signe de la main il remercie la garde qui reprend sa place puis s'agenouille.
Vladislas : Amar, mon fils… tu dois retourner au lit…
Amar : Je ne trouve plu mon cadeau… Xelloss va être triste… Je ne veux pas qu'il soit triste…
Vladislas : C'est moi qui ai ton carnet, nous regardons les dessins de ton frère, je te le mettrai sur ta table…
Amar : Pourquoi Xelloss n'est pas là ?
Vladislas : Il n'est pas encore tout à fait guérit… Adolf le soigne…
Amar : Il le soigne pas, il est dans le salon… pourquoi il le soigne pas ?
Vladislas : Il se repose un peu… il s'occupe tout le temps de ton frère, tu sais…

Le médecin se lève et s'agenouille aussi auprès de l'enfant.
Adolf : Si tu es sage et que tu retournes au lit, tu pourras peut être voir ton frère demain…

Les yeux de l'enfant se mettent à pétiller, et après avoir fait un signe de la tête, il file comme une flèche vers sa chambre.
Adolf : Et si nous regardions ce fameux bloc note ?


Le trio ouvre le livre et le temps suspend son vol.
Les dessins sont tout bonnement magnifiques et malgré le fait qu'ils soient fait au crayon gris, on semble discerner une âme dans chaque planche.
Vladislas : Vous avez montré des images de Pandora a Xelloss ?
Adolf : En ce qui me concerne, non…
Victoria : Moi non, plus mon tendre.
Adolf : Les dessins de Pandora sont une chose… mais ces ceux ci en sont une autre.

Sur la double page, deux dessins montrant chacun une ville.
Adolf : Celle de droite est clairement Tokyo, quand a celle de gauche, c'est Venise…
Vladislas : La Tour de Tokyo et la Place St Marc…
Victoria : Oui, des villes qui ont été détruites pendant le Jugement Dernier… et dont les images ou photos sont très rares...

L'Homme en noir tourne les pages. Entre les dessins de ses deux fils, la différence est flagrante.
Certains sont ceux d'un petit garçon de six ans… les autres, ceux d'un adulte.
Adolf : Votre fils semble très fort… Regardez ces planches… je pense que ces trucs appartiennent au futur.

Les dessins qui défilent sous leurs yeux sont bien moins fins et détaillés que les premiers.
Sur ces images, des gens en pleurs
Des forets brûlants.
Un arbre géant qui tombe, en proie aux flammes.


Le silence est pesant et l'atmosphère lourde.
Adolf : Nous n'avons pas détruit d'arbre géant sur Pandora ?
Vladislas : Non… enfin sauf si les médiats nous mentent…
Adolf : Quoi qu'il en soit, regardez cette planche.

Le médecin active l'écran principal de la pièce et accède a un serveur hautement sécurisé.
Les images qu'il affiche parlent d'elles même.
L'Homme en noir ne peut cacher sa surprise.


Vladislas : Comment il a eu accès a ces infos ? !!
Victoria : Nous pensions que vous en auriez la réponse.
Vladislas : Vous me le gardez sous surveillance H24 !! J'veux des yeux sur tout ce qu'il fait, même quand il est au toilettes !
Adolf : Nous pouvons certifier que les serveurs n'ont pas été forcés, rien n'a filtré.
Vladislas : Il n'a quand même pas inventé tout ça…
Victoria : Nous devons le garder captif et trouver une solution pour le contrôler
             Si un jour il s'échappait, personne ne serait en sécurité.
             Son courroux sera grand, et son châtiment, exemplaire.
             Il nous frappera fort si il trouve une faille.

Un serviteur annonce le repas et le groupe lui emboîte le pas.
Sur la table du salon, le bloc note est resté ouvert.
Le livre est ouvert sur une double page assez singulière.
Des croquis que nul enfant de sept ans ne pourrait dessiner.
Sur ces dessins, les milles et une façons de tuer une personne…

Un courant d'air fait tourner les pages et si une personne avait regardé le mouvement des images elle aurait vu une sorte de petite vidéo saccadée montrant des appareils volant détruire un grand arbre géant alors que des êtres avec une longue queue tentent d'échapper a une fin atroce.

La dernière page est donne la définition du mot horreur.
Le dessin est très sombre et montre un nombre important de petits personnages en pleurs dans des cages trop petites pour eux…
Un détail est bien visible...



Tous ceux qui sont en cage ont de grandes oreilles et une queue…
« Last Edit: March 03, 2014, 07:15:15 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #108 on: September 19, 2011, 07:16:47 pm »
Journal de bord N°4
Entrée N°019


** Emission Message Audio **
** Urgence N°00 **
** Destinataire : Stephen **
**Auteur : Xelloss**


Ma Za'otxu, katxì
Ohel ngengati kamuye…

Tok lokolo'ti ngeyä ayoengal, hola trr tìtusaron nang
Sasyop hfwetipxel oel nang !  Pänutìng ngat !
Zene pivlltxe Talyäetiteri oeng nang



**Fin de transmission**




J'active le transfert et laisse mon regard se perdre sur le petit icône animé montrant que la procédure est en cours…
Quelques secondes plus tard, un texte me confirme que le transfert s'est bien passé et la led clignote.
Je coupe le journal, le range dans la besace et  admire le panorama qui s'offre a moi.
Assis à la cime de l'arbre dans lequel nous avons établi le bivouac, je tente de m'apaiser par des exercices de respiration.
Rien n'y fait.
J'ai une désagréable sensation qui me met mal a l'aise et au fond de mon être, je ne peux m'empêcher de penser que je ne reverrai plus la jeune fille a qui j'avais fait don de mon arc.

Scratty posé sur une branche proche de la mienne joue un air mélancolique au saxophone

L'homme en tenue de cuir noire finit son morceau.
Scratty' : Alors, on est tout tristounet ?
              On s'fait du mouron pour sa petite chatte bleue ?
              Pourquoi tu consultes pas les pages jaunes pour voir si elle a canné ?

Moi : Nang… j'ai pas le cœur a ça…
Scratty' : Allez, un tout petit coup d'bigo… juste pour savoir si j'dois préparer les outils pour la disséquer….
Moi : Mêm' pas en rêve tu la découpe… ou alors, si !  Juste en rêve…
Scratty' : Allez, un beau geste… pour la science… elle souffrira pas….
Moi : Mais non….
Scratty' : Un p'tit bout d'peau ?
Moi :
Scratty' : une oreille… y' z'en ont deux…
Moi : mais…
Scratty' : Non ! Mieux !  Un bout d'oreille…. elles sont longues !
Moi : Je…
Scratty' : Une dent alors… y' z'en ont plein des dents…
Moi : Nang !

Je me met la tête dans les mains, expire un coup et saisis un fruit.
Scratty' : Ah non….
Moi : Oh si !

Le fruit vole en direction de l'homme en tenue de cuir noir, et le bruit de mon projectile éclatant sur sa tête me fait glousser.
Scratty' : Alors ça c'est malin…
Moi : Mais c'est qu'il se plaindrai en plus, l'animal…

Je saisis une liane et descend une des hautes branches dans lesquelles je m'étais perché pour pouvoir diffuser mon message.
Les gens, sur le bivouac,  préparent le repas et le feu.
Quelque chose attire mon regard et, en deux bonds, me perche sur le bout d'une grosse branche.
Au loin, il me semble discerner des formes avançant dans notre direction…
Je tente d'identifier les choses, et malgré l'excellente vision de mon Avatar, il m'est impossible de discerner correctement les éléments en approche.

Bah… des bestioles… c't'une vrai basse-cour la forêt a cette heure…

Scratty : Et tu vas même pas voir ?
Moi : Voir quoi ?
Messager : Ce potentiel danger…
Moi : Laissez tomber les gars… Chui claqué… Une petite pause le temps que les autres préparent la bectance…
        Et pas d'bordel dans ma caboche, hein !


Dans le Jardin Japonais, assis a l'ombre d'un cerisier dont les pétales tombent paresseusement, l'Assassin aux Lames Divines et l'Homme en Cuir se regardent en haussant un sourcil puis reprennent leur partie de Go.

Alors que les deux affreux jouent, je glisse doucement vers le royaume de Morphée…



….



Bien des années plus tôt… Sur Terre

Le bâtiment est en alerte générale et les herses sont descendues…
Partout, des hommes en armure s'activent.
Leurs armes ressemblent à de vulgaires sabres en plastiques, mais ces bâtons d'un mètre de long dissimulent de puissantes armes paralysantes.
Leurs armures de plastar, faites d'un assemblage de plastique haute densité et de kevlar les protègent avec une efficacité exceptionnelle.
Leur proie, un enfant de sept ans, leur donne bien du fil à retordre, et malgré leurs capacités, ces personnes surentraînées ne sont pas si sereines…

Soudain, la lumière du couloir de l'étage 256 s'éteint.
La petite escouade de 4 personnes se met en position défensive.
Avant même que le quatrième membre ait eu le temps de rejoindre le groupe, un petit cri étouffé se fait entendre, immédiatement suivi par le son d'un corps tombant sur la moquette du couloir.
Le chef de groupe allume enfin sa torche.

Devant lui, ses trois compagnons gisent au sol.
Sur l'afficheur intégré à son casque, les signaux de ses trois compagnons d'armes sont dans le vert, signe qu'ils sont en vie.

Le chef  cligne des yeux et se colle une tape sur la joue…
Chef : Nom de … j'ai des hallus'…

Au fond du couloir, rien… pas la moindre trace d'une personne…
L'homme se retourne, sentant une présence dans son dos.
Son regard se fige et il fait un pas en arrière.
Le chef de groupe trébuche sur le corps d'un de ses compagnons et se cogne violemment la tête contre le mur.
Il sombre dans les bras de Morphée en emportant la vision de deux yeux d'un blanc si pur, et qui semblaient le submerger entièrement.



Une porte s'ouvre dans un silence oppressant…
Lentement une petite ombre se glisse dans la pièce, et laisse son regard se promener…
L'ombre se dirige vers une table basse et saisis un carnet de note en s'asseyant sur le fauteuil.
Tournant les pages, elle s'arrête sur une page blanche et saisis un crayon.

Dans une salle dont le mur est recouvert d'écran, un homme vêtu de noir esquisse un sourire.

Celui-ci demande qu'un zoom soit effectué sur la page blanche du carnet que tiens l'ombre.
Vladislas : Je veux savoir, vous entendez ? Zoomez encore ! Et montez le son !

Dans la pièce, assis en tailleur sur le fauteuil, je fredonne une douce mélodie dans une langue qui m'est totalement étrangère.
Le crayon que je tiens semble prendre vie et se met a danser sur la feuille a mesure que je fredonne…

Les courbes sont gracieuses et le dessin simpliste.
Cependant, les détails fourmillent.


Vladislas : Enregistrez !
Opérateur : bien Monsieur…  Mais qu'arrive t'il a votre fils…
Vladislas : C'est ce que je tente de comprendre…
               Des forces sont à l'œuvre en ce monde… et certaines choses qui n'auraient jamais du être oubliées ont été perdues a jamais…
Opérateur : Votre fils semble…
Vladislas : Possédé ?

L'opérateur reste bouche bée, le Maître de ces lieux n'est pas du genre causant, et pourtant ce soir, il semble vouloir parler.
Opérateur : Puis-je me permettre une remarque ?
Vladislas : Je vous en prie…

L'Homme en Noir regarde la personne effectuant des manipulations derrière lui et laisse ses yeux revenir vers l'opérateur.
Opérateur : Vous semblez inquiet…  Nous avons l'impression que votre fils n'est pas tout seul dans sa tête… qu'il possède plusieurs personnalités.
Vladislas : C'est un fait, mais je ne crée pas des armes pour qu'elles aient de la personnalité, et encore moins plusieurs…
               Si cette chose s'avère défectueuse, je la détruirai de mes propres mains !

L'opérateur réprime un frisson d'horreur absolue face à l'expression de l'Homme en Noir.
Il sait que ce ne sont pas des paroles en l'air tant il a vu de "projets" semblables être tout simplement détruits par le Maître.

La porte de la salle s'ouvre, laissant un petit filet de vapeur s'échapper d'une grille.
La femme vêtue d'une longue robe rouge sang entre et se dirige vers son mari.

Victoria : Je ne trouve Xelloss, l'auriez vous vu, mon tendre ?
Vladislas : Nous avons les yeux dessus ma douce…

Victoria s'approche de son mari tandis qu'Adolf pénètre à son tour dans la salle.
Adolf : Si vous pouviez monter, j'aurai une chose à vous montrer…

Le médecin regarde la femme en rouge et posant le doigt sur ses propres lèvres, murmure.
Adolf : Vous en avez encore ici…

Victoria s'essuie la bouche d'un revers de la main, et regardant son mari avec un grand sourire, déclare.
Victoria : Les Oies Sauvages ont très bon goût…

Prenant la main de sa femme en se dirigeant vers le médecin qui les attend, l'Homme en Noir susurre.
Vladislas : Je n'ai pas engagé les Oies pour que vous en fassiez votre petit déjeuner, ma chère….
Victoria : Je le sais mon tendre, mais ces mercenaires sont si jeunes… si appétissants….

La cabine de l'ascenseur se stabilise au niveau cinquante et le trio se dirige vers un laboratoire hi-tech qui ferai baver tout chercheur qui se respecte.
Les portes glissent sans un bruit et alors que le groupe file vers la salle n°3, une personne tend un bloc note à Adolf.
Le médecin, tout en marchant et discutant avec le couple, parcourt les lignes et diagrammes…


Adolf : Bien… Gut…
Vladislas : Quelque chose d'encourageant ?
Adolf : … de totalement fou, oui !

La pièce est lumineuse et les équipements les plus récents trônent fièrement.
Ici et là, des gens s'affairent sur ces machines dernier cri, les bichonnant comme des enfants.
Le médecin s'arrête au niveau d'une table d'un modèle peu commun.
En son centre, un trou d'une profondeur avoisinant les trente centimètres, et à la verticale de celui-ci, au plafond, une coupole de mêmes dimensions et formes que la table.
Adolf attrape une paire de gants qu'il enfile prestement.
D'un geste de la main, il fait descendre une cloison dissimulée dans le plafond, transformant ainsi l'espace en pièce.
Le film tombant du plafond touche le sol et s'opacifie immédiatement, empêchant ainsi toute personne extérieure de lorgner dans la salle nouvellement créée…

Quelques mouvements de mains plus tard, des diagrammes, photos et rapports s'affichent devant le trio.
Les images semblent voler au dessus de la table.
L'Homme en Noir esquisse un imperceptible mouvement de recul et tente de dissimuler sa surprise.


Adolf : Une Holo-Table, le futur Monsieur…
Vladislas : J'ai vu des prototypes de ces choses en photo durant mon voyage, mas j'étais loin de m'imaginer que nous en possédions.
Victoria : Nous avons les meilleurs ingénieurs, mon tendre…

L'Homme en Noir admire le modèle de machine qui, dans quelques années et après quelques modifications, équipera la salle de contrôle principale de la base de Hell'sGate.
Le médecin active un pointeur virtuel et met au premier plan la photo d'une femme que le couple reconnaît rapidement.
Vladislas : Hélène ? Pourquoi nous montrer la photo de celle qui a mis au monde Xelloss…
Adolf : En fait, ce n'est pas elle qui est intéressante… Regardez plutôt ici.

Un zoom s'opère au mouvement de poignet du médecin et montre le bras de la femme.
Une large coupure ouverte, entaille une bonne partie du membre.


Adolf : Vous vous rappelez sa blessure ?
Vladislas : Oui, un de mes gens de maison était devenu fou et avait tenté de découper Hélène avec un sabre antique.
Victoria : … Il était très goûtu…
Adolf : J'ai parcouru les archives médicales et ai noté que sa blessure ne s'est jamais refermée…
          Elle a tout juste coagulé mais jamais cicatrisée.
Vladislas : J'avoue ne pas trop comprendre où vous voulez en venir… cette blessure, cela à un rapport avec Xelloss ?
Adolf : Exact ! Les deux sont liés !
          Ecoutez attentivement….



---


Le temps est orageux, et les noirs nuages à l'horizon ne présagent rien de bon.
Dans une belle maison, l'on s'affaire à fermer les lourds volets de bois qui protègent les fins murs.
Sur la grande porte d'entrée, un glyphe rouge, symbole de la famille qui réside en ce lieu.
L'édifice, typiquement Japonais, possède comme toute ces maisons, des murs  de bois et des panneaux coulissants sur lesquels sont fixés de fines feuilles de papier.
Alors, que les gens de maisons s'activent à transformer la maison pour lui permettre de supporter la tempête, un homme vêtu d'un kimono raffiné range un lourd livre, ressemblant à un grimoire, dans une alcôve.

Au dessus de la ville l'orage explose.
La foudre s'abat sur un porche marquant l'entrée de la cité.
Le lourd panneau de bois, calciné, tombe au sol.
La pluie éteint rapidement les flammes et laisse apparaître un nom défiguré et brûlé a vif… "Nagasaki"

Des formes glissent entre les maisons.
Fantômes craints, et insaisissables, ces êtres semblent dotés de pouvoirs surnaturels, et aux yeux de tous, ne sont pas Humains.
Ces gens manient les lames et leurs sublimes chorégraphies entraient leurs victimes dans un ballet splendide qui s'achève par une mort inévitable.
Pour beaucoup, ces êtres disparaîtront de ce monde avec la venue de ces nouvelles armes importées par les Etranger.
Des tubes de métal projetant la mort a distance dans un fracas de tonnerre et de feu.
La poudre contre le sabre.
Le combat est perdu d'avance.

Les ombres glissent et se dissimulent dans d'autres ombres.
Une d'entre elle s'arrête devant la maison dont la grande porte d'entrée est frappée du glyphe rouge.
Un battement de paupière plus tard, l'ombre est accroupie sur le dessus du mur d'enceinte, une seconde après, elle atterrit avec légèreté sur le toit de la demeure alors que les autres ombres glissent vers les portes et fenêtres.

Dans la nuit, un flash d'une puissance inouïe allume le ciel comme s'il était midi.
L'explosion qui s'en suit est longue et fait trembler la terre elle-même…
La foudre vient de s'abattre sur un temple.

Dans la maison, au même moment, une personne s'écroule en silence alors qu'une ombre la traîne dans un recoin sombre.
Les ombres sont rapides et impitoyables.
Les quelques personnes qui tentent de se défendre n'ont pas le temps de réaliser qu'elles sont déjà mortes.
Une ombre dans la cuisine se dit qu'elle a choisi la mauvaise cible.
Le cuisinier, vieux petit bonhomme, est aguerri dans le maniement des lames… de cuisine, et donne bien du fil à retordre a son assaillant.
Les lames les plus diverses volent vers ce fantôme impalpable, mais le vieil homme commence a sentir que la différence de niveau est bien plus important qu'il n'y parait.
Une hache de cuisine se plante dans le visage de l'ombre.
Le cuisto s'approche méfiant, un couteau dans chaque main.

Son regard se fige, et l'homme s'effondre en silence.
Ses yeux ne peuvent se détacher de cette cape clouée au mur par la hache en plein centre du capuchon.
Une cape vide.
Le vieil homme décède avant même de toucher le sol, alors que dans son dos, une ombre essuie sa dague.

Dans la grande salle d'honneur, insouciant du massacre perpétré au même moment dans sa propre demeure, l'homme au kimono admire ses lames.
Des lames qui, dans sa famille se transmettent depuis plus de cinq générations et qui font sa fierté.
Les lames, dans leur écrin de verre, ont la poignée tournée vers la gauche, cette disposition montre que pour lui, le temps de la guerre n'est plus.
Un petit fil de soie lie une pièce du fourreau a la garde, et un œil avertit comprendrai immédiatement que le propriétaire de ces lames a fait vœu de ne plus jamais s'en servir pour prendre une vie.

La porte d'entrée glisse et l'homme se retourne.
Dans l'encadrement de sa porte, apparaît une ombre qui s'approche de lui d'un pas peu sûr.


Ombre : … nos enfants… mon tendre… ils…

L'homme se jette sur sa femme et la retiens alors qu'elle s'effondre au centre de la grande pièce.
S'agenouillant au sol, il garde la tête de celle qu'il aime sur ses genoux.
Saito : Ne bouges pas ma douce… conte moi ce qu'il s'est passé, je….

Les yeux de l'homme s'écarquillent et ce dernier se rend compte que le dos de sa femme est trempé.
Regardant la main avec laquelle il lui maintenait le dos, il constate avec horreur qu'elle est pleine de sang.
Le sang de sa femme.

Hitomi saisis la main de son mari et la serre fortement.
Saito pose la sienne sur le visage de son épouse pour tenter de la calmer.

Bien que n'étant pas médecin, il sait pertinemment que sa femme est déjà morte.
Hitomi : … ils… Les Ombres… nos enfants…
Saito : Regarde moi… regarde moi ! Ne pars pas maintenant !
Hitomi : … J'ai échappé aux Ombres… J'ai froid…
Saito : Ne ferme pas les yeux… regarde moi… REGARDE MOI !!

L'homme, refusant de laisser celle qu'il aime partir, lui serre la main en la plaquant contre son visage.
Saito : J'ai besoin de toi… Je ne veux pas redevenir comme avant !

La jeune femme agonisant pose son autre main sur le torse de son mari.
Hitomi : Je suis là… je suis là…

L'homme plaque sa main sur celle de son épouse et de l'autre, serre sa tête contre son torse.
Hitomi : Libère ta colère… redeviens comme… le jour où tu as sauvé ma vie.
           Change ton regard…
Saito : Hitomi...
Hitomi : Tu as un si beau regard… quand tu tiens tes lames
Saito : Non… Mon amour… pourquoi ?
Hitomi : Tu as toujours… été un piètre mari…
            Brise tes chaînes… Reprends les lames…
Saito : Hitomi… Hitomi…

Serrant sa main au niveau du torse de son mari, la jeune femme murmure.
Hitomi : Je suis là… là dedans… a jamais…
Saito : Hitomi…. HITOMIIII !!!!

Dehors, un autre éclair, suivi d'une explosion qui fait trembler les murs.
Agenouillé au sol, la tête de sa femme sur ses genoux, l'homme hurle.

Le temps s'arrête, et dans la salle d'honneur, résonne les cris de douleur de Saito.
Tendrement, il dépose un baiser sur les lèvres de celle qui avait été sa femme, puis, se lève et se dirige vers le présentoir sur lequel trônent ses trois sabres.
Il ouvre la vitrine, saisit son Katana et se dirige vers le corps de sa femme.
S'agenouillant auprès d'elle, il dégaine la lame.
Le fin ruban de soie se brise et reste accroché à la garde du sabre, comme si ce petit fil refusait ce que l'homme s'apprête à commettre.

Admirant la poignée ornée de deux serpents, il murmure.
Saito : Je serai bientôt avec toi, ma douce.

L'homme empoigne la lame à main nue et pose la pointe sur sa gorge.
Un shuriken se plante dans le dos de sa main qui se crispe sur la lame.

Dans l'ombre d'un recoin de la pièce, une voix s'élève.
Voix : Temps est venu pour toi de payer ton insolence !
Saito : Vous avez pris ma femme… mes enfants…

L'homme se relève, ses yeux sont fermés, ses mains sanguinolentes viennent se placer naturellement sur la poignée de son sabre qu'il tient en inverse
Voix : Dis nous où il se trouve et tu auras la vie sauve…

D'un coup d'œil, Saito évalue la situation. Sept ombres autour de lui… plus celles qui ne se sont pas encore révélées.
Saito : Jamais vous ne mettrez la main sur le secret des Homoncules. Vous n'êtes que des chiens au service des militaires !

Un poignard vole.
Une lame tranche l'air.

Le coup vif de Saito dévie la petite lame.
Cette action permet a une des ombres de fondre sur le samouraï encerclé.
La lame droite d'assassin de l'ombre file vers la tête de Saito.
Un éclair.
Un coup de tonnerre.
Le Katana protège son porteur du coup de l'ombre alors que le fin fil encore accroché à la garde du Katana touche délicatement le sol.
Une coupe, une parade.
Une contre attaque, une esquive

Les lames se croisent et s'entrechoquent avec force.
Saito fait un petit bond en arrière qui le sauve d'une lame caché dans le bras de son adversaire.
Les autres ombres ne semblent bouger, et si l'on y ne prête pas attention, elles paraîtraient se fondre dans les ombres environnantes.

Ombres parmi les Ombres…
Saito : Immortels, racontent les gens… Ce soir, je mets votre immortalité à l'épreuve.

Le samouraï baisse sa lame.
La pointe est à dix centimètres du sol et l'ombre qu'il affronte a un mouvement de recul.
Peu impressionnante, cette garde n'en est pas moins mortelle.
L'ombre glisse a droite et a gauche, cherchant un moyen de faire relever cette pointe qu'elle a du mal à cerner.
La lame basse fausse les distances.
La pointe au sol est une menace.
Imperceptiblement, Saito se rapproche de l'ombre qui, a cause ce cette garde, n'a plus de possibilité d'évaluer la distance.

Un sabre fouette l'air.
Le sang sur la lame est éjecté et vient tacher le parquet.
Dans la pièce une personne fait un pas et vacille.


Le samouraï se retourne alors que l'ombre tombe doucement et silencieusement au sol.
Saito : Temps est venu pour vous de rejoindre le panthéon de vos ancêtres !
Voix : … Père… Haruko… elle est…

Dans l'encadrement de la porte, un garçon d'environ dix ans vient d'apparaître.
Voyant le cadavre de sa mère baignant dans son sang, l'enfant pousse un cri avant de se rendre compte que son père tient en main le Katana qu'il avait scellé quelques années auparavant.
Le garçon écarquille les yeux.
Face à son père, une forme.
Une ombre.
Quelque chose de peu naturel.

Une main griffue s'élance vers la tête du garçon.
Celui-ci se jette sur le coté, évitant ainsi les griffes acérées.
Atterrissant violemment dans un des râteliers porte sabre, il pousse un grognement de douleur.
Une ombre fond sur l'enfant qui saisit un Wakizashi, le dégaine rapidement et le pointe vers cette soudaine menace.
Prise dans son élan, l'ombre n'avait même pas pensé à cette éventualité.
S'empalant  sur la lame, l'ombre pose sa main gantée sur l'épaule de l'enfant.
Surpris et choqué par cette première vie que ses mains viennent de prendre, l'enfant réprime un tremblement en pensant aux paroles de son père.
"La peur mène au doute, le doute a la colère, et la colère a la Tour Sombre"

Le jeune garçon essaye de se relever mais l'ombre sur lui l'en empêche.
Une ombre fond vers sa cible.
Un sabre vole.
Une personne se jette sur une autre.
Un cri, un râle.

Poussant  sans ménagement d'un coup de pied la personne gisant au sol. Saito laissant son sabre dans l'ombre, tends la main à son fils.
A ses pieds, deux ombres. Celle que son fils a défait et celle qui a reçu son katana de plein fouet.

L'enfant lève la main et saisis celle de son père.
Enfant : Père ! Votre lame !
Saito : Elle…

Un filet de sang coule de la bouche de l'enfant qui écarquille les yeux.
Saito : … Non !

Dans un coin sombre, une voix surgit.
Voix : Maintenant que j'ai ton attention…

Saito regarde son fils le quitter, impuissant.
Le jeune garçon glisse le long du mur en laissant une traîné de sang.

L'homme hurle.
Voix : Tu n'as plus de sabre… Prépare toi a rejoindre tes ancêtres !

Une ombre s'avance dans la pièce.
Saito saisis l'assaillant de son fils dans lequel est planté son Katana.
Il Projette violemment cette personne sur l'ombre qui s'approche, puis ramasse une paire de Kodachi.
Ces lames courtes ne possèdent pas l'allonge d'un sabre plus classique, mais dans les mains d'une personne expérimentée, forment une défense impénétrable.


Saito effectue un mouvement d'apaisement en se mettant en garde et s'avance vers le milieu de la pièce où gît son épouse.
Saito : Repartez dans l'Ombre ! Vous n'êtes digne du savoir des Golomes !

Dans la pièce, résonne les paroles des ombres, parlant d'une voix comme si elles étaient une seule personne.
Ombres : Donnez nous le Livre…
             Les Etrangers tuent notre monde…
             Avec le Livre, nous tuons les Etrangers…
             Donnez nous le Livre…

Saito observe les ombres resserrer le cercle autour de lui.
L'affrontement est inévitable et les ombres se jettent sur le samouraï comme des loups sur une proie.
Les lames chantent.
Le bruit des sabres s'entrechoquant génère une douce mélodie. Une mortelle musique qui coûtera la vie a celui qui, en une soirée, vient de tout perdre.
Le samouraï entre en transe.
Au milieu de ses assaillants, il danse.

Une sublime chorégraphie qui montre son niveau de technicité, et qui démontre par la même que les ombres ne sont pas des novices.
La paire de Kodachi s'avère être la configuration la plus efficace dans ce type de combat fermé.
La faible longueur des lames interdit a quiconque de pénétrer dans la garde du samouraï, le rendant quasiment invulnérable.

Saito effectue un grand mouvement circulaire.
Les ombres se projettent en arrière et, prenant appui sur les murs, reviennent à l'assaut.
L'homme effectuant un ballet autour du cadavre de sa femme repousse cette nouvelle attaque.
Ses lames semblent prendre vie et contrôler le corps de Saito.

Une ombre s'écoule, et dans sa tête le samouraï caresse l'espoir de l'emporter.
Cette pensée s'évapore comme une pale brume matinale alors que l'ombre au sol se relève…

Le samouraï effectue un long mouvement qui force ses assaillants à se mettre en défense.
Les pièces sont posées.
Le coup imparable.
Saito frappe.
Les ombres reculent a nouveau.

Le temps s'étire et semble s'arrêter et les gens s'observent.

Les ombres semblent jouer la montre.
Saito : Repartez dans l'ombre !
          Je suis gardien des Ecrits Sacrés !
          Détenteur de l'Epée de Cristal !

Une dague vole vers l'homme au centre de la pièce.
Un coup rapide bloque celle-ci qui tombe à ses pieds
Attachée à la petite lame de lancer, une étiquette dans laquelle le Kodachi de la main droite du samouraï vient se planter.
L'homme saisi promptement la petite dague avec son pied, coupe le cordon la reliant a l'étiquette et plante a nouveau celle-ci avec la courte lame de la dague.

Retirant son Kodachi de ce petit papier, il s'écrie.
Saito : Le Feu Sombre ne vous servira a rien ici !

Dehors, un éclair illumine a nouveau la ville alors qu'une pluie diluvienne s'abat sur les habitations.
Soudain, un cri effroyable retenti dans un coin de la pièce.
Une Ombre qui n'a pas participé au combat, continue à palper les murs, passant ses mains griffues sur les parois.
Emettant a nouveau son sinistre cri, elle lève son autre main.
Saito profite de ce moment d'inattention de ses ennemis pour sauter en arrière.
Son bond magistral l'envoi devant un râtelier portant deux sabres.
Il plante son Kodachi au sol, se saisis du sabre du haut et le projette violemment vers l'ombre hurlante.

La lame se plante dans la main gantée de l'ombre qui pousse un autre effroyable hurlement.
L'ombre attrape la poignée de cette lame.
La réaction est rapide et violente et l'ombre s'enflamme.
Le feu dévore promptement sa victime, laissant une cape noire calcinée au sol.

Saito esquisse un sourire de satisfaction alors que de fines lames retournent se dissimuler dans la poignée du sabre planté dans le mur.
Il n'a le temps de prendre un peu de repos qu'une ombre saute sur lui.
Il bloque la lame de l'assaillant et se maudit de ne pas avoir senti le piège plus tôt.
Accroché à la garde du sabre de celui qui vient de lui sauter dessus, une petite étiquette.
Le samouraï tente de se protéger.
L'explosion est puissante et Saito heurte violemment la paroi.
Totalement désorienté, il s'écroule, s'appuyant sur la lame, s'en servant comme d'une canne.

Alors que Saito rassemble ses esprits, les voix reprennent.
Ombres : Donnez nous le livre…
             Pourquoi souffrir inutilement.
             Votre femme le voudrait-elle ?
Saito : … Ma femme… voulait VIVRE !!
« Last Edit: March 03, 2014, 07:51:03 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #109 on: September 19, 2011, 07:17:29 pm »
L'homme se redresse et d'un mouvement de ses mains, change de garde.
La lame droite est maintenant prise pointe en arrière, permettant de frapper dans le dos.
Lentement, il lève la tête. Son regard passe sur le corps de celle avec qui il partageait un rêve.
Ils se disaient qu'ils vieilliraient ensemble.

Saito disparaît.
L'instant est fugace, et un ombre s'écroule, une lame dépassant de son torse.
En tombant au sol, l'ombre se consume et dévoile un Saito dont le visage est méconnaissable.
Quelque chose de maléfique émane maintenant de cet homme d'allure si sereine qui se jette comme une furie sur l'ombre au centre de la pièce.
L'ombre engage le combat et pare chaque attaque du samouraï.
Les lames reprennent leur danse.
Les coups sont précis, et les enchaînements rapides.
Dans sa tête, Saito sait très bien que le moindre relâchement de son attention scellera sa perte.
Tout doucement, il commence à prendre l'ascendant sur cette ombre qui semble être, et de loin, la plus expérimentée.
Le changement de ses yeux semble lui avoir conféré une nouvelle force et des facultés accrues.

Un nouvel espoir !
Les ombres s'approchent du centre, signe que le samouraï commence à dominer le duel et son adversaire est en passe de manger sévère.
Soudain, pour une raison inconnue, les ombres s'arrêtent a quelques pas des deux combattants et se figent.

Saito lance une attaque rapide de ses deux lames.
La parade est fulgurante !

L'ombre contre attaque !
Celle-ci plante un Kunaï au sol.
Saito est vif et épingle l'étiquette sur laquelle des symboles rougeoyants commencent a se dessiner.
Au même moment, il enfonce sa lame dans le cœur de l'ombre.
Dans un hurlement sinistre, celle-ci retire violemment le sabre du samouraï et plante la sienne dans l'épaule de ce dernier.
Saito lève sa lame et la met en contact avec celle de l'ombre, l'empêchant ainsi de progresser plus vers des organes vitaux.
Au prix d'une douleur insoutenable, il se projette en arrière.
La lame de l'ombre a déjà fait son travail, et celle-ci laisse échapper un petit rire.
En reculant, il bute sur le cadavre de son épouse et tombe a ses côtés.

Une quinte de toux macule de sang son kimono.
Saito : … Vous en aurez mis … du temps… a me tuer…
Ombre : Il n'a jamais été prévu de t'ôter la vie…
            Sens tu le poison s'insinuer en toi ?

Le retour du désespoir !
Ecarquillant les yeux, Saito réalise que sans lui, personne n'est capable de lire et comprendre les écrits de Homoncules.
Ils ont besoin de lui vivant !
Sa vue se brouille et ses sens s'affaiblissent.
Dans quelques instants, il deviendra à son tour une ombre, esclave de la volonté de celui qui les manipule.
Le samouraï regarde le sabre a terre aux côtés de son épouse.

Le saisissant à pleines mains, l'esprit embrumé, il murmure.
Saito : Puissiez vous ne jamais connaître le repos… Mon âme ne sera sereine qu'a votre disparition.

Sur ces paroles, le samouraï s'enfonce la lame dans la gorge, la faisant dépasser par l'arrière du cou alors que l'ombre qu'il affrontait se jette sur lui.
Saito meurt en emportant comme dernière vision des ombres brandissant le Livre.
Malgré tout, un grand sourire est dessiné sur son visage….









Vladislas : Nous connaissons cette légende, pourquoi nous la conter, herr docteur ?
Adolf : Mais parce que c'est LA clé ! C'est ce qui explique l'intégralité des évènements inexplicables depuis la naissance de Xelloss…

Victoria se penche en avant, un sourire de carnassier sur la face.
Victoria : Expliquiez nous….
Adolf : Comme vous le savez, via les écrits, votre ancêtre s'est lui-même donné la mort en se tuant avec un Katana.
Vladislas : Pratique courante a l'époque…
Adolf : Ce qui est moins courant c'est que cette lame était sous une vitrine de verre… vous vous rendez compte ?
          A cette époque, une vitrine de cette taille était tout bonnement hors de prix !
          Il fallait que ce soit d'une extrême valeur pour lui offrir un tel écrin…
Victoria : Une lame chère ne justifie pas forcément une vitrine… Il y a autre chose dessous !
Adolf : Vous avez raison, et j'espère que vous êtes bien accroché a vos baloch', pare que c'est  du très très lourd.
          En farfouillant dans les archives et les légendes relatives à cette époque, j'ai trouvé une histoire assez troublante avec un sabre dont la garde représente deux serpents et dont la lame est gravée…
             Vous allez sûrement me dire que des gardes, ca de change.
             Mais si une garde peut changer de lame, une lame ne peut être reproduite a l'identique.
             Et encore moins une gravure sur celle-ci.
             Chaque lame est donc unique et différente de chacune de ses sœurs.
Vladislas : Vous êtes en train de me dire que cette lame renfermait l'esprit de ce Saito et que en coupant Hélène, il a réussi à en sortir pour se réfugier en elle ?
Adolf : C'est ce que j'en déduis, oui…
Vladislas : Mais comment as t'il réussi a transférer son esprit dans cette lame ? Avec quel équipement ?
Adolf : J'avoue que je ne pige pas plus que vous.
Victoria : Le seul essai réalisé à ce jour s'est soldé par un échec…
Adolf : … Un semi-échec, je dirai… Nous avions bien réussi a transférer une partie de l'esprit de Xelloss dans la console de l'AMP.
             Malheureusement, nous n'avions pas su interpréter les données et avions analysé son comportement comme une agressivité due a une défaillance dans le processus.
             Il est fort probable que nous soyons en présence d'une Technologie Perdue…
Victoria : Résumons… selon nos hypothèses, Saito se réfugie dans la lame de son sabre, puis, il réussit sortir et se sert d'Hélène comme hote.
             Là, il reste caché et ne se manifeste que dans le corps de Xelloss…
             C'est bien ça ?
Vladislas : Mais je n'ai pas créé mes armes pour que celles-ci récupèrent la première conscience venue et encore moins pour qu'elles deviennent des curiosités scientifiques !
               Une arme doit être fonctionnelle, pas une vitrine pour utopie scientifique.
               On est pas a la Section 9 ici et je ne suis pas Kusanagi !

L'Homme en Noir décroche un combiné posé sur une petite table.
Victoria : Que faites vous, mon tendre ?
Vladislas : Je fais détruire cette machine défectueuse !
              Je ne peux tolérer qu'une de mes créations soit une énigme.
              Une arme a conscience, et pourquoi pas avec des droits… Imaginez que votre flingue vous dise qu'il trouve injuste de tirer sur tel ou tel cible…
              Cela n'a de sens !
              Il en va de l'honneur de la société et de la famille Metallium !
Adolf : Puis-je me permettre une remarque ?
Vladislas : Soyez concis !
Adolf : Et si Saito avait merdé ?
Victoria : Comment, merdé ?
Adolf : Imaginons deux secondes, que votre ancêtre ait eu une technologie lui permettant de cibler un objet, et d'y transférer son esprit en cas de situation critique…
          Imaginons, que ce procédé lui donne possibilité de cibler un objet inanimé ou une personne…
          Dans le premier cas, il réussit son  action et passe dans la lame.
          Par la suite, il reste prisonnier de cette lame pendant une période…. peut être pendant des temps immémoriaux…
Victoria : Mais comment arriverait-il à sortir de la lame ? Comment se fait-il qu'il n'ait pas contaminé une autre personne avant ?
Adolf : Nous n'avons pas la possibilité de savoir si il est passé de la lame de Saito à Hélène directement ou si il a eu d'autres hôtes…
          Pour le moment, et avec le récit de Saito, ma théorie est que le transfert se fait par le sang.
          Il faudrait une coupure pour permettre l'action…
          Enfin, c'est ce que je pense.

