Author Topic: { Role-Play } Xelloss  (Read 19551 times)

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Offline xelloss

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #40 on: March 04, 2010, 04:26:52 pm »
Journal de bord N°3
Jour
##Données corrompues##
** Mise en veille **






J’ouvre les yeux…
Le soleil vient de se lever, et les ombres sont encore longues.
J’observe, le regard vide, le feu faiblissant…

Hier soir, j’ai enfin dévoilé ma véritable identité à ceux qui ont tout laissé tombé pour tenter de me sauver.
Pour la suite, et ma survie, c’est surtout Mo’at qui en décidera, et même si Neytiri est aussi Tsahik, je ne pense pas qu’elle acceptera de demander l’aide d’Eywa si Mo’at à refusé…
Comment annoncer la chose à Mo’at ? comment lui dire que ma mission première était de mener des opérations de destructions dans les villages Na’vi ?

Si des gens ont lu mes rapports, ils auront sûrement visionné mes vidéos…
Elles montrent toutes les mêmes scènes. Les explosions dévastatrices de mes petits jouets, puis les villages en flamme, et enfin, les Na’vi morts…
Personne ne pouvait y réchapper…
Comment leur faire comprendre que toutes ces vidéos sont fausses ?
Comment prouver que toutes ces images ne sont que montage et trucages, et surtout que les événements dans les vidéos n’ont jamais eu lieu…

Ces vidéo semblent tellement réelles que tout le monde y à cru… A commencer par Quarich, qui pourtant se méfiait de moi comme de la peste, et avait l’expérience et l’œil de l’expert…
Tous y ont cru…

Si seulement ils étaient en vie…
Si seulement ils ne s’étaient pas sacrifiés pour… l’honneur !
Pourquoi ne m’avaient-ils pas écouté…S’ils étaient encore vivant, ils pourraient confirmer que mes vidéos ne sont que trucages…

Pxasik !!! Ces Na’vi et leur Honneur !
Quel Honneur à mourir en vain ?!

Nom de Zeus ! Bande d’aykxawng !!
Vous n'aviez aucune chance...
Et moi je n'ai rien pu faire pour vous !

Calme Xelloss ! Mawey !!



J’ai maintenant deux priorités…
Un, prouver aux autres que je n’ai jamais tué personne.
13 années à faire péter des structures de la RDA, et pas une victime…
Tuer des non combattants, Jamais ! C’est un principe auquel je ne déroge pas.
Allez tenter de prouver ça quand sur des heures et des heures de film, on voit mes jouets faire des morts par centaines…

Et…


[Nang !]

Mais ce campement est vide !!
Les autres sont partis !?



Ils ont fait ce que je leur ai dit.
Ils ne risqueront pas leurs vies pour moi, ils en ont déjà trop fait…
Surtout Teranas, je lui doit une vie, deux même !
Le moment où il m’a trouvé agonisant, ça fait une !
Quand il m’a soigné dans la grotte, ça fait deux !
Aytsmukan, aussi je lui en doit une…
Même Eykxas, sur qui je ne connais rien, à tenu à participer au voyage…
Rien que cette bonne volonté, ça en mérite une aussi…

Comment m’acquitter de ma dette en moins de 100 heures…


...



Je sais !!

J'neutralise l’avant poste Aérodrome près duquel Teranas m’a trouvé !
Si je leur mitonne une bonne diversion, je pourrai désintégrer leurs structures sans pertes…
Si je me sacrifie pour les rabattre sur une embuscade préparée par les Na’vi…
Si par mon action, ces Humains sont mis hors d’état de nuire…
Cela me rachètera… peut être…

Mais tout d’abord, faire bouger c’te connerie de corps !
Je regarde mon Avatar allongé dans un travois non loin de moi.
Si seulement j’étais en train de le piloter… même avec la douleur !

Au bout de quelques minutes je prends conscience que mon corps Humain ne bougera pas…

Je suis paralysé ?
C’est dingue ! Tous mes sens me disent que l’intégralité de ce corps fonctionne, et pourtant, je ne peux bouger, si ce n’est par spasmes fugaces …

J’ai échangé une douleur infinie contre une paralysie pratiquement intégrale…


Quelques temps, qui pour moi semblèrent des décennies, plus tard...

Je sens quelque chose… Mon contrôle reviens !
Je peux bouger la main droite à nouveau.
Soudain, une pensée me traverse l’esprit… Si jamais j’arrivais à bouger ce corps, si jamais je réussi à me déplacer je serai dans l’incapacité d’évaluer une blessure…

Je ferme ma main, et serre fort. Les ongles pénètrent l’intérieur de la paume, du sang s’écoule lentement…
Je regarde horrifié, la confirmation de mon hypothèse. Si je venais à me blesser, je ne le saurais qu’en voyant les dégâts. Je pourrai me couper un bras et continuer comme si de rien n’étais…
C’est plus que dangereux pour moi…

Mais bon, pour le moment, il me faut pouvoir bouger. Ne serais-ce que pour prendre de la nourriture dans ma besace.
Je regarde cette dernière, toujours accrochée à la ceinture du pagne de mon Avatar…
Si près et pourtant si loin…

Je force ! J’envois des ordres de mouvements à mes muscles !
Rien…

Je replonge mon regard dans ce feu, et observe les flammes.
J’essaye de faire le vide dans ma tête, mais mes pensées sont focalisées sur une seule chose…
Cela tourne à l’obsession.
Si je ne peux bouger… Je ne vais quand même pas attendre une centaine d’heures que la Faucheuse me prenne par la main pour m’envoyer voir Eywa ?!!!
Ca jamais !
Et avec ma chance, des soldats finirons par me tomber dessus…
Je sens que c’est Murphy qui revient me susurrer sa loi à l’oreille !

Les flammes remplissent toute ma vision, elles sont hypnotisantes, presque relaxantes…
Au loin j’entend des voix
Elles sont en écho, comme quand j’étais submergé de douleur dans mon Avatar…


Ces voix me paraissent si loin…
Si faibles…

…reveiller…partir…reparlerons une fois…
oeyä tsmukan…devons parler…

Ce ne semble pas être du Na’vi… quoi que… des mots…

C’est sans doute un groupe d’Humains.
Je ferme les yeux, apaisé… Si ce sont bien des gars de la RDA, tout sera bientôt fini.
Ils mettront fin à mes souffrances, ou plutôt à mon absence de souffrance.
Mourir sans ressentir la douleur… n’importe qui en rêverai.
Je suis content pour mes trois amis qui n’auront pas à engager un combat inutile…
Je fulmine quand même contre moi-même pour ne jamais pouvoir m’acquitter de cette dette de vie envers Teranas, Aytsmukan.... et même Eykxas.

J’entends les voix… ferme les yeux, je suis en paix…




Mes yeux se réouvrent…
Près du feu, trois formes… je deviens fou… elles n’étaient pas là avant…

Toujours ces voix…

…sent bon Eykxas !... chair de Nantang!... Skxawng...
…de Pandora, pas celui…votre réponse…
…RDA…
Irayo…leirr

Je ne sais plus quoi penser. Dans mon esprit, tout se mélange dans une joyeuse confusion…

Mes yeux se referment…
Les voix en écho continuent…

ngati…lutral … omatikaya

Au bord du sommeil, je crois discerner des bruits de pas se rapprochant…
« Last Edit: September 12, 2010, 06:43:54 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #41 on: March 08, 2010, 10:40:06 am »
Conversation:
Aytsmukan: Je trouve étonnant que cette ombre grossisse si vite... J'ai comme un mauvais pressentiment.
Teranas: Euh, c'est vrai qu'il grossit bien vite pour une simple ombre.
Eykxas: Vous me faite peur. Vous pensez à quelque chose en particulier ?
Aytsmukan: En ce qui me concerne il ne s'agit que d'un mauvais pressentiment. Comme si les poils de tout mon corps se dressaient pour me prévenir d'un danger.
Teranas: C'est comme toi. J'ai comme une boule à l'estomac, un sentiment de nausée...
Eykxas: Je crois que je suis comme vous. Plus je regarde cette ombre grossissante et moins je me sens rassuré.
Teranas: Aytsmukan, je crois que je vois de quoi il s'agit... C'est un ikran qui vient vers nous.
Eykxas: Serais ce Josef ?
Aytsmukan: Oel ke fpängìl ce soit lui. Cela me parait plus grand qu'un simple Ikran. Plus je regarde et plus je me dit qu'il s'agit d'autre chose slä peu ?
Teranas/Eykxas: Si ce n'est pas un ikran, qu'est ce que cela peut être ?
Aytsmukan: [nang] pxasik ! hum, nìwin hum ! Fi'u  lu toruk !
Choisir, c'est renoncé et se positionner.
Ne pense pas au problème, pense à la solution.
trailer nìNa'vi
Oeyä  nìNa'vi
Verbe Na'vi 2.1

Offline xelloss

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #42 on: March 13, 2010, 09:52:15 am »
Journal de bord N°3
Jour
##Données corrompues##

**Aucune entrée dans le journal**
**Mise en veille**






Une sensation étrange me tire de ma léthargie…
Autour de moi, on s’active, et parle beaucoup. Un mot me fait ouvrir rapidement les yeux…


Toruk !!