L'Homme en Noir affiche un air de curiosité et raccroche le combiné
Vladislas : Deux questions me viennent à l'esprit…
              Comment as t'on réussi a avoir ce récit, vu que la famille entière a été tuée, et pourquoi Hélène n'a pas manifesté de comportement étrange ?
Adolf : Pour le récit, il nous vient de l'espion de la famille qui revenait de mission et qui parcourait les couloirs secrets lors de l'attaque.
          Beaucoup de maisons étaient truffées d'étroits couloirs secrets qui couraient derrière les parois des murs.
          Je pense que la maison de Saito ne faisait pas exception…
Victoria : Et pour Hélène ?

Sur l'écran de l'holotable, une fenêtre apparaît.
Le jeune garçon qui dessinait dans la chambre de son frère pose son crayon et disparaît dans l'ombre alors que des hommes entrent.
La lumière s'allume.
La lumière s'éteint.
Un homme retire sa main de l'interrupteur et réprime un hurlement de douleur en arrachant de sa main un crayon gris.

Dans la pièce, on murmure alors que le blessé laisse une autre personne rentrer dans la chambre pendant qu'il passe dans le couloir.
Chef : Eric, ça va ?
Eric : … hrrrrrgggg…. il est là ! Putain ! L'ai pas vu v'nir celle là !
Chef : Passez en thermique !
Eric : Je peux reprendre la mission !
Chef : Pas question ! Tu restes a l'entrée et chouf', c'est peut être un piège !
         Activez aussi les osthéo'… ce fumier se paye notre poire !

Le groupe se disperse dans l'immense chambre.
Cent vingt mètres carré de pièce et autant de cachettes possibles.


Vladislas : Bien… bien…
Adolf : Mais pourquoi ne l'a-t-il pas tué ?
Vladislas : Parce qu'un mort on s'en occupe pas…
               Regardez, sur six hommes il y en a deux d'improductifs…

Caché dans l'ombre, je glisse vers une autre position.
Blesser un combattant me permet de réduire le nombre de menaces par deux, car généralement, une autre personne est monopolisée pour l'assister.
Dans ma tête, la voix chantante est toujours là, et bien que je ne comprenne pas les paroles, elles m'apaisent.

Dans la salle de supervision, des yeux se collent aux écrans diffusant les images des caméras nocturnes.
Francis : Hey, Tomm', viens voir !!!

Tommy pose le café qu'il commençait à préparer et vient se placer derrière Francis qui manipule les commandes des caméras.
Francis : Il a remit le couvert !
Tommy : Quoi ? Encore ?
             Mais c'est Belzébuth ce gosse ! Comment sont ses yeux ?
Francis : Comme a chaque fois…
Tommy : Hey, C'est Eric ?
Francis : Oui, il s'en est pris une…
Tommy : Merde ! Pour sa première mission…
Francis : Eh, on est quand même mieux ici qu'a se prendre des coups dans les noix….
Tommy : Ouais, c'est pas faux ! L'boss va encore être furax de voir sa création dézinguer ses gardes.
Francis : On va voir comment se comportent les Oies !
             J'ai beaucoup entendu parler de ces mercenaires, mais les ai jamais vu à 'œuvre…

Alors que dans la salle de supervision, les deux opérateurs lancent les procédures d'enregistrement, Adolf, Vladislas et Victoria suivent avec intérêt la suite des évènements.
Le chef jette un coup d'œil au médecin qui soigne la blessure d'Eric et murmure dans son intercom ses instructions.
Le groupe se disperse dans l'immense chambre.
Un des gardes passe derrière un paravent duquel ressort une ombre.
Un filet de sang passe entre les pieds du panneau central de la structure.


Tommy : Xelloss, un… Visiteurs, zéro !

L'ombre se déplace.
Dans son casque, un des gardes visionne la pièce en couleurs.
Des couleurs spéciales, car plus l'objet est chaud, plus il est rouge, et plus il est froid, plus il tend vers les couleurs bleues.
Soudain, une forme humaine.
Le bond qu'elle effectue laisse le garde sur place.

Je saute sur l'homme et nous tombons au sol.
Le choc est violent mais la chute est supportable
L'épaisse moquette étouffe le bruit.
L'homme porte ses mains au visage en tentant de hurler alors que dans l'obscurité il ne peut détacher son regard d'une paire de yeux d'un blanc profond et oppressant.
Assis sur le mercenaire, les jambes autour de son cou, je maintiens ma main sur sa bouche en retirant de ses yeux deux stylos ensanglantés.

Dans la salle de supervision, Tommy se remet debout et relève son siège.
Tommy : T'as vu cà ? Avec la vision du casque, on aurait dit que les yeux du gosse brillaient…
             Putain ! Ce con a des yeux qui s'allume, t'y crois, ça ?
Francis : Je ne sais pas ce que les gens voient ou ressentent en fixant ses yeux, mais j'ai pas envie d'essayer…

Tommy pousse un soupir, se donne une tape sur la joue et saisis un gros stylo …
Le Technicien s'assois a l'envers sur sa chaise et, accoudé sur le dossier, tenant son stylo comme un commentateur sportif, déclare.

Tommy : Le score est maintenant de Deux a Zéro en faveur de l'équipe locale et Xelloss ne semble pas vouloir donner l'avantage a l'équipe adverse…
             Ah !  Attention, le joueur vient a nouveau de disparaître alors qu'en face, on organise la défense…
             Le suspense est palpable et personne ne sait quelle sera la prochaine cible de ce jeune talent…
             Ah ! Ah ? Revoilà notre champion… il tourne autour du joueur adverse…
             MGNIFIQUE ! Magnifique esquive du coup de paralyseur du défenseur… Xelloss reprend ses positions…
             Mais ? Mais que fait t'il ?
             Mais oui ! C'est bien un passage entre les jambes de son adversaire
             Regardez cette agilité ! Ah ? On me signale que le défenseur s'est fait spoiler de son couteau... Cela lui sera sûrement fatal…

Devant l'air jovial et l'engouement de son collègue, Francis décide de s'y mettre aussi
Francis : Tout a fait Tommy, nous avons affaire a un champion !
Tommy : C'est l'expérience qui parle, regardez ce saut !
Francis : Imparable, le trou dans la garde de son adversaire était encore plus large que Marianne James.
Tommy : Je crois que l'équipe locale va pouvoir accrocher un nouveau trophée a son tableau de chasse…
Francis : Il l'a fait, Mesdames et messieurs ! Il a utilisé le  DeepThroat !
Tommy : Le verdict est sans appel et je crois que la lame dans la gorge du défenseur ne fait que le confirmer…
Francis : Tout a fait Tommy, C'est une bien belle action … Ah ! Le défenseur s'écroule…
Tommy : Remarquez le silence de l'action, je propose un bon Dix huit pour cette action.
Francis : Je vous suis… Il a frôlé le Vingt, mais son adversaire a émit un petit râle et est tombé moins gracieusement que le premier.
Tommy : Quoi qu'il en soit, le score grimpe en faveur de l'équipe locale grâce a ce joueur talentueux
Voix : XELLOSS !!!
Francis : Ah, l'entraîneur sonne le rappel… Je crois que c'est la fin du match…
Tommy : En effet, et le score est de Trois – Zéro pour l'équipe locale.
Francis : C'est sûr, et avec un tel talent dans cette équipe, elle s'assure la pérennité de ses victoires…
Tommy : C'était Francis et Tommy en direct du stade de la Tour Sombre… A vous, les studios !


Dans l'encadrement de la porte de la chambre d'Amar, Adolf attend que je vienne le rejoindre pendant que le chef de la section s'accroupi près d'Eric et du doc de l'équipe dans le couloir.
Doc : Alors ?
Chef : Trois gars séchés ! Jamais vu ça…

Le chef réprime un mouvement de recul en me voyant apparaître sur le pas de la porte, un énorme sourire sur la face.
Regardant Adolf, je déclare tout sourire.
Moi : Les voix ont encore chanté dans ma tête… elles sont si belles.
       Ils ont voulu réveiller mon frère… je voulais pas qu'ils le réveille… Ils ne seront plus malpolis

Le médecin s'accroupi face a moi et me pose une main sur l'épaule.
Adolf : C'est bien… je suis fière de toi… Il faut te reposer maintenant.

Sur ces paroles, je baille a m'en décrocher la mâchoire et tombe alors que l'homme me rattrape en retirant la seringue de mon épaule.
Dans la salle, a quelques étages de là, discutent Vladislas et Victoria.
Vladislas : Bien… bien….
Victoria : …… Tout ce sang…. Je crois que Xelloss est digne d'être un Metallium !
Vladislas : Il en serait digne en effet s'il était mon fils… mais je n'ai pour habitude d'adopter une arme…
              Jamais il ne sera un Metallium, C'est Amar qui deviendra un Metallium et me succèdera a la tête de mon empire a ma mort.
Victoria : Nous avons modifié des zones sacrifiables de son cerveau pour y implanter et développer une intelligence accrue.
             Il n'égalera jamais Xelloss en combat pur mais sa force sera son cerveau et son intelligence, mon tendre.
             Nous avons aussi préparé une solution d'addition pour le cerveau de son futur Avatar…
Vladislas : Je ne vois pas ce qu'il irait faire sur cette planète de sauvages, ma douce…
Victoria : Parce que c'est l'Avenir… la Terre est pourrie, Nous devons chercher un autre monde pour l'élite et repartir de zéro.
Vladislas : Soit ! Je mettrai la ligne de production 24 sur l'élaboration d'une arme pour anéantir ces macaques bleus… On ne pourra rien développer là bas tant qu'on les aura dans les pattes !
Victoria : Je ne sais si c'est la meilleure solution.
Vladislas : Les vivants réclament, se plaignent, revendiquent… Pas les morts…
              C'est universel…

Alors que Vladislas et Victoria mettent au point une stratégie de colonisation de Pandora et élaborent des schémas permettant une suppression éclair des nuisibles bleus, dans un sous sol, Adolf pousse un lit sur lequel est sanglé un enfant.
Il le dépose dans sa chambre et s'en va.
Quelques instants plus tard, tandis que la porte du turbolift se referme sur le médecin, j'ouvre les yeux.


Le médecin pénètre dans le bureau dans lequel sont resté Vladislas et son épouse.
Adolf : Je crois que vous pouvez être fière de votre fils… il a séché trois Oies en a peine cinq minutes… et d'une façon… euh… comment dire…
Vladislas : Noble ?
Adolf : C'est au-delà, même…

Le Médecin s'assois et lance une partie de la vidéo dans laquelle je bondis sur un mercenaire et lui enfonce les crayons dans les yeux.
Vladislas laisse échapper un sifflement d'admiration.
Adolf : Y'a mieux… Regardez bien

Le médecin passe une autre séquence.
Adolf : Le tout se fait en un seul et même mouvement, regardez… Il a choppé le couteau en passant sous les jambes.
          Il saute au visage du garde, passe sa main droite sous la visière pour la relever et en tout en enfonçant la lame du couteau dans la gorge, puis atterrit derrière…
          Notez qu'il n'a pratiquement fait aucun bruit.

L'Homme en Noir, intéressé, se masse la gorge.
Vladislas : hmmm…. j'ai bien fait de ne pas m'en débarrasser… Cette chose va peut être nous servir, tout compte fait…
Victoria : ….. Tout ce sang…. Mais pourrons nous le contrôler ?

Le médecin laisse tourner la vidéo.
Adolf : Je ne sais pas… Pour le moment, il semble m'obéir… Mais pour combien de temps…
          Sinon, avant que nous soyons dérangé par les frasques de Xelloss, je vous exposais ma théorie sur le fait que nous n'ayons rien décelé chez Hélène…
Vladislas : C'est un fait, docteur… Dites nous en plus…
Adolf : Bon, comme je le disais, nous supposons que Saito a la capacité ou technologie pour transférer son esprit dans un objet en cas de problème.
          Cependant, nous ne savons pas sous quelle forme il se trouve dans l'objet, ni si cet état est contraignant ou autre.
          Imaginez un instant, que dans la précipitation il se soit tout bonnement trompé de cible.
          … Qu'au lieu de passer dans le corps de la mère, il se retrouve dans le corps de l'enfant…
Vladislas : Ceci expliquerait les yeux blancs et le personnel qu'il a tué directement après être venu au monde.
Adolf : C'est probable…
Victoria : Mais comment savoir si c'est Saito ou une autre personnalité ? Nous en avons implanté tant…
             Et qu'en est il de la personnalité première ?
Adolf : Pour la personnalité d'origine, je crains bien qu'elle n'ait pas survécue.
         Je pense que Saito a déjà bien "colonisé" le subconscient de Xelloss et que la personnalité première du nouveau-né est, si elle n'a pas été effacée complètement,  dans un niveau bien plus profond de son subconscient…
         La question, est; "avons-nous un quelconque intérêt a retrouver la personnalité première de Xelloss ? "

La Femme en Rouge affiche un énorme sourire de carnassier qui génère un frisson parcourant toute la colonne vertébrale du médecin.
Victoria : … Il me plait, ce Saito…
             Et puis, nettoyer derrière lui n'est pas trop déplaisant….

Adolf prend le grand bloc-notes qu'il a récupéré dans la chambre d'Amar et l'ouvre à une page.
Adolf : Tenez, regardez bien…

L'homme montre un dessin fait de la main d'un enfant.
Le dessin est grossier mais l'on arrive a discerner des gens.
La scène est, malgré les traits enfantin, horrible.
Au centre, se tient une personne, et a ses pieds, des cadavres.
Les organes des personnes sont dessinés hors des corps, et la toile ressemble à une œuvre de Picasso.
Au milieu de ces corps, un enfant dont tout le corps est noir.
Ses yeux sont d'un blanc qui tranche avec le reste, et mettent mal à l'aise
.

Adolf : Ce type de dessin revient assez souvent, même si les lieux et époques changent…
Vladislas : Mon fils aurait il vu Xelloss a l'œuvre ?
Adolf : C'est plus que probable…
Vladislas : Mais pourquoi n'en parle t'il pas ?
Victoria : Peut être pense t'il que ce ne sont que de mauvais songes, mon tendre…
Adolf : Je me pencherai sur la question…

Le médecin fait défiler des pages et arrive à la fin du carnet.
Adolf : Regardez, c'est le dernier dessin de Xelloss…
          Là aussi, on retrouve le même thème… des gens bleus, Avatar ou Na'vi qui se font tuer par des AMP
Vladislas : J'ai eu, par l'intermédiaire d'un ami, des rapports de transmission entre la base Purple One et Pandora.
               Pour le moment, aucune action de grande envergure n'a eu lieu a l'encontre des natifs.
               Il y a bien eu quelques villages de faible taille de détruits pour le passage des machines, mais rien de ce que montrent les dessins de Xelloss…
Victoria : Il semblerait qu'il ait accès a des informations que même nous, n'avons pas….

L'Homme en noir lève un sourcil interrogateur.
Vladislas : Docteur, tentez de fouiller dans sa tête, je veux savoir d'où il tire ces infos… est-ce seulement des dessins, ou ont-ils réellement un sens.

Adolf opine du chef en tournant les pages.
Vladislas : Comme je le disais, après que vous m'ayez montré les premières images, j'ai contacté mon chef du renseignement, et pour le moment il n'y a eu d'attaque d'envergure sur Pandora…
Adolf : De quand datent les infos ?
Vladislas : Un peu plus de  deux semaines… c'est encore tout récent.
Victoria : Et si Xelloss pouvait voir des choses qui ne se sont pas encore produites ?

Dans la pièce, un petit silence.
L'Homme en Noir et le médecin se regardent.
Vladislas : Personnellement, je ne crois pas les dons de voyances possibles…
Adolf : Pour ma part, je n'ai jamais cherché à savoir si c'était scientifiquement démontrable… mais je peux mettre une équipe dessus…
Vladislas : Ce n'est pas la peine, pour le moment…
              J'aimerai que vous planchiez sur les futurs résultats concernant Xelloss.
Adolf : Quels types de résultats ?
Vladislas : Venez, je vais vous montrer…

Le groupe sort de la pièce alors que les murs amovibles retournent se cacher dans le plafond.
Le turbolift principal se stabilise, et sur l'écran, on peut lire "-7"
Vladislas : J'ai fait refaire a l'identique la pièce de Xelloss au -7, une entrée, une sortie…

Le groupe arrive à une zone de contrôle et le garde laisse passer les gens en les saluant.
L'immense sous sol  aménagé en place d'entraînement, et parsemé d'obstacles divers et variés.
Au centre et a chaque angle, des miradors accessible par un réseau de souterrain partant de la salle de contrôle située au dessus de la grande porte d'entrée.
Au fond de ce hangar, une porte un peu spéciale.
La serrure utilise l'ADN pour autoriser ou non l'accès, garantissant une fiabilité supérieure à une serrure classique.
Vladislas pose la main sur le capteur qui lance une analyse
La serrure émet une série de bips et cliquetis.
Serrure : Accès autorisé… Bonjour, Mr Metallium...

L'Homme en noir ouvre la marche et guide le groupe dans une petite salle remplie d'écrans.
Vladislas : En voyant ce dont est capable mon arme, je me dis qu'un surplus de sécurité n'est ridicule…

Il appuie sur une commande qui lève les murs de la salle, révélant ainsi une pièce plus grande.
Au centre de cette pièce, une cage de verre.

Les murs sont si transparents que l'on finit par les oublier.
Vladislas : Une cage d'une qualité exceptionnelle, de l'intérieur, il est tout bonnement impossible de voir l'extérieur.
               Sauf, bien sur, si je désactive l'opacité…

Sur un écran, une tête non Humaine attire l'attention du médecin qui lève un sourcil inquisiteur.
L'homme ne met pas longtemps à faire le rapprochement entre la tête dans l'écran et la caisse dans un coin de la cage de verre.
Adolf : Ne me dites pas que vous avez acquis un spécimen ?
Vladislas : Pourtant, votre sensation ne vous trompe pas, mon cher docteur… c'est bien une de ces créatures.
Adolf : mais nous n'avons pas été informé…
Vladislas : Elle est arrivée tôt dans la matinée… Et maintenant, j'aimerai mesurer l'efficacité de ma création face à cette chose.
Victoria : Mon amour, si Xelloss tue la chose, pourrais-je goûter de son sang ?
Vladislas : Mais faites, je vous en prie, ma chère…
Adolf : Vous avez conscience que si cette chose est adulte, Xelloss va se faire bouffer ?
          Il y a un tel écart de force…
Vladislas : Si il perd face à ce premier véritable ennemi, c'est qu'il n'était pas opérationnel… Et je ne commercialise pas des produits défectueux !

Vladislas active une commande, et un voyant s'allume sur  la console principale.
Dans la cage de verre, la porte de la caisse s'entrouvre, laissant l'air ambiant se mélanger a celui de l'intérieur de celle-ci.
Le petit module de gestion d'air sur le dessus de la caisse s'arrête et son ventilateur ralentit.
La porte tombe lourdement au sol.
Un sifflement grave monte vers les aigus.
Un bip retentit et l de multiples arcs électriques parcourent la caisse.
Au fond de celle-ci, un hurlement
Dans la caisse, la créature, réveillée de manière brutale est maintenant en furie et hurle a nouveau.

Au même moment, allongé au sol de cette grande cage de verre, mon sort n'est guère mieux.
Un trou dans le plafond apparaît et une petite tourelle en sort.
Elle se tourne vers l'enfant inconscient sur le sol et lance trois dards puis remonte.
Les trois aiguilles se plantent et sifflotent.
Le sifflement s'arrête et des spasmes parcourent le corps de l'enfant.


Adolf : Le réveiller avec un électrochoc… c'est peut être brutal, non ?
Vladislas : Je ne veux pas qu'il se réveille en douceur… il a un combat à mener.
« Last Edit: September 23, 2012, 06:54:48 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #110 on: September 19, 2011, 07:17:56 pm »
Allongé au sol, le corps parcouru de crispations musculaires dues aux chocs électriques, je hurle et feule.
Dans la caisse, deux yeux jaunes m'observent me lever.
Dans la tête de la créature, je suis responsable de ses souffrances.
J'ai a peine le temps de me remettre de ce réveil brutal qu'une furie me bondit dessus alors que la pièce dans laquelle je suis s'obscurci.
Ma visibilité presque nulle je tente de comprendre ce que m'arrive sur le coin de la tronche.
Encore dans le cirage, j'esquive maladroitement et m'envoie violemment contre la paroi de verre.
La créature s'élance vers moi en feulant.
Dans la pénombre, je distingue une forme, une chose qui, pour moi doit être une panthère ou un grand félin.
Ses mouvements sont vifs et précis et je sens que la créature a une dent contre moi.
Mais pourquoi ? J'lui ai fait quoi, moi ?
Me mettant au raz du sol comme un chat, je scrute mon environnement afin d'y déceler une arme potentielle.
Rien !
Absolument aucun bâton ou autre truc qui me permettrai de me défendre contre cet adversaire inconnu.
La chose est aussi tapie au sol et feule a nouveau en me sautant dessus
Je fais un bond rapide en arrière.
La douleur est violente et me rappelle que mal estimer son environnement peut être une erreur lourde de conséquences.
Je viens de m'envoyer violemment le dos dans le mur et pousse un râle de douleur.
Je n'ai pas le temps de reprendre ma respiration que je sens son poids sur mon corps m'atterrissant dessus.
Sa force est considérable et l'animal me saisis l'épaule gauche et me soulève en me plaquant plus fort contre la paroi.

Haarrrrggg…
D'un mouvement rapide du bassin, je me contorsionne, et prenant appui sur son ventre, passe par-dessus sa tête.
Posant mes pieds de chaque côté de sa tête, je me propulse loin de cette chose.
La créature est vive et se retourne aussi sec.
Dans mon dos, une déchirure.
Une douleur.
Je hurle et feule en me ramassant au sol.
La chose vient de me mettre un coup de griffe magistral qui m'envoi tutoyer mon seuil de résistance a la douleur
C'est un vélocyraptor que j'affronte ou quoi ?
Sa griffe… mon dos…

Je passe la main dans mon dos, par la grande déchirure de mon tshirt.
Un liquide chaud, du sang… Mon sang
Je fais un pas en arrière, feule et hurle.
Dans ma tête se mêle douleur et rage alors que je tends l'oreille pour tenter de trouver cette voix chantante qui m'apaise tant.
… Et puis sa patte… elle m'a attrapé et saisit ! C'est quoi c'te bestiole !
L'ombre en furie me saute a nouveau dessus en prenant appui sur le mur.
J'esquive a nouveau.
Une patte fonce directement sur moi, me saisis la tête et me projette violemment contre la paroi.
La réception est catastrophique et j'entends mes os craquer.
Cette chose a des mains !!! Des mains !!!
Et sa force…

Sonné et le corps endolori, je mer relève tant bien que mal, poussant la table que j'ai entraîné dans ma chute.


Adolf : Il va y rester, vous savez… Au corps a corps contre ces choses, on ne peut pas lutter.
Victoria : Alors qu'il meurt au moins dignement !! Il ne combat pas, là… Il fuit.
Vladislas : Un Metallium ne fuit pas, ne se rends pas… Il meurt en combattant et garde la tête haute face a la Mort !
               Où est passé le Xelloss qui met à mal mes gardes et les Oies ?
               Ma douce a raison, cette chose ne cherche même pas à combattre.
Adolf : Ce ne serait pas a cause du changement d'air ? Vous avez changé l'air pour que son adversaire puisse respirer correctement ?
Vladislas : Non, l'air n'a pas été changé, elle tient une bonne demie heure avant de perdre ses facultés motrices.
              Ce n'est pas l'air qui bloque Xelloss, c'est autre chose.

Dans la cage de verre, je distingue l'ombre plaquée au sol.
Dans un mouvement lent, elle se relève un peu.

Bon, ça tiens sur ses pattes arrière.

La créature feule a nouveau et se jette sur moi.
J'esquive de justesse un magistral coup de griffe et bouge rapidement pour éviter les suivants.
Pendant quelques secondes qui me paraissent des heures, nous dansons…
Une danse endiablée qui se soldera par ma mort si je relâche un tantinet ma concentration.

La chose se replaque au sol et me tourne autour.
J'ai l'impression d'être un bout de viande que lorgne un requin, et même si je n'ai jamais approché de requin ailleurs que dans des livres, je me dit que les victimes de ces animaux ne devaient pas en mener large…
La créature se dresse sur ses pattes arrière et je prends la mesure de l'inégalité de cet affrontement.
Oula !  C'est pas bon…
C'est humanoïde, ce truc.
Et ça a une dent contre moi.
Chui dans la merde.


Je regarde la forme dans la pénombre.
Elle doit bien faire la moitié de  la taille du mur, et celui-ci haut de six mètres.
Ca fait ses bon 2,5m ce truc… C'est quoi ?
Son bras droit ne semble pas être pourvu de main ou de doigts.
A la place, une griffe recourbée.

La créature  fait un pas en s'approchant de moi en faisant disparaître sa main droite dans son dos.

Je fais un pas en arrière et feule vers cette chose qui semble bien décidée a me faire la peau.
Moi : Si tu crois m'avoir comme ça… va falloir me prouver ta détermination !!!

Je me remet en position de défense et me dit que la voix qui chante dans ma tête a sûrement décidé de me laisser crever.
Moi : APPROCHE !!

La chose se jette sur moi et sans même avoir eu le temps de réfléchir a une action, me saisis et me colle au mur avec une force herculéenne.
Je hurle de douleur en tentant de la faire lâcher prise.
La créature me saisis par le cou et me hisse dos au mur.
Je tente de lui donner un coup de pied pour me dégager, mais sa main droite me plaque les cuisses sur la paroi.

…. Ca a des doigts aux deux mains…

Sa tête viens se coller a la mienne et j'écarquille les yeux de surprise.
Cette chose a clairement une tête de chat, si on excepte l'absence de poils, de moustache, et aussi que ses oreilles sont bien plus longues.
Cherchant de l'air, j'écarquille les yeux et percute.
Cette créature ressemble a celles que je dessine quand la voix chante dans ma tête et que mes mains bougent d'elle-même sur les feuilles.

La créature me feule au visage et hurle
Créature : TSPANGYUUU

Ca parle…
Ma voix est sifflottante tant le manque d'air est fort.
Moi : Je… comprends…. pas…

La créature serre encore plus fort mon cou.
Derrière son dos, apparaît une grande griffe sur laquelle je percute de suite.
C'est une dague !
Mais elle a trois bras ?
La dague s'approche lentement de ma tête et je réalise que c'est sa queue qui la tient…
Ho, non…. ça pue là !!!
Hey ! La voix ! Si t'es là, magne toi !!

La dague disparaît derrière le dos et se matérialise sur le flanc de la créature.
Le mouvement circulaire est rapide et la lame arrive avec vélocité vers mon abdomen.

Dans ma tête, le vide.
Plus un son.
Plus un bruit.

Soudain, une note.
Elle est forte.
Elle me fait vibrer de l'intérieur.

Mes mains se placent sur la trajectoire de la lame courbe et saisissent le bout de la queue qui tient la lame, déviant celle-ci.
Le coup mortel évité, je saisis la lame en faisant tourner celle  ci pour que la queue lâche prise.
Un battement de paupière plus tard, la lame courbe est posée sur le cou de la créature alors que dans ma tête résonne une douce mélopée.

La main droite qui tenait mes cuisses monte directement vers la lame pour reprendre son bien.
Mes jambes libres, je plaque mes pieds sur le ventre de la créature et pousse de toutes mes forces.
La poussée fait faire un pas en arrière a la créature qui se laisse tomber sur le dos.
Erreur.
Je réalise que cette chose sait y faire.
M'entraînant dans sa chute, la créature me lâche a mi course.
Dans le même mouvement, elle se retourne et se retrouve au sol, sur ses pattes arrière, de nouveau prête au combat.
Pendant ce temps, je fais un vol plané magistral qui m'envoie vers le mur opposé.
Je me réceptionne sur la paroi.
L'espace d'un moment, on aurait dit que la gravité avait changé et que j'étais a quatre pattes au sol et non contre ce mur.
Apres ce court instant, je prends une petite impulsion qui me ramène sur le plancher des vaches.
La créature feule alors que face a elle je tiens sa dague.
Dans ma tête, la mélopée m'apaise et malgré que je ne comprenne pas les paroles je ressens une sensation de sérénité alors que je joue avec la lame courbe.
La créature saute a nouveau vers moi, je l'esquive en me jetant sur le côté.
Sa réaction est toujours aussi rapide, et prenant appui sur le mur, elle effectue un autre saut.
Une nouvelle esquive, un nouveau saut.
Le jeu du chat et de la souris dure cinq bonnes minutes et malgré le fait que j'aurai pu attaquer, je suis encore et toujours en défense, me limitant a des esquives.
Dans ma main, la dague à la lame tournée vers l'arrière, ce qui n'est pas forcément la prise la plus agressive qui soit.
Dans ma tête, cette sensation de ne pas vouloir combattre.
Cette sensation que cette chose n'est pas mon ennemie et que lui faire du mal serait tout bonnement inutile.
Alors que je tuai les adultes en armes dans les couloirs, je ressentais une joie sans fin, comme si une autre personne dans ma tête prenait du plaisir à les voir souffrir.
Maintenant cependant, la sensation est différente et je ressens de la peine pour cette chose qui n'a définitivement rien d'Humain et qui doit être loin des siens.
En moi, un sentiment de haine grandit et devient de plus en plus fort.
Ce n'est pas contre cette chose que ma haine est dirigée, mais contre les gens qui l'on emmené ici.
Je regarde cette créature me sauter à nouveau dessus et esquive encore une fois.

Au fond de moi, je commence à comprendre.
Aussi loin que remonte mes souvenirs, j'ai toujours combattu et me suis toujours entraîné.
Je n'ai jamais eu de pièce avec un lit et des meubles comme celle de l'enfant dans laquelle je vais dessiner.
Entre deux assauts de la créature, je repense à cette vie, ma vie, et réalise que cette chose n'est sûrement qu'un cobaye.
Une chèvre que l'on jette a une bête pour voir ce qui va se passer.
La créature se plaque au sol et, décidément bien remontée, me tourne autour, réfléchissant sûrement a une méthode pour reprendre sa dague.

Je décide de rester statique et tourne juste la tête pour ne pas la perdre de vue.
Une autre attaque sautée.
Une autre esquive.

Quelque chose cloche !

Sa vitesse et sa réactivité semblent s'être fait la malle et ses sauts semblent de moins en moins vifs et précis.
Il me faut en avoir le cœur net.
Dans mon esprit, le chant continue et une sensation étrange apparaît.
La créature me saute dessus et me saisit à la gorge avec sa main gauche, me plaquant au mur a nouveau.
Le choc me semble moins brutal, sans doute parce que mon dos et mon corps crient déjà douleur depuis bien trop longtemps.
La dague dans ma main gauche, je porte la droite a mon cou et tente d'enlever un des doigts.
Je saisis le plus petit des doigts de la créature avec une facilité déconcertante.
C'est pas normal… elle a plus de force…
Je m'attends a tout moment de voir a main droite de la créature aller chercher sa lame.
Ses membres étant bien plus long que les miens, et sa force, supérieure, elle n'aura pas de difficulté a me la reprendre en me broyant la main si nécessaire.

Quelque chose cloche !!

Son visage est différent, et malgré la rage qu'il affiche, il me semble discerner aussi de la frustration.
Pour une raison qui m'est inconnue, j'ai la vague impression que cette frustration ne m'est pas destiné.
La main droite de la créature file vers ma tête.
Le choc est puissant, à l'image de la force de cette créature qui feule puissamment.
Plaquée contre le mur, a quelques centimètres de ma figure, se tient la main qui aurait du m'écraser le visage, alors que celle qui me serre le cou perd de sa poigne.
Le visage de la créature est différent, et j'ai bien l'impression qu'elle me tient car je suis juste là, et qu'elle s'appuie contre le mur sans plus trop penser a la petite chose qu'elle tient dans sa main.

Son visage a une dizaine de centimètres du mien, J'entends sa respiration sifflante.
Ce n'est plus cette respiration agressive qu'elle avait au début.
Dans la pénombre j'ai l'impression d'être observé par un gros félin.

La créature me lâche, et fait quelques pas en arrière, puis porte les mains a sa gorge.
Je comprends rapidement que quelque chose ne va pas.

Dans le plafond, la trappe ronde s'ouvre a nouveau et la petite tourelle sort a nouveau.
Se tournant vers la créature, elle émet deux claquements puis retourne se cacher dans son trou qui se referme aussitôt.

Un sifflement caractéristique se fait entendre, et la créature tombe au sol, parcourue de spasmes alors qu'une faible lumière apparaît, baignant la pièce dans une pâle lueur froide et fantomatique.
Je me précipite sur la créature alors que dans ma tête la musique semble perdre de sa sérénité.
Allongée sur le dos, la créature est secouée de spasmes et de convulsions venant par périodes.
Je ne met pas longtemps a faire le lien entre les deux aiguillons plantés dans son ventre sous sa poitrine.
Mais… c'est une femelle… bleue…
Une humanoïde filiforme avec une sérieuse tronche de chat.
Comme sur les dessins…
Mais… j'me battais contre un chat, là…

Quelque chose attire mon regard.
La forme est parsemée de petits points bleus qui brillent comme des étoiles.

Dans ma tête, la voix chantante semble différente, et j'ai le sentiment que si une personne entrait maintenant, je la tuerai très très lentement…
La créature me regarde et feule.
Un feulement faible, sans force, sans convictions.
Je saisis les deux aiguillons et hurle.
La créature me serre les bras.
Je hurle et arrache les aiguillons en poussant un autre hurlement.
Le choc électrique qui m'a arraché le premier hurlement n'est rien comparé a la sensation de douleur extrême que j'ai ressenti après avoir arraché les dards, quand ses mains se sont crispées sur mes bras.
… a d'la force, l'aut', là !!!

La créature me regarde et me feule encore dessus, puis se relève maladroitement tandis que je rassemble des forces pour chasser la douleur de mes membres endoloris par les chocs électriques.
Elle tombe lourdement au sol et tente de ramper.


Dans la salle annexe, Vladislas ordonne a un technicien de faire sortir a nouveau la tourelle.
Technicien : La créature va mourir, ses signes vitaux sont dans le rouge.

L'homme, aux commandes de la console, désigne un petit écran dont les graphiques et autres données sont toutes dans les zones critiques
Vladislas : Si cette chose doit mourir, eh, bien soit !  allez y !
Technicien : Mais, monsieur…

Le technicien n'a pas le temps de finir sa phrase que l'Homme en Noir le saisis par le haut du col et l'envoie violemment contre le mur de derrière.
Un craquement sinistre se fait entendre au moment où celui-ci heurte le mur.
Vladislas : Inutile chose !

Se retournant vers son épouse, il lui demande a quand remonte son dernier repas.
Victoria : Quelques heures, mon tendre… je commence a me sentir affamée si vous voulez savoir…
Vladislas : Madame est servie…

Regardant le technicien se relever doucement et boiter en s'appuyant au mur, l'Homme en Noir lui jette un regard de mépris alors que sa femme s'approche du malheureux…
La Femme en Rouge saisis l'homme par la veste, et le plaque contre le mur avec une violence inouïe.
Victoria : Rien ne vaut un bon cru de trente ans prélevé directement a la gorge…

Le technicien hurle alors que l'Homme en Noir prend sa place et lance la commande de la tourelle.
Dans la pièce, le trou au plafond apparaît encore.
La tourelle descend et se tourne a nouveau vers la créature.
Trois détonations.
Un saut.
Une douleur.
Un hurlement.

J'atterris lourdement jute à côté de la créature en hurlant et feulant.
Mon corps est parcouru de spasmes et la douleur insoutenable.
Je lâche la dague de la créature et  perds connaissance…


Une douce musique.
J'ouvre les yeux.
Mon corps n'est plus qu'une immense douleur et je fais jouer les muscles de mon dos pour tenter de savoir où sont les dards qui m'ont mis dans cet état.
Rien.
Aucune sensation.

Je tourne la tête, regarde au sol, et vois six aiguillons à côté de la créature.
Celle-ci est allongée sur le dos et ne bouge plus.
Mon corps me fait mal mais je me met a genoux a côté de la grande tête.
Les yeux de la dame bleue sont ouverts, et la vie semble s'y accrocher uniquement par habitude.
Ses oreilles sont pliées et sa queue fait de petits mouvements spasmodiques alors que sa poitrine se soulève pour tenter de respirer.
Dans ma tête, c'est la joyeuse confusion et je n'arrive pas a comprendre pourquoi cette chose si vivace il y a peu est maintenant a l'article de la mort.

Un bip faible retentit.
Il est bref mais je percute.
Me relevant en titubant, je saisis les chevilles de la dame et la tire vers la caisse.
Son poids m'impressionne, et malgré sa taille impressionnante, elle est relativement légère.
Je la pousse tant bien que mal dans la caisse, et remonte la lourde porte.
Un bip se fait entendre et un ventilateur se met en fonction.
Sur le côté de la caisse, un petit écran s'allume.
Bien que je n'y comprenne rien, il me semble que le bloc au dessus de la caisse serve pour l'air car sur l'écran, c'est marqué "atmosphère extérieure" dessus une aiguille.
D'autre noms possèdent aussi leurs aiguilles qui, dans se déplacent lentement de zones rouges a des zones vertes.
Sur les côtés de la caisse, des trappes.
Je les ouvres et dévoile des fenêtres vitrées.
Ce sont en fait de volets servant à isoler de la lumière extérieure, ils sont maintenus par des charnières amovibles que j'enlève rapidement.
Je jette les tiges des charnières en tenant les petits volets par leur poignée, comme de petites valises.

Dans la boite, ça bouge… ça semble reprendre vie.
Je plaque ma tête contre une des vitres et regarde la dame bleue se réveiller dans une boite bien trop petite pour elle.
Réalisant qu'elle est a nouveau enfermée, elle frappe rageusement la vitre, feulant et me montrant ses dents…
Ne jamais la laisser me mordre !!!
Je pose ma main sur la vitre, la désignant et me saisis la gorge de l'autre main.
Ouvrant la bouche, je mime l'étouffement en continuant de la désigner.
L'Humaonïde se calme et semble comprendre ce que je veux lui dire.
Elle commence a me parler, mais même si son parlé est lent, je ne comprend absolument rien.
La seule chose que je peux affirmer c'est que sa langue est agréable a l'oreille et qu'elle a beaucoup de sons qui ressemblent a ceux des chants dans ma tête.

Dans la pièce, un bip émis par la porte.
Celle-ci coulisse et deux gardes entrent.
Dans ma tête, la voix chantante qui était devenue un murmure reprend en intensité.
Mon visage change et la dame esquisse un recul de la tête en voyant ces yeux marron perdre leur éclat et devenir totalement blanc.
La porte se referme alors que les deux hommes se séparent pour me prendre en tenaille.
Ils ont sur eux une tenue que je n'avait encore jamais vu.
Des lignes lumineuses partent de leurs épaules pour se terminer sur leurs mains.
D'autres parcourent leur torse.