J’ai déjà échappé à un Leonopteryx, il y à quelques temps, et cette expérience est de loin, la dernière que je souhaite voir se reproduire…
Si je suis actuellement en vie, c’est uniquement grâce à la petite taille de mon Avatar, et aussi grâce à une chance insolente.
J’ouvre les yeux, et constate que l’ombre recouvre presque tout le bivouac…

C’est la fin !
Ici s’arrête ma chance…


Pour mes amis, le seul moyen de s’échapper sera de laisser une diversion au Toruk…
Je veux leur crier de partir, mais mes mots sortent affaiblis…

Moi : Hum ko !


Harnaché dans mon travois, et incapable de me déplacer seul, je suis un fardeau.
De plus, ils devront traîner deux corps…
Jusqu’à présent, même quand mon Avatar était dans un état pitoyable, je pouvais bouger.
Même si mes déplacements étaient désordonnés, douloureux et épuisants, j’étais mobile !
Maintenant, je suis prisonnier d’un corps qui pour moi ressemble plus à un bloc de pierre qu’à autre chose.

Je sais que c’est sans espoir pour moi.
Qu’ils fuient ! J’aurai servi à quelque chose en en fin de compte !
Je paye ma dette de vie envers vous, mes amis. Et je le fais avec joie !

Je ressens une douleur aiguë dans mon poumon droit, comme si l’on m’enfonçait une aiguille.
Ce n’est pas grand-chose, comparé à ce que j’ai vécu ces derniers jours…
Je ferme les yeux, et attends que les puissantes serres de Toruk me prennent.
En sombrant dans le noir, je sens que mon travois est attaché à quelque chose, et traîné.
Les fous ! Ils vont tous périr pour avoir voulu me sauver…


Plus tard…
Toujours dans un sommeil profond, mes pensées vont vers les Nar’ikaya

Pourquoi je pense à eux ?
Pourquoi maintenant ?




Je sais !! J’ai pensé à eux récemment… Pensé à leur sacrifice inutile…

Ce n’est pas possible ! Ils vont me hanter jusqu’à ma mort !

Je m’enfonce dans ce rêve qui me hantera probablement à jamais…




{12 mois ST plus tôt…}

Journal de bord N°3
Jour 160


** Données Cryptées [DEBUT] **

Je suis enfin reconnu par le clan Nar’ikaya
Il faut absolument que je garde ceci secret ! Il en va de ma vie !!

Je n’arrive toujours pas à réaliser que je suis le seul Humain de la base, n’utilisant pas d’Avatar, à être apprécié par un clan Na’vi…
Enfin... ils tolèrent ma présence… c’est déjà pas mal !


Si j’ai bien tout compris, nous, Humains, avons tellement été arrogants, et belliqueux envers les Na’vi, que ceux-ci nous ont déclaré ‘persona non grata’…
C’est fou ! Nos actes débiles ont réussi à mettre de travers le peuple le plus calme et compréhensif que j’ai jamais vu…
Et ce qui est le plus fou, c’est que la nouvelle s’est propagée à tous les clans comme une trainée de poudre.
Quand on pense que leurs moyens de communications longues distances se résume à un réseau de tambours…
Du coup, on est ‘marron’ sur pratiquement toute les parties explorées de la lune


Cela fait quatre mois environ, que je les fréquente… Ou plutôt, que je les vois régulièrement.
Plus je les passe de temps avec eux, plus j’en apprends, et plus j’ai honte d’appartenir à le race Humaine.

Le premier contact avec les Nar’ikaya
Quand, j’y pense… Je réalise à quel point j’ai eu de la chance ce jour là !

Bon, ayant crypté ces données, je peux relater les faits tranquillement…


-------


Quatre mois plus tôt environ (Jour 27)
Une belle matinée commence, je me prépare comme d’habitue…

- Tenue ‘classe’ : Hakama et Kimono, c’est dingue comment les gens ici ne savent pas s’habiller…
                      J’ai essayé la tenue ‘règlementaire’ des mili’ une fois. On est engoncé, et mal à l’aise !
                      Seule la tenue des pilotes d’hélico est potable !
- Équipement : besace légère, avec quelques outils, de la nourriture, le matos pour le montage vidéo, et la cam’
- Armement : Daisho, dans le Obi, Yumi et Ya dans le dos


Je sens que je vais avoir Quarich sur le dos tant qu’il ne me verra pas avec une arme ‘moderne’ entre les mains…
J’ai beau lui explique l’avantage des armes à traits comme les arcs ou arbalètes, mais il est complètement réfractaire à ces équipements.
Pourtant, avec des traits, pour tomber à cours de munition… Faut le faire exprès
C’est si simple de récupérer son carreau ou sa flèche !


- Armement secondaire : Boite de nanobombes, mes bébés, et d’autres trucs qui font boum !
On sait, jamais… une conduite, un véhicule, un local à pétarder… Ici, leurs bâtiments tombent tellement en ruines que c’est presque trop facile (La raffinerie ! c’est insultant de facilité !)
- Et surtout : Le masque !

Les Pilotes d’Avatar en ont de la chance ! Il est temps que les rats d’labo’ d’la RDA me livrent le mien, d’Avatar !



Et en avant !

En marchant vers la sortie, je croise mon colon’ préféré…
[Pfff….]
Quarich : Xelloss ! Vous sortez ?
Moi : Bonjour ! Oui, je vais faire un repérage sur un village de Bleus…
Il me lâche jamais lui ! L’est pénible comme la pluie !

Q en désignant deux soldats derrière lui : Deux gars vous accompagneront
Le visage d’un des deux gardes perdit sa couleur rosée pour virer au blanc pâle…

Moi : Euh… Attendez, que je réfléchisse à une réponse négative…
        …C’est NON, définitivement NON !
Q : Vous discutez mes ordres ?
Moi : Quels ordres ? chui pas mili’ moi !... Avantage !
Q en partant : Ah ! Vous les civils, vous faites chier !
Garde 1, remonté à block : On vient avec vous !!!
Garde 2 : … On est vraiment obligé ?… J’veux dire… Enfin…
Moi : Vous savez qui je suis ?
Le garde 2, son visage déjà blanc, commençait à laisser transparaître sa peur

G 1, toujours à fond : Un civil expert en explosif et opérations de sabotage !
Moi : Et mon nom ?

Silence des deux gardes…

G 1 : Euh, Xelloss ? et…
G 2 : T’es barré, triple idiot ! C’est LUI !
Moi : Voilàààà, ça vous revient ?
G 1 : Et alors ? Il à quoi de spécial ?
G 2 : Moi, j’préfère me prendre des beignes par Quarich plutôt que de partir avec lui !
G 1 : Vous allez m’expliquer ? Ou non ?

Affichant un sourire démoniaque, je lance
Moi : Tu es arrivé récemment ? Non ?
G 1, peu rassuré : Euh… oui… pourquoi…
Moi en m’adressant à son collègue : Explique lui !
G 2 : Ce mec ! Depuis qu’il est là ! A chaque fois qu’un groupe l’a accompagné, ils sont tombés dans une embuscade…
       Sur dix gars, toujours deux survivants !
       Les autres se font dessouder, et lui il reste en vie !
       Une fois, il est revenu avec deux flèches dans le corps, et est allé tranquillement à l’infirmerie les faire retirer…
       Il n’est pas humain, j’te dis !