Adolf : Ils viennent d'arriver aujourd'hui et vous les envoyez chercher Xelloss ? Comme ça ?
Vladislas : Je le sais…
Adolf : Ils n'ont même pas assisté au combat…

Le médecin affiche des données sur l'écran de sa console portable et les présente a l'Homme en Noir.
Adolf : Vous êtes conscient que malgré leur tenue, vu l'état dans lequel est Xelloss, ils vont se faire hacher menu menu ?
          Regardez… Les courbes de l'autre sont en pleine expansion… il supplante Xelloss et le grignote encore plus…

Vladislas touche l'écran qui zoome sur un graphique.
Vladislas : Il en est a sept point trois… j'escompte bien le faire monter a dix aujourd'hui.
Adolf : Vous êtres cintré… Dix ? A ce niveau, s'il réussissait à s'échapper, c'est tout le complexe qui serait tué…
          Quand la voix de Saito résonne dans sa tête, il semble bien que Xelloss devienne juste une marionnette.
Vladislas : C'est le Marionnettiste qui m'intéresse, dus-je tuer cet enfant attardé pour l'en extraire.
Adolf : Vous avez le Syndrome du Bouffon, ma parole, vous courez après votre propre Bouffon…
Vladislas : Nous y sommes presque, et je suis a l'aube de développer une arme totalement novatrice.
              Imaginez une section d'enfants ayant les capacités combattantes de ce prototype, ce Saito…
              Imaginez la réaction des ennemis…
Adolf : Si nous le poussons au maximum et qu'il atteint le Dix, c'est a l'ESWAT qu'il faudra faire appel…
Vladislas : Je connais personnellement le directeur de la société Olympus, et je dispose quand je le souhaite de quatre unités de l'ESWAT.

Le médecin jette un coup d'œil en arrière vers le cadavre du technicien et le radieux sourire de la Femme en Rouge s'essuyant les lèvres.
Sur sa tablette, un indicateur vient d'exploser tous les records.

Dans la pièce, les volets de la caisse dans les mains, je bondis vers la porte.

En quelques bonds, j'arrive a destination.
Garde 1 : Allez, gamin, reste sage et t'auras un bonbon…

Ignorant ces paroles, je saisis la table et la pousse violemment vers la porte.
Un volet vole et frôle la tête de l'homme que je visai.
Dans la salle a côté, un autre indicateur dépasse aussi sa dernière valeur max.

Mon projectile s'écrase sur la vitre blindée de la cage qui me retient prisonnier.
Le deuxième garde active son arme paralysante et s'approche de moi.
Dans ma tête, la voix chante plus fort, et je regarde mes membres bouger tout seuls.
Un autre volet vole.
Le garde l'évite facilement et se dit que pour même pas dix ans, je me débrouille pas mal.
Le choc est brutal.

L'homme tombe au sol en se tenant la gorge.
Moi : Le cou… c'est jamais protégé….

L'autre garde verrouille sa gorgerine et abaisse la visière de son casque.
Dans sa tête, il se dit que le garçon serait parfait dans son équipe.
L'homme analyse la situation passée et ne peut que siffler d'admiration.
Juste après avoir lancé le premier volet vers son collègue, le deuxième avait suivi.
Totalement caché par le premier, l'homme ne pouvait pas sentir ni voir le deuxième projectile lui foncer dessus.
En tombant au sol, il revoit l'action comme au ralenti.
La plaque projetée par ce gosse de sept ans qu'il évite en baissant la tête.
La stupéfaction de voir une deuxième plaque juste en dessous de la première, et cachée par celle-ci.
Le choc sur sa gorge et la perte de son équilibre.
Le poids de l'enfant lui sautant dessus.


Jackson, l'autre garde active son arme paralysante et me crie de me tenir tranquille sans quoi je recevrai une fessée maison.
Jackson : Enlève toi de Cédrik ! tout de suite !

Assis sur le corps de l'autre garde je ricane doucement.
Jackson écarquille les yeux en voyant la dague de la dame bleue dans ma main gauche.

Je pose la pointe de cette longue lame courbe sur le ventre de son collègue et appuie fort.
Jakcson : NON !

L'homme se précipite sur moi alors que la lame glisse sur le revêtement de l'étrange armure légère de son coéquipier.
Roulant sur le côté j'évite une main qui tente de me chopper par le cou.

Me mettant au raz du sol, je fait un grand sourire a cet homme.
Jackson : Allez, viens, tu est un enfant sage…

Mon sourire s'efface.
Je feule


Dans la salle, un technicien appelle le médecin. Sa voix est tremblante et la peur s'insinue en lui.
Technicien : Monsieur… je… venez voir…
Adolf : Gut ! Je lui donne pas dix secondes…

Le médecin se retourne vers l'Homme en Noir qui regarde avec intérêt mes assauts contre un garde bien plus fort et plus âgé que moi.
Adolf : Venez voir.... Ceci devrait vous intéresser…
Vladislas : C'est ici  que c'est intéressant…

Adolf tapote l'épaule du technicien pour le rassurer et se dirige vers la vitre les séparant d'un homme aux prises avec un enfant enragé.
Vladislas : Regardez ses sauts, ses attaques, ses mouvements et dites moi que vous avez déjà vu un gosse de set ans faire ça avant…
Adolf : Il me faudrait plus de données mais je pense que…
Vladislas : D'autres données ne seront pas nécessaires… J'en vois assez pour comprendre qu'a chaque fois qu'il est dans cet état, c'est ce Saito qui pilote…
              Il me le faut… Donnez moi cet homme !  C'est tout ce qui compte !
Technicien : Monsieur… Il… Il a passé au dessus de vingt deux… Il…

Adolf affiche la donnée que lui envoient les sondes dans mon corps et reste bouche bée alors que, Victoria et Vladislas regardent avec un intérêt tout particulier l'intérieur de la cage de verre.
Victoria : Il est puissant… ça me plait !
Vladislas : Xelloss ou l'homme a l'intérieur, ma tendre ?
Victoria : L'homme, dans son corps… Xelloss n'a pas le droit de vivre… il est faible et inutile, mon amour…

Dans la pièce de verre, Jackson commence a se poser des questions et se demande si lui et son coéquipier n'ont pas servi de cobayes pour une macabre expérience avec ce petit démon.
Il repousse a nouveau une attaque de l'enfant et se dit qu'il va finir par se faire sécher s'il ne réagit pas vite.
Son geste est vif.
Le mien l'est tout autant !

D'un mouvement rapide de ma main gauche, je dévie le couteau de lancer avec la longue dague.
Celui-ci vient heurter le petit panneau de commande de la boite dans laquelle la dame en bleu se tient, le museau collé a la vitre, observant le combat.
Je saisis le bâton paralysant du garde au sol et bondit sur celui qui me fait face.
Dans ma tête, le chant devient plus fort.
Mon saut m'envoie directement vers la gorge de mon ennemi.

Son bras est plus long que le mien et dans un seul et même geste, il me chope a la gorge et me plaque contre le mur.
Jackson : Fini de jouer !

Je me contorsionne et enroule mes jambes autour de son bras, bien décidé à le lui briser.
Quelque chose que je n'avais pas pu imaginer se produit.

Le bras de l'homme semble se renforcer et devenir plus dur.
Jackson : T'es qu'un gosse…

L'armure légère de l'homme et de son collègue, un prototype des laboratoires Metallium, est la toute première dotée d'une intelligence lui permettant de s'adapter aux situations.
Celle-ci vient de déterminer que la pression exercée sur le bras allait le briser, et pour offrir une meilleure protection, elle s'est renforcée.
Vladislas : Regardez bien, docteur… tout ceci est très instructif…
               Nos deux cobayes sont équipé avec DARWIN, une armure réactive qui va changer le cours des guerres…

Ne me laissant pas démonter, j'active le système paralysant et colle le bâton contre le torse de l'homme.
Le craquement de l'arc électrique fait monter la luminosité des bandes.
Le retour est violent et j'ai l'impression d'avoir mis directement les doigts dans une prise.
L'armure vient de me renvoyer le choc de l'arme, amplifié.
La tétanie laisse place a une onde de douleur.
Je hurle en tentant de faire monter le bras que tient la dague.

L'homme arrache celle-ci de ma main affaiblie et la jette derrière lui.
Jackson : J'vais t'buter, t'entends ? J'vais t'faire couiner comme un gros porc !
Moi : Viens… Viens … Regarde… moi…

Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

Offline xelloss

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #111 on: September 19, 2011, 07:19:58 pm »
L'homme ayant saisi un couteau se tétanise, son regard se fige et son visage se crispe.
Regarde les yeux !!!
Tout a coup, son visage se fige de surprise, il lâche le couteau et porte la main a sa gorge.
Quelque chose dépasse.
Quelque chose de tiède
Il veut hurler mais aucun son ne sort de sa bouche.
Je réalise que ce qui lui sort de la gorge est la lame de la dague de la grande dame bleue.
J'enlève mes jambes de son bras et tire sur ses doigts pour me libérer de son emprise.
La grande dame le projette violemment contre un des murs de la pièce.
Debout, adossé au mur, je me remets du manque d'air et du choc électrique.
Face à moi, la dame en bleue replace sa dague dans son fourreau.
L'espace d'un moment je me demande comment un être aussi grand et aussi fort a pu être capturée.
La réponse se présente d'elle-même alors que je regarde le bâton paralysant.
Arrivant a mi cuisse de cette personne, je me rends compte qu'elle est vraiment grande.
Elle s'accroupi pour se mettre a mon niveau et pose une main sur mon épaule


Femme : Lefpomtokx lu ?

Mes yeux perdent leur blanc pour redevenir normaux.
C'est pas des doigts… C'est des tentacules…


Moi : Je comprends pas…

La dame me saisis la tête et la tourne dans tous les sens.
En l'espace de quelques secondes, j'ai l'impression d'être un patient chez le médecin.
Apparemment rassurée elle me fait un sourire.


Femme : Tam tam…

Bon, c'est trop facile alors c'est sûrement pas ça… "tam tam"… Je doute qu'elle veuille un tamtam
Je lève le pouce en souriant, me disant que si elle aussi a des doigts, ce signe qui montre que tout va bien doit être universel.
Elle regarde le plafond et dresse les oreilles, puis, ne trouvant rien, me regarde a nouveau avec un air de "j'ai pas trouvé ce que tu me montres"
Je me colle la tête dans la main.

[Paf]
En entendant le bruit, je relève ma tête et constate qu'elle a fait comme moi.
Derrière la dame, je vois sa caisse et me dit que dans pas longtemps elle devra y retourner si elle ne veut pas avoir le même souci que tout a l'heure.
Elle s'assois en tailleur face à moi et me regarde en penchant la tête sur le côté.
Devant son large sourire, je ne sais pas quoi faire.
Elle passe une main sur ma tête et m'ébouriffe mes cheveux en rigolant.


Vladislas : Bon, vous m'virez ça d'là… C'est pas une garderie et encore moins un centre d'étude des relations HumanoNa'vi, ici !

Les opérateurs s'activent de nouveau sur leurs consoles, tous espèrent que leur air attendrit par la scène qui vient de se dérouler n'aura pas trop attiré l'attention de l'Homme en Noir sur eux.
Mais plus que le Maître de maison, tous redoutent la Femme en Rouge et ses pulsions bestiales.

Dans la pièce de verre, le trou au plafond se rouvre avec son bruit si caractéristique.
Je saisis un bâton paralysant, et l'activant le tend a la dame en montrant le trou.
Son geste est véloce et l'arme file comme une flèche sur la tourelle qui descendait.
Une énorme gerbe d'étincelles tombe en cascade de la tourelle alors que les lumières de celle-ci s'éteignent doucement.


Adolf : Wouah !
Vladislas : Ouvrez la porte ! Allez me les chercher !
Opérateur : La porte ne s'ouvre pas, Monsieur…
Vladislas : Elle a subie un choc pendant le combat ?
Opérateur : Non, Monsieur, elle est bloquée.

L'opérateur affiche une vue de la porte bloquée par la table.
Vladislas : Trouvez une solution…

Vladislas reviens vers le médecin et lui demande ce qu'il pense de ses résultats.
Adolf : Allons en haut, nous y serons plus tranquille… ces deux là dans leur cage ne vont pas s'envoler…
Vladislas : Vous avez raison… Ma mie, quand vous aurez fini avec ce malheureux, vous nous rejoindrez ?

La Femme en Rouge acquiesce en tenant le corps sans vie de l'opérateur qui avait montré à Vladislas la porte bloquée.
Le médecin et l'Homme en Noir entrent dans le turbolift.

Les portes se referment et le médecin regarde le Maître de maison.
Adolf : Elle a les crocs ces temps ci, votre femme…
Vladislas :  Oui, elle a ses règles… elle est insatiable…

Alors que les deux hommes filent vers les appartements de Vladislas, je tente désespérément d'établir le contact avec la femme en bleue.
Je touche mon torse.


Moi : Xelloss…

Elle fait de même…
Femme : Xelloss…
… bon, hein… en même temps, c'était prévisible…
Je me colle une tape sur le front et me dit que c'est pas gagné.
[paf]
Elle vient de m'imiter geste pour geste, et la main encore sur le front, fait bouger ses oreilles et affiche un grand sourire devant ma mine déconfite.
Eh, bein… c'est pas gagné du tout…
Elle m'ébouriffe a nouveau les cheveux en affichant un grand sourire.
Je me redresse, elle fait de même et me suis a côté d'une table fixée dans un coin de la pièce.
Sur cette table un écran incrusté et un plateau repas non entamé.
Je pousse le plateau en papier et affiche sur l'écran une feuille blanche sur laquelle je dessine un petit personnage simple et un autre plus grand avec une longue queue et une tresse.
Désignant le petit personnage de la main gauche, je plaque ma main sur mon torse et le tapote.


Moi : Xelloss….

Je pose mon doigt sur le grand personnage et pose sa main sur sa hanche.
Elle s'accroupi, ce qui me permet de poser la main sur sa poitrine.
Je tapote le dessin et l'endroit où j'ai posé la main sur elle.
Elle pose la main sur le petit dessin et se désigne.


Femme : Xelloss…
Bon…

Je saisis sa main et la pose sur mon torse
Moi : Xelloss…

Dressant les oreilles, elle pose une main sur le grand dessin et se désigne de l'autre.
Femme : Payìva, teyrtewngä 'ite

Elle répète le geste et son nom et explose de rire devant l'air que j'affiche, mêlant incompréhension et débilité profonde.
Mwouais….  
Moi : … et en moins vite et moins long ?

Affichant un grand sourire, elle pose sa main sur moi.
Payìva : Xelloss…
Moi : Oui !
Payìva : Oui… Payìva, teyrtewngä 'ite

Elle explose de rire a nouveau alors que je la désigne et m'arrache littéralement la bouche en tentant de prononcer son nom.
Moi : ... Ouais, hein, bon… j'vais t'appeler Payìva…, hein ? ça m'évitera une crampe de la mâchoire…







Quelque part, en pleine forêt Pandorienne...


Je ressens une douleur au niveau de la main.
J'ouvre les yeux, et la tête dans le vague secoue cette main endolorie.

Dessus, une bestiole ressemblant comme deux goutte d'eau a un crabe terrestre me regarde, suspendu par une pince.

Moi : … Nom de… Lâche !  Sal' bet' !

Je saisis le petit animal qui n'est pas plus gros que ma main et le pose sur la branche.
Moi : Barres toi avant que tu finisse dans mon assiette…

Dans ma tête, j'entends la voix du Messager qui m'informe que quelque chose nous observe.
Moi : Oui.. et c'est quoi qui chiale, là ?
Messager : Scratty a voulu se mesurer au Messager… défaite est sienne…
Moi : Ah, cool…
Messager : Messager souhaite savoir ce qu'est cette chose qu'il ressent observant…
Moi : Qu'est ce que j'en sais… des loups, un Elfe, une Licorne…
        De toutes façons, c't'une vraie basse cour la forêt a cette heure ci…

Messager : Tu sembles inquiet ?
Moi : J'ai fait un rêve étrange….
Messager : Veux tu en parler au Messager ?
Moi : Non… merci…. j'y tiens pas…
Scratty' : Et a tonton Scratty' ?
Moi : Boup !

Alors que je papote avec les deux hurluberlus dans le Jardin Japonais, au bivouac juste en dessous, on se salue.
Moi : … et surtout, j'ai aucun souvenir de cette période là…
Voix : … par les jupons d'Eywa…
Messager : Ces souvenirs sont tiens… tu connais la voie
Voix : … a trois testicules…
Scratty' : Mais comment as-tu pu oublier tout un pan de ta vie ?
Moi : … euh… j'ai oublié…
Voix : … quoi ?
Messager : Il semble à Messager que vous ayez des invités, en bas…

Je bascule ma tête pour regarder le bivouac en aplomb de ma position.
Nom de Zeus… cette voix ! C'te queue reconnaissable entre toutes !
Messager : Ces deux personnes ont d'étranges accoutrements…
Bein, on va aller voir.

Je saute de mon perchoir en hurlant
Moi : SALUT LES AMOUREUX !!!!!

J'atterris entre Mayuko et l'autre personne que j'identifie de suite…
Haha !! Tera' !  Et Ale'yah… les deux affreux !
Teranas : WAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH !!!!

L'avatar se laisse tomber au sol, les oreilles en vrac et la main sur le cœur.
Sa queue fouettant l'air m'indique que son palpitant a du passé la barre des 15000 tours/minute
Sur mon visage, une bon gros sourire de fouinasse qui colle si parfaitement avec ma petite tronche de pourriture sur pattes…


Teranas : Espece de petite [-18 ans] de [pas mieux] à la [ah quand même…] de chez [hey on est tout public j’te rappelle !] d’avatar à la con tu m’a foutu une de ces peurs !!

Je fais le tour de mon ami en me gaussant comme une baleine
Moi : Bah quoi chui content de vous revoiaaaAAAh *Humph !*
Nom de…. Chiure !
Ale'yah : Moi aussi très contente

Je me relève et me frotte la truffe que je viens de m'envoyer au sol.
La compagne de l'autre affreux, fait un air d'ange mais j'ai pas besoin d'un dessin pour comprendre que c'est dans ses pattes que mes pinceaux se sont emmêlés.

Moi : Alors qu’est ce que vous faites ici ? Une promenade au clair de lune ?
Teranas : Je m’entraîne figures toi. Chasse, pistage, language, connaissance des plantes…
Tu dois en chier comme un rat mort, toi…
Moi : Et vous êtes vachement bien équipés à ce que je vois !

Faisant plusieurs rotations autour de mes amis, j'examine les armures
Nang ! C'est quoi cette matière ? …. J'ai déjà vu ça quelque part… Ca ressemble a… Ca a la même texture louche que…
Moi  : C’est fait comment ce truc ?
Teranas : Avec des morceaux de chitine que les Thanator perdent en grandissant.
Ah putain !! La dague de Neytiri…
Tiens, c'est quoi ça ?


Je remarque un petit bâton doré et bleuté dans un porte dague qui n'est manifestement pas fait pour lui.
Discrètement, je saisis la chose pour la remettre correctement.
Dans ma tête, le Messager, accoudé a la rambarde du petit pont se retourne violemment vers moi et, dégainant son sabre court, me pointe.


Messager : Qui es tu ?
Moi : îîîîîkkkkk….

Totalement tétanisé par ce comportement et ces yeux, je ne peux rien faire.
Le Messager répète sa question.


Merde, il a fondu un fusible… et en plus il est d'venu miro
Moi : …. euh…. c'est moi… t'es a l'ouest, là
Messager : Messager est vers le sud, et vers cette chose qui épie en se cachant…

Le Messager avance la pointe de sa lame doucement.
Moi : … Ca va pas ?
Messager : Messager ne sait si cette chose peut mourir en cet endroit… Mais il va le vérifier.

Le Rônin  lève sa lame et effectue une coupe transversale.
Complètement bloqué, je ferme les yeux me disant qu'il a envie d'en finir avec moi.


Voix : NON !

J'ouvre un œil et constate que ma tête est encore sur mes épaules.
A ma gauche, une tête de renard se tient à la même hauteur que moi…
AHHH !! C'est quoi c'truc !!!
Je fais un pas de côté, fixant cette tête qui flotte en l'air.
La lame du Messager effleure le cou de la chose et je me dit qu'il va falloir que je fasse analyser ces champignons que j'ai mangé l'autre jour.
Nom de Zeus ! J'crois qu'j'ai des hallus…
Le Messager pousse un cri et une fine onde translucide se matérialise et s'évapore rapidement


Autour de nous, le décor change tout doucement, et le magnifique Jardin Japonais commence a prendre des teintes grises comme si tout avait brûlé…
Moi : Scratty'… tu confirmes qu'ya une tête de renarde bleue qui flotte toute seule ?
Messager : Qui es tu pour entrer en la demeure du Messager sans y être conviée ?
Scratty' : Ouaip, y'a bien une renarde sans tête qui s'ballade dans ta caboche…
Renarde : Je ne veux rien de mal…
Messager : Cela ne répond pas au Messager…
Moi : Euh, t'as fait quoi de son corps ?
Messager : Messager n'y est pour rien…
Renarde : Mon corps ?

La tête se penche en avant et dresse les oreilles.
Renarde : Je ne suis pas présentable… laissez moi un moment…

A nouveau le Messager pousse son cri, et a nouveau une légère onde se propage…
Mais il nous la joue Stargate ou quoi ?
On dirait un bouclier… mais contre quoi ?


Je reste bouche bée alors qu'une sorte de sable fin sortant de nulle part se matérialise et tournoie en dessous de la tête bleue.
… Nang !
Moi : Nom de Zeus ! Ca s'améliore pas mes hallus… y'a une renarde toute bleue avec un pagne et un grand bâton en face de moi…
Scartty' : Qu'elle est belle… Ca donne envie, non ?
Moi : Que dalle ! J'l'ai vue en premier !  Moi preums' !
Scratty : Allons… j'en aurai pas pour longtemps… juste un rein… si elle en a…
Moi : Mêm' pas en rêve !
Messager : Messager est surpris de voir telle créature, Qui es tu, Renarde ?
Renarde : Je…


Une main me secoue et me tire du Jardin Japonais en ruines.
Accroupi devant moi, Teranas me tenant l'épaule semble attendre quelque chose.
Sa main tournée vers le haut, il me déclare.


Teranas : Tu me le rends ?

Encore sous le choc de la vision de la renarde et surtout du Jardin en ruine, je met un temps a réagir.
Moi : Euh… oui ! Tiens, désolé…

Les yeux dans le vague je regarde mon ami défaire son porte dague et y replacer l'étrange petit bâton.
Je me colle une tape sur la joue et remet de l'ordre dans le bordel vraqué qui me sert de tête…


Moi : C’est quoi ce truc ? Ca ressemble pas à de l’artisanat Na’vi.
Et c'est qui cette renarde… ?
Et pourquoi le Jardin de Messager tombait en ruines ?
Et c'est pourquoi elle est a poil ?
Et pourquoi elle est bleue ?
Et…

Teranas : C’est…un objet que m’a donné une Na’vi.
… une Na'vi avec une tronche de renarde ?
Pas convaincu, mais bon, c'est possible…

Teranas : On l’a sauvé il y de ça 3 ou 4 jours mais elle était grièvement blessée…
… Dis moi que tu l'as envoyé a Hell'sGate
Teranas : ….et elle a fini par succomber à ses blessures.
… Merde !
Et si j'lui dit de vérifier dans le bâton, y va croire que je suis d'venu timbré…
Teranas : Elle m’a donné ça avant de mourir, disant qu’elle y tenais beaucoup, alors je le garde précieusement.
… Mwouais… mais les Na'vi ne connaissent pas le métal… et son bâton tout a l'heure… c'était tout sauf du bio !

Je dresse une oreille et ouvre la bouche quand Nao me saisi par le bras
Nao : Ma Zell, viens…
Moi : Okay…
Ma Tera, va falloir causer de ton truc…

Nao m'entraîne vers  l'autre côté du bivouac sur une autre plateforme naturelle de l'arbre dans lequel nous avons posé le campement.
Ah non !
Scratty' : Oh si !

Je regarde Sa'pay qui attend assis devant un plateau que je ne connais que trop bien et qui a le don de me vider mes aspirines a une vitesse proche de celle de la lumière…
Ce jeu de stratégie qui me met les neurones en croix a chaque fois…
Je m'assois devant le plateau et saisis mes pièces.
Sa'pay lance les festivités et vient se mettre non loin de mes chevaucheurs d'ikran.

Bon, pas faire de connerie cette fois.
Scratty' : Oh l'aut'… tu vas encore te faire bouffer.
Messager : Messager souhaiterai essayer.
Moi : Nang !  Et y s'passerai quoi si Tic & Tac me voient avec des yeux d'merlan frit ?
Messager : N'as-tu rien pour cacher le regard du Messager ?
Moi : Désolé, j'ai pas pensé a prendre mes lunettes de soleil spécial Avatar a la base…
Messager : Messager restera observateur alors…
Mais nom de Zeus… j'y pige vraiment rien a ce jeu… Pas de territoire a conquérir… Pas d'armées a combattre… Nang !

Soudain, ma délivrance.
Le repas est prêt et l'on appelle tout le monde.
Mayuko me dit d'aller me placer a côté de mon ami, et c'est avec énorme sourire que je me place a la droite de Teranas.
Le repas commence et le plateau fait le tour des convives Nao et Sa'pay viennent me chercher, car étant le plus jeune, c'est a moi qu'il revient de servir la dernière personne.
Nom de nom de nom de Zeus… mais pourquoi j'ai l'corps d'un enfant, moi…
Le plateau arrive a la dernière personne, et les prières usuelles a Eywa effectuées, nous commençons a manger.


Mayuko : Hey, Tera ! Ca fait combien de temps que t'es pas resté plus de deux heures a Hell'sGate ?
Teranas : T'exagère, j'y passe toutes les nuits
Gwenn : Ca compte pas les nuits
Moi : C'est vrai, ca ! Tu passes pas un peu trop de temps dans le caisson ? hein ? S'pèce de geek…
Teranas : Tu peux parler, microbe ! T'es H24 avec une tronche de chaton
Moi : Nang ! j'vais t'en mettre moi, dl'a tronche de chaton !

Je saute sur mon ami et tente de lui chopper la queue.
Ce dernier me choppe la jambe et me soulève comme un sac a patates.


Teranas : Alors l'morpion !  Y fait moins l'malin ?

Pendu comme une merde par un pied, je fais un énorme sourire a mon ami en lui envoyant la touffe de poils de ma queue dans le visage.
Moi : Haha !  Tu l'avais pas vu v'nir celle là !

Mon ami me lâche et je tombe sur lui.
Voix : HEM, HEM….

Dans notre dos, la voix d'Ale'yah qui nous regarde avec un air de "P…. si vous arrêtez pas de suite de faire les pitres, j'en prend un pour taper l'autre"
L'air innocent, nous reprenons nos places alors que les discussions reprennent.
Tera et sa compagne sont au centre des sujets de cette soirée.
Leurs armures de chitine suscitent les admirations.


Teranas : … et alors, elle a découpé ce qui l'intéressait.
Ale'yah : Trouver des plaques de mue de Palu est rare.
Pìwopx : Mais trouver une peau entière, il faut un signe d'Eywa…
Messager : Messager en veut une !
Mayuko : Tu disais, Xell ?
Moi : J'disais que j'en voulais une, nang !
Nang ! Mais t'es pas fou de sortir comme ça….

Mon ami me regarde avec un air louche et oublie vite ce qui s'est passé.
Je vois le bol de sauce arriver et affiche un large rictus de fouinasse en regardant du coin de l'œil mon ami.
Lui tapant sur l'épaule, je lui présente le récipient.


Moi : Tiens, goûte moi ça !
Teranas : C’est quoi ?
Moi : Ca améliore le goût, tu vas voir .
… héhéhé…

Je pose un peu de sauce orange sur la feuille qui fait office d'assiette et lui donne le bol pour qu'il serve son voisin.
Le plateau de viande arrive et je lui sert a nouveau de la viande.
Occupé a regarder manger mon ami, C'est Nao qui s'occupe de la dernière personne.


Teranas : T'en prends pas ?
Moi : Nan, j'y suis euh… allergique !
Et ma bouche fait python d'la fournaise…

Je regarde mon ami et écarquille des yeux alors que ce dernier met le bout de viande dans sa bouche, le mâche et l'avale aussi sec.

…. haha ??… HAHA !!
Teranas : Ha ouais, pas mauvais. Ca me rappelle le Wazabi.
Haha ?  Nang ! nang nang nang !!!
C'est pô juste !!!
grmmmmbllll…

Teranas finit ses morceaux et la sauce qui va avec, puis ce grand cornichon trouve la peine de se lécher les doigts.
…. nang !  
Teranas : Quoi ?

Vince qui retenais un fou rire et qui n'en peut plus explose de rire.
Teranas : J’vous jure si vous avez mis un truc pas net dans c’te sauce j’vous maquille avec !
… grrmmblll….
Gwenn : Nan nan t’en fais pas ! C’est juste qu’à chaque fois que Xelloss mange de ça, il s’arrache la bouche alors il est dégoûté que toi ça te fasse rien !
Teranas : Espèce de petit enfoiré, t’as voulu me faire une blague hein ?!
Mwouais… s'pèce d'anesthésié du palais !
J'taurais, un jour …


Le repas se poursuit et entre deux chants honorant Eywa et la nature hostile mais généreuse, Ale'yah demande ce que le groupe fait en foret.
Vince : On ramène les Na’vi ici présent dans leur clan. Les 2 petits là sont du clan Ayramtsyìp et les deux femmes sont du clan Nar'ikaya
Teranas : Et pourquoi vous vous êtes arrêtés dans le coin ?
Moi : Ben en fait on a des gens du Hell’s Gate pas loin qui inspectent un vieil  avant poste et…
Gwenn : Mais y’a rien à voir dans cet avant poste !
Mayuko : Oui oui c’est pas la peine de s’y intéresser… Je crois que ta copine a un problème, elle est toute pâle.

Teranas pose la main sur l'épaule de sa compagne.
Teranas : Ca ne va pas ?
Ale’yah : J’ai chaud. Il faut que je retire mon armure.
Mayuko : Elle a raison, devant le feu en plus elle doit étouffer.
Teranas : Ok, on revient, on va les retirer tous les deux.
Nang, elle avait vraiment l'air d'une déterrée… j'espère que rien de grave…
Scratty' : Qui va crever ?
Moi : Toi !  Si tu ranges pas ce scalpel !
Vince : Elle est canon, la copine a ton pote… elle a des soeurs ?
Moi : Elle a surtout un truc qui cloche…
Vince : Elle est si tarée que ca ?
Moi : Mais non, triple buse ! Y'a un truc de pas net… j'sais pas ce qu'elle a mais elle est malade !
Mayuko : J'suis médecin… j'peux l'ausculter ?
Moi : Nang !  Va ausculter mes fesses ! Hantaï ! va !

Mon ami et sa compagne reviennent et le repas continue; je ne peux m'empêcher de garder un œil sur Smarties & Crunch car j'ai une mauvaise sensation.
Y'm cachent des choses les Titi & Grosminet c'est louche

Une fois le repas terminé et les assiettes mangées, nous organisons les rotations de garde.
L'endroit est en hauteur mais nous n'oublions pas que nous sommes en foret Pandorienne, et non, sur Terre.
Ici, nous ne sommes pas en haut de la chaîne alimentaire, et un sort funeste peut nous tomber dessus en pleine nuit si nous relâchons notre attention.


Teranas : J'peux participer si vous le voulez…

Une adulte désigne de la main la compagne de l'Avatar.
Ma'utx : Je te fais merci mais reste avec ton aimée… Elle reste seule loin du groupe… c'est de la souffrance en elle … car je vois ses oreilles…

Mon ami accepte de ne pas faire partie de la garde et va rejoindre Ale'yah.
Je m'approche de Ma'utx en gardant Rivoire & Carret dans le coin de l'œil.
Désignant Rox & Rouky, alors qu'elle se penche pour se mettre a mon niveau, je lui demande

Moi : tìngäzìk srak ?
Ma'utx : Kelfpomtokx po nang !
Moi : Hmmm nìngay ?
Ma'utx : Kxetse sì mikyun kop plltxe nang !
Moi : Ngari txe'lan mawey livu…

Je fais un clin d'œil a la Na'vi et lui faisant comprendre que je vais aller faire ma fouinasse pour en savoir plus, je choppe Mayuko pour lui demander s'il a vu Chapi Chapeau
Mon ami me désigne un arbre jouxtant le nôtre, et dont certaines branches se rejoignent.

Mayuko : Tu vas faire quoi a cette heure ?
Moi : Tirer des choses au clair !
Mayuko : T'as pas l'intention d'aller dans l'avant poste ?
Moi : Non, pas de soucis… J'ai juste deux ou trois questions a poser a Tera'…
Mayuko : Okay, mais bon, va pas leur pourrir leur Tsaheylu, hein ?
             J'ai bien l'impression que tu finirais décalqué sur la branche la plus proche par sa compagne…
Moi : No stress !  No panic…

Lui faisant un gros sourire de fouinasse, je m'éclipse en me faufilant entre les branches.
Au bout de quelques minutes de recherches, j'aperçois Olive & Tom assis sur une plate forme naturelle.
Les deux zozo, le front collé l'un l'autre sont en plein moment de zenitude, et a quelques mètres au dessus d'eux, allongé sur une branche, je les observe un moment…


Je me relève, décidant qu'apparemment, il n'y a pas plus de raisons de s'inquiéter.
Messager : Attends !!
Moi : Hein ?

Le Messager, prenant subitement le contrôle me remet en position allongée.
Juste derrière mon ami, une sorte de petit nuage de particules se matérialise.
Nang !  Mais…
La queue et les oreilles m'en tombent et je regarde les particules couler du porte dague dans lequel est rangé le petit objet que j'ai touché a l'arrivé de mon ami.

Messager : Intéressant… très intéressant…

Alors que les particules tourbillonnent, je commence a distinguer une forme qui se matérialise rapidement.
Je plaque mes mains sur ma bouche pour étouffer un cri de surprise et m'accroche a la branche pour ne pas leur tomber dessus.

Nang ! nang nang nang !!!
C'est...

Messager : La créature qui est entré en demeure de Messager…
Artisanat Na'vi… et mon cul c'est du poulet !
« Last Edit: February 02, 2014, 08:05:18 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #112 on: September 19, 2011, 07:20:21 pm »
La renarde matérialisée et ma surprise passée je tente de mettre une explication logique sur ce truc.
Renarde : … aider !
… un Holoprojo portable ?
Scratty' : qui tombe en poussière ?
mwouais…
Scratty' : Une Technologie Scarane ? … Non…
En tout cas, j'donnerai gros pour savoir ce qui met Ale'yah dans tous ses états, là…

Scratty' : Ta tronche peut être.
Moi : Nom de …
Teranas : Tu as tout vu ?

Le sadomaso en noir se matérialise derrière Ale'yah et lui tripote la tête…
Scratty' : Et si j'la trépanait ?
Renarde : … je n’aurais plus très peur.

Je fais un énorme effort pour ne pas balancer un fruit a la tronche de l'autre hurluberlu, me disant qu'il n'est que dans ma tête…
Ayant perdu le fil de leur discussion a cause des frasques de Scratty', j'essaye de recoller les bouts.

Nang !  j'suis perdu…
Scratty' : Mais suis un peu !
Moi : Ca parle de zombies
Teranas : Je ne sais pas…
Messager : Messager pense que tu devrais rester concentré.
Renarde : Tu as sans doute raison.

Alors que je tente de faire le tri entre les discussions dans ma tête et celle d'en bas, Teranas part en direction du bivouac.
Messager : Messager descend !
Moi : T'es pas fou !
… Nang ! S'pèce de ….
Messager : Messager veut voir !!

Tel une ombre, contrôlé par le Messager, je me glisse près des sacs d'armures.
Dans le silence le plus parfait je fouille dans un des sacs et en sort un brassard

Mais tu cherches quoi ? Si c'est le bâton, il est dans son porte dague…
Messager : Messager veut voir
Scratty' : T'as vu la rangée de chicots sur le brassard ?

Dans l'ombre, regardant sa compagne appliquer une sorte de pommade sur la renarde, et tenant le brassard mordu, j'en conclu qu'elle n'est pas une projection et qu'elle peut se faire blesser.
Vu la discussion, ses blessures semblent sérieuses car il est question de la porter a Hell'sGate si cela ne s'améliore pas.

Scratty' : Moi ça passe, vu que j'ai une bonne tronche de Terrien, mais elle… Vous allez le sentir passer…
Moi : Pour le moment, comme le dit Tera', on va faire le canard… On pipe pas un mot…

Apres avoir tout rangé dans le silence le plus absolu et sans avoir éveillé les soupçons du trio, je me réfugie dans l'ombre protectrice deux branches plus loin.
Teranas et sa compagne s'endorment.
J'attends et scrute le corps de mon ami.
Une oreille bouge… la queue vient se plaquer contre le dos.

C'est bon !
Me glissant comme un assassin vers le couple, le petit mouvement de l'oreille droite de mon ami me confirme que la déconnexion a bien été effectuée et que l'Avatar est en sommeil.
Moi : Tu vas faire quoi ?
Messager : Messager veut parler avec la créature bleue…
Moi : Non ! T'es pas fou !  Sa machine est en sommeil !
Scratty' : Tu te feras griller avant même avoir pu toucher son trou du cul !

Ignorant nos mises en garde sur le fait que lorsque l'Avatar est en sommeil ses fonctions de perception environnementales sont dix fois plus affinées que quand le pilote le commande, le Messager s'approche sournoisement du couple.



Au même moment a Hell'sGate, Mayuko Teranas et Gwenn s'étirent dans la salle de liaison.
Teranas : Eh bein, ça fait du bien par où ça passe…
Mayuko : Tu l'as dit..
Paul : Les gars, vous exagérez !  Z'avez encore explosé les chronos cette fois… Va falloir songer a demander de passer la cérémonie du Transfert sinon vos corps Humains ne vont pas vous porter longtemps…
Gwenn : T'inquiet'…
Paul : Justement, je m'inquiète ! ... Ma Tera', t'as une alerte sur ton Avatar.
Teranas : Merde !

Le pilote saute dans son caisson alors que Mayuko pose sa main sur le couvercle.
Mayuko : Hey ! No stress… regarde

Sur l'écran les lignes s'affichent.
*Sensations proches : Mouvements*
*Ressenti : Petit animaux…*
*Identification : Lézard éventail @ 92%*
* Estimation : Six @ 86%*
*Danger potentiel : Néant*

Paul : Vous êtes plus tendus que des cordes d'arc ! Venez vous en jeter un !


Accroupi à trois mètres de mon ami, je regarde avec stupéfaction les lézards volants tournicoter autour des deux dormeurs.
Boup !!
Scratty' : Hey, Eywa t'a a la bonne, Messager…
Messager : Eywa n'est en rien responsable… Messager l'a voulu et provoqué.

Je sors de ma sacoche une petite boule a peine plus grosse qu'une balle de ping pong.
Messager : Appât pour lézard… Recette Na'vi… Efficace

Sans même générer une autre ligne dans le rapport des sensations de l'Avatar, je saisis l'objet convoité et disparaît dans les branchages.