Eh, oui, les mecs ! Les organes cybernétiques, c’est magique !
Faudrait que je pense à remercier ces nazes d’la RDA… Avec une ou deux bombinettes !
Ce que j’aime voir des gars frisant le 1,90m trembler de peur devant mon petit 1,75m.


G 1 : Tralouze ! C’est un mec normal, gaulé comme une crevette anémique !
         Regarde, il fait même pas 1,70m et est plus fin qu’un clou !
         Tu va pas m’faire croire que ce type s’en sort à chaque fois, et qu’il supporte des flèches de Bleus sans pleurer !
         T’as vu la taille de leurs flèches ?

G 2 : Tu y vas si ça te chante, moi je reste à la base et j’évite le Colon’ !
Moi : S’il me demande, je dirais que vous m’avez accompagné tous les deux…
G 2 en partant, rassuré : Merci, j’te revaudrai ça !
Moi : Bon, on y va ?

Peu de temps après…

Moi affichant un large rictus : Remarque, t’as de la chance ! On est deux…
                                           Et à chaque fois on est deux survivants, à peu près
G 1 : Euh… Vous avez fait combien de reco’ avec un groupe ?
Moi : … Depuis les vingt sept jours que je suis ici… 3 reco’
G 1 : Et à chaque fois, deux survivants ?
Moi d’un air sournois : Deux… tout de suite les grand mots, Faut’ pas exagérer !  Des fois trois, quand même !
G 1 :

Le garde à mes côtés commençait à sentir sa confiance vaciller
Tout en marchant vers la porte du mur d’enceinte, je lui lance d’un air machiavélique

Moi : Allons, allons, vous allez très bien vous en tirer…
        Je suis sûr que vous pouvez survivre à une embuscade Na’vi !
        Peut être…
G 1 : Pourquoi peut être ?
Moi : Vous connaissez par cœur les procédures en cas d’embuscades Na’vi, enseignées par vos instructeurs ?
G 1 : un peu qu’je les connais ! J’ai fini Major de ma promo’ !
        Premier ! Et avec les meilleurs notes partout !
        Ca vous épate ? Hein !
Moi : Beaucoup que ça m’épate !
        C'est excellent, Soldat !
        Car en cas d’embuscade, je vous donne trois secondes avant d’être tué…
        Et je suis gentil !

Son visage se décomposa d’un coup
G 1 :
Moi : Tout ce que vous avez appris, vous devez l’oublier !
        Les chefs savent bien que ce que les instructeurs enseignent est faux…
        Mais changer les cours, serai reconnaître leurs erreurs.
        Et ils sont trop vaniteux pour admettre qu’ils se sont trompés…
        Si tu veux, j’te donnes une ou deux astuces qui monterons tes chances de survie à … 1%...
        Ce qui te laissera le temps de faire une toute petite prière à la divinité que tu vénères,... avant d’aller la rejoindre.
G 1 :

Je lui laisse le temps de percuter.
On passe le mur d’enceinte, et lui dit

Moi : Alors, si la flèche vient du haut, ne surtout pas…
G 1, le visage blanc cadavérique : … Euh… Ça vous dérange de dire… que mon collègue et moi… on est bien parti avec vous ?
                                                Sinon, on va prendre une torgnole avec Quarich…
Moi : Pas de soucis ! Bonne journée !

En saluant le garde qui repart vers la sécurité de l’intérieur de la base je ne peux m’empêcher de penser
Bon, un abruti avec un flingue en moins à gérer !
Marre de trimballer des boulets qui se font avoir comme des débutants
Ils auront quand même compris que faire équipe avec moi, c’est fatal !
Il leur à fallu du temps pour percuter…
A part Quarich ! Il me surveille de trop près, lui ! Il doit avoir des doutes, il est trop méfiant ce type !
J’ai pas le droit à l’erreur
Mais plus que tout, il faut que je sache pourquoi quand ça chauffe, je perds le contrôle et ne reprends mes esprits que quand tout est fini...
J'metterai mes roustons a couper qu'un p'tit malin a la capacité de piloter mon corps et rien que cette idée me tailles les nerfs en biseau !!


Je m’enfonce dans la forêt en vérifiant le niveau de saturation des filtres de mon masque.
Si les filtres s’avéraient défectueux, je serai bon pour l’asphyxie…

Quelques heures plus tard, je m’arrête pour manger…
Manger avec ce masque, c’est la mort !
Enlever le masque à chaque fois pour mettre un truc dans sa bouche et le remettre aussitôt…
Super pratique !

Peu de temps après, je repars.
Je ne peux que m’émerveiller devant cette forêt… Cela ressemble à la Terre des Temps Anciens…

C’est Magnifique, coloré ! Dangereux, aussi !
Si cette atmosphère n’était pas sursaturé de CO², ce serai le paradis !
Et j’me serai bien fait un cabanon au sommet d’un arbre, moi !



Tout à coup, mes sens passent en alerte noire !
J’effleure discrètement la poignée du Yumi, et enroule du doigt, une des flèches…
Mon gant est dans ma besace, mais ce n’est pas grave, je tirerai sans…
Je continue à marcher…
Un battement de paupière plus tard, je suis en Kai, vise un buisson, et lance d’un ton ferme :

Wrrpa !!!!


Mon niveau actuel en Na’vi ne me permet que de faire des courtes phrase…
(sûrement truffées d’erreurs orthographiques et grammaticales)




Je n’ai même pas fini le ‘w’ que cinq Na’vi m’entourent.
Quatre autres restent dissimulés dans les buissons
Deux sont perchés sur une branche (J’ai bien failli ne pas les voir ces deux gugus ! J’me fais trop vieux pour ces conneries !)
J’ai compté six arcs en tout. Les autres ont des armes à main, ils sont moins dangereux pour moi !

Le temps se fige…
Les arcs sont bandés, et personne ne semble vouloir lâcher…
Mon regard parcourt toute la scène, ma tête et mes yeux, en mouvement continu…
J’observe ceux qui m’entourent
Ils sont super grands ! Près de trois mètres en moyenne, et même s’ils sont recroquevillés en position de combat, à côté d’eux, je fais ridicule avec mon petit 1,75m

Le temps s’est définitivement arrêté !
Personne chez eux n’ose prendre l’initiative. Si l’un d’entre eux me touche, celui que je tiens au bout de ma flèche aura quelques soucis...

Je ne l’ai pas remarqué immédiatement, mais celui que je vise semble plus intéressé par mon arc que par moi.
Ses yeux parcourent mon Yumi continuellement.
Je me rends compte d’un détail troublent, qui me fait sourire.
Son arc aussi est asymétrique !
J’en viens à oublier que je suis sur le fil du rasoir, et que j’ai pas loin de six flèches pointant dans ma direction.
J’observe son arc…
La tête est finement sculptée, et une barre verticale part de la poignée vers le bas.
Il est franchement beau ! Dommage que non parlé Na’vi soit si limité, j’aurais bien taillé la bavette avec ce gars sur la fabrication et le comportement de son arc…

Je reviens à mes moutons ! Je ne dois pas perdre de vue que pour le moment, nous sommes des ennemis se faisant face, et reprends mon observation de la situation…

C’est un jeu d’usure !

Je sens mon kai faiblir… j’ai mal effectué l’armé, et je commence à forcer avec mes muscles…
Ce n’est pas bon !
Dans ma tête, je pousse un kiai fort, Et doucement reviens en bonne position
D’un mouvement imperceptible, je retrouve un kai correct… C’est mon squelette qui travaille maintenant.
Je ne subis plus l’arc ! Je peux donc garder mon armé bien plus longtemps

Ayant perdu la notion du temps, j’ai la sensation que cela fait des heures que nous nous observons…

Les Na’vi semblent communiquer !
J’ai bien l’impression qu’ils peuvent communiquer via leurs expressions faciales, leurs oreilles et leur queue…

C’est un avantage tactique considérable !