Au bout de cinq minutes de marche furtive, je me laisse tomber au sol après avoir vérifié la sûreté de la zone

Je regarde l'étrange bâton ne ressemblant a rien de ce que je connaisse.
Messager : Réveille toi, créature a fourrure bleue. Messager veut te connaître…




Dans le Jardin Japonais, la renarde apparaît pour la seconde fois.
Un détail change, cependant.

Cette fois, la lame du Messager n'est pas sur sa gorge.
Messager : Messager te salue, étrange créature a fourrure bleue…
Moi : Nang ! Arrête de l'appeler ainsi… Elle doit bien avoir un nom ?

Le Messager s'incline devant la renarde.
Messager : Messager serait honoré de connaître le nom de la créature a fourrure bleue…
Renarde : Je suis Krystal, de Cerenia…
Messager : Messager…
Moi : Xelloss, de la Terre
Scratty' : Scratty'… tout court…
Krystal : Pourquoi m'avoir fait venir ?
Messager : Messager a senti une présence envahir son esprit quand Xelloss a touché le bâton…
                Il veut connaître Krystal, de Cerenia…

Krystal : Je suis flattée… mais votre quête causera votre perte… vous devez y renoncer.
Nang !  de quoi ?

Krystal : Messager, la Voie que vous empruntez ne la ramènera pas…
… mais…


Quelque chose me met mal a l'aise et bien que je ne sache dire quoi, j'ai la forte sensation que cela vient de la renarde bleue.
… Elle est dans ma tête… Messager Elle veut dire quoi par "la ramènera pas" ?
Krystal : Je peux montrer ?
Messager : Messager ne souhaite pas… trop de douleur
Krystal  : Je comprend.
Moi : Par contre, comment se fait il que je t'ai vue avec un bandage, alors qu'ici, rien ?
Krystal : Ce lieu est différent… Mes blessures ne semblent pas être répercutées ici…
Messager : Personne ne souffre en la demeure du Messager… Cependant il a ressenti une force peu commune chez Krystal de Cerenia…
                Messager veut connaître Krystal de Cerenia…

L'assassin effectue une magnifique sortie de lame, et faisant un petit bond en arrière, se penche.
Messager : Krystal de Cerenia…

Je dresse la queue et les oreilles.
Moi : T'es pas fou ! Pourquoi tu la provoque… Elle est blessée !
Scratty' : Et peut être plus forte que toi… ton honneur supportera d'être défait par une … euh… renarde bleue?
Messager : On ne peut connaître quelqu'un qu'en le combattant…
Moi : Oui mais elle est blessée…
Messager : Messager ne voit de blessures…
Moi : Mais tu vas la tuer !
Messager : Messager usera de la partie non tranchante de sa lame…
Krystal : J'accepte et suis honoré de te combattre, Messager…

La renarde se lance sur le Rônin  alors que Scratty' et moi nous reculons.
Le combat monte immédiatement en rapidité et le sourire sur le visage du Messager montre qu'il prend du plaisir à affronter cet adversaire qui semble lui donner du fil à retordre.
Les frappes de la renardes sont vives et puissantes et ses sauts bien calculés.


Scratty' : Se bat bien pour une … euh… renarde blessée…
Moi : Ouaip ! J'espère que le Messager ne va pas nous la casser…
        Je crois que Tera me tuerai…

Scratty : Je crois que c'est elle qui va le casser…

Alors que l'homme en cuir prononce ses mots, Krystal éloignée du Messager le pointe avec son long bâton.
Celui-ci émet un petit bruit semblable a un flash se chargeant…
Le tir est tout bonnement impressionnant
Une petite boule de lumière rouge est projetée par le bâton et vient se heurter a la lame de l'Assassin, passant de part et d'autre, frappant celui-ci de plein fouet.

Sur son visage, le Messager laisse s'afficher une surprise et une joie non dissimulée.
Messager : Depuis bien des cycles Messager n'a connu adversaire à sa taille…. Messager est honoré !

L'assassin passe à la vitesse supérieure et accélère ses mouvements, reprenant l'avantage.
Le combat continue et personne ne semble vouloir céder du terrain.
A cet instant je réalise pourquoi cette chose qui parasite mon corps a été surnommée "Assassin aux Lames Divines", car depuis le début du combat, tous ses coups ne sont que des touches.
Pour sa part, Krystal ne frappe pas non plus le Rônin dans le but de faire mal.
Le Messager reprend l'ascendant sur la renarde.
En mauvaise posture sous les touches répétées de la lame courbe, elle effectue un mouvement circulaire pour se dégager.
Elle saute en levant son bâton en l'air.
…. nang ! nang nang nang ! !!
L'arme émet une pâle lueur bleutée alors que des langues de lumière semblent venir remplir la tête du bâton.
En atterrissant, la renarde le frappe le sol.
L'onde de choc nous percute violemment et nous projette en arrière.
Allongé sur le dos, le Messager secoue la tête alors que le bâton de la renarde touche délicatement son nez.

Krystal : Ce combat est ma victoire.
Messager : Messager allait dire pareille phrase.

L'arme de la renarde frôle la tête du Messager
La lame du Messager effleure la gorge de la renarde
Match nul…

La renarde fait passer son arme dans son dos et tend la main à son adversaire au sol.
Après une seconde d'hésitation, l'Assassin attrape cette main bleue et non Humaine.
Se relevant, il fait disparaître la lame de son sabre dans son fourreau et se met a genoux au sol.
Usant d'un salut honorifique il déclare.

Messager : Messager est honoré d'avoir pu échanger avec Krystal de Cerenia.
Krystal :
Moi : Il vous remercie, c'est une marque profonde de respect…
Krystal : Je comprends…
            Je suis honoré aussi d'avoir pu vous combattre, Messager


L'Assassin aux Lames Divines se relève et plonge son regard dans cette créature bleue qui a réussi a faire égalité  face a sa lame.
Observant la renarde, je suis parcouru d'un frisson d'angoisse et me rappelle que le regard blanc de mon double négatif ne mène pas forcement a la folie.

Scratty' : C'est qu'ils seraient en train de tomber amoureux les deux zozo ? C'est y pas meuugnon ?
Moi : Oh ca va, hein !
Scratty' : Par contre, j'voudrai pas vous mettre la press', mais il faudrait penser a plier les gaules, non !
              Parce que si Teranas s'aperçois qu'on a fouiné dans ses affaires, ça va partir a la dreuz' vite fait…

Messager : Messager est du même avis… et souhaiterai parler a nouveau avec Krystal de Cerenia…
Krystal : Ce sera avec plaisir, Messager…
Moi : T'es la bienvenue ici, et en plus, j'ai l'impression que tes blessures ne sont pas répercutées dans mon esprit.
Scratty' : Et pour Mr Smith ? On fait comment ?
Moi : Hein ?
Scratty' : Teranas… Vous comptez lui annoncer comment que l'on est au courant pour Miss-Fox-j'ai-une-tronche-de-renard ?
Krystal : Je verrai, il finira par le découvrir… où je lui en parlerai…

Le Messager salue la renarde bleue extra-terrestre en s'inclinant qui lui rend son salut en faisant de même.
L'espace d'un instant, on aurait pu jurer de voir deux kendoka.
Quelque chose me fait frissonner.
Serai-ce cette lueur dans le regard de l'Assassin ?
Ou cette créature bleue ?
Ou l'air louche de mon sadomaso préféré.
Nang ! Il va pas la lâcher… pas tant qu'il restera sur un nul…
Vont bien ensemble, Tic & Tac…


Je quitte le Jardin Japonais et me retrouve dans la même position qu'auparavant.
Effectuant un saut, je me place sur une branche et me dirige vers le bivouac et vers la plate forme sur laquelle dorment Starky et Hutch.
Les lézards éventails sont depuis longtemps partis, et je saisis dans ma besace la feuille contenant mes boulettes.
J'en saisis une en pensant a la tronche de Jake la première fois que j'avais montré que ces choses pouvaient être détournées de leur usage initial.
Assaisonner un bouillon de Prolemuris.

Les curieux animaux volants reviennent vers cet appât si savoureux et sur l'écran de la console du caisson de Teranans des lignes s'affichent.
Ayant placé le petit objet dans le porte dague de mon ami, je m'éclipse furtivement.
Ale'yah ouvre un œil et voit un bout de queue disparaître dans l'ombre.
L'esprit embrumé de son sommeil ne classe pas comme une menace la sensation qui s'empare d'elle.
La compagne de mon ami se retourne et replonge dans son sommeil… et dans son cauchemar.

Quelques bonds plus tard, je suis sur l'arbre voisin dans notre bivouac.
Pìwopx qui monte la garde me regarde arriver et dresse une oreille et me sourit.

Lui rendant son sourire, je lui demande si elle veut que je la remplace.
Pìwopx : Zene hivahaw nga nang… evengìl tìhahawt nìtxan kin, oe peng…
nang ! j'ten foutrai, moi, des enfants…

Je lui affiche un sourire de fouine comme je sais si bien les faire.
Moi : tìyawr ngaru nang ! Txon lefpom.

Portant la main a mon front, je file vers le groupe et m'allonge.
Dans ma tête, Scratty' et le Messager tapent la discut'








Pendant ce temps, en pleine forêt, un homme parcourt les ruines d'un village.
L'environnement montre que l'endroit n'a pas été touché depuis bien longtemps et que la catastrophe est très ancienne.
Gravement blessé l'homme s'adosse aux restes d'une habitation.
Sa respiration rapide et haletante génère un halo de buée sur la visière de son masque.
Quelques minutes plus tard, ses poursuivants le rattrapent.
Regardant cet Humain refusant de mourir, un des poursuivant pose sa main sur son épaule, déclare respecter sa bravoure et malgré le fait que ce soit un ennemi, honorera sa mémoire.
Le talon d'une lance heurte violemment la tête de l'homme.
Ses bras, tombent au sol.
Dans sa main, un petit objet.
Un des Na'vi ramasse l'étrange objet sur lequel est dessiné un animal, ailes déployées, tenant dans ses serres deux flèches croisées.
« Last Edit: March 03, 2014, 09:06:18 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

Offline xelloss

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #113 on: January 22, 2012, 06:07:47 pm »
Journal de bord N°4
Entrée N°019


** Réception Message Texte **
** Urgence N°02 **
** Destinataire : Xelloss **
**Auteur : Norm**

Ma Xell', on a un gros soucis ici et il serait bon que tu ramènes tes fesses au plus vite.
Ton couteau a beurre semble bien avoir la faculté d'emprisonner l'esprit de celui qui le touche
Je dirai plutôt que ton truc prend le contrôle de son porteur.
On a eu deux morts et Vaness' est devenue une sorte de meurtrière depuis qu'elle a touché la poignée.
Elle sort des phrases incompréhensibles tout en Japonais et même Mayuko peine à traduire.
Il dit que c'est de l'Ancien Japonais.
Sais tu où on peut trouver la fille qui est sur la photo, ou si on peut la contacter.
Elle ne semble pas atteinte de la folie qui s'est emparée de Vaness' et comme elle tient le sabre, elle à peut être des réponses.

Ps : Plutôt mignonne la petite, c'est ta femme ? Petit cachottier…

Ps II : Si tu croises ton pote Teranas, dis lui qu’il passe un peu trop de temps dans son caisson, ses fonctions vitales sont en chute libre et dans pas longtemps, il lui faudra faire un gros break s’il ne veut pas être trop faible pour sa cérémonie de transfert
La preuve, il n’a même pas percuté que les Avatars de ton groupe sont les pilotes dans les caissons de la même salle que lui.

Tu gardes ça secret mais le Conseil des Anciens est d’accord pour qu’il devienne un Na’vi a part entière.
Je crois que c’est a cause de sa compagne Alayah, Jake a été élogieux sur les efforts de ton ami pour sa belle.

**Fin de transmission**




Un hurlement sinistre déchire le calme de Hell'sGate.
Une lame fend l'air.
Une barre métallique sauve la vie d'un homme.

Le temps se fige l'espace d'une seconde, et l'homme en profite pour reculer vers la porte, seule sortie de la salle d'archives.
Mayuko : Fumi !!!

Le temps d'un battement de paupière, Vanessa est sur Mayuko, la longue lame semble bien décidée à se repaître de la vie du pilote d'Avatar qui lutte désespérément pour sa survie.
Mayuko : ALORS ! Y' VIENT AVEC DES BEQUILLES CE FUMI ?

La coupe est puissante et dans le regard de Vanessa, se mêlent terreur, incompréhension et haine.
Elle hurle a nouveau.
Mayuko : On te veux HAN… pas de mal… calme toi, je HEY !

Reculant d'un autre pas, le pilote évite la lame une nouvelle fois et la bloque avec la barre.
Le mouvement de Vanessa est véloce et la lame remonte le long de la barre en direction des mains de Mayuko.
Ce dernier lâche son arme, évitant de justesse de perdre ses mains.
La lame siffle et Vanessa se remet en garde.
Au sol, un petit cylindre roule et touche le pied de la compagne de Normann.
Un sifflement aigu se fait entendre.

Mayuko, à deux mètres de la porte se jette en arrière alors que Normann écrase la commande de verrouillage incendie en murmurant.
Normann : Pardonne moi…

La porte coulisse rapidement et l'on entend le bruit du verrouillage alors que la main de Vanessa s'abat sur le hublot.
Paul : Videz l'air !
Norm : Non !!
Paul : Ca ne la tuera pas…

Un bruit sourd et puissant coupe la discussion.
Une fêlure apparaît sur le verre du hublot alors que le talon de la poignée du grand sabre disparaît dans la fumée.
Paul approche sa main de la commande désenfumage de la pièce où est coincée Vanessa.

Lui saisissant le bras, Normann le regarde dans les yeux.
Norm : … Je vais le faire… Va te reposer, la nuit est faite pour dormir, pas se battre en duel…

L'ancien pilote active la commande.
Dans la pièce, une alarme sonne alors que la voix donne les instructions pour les respirateurs d'urgence.
Aspiré par les extracteurs, la fumée se dissipe rapidement.

Sur l'écran de la commande de désenfumage, la voix de l'IA annonce un message d'alerte, tandis que les sas d'extraction se referment.
Voix : Taux d'O² anormalement bas et potentiellement mortel… Assainissement de l'air, veuillez garder votre respirateur.

Normann colle son nez contre la vitre.
Au sol, le corps sans vie de sa compagne…










Bien des années plus tôt, sur Terre…

L'homme porte les mains à sa gorge, tentant désespérément de juguler la plaie béante.

L'esprit embrumé, se sentant partir, il entend en écho lointain une voix lui murmurer
Voix : Ton sang a le goût de la peur.

Il s'affaisse et meurt avant de toucher le sol.
Victoria : y'a-t-il un opérateur qui ai les compétences pour ouvrir une porte ?

Les techniciens n'osant pas regarder derrière eux se penchent sur leurs consoles alors que la Dame en Rouge pose ses mains sur la vitre de la cellule.
Dans celle-ci, une grande créature bleue et un enfant Humain tentent de se comprendre du mieux possible.


Un des haut-parleurs d'une console annonce.
Voix : Nous sommes en place, demandons…
Victoria : APPORTEZ MOI LEUR TETES !!!

La Dame en Rouge lâche le micro en fusillant du regard cet enfant qui souille son honneur par sa simple existence.

Dans ma cellule, j'ai toutes les peines du monde à communiquer avec cette grande créature bleue.
Moi : Retournes dans la caisse, tu vas manquer d'air…
Payìva : … ìì… Ke omum aylì'ut ngeyä
Moi : Euhhh….

Je pousse un soupir et lui désigne la caisse en me tenant la gorge mimant l'asphyxie.
Elle dresse une oreille et me fait un signe de la main que j'interprète comme une sorte de "okay, j'ai compris"
Une fois dans sa caisse, je localise le petit icône de purification de l'air et active la procédure.
Soudain un bruit sourd, la compression de l'air m'explose les tympans et me projette violemment contre le mur.
Encore endolori par le combat contre la Na'vi, je me relève péniblement en poussant un râle de douleur.
Une capsule grosse comme la main atterris dans la pièce et émet un sifflement sinistre.
Ne sachant que trop bien ce qu'est cet objet, je prends une grande inspiration alors qu'un gaz noirâtre envahit la pièce.
Décochant un magistral coup de pied, j'envoi valser l'objet hors de ma vue.
La truffe collée contre la vitre de la caisse, Payìva me regarde avec les oreilles bissées.
La capsule atterris une nouvelle fois dans la pièce.
Je regarde la Na'vi, lui fait un sourire qu'elle me rend puis je fonce vers la porte.
Ma vision est pratiquement nulle et ne suis même plus capable de voir mes mains si je tends les bras.
Sentant quelque chose s'approche, je met un genou a terre et frappe du poing face a moi au niveau des parties génitales d'un adulte.
Le coup est fort, ma douleur aussi.
Une main me saisis par le cou et me projette en arrière.
Je réalise que mes adversaires doivent sûrement être équipés de la même combinaison DARWIN que les deux qui gisent au sol.
Mon contact avec le plancher des vaches est douloureux et je glisse sur le sol de la cellule.
La caisse de Payìva me stoppe et le choc me vide le peu d'air qui me restait dans les poumons.
Crachant du sang, je me relève en me soutenant sur le côté de la caisse.
Dans ma tête la musique d'habitude si douce et reposante vient d'exploser en symphonie guerrière.
Dans mon esprit, j'ai l'impression que cette musique est à deux pas des Enfers.
Payìva cogne sur la vitre et me montre le petit clavier d'ouverture d'urgence à l'intérieur de la caisse.
Je fais non de la tête et lève le pouce pour lui montrer que tout va bien.
Ma vision se brouille et je titube.



Quatre ombres se dirigent vers la caisse.
Ces miliciens appartiennent au groupe des Oies Sauvages et malgré leur expérience ils ne sont pas tellement rassurés.
Les deux cadavres de leurs frères d'armes au sol leur ont prouvé une chose.
L'enfant a plus de force qu'il ne laisse paraître.
Le groupe se fige et garde les distances de sécurité.


Oie 1 : Il est encore debout !  Vous l'croyez ?
Oie 2 : On avance prudemment, il a séché deux mecs plus forts et plus entraînés que lui, alors, faites pas les cons.

En éventail, le groupe avance prudemment, les paralyseurs activés.
Oie 1 : Merde alors, Il tient encore sur ses jambes… C'est la première fois que je vois un truc comme ça.

Prudemment, couvert par ses collègues, il s’avance et s’arrête a deux mètres de moi.
L’opaque fumée ne permet pas une vision a plus de vingt centimètres mais le casque DARWIN permet une vision thermique.
M’observant, le mercenaire écarquille les yeux, avance, désactive son arme et du bout de celle-ci me pousse sur l'épaule.

Sans bruit, je m'écroule.
Oie 1 : C'est bon, il a son compte.
Oie 2 : Il a écarté les jambes juste pour pouvoir rester en position debout…
Oie 3 : Technique de dissuasion classique mais efficace.
Oie 2 : L'en a dans froc ce gosse, il devait se dire que tant qu'on le verrai debout, on n'oserai pas entrer…

Dans la salle de contrôle, la voix de l'IA annonce que le taux d'oxygène est de nouveau viable.
Spécialement conçu pour ne pas être détectée par les senseurs l'opaque fumée reste en suspend dans la pièce.
Devant sa console, un technicien active la puissante ventilation de cette cellule de verre.
Victoria entre dans la pièce et regarde le corps de celui qui est sensé être son fils.

Dans son regard le dédain et le dégoût se voient clairement.
Victoria : … petite chose….
Oie 1 : Votre fils est neutralisé, il se réveillera dans deux heures, où…
Victoria : Qui as t'il affronté ?
Oie 1 : Moi ma dame… Mon armure m'a bien protégé…
Victoria : Où a-t-il frappé ?
Oie 1 : Pile sur mes couilles !

Le groupe s'esclaffe.
La Dame en Rouge affiche un large sourire.
Le rire du mercenaire change et se transforme en râle alors qu'il porte ses mains a son cou.
La carotide tranchée, il s'écroule en tentant de s'agripper à l'épaule de Victoria.
D'un revers de main hautain elle pousse celui dont elle vient de prendre la vie et le regarde s'écrouler
L’horreur se lit dans les yeux des Oies qui comprennent que le bout des doigts de la Dame en Rouge cache de petites griffes repliables.

Léchant le sang sur les griffes la grande dame murmure.
Victoria : cette chose n'est pas mon fils !  Un Metallium combat… il ne s'écroule que quand il a pris avec lui la vie d'au moins un ennemi.

Attrapant le corps inanimé du garçon au sol, elle le soulève d'une main et jette un coup d'œil à la caisse.
Victoria : Remettez moi cette créature dans sa cellule !
             Quand a toi…

Serrant plus fort mon cou, elle me plaque violemment au mur puis porte la main à sa chevelure.
La Dame en Rouge pose la main sur une longue aiguille servant à maintenir ses cheveux.
Tirant dessus, elle les libère, les laissant tomber en cascade sur ses épaules et son dos.
Les mercenaires reculent d'un pas tant la vision est horrible.
Ainsi coiffée, sa longue chevelure noire tranche avec le rouge-sang de sa robe son visage asiatique et ses yeux fins et longs lui confèrent un air gracieux mais surtout malveillant et maléfique.
Le sourire qu'elle affiche renforce le malaise qui s'insinue dans de cœur de ces hommes pourtant rompu au combat.

Elle effectue un geste vif de la main tenant l'aiguille.
Un morceau s'en détache et rebondit au sol, puis glisse jusqu'à la chaussure d'un opérateur.
En baissant les yeux, celui-ci constate qu'il s'agit d'un petit fourreau.
L'aiguille est bien plus mortelle qu'elle ne laisse paraître et la lame de celle-ci est parcourue de multiples reflets comme si elle était faite de pétrole.
Un silence oppressant s'abat alors que les gens percutent sur la nature de ce poison.


Victoria place la pointe à quelques centimètres de ma gorge.
Victoria : Tu m'as déshonoré, chose indigne !
Voix : Ma Dame, Votre mari vous fait quérir…

Le mouvement de la Dame en Rouge est vif et derrière elle une personne porte les mains à sa gorge en écarquillant les yeux de surprise.
Victoria : Impertinent !

Regardant avec mépris le garçon qu'elle tient qu bout de son bras, elle esquisse un rictus et me jette aux pieds des mercenaires.
Victoria : Allez mettre cette chose avec l'autre créature, ils périront ensembles !

S'approchant de l'opérateur agonisant allongé sur le sol, elle s'accroupie une fois arrivée a sa hauteur.
Victoria : Comment ose tu me parler de la sorte…

La bouche pleine de sang, l'homme tente de parler.
Victoria : De quoi te plains tu ? Tu souffres ? Réjouis toi, ta douleur n'est pas grande...

Arrachant l'aiguille elle saisis la tête de l'opérateur et lui murmure.
Victoria : Maintenant tu peux souffrir…

Après avoir récupéré le fourreau de l'aiguille elle replace l'ensemble dans sa longue chevelure noire en se entrant dans le turbo-lift.
Dans la pièce, l'opérateur agonisant cherche du regard une personne qui pourrait l'aider.
Connaissant les effets du poison qui parcourt le corps du malheureux étendu sur le sol, personne n'ose s'en approcher.
D'un geste vif, le chef des Oies dégaine un antique revolver et explose la tête de l'opérateur, abrégeant ainsi ses souffrances.


Alors que la cabine file vers les hauts étages et que des hommes me sanglent sur un lit médical, Adolf et Vladislas discutent.

Le médecin montre une série de graphiques à l'Homme en Noir.
Adolf : J'ai deux nouvelles…
          La bonne, c'est que Saito étant de plus en plus présent, j'ai réussi à isoler ses harmoniques secondaires.
          La mauvaise c'est que Saito est de plus en plus présent…
Vladislas : En quoi cela pourrait être mauvais ?
Adolf : J'ai fait des recherches sur ce Saito, son époque et sa famille… C'est assez… heu, comment dire…
           Ahurissant…
Vladislas : Ahurissant dans quel sens ?
Adolf : Dans le sens magique…
Vladislas : Magique ? Comme les magiciens ? Ne me prenez pas pour un enfant, ou il vous en cuira…
Adolf : Ce n'est pas mon intention… Mais je parle de Magie Physique, quelque chose de mesurable et quantifiable.
          Il n'y a pas si longtemps encore, certains phénomènes inexplicables scientifiquement étaient classés dans la case "magie"
          Prenons un exemple…

Le médecin se lève du fauteuil dans lequel il était assis et se dirige vers le mur, puis appuyant sur une commande, transforme la baie vitrée en écran géant.
Adolf : J'ai fait appel au Druide pour avoir ces documents, ils sont les seuls exemplaires et je les ai numérisés pour ne pas les abîmer…

Sur les vitres s'affichent des pages de ce qui semble être du parchemin.
La porte du turbo-lift s'ouvre, révélant la silhouette de Victoria.
Victoria : Vous m'avez fait mander, mon tendre ?
Vladislas : En effet, ma douce, Adolf souhaiterai nous parler d'une découverte, vous arrivez a point nommé…
Victoria : bien…
Vladislas : Vous semblez soucieuse ma chère ?
Victoria : l'Arme que vous avez créée est défectueuse…
Adolf : Xelloss ?
Victoria : Lui-même.
Vladislas : L'avez-vous détruit ?
Victoria : Votre appel lui a sauvé la vie…
Vladislas : Bien, peut être pourras t'il nous servir…

Alors que son épouse prend place a ses côtés dans le grand salon, Adolf retourne a sa place.
Vladislas : Je vous en prie mon cher Adolf.

Saisissant la télécommande, le médecin affiche un pointeur tout en réduisant la taille de l'image afin que toute la page soit visible.
Adolf : Ouvrez bien vos écoutilles, c'est du lourd !






La nuit est sombre et une ombre lève la tête vers le ciel et l'énorme bâtisse posée au sommet d'un python rocheux.
La fine pluie et les noirs nuages confèrent un aspect maléfique à la scène.

Quelques jours plus tôt, dans la salle d'honneur d'une grande maison, deux hommes discutent.
Il est question de voler un grimoire dans la place la mieux protégée de cette île nommé Japon, la Guilde des Gardiens.
De folles rumeurs circulent sur cet endroit qui, selon certain est gardé par des animaux de fer.
Le Visiteur, portant une tasse de thé a ses lèvres explique les grandes lignes du plan a son hôte.
Celui-ci ne semble plus dans sa première jeunesse et propose au Visiteur de laisser son fils aller subtiliser le précieux livre.
N'y voyant pas d'objection, le Visiteur acquiesce.

L'hôte crie le nom de son fils qui arrive promptement et se place aux côtés de son père.
Saito : Me voilà, père…
Visiteur : Dix ans ? Dix ans tout au plus… ne croyez vous pas qu'une personne de plus expérimentée serait mieux indiquée.
Setsuna : J'ai toute confiance en lui… Il ne me décevra pas…
Visiteur : Je suis désolé, mais je vais devoir trouver une personne plus ancienne dans le domaine.
Setsuna : Saito !

Prononçant le nom de son fils, le vieil homme effectue un petit geste de la tête.
Saito : Je crois que vous allez devoir revoir votre position, Visiteur…
Visiteur : Je…. Comment avez-vous fait
Saito : Vous avez cligné des yeux… il ne fallait pas…
Setsuna : Il suffit, mon fils… tu peux retirer ce Tanto du cou de notre invité…
Saito : En me traitant comme un enfant, il vous a déshonoré, Père… laissez moi laver cet affront !
Setsuna : On ne tue jamais une personne désarmée chez soi, mon fils… Et encore moins le commanditaire d'un travail.

Saito retire doucement la lame de la gorge du Visiteur.
Saito : Pardonnez-moi, Père…
Setsuna : Ecoute bien ce que cet homme va te dire… De ton assiduité va dépendre ta vie ce soir…





Saito rajuste la paire de Kodachi dans son dos et serre le chapeau de paille qui protège son visage.
Le jeune homme repense à ce que le Visiteur lui a dit.
Il repense à ces animaux de métal et aux gardes qui possèdent des armes-tonnerre apportées par les gens venus par delà l'océan.
Le jeune homme frissonne de peur et d'excitation.
Beaucoup de voleurs et d'assassins ont tenté de pénétrer chez les Gardiens, très peu en sont ressortis indemnes.
Les rumeurs disent que les importuns sont faits prisonniers et utilisés comme cobayes.
Beaucoup prétendent que les Gardiens possèdent les Ecrits de Jadis.
Du haut de ses dix ans, Saito n'a que faire de ces contes pour adultes, et dans sa tête se dessine son plan d'action.
Si l'objectif est simplissime, récupérer un livre dans la Grande Salle, le chemin pour y parvenir est semé d'embûches.

Se mettant à l'abri sous une roche plate, il sort de la manche de son kimono un carnet de cuir.
A peine plus grand que la main d'un adulte, le carnet est assez lourd bien qu'il ne dépasse pas le centimètre d'épaisseur.
Le cuir de la couverture est épais, lourd et massif à l'image de la fermeture.
Aucun doute, il faut avoir raison de celle-ci pour connaître le contenu du carnet.
Celle-ci est étrange, et à la place du cadenas se trouve une sorte de casse-tête fait de plusieurs pièces métalliques.
Le symbole sur la couverture lui est étrangement familier mais il n'y prête pas attention.
En y réfléchissant un peu plus, il aurait découvert la supercherie, mais en ce moment, son cerveau livre un duel avec ce casse-tête qui le nargue.

Saito s'accroupi au sol, et pose le carnet a ses pieds puis ferme les yeux.
Le temps se liquéfie et se fige.
Un rat mordille la sandale du jeune homme immobile, lève la tête et s'enfuit en couinant.

Le jeune garçon ouvre les yeux et saisis le carnet.

Deux secondes plus tard, il caresse la première page sur laquelle est dessiné le même symbole que sur la couverture.
Il feuillette les pages, mémorisant les précieuses informations que lui révèle l'objet.
Sur ces feuilles de parchemin, des plans, et des annotations.
Le Guide Michelin de la demeure des Gardiens. L'outil qui va lui faciliter la tâche.
Saito affiche un sourire de contentement qui se transforme en rire étouffé en pensant a la tête du mystérieux commanditaire quand il s'apercevra que son carnet n'est plus dans sa poche.

Mais pourquoi avait il ça sur lui ? Un Gardien déchu ? Un voleur lui aussi ?

Posant le doigt sur une page, son regard se fige.
Au dessus de son rocher, la pluie redouble d'intensité.
Portant le carnet à la hauteur de ses yeux, le jeune garçon examine la feuille.
Quelque chose cloque.
Saisissant une petite lame fine fixée à la poignée d'un de ses Kodachi, il fait glisser la pointe entre les feuilles suspectes.
Il esquisse un sourire et pose le carnet sur un caillou, laissant la lame à l'intérieur.
Saito prend la deuxième lame fixée à la poignée de son Kodachi et l'insère a côté de la première.
Soulevant délicatement la feuille avec les deux lames, il esquisse un sourire puis, utilisant les deux lames comme un ciseaux, coupe un petit fil reliant les deux feuilles ensembles.
A quelques centimètres du premier fil, un second qui subit le même sort.
Vérifiant que rien d'autre de louche n'est présent entre les feuilles, il ouvre le carnet.
Arrachant doucement la feuille sur laquelle est attachée les deux petits fils qu'il a coupé il ne peut s'empêcher de sourire.

Je suis sur la bonne voie.

Sur la feuille séparée du carnet sont dessinés deux symboles compliqués qui semblent vouloir bondir vers lui.
Saito coupe cette feuille en deux, séparant ainsi des deux symboles identiques qu'il range dans la poche de sa manche de kimono.

Un éclair allume le ciel comme si un soleil s'était levé.
L'explosion qui s'en suit est violente et Saito range le carnet avant de se glisser hors de son refuge.
Il plonge ses mains dans une flaque de boue et en étale sur le grand manteau qui le protège de la pluie
Rapidement, il arrive sur l'unique sentier qui mène à la porte principale du mur d'enceinte de la demeure.
A une centaine de mètres de celle-ci, il se glisse dans le fossé bordant le chemin.
Prenant garde de ne pas marcher au milieu, il progresse vers la porte.
Il sait qu'au milieu de cette fosse, sous l'eau noirâtre, se cache de petits pieux empoisonnés destinés a meurtrir ceux qui voudraient profiter de ce couvert naturel pour progresser a l'insu des gardes de la porte.

Arrivé à deux mètres de la porte, il fait un bond et se colle contre le mur d'enceinte.
Une clochette tinte.
Saito se plaque au sol.
Au sommet du mur, un garde passe la tête par-dessus le parapet.
La nuit protège l'enfant mais les Gardiens ne sont pas de novices.
Une lanterne descend doucement le long de la paroi.
Sa lumière est vive et un large chapeau de métal protège la flamme.
L'intérieur du chapeau ressemble a un miroir et permet de projeter la lumière vers le sol sans gêner la personne qui regarde d'en haut.
La lanterne se stabilise à une cinquantaine de centimètres du sol, a deux mètres de Saito.
Le jeune garçon se rend compte à quel point ce si simple dispositif de coiffe peut être efficace.
La lumière passe au dessus de lui doucement, et dans sa tête, il lui semble q'il s'écoule une vie entière.

Elle est au dessus de lui.
Elle s'arrête.
Grillé !
En haut, des voix s'élèvent.

Je suis mort…
La lanterne reprend sa route et Saito pousse un faible soupir de soulagement.
Au bout de quelques minutes la lumière remonte et disparaît derrière le parapet.

Se félicitant de son manteau enduit de boue, il se dit que le meilleur camouflage reste le naturel.
Le jeune garçon attend une bonne dizaine de minutes immobile.
Il a toute la nuit, le jour est très loin et le temps ne joue pas encore contre lui.
Saito se relève enfin et progresse contre le mur d'enceinte.
Il jette un coup d'œil en arrière, vers la route menant a la grande porte encadrée par deux torches puis prend une inspiration et laisse ses yeux s'habituer a la pénombre.
Devant lui se dessine le tout petit sentier qu'il va devoir emprunter et il sait que le moindre faux pas lui sera fatal.
A sa gauche, le haut mur culminant a plus de dix mètres et à sa droite la falaise et ses trois cent mètres d'a pic.
Une voie mortelle.

Avançant prudemment, il tente de comprendre comment une clochette a bien pu tinter et par quelle magie sa  présence a été révélée.
Une Bonne demie heure s'est écoulée, et il n'a parcouru que dix mètres.
Cependant, Saito n'a aucune notion du temps qui passe, la lune et les étoiles ne sont pas au rendez-vous ce soir et de noirs et sinistres nuages arrosent copieusement la région.
Si cette absence de lumière parasite favorise le déplacement du jeune homme, elle le handicape aussi gravement par le fait que s'il met trop de temps, il pourra se faire surprendre par le jour naissant.

Une autre demie heure passe.
Soudain, une lumière aveuglante s'allume dans le ciel.
Je jour en pleine nuit.
Dans un mouvement réflexe il se plaque au sol, clignant des yeux pour chasser les nombreux points argentés qui dansent devant lui.
Le grondement qui s'en suit fait trembler la terre.

Quelque chose veut m'empêcher d'avancer…

Tapis au sol, il attend. Un autre éclair illumine le ciel et devant ses yeux un fil argenté s'allume.
Saito porte la main a sa cuisse gauche et ouvre une petite poche fixée a celle-ci.
Il en sort une pierre grosse comme une boule de billard et l'approche doucement de l'emplacement où avait brillé le fil.
Le galet émettant une pâle lueur verdâtre révèle un fil semblable a ceux qu'il utilise pour la pêche.
Un détail attire son regard. Le fil semble transparent et cette singularité soulève le questionnement du garçon.
Du côté du ravin, le fil est attaché a une roche qui le maintien tendu.
Du côté mur, un petit dispositif métallique relie le fil à une clochette dissimulée dans un trou la protégeant des intempéries.

Saito approche la pierre phosphorescente du trou et s'aperçois qu'un minuscule tunnel de la taille d'un doigt s'enfonce dans la muraille.
Il place la pierre lumineuse devant le fil et porte la main à sa cuisse droite et défait le fermoir de la poche puis en sort un rat.
La petite chose ne bronche pas, et pour cause, c'est un animal empaillé dont se sert le garçon pour faire des blagues aux dames de la maison de son père.
La première servante à avoir été piégée par un de ces nuisibles avait renversé tout le plateau sur les deux invités du soir.
Elle avait détalé hors de la pièce en hurlant, alors que le rat, caché sous la table basse lui sautait après.
Son père ne mit pas longtemps à comprendre que l'animal était faux, quand il entendit glousser derrière le panneau de la pièce.
Suivant les sauts du rat, il avait découvert son fils, mordant dans un bout de bois pour ne pas exploser de rire et tenant un fin fil de pêche enroulé autour d'un cylindre en bois.
Son père avait été tellement surpris qu'il en avait oublié de le gronder et saisissant le cylindre le souleva et montra aux convives le rat empaillé qui se balançait au bout du fil.
Depuis lors, quand son jeune fils disparaissait, il lu suffisait d'attendre un hurlement féminin dans la demeure qui donnait la position du rat… et du garçon.

Pouffant intérieurement de rire, le garçon posa le rat devant le fil relié à la clochette, et laissant dérouler la ligne de son cylindre de bois, alla se poster a une dizaine de mètre.

Il est temps de voir si ces clochettes sont efficaces…

Se plaquant au sol, Saito ajuste bien son grand manteau et se transforme en élément du décor.
Il tire doucement sur le fil relié au rat.

La clochette tinte.
Un bruit mélodieux.
Un bruit aigue.
Le dernier bruit qu'un intrus entend d'ordinaire.

« Last Edit: September 23, 2012, 06:38:05 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #114 on: January 22, 2012, 06:08:04 pm »
La réaction ne se fait pas attendre, et du haut des murs s'élèvent de faibles voix.
Une lanterne descend et longe la paroi a un mètre du sol.
Animé par les mouvements de la ligne de pêche de Saito, le rat semble manger le fil de la clochette.
A mi hauteur du mur, à la verticale du trou de la clochette, un sabord s'ouvre et une tête apparaît.
L'homme fait passer un bâton long comme le bras et le cale dans le creux de son épaule.
Son visage est illuminé par la lueur rougeoyante de ce qui semble être une grosse braise.
A la vue de ce visage éclairé de la sorte, le garçon est parcouru d'un frisson.
Son bras fait un mouvement parasite.
Le fil du rat se tend.
L'animal empaillé semble avoir pris vie, et comme s'il sentait que ça allait puer grave dans quelques secondes, il saute dans le vide.
Au niveau du sabord, une explosion et une flamme.
Au sol, là où se tenait le rat une autre explosion.

La tête dépassant du sabord jette un coup d'œil en bas puis disparaît dans le trou.
Des voix sortent de cette ouverture.


Voix : … Non, rien… C'était un rat que j'ai explosé, tu peux leur dire de remonter la lanterne…

La pierre dissimulant le sabord reprend sa place et le calme revient.
La pluie a maintenant cessée et une fine bruine mouille la région.
Dans le ciel, un orage de haute altitude allume les nuages.

Tremblant de tout son corps, Saito rembobine le fil sur le cylindre.
Ses membres tremblent tellement qu'il a du mal à replacer le rat dans la poche.
Dans sa tête il se demande si son père ne l'a pas envoyé à la Mort.
Qui peut défaire un homme qui tient un bâton qui fait exploser ce qu'il vise ?

Le jeune garçon  s'adosse au mur et fait le vide dans sa tête.
Si Père veut que je meure alors, je ne dois pas le déshonorer…
Il sort le livret et la pierre lumineuse et regarde une des pages puis les remet a leurs places.
Défaisant un de se Kodachi, il fixe au bout du fourreau la pierre verdâtre, puis avance en gardant la pierre devant lui a quelques centimètres du sol la manière d'un aveugle se servant de sa canne.

Evitant ainsi les fils et leurs clochettes, Il arrive a destination.
Le mur est lisse, encore plus que d'habitude et le sentier ne dépasse pas les trente centimètres de large.
En bas, le vide et des pieux naturels en pierre.
Les rumeurs disent que les Gardiens auraient invoqués ces piques rocailleux et qu'ils sont tranchants comme des rasoirs.

Lors d'un repas, un invité de son père avait fait une description de l'endroit qu'il avait parcouru.
Il se rappelle encore les paroles du vieil homme.


Scribe : Ces rochers sont tout sauf naturels, tranchants comme des rasoirs, C'est une terre stérile, rien n'y pousse et l'air semble être remplie de vapeurs empoisonnées…
           Même dix mille soldats ne pourraient les franchir…

Plaqué dos au mur, il détache la pierre lumineuse et la range dans sa poche a sa cuisse puis replace le Kodachi dans son dos.
En bas, de petits points rouges semblent l'inviter à les rejoindre.
Il se souvient que le scribe avait parlé des morts qui allumaient des petites chandelles…
Doucement il se retourne et se colle a la paroi en vérifiant du pied la présence de la pierre montrant l'emplacement du passage secret.
Le jeune garçon compte les pierres a partir de celle sur laquelle est posé son pied.
Arrivé au chiffre inscrit sur le carnet de cuir, il pose la pointe de son pied sur le mur.
Poussant plus fort, il place son pied dans l'alcôve, s'assure une bonne prise puis tâte le mur de la main droite.
Une des pierres est rugueuse et tranche avec la paroi lisse.
Poussant dessus avec la main, la pierre sous sa paume s'enfonce de quelques centimètres.
La prise est bien taillée et ressemble presque a un barreau d'échelle.

Jouant des mains, Saito grimpe le long du mur sous une fine bruine qui ruisselle sur son long manteau.
Agé de seulement dix ans, le jeune garçon ne semble pas perturbé par cette escalade qui pourrait lui être fatale à la moindre erreur, ni par le fait que sous ses pieds le gouffre plonge a plus de trois cent mètres.
Dans sa tête tourne une idée.
Une simple petite idée qui l'obsède.
L'idée qu'il puisse tomber et mourir au bas de la falaise en plongeant son père dans la honte.
L'idée de mourir sans tenir en ses mains les lames que lui a offert son père.
L'idée de ne pas avoir le privilège de pouvoir mourir au combat.

Perdu dans ses idées, i continue son ascension.
Soudain, il comprend d'où vient cette pluie fine et incessante.
La voie qu'il emprunte est pile sous une bouche de laquelle s'échappe un torrent d'eau.
La dissimulation parfaite contre les regards extérieurs.
La voie parfaite pour enter ou sortir de cette forteresse.

Saito arrive au dessous de la bouche et lève la main pour jauger de la force de eaux.
Le courant est puissant et il est tout bonnement impossible de rentrer dans ce trou sans se faire éjecter par le jet.
Dans sa tête l'idée prend place. Elle s'enracine. Infecte son esprit comme un virus.

C'est un piège !

Un piège destiner à faire perdre du temps a un éventuel assaillant qui aurait décidé d'envoyer un homme ou un petit groupe explorer la faisabilité de pénétrer la forteresse par ce trou.

Un piège mortel et psychologique car les pierres servant à masquer les prises ont depuis repris leurs places, rendant a nouveau au mur son aspect lisse.
Pas moyen de redescendre.

Une mort horriblement douloureuse attend Saito.
Une mort inévitable car depuis quelques minutes, il est immobile et ses muscles commencent à souffrir de cette inaction.
Ses membres tremblent et il sait qu'il ne pourra pas tenir bien longtemps.
Dans sa tête il fulmine contre lui-même et contre parce que par sa faute, son père ne pourra honorer la demande du voyageur.
Il voit déjà son père accomplissant le suicide rituel pour laver son honneur aux yeux du voyageur.
Il voit sa mère tuer sa sœur puis se donner la mort pour ne pas vivre dans la honte.
Il imagine la réaction de son frère quand il rentrera et découvrira l'horreur.

Saito pousse un cri couvert par le vacarme de l'eau.
Il lui est intolérable de ne pas réussir ce que son père lui a demandé.
Il y a bien une sorte de barreau qui permet de pénétrer dans le trou mais celui-ci est recouvert de mousse et l'on ne peut s'y accrocher.

Soudain, une idée.
Le jeune garçon met son bras droit a l'horizontale et plaque la main sur la paroi.
La pierre est rugueuse !

Poussant dessus, il la sent bouger.
Au fond de lui, quelque chose s'est allumée.
Quelque chose s'est embrasée.

De la main, il cherche une autre pierre rugueuse.
Une dizaine de minutes plus tard, il reprend son ascension en passant à droite de la chute d'eau.
Levant les yeux, il s'aperçoit qu'il ne lui reste plus q'un quart du chemin avant d'arriver aux créneaux.

L'idée de na pas déshonorer son père lui semble avoir donné de l'énergie et il arrive dessous les mâchicoulis.
Saito se cale dans l'un d'entre eux et fait dépasser doucement sa tête.
La pièce est sombre et éclairée par une torche. Placée sur le chemin de ronde et fermée par deux lourdes portes de métal, ce petit bastion entrave la circulation d'éventuels assaillants ayant réussi à prendre le chemin de ronde
Ayant vu large, l'architecte en a placé une au milieu de chaque mur.
La forteresse n'étant pas en guerre, cette pièce est vide, et au loin, Saito entend des gardes parler.
Fixée a un coin de mur, une horloge hydraulique indique qu'il est l'Heure du Cochon.
Saito pénètre dans la pièce, repère une fenêtre fermée par un volet en bois et fait jouer le loquet.
Satisfait, il jette un rapide coup d'œil aux deux portes fermées, puis se place contre la porte de droite et regarde par la meurtrière qui donne sur le chemin de ronde.
Il fait de même avec la meurtrière de la porte de gauche puis va se placer au centre de la pièce.
Dehors, la pluie a cessée et une chape de chaleur s'ébat sur la région.
Défaisant rapidement son manteau, il le secoue énergiquement, puis le l'étale au sol et plie en prenant soin de mettre le côté extérieur et encore mouillé vers l'intérieur de son pliage.
Ses mouvements sont précis et rapide.
Il range le manteau dans une sorte de sac a dos plat qui lui donnait un air de bossu.
Ouvrant le sac a dos, il attache des sangles colorées a des anneaux métallique de la même couleur du manteau tout en pliant rapidement le tout.
Ayant fini son pliage, il vérifie les attaches sur son dos et fait passer deux sangles entre ses jambes.
Il vérifie la présence d'une petite pièce de bois au niveau de son épaule et va rapidement jeter a nouveau un coup d'œil au meurtrières.

Constatant qu'il est bien seul sur cette partie du mur, il pousse le loquet de la fenêtre, laissant le volet de bois entrouvert…
Une fois son action terminée, il entrouvre une porte, se glisse au dehors et la referme doucement avant de se diriger vers une pile de tonneaux sur le chemin de ronde.
Dans la pénombre de la nuit, sa tenue gris sombre le fait pratiquement disparaître aux yeux des gens.
Chaque partie du chemin de ronde se compose de deux casemates aux extrémités ainsi que d'une au milieu.
Regardant la casemate d'où il est sorti, il laisse ses yeux parcourir le chemin à la recherche d'un escalier et constate que dans cette forteresse, le seul moyen de monter sur le chemin de ronde est d'emprunter des échelles.
Il laisse de côté la partie de chemin par laquelle il est arrivé jusqu'aux tonneaux et se concentre sur la casemate qui fait angle devant lui.
A l'intérieur, de la lumière et des voix.
Rapidement il s'approche de cette pièce et se place derrière une pile de caisses à côté de la porte.
Les deux gardes parlent du repas de ce soir et de la trouvaille du chef cuisinier.
La porte s'ouvre et des deux hommes rajustent leurs tuniques.
L'un d'eux d'adosse a la pile de caisse, posant la main sur l'une d'entre elle.
La main de celui-ci est à dix centimètres du visage de Saito qui s'illumine d'un coup.

Les deux gardes s'éloignent.
Saito ou ouvre sa main et admire une bague finement ouvragée avant de la glisser dans une petite poche vide a sa cuisse gauche.
L'enfant pousse doucement une caisse sous la meurtrière qui jouxte la porte et montant dessus, jette un coup d'œil rapide dans la pièce.
Rien, les deux gardes étant partis, la voie est libre.
Ouvrant rapidement la lourde porte il se glisse dans la casemate.
A l'intérieur de celle-ci, une sorte de cage métallique dont une des faces manque.
La cage semble pouvoir descendre par un trou dans le sol.
Saito reste perplexe et admire la machine en pensant aux dessins sur la table de son père.
Don père lui avait déclaré "Vois tu, Fils, un jour viendra où toutes les grandes maisons seront équipées de ces machines et les serviteurs ne se feront plus mal en portant de lourds objets sur le dos…"
Le jeune garçon fait un pas dans la cage et regarde un petit panneau avec un levier.
Nul besoin d'être un génie pour comprendre que cette manette sert à faire monter ou descendre la cage.
Il effleure la commande.
Pris d'un tremblement, il retire sa main et sors de la cage.
Une cage, l'endroit idéal pour se faire piéger.

Observant la pièce, il remarque l'échelle derrière la cage.
La pièce en dessous est noire, et cette obscurité est son alliée.
Saito pose un pied sur l'échelle.

Peu de temps après, il s'engage dans la salle obscure en prenant garde de ne pas faire de bruit.
Une plaque de bois est fixée sur le mur indique par un dessin que ce niveau est le troisième sous sol.
Les couloirs sont pratiquement noirs et de petites bougies de couleur rouges diffusent une pâle lueur.
Ces flammes ne sont pas destinées à éclairer mais à baliser les couloirs.
Dans les pièces fermées par de lourdes grilles, Saito découvre des objets étranges.
S'arrêtant devant l'une d'elles, il porte la main à une petite housse dans sa manche et en sort deux tiges courbées.
Le jeune garçon range aussitôt ses tiges de crochetage en se disant que s'il commence a s'éparpiller il ne pourra mener a bien la mission que son père lui a confié.
Explorant le sous sol, il ne trouve pas d'indices quand a la présence d'une bibliothèque a ce niveau.
Il reprend l'échelle par laquelle il est arrivé et pénètre dans le second sous sol.
Au fond d'un couloir, Saito remarque de la lumière sous une porte.


Alors que Saito lorgne par  le trou de la serrure, dans la maison familiale, on prend le thé.
Voyageur : Merci beaucoup…
Setsuna : Laissez reposer le thé, il n'en sera que meilleur.

Le voyageur sourie et regarde par le panneau ouvert.
Voyageur : Pourquoi avoir envoyé Saito ? Votre cadet n'était pas plus en mesure d'effectuer cette mission ?
Setsuna : Hahaha, Il n'ira jamais là où Saito va… C'est certes un excellent inventeur, mais il a peur des guêpes, et je le vois mal ôter la vie a une personne.
Voyageur : Mais quand même, dix ans…
Setsuna : Ne vous inquiétez pas pour Saito, il pourrait vous ôter la vie là maintenant et aller faire un câlin à sa mère dans la seconde qui suit.
              Normalement, un comportement comme celui-ci est plus que réprimandable mais dans notre famille c'est une qualité plus qu'un défaut.
Voyageur : Je sens de l'admiration mais aussi beaucoup de respect dans votre voix.
                Est-il si impressionnant que cela ?
Setsuna : Au-delà, même… Il y a deux lunes, il a égorgé une personne qui a tenté de voler Azami.
              Même elle qui connaît bien son fils, en a eu peur…
Voyageur : Comment est-ce possible qu'un enfant de son age puisse perpétrer de tels actes ?

Entrant  dans la pièce Azami fait un large sourire à son mari.
Azami : Vous parliez de moi ?

Vêtue d'un kimono noir brodé de motifs floraux la jeune femme s'incline.
Setsuna : Venez ma douce.



Le voyageur, ne pouvant décrocher son regard fait glousser Azami.
Celle-ci s'approche de lui en faisant de petits pas et lui glisse dans l'oreille.
Azami : Prenez garde, étranger, fixer trop longtemps mon regard peut vous mener à la folie.

Le vieil homme bafouille et s'excuse alors que Setsuna explose de rire.
Setsuna : Joignez vous a nous ma tendre, nous allions prendre le thé…
Azami : Je vois cela.
Setsuna : Par contre, je crains ne pas avoir respecté la cérémonie…
Azami : C'est ce que je constate.

La jeune femme s'assois auprès de son mari, lui dépose un baiser sur la joue et la lui pince.
Azami : Mon tendre et doux époux…

Elle lève les yeux vers l'invité et affiche un large sourire.
Azami : Prenez garde, si c'est bien Setsuna qui a fait le thé, vous êtes condamné…
Setsuna : Allons, allons… il n'est pas si moche que cela, ce thé.

Su ces mots l'homme porte la tasse a ses lèvres.
Setsuna : … hnnng… hèèèrrkkk…

Azami et le voyageur explosent de rire devant la grimace du maître de maison.
Azami : Il est préférable pour vos vies que je m'en charge…



Alors que dans la maison de Setsuna, on rit aux éclats, Saito explore et progresse dans les sous sols de la demeure des Gardiens.
Après avoir regardé par la serrure et s'être assuré qu'il n'y avait personne dans la pièce, le jeune garçon se glisse a l'intérieur et file se cacher dans l'ombre d'une imposante étagère.


Saito vient juste de se cacher que deux gardes entrent dans la pièce et déposent leurs armes sur un râtelier.
Masayo : Eh bein, c'est pas trop tôt… Marre de ce temps d'merde !
Naoki : Tu préfères peut être monter la garde dans le donjon ?
Masayo : Tout de suite…. Non, mais y'a mieux… En cuisine, ils sont pas trempés comme des soupes, eux…
Naoki : Mwouais, passer son temps avec une bonne odeur de nourriture et ne pas avoir droit d'y toucher, non merci !
Masayo : Eh, au fait, tu savais que l'équipe de Hisoka avait capturé une voleuse ?
             Elle a tenté de dérober du riz dans une grange des Gardiens au village…
Naoki : Voler les Gardiens… il faut être suicidaire…

Saito profitant de la discussion des deux gardes s'éclipse comme une ombre et s'engage dans le couloir.
Le temps s'étire, et le jeune garçon commence a regretter de ne pas avoir été plus attentif aux cours de la personne lui expliquant la magie des chiffres.
Les couloirs se ressemblent, et toutes les portes sont identiques.
Les chiffres sur les portes et les murs ne parlent pas du tout a Saito.

Soudain, un hurlement.
Dans un autre couloir résonne les cris d'une fille.

Saito se précipite vers la source du vacarme et découvre un des deux gardes tentant de maîtriser une jeune fille.
Masayo : Allez, fait pas ta timorée… T'es une p'tite d'la cmapagne… j'suis sûr que t'as déjà pris des coup d'bite !

La fille hurle à l'aide alors que le garde tente de l'immobiliser en soulevant son hakama.

Saito : HAY !

Le jeune garçon effectue un saut alors que le garde se retourne.
Le Kodachi de Saito pénètre dans la gorge de l'homme alors que celui-ci tombe comme une masse.
Saito retire très lentement l'arme et lèche le sang suintant sur la lame.
Assis a califourchon sur le torse de l'adulte, Saito replonge a nouveau sa lame dans la plaie et, faisant jouer celle-ci, décuple la douleur du garde.
L'homme tente de crier, mais aucun son ne semble vouloir sortir de sa bouche, et seule un flot de sang s'écoule de la gorge.

Le garçon approche son visage enfantin du masque de terreur qu'affiche la face de Masayo.
Saito : Tu es un porc… Meurs comme tel !

Recroquevillée dans le coin de sa cellule, les vêtements en lambeaux, une petite fille avoisinant les treize ans regarde avec horreur la scène qui se déroule sous ses yeux.
Elle ne peut détacher son regard de ce garçonnet vêtu d'un habit sombre et qui se délecte du sang de l'adulte qui, quelque temps auparavant, avait tenté de la violer.
Elle en vient a éprouver un léger sentiment de compassion envers ce garde qui connaît maintenant la définition du terme souffrance.
Fine lame, n'ayant pas touché l'artère principale, Saito maintient le garde en vie le plus longtemps possible, le torturant et se délectant de sa lente agonie.

Saito lèche a nouveau sa lame avant de la faire disparaître dans son fourreau.

Au loin, retentit la voix hurlante de Naoki.
Naoki : MASAYO ! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !
          SI TU TOUCHES LA GAMINE, TU PEUX DIRE ADIEUX A TES COUILLES !!!

Armé d'une arbalète, Naoki apparaît dans l'encadrement de la porte.
Naoki : Putain ! T'es qui, toi ? !!

Le mouvement du garde pour lever son arme n'a pris qu'une seconde.
Celui de Saito est plus rapide et le garde recule en titubant.
Se cognant le dos contre le mur du couloir, il s'affale en regardant d'un air hébété le Tanto de Masayo planté dans son cœur.

Saito saute sur le garde et lui plaque la main sur la bouche en prenant garde de ne pas l'étouffer.
Saito : Tu ne vas pas mourir… Tu vas dormir…

Dans le regard de Naoki se mêle joyeusement terreur, incompréhension et soulagement.
Comment un gosse de dix ans peut il être capable de telles choses.
Le garde repense aux contes de son enfance et a ceux qu'il raconte a sa fille.
Des légendes sur des Kamis maléfiques qui prennent l'apparence de jeunes ou de vieillards.
Des Esprits tourmentés qui cherchent la vengeance.

Se sentant partir, Naoki pense une dernière fois a sa femme et a sa fille qui l'attendront demain midi comme chaque midi a la grande porte de la forteresse.
Saito garde la main sur la bouche de Naoki encore une minute et s'écarte du corps après avoir vérifié que le Tanto n’ai pas ouvert plus la petite blessure.
Il fouille dans la cellule et se dirige vers un objet qui brille dans la pénombre.
Le carreau de l'arbalète de Naoki, décoché quand la main qui tenait l'arme s'était crispé sous le coup du Tanto.


Le jeune garçon s'accroupi devant Masayo et enfonce le carreau dans la plaie de la lame de son Wakisashi.
Saito : Parfait…



Laissant ses yeux s'habituer a la pénombre, il fait quelques pas en direction de la petite fille qui sanglote, s'accroupie devant elle et lui pose la main sur l'épaule.
Saito : Tout est fini… Il ne viendra plus t'embêter…

La fille lève les yeux et essuie ses larmes en regardant les corps au sol.
Saito : Non, ne regarde pas… laisse les…
Fille : Ils sont morts ?
Saito : Celui dans la cellule, oui, l'autre se réveillera dans deux jours… si le médecin ne le tue pas…
Fille : Laisse moi venir avec toi…
Saito : Non ! Tu me ralentirais et on se fera tuer. Viens !

Saito entraîne la jeune fille vers la salle des gardes
Saito : Allonge toi sur un des lits, et attends moi… Je reviendrai !
Fille : Que vais-je leur dire ?
Saito : … Qu'il a essayé de te violer et que tu ne sais pas ce qu'il s'est passé après car il t'a frappé.
Fille : Ils vont pas me croire.
Saito : Ils croiront l'arbalète ! Pour les autres, Masayo a tenté de te violer, Naoki a voulu l'en empêcher mais a pris un coup de lame et a tiré sur Masayo…
          Fin de l'histoire…
Fille : Je…

Déposant un bisou sur la joue de Saito, la petite fille rougit.
Fille : Merci…
Saito : Me ferait tu l'honneur de me dire ton nom ?
Hitomi : Hitomi…
Saito : Je suis Saito… Reste ici… je fais le serment de revenir te chercher !

Ayant constaté que la seule entrée est l'ascenseur, Saito emprunte a nouveau l'échelle et se faufile dans le premier sous sol.
Ce sous sol servant au stockage des victuailles…
Dans cette zone vide de tout intérêt et de toute personne, il découvre un escalier le menant aux cuisines… le rez-de-chaussée du donjon de la forteresse.

L'ambiance tranche avec les sous sols qu'il vient d'explorer.
Ici tout est lumineux et sur le sol un carrelage le nargue.
Il sait que s'il garde ses sandales, fera plus de bruit qu'un orchestre, mais aussi que s'il les enlève et reste en tabi il freinera encore moins bien qu'une savonnette.

Caché derrière une pile de tonneaux, il remarque une sorte de bouton près d'une des portes.
De cet étrange bouton part un petit tuyau qui s'en va vers la lanterne au plafond.
Saito tend le bras et appuie sur le bouton.
Rien.
Il le tourne d'un quart de tour.
La lanterne s'éteint comme si un être invisible avait soufflé dessus.
Lâchant le bouton, il constate que celui-ci revient à sa position de base.
Sur la plaque encadrant le bouton se tiennent deux petits dessins.
L'un montre une flamme et l'autre la même flamme barrée d'une croix.

Saito tourne le bouton vers le dessin de la flamme.
La lanterne émet un crépitement et une flamme s'allume.
La pièce est a nouveau baignée de lumière et Saito s'empresse de tourner le bouton vers la flamme barrée.

Connaissant maintenant la méthode pour couper la lumière dans une pièce, Saito explore la demeure.
La pièce est éclairée d'une pâle lueur rougeâtre provenant de la cheminée, protégée par cette obscurité, le garçon s'y glisse.

Le silence de l'endroit est brisé par des gémissements et des complaintes.
Voix : Si froid…

La voix semble venir de l'au-delà.
Voix : Que quelqu'un vienne…
Saito avance doucement, tendant l'oreille pour déterminer où est la personne
Voix : Si mal…
Saito fait dépasser sa tête du recoin d'un mur.
Voix : Je voudrai mourir…

Le jeune garçon réprime un hurlement.
Devant ses yeux, lui tournant le dos, un adulte.
Ses vêtements sont impeccables mais ses jambes mettent Saito mal al l'aise.
Ce sont des jambes en métal.
Il lève les yeux et reste interdit.
Du dos de l'homme sortent deus tuyaux métalliques remontant jusqu'au cou et dont s'échappent de petites volutes de fumée.
Il se rend compte que le cliquetis inexpliqué qu'il entendait depuis qu'il était dans la pièce provient de l'adulte de métal.
Affairé a découper des choses sur son plan de travail, l'homme tourne légèrement la tête.
Saito recule d'un pas, la surprise se lisant dans ses yeux.
L'homme le regarde.
Ou plutôt, la machine le regarde.
Dans l'esprit du garçon se mêlent peur et incompréhension.
Le visage de l'homme n'est qu'un masque de métal.

Un masque d'une mauvaise pièce de Kabuki duquel sort une voix qui lui glace le sang.
Homme : Intrus… Détruire….

Saito n'attend pas son reste et en deux bonds, il rejoint l'obscurité protectrice.
Grimpant rapidement à une armoire, il se plaque au sommet.
Dans la pièce, l'homme de métal le cherche et au bout de quelques minutes, se dirige vers la commande qui allume les lanternes.
Saito lève la tête, saisis la grille obstruant l'accès au conduit de ventilation, la déloge, se glisse à l'intérieur et remet la grille à sa place.
Ne trouvant pas la chose non identifiée, l'homme de métal cesse ses recherches au bout de dix longues minutes.
La pièce étant éclairée, Saito ne peut plus redescendre maintenant et il décide de s'enfoncer plus en avant dans cet étroit boyau.

Par les grilles de ventilation, il observe différentes pièces et se rend compte que la bâtisse n'a absolument rien a voir avec le type de maisons de son pays.
Ici les murs ne sont pas en bois, mais en pierre et le métal est présent partout.
Une voix dans une salle pique sa curiosité et doucement il s'approche de la grille.

En bas, derrière une étagère, une voix au timbre étrange semble parler avec une autre.
Voix : Lorsque j'étais tout jeune, Karras m'emporta loin de la Mère Fonderie et me dit
        "Tu es enfant de tous mes efforts, suis moi, et tu hériteras de la Terre"

Saito saisis le carnet de cuir et tente de se repérer dans les plans dessinés.
A dix ans, et bien que sachant lire les signes, il lui manque encore beaucoup de vocabulaire.
Conscient que ce handicap est lourd, il essaye de trouver des signes identiques a ceux des murs de la pièce.
Au bout d'une bonne demie heure de recherche il trouve ce qu'il cherche.
Il pousse un petit soupir en replaçant le carnet dans la poche.
Les mots sont pour lui incompréhensibles.
Prudemment, il enlève la grille de son logement et la fait rentrer dans le conduit.
Après l'avoir posé a l'intérieur, il enlève ses sandales qui risquent de laisser des traces sur les tapis.
Les sandales fixées dans son dos, il passe la tête en vérifiant partout du regard qu'aucune personne ne le voit.
Le plafond culminant a trois mètres de haut, il lui faut sauter car le conduit est lisse, et ne présente aucun point où accrocher une corde.
 De toutes façons, je n'ai même pas de corde pour descendre…
« Last Edit: February 26, 2012, 05:58:09 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #115 on: January 22, 2012, 06:08:26 pm »
La pièce, faiblement éclairée ressemble a un labyrinthe dessiné par un sadique tant les grandes étagères semblent avoir été posées en ligne.
Scrutant un dernière fois l'intérieur de la pièce, et tendant l'oreille pour tenter de trouver la personne a qui parle l"étrange voix, il se laisse glisser hors de la sécurité relative  qu'offrait le conduit de ventilation.
Touchant le sol sans bruit, il lui vient la désagréable sensation d'avoir oublié quelque chose.


Dans la salle, la voix continue.
Voix : Créateur, Père Faiseur… Alimente nous maintenant.

Doucement et sans un bruit, il contourne une large étagère et s'approche du coin et jette un coup d'œil rapide.
Se plaquant rapidement contre l'étagère, il pose ses mains sur sa bouche pour étouffer un cri.
Devant une table se tient une créature comme il n'en a jamais vu.
La chose, métallique et énorme semble tout droit sortie des cauchemars d'un ingénieur fou.
Sa tête est basse et un de ses yeux n'est qu'un disque de verre rempli d'une sorte de liquide.
Sa main gauche n'a de main que le nom, car au lieu de cinq doigts se tient une griffe monstrueuse.
Le bras gauche est pour le garçon une énigme, une sorte de tube dont il ignore la fonction.
Totalement déconcerté par cette chose, Saito reste fixer des braises rougeoyantes par une petite grille grande comme sa main a l'arrière de la machine.
Sur le dos de la bête, un tuyau par lequel s'échappe de la fumée.





Cette chose n'a rien d'organique et est tout simplement invulnérable aux armes du jeune garçon.
Discrètement, il s'esquive et se fond dans les ombres.
En recherchant une sortie, son regard tombe sur une étagère.
Sur la partie basse de celle-ci est entreposé un arc léger et diverses flèches.
Le jeune garçon fait passer l’arc dans son dos et garnit un carquois avec des projectiles.
Si les flèches a pointes d’acier lui sont familières, certaines sont déconcertantes.
Quatre ont une sorte de cristal bleuté en guise de pointe, mais celles qui interpellent le plus Saito restent ces deux flèches possédant une petite clé de remontoir en lieu et place de la pointe.
Caché par l’obscurité, Saito fini par trouver une porte et s’esquive de cette pièce dans laquelle l’étrange chose métallique le mettait mal a l’aise.
Suivant les instructions données par les plans dans le carnet de cuir, il trouve une remise et décide d’examiner le matériel qu’il a trouvé plus tôt.
Deux flèches possèdent une sorte de cristal dans lequel danse une chose visqueuse et verdâtre.
Il semble que ce soit de puissants somnifères, car il a déjà vu de semblables cristaux dans la remise du médecin de la famille et se souviens que celui-ci lui avait montré comment endormir un animal malade.
Trois sont équipées d’un cristal dans lequel on peut voir de petites flammes.
Rangeant les flèches aux cristaux de feu, il saisis une dont la pointe est recouverte d’une boule de mousse semblable a celle qui tapisse le côté où le soleil ne brille jamais sur les arbres.

Saito fait l’inventaire de ses flèches
Dix a pointes de métal
Cinq avec le cristal bleu
Quatre avec le cristal de feu
Trois avec la boule en mousse
Et trois autres avec cette étrange clé en guise de pointe.

Perché sur une poutre de la charpente, le garçon tente de trouver une utilité a cette flèche.
Il tourne la clé.
Un léger cliquetis se fait entendre, puis, au bout de cinq secondes, un déclic.
Surpris, Saito laisse tomber l’objet qui se coince entre deux caisses.

La porte de la remise s’ouvre, laissant apparaître un garde épée à la main.

Celui-ci lance en direction d’une personne dehors
Garde : J’suis pas fou ! J’ai entendu marcher !
           Faut’ qu’j’arrête le café… j’suis excité comme une puce !

Se remettant de sa frayeur et de sa surprise, Saito se laisse tomber sur la caisse juste a côté de la flèche.
Il sait maintenant a quoi sert cette objet.
L’outil parfait pour le méfait qu’il s’apprête à commettre, une flèche qui craque et grince comme si une personne marchait sur du plancher.
Il n’a aucune idée de la manière dont elle fonctionne mais sait déjà qu’elle lui sera utile.

Se faufilant dans le bâtiment endormi et évitant les gardes, Saito dérobe quelques objets dans les pièces qu’il visite.
Plus il grimpe dans les étages et plus le nombre de garde augmente.
Il a même découvert l’utilité de ces flèches a pointe en mousse.
Tirées sur un carrelage, elles diffusent une sorte de fin tapis de mousse translucide sur lequel il peut marcher sans faire sonner les dalles.
Le jeune garçon saisis la grille du conduit dans lequel il s’est glissé et la pose à côté de lui.
La pièce est fortement éclairée et sent le piège à des lieus a la ronde.
Pourtant, il est là !
Le livre rouge, comme le lui a décrit son père et comme le mentionne le carnet.
Une flèche a cristal bleuté vient percuter une lanterne fixée au mur a sa droite, plongeant la zone dans une douce et sécurisante pénombre.
Le cristal bleu contient une sorte de liquide vaporeux éteignant certaines lanternes.
Au bout d’un moment, Saito se décide, il sort de l’ombre et file rapidement vers l’autel sur lequel est posé le livre.
A sa droite, un bruit mécanique et des cliquetis.
Jetant un coup d’œil il se fige devant une vision qui le hantera pendant de nombreuses nuits.
Au mur est fixée une tête humaine recouverte d’un masque de métal.
Une tête dont l’œil droit est recouverte d’un petit verre rond rempli de liquide bleuté.
Doucement il effectue un pas de côté et constate que cette chose le suit de la tête.


Voix : HEY ! TOI ! ARRETES !

La voix dans son dos le sort de sa torpeur, et par réflexe, il saisis une boule dans sa poche et la lance vers le garde qui se rue sur lui.
Un éclair emplit la pièce et tandis que le garde se remet du choc, Saito se faufile dans le conduit de ventilation après s’être cogné lourdement la tête a l’entré de celui-ci.
Garde : L’OMBRE NE TE CACHERA PAS ETERNELLEMENT, VOLEUR !

Saito replace doucement la grille et s’enfonce dans l’ombre protectrice.
Garde : TU F’RAS MOINS L’MALIN QUAND MES FRERES ARRIVERONT !

Dehors, le garde fulmine en fouillant les recoins de la pièce.
D’autres gardes entendant ce raffut viennent prêter main forte à leur camarade.
Garde : Restez sur vos gardes, un rôdeur est en ces lieux…

Soudain, Saito se rend compte qu’il n’a absolument aucune idée du temps qu’il a passé dans le bâtiment.
Rampant aussi discrètement que possible, il monte jusqu'à un conduit menant aux poutres de la charpente de la pièce.
Se souvenant des instructions dans le carnet de cuir, il saisis l’arc, remonte une flèche et l’envoie dans le couloir d’accès.
Comme attendu, les gardes se mettent en quête de la provenance des bruits de pas, laissant le champ libre a Saito qui encoche une flèche au cristal rougeoyant et vise le grand vitrail ornant le mur face a lui.
La flèche n’a pas encore touché sa cible que déjà Saito se laisse tomber sur l’autel, le cristal de la flèche détonne en impactant la vitre qui explose dans un grand fracas.
Saito saisis le livre et se précipite vers cette nouvelle sortie.
Entrant dans la pièce, les gardes n’ont que le temps de voir une ombre se jeter de la tour.
Des sirènes hurlent alors que le jeune garçon atterris sur un toit et se précipite vers le chemin de ronde.
Un garde armé d’une lourde hallebarde se dresse en travers de sa route.
Comme si la scène avait été répétée, Saito accélère vers la pointe mortelle et se laisse tomber juste devant, profitant de son élan pour glisser entre les jambes de l’adulte.
Se relevant, il continue sa course avec ce garde bien décidé à mettre la main sur ce mioche.
Un morceau du muret d’enceinte explose a côté de sa tête et Saito reconnaît le bruit de l’étrange arme tonnerre.
Il n’est plus très loin de son objectif, mais le garde est pratiquement sur lui.
Saisissant la dernière boule récupérée dans la salle d’arme, il la jette au sol.
Le flash déstabilise son poursuivant et le jeune garçon en profite pour monter sur l’un des créneaux du mur surplombant le vide.
Le garde se précipite sur lui.
Saito tombe et disparaît dans la brume entourant le mur d’enceinte.


Le Maître Gardien arrive au pas de course et demande, essoufflé, où est le voleur.
Garde : il est tombé…
Maître Gardien : Trouvez son corps ! Ramenez le Livre !

Alors que la forteresse bruisse d’activité et que les gardes préparent l’ouverture de la Grande Porte, Saito chute.

Plus de trois cent mètres séparent le haut des murs du sol hérissé de rochers pointus.
Pour Saito, la chute semble se faire au ralenti et durer une éternité.
Un sentiment de sérénité l’envahit.
Ouvrant les yeux, il tire sur la corde fixée a son épaule en priant ne pas avoir fait d’erreur.
La fine toile de tissu du manteau se libère des cordages la retenant prisonnière et se déploie comme un oiseau dépliant ses ailes, puis une seconde toile suivant la première se libère a son tour.
Accroché sous cet immense tissu et retenu par de fins fils, Saito tente de corriger sa trajectoire en tirant sur les filins droite et gauches

Se rappelant de ses essais passés et tirant avantages des nombreuses erreurs qui avaient a plusieurs reprise failli être fatales, Saito dirige son aile du mieux possible et s’il arrive a maintenir un semblant de cap, il ne peut influer sur l’altitude et se retrouve a la merci des courants ascensionnels générés par le relief.
Le trajet allé qui lui avait pris deux bonnes heures pour rallier la demeure des Gardiens se transforme en un paisible et court voyage.
Bercé par les vents le poussant vers son village, il tente de trouver comment réussir à perdre assez d’altitude pour se poser sans être repris par les courants chauds du sol qui le poussent vers le monde des oiseaux.
Passant au dessus de son village, il tire un peu trop fort sur les suspentes droites.
L’aile répond en se cabrant, faisant effectuer un virage sec.
La chute est instantanée et en l’espace d’un battement de cœur, il vient de perdre une dizaine de mètres.
Se remettant de ses émotions, il tire a nouveau, dosant sa force pour imprimer de petits cercles qui le font rapidement perdre de l’altitude.
Jubilant sur cette nouvelle trouvaille, Saito relâche sa concentration alors qu’une faible bourrasque le fait vaciller.
Tirant bien trop fort sur les fils en tentant de se rattraper, il regarde avec horreur la voile se mettre en torche.

La chute est violente et il a l’impression que son cœur cherche à se barrer par sa bouche.
Saito n’a le temps de pousser un cri que quelque chose de dur se fait sentir sous ses pieds.
A nouveau il chute.

Secouant la tête pour remettre ses idées en place, il regarde l’air bête cette vache qui se demande ce que fait cet Humain sous sa truffe dans sa mangeoire…

Saito lève sa tête en poussant un râle de douleur et constate qu’il a traversé le toit d’une étable.
Tant bien que mal, il se décroche et grimpe sur le toit récupérer la toile.
En la pliant, il constate que les déchirures ne sont pas trop importantes.
Il vérifie la présence du livre dans la poche de sa manche et gardant sa toile pliée dans les bras, se met en route pour rentrer chez lui.
L’arc des Gardiens étant tombé lors de la chute, il décide de ne pas s’en occuper car il constitue une preuve qu’il a visité la demeure des Gardiens sans leur approbation.

Boitant légèrement à cause de sa chute, il arrive une demie heure plus tard en vue du mur d’enceinte de la maison familiale.
Se postant a bonne distance, il vérifie que personne n’attend sa venue et que les gardes faisant respecter le couvre feu ne sont pas dans les parages car s’ils l’attrapaient, il serait mis a mort pour avoir désobéi a l’Empereur.

Tel un chat, il se faufile dans les fourrés et arrive au pied du mur.
Poussant une plaque de celui-ci, il libère le loquet d’une trappe secrète et s’engouffre dans l’ouverture.
Refermant silencieusement la trappe, il remet le verrou en place et se dirige a pas feutrés vers la maison.
Si le couvre feu interdit d’être dans les rues, il n’interdit pas de rester éveillé chez soi.
Saito pénètre dans la salle d’honneur et trouve son père en discussion avec le Voyageur.

Saluant son père en s’inclinant il demande l’autorisation de faire son rapport.
Son père acquiesce et le jeune garçon vient s’asseoir a deux mètres devant lui.
Contant son histoire il sort le livre et le pose devant ses genoux.

Le visage de son père mêle surprise et jubilation.
Setsuna : Mon fils, grande est ma fierté car tu as fait honneur à ton nom, et ce, malgré une quête assez difficile.
Saito : Merci, Père…
Setsuna : Garde ce livre précieusement, j’ai encore un service à te demander.

Le garçon s’incline, son front frôlant le sol.
Saito : Que puis-je ?
Setsuna : Tu devras aller remettre ce livre sur l’autel…

Devant le silence de son fils, Setsuna reprend la parole alors que le Voyageur affiche un petit sourire.
Setsuna : Voler un bien est chose facile, personne ne s’attend a ta venue…
              Mais pénétrer en une place qui t’attend et commettre une action a l’insu des occupants, voilà la véritable force de notre famille.
              Toute action à ses répercussions… et de tes actions peut dépendre ta vie.
              As-tu ouvert le livre ?
Saito : Non, Père, Vous m’avez demandé de prendre le livre, pas de le lire…
Setsuna : C’est bien, mon fils, Un Contrat n’est complet que s’il est respecté.
               Les Gardiens recherchent leur livre, et tu devras demain aller le reposer sur l’autel, mais sans te faire prendre !
Saito : Mais pourquoi me demander de le voler si je dois le remettre ensuite a sa place ?
Setsuna : Certaines actions qui te seront demandées dépasseront ta compréhension, de même que nombres de choses en ce monde dépasse nos connaissances.
              Réfléchis, mon Fils, mais si tu ne trouves la solution rapidement, laisse l'idée grandir...
Saito : … Je suis trop jeune pour comprendre vos mots, Père, mais je peux effectuer ce que vous me demandez...
Setsuna : C'est bien, mon Fils, pour t'aider dans cette quête, notre ami peut te fournir un petit quelque chose.