Au bout d’une éternité et demie, Je lance :
Moi : Bon les gars ! On va pas passer le réveillon là d’sus ! hein ?
        Oe lam skxawng… Oe slu skxawng…



Cette phrase à fait son effet, car je semble discerner un sourire discret sur certains visages

Je décide désamorcer la situation, et de faire le premier geste

Bon, mon Na’vi… C’est pas encore ça !
Ne pas se tromper ! Ne pas dire un truc style "tuez-moi" ou une autre xellosserie dans l’genre…
Ah, je sais !

Moi : Mawey ! Mawey…
Oeng ke ‘eko !
Na’vi ! Oeyä eylan ! Oeyä tsmukan !
Nga pxan lu ! Oe spe’etu lu



Sur quoi je baisse lentement mon arc en relâchant très doucement la corde…
Les Na’vi n’ont toujours pas bougé, et semblent continuer de communiquer via leurs attitudes.
Je décide de descendre en seiza… Cette positon, clairement non menaçante et assez jolie, leur montrera mes intentions non agressives à leur égard



Assis au sol, je me sens vraiment tout petit !
Je suis maintenant à leur merci

Quelques minutes, qui semblent durer une plombe, passent…


Le Na’vi, avec le grand arc asymétrique me dit
Archer : Ngal plltxe Na’viyä lì’fyat srak


Ouah… si c’est sympa à l’oreille, mon niveau actuel me dit que je vais en chier grave, avec cette langue…
Bon, y’a ngal, plltxe et Na’vi… ça je connais !
Lì’fya et srak, je ne me rappelle plus…
Ce doit être "parles tu Na’vi ?", ou un truc s’en rapprochant…


Allez, j’essaye une réponse
Moi : nì’it…


J’me rappelle de la trad’ de lì’fya !
C’est "langue", le parlé …


Moi : Nga … tsam… euh non !
           Nga tslam … tawtute lì’fya ?

Mon interlocuteur affiche un sourire, les autres baissent leurs arcs, mais sans désencocher la flèche.
Il me dit

Na’vi :tsun tslivam Na’viyä aylì’ut !
            Bien ! je parle le mot des tawtute aussi... un peu …



Ouais !! Cool ! Dude ! Awesome et compagnie !
Le dialogue s’instaure !

Je viens de détruire involontairement un des arguments majeur de la RDA qui disait :
‘Les Na’vi sont des sauvages xénophobes, qui tuent des Humains dès qu’ils le peuvent’


Tout faux, bande de naze !!!

...

** Données Cryptées [FIN] **


Au loin je sens le ballottement du travois…
Mon rêve s’effrite et part en lambeaux
Le calme et le noir reviennent...
« Last Edit: June 24, 2012, 10:48:31 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
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Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #43 on: March 14, 2010, 08:02:23 pm »
Journal de bord N°3
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**Aucune entrée dans le journal**
##Analyse système##





Le ballottement est toujours présent.
Au fond de mon esprit, dansent les lambeaux du rêve de mon premier contact avec les Nar’ikaya

Quelque chose ne tourne pas rond !
Une étrange sensation de malaise s’installe, et ne semble pas vouloir partir.
Quelque chose de grave vient de se produire ! Il faut que je sache, je dois me lever !
Ma vue est revenue claire, c’est agréable…
Je n’ai pas encore le contrôle total de mon corps, mais je peux bouger.
Mes bras et mes mains répondent presque bien, mes jambes sont toujours deux poids morts.
Harnaché dans ce travois, je commence à tenter de m’y extirper.

Les sons me parviennent toujours en écho, et alors que le travois s’arrête, j’entends une voix me dire
- Xelloss ! Nom d’Eywa !! Mais à quoi tu joues !

Un Na’vi passe et s’agenouille à côté de moi. Je le reconnais, c’est Aytsmukan
Je lui demande où sont Teranas et l’autre… celui qui s’appelle Eykxas !
Son air abattu confirme ce sentiment de malaise !

Moi : Ils sont resté en arrière ?!!
         Ils ont fait diversion pour te permettre de fuir ?
         Pour me … sauver ?
Aytsmukan : Srane ma Xelloss, Ayfo…

Je n’entends pas la fin de sa phrase, dans mon esprit, tout s’accélère et entre joyeusement en confusion.
Je viens de provoquer la mort de deux de mes amis, alors que c’est moi qui avais une dette de vie envers eux.
Les mêmes situations que sur Terre sont en train de se reproduire ici… Je ne pourrai pas le supporter.

J’ai aussi fait partie d’équipes, avant de décider de faire ‘Cavalier Seul’…
Sur Terre, expert en explosifs préférant la dissimulation plutôt que le combat direct, j’ai été épaulé par des gens courageux et valeureux qui se sont sacrifiés pour me permettre de poser mes jouets aux endroits stratégiques des bâtiments que nous visions.
Trop de personnes de valeur sont mortes, trop ont donnée leur vie pour moi.
Ce doit être ma malédiction ! Tous ceux avec qui je tisse des liens, tous ceux qui deviennent mes amis finissent par mourir.
C’est pour cela que j’avais décidé de mener mes actions en solo’
Et c’était un succès ! J’avais trouvé la parade !
Mes collègues faisaient leurs actions de leur côté, et en fin de missions nous nous retrouvions pour narrer nos actions.
J’avais tenue la Grande Dame à la Faux en échec, et cela me réconfortait.

Mais maintenant… tout recommence !

Pendant tout ce temps, j’ai pensé que le fait de mener une action de guérilla ou de combat à mes côtés était fatal pour ceux qui m’accompagnaient, mais maintenant, je sais que ce n’était pas ça…
Le simple fait d’être près de moi suffit pour voir débouller les pires ennuis.
Ce n’est pas une histoire d’actions ou de combat, c’est juste ma présence !
Je suis un aimant à danger !

Je viens de sombrer dans une folie emprunte de terreur.

Pourquoi ? Pourquoi ont-ils donné leurs vies pour moi ? Pourquoi ?!!

Il me faut partir ! Je dois combattre ce Toruk ! Je dois me racheter envers eux !
Je tente de me lever, Aytsmukan pose sa main sur mon épaule, je me débats.
Mes yeux ont perdu leur pupille, et sont de venus d’un blanc pur.
Des langues lumineuses semblables à de minuscules comètes se matérialisent en tournant autour de mon Avatar.
Ses yeux aussi sont blancs, l’Avatar semble prendre vie, ses bras bougent, ses mains se referment sur les côtés du travois.
Aytsmukan me saisis fortement. Il à la force de quatre hommes environ, il m’immobilise complètement et me crie

Aytsmukan : Fo rivey !!!
Teranas ! Eykxas ! rivey ! Peng oe !
Tìng mikyun ! Fo rusey lu ! fo rivey ! Ma Xelloss !!!



Totalement verrouillé par Aytsmukan, j’entends au loin ses mots…
Fo rusey lu ! fo rivey !

Une demie heure plus tard, je retrouve mon calme. Quelques minutes après, ma vue revient.
Je vois Aytsmukan pousser un soupir de soulagement.
J’essaye de bouger, mais il me maintient fortement. J’aurais plus de liberté dans une camisole, moi !

Moi : Tu me fais… mal…
Aytsmukan, en gardant son emprise : Désolé, mais tu semblais délirer… et… ton Avatar…
                                                       Il m’a semblé qu’il prenait vie !!
L’étonnement se lit sur mon visage, et mon ami me demande.
Aytsmukan : Tu te souviens de rien ?
Moi : Non, j’ai perdu connaissance, et quand je suis revenu à moi, tu me tenais…
        Ce serai sympa si tu pouvais relâcher un peu ton emprise…
Aytsmukan : Ah, désolé, mais je ne savais plus quoi faire ! Y’avais des trucs lumineux qui tournaient autour de ton Avatar… et il s’est mis à bouger !
Moi : Pour ce coup, j’y suis pour rien…
Aytsmukan : C’est quand même la troisième fois que tu nous fais le coup !
Moi : Nom de Zeus, j’ai dû repasser encore en mode ‘marionnette’, comme les autres fois avec les nantangs ?
Aytsmukan : On dirait bien que quelqu’un ou quelque chose d’autre que toi à accès aux commandes de ton Avatar !
Moi : Eh, bein, j’t’annonce tout de suite que si j’lui mets le grappin dessus, j’lui collerai des taquets à répétition et en boucle pendant une éternité et demie ! Et c’est long !
        Si quelque chose veut faire mumuse avec mon Avatar, j’suis pas contre !
        Mais qu’il me prévienne avant de jouer avec mon corps, parce que après, c’est moi qui passe pour un skxawng
        ...
        Sinon, tu disais que Teranas et Eykxas sont en vie ?
Aytsmukan : Oui, j’entendais leur voix, donc… hein !
                      Allez ! on repart, il nous reste plus beaucoup de route, Josef à dû parler de toi à Mo’at !
Moi : Attends !!!... Je dois… te dire… tout ce que j’ai fais ici… avant le départ des Humains… je…
         Les vidéos… Si Mo’at les à vue, ou si on lui en à parlé… elle me tuera de ses mains…
Aytsmukan : Mais pourquoi ?
Moi : Prends mon journal dans ma besace, elle est à la ceinture de mon Avatar.