Le Visiteur porte la main à sa manche et en sors un étui de cuir.
Son regard s'assombrit.
Visiteur : Je...
Saito : Vous cherchez ceci ?

Tenant dans ses mains le carnet de cuir, le jeune garçon affiche un large sourire alors que les yeux du Visiteur s'écarquillent.
Setsuna :

Saito fixe le Visiteur avec son sourire malicieux et déclare.
Saito : C'est un bel objet... Mon père m'a apprit que toute personne possède des biens... et que ces biens sont faits pour être volés...

Le Visiteur regarde le vieil homme assis sur son petit fauteuil sans pieds.
Visiteur : Maître Setsuna, votre fils a votre talent de voleur et fait honneur à votre nom !
Setsuna : Non, il ne possède pas mon talent...
             Il est loin... loin devant moi a son age.

L'homme baisse les yeux et pousse un soupir...
Setsuna : J'me fais trop vieux pour ces conneries... et comment pourrais-je rivaliser avec mon fils qui à dix ans me dépasse déjà...
Visiteur : Vous avez l'expérience... et ce n'est pas rien.

Le Visiteur tourne la tête vers cet enfant qui a réussi à lui subtiliser un bien à l'emplacement le plus sécurisé de sa tenue, extraire le contenu et replacer l'étui sans qu'il ne soupçonne quoi que ce soit.
Visiteur : Tu as mérité ce carnet, donne le moi, je vais te l'ouvrir...

Saito ouvre le petit carnet de cuir.
Le temps s'arrête.


Visiteur : Mais... Comment as tu ?...
Saito : En lui demandant très poliment...
          Votre livre a été très utile.

Dans la pièce, le silence est palpable tout comme l'admiration que les deux adultes portent a cet enfant qui vient de faire démonstration de ses talents.
Si la fierté inonde le cœur de Setsuna, une ombre grandissante recouvre son esprit et son cœur.
Le vieil homme se surprend à penser que si son fils basculait dans la Voie Noire et empruntait le sentier qui mène a la Tour Sombre, personne ne serait en mesure de garantir la sécurité d'un bien.


Saito : Je savais que vous ne transportez pas de babioles, votre onguent est efficace mais pas assez...
          Je vois votre vrai visage...
          Vous êtes un Gardien !
          … Ou vous l'avez été.
          Cette trace sur votre doigt, la marque de l'Anneau Gardien est facile à reconnaître.
          Mais je ne peux trouver la réponse en ce moment...
Setsuna : Prends garde, mon fils, si tu creuses trop profond, tu finiras par te perdre.
              Ne perds jamais de vue la réalité.
Saito : Père, avec votre permission, je souhaiterai aller chez l'armurier, j'aurais besoin de matériel pour mener ma tâche a bien...
Setsuna : Planifier et organiser son action, c'est bien, mon Fils...

L'homme passe les mains autour de son cou et saisis un fin collier au bout duquel pend un cristal au reflets d'acide.
Setsuna : Prends le, et montre le a Batu.

Saito se lève et se dirige vers son père, puis prenant l'objet ressemblant à une pointe de flèche s'incline respectueusement.

Setsuna : Porte le.

Saito s'exécute et passe le fin fil autour de son cou.
L'enfant ouvre la bouche mais aucun son ne sort.
Il se demande alors quelle erreur il a commis et pourquoi la vie semble le quitter.
Sa vision se brouille.



Voix : Viens a moi...



Saito ouvre les yeux, devant lui, un environnement improbable, une scène incompréhensible.
Des gens étrangement accoutrés passent, se parlent, montrent des choses sur des fenêtres sans armatures.
Au centre de la pièce, une sorte de table dont son centre est troué et au dessus duquel flotte une forêt.
Devant cette étrange table, un homme et une femme parlent.

Ils semblent en désaccord et dans la brume de sa vision, Saito n'arrive pas à distinguer ce que l'homme montre.
Femme : … des mitrailleuses contre eux, c'est tout a fait normal...

Saito hurle mais personne ne semble l'entendre.

Fermant les yeux, l'enfant tente a nouveau de hurler pour faire disparaître cette vision qui pour lui n'a pas de sens.

Le bruissement de la salle s'atténue et laisse place aux sons d'une forêt.
Ses yeux s'ouvrent d'un coup et une sensation étrange s'empare de lui.
Quelque chose vient effleurer son épaule et Saito tente de tourner la tête.
Ses muscles ne répondent plus et son regard reste fixé sur une créature de cauchemars.
A une dizaine de mètre sous la branche sur laquelle est allongé le garçon, une énorme créature noire renifle le sol, lève la tête et, déployant son étrange crinière, hurle en direction du garçon.


Saito veut hurler.
Dans sa tête la terreur prend place et malgré les enseignements de son père, il sent qu'il perd les pédales.
Voix : HEY ! T'AS DECIDE D'NOUS FAIRE BUTER OU QUOI ?
Saito : Je... Qui...
Voix : La ferme ! Messager ! C'est pas drôle du tout ! Si tu tiens à crever, j't'annonce tout net que moi pas !
Saito : Messager ?
Messager : Messager n'est la cause de ceci...
Voix : Ecoute le nouveau, ma caboche c'est pas une aire de repos pour âmes de passage, alors tu prends tes cliques et tes claques, tu fais ton p'tit pipi et tu te BARRES!
Saito : Mais... qui êtes vous...

L'enfant allongé sur la branche regarde ses mains posées devant son visage.
Elles sont bleus !
Tournant légèrement la tête, il aperçois du coin de l’œil ce qui provoque en lui ce sentiment de malaise.
Partant du bas de son dos, une queue bleue elle aussi, se terminant par une touffe de poils noirs.
Pendant a ses côtés, une longue tresse au bout de laquelle est noué une sorte de bandage.
L'enfant remarque une paire de sabres à sa ceinture ainsi qu'une besace.

Voix : Hey, quand t'auras fini de faire le tour du prorio', tu pourras me dire ce que tu fous dans ma tête ?

Saito regardant ses fesses se rend compte qu'il est complètement nu et esquisse un mouvement.
Voix : NON !
Messager : NON !
Saito : AAHHHH !!!

L'enfant tombe alors que l'énorme animal noir s'éloigne en silence.
Voix : Alors toi !!!
Messager : C'est un beau jour pour mourir !

Saito ressent une douleur dans sa tête et dans son ventre.
D'un geste vif, il se redresse alors que l'énorme créature lui fait face.
Deux éclairs jaillissent de la ceinture de l'enfant et dans sa tête Saito prie pour que ceci cesse sur le champ.

Voix : Putain ! Fais pas l'con !
Messager : Messager ne fuis pas !

L'animal s'approche doucement en baissant la tête, prêt à attaquer.
Elle feule doucement vers cette nouvelle proie, une de ces créatures dont elle est friande et qui ont le don agaçant de généralement lui filer entre les pattes.
Celle ci est plus petite que celles qu'il chasse d'ordinaire.
Un enfant de cette race, moins rapide et moins agile.
Cependant, il ne semble pas vouloir fuir, et dans les yeux de la créature bleue, l'animal décèle le défi et la combativité.
De plus, c'est la première fois qu'il voit une de ces créatures avec ces longues choses fines et brillantes au bout des bras.

L'énorme animal noir tourne autour de sa proie et bondit.
La petite créature bleue se laisse tomber et passe sous le ventre.

Messager : Tu n'aura facilement le Messager en dîner, Palulukan ! Il te faudra mériter le Messager !

La queue du Palu fouette l'air et percute le jeune garçon qui vole et s'écrase contre un arbre.
Saito crache du sang et hurle.
Le messager se redresse en prenant appui sur le tronc alors que l'énorme patte du Palu fonce vers sa tête.
Le mouvement de la lame est rapide mais la puissance du Palu est sans commune mesure et le Katana vole dans les airs pour aller se ficher dans un arbre plus loin.

Saito hurle a nouveau.
Le Messager pousse un cri de guerre qui pêne à dissimuler sa douleur.
L'énorme et puissante main de la créature noire effectue un revers magistral et percutant la tête envoie sa proie voler de nouveau.
S’écrasant contre un autre arbre, Saito ressent une vive douleur au niveau de l’omoplate gauche.
Une énorme épine dépasse de son épaule et Saito sens que son corps essaye de se dégager.
Poussant un hurlement, l’enfant bleu s’arrache de la pointe alors que l’énorme animal noir lui saute dessus.
Prenant appui sur le tronc derrière lui, le Messager saute et frappe le sommet du crâne de son adversaire.
Saito hurle de douleur.
Le choc sur le crâne fut d’une violence, mais le retour de l’onde dépassa l’entendement.
Vibrant encore a cause du choc, la lame émet un son mélodieux et le Messager se rend compte a quel point le crâne du Palulukan est résistant.

Messager : Cette chose a le crâne blindé !

L’imposant animal envoie une nouvelle fois une de ses mains vers la tête de sa proie.
Affaiblit par le combat et repoussant en même temps cette nouvelle présence dans son cerveau le Messager réagit un poil trop tard et bloque directement la patte du Palu avec sa lame.
La différence de force est telle que le dos du sabre vient percuter le crâne de l’enfant.

Saito vole de nouveau.
Cette fois ci, la douleur n’est pas aussi terrible, et le jeune garçon sens son corps se relever rapidement en faisant passer son arme dans sa main droite.
Le Palulukan fut rapide et lançant sa patte, il saisis sa proie et lui serre le bras gauche.
Entendant ses os se briser, Saito ressent une décharge dans toute sa colonne vertébrale.
La main droite de Saito file comme le vent et le Messager plante son Wakizashi dans la patte du Palu.
Celui-ci feule et retirant son bras, envoie une nouvelle fois la faible créature bleue voler dans les airs.
Se redressant en crachant du sang, la vision de Saito se brouille.
Son bras gauche n'est plus qu'un tas de lambeaux de chairs et de sang.
Le Messager effectue un mouvement rapide de son bras droit et plante les Kunaïs cachés a l'intérieur sa protection d'archer dans un tronc jute a côté..
Il les saisis alors que le Palu fonce a nouveau sur lui.

Saito : Je vais mourir ! Pardonnez moi, Père...

L'énorme animal saute sur sa proie.
Les quatre Kunaïs volent vers la tête de l'animal.
Saito regarde avec horreur les aiguilles rebondir sur la tête chitineuse comme des brindilles sur la carapace d'une tortue.

L'énorme animal atterrit sur la petite créature bleutée qui crache du sang.

Dans la forêt, le silence est troublé par une flopée d’animaux volant fuyant les lieux.
Le bruit d'os se brisant viennent perturber la quiétude de ces lieux.
Un hurlement inhumain se terminant par un râle déchire l'air.

Savourant sa victoire, le Palu resserre sa main sur le ventre de sa proie, brisant encore quelques os dont les fragments perforent les organes internes.
La faible créature bleue hurle alors que le Palu approche sa tête de la sienne.

L'énorme créature noire retire violemment la tête en hurlant et feulant.
Arrachant la dague que sa proie vient de lui planter dans l’œil, elle referme sa main, explosant complètement la cage thoracique de sa proie.
Dans un soupir, la petite chose bleue s'éteint.
« Last Edit: February 12, 2014, 05:14:06 pm by xelloss »
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« Reply #116 on: January 22, 2012, 06:08:48 pm »
Saito hurle.
Setsuna : Mon fils ! Calme toi !
Saito : … Je.... Père... j'ai...
Setsuna : Oui, mon fils... tu as vu un possible futur... Reprends tes esprits... Ne touche pas le cristal, laisse le

Dans l'esprit de Saito, le temps reprend sa place.
Et s’il s’est écoulé un temps incroyablement long lors de l’affrontement avec cette énorme créature de cauchemar, dans la réalité, cette période n’a durée qu’un battement de paupière.

Saito : C’était… quoi ?
Setsuna : Je ne le sais… La Source dévoile nombre de choses, et seul un esprit fort peut être a même de comprendre et absorber son énergie.
Saito : Pourquoi j’avais mes mains… bleues…

Observant la scène, le Voyageur affiche un petit sourire.
Setsuna : La source t’a peut être montré ton ancienne vie.
Saito : Ancienne ?

Le jeune garçon conte une partie de ce qu’il a vu.
Setsuna : Des gens devant des peintures qui bougent sur des vitres ? Des oiseaux de métal dans le ciel ?
              Quoi qu’il en soit, oublie cela pour le moment car ta tâche est considérable.

Saito pousse un petit soupir.
Saito : Je vais me mettre en route ce soir pour mieux observer.
Setsuna : C’est une sage décision
              Puisse tu faire honneur a ton nom

Saito s’incline devant son père et devant le Visiteur puis s’éclipse discrètement ?

Marchant dans le long couloir qui mène vers la porte principale, le garçon s’arrête.
Saito : Je vous vois, mère !

Une ombre se détache du mur et s’accroupie devant l’enfant.
Sans un bruit, elle l’étreint dans ses bras un court moment.
Les mots sont inutiles et Saito ressent l’amour de sa mère l’envelopper comme une chaude couverture.
Lentement, elle se redresse et déposant un baiser sur la joue de son fils, le laisse continuer sa route.


Les rues sont calmes, au loin, résonnent les pas de la Garde qui veille en faisant sa ronde.
Arrivant devant l’entrée de l’armurerie, Saito pousse une petite plaque de bois qui déverrouille une entrée secrète.

Il descend une volée de marches alors que la porte se remet en place sans un son.
En bas, une salle bien fournie l’attend.
Les torches diffusent une pâle lumière, et le jeune garçon déambule entre les rayons, choisissant du matériel.

Le soleil perce les nuages et le village se réveille doucement.
Dans l’armurerie, une porte s’ouvre et une jeune femme arrange les armes alors que son mari descend dans la salle où Saito se tient.

Saito se présente à l’imposant armurier et s’incline alors que celui-ci lui rend son salut.
Saito : Bonjour, Maître Batu.
Batu : Bonjour jeune Saito, as-tu trouvé ce que tu cherches ?
Saito : Oui, mais je ne peux pas accéder aux arcs.

Remarquant la pierre verte au cou de l’enfant, l’armurier sourit.
Batu : Je vois que Setsuna t’a confié la Source, c’est une grande responsabilité car si tu mène a bien ce que ton père t’a demandé, tu deviendra un Haut Voleur… Peut être même le plus jeune de tous…
Saito : Vous savez que je vais voler une personne et vous ne dites rien a la Garde ? Pourquoi ?
Batu : Nous avons chacun notre métier, et ce n’est pas a moi de décider si l’acte que tu vas faire est bon ou mauvais.

L’armurier se dirige vers une étagère sur des rails et la fait coulisser en lui envoyant un magistral coup d’épaule.
Batu : Si c’est coincé, force !
         Et si ça casse, c’est que ça devait être changé…

L’étagère glisse dévoilant une autre sur laquelle est fixé un râtelier d’arc.
Le jeune garçon laisse son regard glisser sur les longues armes traditionnelles.
Ces Yumi affreusement long mais terriblement gracieux une fois ouverts dans les mains d’un archer.
Batu saisi un bâton d’une trentaine de centimètres et le tend a l’enfant.

Batu : Je pense que celui-ci devrait te plaire…

Saito examine l’objet.
Saito : Comment fonctionne t’il ?

L’armurier saisis l’objet par les extrémités et le casse en deux, dévoilant un étrange mécanisme.
Batu : Regarde, ceci est la poignée, et cette chose vient se placer sur le bras.

Saito pousse un sifflement d’admiration devant l’objet ressemblant un lance pierre équipé d’un repose poignet

Batu : Dans un arc, la corde est forte et l’arc faible, ici la corde est faible et l’arc est fort.
Saito : Un arc sans arc…
Batu : Tout a fait, et très utile surtout pour une personne qui ne doit pas être encombrée.

L’armurier tire sur la corde et la porte derrière son oreille.
Batu : Vois comme elle est souple et élastique.
         Tiens, essaye le !

Saito se dirige avec l’armurier vers une zone de tir et écoutant les indications de l’homme il pose une flèche dans le creux du « y » de l’arme puis encoche.
Il tire sur l’élastique et prend la même ouverture que s’il avait un Yumi.
Les plumes de la flèche caressent sa joue.
Il ferme les yeux.
La flèche vole et se fiche dans une petite cible.
Derrière, un sifflement d’admiration.

Batu : Tu te défends bien…
Saito : C’est une excellente invention, vous m’autorisez a la prendre ?
Batu : Mais certainement ! Tu me feras part de tes impressions…
Saito : Comptez sur moi !

Discutant avec l’armurier et suivant ses conseils, Saito s’équipe pour sa mission.
Batu : Tiens, suis moi, je vais te montrer une chose.

Saito suis l’homme et entre dans une salle où de nombreux objets sont démontés sur de petites étagères.
La salle, une cave naturelle située sous le plancher de l’armurerie est longue de plus de cent mètres et au fond de celle-ci, cour un ruisseau.

Batu désigne un porte cible posé a une trentaine de mètres et donnant une paire de flèches a Saito, lui demande d’essayer l’arme.
Saito s’exécute et constate avec admiration que l’invention de l’armurier fonctionne a merveille, le repose poignet évitant de trop forcer sur celui-ci, la puissance de cet arc sans arc est assez honnête.

Saito : Cette arme est impressionnante
Batu : Oui, mais dans ton cas, tu risque fort d’être handicapé par tes longues flèches…
         J’ai ici un petit tuc qui devrait te plaire.

Batu se dirige vers un établi, prend un objet et le donne a Saito.
Saito : un arc de poche ?
Batu : Les étrangers appellent ça arbalète.

L’armurier explique à l’enfant le principe de cette arbalète de poing et lui montre comment s’en servir.
L’enfant étudie les objets et armes que Batu lui montre, il choisis en fonction de ce qu’il pense avoir à affronter ce soir.


Batu : Sinon, ton aile d’oiseau est fonctionnelle ?
Saito : Au delà de mes espérances… Mais je l’ai quelque peu déchirée…
Batu : Donne là moi, ma tendre se fera un plaisir de la recoudre avant ce soir.

Saito défait les multiples sangles qui maintiennent son aile sur son dos et tends le sac à l’armurier.
Saito : Dites lui de ne pas la replier, je le ferai.
Batu : Fort bien, Chef !
         Restes ici le temps qu’il te plaira et si tu as des questions n’hésite pas a monter.

L’imposant armurier remonte avec le sac à la main alors que Saito continue de trier les objets qui pourraient lui servir ce soir.


Le crépuscule offre une palette de lumières qui subliment le panorama déjà somptueux, et Saito, assis sur une haute branche d’un arbre millénaire observe la scène se déroulant sous ses yeux.
A sa droite, a quelques centaines de mètres, la Demeure des Gardiens.
Si hier soir la tâche était aisée, cette nuit, ce sera une autre paire de manches.
Tôt dans la matinée, un pli est arrivé chez eux, leur annonçant que leur Demeure était aussi sécurisée qu’un bordel et que le Livre serai remis à sa place.
Le message, volontairement satirique avait produit l’effet escompté et la forteresse bruisse d’activité.
A l’intérieur, on est bien décidé a mettre la main sur cette personne qui non seulement s’est permis de spolier les Gardiens mais aussi de les humilier.

Du haut de son perchoir, lové tel un félin attendant sa proie, le jeune Saito observe.
Sa petite taille et ses dix ans devraient être un handicap lourd face a des adultes le surpassant sur tout les points.
Mais son père lui a appris à faire forces de ses faiblesses et comme les chats, Saito fait montre de beaucoup de patience.
Il se rappelle les paroles de son père.

Setsuna : Soit comme le chat, mon fils, observe, et quand tu te sens prêt, observe encore un peu…

Dans son dos, il sent la présence du sac et vérifiant les attaches de son manteau sur son dos, il se laisse tomber au sol…

Le carnet de cuir ne lui ayant pas donné d’autres informations quand a l’existence d’une autre entrée secrète, Saito décide de repasser par le même chemin, car après tout, seul un fou ou un simple d’esprit prendrait deux fois la même entrée…

La mission est difficile et les zones d’ombres sont peu nombreuses.
Aux yeux de Saito,  les Gardiens ont sortit tous leurs effectifs.
Dans l’ombre de son mâchicoulis sous la petite casemate par où il était rentré la première fois, il attend
Deux gardes discutent du message de ce matin et du fait que quelqu’un s’amuse à narguer les Gardiens.
D’après les deux adultes, des pièges ont été activés et de belles surprises attendent celui qui tentera de pénétrer la Grande Salle.
Saito esquisse un sourire et se mord la lèvre pour  ne pas exploser de rire.
Tremblant, il sent l’excitation monter en lui.
Cette sensation lui procure un plaisir impossible à décrire et il trépigne d’impatience à l’idée de décevoir une nouvelle fois ces adultes.




Rapidement le ciel se couvre, et de l’espace, on peut voir l’énorme ouragan se déplacer.
En haute atmosphère un orage magnétique se déchaîne et les nuages noirs s’allument en flash.
Au sol, les animaux se terrent alors que certains prédateurs profitent de la confusion pour traquer plus aisément leurs proies.
De grosses gouttes tombent sur les larges feuilles servant de toit à un bivouac dans la forêt.
Quelques oreilles bougent, mais les dormeurs ne semblent être dérangé dans leurs sommeils.

Une paire d’yeux s’ouvre.
La personne s’étire et s’assoie en faisant jouer ses doigts pour se dégourdir.
Encore dans le gaz, je fait le vide dans mon esprit et tente de chasser les fragments de ce rêve qui semble bien décidé à ne pas me lâcher.

Au loin, une tempête se déchaîne et je prie qu’elle ne vienne pas pointer son vilain museau vers notre bivouac.
Les grosses gouttes sur les feuilles au dessus de ma tête génèrent une mélodie mélancolique.

Doucement et sans un bruit, je me lève et en quelques bonds, me retrouve au dessus de l’endroit où mon ami et sa compagne dorment.
Depuis plusieurs semaines, mon sommeil est troublé par d’horribles cauchemars et je ne réussi a dormir que quelques heures tout au plus.
Nom de Zeus, j’en connais un qui va se réveiller tout trempé comme une soupe si cette pluie continue…
Mais pourquoi Ale’yah n’a pas pensé a mettre une feuille en guise de toit…

Messager : Peut être veut elle que ton ami apprenne de ses erreurs… La pluie ne semble pas être le souci de la compagne de ton ami.
Moi : Mwouais, admettons. Par contre, j’aimerai savoir ce que tu comptes faire ici ? Et ce rêve, que signifie t’il ?
Messager : Messager n’est tenu de te répondre.
Moi : Tu es quand même dans ma caboche… j’ai le droit à quelques explications.
Messager : Impertinent !

Dans le Jardin Japonais, le ciel vient de se couvrir de noirs nuages tournant en spirales.
Un vent sinistre siffle et l’Assassin aux Lames Divines me toise de son regard blanc.

Dans mon esprit, une peur panique commence à s’insinuer.

Messager : Et si tu étais dans la tête de Messager ? Hein, Faible Chose !
Scratty’ : Allons les gars, pétez un coup, ça ira mieux…
Messager : HA !

Le samouraï effectue un geste de la main et l’homme en cuir se retrouve a nouveau en perroquet.
Scratty’ : C’est pas juste !  J’peux même… hmnng

Un  scotch se matérialise autour du bec de l’emplumé.
Moi : Mais pourquoi ?
Messager : Couper une personne qui parle est grave entorse à l’étiquette, Messager lui a cloué le bec !


Le regard du Messager se détourne et fixe Teranas et sa compagne.
D’un geste vif il fait sortir deux Kunaï de la protection d’archer.
A deux mètres des deux amoureux endormis l’un contre l’autre, un animal ressemblant à s’y méprendre a un iguane terrien s’approche doucement.
Autour de sa tête, une sorte de collerette est repliée vers l’arrière.
Parsemée de pointes acérées elle se retourne et vient se placer vers l’avant donnant a l’animal des airs de chien portant un de ces entonnoirs en plastique destinés a empêcher  qu’ils se grattent.


Messager : Intéressant ! Mais Messager ne laissera pas l’Avatar se faire tuer dans son sommeil
Moi : Non ! Regarde plutôt… laisse faire.
Messager : Souhaites tu la mort de ton ami ? Messager ne...

Dans ma tête, le Messager ne finit pas sa phrase.
N’ayant toujours pas bougé, l’iguane semble avoir  de menus soucis avec sa collerette qui s’ouvre et se replie sans cesse.

Messager : Etrange créature. Que lui arrive t’il ?
Moi : Les Avatar dégagent des phéromones insupportables et mortelles a forte dose pour ces animaux.
        Et c’est d’autant plus con qu’ils sont très friands de la chaire Na’vi

Messager : Es tu en train de dire que votre odeur tue cet animal ?
Moi : Presque… Et là, avec Titi & Grosminet en face de lui, c’est un peu comme si on mettait une bon grosse tome de Comté juste a côté  d’un répulsif a rats devant les moustaches d’une souris
Scratty’ : Intéressant…

L’homme en cuir intégral sortit d’on ne sais où un scalpel assez démesuré.
Scratty’ : Je peux ?
Moi : Tiens, t’as repris ta forme, toi… Et NON !

Dans mon dos, le clic si caractéristique d’un sabre que l’on déverrouille.
Messager : Messager aimerait aussi voir les entrailles de l’animal…
Moi : Dites, vous deux, y’en a un qui aimerai pioncer… Vous savez, fermer ses yeux et être au calme pour une heure ou deux…
Messager : Tu as raison, si tu es faible et sans force, Messager le sera aussi…
Scratty’ : C’est pô juste…

Je regarde l’énorme lézard feuler et pester contre ce repas quatre étoiles dont il ne peut que renifler l’odeur.
Au bout de quelques minutes il s’en va.
Scratty’ : C’est con que ces phéromones ne marchent pas sur les Palu… on aurai moins de soucis dans c’te forêt…
Moi : S’il n’y avait que les Falu… la quasi-totalité des bestioles ici se feraient bien un cordon bleu d’Na’vi…

Trempé comme une serpillière, je fais quelques bonds vers une branche a quelques pas de l’emplacement où dorment les Avatar de mes amis.
La branche est au sec sous l’imposante feuille.
Je m’installe dos au tronc aussi confortablement que l’on peut l’être assis sur une branche et m’endort rapidement…


Ces quelques heures de sommeil passent rapidement et pour une fois, rien ne vient troubler ma quiétude.
Je me réveille avec les rayons de lumière qui percent le dense feuillage au dessus de nous.
Le temps maussade de la nuit a fait place à un ciel sans nuages.

Dressant les oreilles je m’étire et fait le chat sur ma branche et constate que tout le monde est déjà levé.
Gwenn ravive le feu et prépare la nourriture du matin alors que Mayuko taille un bout de bois en mâchouillant une brindille.
Non loin de ma position, j’entends des gens arriver.
Pas besoin d’être devin pour constater qu’il s’agit de Tera’ et sa compagne.
Si elle a un déplacement gracieux et assez silencieux, mon ami par contre a la discrétion d’un blindé lourd.
En bas, les voix d’Ale’yah et des enfants se font entendre.


Teranas : Dites vous auriez pas vu Xelloss ?
Ah ! On a tout plein de questions et de henten qui tournicotent dans la tête ?
Mayuko : Pourquoi ? Tu comptes le bouffer au p’tit déj’ ?
Teranas : Nan faut juste que je lui cause. Vous l’avez vu ?
Vince : Non désolé. Il est tout le temps en train de s’éclipser on ne sais où sans qu’on le remarque. Mais je crois qu’en général il est en train de ruminer seul dans son coin, pas très loin.
Mayuko : Eh ! Teranas ! Attends, y’a Paul qui voudrai te parler…
Teranas : Quoi ? Là, tout de suite ?
Mayuko : Non, t’inquiet’, a ta prochaine déconnexion, mais ne tardes pas trop.
Teranas : Il t’a dit pourquoi ?
Mayuko : Non, mais ça avait l’air de le préoccuper
Teranas : Okay, j’irai le voir, par contre, toi, t’as la tronche de la tête de mes mauvais jours…
Mayuko : M’en parle pas, y’a Vaness’ qui a pété les plombs
Teranas : Comment ça ?
Mayuko : Elle a récupéré un énorme sabre dans la chambre de Xell’ et depuis, elle baragouine des choses incompréhensibles… Elle a même essayé de l’buter.
Ale’yah : Est-elle devenue folle ? Le Mal des Hauteurs ?
Mayuko : Non, enfin, je ne crois pas

Gwenn tourne la tête vers la compagne de Teranas.
Gwenn : On déblatère du Japonais quand on souffre du Mal des Hauteurs ?

Ale’yah lève une oreille et un sourcil, montrant son incompréhension.
Ale’yah : Mon amour, j’ai beau comprendre votre langue, mais là, c’est trop balèze
Teranas : Il te demande si une personne qui souffre du Mal des Hauteur parle Japonais ?

Ale’yah réfléchit, sa queue se balançant doucement.
Ale’yah : Non, je ne crois pas... Il est vrai que le délire est assez fort, mais pas au point de vouloir tuer une personne.
             Et surtout je n’ai jamais vu de Sawtute en proie au Mal des Hauteurs.
Teranas : En premier, occupons nous de trouver l’morpion, je verrai Paul ce soir.

La queue pendouillant paresseusement, je décide de laisser mon ami chercher un peu…

Teranas : Oui
Ale’yah : Je le sens. Il est pas loin.
Ah non alors !  C’est ld’la triche là !

Teranas : Ok merci, on va le chercher.
Gwenn : Vous mangez pas un bout avant ?
Teranas : Nan on en a pas pour longtemps.

Du coin de l’œil j’observe mes amis se diriger vers la forêt et faire un arc de cercle les menant non loin de leur point de départ.
Teranas : Oui, je suis calme.
Tain’ ! C’est pénib’ comme la pluie les gens qui s’parlent par la pensée…
Teranas : Mmh ?
Mmh, ouais, mmh… j’ten foutrais, moi des Mmh…
Ale’yah : La haut
C’est déguelass’ !

La compagne de mon ami lui ayant murmuré ma position, j’me dis que toute tentative de lui refaire le même coup que hier s’est barré en courant.

Teranas : Pas la peine de le chopper par surprise, autant y aller tranquillement et discuter de façon posée.
De façon posé ? J’ai encore fais quoi comme stupiderie, moi… S’est aperçu que j’avais fouiné dans ses affaires ?
Ale’yah : Posée, c'est-à-dire assise ?
Hmmppfffff… nang… Alors celle là…
Teranas : Euh non, ça veut dire tranquillement, sans s’énerver.
Oups, il est au courant…
Dans ma tête, j’entends le Messager ma dire que je n’ai pas été totalement attentif a ce que je faisais hier soir .
Ale’yah : Ah d’accord.

Toujours de trois quart dos a eux, et perché sur ma branche, un large sourire sur la face, je déclare
Moi : De quoi vous parlez, les amoureux ?

Regardant mon ami lever la tête, je constate que même avec les indications de sa douce, il semblait chercher a l’ouest.
Teranas : Tu veux bien descendre ? On doit te parler.

Nang !
Bon…

Messager : Ton ami est au courant ! Messager le voit dans son regard !
Moi : Hey, c’est toi qui pilotais hier… c’est pas d’ma fôt’…
Meesager : Tu es distrait et fait montre de si peu de concentration…
Scratty’ : Dites les enfants, vous y allez ou vous comptez les faire poireauter…
Moi : Bon, okay…

Je me glisse jusqu’au sol et me plante devant Laurel et Hardi…
Messager : Messager parlera…
Moi : Ehhh…
Messager : Tiens toi coi !

L’air sérieux que mon visage affiche semble mettre mal a l’aise le pilote tant sa queue est basse.
Elle se relève d’un coup alors qu’il déclare.

Teranas : J’ai parlé avec Krystal.

J’ouvre la bouche.
Moi : Ah !  Bon, hein, c’est pas une gaffe de ma part… C’est la renarde qui a craché sa pastille !
Messager : Silence ![/i]
Moi : Tu m’en veux ?
Teranas : Pourquoi ? Pour avoir découvert Krystal, pour avoir volé dans mes affaires, pour nous l’avoir caché, pour le fait que tu nous à peut être espionné pendant qu’on dormait et que ça me plaît pas ou… Tout ça à la fois ?
Scratty’ : Oh l’aut’, là ! Comment il nous traire de voyeur…
Moi : Nan nan je vous ai pas espionné pendant que vous dormiez, juste le temps de prendre le bâton et de le remettre en place.
Teranas : Et vous avez fait quoi pendant tout ce temps ?
Scratty’ : DES GAUFRES !
Moi : Oh ça va, hein !

Devant nous, quelques particules de poussières passent.
Moi : Ah !

La renarde se matérialise avec un air de cocker tout triste.
Les mains dans le dos, et le regard fuyant, elle dit.

Krystal : Nous avons parlé. Il avait découvert mon existence avant.
Scratty’ : Elle a été rapide a cracher le morceau l’ p’tite…
Teranas : Quand ?
Moi : Quand on s’est revus hier soir, et que t’avais les fesses à terre. En inspectant ton armure de Palu’ qui roxx, j’ai vu un truc dans ton porte dague, et…j’ai pas résisté.
En même temps, un truc comme ça, il attire l’œil…
Ale’yah : Une armure de Palu’ qui quoi ?
Qui roxx, qui déchire sa mère quoi !
Nom mais il t’apprends quoi Mr Smith ?

Krystal : Quand il m’a « ramassé », je suis entré en contact avec lui. Je l’ai fait cachée, juste pour savoir qui il était, comme le fait Ale’yah, mais j’ai-
Quoi ? L’autre grande folle joue a j’t’epionne sans qu’tu l’sache aussi ?
Scratty’ : J’suis pas d’accord qu’on vienne fouiner dans ma tête
Moi : Dans MA tête, spèce de…
Messager : Il suffit !

Teranas : Mais c’est pas vrai je suis entouré de deux curieuses psychopathes télépathes et en plus impossibles à gruger !! J’aime pas ça du tout !
Et moi alors ?

Krystal repris son air de cocker déprimé alors que mon ami la regarde.
Teranas : Excuse moi, tu peux continuer.
Krystal : Merci. Donc, j’ai voulu regarder en lui discrètement, mais…quelqu’un d’autre m’a vu.
Tic & Tac : Quelqu’un d’autre ?
Messager : Moi…



Les oreilles et la queue de l’Avatar tombent et si elles n’étaient pas accrochées elles seraient au sol maintenant.
Un frisson lui parcourt l’échine alors qu’il baisse les yeux vers cet Avatar ressemblant a un ado Na’vi.
Mon air jovialement sérieux, ou plutôt l’air qu’affichait le Messager a quelque chose de terrifiant.
Les bras croisés sur mon torse, droit comme un « I » je lève les yeux vers mes deux amis.
Teranas et sa compagne reculent en affichant un air mêlant la surprise, l’incompréhension et un soupçon de terreur.
Le Messager affiche un sourire empli de sadisme comme il sait tant le faire.
L’effet est le même a chaque fois et Teranas se demande ce qu’il arrive a son ami.
Sa compagne lui saisis la main et je ressens le Messager jubiler a la vue de cette réaction.

Messager : Bien…Vous savez ressentir le danger où il est…Vous n’êtes pas fou.

Le regard de mon ami plonge dans le blanc oppressant du des yeux du Messager et dans sa tête il se demande s’il n’est pas prisonnier d’un sombre cauchemar.
Le Messager laisse échapper un petit rire, se délectant de ce pouvoir si puissant qu’est la peur des gens.
La peur, la haine, la colère et le désespoir sont autant de mets raffinés dont le Messager se délecte et qui renforce son emprise sur ses victimes.

Moi : Messager… Non !
Messager : Il suffit !


Comme si elle sentait que cette situation allait prendre une tournure dramatique, la renarde se plante devant le Messager.
Krystal : Arrête Messager. Laisse les. Tu sais qu’ils ne sont pas nos ennemis.
Messager : Oui, Messager le sait, mais il veut être sûr qu’ils sachent à quoi ils se frottent.

Krystal se tourna vers Rivoire et Carret et leur tendit la main, souriante, rassurante.
Krystal : Venez, nous serons mieux pour parler sur son territoire.
Teranas : Son territoire ?
Messager : Krystal de Cerinia. Comment peux tu te permettre de t’inviter sur le domaine de Messager comme ça, en amenant deux étrangers, et sans le lui demander avant ?
Krystal : Honorable Messager, pouvons nous venir sur votre domaine afin de pouvoir discuter en toute tranquillité ?

Hey !  Vous !  C’est ma tronche ! Pas un bar !
Souriant, le Messager incline la tête.
Messager : Soit, Messager y consens. Mais qu’ils veillent à leurs mots et leurs intentions.
Nang !

Krystal se retourna de nouveau vers mon ami et sa tendre et leur tends la main.
Peu rassuré, Teranas la saisit et suivant le mouvement de la renarde, s’assoie aussi.
La renarde bleue tends sa main au Messager qui la prend rapidement et se place en seiza à ses côtés.
Le groupe ferme les yeux et suis Krystal vers l’Antre du Messager.
La Porte du Messager semble tétaniser mon ami.
Le design n’étant pas des plus joyeux il laisse son regard glisser sur les lourdes chaînes et leurs imposants cadenas au sol.
Serrant encore plus fort la main de son compagnon, Ale’yah, pourtant farouche et intrépide n’en mène pas large.
A ses yeux, tout ceci n’a de sens.
Devant l’hésitation compréhensible de mes amis, la renarde leur fait signe de la suivre.


Krystal : Il est par ici, venez.
Teranas : T’es sûre ? Ca m’inspire pas confiance.
Krystal : Lui, je lui fais confiance. C’est un homme d’honneur.


Teranas suis la renarde alors que sa compagne se cramponne à son bras.
Il observe les arbres et admire la longue allée de cerisiers en fleur dont la fine couche de pétales blancs donne des allures de paysage hivernal.
Ses oreilles se baissent alors qu’il réalise que sur chaque tronc est placardée une feuille avec un portrait dans lequel est planté un poignard.
Perdu dans ses pensées il remarque que Krystal ne semble pas ralentir et force l’allure pour la rattraper.
Toujours agrippée a son bras comme un brénique, Ale’yah, la queue et les oreilles basses se demande quel sorte de monstre peut afficher un tel tableau de chasse.
Dans son monde, seul les Grands Prédateurs peuvent se targuer d’une telle liste de trophées et en tête vient le Palulukan.
Est-ce un Palulukan Humain ?

Le Domaine du Messager n’est accessible que s’il le désire ou si son esprit est affaiblit et l’importun ne dépasse rarement l’interminable allée de cerisiers.
Un léger brouillard commence à se matérialiser  et Teranas ralenti, se rendant compte que cette masse blanche commence a devenir de plus en plus oppressante.
L’Avatar et sa compagne se figent, le brouillard les ayant complètement enveloppés.
La densité est telle qu’il peine à discerner la renarde a deux mètres de lui.
« Last Edit: February 13, 2014, 02:30:01 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #117 on: January 22, 2012, 06:09:27 pm »
Dans sa tête, mon ami commence à flairer le piège mortel.
Un piège de l’esprit, des Limbes dans lequel ils pourraient bien rester coincés et n’en jamais pouvoir en ressortir.
La renarde, voyant l’air inquiet de l’Avatar, lui fit signe de s’approcher.