Aytsmukan regarda dedans mais ne trouva pas le journal.
Ce journal est avec Teranas qui l’a rangé dans ses affaires en me récupérant près de l’aérodrome Humain.


Aytsmukan :
Il n’est pas dedans !
Moi : … on va faire avec le tiens !

Il revint vers moi et me tendis son appareil. Je parcourrai les dossiers de Quarich, quand mon ami me dit
Aytsmukan : Mais c’est les fichiers de Quarich ?
Moi : Oui, tous mes rapports y sont consignés, regarde, pourquoi ça risque bien d’être Mo’at qui me tuera…

Je lance une vidéo au hasard, te lui tends le journal.
L’écran est transparent et je vois aussi les images… ça me fait mal !

Au bout de quelques secondes le visage de mon ami change.
Il lâche le journal.
L’appareil n’a pas encore touché le sol qu’Aytsmukan est sur moi, sa main fortement plaquée sur mon torse, sa dague sur ma gorge.
Ses oreilles sont rabattues, sa queue fouette l’air avec violence, son visage est crispé de colère
Il approche son visage de mon masque.


Le journal touche le sol, la vidéo se relance.
Cette vidéo, je la vois pour la énième fois…
Du coin de l’œil, je vois les images des villages Na’vi en proie aux explosions de mes nanobombes.
Les flammes, les hurlements, d’autres explosions, d’autres cris…
Tout se fini par un silence pesant que seul le crépitement des flammes trouble.
Je vais mourir avec ces images pour dernière vision !
C’est ma punition !


Sa voix est différente, emplie de chagrin, et de haine.
Aytsmukan : Je vais t’acquitter de ta dette envers Teranas et Eykxas !!!

Des larmes coulent sur ses joues, je sens sa dague sur ma gorge.
Aytsmukan : Ne t’en fais pas… Mo’at ne te fera rien !!!!
                   C’est MOI qui vais te TUER !!!!
                   Mon … Frère…

La pression sur ma poitrine est si forte que cela m’asphyxie. Je manque tellement d’air que j’aurais sûrement mieux respiré sans mon masque.

Aytsmukan, les yeux plein de larmes me crie :
Comment as-tu pu faire cela !!!
Toi qui disais te battre contre la RDA !!!
Sur Terre !!
Tu n’a jamais tué avant !!!

Pourquoi ?
Réponds ! … Réponds-moi !!!

POURQUOI !!!
Des femmes !!

La pression qu’exerce sa main sur ma poitrine est si forte que je sens une côte se briser…
Des ENFANTS !
Tous NON COMBATTANTS !!
Je ne peux pas le croire !!

Aytsmukan hurle !

Je vais te laisser là !!
Tu mériterais de mourir CENT FOIS !!!!

Je veux parler, mais je manque d’air depuis trop longtemps…
J’ouvre ma bouche en quête de la moindre molécule d’oxygène.
Sur l’écran, c’est maintenant une sauvegarde vidéo du montage qui défile.


Le manque d’oxygène fait son effet, je me sens partir. J’ai juste le temps de lui dire
Moi : Tout… est… faux… faux… re… garde…

Mon cerveau, en manque d’oxygène me lâche, je sombre dans le noir.

Aytsmukan, tout en gardant sa lame sous ma gorge, et sa main fermement appuyée sur ma poitrine, tourne la tête en direction du journal.
La vidéo du montage continue.
Les prises de vue du village au ‘super-télé’, l’objectif longue portée…
La création des effets spéciaux… les explosions, flammes…
Les étapes du montage…
Et pour finir, le rendu final…

Saisissant de vérité ! Bluffant de réalisme ! Terrifiant de précision !

Dans son esprit, mon ami commence à comprendre. La vidéo tourne en boucle. Il doute…
Au bout du cinquième visionnage, il comprends horrifié que ce qu’il a vu avant de me sauter dessus n’est que trucage et mensonge.
Dans sa tête, tournent les souvenirs et les histoires liées à ce fantôme nommé ZeroS…
Le Terroriste aux Zéro morts… Le destructeur qui ne tue pas…

Il comprend à présent pourquoi il était si recherché sur Terre

Aytsmukan pensa
J’y comprends mieux, à présent… Il à été forcé par les gars de la RDA à commettre des actes de sabotages chez les Na’vi…
Mais il nous a dit qu’il n’a jamais tué, et que s’en prendre à des non combattants était contre ses principes.
Tout le monde a dû y croire, c’est pour ça qu’il nous a demandé de ne pas dévoiler son passé.
Si les autres voient ces vidéos, ils auront la même réaction que j’ai eu !!

ZeroS… Xelloss… Je ne sais pas trop qui tu es… Mais en repensant aux légendes qui couraient sur Terre à ton sujet, et ce que tu as fait pour aider Tìrey tsawke quand il à attaqué les Humains dans les Ikni’
Je pense que tu es quelqu’un de bien… Mais je t’ai à l’œil quand même !


Il rangea sa dague et retira sa main de ma poitrine pour couper la vidéo.
Aytsmukan en posant sa main sur ma poitrine : Ma Xell’… Ma Xell’… réveille toi…

Il réalisa qu’il ne sentait plus mon cœur sous sa main. Et pensa
Pxasìk !! je l’ai vraiment tué, ou quoi…

Il pris le filtre et sursatura l’air en oxygène.
Au bout de quelques secondes, mon visage bleuissant, commença à reprendre des couleurs.
J’émergeai d’une asphyxie qui me devenait fatale. Entre deux longes et bruyantes respirations je lui dis

Moi : Si tu ne me tues pas maintenant… J’te mord les fesse … tellement fort que … tu pourras pas… t’asseoir pendant… une semaine…
Aytsmukan : T’es pas croyable ! Même agonisant tu sors des conneries !
                   C’est pas de tes bombes que la RDA avait peur… c’était de ton humour à deux ronds !!
                   Et pour ce qui est de te tuer, je laisse Mo’at s’en charger, hein ?
                   T’es d’accord ?

Je lui fis un sourire, il continua…
Aytsmukan : j’ai vu une de tes vidéos de montage… il faut dire que sans ça, je t’aurais tué de mes mains, tellement tes sois disant ‘rapports’ étaient réels…
                   Allez !  En route ! J’essayerai de convaincre Mo’at que ce qu’elle verra n’est pas vrai …

En prononçant ces paroles, il vérifia que je ne risquai pas de glisser hors du travois, contrôla aussi l’Avatar
Aytsmukan, en souriant à l’Avatar : Et tu reste tranquille, hein !

Le voyage repris.
Je ne pouvais m'empêcher de penser à Teranas et Eykxas !
Si j’étais soulagé que mon ami avait compris que mes vidéos n’étaient pas réelles, je nourrissais quand même de vives craintes quand à la réaction des Omatikayas et de Mo’at.

« Last Edit: June 24, 2012, 10:56:29 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

Offline xelloss

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #44 on: March 28, 2010, 08:36:45 pm »
Journal de bord N°3
Jour
##Données corrompues##
** Création d’un nouveau journal ? **
[Oui]    [Non]

** Pas de réponse détectée **
** Mise en veille **





Le ballottement est toujours présent, il m’apaise.
Pour le moment, je suis en vie… Heureusement qu’Aystmukan n’a pas laissé sa colère l’aveugler.
Il à bien failli me tuer, et je réalise maintenant à quel point j’ai eu de la chance que se soit lui qui ai vu ces images.
Si Tsu’tey était vivant, et qu’il avait visionné l’une de ces vidéos, je serai mort avant même d’avoir pu tenter de fournir des explications.
J’espère que ceux qui verront ces vidéos sauront se montrer aussi compréhensifs qu’Aytsmukan.
Maintenant, je dois essayer de trouver les mots…
Trouver quoi dire à Mo’at, comment lui présenter la chose, et surtout, comment éviter de finir avec sa dague dans mon cœur !

Je réfléchis à la manière de lui annoncer la chose quand je me rends compte que je ne suis pas sur le travois.
Cette sensation agréable, et surtout cette odeur si caractéristique des matelas en gel de brancards me tirent de mes pensées.
J’ouvre les yeux, et constate que je suis allongé sur un brancard Humain porté par deux soldats.


Autour de moi, ça discute.
Soldat 1 - t’es sur que c’est un traître ?
Soldat 2 - un mec dans un brancard de Bleu, traîné par un canasson de Bleu, avec un Bleu à côté ?
               Tu veux pas qu’j’te fasse un dessin, aussi ?
Soldat 1 – Et si c’était un gars à nous, fait prisonnier ?
Soldat 2 – T’es con, ou quoi ? tu crois qu’les Bleus font des prisonniers ?
               T’as pas lu le livret qu’on t’file quand tu débarque ici ? C’est marqué que les Na’vi ne font jamais de
               Prisonniers, ils veulent juste nous tuer, et nous torturer…
Soldat 1 - mais donc…

Je n’écoute pas leur conversation, ils ont bien été endoctrinés par la RDA, et pensent que les Na’vi sont des sauvages sanguinaires.
C’est bien joué, faire passer un peuple pour des barbares, et ainsi justifier les massacres


Aytsmukan !!!!!!

Si je suis là, c’est que l’on à subit une attaque. Il à dû être…

…tué…


C’est ma malédiction qui continue. Tous ceux qui se lient d’amitié avec moi, finissent par trouver la mort.
Je sens la folie revenir…


Eykxas… Teranas… et maintenant Aytsmukan !!!
Pourquoi ? Pourquoi moi ?
Mais qu’ais-je de si spécial ?
Le principe de l’Équivalence veut que pour chaque action, on trouve son égale opposée.
Le fait que je soit un expert en explosif serai équilibré par…
Par quoi ?
Par rien !
C’est pas logique !

C’est peut être mon insolente capacité de survie, qui serai maintenue en équilibre avec le décès de tous ceux qui me sont proches ?


Je commence à m’agiter. Une entrave me lie les mains !
Je suis bien prisonnier de ce groupe. Ces menottes sont d’un modèle assez ancien, je devrais pouvoir m’en défaire assez rapidement !
Ensuite…

Mais ensuite, quoi ?!
Mes jambes refusent toujours de répondre… Je suis le prisonnier parfait, celui qui ne risquera pas de fuir en courant !

Un des soldat met le canon son arme sur mon cœur, et me dit
- Si t’arrêtes pas tes conneries de suite, j’te déboulonne à la clé d’six !!


[Nang !]
Cette phrase !!


Je lui réponds aussi sec…
- Ah ouais ? Et t’es combien dans ta visseuse ?!!
J’ai sorti cette phrase automatiquement, je ne sais même pas pourquoi j’ai dit ça
Le soldat esquisse un sourire, et me dit

- J’vais m’occuper de ton cas ce soir, toi !

Cette phrase…
Mais où l’ais-je entendu ? Je sais que je la connais !
Mes sens me trahissent depuis quelque temps déjà, serais-je aussi en train de perdre la mémoire ?
Je dois me souvenir !
En tentant de trouver réponse à ma question, je sombre dans le sommeil.



Le ballottement à cessé, et je suis au sol, toujours dans ce brancard, et toujours attaché !
Dans ma tête, tourne la phrase ‘Si t’arrêtes pas tes conneries de suite, j’te déboulonne à la clé d’six !!’.
Je l’ai déjà entendu et utilisé !
J’en suis sûr !
Je l’ai dit, autrefois.
Je ne sais plus…

Un groupe de soldat discutent près d’un feu, j’en ai compté cinq supplémentaires, faisant des rondes autour du campement.
Pour m’éclipser, ça va être ‘coton’ !
Et dire qu’il y a encore quelques mois, j’étais le fantôme le plus insaisissable que la RDA devait affronter.
Il à belle figure, le fantôme, maintenant.
Si ces nazes de policiers qui passaient leurs temps à courir après mon ombre me voyaient maintenant, ils auraient sûrement des crampes à force de rire de mon état.
C’est désespérant…
Avec des jambes en état de marche, j’aurai déjà disparu… mais là !!!!

Tan pis, si je ne tente rien, je vais finir dans une cellule, et cette fois-ci, pour en sortir, ça va être une autre paire de manches !

J’essaye de glisser hors du brancard
Je retrouve cette petite douleur semblable à une aiguille dans mon cœur.
Il faut que je sache pourquoi j’ai mal !
Teranas m’a dit que les médics’ m’on filé un truc qui me ferai péter la forme pour un laps de temps limité, histoire qu’on m’amène au Nouveau Kelutral Omatikaya…
J’espère que leur truc n’est pas en train de se dissiper, parce que, vu la tronche que faisaient Aytsmukan et Teranas en m’annonçant la nouvelle, quelque chose me dit que lorsque le médicament aura cessé d’agir..
…Ça risquera d’me gâcher ma journée !

J’ai presque réussi à m’extraire de cette saleté de brancard, j’avais oublié à quel point les bords étaient hauts.

Une main se plaque fermement sur mes entraves, et un Humain me dit
- j’t’aurai prévenu ! cette fois ci c’est la clé d’six !



C’est bon ! Je me rappelle, c’est si limpide que je me demande comment j’ai fait pour oublier !
Je sais… la phrase !
Le code !

C’est du code de la Cause, et s’il le connaît, cela ne peut signifier que deux choses.
Soit il fait partie de la Cause, soit c’est une taupe de la RDA.

Je le mets à l’épreuve, et lui réponds
Moi : J’ai soif, il me faut à boire ! Un truc à tout faire péter, si t’as du thé, j’veux bien

Pendant ce temps, j’ai repensé à ce gars, son visage me semble familier.
Mais comment en être sûr. J’ai des fragments de ma mémoire qui semblent avoir disparu.
J’ai la sensation que les dégâts causés par les nanobombes dans mon corps sont plus importants que je ne l’imaginais.


Son visage s’illumine, il semble heureux, et me répond
Humain : T’en aura pas du thé, c’est pour les zéro, j’ai de l’eau si tu veux

Bingo !!!!

Le groupe de soldat près du feu prépare le campement.
L’un d’eux dit à l’Humain qui me parlait
Garde 1 : Eh, David, tu prends le premier tour de garde, j’te relève dans quatre heures !
David : Okay, ça m’arrange !

Bon, j’ai son nom… David
J’ai déjà entendu ce nom dans une des caches de la Cause.
Mais en même temps, des David, y’en à des tonnes…


Il me dit à voix basse :
David : Bon, maintenant que ces nazes sont couchés on va pouvoir causer tranquille !
          J’croyais que ces nazes t’avaient capturés, et qu’ils t’avaient condamné à mort ?
          T’as pas tourné ta veste, j’espère ?

Je pense que c’est un membre de la Cause, il a passé avec brio mon premier test, mais je vais en remettre une couche…
Moi : T’es sûr que je suis en cause là ?
David : Bien sûr, qui d’autre ? Y’a pas plus zero que toi !!

Bon, soit il est vraiment de la cause soit c’est une bonne taupe.
Je vais tenter de le perdre.
Moi : j’me suis fait avoir quand j’ai voulu faire péter l’université d’Ottawa, la RDA s’en servait comme couverture comme base de serveurs info’ pour stocker des données sur les opposants à leurs desseins, et tous ceux qui étaient fichés par la SSM
        Mais bon, j’ai doublement échoué, vu que le bâtiment n’est pas tombé, et que j’ai été capturé…

Maintenant, je vais savoir qui tu es…
Nous étions trois au courant de cette opération, moi, et deux autres gars en couverture, pour analyser la destruction.
Deux gars à qui j’avais ordonné de rester loin de moi durant l’opération, pour leur éviter de subir ma ‘malédiction’.