En deux pas le décor change.
Le froid brouillard fait place à une scène digne d’un documentaire sur le Japon traditionnel.
Devant leurs yeux, un Jardin Japonais typiquement Japonais presque cliché tant il ressemble aux gravures antiques.
Tout y est, la végétation colorée, le lac et son petit pont de bois courbé, des poteaux de pierre sur lesquels sont posés des lanternes, la maison sur courts pilotis derrière une rangée d’arbres, un transat futuriste sur lequel se prélasse un homme en tenue de cuir intégrale et sirotant une boisson fraîche dans un verre design.
L’homme en cuir lève un sourcil et manque de s’étouffer avec sa boisson.
La posant sur une table basse, il s’assoie.

Homme en Noir : Houlà houlà houlà c’est quoi tout ce beau monde ? Y’a la p’tite Krystal, et en plus y’a Tic et Tac !
Ale’yah : Moi c’est Ale’yah, pas Tic ou Tac

Teranas fixe l’étrange homme, remarquant que sa tenue de cuir ressemble a de la peau de reptile noire, une cagoule laisse apparaître ses yeux et sa bouche.
Son visage est livide et repoussant, pourtant l’Avatar n’arrive pas a en détacher son regard, comme fasciné par cette laideur.
Au niveau de ses oreilles, de petites leds rouges clignotent.
Scrutant ce sombre personnage à l’air totalement malsain, mon ami se demande si cette chose est le Messager et si elle est réellement Humaine.





Dans l’air, une voix sinistre et froide, une voix qui génère un frisson d’inconfort dans de dos de mon ami et de sa compagne.
Le son de SA voix.

Voix : Messager vous présente Scratty’. C’est un… espèce de parasite qui loge parmi nous depuis quelques temps.

Semblant se matérialiser au fur et a mesure qu’il avance, un Humain vêtu d’un grand kimono blanc glisse silencieusement vers le quatuor.
Teranas observe la nouvel arrivant alors que son regard s’arrête sur les armes de ce dernier.
A sa ceinture, la paire de sabres formée par le Katana, longue lame courbe si typiquement Japonaise et un Wakizashi, sorte de réplique de Katana en un peu plus petit.
Dépassant de son dos, deux poignées semblables a celles des lames de sa ceinture.
La paire de Kodachi, de courts sabres, l’arme privilégiée des assassins est fixée par un jeu de fines sangles aux nœuds complexes.
Si les mouvements de cet étrange personnage semblant glisser ses pas déconcertent l’Avatar, le regard de l’homme est à un tout autre niveau.
Le blanc unique et oppressant de ses yeux lui confère un air totalement malsain et maléfique.
Le fait qu’il soit impossible pour une personne de dire dans quelle direction cet individu regarde renforce l’air maléfique.
Arrivé à une distance de cinq mètres, l’homme s’incline poliment.


Messager : Messager vous souhaite la bienvenue en son domaine.
               Même si il s’agit surtout de l’esprit de votre ami Xelloss, Messager est maître ici
               Alors veillez bien à vos comportements… Comme CECI !!

Un éclair partant de la ceinture du Messager file en direction de Teranas et Ale’yah.
Quelques secondes après, la lame apparaît.
La sortie fulgurante ne laissa le temps à l’Avatar que de mettre son bras devant sa compagne, geste dérisoire et désespéré d’une personne pris de court et pensant pouvoir protéger celle  qu’il porte dans son cœur de la lame de rasoir que constitue un Katana.



Messager : Tu as déjà tenté par deux fois de lire dans l’esprit de Messager, et Messager t’a toujours repoussé, Ale’yah, compagne de Teranas.
               Si Messager doit encore te repousser, il te fera sortir d’ici par la force.

Le visage du Messager tranche avec le drame se jouant.
La voix trop calme est à l’image de son visage souriant et dans ce sourire, Teranas semble discerner de l’amusement.
La vision de cette pointe de lame à une cinquantaine de centimètres du visage de sa compagne lui génère un sentiment de colère et de haine naissante.
Comment un si petit Humain pouvait t’il se permettre de menacer Ale’yah devant ses yeux.
Teranas pense à la différence de force entre un Humain et un Avatar et posant la main sur son porte dague, il se dit qu’avec quatre fois la force de l’Homme en blanc, il en fera de l’origami si il s’approche d’avantage.
Rapidement, pressentant un combat mortel, Krystal intervient.

Krystal : Je vous en prie calmez vous. Ne faites absolument rien qui pourrait le provoquer.
Messager : Messager pense que vous feriez mieux d’écouter Krystal de Cerinia. Ses mots sont sages.

S’inclinant poliment, la compagne de Teranas répond doucement.
Ale’yah : Je…je m’excuse Messager.

Hochant imperceptiblement la tête, l’homme en blanc fait glisser la lame dans son fourreau en reculant de deux pas.
C’est à ce moment que les oreilles de mon ami se dressent et qu’il ouvre la bouche, peut être au meilleur moment ou il aurait mieux fait de ne rien dire.


Teranas : Je t’ai déjà vu…sur Terre…dans la mégapole de Beauvais.
             Tu as tué deux mecs, et tu les as envoyé traverser le mur de mon appartement.

Un petit silence.
Un petit sourire.
Un air amusé et malsain.

Sur le visage du Messager, son petit sourire n’augure rien de bon et d’un mouvement rapide il libère son Katana en s’avançant a nouveau vers l’Avatar et la Na’vi.
Rapide, mon ami recule et fait passer Ale’yah derrière lui en tirant sa dague, bien décidé a montrer a quel point il est près a aller pour défendre celle qu’il tient dans son cœur.


Messager : Messager n’aime pas que les gens le reconnaissent. Ils peuvent être…gênants.

Le visage du Messager ne montre aucune émotion, mais ses actes et ses paroles se suffisent a elles même.
Krystal : Arrête toi !

La renarde se plante entre le petit Humain et le grand Avatar.
Son long bâton à la main, la défiance se lit dans le regard et le visage de Krystal.


Krystal : Ils ne sont pas là pour que tu joues avec eux. Ils sont ici pour parler en paix.
Messager : Fort bien. Si tu souhaites les  défendre, voyons jusqu’où tu peux aller pour eux.

Le Messager Finit sa phrase alors que le sabre heurte le bâton de la renarde.
Interdit, Teranas se rend compte que cligner des yeux face a ces deux combattant peut être fatal tant leurs mouvements ont été rapides.
Immobiles, leurs armes se bloquant l’une l’autre, l’Humain et la renarde se font face.
Duel de force, duel d’esprit.
Ici, dans ce monde onirique, la seule force physique ne permet pas de remporter la victoire.
Bluffé et hypnotisé, mon ami observe la scène.
Le mouvement de la renarde est rapide et d’un coup vif, elle fait glisser son bâton sur la lame courbe du sabre.
La courbure naturelle du Katana est un formidable outil pour se créer des ouvertures et ainsi écarter la pointe du sabre adverse.
Ici c’est le Messager qui en fait les frais, subissant l’attaque de Krystal qui ouvre complètement sa garde.
La renarde profite et assène un coup d’estoc puissant.
Faisant un bond en arrière, le Messager évite l’impact tout en lançant une contre attaque.
Les rapides mouvements des deux adversaires donnent le tournis à l’Avatar et au fond de lui il commence à se rendre compte à quel point il se serait fait massacrer par cette demie portion en blanc.
Si la renarde garde le rythme et danse de concert avec le Messager, Teranas n’arrive qu’a suivre la moitié des coups lancés.
Ne lâchant pas le combat du regard, il penche la tête vers sa compagne et lui glisse.
Teranas : La nuit où j’ai rencontré Krystal, elle venait de se battre contre une meute de loups-vipères.
Je n’y avait pas fait plus attention que ça, mais maintenant que j’y repense, ça a dû être facile pour elle…


Trop obnubilée pour pouvoir décrocher un mot, Ale’yah observe ce combat si différent de tout ce qu’elle connaît.
Cette mortelle chorégraphie étant a des années lumière de toute forme de combat Na’vi a quelque chose d’attirant et repoussant a la fois.
La queue et les oreilles dressées, elle observe attentivement comme une élève hypnotisée par les explications d’un mentor maîtrisant son sujet.
Les mouvements gracieux du Messager et de Krystal pourraient être pris pour une danse rituelle si dans leurs mains ne se trouvaient pas des armes.
La renarde utilise les deux extrémités de son bâton, et force son  adversaire à faire sortir sa deuxième lame.
Le Katana en main gauche et le Wakizashi dans la droite, le Messager équilibre ce duel qui commençait à pencher en faveur de la renarde bleue.
Une série de coupes font chanter les lames de l’Humain.
La renarde fait un petit bond en arrière, pointant le visage de son adversaire alors qu’un flash laisse apparaître une petite boule rouge au bout de son bâton.
La petite sphère d’énergie file vers la tête de l’homme qui se décale promptement laissant passer le tir.
La contre attaque du Messager est aussi puissante que fulgurante et partant du bas vers le haut, la lame semble vouloir découper la renarde en partant de l’entrejambes.
Krystal se met en garde, bloquant le coup de justesse.
La puissance de la coupe traverse la garde de la renarde et la soulève du sol.
La lame passe laissant derrière elle un fin filet de sang suivre la pointe dans sa course en arc de cercle.
Effectuant une pirouette en plein vol, la renarde lève son bâton alors qu’une vive lumière le parcourt et va se concentrer à son extrémité.
Retombant, elle frappe le sol.
La sphère d’énergie explose et se répand en onde de choc.
Le Messager effectue un petit saut laissant passer la vague sous ses pieds alors que Teranas et Ale’yah perdent l’équilibre.


La renarde n’a le temps de reprendre sa garde que le Messager est déjà sur elle.
Messager : Il est stupide d’utiliser les mêmes coups ! Messager apprends et retiens !

Le Wakizashi en contact avec le bâton interdit à Krystal de faire le moindre mouvement car si elle le bouge, la lame sera impitoyable.
Levant haut son Katana libre, il l’abat vers son adversaire.
Toujours figée, Krystal semble attendre le coup.
La lame arrive promptement alors qu’au bout du bâton une autre lueur apparaît.
La coupe est puissante.
Une attaque mortelle.
Le contre coup est a l’image de la coupe, puissant et impartial.
La lame du Messager rebondit sur un mur invisible alors que les rémanences d’énergies laissent apparaître une sorte de bouclier énergétique.
L’onde de choc remonte la lame et fait trembler le bras de l’Humain si fort que l’arme manque de lui échapper.
Sa protection se dissipant, Krystal se redresse et se jette sur le Messager en plantant son bâton au sol.
Prenant appui sur ce poteau improvisé elle fauche l’air avec sa jambe tendue, l’envoyant directement dans le creux de l’estomac de l’homme aux sabres qui se plie en grognant.
Le choc est tel que le Messager est projeté en arrière.
Le contact avec le sol est rude et roulant sur lui-même il se redresse.

Sur son visage d’habitude inexpressif, un large sourire.
Le Messager jubile.
Teranas cligna des yeux, un instant le Messager tenait ses lames, le moment d’après elles avaient réintégrées leurs fourreaux.
Ensemble, l’Humain et la renarde se saluèrent, laissant les deux spectateurs abasourdis.
Au fond de lui, et ce depuis le début du combat, Teranas ne pouvait s’empêcher de penser au fossé séparant son ami Xelloss de cette chose au nom de Messager.
Certaines personnes ont leur double négatif, leur Nemesis, mais cette personne ou cette entité n’avait décidément rien de Xelloss, pas même en imaginant le reflet négatif de son ami, Teranas n’aurai imaginé ce qu’il venait de découvrir en pénétrant dans l’allée aux cerisiers en fleurs.

Dans sa tête tournent les histoires concernant le Messager et le fait que pour la plupart ses actes montraient clairement qu’il s’agissant d’une légende urbaine tant les récits étaient extravagants.
L’espace d’un moment il se retrouve dans son logement sur Terre, les deux hommes agonisants sur son plancher et cette forme de Samouraï disparaissant aussi rapidement qu’elle avait apparu.
A ce moment il se rend compte que sa triste vie aurait bien pu prendre fin ce jour là.
Pourquoi n’ l’avait il pas supprimé ?
Pourquoi, alors qu’il l’a très bien vu ?

Messager : Messager t’accordes cette victoire, car il a été négligent et aurait du prévoir que Krystal de Cerinia avait encore des bottes secrètes.
Krystal : Je te remercie d’être aussi bon joueur Messager, car dans un vrai combat à mort, la victoire ne serait sûrement pas mienne.
Messager : Messager ne saurait l’affirmer. Mais il est fier de partager ce «jeu» avec Krystal de Cerinia.

A nouveau les deux se saluent puis reviennent vers Ale’yah et Teranas encore sous le choc de ce combat et de son dénouement.
La compagne de mon ami remarque l’estafilade sur le torse de la renarde et se précipite vers elle.

Ale’yah : Tournez vous.

D’un geste vif, elle défait le soutien gorge de la renarde qui affiche un air embarrassée.
Teranas se retourne alors que ses joues prennent une teinte violacée.
A ses côté le Messager ne semblait pas plus a l’aise que l’Avatar et Teranas se mit a penser que sous cette carapace se trouvait peut être une chose assez humaine tout compte fait.
Malgré son air gêné l’Assassin aux Lames Divines dégageait toujours une aura malfaisante.
Histoire de briser la glace, Teranas tente d’amorcer le dialogue.


Teranas : Tentant hein ?

Le regard vers le sol, se caressant pensivement le menton, le Messager répond.
Messager : Messager admet que Krystal de Cerinia à un charme qu’il n’avait jamais vu ailleurs, bien que ce ne soit pas ce qui l’intéresse.

Sur le visage de l’Avatar, un sourire de satisfaction, un sourire d’espoir.

Messager : Messager se moque bien que tu le reconnaisses. Il était recherché sur Terre, il ne l’est plus ici.
Teranas : Donc tu m’a délibérément menacé pour que Krystal t’affrontes en me défendant ?
Messager : Exact.

Les mots sont sur le point de sortir de la bouche de mon ami, la question à deux crédits, la question du genre « pourquoi tu m’a laissé en vie sur Terre ? »

L’Avatar n’a le temps de sortir sa phrase qu’une série de jurons Na’vi brisent le silence.
S’en suivent immédiatement les bruits de coups alors qu’une tronche familière à Teranas sort d’un buisson non loin de là.
Les oreilles basses et la queue fouettant l’air dans tous les sens, je sors en me tenant le bas du dos endoloris.
A mes côtés le responsable de cette décarrade, l’Immonde Scratty’ avec une sérieuse tronche de cochon qu’il est.


Les taloches de la grande folle nous envoient valser.
Ale’yah : ET QUE JE VOUS Y REPRENNES PAS !!!!
Ailleu !  Méé heuu… C’est pô juste !
Teranas : C’est quoi ça ?
Messager : C’est Scratty’. Comme il existe uniquement dans l’esprit de Xelloss, il peut prendre toutes les formes qu’il souhaites et en change selon la situation.
En parlant de formes, j’te retiens, toi, hein !
Teranas : Et ça, ça doit être celle qu’il prends quand il veut se rincer l’œil…

Mon sadomaso national reprit son apparence normale, tout de cuir vêtu…
Teranas : Tu sors d’où toi ? T’arrives seulement ?
Moi : Nan, j’étais en train de regarder la baston de loin, pour bien tout apprécier. Et justement, ça m’a permis d’apprécier autre chose juste après Gnihihihihi…
Et surtout j’étais en train de me défaire de l’emprise de l’autre, là…
Chier ! C’est ma tronche et j’peux mêm’ pas y être tranquille !

Scratty’: Ah ça, même moi j’arriverais pas à r’faire des formes aussi belles.
Moi : Et pourquoi t’as fais autant de bruit ? C’est à cause de toi qu’elle nous a grugé !
Scratty’ : Beh j’y peux rien ! S’pas ma faute si en forme de cochon ça fait du bruit quand j’rigole, même discrètement.
J’vais t’en foutre moi, du cochon !
Teranas : Et pourquoi un cochon ? Et pourquoi en vieille tenue militaire ?
Scratty’ : Ch’ai pas, ça vient comme ça.

Affichant un air intéressé au diapason de son sourire mon ami se penche vers l’homme en cuir.
Teranas : Et alors c’est comment ?

Un petit cri suivit d’un bruit d’une chose heurtant une tête.
Mon ami tombe au sol sous l’impact d’un galet pris sur l’arrière de son crâne.

Non loin de là, le fusillant du regard, Ale’yah en mode « si tu continues ça va être cordon bleu d’Avatar pour tout l’monde ce soir »
Ale’yah : TOI PLUS QUE LES AUTRES T’AS PAS A LE SAVOIR !!

Se mettant à sa hauteur, le Messager pose une main sur l’épaule de mon ami et lui déclare d’une voix compatissante.
Messager : Messager admire ton courage de vivre avec une femme au pareil caractère. Le lancer était parfait.
Moi : Merci, répondis je en me massant l’arrière du crâne.
Scratty’ : PIMPON PIMPON !! V’là les secours !

L’Avatar relève la tête pour s’apercevoir que Scratty’ a changé de tenue et abhorre des vêtements d’infirmières.
Non pas la tenue règlementaire mais la bonne vielle tenue des infirmières-fantasmes masculins.


Scratty’ : SOS mes-deux-seins à la rescousse. Où est ce que ça fait mal ?
Il sors une petite lampe de sa poche et explosant les yeux de mon ami continue.
Scratty’ : T’as rien fumé dernièrement ?
D’un geste rapide il pose un stéthoscope et sur son coeur
Scratty’ : T’es allergique à la langouste ?
Enfournant un bâtonnet dans la bouche béante de l’Avatar il déclare
Scratty’ : Vous êtes d’où ? Sans blague j’ai de la famille par là bas ! T’aimes le poisson ? Moi j’aime pas le poisson ça pue et c’est dégueulasse.
Posant une paire de récipients sortis d’on ne sait où, il les glisse devant un Teranas qui se demande ce qu’il a bien pu faire a Eywa pour en prendre autant en si peu de temps.
Scratty’ : Allez un peu de courage, faut me remplir tout ça… Et ensuite…
Ne sachant plus quoi faire, Teranas, sentant que son cerveau s’est définitivement mis en grève tant il a du encaisser de stupideries, réussi a formuler deux mots intelligibles
Teranas : Laisse tomber…
Ale’yah : C’est bon, j’ai fini.

Le groupe se retourne et dans l’assemblé, Scratty’ laisse échapper un petit soupire de déception.
Si la Na’vi avait eu des flingues a là place des yeux, mon ami serait en train d’agoniser.
Ale’yah : J’espère que c’est pas toi qu viens de soupirer.
Nang ! t’en prend plein la courge là…
Teranas : Non non.
Mais ouais… et mon cul c’est du poulet…
Ale’yah : Tu te tiens tranquille et tu regardes que moi. Ok ?
Nang !  Heureusement qu’elle est belle la bête…
Teranas : Hey ! C’est pas parce que je suis au régime que je peux pas regarder le menu ! Et déjà de quoi t’as peur ? Que je te trompes ? Tu sais parfaitement que j’en suis tout simplement incapable, tout autant que toi.
Allez, vas-y ! Lâche toi ! Montre que c’es toi l’boss’ !
Je regarde du coin du regard mon grand siphorel d’ami qui n’ose se rebeller…

Ale’yah : Ah bah voilà enfin tu oses me répondre !
Teranas : Pardon ?
Ale’yah : A chaque fois que je gueule pour une chose, tu essaie de te trouver une excuse mais tu gardes les oreilles baissées. La tu t’es vraiment défendu.
Teranas : Tu me testes ?
J’te mets un bon gros zéro pointé pour la répartie, là !
Ale’yah : Tu préfèrerais que je te déteste ?
Ouaissss ! J’t’adore Ale’yah !
Devant la tronche déconfite de mon ami, je ne peux m’empêcher d’afficher un large sourire en me retenant d’exploser de rire.

Messager : Messager ne vous a pas invité en son domaine pour que vous parliez de votre relation.
Non mais regardez moi ce trouble paix…
Moi : Ho l’autre hé ! Je te rappelles que t’es dans MA caboche !
Messager : Il suffit ! Nous ne sommes pas ici pour se faire un barbeuc’ autour du feu en chantant du Country !
Boup !  nang et plus…
Mais c’est qu’il me pique mes vannes a deux crédits l’animal !

Krystal : Il a raison. Faisons ce pour quoi nous sommes venus.

Le groupe se pose et s’assoie en tailleur, formant un petit cercle.
Mon regard glisse tout seul vers ma droite et je constate que mon excentrique en cuir abhorre fièrement une tenue digne des chefs Indiens de ces vieux films de Western.
Une coiffe de cérémonie sur la tête et un long calumet a la bouche, il se la joue Sitting Bull.

Discrètement je me penche vers lui, choppe le calumet et lui glisse.
Moi : Nom de… On fume pas dans ma tête !

Face a moi, je remarque que Tera semble s’éprendre de ce lieu et observe le panorama.
D’un coup, il lance.

Teranas : Bon, le principal but de cette discussion est de mettre les choses au point entre Krystal et Messager.
Moi : Pourquoi Messager ?
Yen a d’autre des oiseaux rares ici…
Teranas : J’abrite en secret une renarde bleue télépathe et sacrément doué au combat,
… et mignonne en plus… Elle accepte les restos’ ?
Teranas : toi un samouraï aux yeux blancs qui peut te posséder et qu’à un CV à se faire fusiller sur place,
… et encore, t’as rien vu… Entre lui et moi, on a de quoi passer une éternité ou deux a l’ombre…
Teranas : mais également un Looney Toons polymorphe.
… dont j’m’en serai bien passé, hein !
Teranas : On va tout se raconter et mettre les choses bien au clair entre nous comme ça si plus tard y’a un risque de débordement, on pourra se couvrir mutuellement. Ok ?
Nom de… J’vais t’déborder l’popotain avec mon pied, oui ! Parce que j’en connais deux qui vont pas être très loquaces sur leur vie…
Moi : Faut voir…Je sais pas si le samouraï sera d’accord pour qu’on dise tout ce qu’on sait.

Pointant d’un doigt accusateur mon ami, Messager prend la parole.
Messager : Pour commencer, «le samouraï» n’est pas d’accord pour qu’on l’appelle ainsi.
                Tu l’appelleras Messager, tout simplement
                Ensuite, Messager n’a pas envie que Teranas, Ale’yah, Krystal et Scratty’ sachent tout de lui. Sache également que Messager a déjà pris possession du corps de Xelloss devant plusieurs de ses camarades et leur a parlé.
                Ils connaissent déjà son existence.
Teranas : Bon ok, toi, c’est cramé, j’apprendrais rien sur ta vie. Et le polymorphe là ?

Les regards se tournent vers l’homme en cuir qui tente de faire un sourire.
Messager : Scratty’ n’existe que dans l’esprit de Xelloss. Il ne peut se manifester physiquement. Seul lui et moi pouvons le voir et l’entendre en tout temps. Tu n’as nul besoin d’apprendre sur lui non plus.
En mêm’ temps, j’l’avais dit…
Teranas : Raaaah et mer-deuh ! Bah pour la peine, vous saurez rien sur Krystal. Na !
C’est pô juste !
Krystal : Si j’ai bien compris comment vous comptez les années, j’ai 17 ans, je viens de la planète Cerinia.
Nang ! j’peux avoir une navette ?
            J’ai étudié la prière avec maîtresse Quélinda et le combat avec maîtresse Anythia.
            Je suis partie de ma planète quelques mois pour passer un rite de passage obligatoire à 15 ans, mais à mon retour, Cerinia n’était plus.
Oh m…
            Je pense qu’un gros astéroïde l’a détruite, mais je n’en suis pas sûre.
            Je parcourai l’espace pour chercher cette vérité quand j’ai reçu un appel de détresse venant de cette lune.
Détresse ?
             Je m’y suis alors posée pour secourir ceux qui avaient envoyé cet appel, et c’est là que j’ai rencontré Teranas.
Mouhahaha ! T’es tombé sur les deux pires zozo d’la galaxie… Condoléances…
            J’ai ensuite été capturée par des humains, qui m’ont blessé.
Blessée ? T’étais malade ou quoi ?
             Teranas et Ale’yah m’ont alors secouru, et se sont occupés de moi jusqu’à maintenant.
             J’ai lié mon esprit avec mon bâton et Teranas en est le nouveau maître.
Si le maitre décède d’une mort accidentellement accidentelle, tu peux changer d’proprio’ ?
             Cela me permet de rester parmi vous sans me faire remarquer et d’en savoir un peu plus sur cette planète qui me rappelle la mienne.
Oh putain’ ! T’aurais bien pu finir sur Terre… Avoues que t’as eu l’cul bordé d’nouilles sur ce coup là…

Alors que la renarde nous fais son CV, Scratty’ me colle un coup de coude discret et désigne du regard mon ami.
Nang !
La tronche d’ahuri qu’affiche l’Avatar est indescriptible et je suis certain que dans la salle de liaison, nombre de personnes doivent se tordre de rire devant l’image de la caméra qui filme la tête du pilote du caisson.
Se rendant compte de la bouille qu’il affiche, Teranas fait un tour de table du regard pour voir s’il est aussi grillé qu’il le pense…
Krystal lui renvoi un regard semblant dire « désolé »
Sa compagne tente de son mieux de ne pas exploser de rire alors que le Messager affiche un tout petit sourire en coin qui en dit long.
Pour ma part, c’en est trop.
Déjà la tronche de mon ami était cocasse mais avec ce nouvel air d’ahuri collé sur la face, il explose de déconnomètre…
Et moi, j’explose de rire !
Scratty’ qui n’en pouvait plus depuis bien longtemps se gausse grassement aussi.

Une nouvelle tronche, un nouvel éclat de rire.
Mon ami serre les dents et tripotte des doigts une chose invisible.
Probablement est-il en train de s’imaginer me tordant mon sale petit cou…
Au bout de quelques minutes, le calme reviens à la grande joie du responsable de tout ce cirque.


Scratty’ : On prends l’apéro ?
Picolic’, va !
Et puis tu l’sors d’où ton matos, là…

Moi : T’es fou toi ! Il est même pas 9 heures du matin ch’ui sûr.
Scratty’ : Y’a pas d’heure pour un p’tit Martini ! Je sers qui ?
Krystal : Non merci.
Ale’yah : C’est quoi ?
Sratty’ : D’la potion magique héhé.
Ale’yah : Ouais tiens fait voir.
Teranas : Attention c’est fort.

L’homme en cuir verse du liquide dans un verre et le tend a Ale’yah qui semble bien décidée a tester cette chose qui pour elle est totalement étrangère.
La compagne de mon ami avala le breuvage comme l’on se fait un verre d’eau fraîche devant nos yeux ébahis.
Son verre a la main, claquant des lèvres pour en apprécier la saveur elle déclare.

Ale’yah : Ouais ça va. On sert ça aux enfants quand ils ont à peu près 11 ans.

Scratty’ : Quoi ? Pas possible c’est ce que j’ai de plus fort !
T’as pas d’l’absinthe, des fois ?
Ale’yah : Bah si un jour t’arrives à sortir d’ici, demandes à ce qu’on te serves du vrai alcool de chez nous, tu seras pas déçu.

Une moue de déception sur la face, l’autre zouave en cuir range sa bouteille.
Moi : Eh, ma grande, faudrait lui faire goûter la sauce orangée qui pique…
Ale’yah : Laquelle ?
Moi : tun…
Ale’yah : lu ke tìsrung oer…
Moi : Tsat fko sivar tìyusom tsnganti syaksyukä nang
Ale’yah : Mllte! Lu pxi nì’it… Slä lu ke ’e’al
Moi : Nom de Zeus ! Zene fmivi oe nang !
Ale’yah : Nari si, pol tspasyang ftxìt ngeyä !
Moi : Ke txopu !
« Last Edit: February 13, 2014, 02:30:26 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #118 on: January 22, 2012, 06:09:57 pm »
Alors que je parle gastronomie avec sa compagne, Teranas nous fixe avec des yeux de merlan frit en se disant que cette fois ci, promis, il écoutera sa douce quand elle lui enseigne sa langue au lieu de passer son temps a rêvasser en l’admirant.
Scratty’, n’y comprenant gère plus que mon ami, observe la scène se demandant quelle sorte de grosse stupideries les deux bleus sont en train de monter.

Ne cherchant même pas a comprendre ce langage étranger, Krystal se focalise sur une sensation étrange qu’elle avait ressenti au moment où Scratty’ avait proposé un apéro.
Se concentrant elle se fige et se demande pourquoi elle ne l’a pas vu plus tôt.
Le Messager est parti.
Si il est toujours assis dans l’herbe avec le groupe, la renarde se rend compte qu’elle ne perçois plus totalement l’énergie du corps du Messager, seule une rémanence de son esprit en émane.
Surprise, elle se pose « Mais où est il ? »
Le visage inexpressif du Messager ne tranchant pas de son air habituel, personne ne remarque que ce corps est dans une sorte de veille.
Discrètement, Krystal sonde le Jardin Japonais à la recherche d’une piste, d’un indice sur l’emplacement de l’Homme aux Sabres.
Alors que la discussion culinaire se poursuit, la renarde trouve sa cible.
Sans éveiller les soupçons, et utilisant une technique similaire elle laisse son corps en veille et fausse discrètement compagnie au groupe.

Se dirigeant vers l’emplacement supposé du Messager, elle se rappelle les paroles de sa mentor Quélinda qui lui expliquait qu’il était possible aux personnes ayant un haut niveau de pouvoir être simultanément a de multiples tâches et a de multiples endroits dans un monde onirique.
Pour cela, une quantité astronomique d’énergie et de concentration était nécessaire et peu de personnes y parvenaient avec réel succès.
Lorsque la jeune renarde avait demandé de voir cette technique, Quélinda avait répondu qu’elle-même n’avait pas assez de niveau pour.
Elle lui montra cependant un aperçu de cette technique lors d’un exercice de dialogue par la pensée.
La mentor avait invité son élève dans son esprit et demandé d’observer très attentivement car cela ne durerai que quelques secondes.
Sous les yeux ébahis de Krystal, Quélinda s’était dédoublé, les deux personnes effectuant des gestes différents.
La copie disparue rapidement et Quélinda expliqua la méthode et la théorie de cette technique si énergivore.

Krystal se rapproche de la source de l’énergie et constate à quelle point elle est forte et présente.
Se tenant devant la grande maison de style Japonais qu’elle avait vu a travers le feuillage à son arrivée, la renarde hésite et se demande si il est convenable d’entrer chez une personne sans y avoir été invitée.

Au bout de quelques secondes de réflexion, la curiosité l’emporte.
La bâtisse est impeccable et si propre que l’on pourrait la croire abandonnée depuis des générations.
Dans la Grande Salle Principale, Krystal remarque une tache séchée au sol.
Elle s’y dirige, s’accroupie et touche su bout du doigt cette énigmatique tache qui tranche avec la propreté de ce lieu.

Le choc est violent et la renarde tousse en tentant de se relever.
A peine eut elle effleuré le plancher qu’une série de flash lui avaient saturé le cerveau et projeté en arrière.
Prenant appui sur son bâton, elle ne peut se sortir de la tête ces images qui la hantent.
Au sol, devant elle se tenait un homme dont la tenue ressemblait a celle du Messager en plus colorée.
A genoux, l’homme soutenait le corps d’une femme dont la robe était maculée de sang.
Krystal essaye de chasser ces images et secoue la tête.
Cependant, le cri de l’homme lui donne des frissons de chagrin mêlé de colère.
Dans son esprit résonne les hurlements de l’homme et le nom de celle qui s’est éteinte dans ses bras.

Faiblement, Krystal murmure.
Krystal : Hitomi… qui es tu ? Qui est cet homme qui hurlait ton nom… Ton mari ? Le Messager ?

La renarde quitte rapidement la pièce en se disant que le Messager était sûrement la dernière personne successible d’avoir une compagne.
Même les techniques de relaxation sont inefficaces pour chasser ce qu’elle vient de voir.

Dans un couloir, une chose attire son attention.
Une petite cage de métal se tient au bout de ce corridor.
La lumière offre des teintes orangées à cause des papiers colorés présents sur les grandes portes coulissantes.
Sur ses gardes, la renarde avance doucement, car elle ressent de plus en plus l’énergie de l’Homme aux Sabres.
La cage est un ancien ascenseur ne comportant pas de portes et qui se marie très bien avec le décor médiéval de la maison.
Jetant un coup d’œil à l’intérieur, Krystal remarque qu’un des bouton est enfoncé.
La machine doit certainement remonter toute seule au niveau zéro.
Pénétrant dans la cage, elle pousse a nouveau sur le bouton qui vient se remettre dans la même position que les autres.
Elle appuie encore une fois.
Le bouton reste en position enfoncée et la cage se met à descendre sans bruits.
Arrivée au niveau indiqué sur le bouton, le numéro six, la cage s’arrête.
Interdite, la renarde contemple ce nouveau décor.
Un jardin différent de celui du Messager bien que comportant des similitudes.
A une cinquantaine de mètres, dos à la renarde, sous un arbre, le Messager est assis.
Dans ses bras, il serre une jeune fille, passant sa main dans sa longue chevelure.
La tête posée sur l’épaule de l’homme au kimono blanc, la jeune fille semble sereine.
Ses yeux fermés donnent l’impression qu’un dessinateur fainéant a juste tracé deux traits fins sous les sourcils.

Plantée là, la renarde observe la scène.
Elle percute et recule d’un pas.
La fille vient d’ouvrir les yeux et la fixe.
Krystal a un moment d’hésitation mais se ressaisit et disparaît derrière l’arbre à sa droite.
Se concentrant au maximum, elle génère sur elle la même technique de relaxation qu’elle avait utilisée pour apaiser Ale’yah.
Cependant, rien n’y fait et elle voit encore ces yeux d’un noir si profond qu’ils semblent se refermer sur elle.
L’instant a été fugace, mais Krystal a la certitude que les yeux de la jeune fille lui disaient
« Je vous vois… Vous ne pouvez pas vous cacher ! »

Avec une infinie précaution, Krystal passe la tête derrière l’arbre pour vérifier que les deux personnes n’ont pas bougé.
Elle s’y reprend à deux fois pour être certaine.
La jeune fille à la tête posée sur l’épaule du Messager et les yeux clos alors que celui-ci passe la main dans ses cheveux.
Reculant doucement, la renarde sens une froide terreur s’emparer d’elle à telle point qu’elle se met à douter de ce qu’elle a vue.
La jeune Humaine avait elle réellement ouvert les yeux ?

Arrivant dans le couloir, elle constate que la cage est effectivement remontée toute seule.
Jetant un coup d’œil en arrière, elle appuie sur l’unique bouton et attend l’arrivée de la machine.
Elle pénètre dans l’ascenseur et désactive le bouton six.
Touchant le bouton zéro, son regard tombe sur le dernier bouton en bas de la double colonne.

Etrangement, ce bouton ne comporte pas de chiffre mais un petit symbole inconnu.
Krystal : Qu’y a-t-il au fond de toi, Messager ?

La cage glisse sans bruits vers les tréfonds.
A chaque niveau, un paysage différent.

Dans le plus total silence la cage s’arrête.
Le couloir est totalement sombre et oppressant.
N’importe quelle personne saine d’esprit aurait pris ses cliques et ses claques et rebroussé chemin.
Krystal n’est pas du genre à fuir et en ce moment, trop de questions tournent dans sa tête.

Prudemment elle s’avance dans ce couloir dont les torches brûlent d’une flamme d’un bleu froid, ne diffusant qu’une pâle lueur fantomatique éclairant à une dizaine de centimètres.

De part et d’autre, des portes dont le bois semble avoir plusieurs milliers d’années.
Les salles dont les portes sont ouvertes ne sont pas très engageantes et l’état de délabrement est tout simplement repoussant.

Au fond de ce noir corridor, une grande salle.
Krystal utilise son bâton pour générer de la lumière.
Malgré l’aspect délabré et désaffecté de l’endroit, la renarde note avec étonnement que tout est rangé.
Sur des tables, des verres et bocaux de toutes les tailles, des tuyaux de verres dont certains font de petits serpentins.
Inspectant les lieux elle se rend compte que ces bocaux contiennent des créatures.
Certaines semblent humaines, d’autres tout droit sortis de cauchemars.
Sur une table, un épais livre a la couverture de cuir rouge est ouvert, et bien qu’elle ne comprenne pas un traître mot de ce qui est marqué, les schémas la renseigne sur la nature de ce grimoire et de cet endroit.
Sur son visage, une peur sans nom se dessine alors que son regard parcourt a nouveau la pièce.
Maintenant elle comprend l’utilité de tout ce matériel, de toutes ces pauvres créatures maintenues en vie dans leurs bocaux.

Terrorisée, ne pouvant bouger, elle tente de faire le vide dans son esprit alors qu’elle prend conscience de ce que le Messager semble faire ici.
Krystal : …Qu’essaie tu… de faire… Pourquoi… Pourquoi…

Seule dans cette grande salle dont les murs tombent en lambeaux, elle laisse son regard vagabonder comme hypnotisée par toute cette horreur.
Le plafond de bois est pourri et des pans entiers menacent de s’effondrer.
Le sol n’est gère mieux et certaines zones sont si vertes que Krystal se dit que si elle y pose le pied, elle risque fort de passer au travers.

Soudain, une douleur se matérialise dans le dos de Krystal.
Projetée contre le mur face a elle, s’y écrase avec une violence inouïe.
Au sol, le corps endolori, elle secoue la tête en se relevant en prenant appui sur le mur.
Devant elle, a une vingtaine de mètres, le Messager.
Dans la pénombre, elle distingue son habit blanc mais surtout ses deux yeux d’un blanc si pur qu’il ne peut être que maléfique.
Saisissant son bâton, elle se met en garde.
De la chose face à elle, n’émane qu’une soif de sang, et Krystal le ressent si fort qu’elle se demande ce qu’il se passerait si elle se faisait tuer ici.

Krystal cligne des yeux…
Le Messager disparaît.

Par pur hasard, elle place son bâton à sa droite, bloquant une frappe d’un des Kodachi de son adversaire.
L’impact et la force de la coupe est telle que Krystal est a nouveau projetée.
Elle s’écrase sur une table et se rend compte que le Messager n’utilise pas les deux sabres qu’il avait auparavant utilisé lors des échanges avec elle.
En lieu et place, il se sert des deux courtes lames qu’il porte dans son dos.
Se relevant, la renarde se demande si ce changement signifie quelque chose.
Scrutant l’endroit où se trouve le Messager, elle constate qu’il n’y est plus.
D’un mouvement vif elle se retourne a temps pour parer de justesse une nouvelle coupe qui l’envoie s’écraser contre une cuve cylindrique.
Krystal tousse et feule.

La douleur est bien placée, et elle se rend compte que les trois coups du Messager viennent de lui supprimer une grande partie de son énergie.
Un éclat attire son attention et elle génère le bouclier énergétique de son bâton.
La lame du Messager s’y heurte avec une telle violence qu’elle ressent le coup dans la main tenant le bâton.

Le petit sabre vole, arraché des mains de son propriétaire.
Avant même qu’il ne touche le sol, le Messager lève son deuxième sabre.
Dans sa tête, Krystal se dit qu’il n’est pas si fort que cela pour répéter la même frappe alors que le bouclier n’est pas encore dissipé.