Il ne prends même pas la peine de réfléchir, et me lance
David : Pas tombé ? tu te fous d’moi ? C’est vrai que t’en as pris pour ton grade ce soir là !
           Y’en à même un qui t’as tiré dans la jambe alors que tu étais déjà en train de crever au sol tellement t’avais ramassé.
           Quand j’pense que tu as fait ça pour leur éviter de crever dans l’explosion…
           T’aurais du accepter qu’on vienne te secourir au lieu de nous dire de rester au poste, hein ?
           Tu nous avais dit que si nous descendions, c’était courir à la mort.
           Si tu savais à quel point Tom’ et moi, on à culpabilisé, nous nous sentions responsable de ta mort.
           En plus on voyait tout en détail, et tu nous avais interdit d’approcher
          En tout cas, le bâtiment est bien tombé. Il à fini en apéricubes… et pendant un mois, ces gros nazes pleuraient sur leurs données détruites.
          C’est bien simple, avec les autres on à fait des rotations par groupe de quatre dans le poste d’observation tellement on se pissait dessus.
          T’aurai du voir tous ces pingouins en costar’ cravate qui hurlaient contre ZeroS, c’était tordant…

Il vient de passer ma troisième épreuve !
Deux personnes ont reçu ces ordres ce jour là, la fréquence ne pouvait être piraté, personne d’autre n’était au courant.


Moi : Bon, c’est quoi la suite du programme ?
David : Arrivé à l’avant poste, ils vont juste te buter, et envoyer un rapport au Siège sur Terre.
           Juste avant que Quarich lance son assaut sur l’Arbre des Âmes, il a découvert le pot aux roses pour tes vidéos.
Moi :
David : Un des gars de son équipe, pour le briefing, a décortiqué image par image une de tes vidéos, histoire de voir les points faibles des Kelutral, et il à fini par voir une erreur d’ombre.
           En cherchant bien, il à trouvé que cette erreur était cyclique sur tous tes rapports.
           Il à donc craqué la vidéo sur sa source et en à sorti le backup du montage…

C’est ce backup qui à fait changer d’avis à Aytsmukan.

David : Mais bon, tu étais déjà hors de la base, et à la fin de la journée, la majorité des Humains ont été gentiment priés de repartir dans notre monde à l’agonie.
          Les Avant Poste ont été épargnés, car les Na’vi pensaient que le faible nombre de gars restant ne représentaient plus une menace…
          Bon, c’est pas tout, mais il faut que je trouve un moyen de te faire quitter le groupe…
          Mais avec tes jambes dans l’sac, t’ira pas loin, et…

Moi : Attends !!!!  Quand vous m’avez trouvé, qu’est il arrivé à l’Avatar qui m’accompagnait ? Hein !!
David : Y’avait personne, jute un cheval, du matos à terre et toi dans un travois…
Moi : Personne d’autre, pas d’autres Avatars ?
David : Non, juste toi, pourquoi ?
Moi : Un ami m’accompagnait, je pensais que vous l’aviez tué.
David : Heureusement pour lui qu’il n’était pas sur place !
          Y’a quelques jours un putain d’Na’vi, à tout explosé dans l’avant poste pour récupérer une qui devait être sa compagne.
           Les soldats allaient avoir raison de lui quand sa saleté d’bestiole… le ban… l’ikran, à bouffé les survivants à la vitesse de la lumière.
           J’ai échappé au carnage parce comme un con, j’étais coincé dans la chaufferie…
           Depuis les gars du groupe ont tué tous les Na’vi qu’on a pu croiser, en représailles…
           Hommes, femmes, et même enfants, chaque fois qu’on est tombé sur un, il à été tué…
          On fait pas honneur à la race Humaine…

Je ne peux m’empêcher de penser à Tìrey tswke, qui à risqué sa vie pour sa compagne, mais aussi à toutes ces vies gâchées…
En même temps ils l’ont cherché… ils l’ont trouvé !


David : Pourquoi tu t’inquiètes tant à son sujet ?
Moi : J’espère qu’il ne lui est rien arrivé, c’était un bon ami.
David : Il est au courant sur le fait que t’es un vrai Chat Noir ? Et que tous ceux qui deviennent tes amis finissent par…

Il ne finit pas sa phrase, sa bouche est ouverte, et sur son visage se lit une stupeur infinie.
Une pointe de flèche vient de surgir de sa poitrine, non loin du cœur.
Elle s’est arrêtée à quelques centimètres de mon visage. J’ai bien failli finir épinglé aussi.
Il tombe sur le côté, je le retiens et le pose au sol.
Je ne connais que trop bien ces pointes…
Une pointe de guerre Na’vi !
Enduite d’un neurotoxique surpuissant
!

David :
Putain... t’es pas … un Chat Noir… t’es… une Légion entière … de ces damnés … Matous…
Moi : T’as fini d’ire des conneries Arrête ! Parler accélère la diffusion du…

Il ne m’écoute pas, il sait ce qu’il l’attend, il sait que rien ne peut stopper le neurotoxique qui progresse lentement mais sûrement vers ses organes vitaux…

David : Eh, j’ai une … mauvaise nouvelle… autre planète… même malédiction… t’es Maudit comme… la peste…
           …
          N’oublie pas… de nourrir les chats… hein ?....
Moi : t’es pas croyable, t’es en train de crever, et tu sors des conneries !!
David : tu m’a… bien formé… c’est … toi …mon maître des… blagues à… deux … ronds…

Sa voix est si faible que je suis obligé d’approcher ma tête pour l’entendre.
David : Eh, tu crois… que si tu… grattouille un… Na’vi… derrière l’oreille… il ronronne ?…
           Hahahahah…aha..a…..

C’est exactement ce que je me demande tous les jours…
Malgré le fait que je viens encore de perdre équipier, je ne peux m’empêcher de sourire.
Je me rappelle maintenant, sur Terre, avec David, c’était à qui sortirai le jeu de mots le plus stupide…
Et il s’en sortait bien…

Sa main qui agrippait si fortement la mienne vient tomber lourdement au sol.
Cela me ramène à la réalité. Une autre personne vient de mourir par ma seule présence…

Comment me débarrasser de cette malédiction !!

Je ne l’avais pas remarqué mais le Na’vi à qui appartenait la flèche semait le chaos dans le campement.
Les autres Humains, surpris dans leur sommeil n’avaient aucune chance…
Cinq flèches, cinq morts !
Le reste se passa à la dague. Vif, et précis le Na’vi enchaînait ses actions comme une chorégraphie bien huilée.
On aurait dit qu’il dansait.
Une danse mortelle faite de bonds, d’appuis sur les branches et de mouvement de corps d’une fluidité digne d’une panthère.
Ce n’est pas pour rien qu’ils ont des caractéristiques proches des félidés Terrestres.
On dirait un chat, tout en grâce et élégance.

J’espère ne pas avoir à l’affronter, jamais je…


Merde !!!!

Je ne suis pas dans mon Avatar !
Je vais y passer aussi …
Mourir sans combattre…
Mourir sans mes sabres, sans le Daisho à la main…
Quel déshonneur !


Le Na’vi sauta sur les deux derniers gardes qui tentaient de fuir.
Pendant ce temps, je me mis, au prix d’un effort démesuré, en seiza.
Quitte à mourir sans mes lames, autant que ma position ressemble au moins à quelque chose…

J’ai belle allure, tiens, pas de Yumi, pas de Daisho, entravé comme un galérien…
Tu parles d’une mort…


J’entends un faible bruit étouffé derrière moi.
Le Na’vi vient d’atterrir, tel un fantôme dans mon dos.
Un court bond le fait passer devant moi.
Je lève les yeux vers lui.
Y’a pas à dire, les Na’vi sont graphiquement super classe, une force toute en finesse qui dégage une telle prestance, et un tel charisme…
Nous, Humains, faisons pitié à côté.