La renarde écarquille les yeux de surprise et lâche son bâton.
Collée au mur, elle regarde sans trop comprendre la lame du Messager plantée dans son épaule.
Horrifiée, elle vient de constater que si son bouclier arrête toutes les coupes, il est totalement inefficace contre un coup d’estoc.
N’ayant pas prononcé un mot depuis le début du combat, le Messager saisis de sa main vide son Wakizashi accroché a sa ceinture, le dégaine et place la pointe en direction de la gorge de Krystal.
Incapable de prononcer le moindre mot, prenant conscience du fossé qui la sépare de cet homme en combat rapproché, elle repense a Teanas et sa compagne qui l’ont si bien aidé jusque là et se demande ce qu’il va se passer une fois que la lame du Messager aura pris sa vie.

Le Messager arme son coup et Krystal voit la pointe de la lame scintiller.
Dans sa tête, elle est prête et regrette seulement de ne pas avoir pu converser plus longtemps avec cet Humain vêtu de blanc.

Sa dernière pensée est pour Quélinda.



Dans le Jardin Japonais, personne ne remarque la disparition de Krystal.
Toujours en pleine discussion gastronomique avec la grande bleue, un frisson me parcourt le dos.
Je jette un coup d’œil au Messager que je trouve bien trop calme.
Quelque chose ne vas pas !
Quelque chose cloche avec le Messager !
Ale’yah me fixe avec de grands yeux et me demande si j’ai besoin d’une perm’ pour répondre a sa question.
Quelque chose cloche avec le Messager ET Krystal qui ressemble a une statue de… renarde.



Krystal, épinglée au mur par le petit Kodachi sens la lame froide du Wakizashi sur sa gorge et dans un soupir elle murmure.
Krystal : Pardon pour tout…

Une main apparaît sur l’épaule du Messager.
La lame s’arrête.
Il tourne la tête et le temps se fige.
Krystal met un moment à se rendre compte qu’elle est encore en vie, la pointe du sabre ne fait qu’effleurer sa gorge.
Derrière le Messager, elle aperçoit la jeune fille aux yeux noirs.
Celle-ci, la main posée sur l’épaule du Messager, sourit.
Ses yeux fermés, son visage s’illumine et tranche avec toute la désolation de la pièce.
Elle ne prononce pas de mot, se contentant de sourire à l’Assassin aux Lames Divines.

Le Wakizashi du Messager réapparaît dans le fourreau à sa ceinture alors que le Kodachi planté dans l’épaule de Krystal retrouve aussi sa place dans le dos.

D’un geste vif et puissant, le Messager empoigne la renarde par un bras et l’envoie voler vers le centre de la pièce.
Alors que Krystal tente de se relever, le Messager saisis son bâton et marche vers elle.
A mi course, il récupère le deuxième Kodachi et le glisse dans son dos.

Arrivé à la hauteur de Krystal, la jeune fille derrière lui, le Messager tends le bâton à la renarde sans prononcer un mot.
Krystal : Je… Tu…

Les yeux toujours fermés, affichant un sourire radieux, la jeune fille regarde la renarde en posant le doigt sur sa bouche.

Krystal saisis son arme et se relève en y prenant appui.
La jeune fille affiche un large sourire et tape une fois dans ses mains.

Krystal cligne des yeux.
Ebahie, elle se rend compte qu’elle est de nouveau avec le groupe assis dans le jardin.

En un clignement de cil, le Messager est debout.
Krystal ne mit pas longtemps à réagir et se lève d’un coup aussi.


Messager : Vous devez partir à présent.
Hein ?
Krystal : Messager écoute moi je t’en prie tu ne…
Mais
Messager : Il suffit. Messager n’accepte pas que Krystal de Cerinia fouille dans son esprit ainsi. Partez !
Nom de Zeus… Mais…
Krystal : Ce que tu envisages de faire est vain, tu ne peux plus rien pour…
Messager : ASSEZ !!

Un frisson de terreur me glace le sang.
Je voudrai crier aux autres de partir et de faire ce que le Messager demande mais je ne peux ni bouger ni parler, comme si en ce moment, il utilisait toute mon énergie.
Teranas et sa compagne regardent la scène sans trop comprendre ce qu’il se passe.
Scratty’ a tout bonnement disparu.

Le décor si paisible change d’un coup, et une pluie de pétales de cerisiers tombe comme de la neige.
Face à la renarde, le Messager tiens un de ses deux Kodachi.
Ses yeux et son visage inexpressif dégagent une agressivité démoniaque et réveillent en moi de sombres souvenirs.
Le soutenant du regard, Krystal reste figée.
Dans ses yeux point de volonté de combattre, mais une grande pitié.


Messager : Maintenant, disparaissez, et ne revenez jamais !


Bien que sa voix est forte, le Messager n’a pas crié.
Cependant, elle vibre et résonne dans l’air alors que la renarde soutiens encore quelques secondes le regard du Messager avant de prendre les mains de Teranas et Ale’yah.


Alors qu’ils disparaissent, le Messager se penche vers moi.
Messager : Reste ici !

Totalement paralysé, je ne peux que me demander ce qu’il a bien pu se passer…





La sortie de l’esprit du Messager est rapide et Teranas se colle une paire de claque pour se remettre les idées en place.

Au même moment a Hell’sGate, Paul retire sa main de l’arrêt d’urgence du caisson de Teranas.
Les alarmes et la voix de l’IA diffusant des messages d’alerte indique que le taux de stress du pilote potentiellement fatal a repassé un seuil acceptable.

Dans le bivouac, le Messager regarde l’Avatar de mon ami.

Doucement, et sans un mot, il porte une main a son sabre.
Teranas : Xelloss ! Putain ! Fais pas l’con ! Messager… je t’e prie… discutons…

L’Avatar recule d’un pas alors qu’il réalise que la renarde a réintégré son bâton.
Ale’yah : Messager… Pourquoi cette haine ?

Le Messager désigne de la pointe du Katana le petit bâton que tiens son compagnon.
Ale’yah : Ne pouvons nous pas tenir conseil ?
Messager :

Teranas sens l’embrouille à plein nez et saisis sa dague.
Teranas : Compte pas sur moi pour t’refiler Krystal comme ça… Va falloir m’le demander poliment !

Ale’yah jette sa dague vers le foyer et se poste devant cette demie portion aux yeux blancs.
Teranas : NON !
Ale’yah : Messager ! Non ! Je défendrai mon amour même si tu me prends ma vie !
Teranas : Ale’yah ! NON ! XELLOSS ! PUTAIN ! REVIENS !

Le Messager regarde cette grande personne bleue le défiant.
S’attendant a ce que l’enfant attaque, Ale’yah et Teranas écarquillent les yeux en le voyant baisser sa lame doucement.
Son attitude change et passe de la garde de combat à une position d’attente.
Si le visage du Messager Humain n’affiche pas d’émotions, la bouille de chaton de l’Avatar de Xelloss en déborde, et en ce moment, les oreilles sont dressées et la queue forme un point d’interrogation.

Soudain, l’attitude du Messager change.
Il se crispe et feule.
Ale’yah et Teranas regardent le petit Avatar s’écrouler sans un bruit, son visage affichant une incompréhension aussi grande que les adultes.


Mayuko : Eh bein, on a des soucis avec l’morpion ?
Teranas : Je… Euh…
Ale’yah : Il est…
Mayuko : Non… pas d’inquiétude… et puis, l’Xelloss c’est un peu comme le chiendent… ça meurt jamais ces saletés…

Mayuko exhibe un petit objet cylindrique en bois.
Mayuko : Le bouton Off spécial Xell…
Gwenn : Très pratique mais a user avec parcimonie… Sinon il risquerait de trouver une parade…

Ouvrant des yeux comme des soucoupes, mon ami et sa compagne écoutent Gwenn faire part de sa découverte de ce petit bout de bois rare et dont les ultrason désactivent l’Avatar de leur ami.

Gwenn : … et le pire, c’est que c’est Xell qui l’a testé en premier…
Mayuko : Ce skxawng a voulu souffler dedans pour voir ce que ça faisait comme son…
Teranas : Et il n’en vendent pas a la base ? J’en prendrai bien un, moi…
Mayuko : Ouais, c’est cool, mais va’ falloir nous expliquer pourquoi l’autre a tenté de rajouter deux têtes a son tableau d’chasse !
Ale’yah : Je… je ne sais pas…
Teranas : Pas mieux… on papotait…
Mayuko : Et mon cul c’est du poulet ! Soit vous ne voulez pas nous dire, et on respecte ça, soit vous ne savez pas et là vous êtes dans la merde !
Teranas : Pourquoi ?
Gwenn : Le Messager ne se farcis pas des gens par plaisir…
Mayko : Soit vous l’avez mis de travers… mais quelque chose de violent, pas la p’tite broutille, soit vous avez touché un truc qu’il fallait pas…
Gwenn : En tout cas, va falloir la jouer finaud, car s’il vous a dans l’collimateur, vous aller manger chaud.
Ale’yah : Pourquoi on va manger chaud ? La température est importante ?
Teranas : Je t’expliquerai… Viens j’ai peut être un truc dans mes affaires.

Profitant de cette excuse pour se mettre dans un coin calme, Teranas saisis le bâton de Krystal.
Teranas : Krystal, tu nous entends ? Il faudrait que tu nous explique ce qu’il s’est passé…

Le bâton reste muet et l’Avatar regarde sa compagne.
Ale’yah : Je n’arrive même pas a parler avec elle, c’est comme… comme si elle se cachait…
             En tout cas, je ressent une sorte de … de…
Teranas : Peur ?
Ale’yah : C’est plus fort que de la peur… j’ai déjà ressenti la même chose enfant quand j’ai vu un Palulukan passer très près de moi…
Teranas : Mais elle a vu quoi ?
Ale’yah : Je ne sais pas, mais c’est son Palulukan… Et je ne crois pas qu’elle voudra en parler tout de suite.
Teranas : Putain’ !  J’vais m’le faire, un jour c’te demie portion d’Chats Noirs !




Alors que Teranas et Ale’yah reviennent vers le bivouac, dans le Jardin Japonais, Scratty’ se lève.
Scratty’ : Ah bein c’est pas trop tôt ! J’croyais que vous aviez clamsé !

Encore dans le gaz, je me redresse.
Scratty’ : Non ! Tu restes allongé… Toi et l’Messager ça fait un bout de temps que vous avez pas donné signe de vie, alors maintenant que j’en ai un qui marche, j’le garde !
Moi : Qu’est ce qu’il s’est passé ?
Scratty’ : S’que j’en sais, moi… c’est entre la schtroupfette a fourrure et l’autre avec ses lames, là !
              En tout cas, il est tombé comme ça quelques minutes après que les autres se soient barrés.




Alors que Titi et Grosminet s’arrachent les cheveux pour trouver la cause de l’accès de colère du Messager et le fait que la renarde se terre terrorisée dans son bâton, dans un village Na’vi en ruine, un groupe de chasseurs palabre sur le sort de l’Humain qui gît inconscient a leurs pieds.
Il est question de mettre fin à ses jours et de l’enterrer.

Cependant un des membres tenant l’écusson dans sa main prend la parole en montrant l’objet.
Zonllwätx : Nari sivi ma smuktu… tse’a yayot !
                Fìtsamsiyu leTawtute lu pxan ! pongu peyä rä’ä tspivang !


Les autres chasseurs, souhaitant la mort de l’Humain respectent la parole de leur frère et le groupe décide de ramener le guerrier au village.
Après avoir fabriqué un travois et sanglé l’homme dessus pour ne pas qu’il ne tombe, le groupe s’éloigne du village en ruine.
A une dizaine de mètres de l’entrée du village délabré, le groupe s’arrête et adresse une petite prière a Eywa pour leurs frères.
Le groupe reprend la route.
Zonllwätx, le journal de bord de l’homme dans ses mains, tente d’en comprendre le fonctionnement.
Au bout de quelques minutes il effleure le bouton d’activation et regarde les images sur l’écran.
Du doigt, il touche le visage d’une Na’vi qu’il a déjà vu auparavant.
Assez âgée, elle porte une immense parure de perles rouges et un serre tête.
Il remarque que la tresse protégeant le connecteur neural est devant.
Sous son doigt, l’image bouge un peu et il se rend compte qu’il peut changer les images en faisant glisser son doigt vers la droite ou la gauche.
Les images suivantes montrent toutes la même personne.
Une jeune Na’vi affichant un petit sourire.
Cependant, l’arrière plan le met mal a l’aise, et il se rend compte que ce sont toujours des murs gris qu’il y a derrière la petite fille.
Ne sachant pas lire les petits dessins Humains que sont les lettres, Zonllwätx n’a aucune idée de l’identité de la Na’vi.

Zonllwätx s’arrête net alors que la photo suivante montre la petite Na’vi portant un pagne fait d’un bout de tissu Humain.
Ses oreilles dressées de surprise, il n’arrive pas à en croire ses yeux.
Pour lui, pas de doute possible, il reconnaît les rayures et la disposition si caractéristique du clan d’appartenance de la Na’vi sur l’image.
Sa sœur s’était liée avec un homme portant les même caractéristiques que cette fille.
Un chasseur du village qu’ils viennent de quitter et dont il avait été dit que nul n’avait survécu.
Nul a part cette Na’vi.
A présent, il lui faut trouver une personne qui sait lire les lettres Humaines.
Une personne qui saurait lui donner le nom de la Na’vi.
Regardant ses frères, il demande si quelqu’un sait lire les signes de Ceux du Ciel.


Le groupe se réunit autour de lui alors qu’il sollicite leur aide.
Prrtxupx : Lu… hmmm… « lu »… « sì »… hmmm, fayrel lu… mune, mune sì tsìng…
                     Ha, tstxo peyä lu « lusì pxezamtsìvol »…

Zonllwätx : Zene rivun Lusìti oe nang ! Kivako ?

« Last Edit: July 14, 2012, 10:00:17 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #119 on: April 17, 2012, 09:06:00 am »
Journal de bord N°4
Entrée N°020


** Mise a jour des serveurs distants **
** Veuillez attendre la fin de la procédure **





Un éclair.
Un coup de tonnerre.
Les noirs nuages au dessus de la base de Hell'sGate transforment cette belle journée en nuit.
Au sec dans les bâtiments les gens n'osent sortir.
Dans le hangar de maintenance, on s'affaire à équiper un petit groupe d'AMP.
Ayant été modifiés, les paramètres de la centrale d'épuration d'air permettent aux Na'vi de respirer convenablement.
Si pour beaucoup d'entre eux, les choses de métal leur inspire crainte et dégoût, certains s'intéressent de près a ces animaux qui ne peuvent vivre que si une personne les commande.

De leurs trois mètres de haut, les Na'vi apportent une aide non négligeable.

Luna s'approche d'un des meccanos s'affairant sur le bras mécanique d'un AMP.
Luna : Kaltxì ma Tawtute… ngati kameie… oel Lay'tawti fwerew, tsole'a pot ngal nang ?

Baptiste se retourne, manquant de s'envoyer la tête dans la poitrine de la jeune fille qui s'était penchée pour se mettre a la hauteur de son interlocuteur.
Baptiste : Je l'ai… euhhh… bin… Kaltxì…
Luna : Hahaha ! Key ngeyä lu rim nìtxan nang !

Devant le visage rouge pivoine du meccano, la jeune Na'vi ne peut s'empêcher d'exploser de rire.
Derrière elle, une voix s'élève.
Voix : Hahaha ! Ne fais pas attention ma Luna… Ici les hommes deviennent un peu fous avec toutes les belles jeunes filles…

Luna se retourne et tombe nez a nez avec une de ses semblables tout sourire.
Un instant plus tard, elle percute en voyant les sourcils et deux petits yeux fins.
La machine de Lucie est assez petite et frêle, n'excédant pas les deux mètres, elle est à l'image de la jeune pilote et bien que plus grande que Xelloss, elle ressemble aussi a une adolescente Na'vi.


Lucie : Alors, Baptiste, on reluque de près la mécanique des autochtones ?
Baptiste : Euh… Bein…
Lucie : Lâche l'affaire, elle te briserait en milles morceaux

Affichant un grand sourire que seul ses oreilles arrêtent, Luna se penche vers le meccano et lui susurre.
Luna : Ulte, nulnuw tsawla kxetset oel nang
Baptiste :

Ouvrant les yeux comme des soucoupes, il regarde Lucie d'un air disant "Dis, tu m'fais la trad ?"
Au moment où les deux grandes bleus explosent de rire, il est persuadé qu'il doit être victime d'une blague.
Lucie : Elle a dit qu'elle préférait les longues queues…

Sur ces mots, la pilote envoie le bout de sa queue chatouiller le visage de Baptiste.
Lucie : … Les loonngues queues…

Baptiste souffle et joue des mains, tentant de faire dégager cette touffe de poils qui lui titille la face comme un serpent.
Baptiste : Pfff…fffff ! Ah ouais, je vois…FFFF ! Les longues queues…
               Bein tiens, vu que vous êtes là, vous allez bien m'refiler un coup d'main, hein, les longues queues ?
               Srung si oeru ?
Luna : Sran !
Baptiste : Alors… Je vais fixer cette pièce ici, si vous pouviez la tenir.

Les deux grandes filles empoignent une sorte de caisse et la plaque contre le dos de l'humanoïde de métal alors que Baptiste montre sur un escabeau.
Il serre les vis a la main et empoignant une visseuse pneumatique leur demande de se protéger les oreilles.
En une minute, la dizaine de vis est serrée et l'homme admire son travail.


Luna : Pourquoi le panier ?
Baptiste : Pour mettre les batteries de la tronçonneuse, on va en avoir besoin.

La Na'vi voyant l'outil de découpe baisse les oreilles et d'un air triste déclare.
Luna : Encore arbres tuer ? Pourquoi ?
Baptiste : Pas tuer, réparer… Nous allons réparer nos erreurs.
               Lucie, explique lui que nous allons couper les arbres que la Walkyrie a détruit, comme ça, au lieu de couper des arbres vivants, nous utiliserons des arbres qui sont déjà au sol.

Lucie s'exécute et tente d'expliquer du mieux possible le dessein du groupe.
Un peu rassurée, Luna esquisse un sourire.
Luna : Ke omum fra'ut, New tsive'a ayngat !
Baptiste : … Mwouais, j'ai compris "vouloir" et "voir"… j'en déduis que tu veux venir avec nous ?
Lucie : C'est ça, elle a dit qu'elle ne comprenait pas tout mais qu'elle voulait voir.
Baptiste : Bien, voyons où on en est…

Grimpant sur la passerelle de maintenance, il déclare d'une voix forte.
Baptiste : ALORS, ON EN EST OÙ ?

Ca et là, on répond.
-   LE TROIS EST PRÊT !
-   LE SEPT EST PRÊT !
-   LE DIX EST BIENTÔT PRÊT !
-   ON A DES SOUCIS AVEC LES PINCES DU QUATRE…
-   LE BARBEUK EST PRET !

Baptiste : Ouais, c'est ça la bonne odeur de barbaque… Dites les filles, ça vous dit une bonne pièce de viande cuisinée par Eric ?
Luna : Yom ?
Baptiste : Srane ! Yom yom yom ! OKAY LES GARS, ON VA PAS LAISSER ERIC TOUT BECTER SANS NOUS, HEIN ?

Dans le hangar, les gens s'affairant sur les machines déposent leurs outils et se dirigent vers la source de cette bonne odeur.
Sur le chemin, Luna aperçois un dos et reconnaît instantanément les rayures et les points lumineux du propriétaire.

Elle s'approche rapidement.
Luna : Ma Lay'taw ! Fwamew ngat oel nang !
Lay'taw : Ma Luna, ngengati kameie… Eric tì'emti leTawtute nume oer nang !
Luna : Lu syaksyuk ? 'Em syaksyukti Tawtutena ?
Lay'taw : Srane ! Sawtute längu ska'ayu, slä omum tì'emti fol nang !
Luna : Ftxìlora fahew !

Alors que les deux Na'vi papotent gastronomie, les gens prennent place autour de l'énorme foyer servant de barbeque.
La zone, aménagée dans le fond du hangar se situe sous les grandes baies vitrées de l'ancienne zone de stockage des palettes d'explosifs utilisés dans la carrière.
A environ deux mètres au dessus du foyer, une énorme hotte aspirant les fumées du feu, évitant ainsi de transformer le hangar tout entier en aquarium.
Au sol, une fosse d'un mètre de profondeur avait été crée pour immerger les explosifs qui présentaient une instabilité.
Depuis, inutile, elle fut comblée de terre dans laquelle des herbes folles furent planté, permettant ainsi aux gens de s'asseoir sur de la verdure et non sur des bancs froids et durs.


Voix : HEY ! ERIC ! ON PEUT EN MANGER OU ON DOIT JUSTE SE SUSTENTER DE LA BONNE ODEUR DE TON TRUC ?






Bien des siècles plus tôt, sur Terre…

Une ombre se faufile entre les ombres.
Discrète et silencieuse, elle glisse tel un spectre.
Se yeux bougeant dans tous les sens, ses sens scrutant tout ce qui bouge, l'ombre guette, observe, attend, observe a nouveau puis se déplace.

Dans la Demeure des Gardien, c'est l'ébullition suite à la lettre reçue tantôt et qui leur annonçait une future humiliation.
Envoyé par Setsuna, ce pli avait pour but de mettre les gardes de la Demeure sur le qui-vive, car comme il l'avait expliqué a son fils, un Maître Voleur n'est pas une personne pouvant dérober un objet a l'insu des propriétaires, mais une personne dérobant un objet alors que tout le monde l'attend.

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, si les petits larcins sont réprimandés, les Maîtres Voleurs sont respectés pour leurs qualités, car comme chacun le sait, certaines informations ne peuvent être obtenues qu'en la dérobant.
Devenir un Maître Voleur n'est pas une tâche aisée, il faut acquérir beaucoup d'expérience et ne pas se faire prendre sous peine de perdre sa vie.
Cependant, il faut aussi savoir faire un coup d'éclat en dérobant un objet dans une demeure fortement gardée.
La coutume veut que le futur Maître Voleur y subtilise une babiole en laissant un mot décrivant l'objet et donnant la date a laquelle il sera remis a sa place.
Se prêtant au jeu, les propriétaires sécurisent donc leur logis, sans placer de gardes dans la salle où doit être remis l'objet, permettant ainsi au prétendant au titre de Maître Voleur d'être reconnu comme tel.

Saito sait qu'une fois le Livre posé sur son présentoir, il n'aura pas besoin de filer en douce, mais il n'a pas vraiment envie de cette fin, et escompte bien porter l'humiliation a son paroxysme en déposant l'objet puis disparaissant sans laisser de traces…

Accroupi sur une poutre comme un félin guettant sa proie, Saito saisis la petite arbalète confiée par Batu, il déplie une fine crosse faite de tiges de fer et bande l'arc.
Portant la main à son sac, il ouvre une poche et en sort une boule de la taille d'une balle de pingpong et la fixe sur un carreau qu'il pose dans la glissière de l'arme.
A l'intérieur de la boule, le liquide bleu semble vivre.
Il se rappelle des paroles de l'armurier lui expliquant le fonctionnement de ces sphères crées pour éteindre les torches.

Il observe.
Il est prêt !
Calant la crosse dans le creux de son épaule, il met en joue la lampe sur le mur.
Son doigt effleure la queue de détente.
Sur les conseils de son père, il observe encore un peu
Son doigt vient de plaquer promptement sur le pontet.
En dessous de lui, passent deux gardes qui se seraient empressés de donner l'alerte si la lampe s'était éteinte juste devant leurs yeux.

D'après les gardes, les Yeux Mécanistes de l'aile sud ne marchent plus à cause d'une surpression de la chaudière.
Ne sachant de quoi ils parlent, le jeune garçon range cette info dans un coin de son esprit alors que les deux hommes continuent leur ronde.

La petite sphère bleue portée par le carreau vole vers la lampe.
Un petit bruit de flamme étouffée se fait entendre, immédiatement suivi par le clic de la valve coupant l'arrivée de gaz.
La source de lumière éteinte, Saito se laisse tomber sur l'épais tapis qui orne le sol du couloir.
Etouffant ses pas, ce tapis est un allié précieux.
Il se dirige vers la porte et après avoir ramassé le carreau et vérifié l'absence de gens en regardant par le trou de la serrure.
Ouvrant la porte, le jeune garçon se glisse dans la salle.

La pièce est impeccable et le bureau propre et rangé.
Saito, se plaçant dans l'ombre d'une armoire, observe plus en détail, cherchant ces fameux Masques Mécanistes, ces visages de métal qui déclanchent les alarmes quand ils voient des gens.

Après s'être assuré qu'aucune de ces horreurs métalliques n'est présente dans cette pièce, il sors de sa cachette et se demande si les visages donnent aussi l'alarme quand des gardes passent.

Le Bureau ne possède pas de tiroirs fermant a clé, et le garçon peut fouiller a loisir les documents.
Ses connaissances en calligraphies étant limitées, il ne s'attarde pas sur les écrits.
S'il avait su mieux lire, il aurait remarqué que le nom de son père revenait de nombreuses fois.

Dans un coin de la pièce, il déniche un levier derrière une commode.
Saito fait jouer le mécanisme.
L'armoire contre laquelle il s'était caché en entrant pivote comme une porte, révélant un passage secret.
Saito le note sur le carnet et remet le mécanisme en place.
L'armoire se replace sans bruits alors que Saito se glisse hors de la pièce en refermant doucement la porte.

Se faufilant dans les couloirs, il profite des zones d'ombre pour se cacher.
Sa tenue est constituée de taches de gris sombres de différents niveaux et fonctionne a merveille, une tenue noire se serait démarquée dans les zones de pénombre.
Se rappelant des paroles et enseignements de son père, Saito reste attentif, car il sait que le moindre relâchement de sa concentration lui vaudra un long séjour dans les geôles des Gardiens.
Il pose la main sur la sangle de son sac qui passe entre ses jambes et vérifie encore une fois la tenue de l'attache.
Silencieusement, il lorgne a travers la serrure d'une porte puis s'engouffre dans la pièce.
Il esquisse un sourire en se rendant compte à quel point elle est bien plus démesurée que sur les croquis du carnet.
Ressemblant a une cathédrale, ses imposantes colonnes culminent a plus de dix mètres, mais ce qui frappe le visiteur c'est de constater que les rayonnages atteignent pratiquement le plafond.

Sur les étagères de métal, des millions de livres de toutes les sortes et de toutes les tailles.
Laissant son regard se perdre dans l'immensité de cette pièce peu commune baignée dans la pénombre, Saito prend conscience et commence à comprendre le sens des paroles de son père quand il lui avait dit.
"Un homme fort qui ignore est faible, un homme faible qui connaît est fort"

Le jeune garçon jette un coup d'œil à la verrière au dessus de lui.
Prouesse architecturale, elle a l'aspect d'une coque de navire posée à l'envers.

La bibliothèque des Gardiens est à la pointe de la technologie actuelle et peut être en avance sur son temps.
Au bout de chaque allée, une sorte de masque relié par un tuyau a un objet de cuivre ressemblant à ces bouteilles de saké que les adultes commandent dans les restaurants.
Au dessus du support sur lequel est posé l'appareil, une poignée rouge reliée a un câble qui court jusqu'au plafond.
Si la plaque de gauche possède les caractères de l'écriture traditionnelle, celle de droite est composée de pictogrammes.
Une flamme, un visage sur lequel est posé le masque et une main tirant la poignée.

Saito observe la bouteille du masque et remarque qu'a son sommet se situe une sorte de valve ou de robinet.
Là encore, deux dessins. Le premier représente le masque sur un visage et le deuxième une main sur la valve de la bouteille.
Saito se dit que tirer la poignée sur les étagères doit vider l'air de la bibliothèque, et que les masques permettent de ne pas mourir d'asphyxie.
En effet, conscient que l'eau détruirait aussi sûrement les précieux ouvrages, les Gardiens ont mis au point une soufflerie impressionnante capable de vider l'ensemble de la cathédrale de l'oxygène en moins de cinq minutes.
Privé de l'un de ses trois éléments vitaux, le feu s'éteindra rapidement.

Dans la pénombre de l'immense salle aux allures de cathédrale, l'enfant se faufile entre les rangées de livres, la source de la puissance et du pouvoir des Gardiens.
Beaucoup de nations et pays usent de la force physique contre leurs ennemis.
Les Gardiens accumulent les connaissances et ne perpètrent que des actions ciblées sur un objectif précis.
Nombre de familles souhaitant en découdre avec une autre ont recours aux services des Gardiens.
Les légendes racontent que cette organisation possèderait même des assassins non humains dont l'efficacité dépasse l'entendement…

Soudain le garçon se fige.
A nouveau il entend le bruit.
Un hurlement sinistre et long qui glace le sang.
Se courbant et posant la main droite sur la poigné de son Kodachi placé dans son dos, il avance en se tenant paré à repousser toute attaque.

Doucement et sans bruits, il arrive au bout d'une rangée.
Le hurlement est faible mais bien distinct et Saito prend une inspiration avant de faire dépasser très lentement sa tête.

Rien.

Des chaises, une table, une lanterne sur celle-ci une autre bibliothèque contre le mur, mais à part ça, rien !
Aucune trace de la personne qui hurlait.
Perplexe, il s'avance vers la table, vers l'endroit d'où il aurait juré entendre venir le son.
Dehors, une trouée dans le ciel dévoile une pleine lune qui inonde de lumière la bibliothèque.
Saito se réfugie dans une zone de pénombre en se disant que c'est justement au moment où les ombres disparaissent qu'un importun pointe sa vilaine tête.

Pourtant, ce soir, malgré le branle-bas de combat, personne ne dérange le garçon qui, au bout de quelques minutes, reprend sa recherche minutieuse.
Son investigation infructueuse, Saito se dirige vers une porte dans un coin de la bibliothèque.
Soudain, il se jette au sol, effectue une roulade en se retournant promptement.
Derrière lui, une ombre s'était levée, mettant tout ses sens en alerte.
La main droite sur la poignée de son Kodachi il cherche du regard la personne a qui appartient l'ombre.
Le temps se fige et le jeune garçon se dit que son adversaire ne semble pas pressé de combattre.

Quelques secondes plus tard, il lâche la poignée de son arme, l'esprit détendu.
L'adversaire inconnu se révèle être une haute cheminée projetant son ombre a travers l'immense verrière.
Saito esquisse un sourire en se disant qu'il finira par sursauter à la vue de sa propre ombre s'il ne se concentre pas un peu plus.

Dans le ciel, un nuage noir recouvre la face de la lune, plongeant a nouveau les lieux dans les ténèbres.
S'habituant à l'obscurité, Saito remarque un fin rai de lumière a la base du mur devant lui.
Doucement, il se rapproche et pose l'oreille contre celui-ci.
Un passage secret, qui ne semble pas comporter de mécanisme permettant de l'ouvrir de dehors.
Le hurlement n'était que le vent sous la porte de ce passage.
Après dix minutes de recherches, il notre l'emplacement de celui-ci dans le carnet de cuir et disparaît.
Sa mission prioritaire est la remise du livre sur l'autel, et il sait que s'il s'éparpille, le Temps deviendra son ennemi.

La petite porte devant laquelle il se tient ne possède pas de serrure.
Il colle son oreille contre le bois de celle-ci et tente de discerner des sons lui donnant un indice sur ce qu'il se trouve de l'autre côté.
Affaiblies et étouffées, des voix lui parviennent.

Voix : Finissons de ranger ces livres et allons prendre du repos bien mérité ! Ce soir, c'est moi qui offre le saké.

Saito regarde les plans dans le carnet et dessine un livre sur la salle représentant les archives puis longe le mur a la recherche d'une autre sortie.
La porte suivante est équipée d'une serrure et un rapide coup d'œil lui montre un long corridor.
Tournant doucement la poignée, il se glisse à l'intérieur du couloir et referme la porte.
Les murs lises en bois contrastent avec la bibliothèque et ses hauts murs de pierre.
Il se demande pourquoi ce passage si anodin était dissimulé derrière une tenture.
Au dessus de sa tête, de petites boules fixées a intervalles réguliers sur de longues poutres de bois suspendues à une cinquantaine de centimètre du plafond par de fines chaînes.

Parcourant cet interminable boyau il comprend enfin la raison de la tenture dissimulant son entrée.
Ça et là, des portes a peine d'un mètre de haut sont tout juste visibles.
Elles donnent directement sur des pièces de la Demeure, un trou est pratiqué à la droite de chacune pour pouvoir inspecter l'intérieur de la pièce.
Saito note cette singularité dans son esprit mas n'en fait pas mention dans le carnet.
Il repère les pièces et dessine un symbole sur le plan dessiné dans l'objet qu'il a dérobé au Voyageur.

Au fond du passage secret, il tombe sur une porte donnant aux cuisines.
L'odeur est tout particulièrement savoureuse et il se dit qu'un petit larcin dans le garde manger ne serait pas su luxe.
De plus, cela lui permettrait de ne plus entendre son ventre grogner.
Il se demande alors quelle serait la réaction de son père s'il venait à apprendre qu'il s'est fait débusqué a cause des bruits de son estomac…

Il se baisse et lorgne par le trou d'observation pratiqué dans le mur.
Evaluant le nombre de personnes a six dans les locaux abritant les cuisines, Saito pèse le pour et le contre.
Le sol carrelé, les nombreuses lanternes et lampes éclairant la pièce ne jouent pas en sa faveur.

Laissant de côté les cuisines et l'odeur de ces délicieux mets, il rebrousse chemin et ouvre un passage donnant sur un couloir sombre.
Saito se glisse sans bruits hors du passage secret et s'apprête à refermer la porte quand un objet attire son attention.
Intrigué, il rentre a nouveau dans le petit corridor secret.
Se grattant la tête il se demande comment il a fait pour passer devant par deux fois sans le remarquer.
Sans bruits, il referme la porte et pose sa main sur l'échelle dissimulée dans la paroi.

Les barreaux, de la même couleur que le mur semblent s'effacer et si l'un d'entre eux n'avait pas subi un quelconque choc écaillant la peinture, le jeune garçon n'aurait même pas soupçonné l'existence d'un accès vers le haut.

Rapidement il grimpe l'échelle et arrive au niveau supérieur.
Il pénètre dans ce nouveau fin boyau totalement identique au précédent et, regardant le trou par lequel il vient de pénétrer, se rend compte du niveau des Gardiens dans l'Art du Camouflage.
La petite alcôve dissimulant l'échelle n'est visible qu'a une vingtaine de centimètres, au-delà, elle se font intégralement dans le mur.

Regardant par les trous d'observation, il remarque une salle ressemblant à un grand bureau.
Sur une table, un pli dont l'écriture est visible et qu'il reconnaît immédiatement.
La calligraphie de son père.
La curiosité l'emporte et après s'être assuré que cette pièce ne comporte pas un de ces hideux visages métalliques, il se glisse sans bruits hors du passage secret, pousse la porte sans la refermer et replace la tenture correctement.

Il saisis la lettre et la repose comme elle était en se maudissant de n'avoir pas assez écouté lorsque le Maître des Lettres lui donnait la leçon.
Devant lui, la porte d'entrée du bureau semble l'inviter. Saito inspecte le bureau et ne trouvant rien d'intéressant, se dirige vers la grande porte sculptée.
Il pose son œil devant la serrure et réprime un cri en voyant une clé s'y introduire.
En quelques bonds, il se retrouve devant la tenture.


Derrière la porte, une voix s'élève.
Voix : Maître ! Nous avons inspecté les blessures de Naoki et Masayo…
Maître : Dites m'en plus, docteur…
Docteur : Nous avons un problème, ils ont été tués…
Maître : Cela nous le savons, ils se sont entretués, pour la gamine, il me semble.
Docteur : Non, vous ne m'avez pas compris… Ils ON ETE tués, quelqu'un les a assassiné !
Maître : Venez, entrons, nous n'allons pas tenir conseil sur le pas de la porte.

D'un geste précis, Saito pousse la porte du passage secret, puis aussi prestement, il vient se plaquer sur le mur, à côté des gonds de la porte d'entrée de la pièce alors que la clé fait jouer le mécanisme de la serrure.
La porte s'ouvre.
Dissimulé derrière elle, il laisse entrer les deux personnes.
Le Maître Gardien avance rapidement en direction de son bureau, talonné de près par le Docteur.
Laissant l'homme de médecine lui passer devant, Saito se glisse dans son dos, passe la porte et disparaît dans une salle à la droite du bureau.


Il se félicite de la précision des plans du carnet du Voyageur sans lequel il n'aurait jamais pu connaître la topographie.
Docteur : Vous avez senti ?
Maître : Quoi donc ?

Le médecin sors du bureau, regarde a droite et a gauche dans le couloir vide.
Arrivant à sa hauteur, le Maître Gardien lui pose la main sur l'épaule.
Maître : Allons, allons, depuis que nous avons reçu le pli, j'ai bien l'impression que vous traquez des Esprits…
Docteur : J'aurai pourtant juré avoir senti quelqu'un dans mon dos…
Maître : … Votre épouse, peut être… Vérifiant que son tendre et dingue de mari ne passe pas tout son temps à disséquer des grenouilles ou d'autres trucs louches ! Allez, venez !

A contrecœur, le médecin rentre dans le bureau en fermant la porte alors que Saito, derrière une caisse en bois, souffle de soulagement.
Caché dans cette petite remise servant au stockage de l'encre et du papier, il prend conscience de son niveau.
N'ayant, pour le moment, été uniquement confronté a des situations plus faciles, il se dit que les arts que son père lui enseigne sont d'une efficacité redoutable.
Cependant, il est a découvert si une personne vient dans cette pièce.
Regardant les caisses de bois, il en ouvre une alors que dans son esprit germe une idée.


Maître : Alors, expliquez moi tout…

Invitant son ami à prendre un siège, le Gardien range le pli de Setsuna dans un tiroir.
Docteur : Bon, nous savons que Masayo essaye de violer la petite, mais que Naoki tente de l'en empêcher.
Maître : Masayo tente de tuer Naoki avec sa lame…
Docteur : Mais il se prend un carreau…
Maître : La petite ment ?
Docteur : Je ne pense pas, elle dit que Masayo a tenté de la violenter mais qu'elle a perdu connaissance.
              A mes yeux, cela est plausible, mais j'ai une autre théorie.
              Vu le visage crispé de Masayo, je dirai qu'il a été tué par autre chose que le carreau de Naoki.
              J'ai vu nombre de visages au cours des guerres, mais peu avaient ce masque de terreur.
Maître : Hola, une seconde ! Vous êtes en train de me dire que nous avons un intrus en nos murs ?
Docteur : Oui, une chose n'est pas a nous ici… la blessure de Masayo est différente de celles que laissent les carreaux de nos arbalètes…
              Mais ce qui me dérange le plus, c'est la blessure de Naoki…
Maître : Elle aussi a été faite par une autre arme ?
Docteur : Non, c'est bien le tanto de Masayo qui a pénétré le corps de Naoki.
             Par contre, il devrait être mort… cependant, il est dans les Tréfonds en ce moment…
Maître : Vous voulez dire que…
Docteur : … la personne qui l'a attaqué a de sérieuses appétences en matière de médecine de combat.
                Le point a viser n'est pas plus grand qu'un sun, autour, c'est la mort assurée…

Pensif, le Maître Gardien, se gratte la tête.
Maître : Je ne connais qu'une personne capable d'une telle prouesse… ou plutôt, qui était capable…
            Maître Setsuna !
Docteur : Je vois pas Maître Setsuna faire un larcin en ces lieux… surtout avec son age…
Maître : Cependant, quelque chose m'échappe… Pourquoi une personne viendrait sauver la vie d'une paysanne et la laisser en plan dans les geôles ?
« Last Edit: July 13, 2012, 06:09:11 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

 

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