J’attends le coup, je suis prêt.
Mes dernières pensées vont à ceux qui ont donné leurs vies pour tenter de me sauver, et aux autres aussi…

Aytsmukan, Treanas, Eykxas, Tìrey’, Josef sì Yerik… Ma oeyä eylan… Oeru txoa lu…

Les yeux dans le vague, j’attends la mort.
Il lève le bras, je vois sa dague étinceler.
Le mouvement est si vif que pour moi la dague disparaît…
Elle réapparaît dans le fourreau, il pose sa main sur mon épaule et me dit


Na’vi : T’es pas croyab’, j’te laisse deux minutes et tu t’fais de nouveaux potes ?
Moi : Aytsmukan ?
Na’vi : Nan c’est l’grand méchant loup !
Moi : gnnééééé, t’es pô drôle…
Aytsmukan : J’peux savoir pourquoi tu nous as fait une belle pose de méditation là ?
Moi : Tu va rire, mais comme je ne t’ai pas reconnu, et que j’ai une belle tronche d’Humain, j’me suis dit que j’allais y passer avec les autres…
         Mais au fait, pourquoi j’ai été capturé ? que s’est-il passé ?
Aytsmukan : J’te raconterai ça en route…

En prononçant ces mots, mon ami, me pris pour me déposer sur le travois…

« Last Edit: September 12, 2010, 06:45:25 pm by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #45 on: April 08, 2010, 06:58:53 am »
Journal de bord N°3
Jour
##Données corrompues##
##Analyse terminée##
** Mise en veille **




Aytsmukan, perdu dans ses pensées pour Uniltrr'ok, ne s'aperçut pas qu'il venait d'entrer chez les Omatikaya.
Je me réveille à nouveau, le doux ballottement du travois est reposant.
Au bout de quelques minutes, je me rends compte que nous sommes dans l'ombre d'un arbre particulièrement grand.
Un nombre impressionnant de Na'vi nous observent en discutant.


Les Omatikayas ?
Les Omatikayas !!


C'est la fin du voyage, et le début d'une nouvelle vie... enfin, si Mo'at est d'accord...
Moi : Aytsmukan...

Il stoppe le pa'li et viens me voir. Alors qu'il se pencha vers moi, je lui dis.
Moi : Je vais marcher... je me sens mieux... il faut
Aytsmukan : Pas question ! Depuis quelque temps tu perds des couleurs, tu parles dans ton sommeil.
                 Tu ne cesse de répéter le mot Nar’ikaya, et que c'est de ta faute !
                 Il me semble que le truc donné par les médic' de Hell's Gate ne fait plus effet.
                 J'veux pas t'perdre ! pas après tout ce qu'on à fait !
Moi : Je me sens mieux... j'te jure !
        Si tu me dis que le remède ne fait plus effet... je tiens à être debout...
        J'ai surtout pas... envie qu'il me voient... dans une situation aussi pitoyable
Aytsmukan : .... [pfff....] bon... mais j't'aurai prévenu !

Mon ami m'aida à me relever. Dans mon esprit, cela faisait si longtemps que je ne m'étais tenu debout.
Je n’ai pas retrouvé tous mes réflexes, mais je bouge normalement.
Je suis content et en même temps, inquiet. S'il me dit que je dépéris, pourquoi je ne ressens rien ?
J’essaye de le rassurer en lui disant que nous sommes bien au Nouveau Kelutral des Omatikayas, et que sous ce grand arbre, plus rien ne peut m’arriver...


Moi : Allons-y, Mo'at doit nous attendre !
Je me retournes, et m'apprête à marcher, quand je lui sors d'un ton vif
Moi : A terre !!!!

Il s'exécute dans un mouvement réflexe, et se mets au sol en sortant automatiquement sa dague.
Dans l'instant, il réalise qu'il n'aura pas besoin de sa lame.
Nous sommes en territoire allié.

Au même moment, je pose la main sur la poignée de mon wakizashi, le sabre court.
La flèche vole vers moi !
Dans mon esprit, le mouvement se décompose.
Un coup du pouce enlève la ‘sécurité’, la lame sort de quelques centimètres.
Rapidement, je fais tourner le fourreau tout en sortant la lame, qui siffle dans les airs
C'est presque trop facile... ce geste, je l'ai tellement répété sur Terre, que c'en est devenu un automatisme...

C’est le moment !
La flèche arrive !
Mon mouvement est véloce...
Si rapide qu'il me surprends moi même.
La sortie de lame, est fulgurante, et l'unique mouvement qui s'en suit est gracieux.
En un battement de cil, je viens de trancher le trait qui volait en ma direction
J’esquisse un petit sourire de satisfaction. La coupe est parfaite !

Je ressens une vive douleur qui apparaît directement sur l'épaule gauche.
Le choc est si fort que je suis projeté en arrière.
Je tombe au sol, et regarde ma main pour savoir où j'ai fait une faute.
La stupéfaction se lit sur mon visage.
Cette main est vide ! je réalise avec surprise que je n'ai pas empoigné mon sabre...
Et pour cause, des Humains me l'ont pris...

Pxasik !!
je peste contre moi-même !
Comment ais-je fais pour ne pas voir que je ne portais pas mes lames
Cette erreur va peut être me coûter la vie… Si près du bût… Je suis vraiment un régiment de Chats Noirs !

Aytsmukan, pendant ce temps a déjà sorti son arc.
Une flèche encochée, il recherche d'où pourrait venir cette flèche qui me transperce maintenant de part en part.

Arrrggg, ça pique leur truc… j’en ch… à mort là !

Des voix s'élèvent. Faibles au début, elles sont plus audibles, maintenant
Voix : Tawtute… tspangyu... vrrtep… tspangyu... ska'ayu…


Un groupe de guerrier nous entoure, leurs armes pointées vers Aytsmukan et moi, au sol.
Ma respiration devient difficile, un paralysant à court terme se répand dans mon corps.

Aytsmukan :Pelun ?


Un des guerriers s'avance et lâche d’un ton puissant :
Guerrier : Fìtspangyu zene tiverkup! Ayrel arusik… oeyä tsmukan mì Sawtuteyä kelku… pol tsole’a !
                Zene tiverkup ! Set !


 
Derrière, les voix s’élèvent de nouveau…
Voix : Häüu … Häüu !!!  vrrtep… tspangyu... ska'ayu !

Aytsmukan abaisse son arc, et en pointant son pied de la main, crie
Aytsmukan : ‘awvea tute ‘ìyampi Xellossit !  Oeyä venu mì tìm peyä !


Des sourires sont perceptibles sur les visages, tout le monde, dans sa tête imagine son voisin se prenant, dans l’arrière train,  un monumental coup de pied d’Aytsmukan…
Ce n’est pas flagrant, mais sa phrase a détendu un peu l’atmosphère.

Pendant ce temps, le paralysant fait son chemin dans mon corps.
C’est pas possible, ça ! Depuis quelque jours je passe mon temps blessé et à terre… c’est pénib’ comme la pluie !
Je dois me lever. A la vitesse à laquelle le poison se propage, je n’aurai jamais le temps de leur expliquer que les vidéos sont fausses…
Je dois leur demander pardon.
Si je dois mourir ici et maintenant, je dois avoir une allure digne et présentable.
Déjà que je vais passer de l’Autre Côté sans mes lames…
Si en plus je devais rendre mon dernier souffle dans une position déshonorante…
Je n’y survivrai pas !

J’ai l’impression de m’être fait piétiné par un groupe d’AMP…
Je me relève maladroitement, comme après une cuite à la tequila…
Je m’appuie de la main sur le pa’li.
Dans mon esprit, je remercie à nouveau ces nazes de la RDA et leurs organes cybernétiques…
J’ai bien l’impression que le paralysant n’agit pas sur elles.
Ma respiration est de plus en plus difficile, et mes jambes peuvent me lâcher à tout moment


La phrase que je prononce tiens plus du murmure, et est pratiquement inaudible.
Moi : Fayrel… tsleng lu… Oeru txoa… lu…


Dans l’assistance, plusieurs voix se font entendre
Voix : poleng 'uot pol… Ke tsolam… Txoat polawn pol


Ftang ! Ftang aynga nìwotx !!!


Cette voix… je la connais… je…
Mes jambes viennent de ma lâcher !
Même la droite ? Ce sont pourtant des muscles cybernétiques que j’ai dans cette jambe.
Pourquoi ? Comment ? Ils sont aussi affecté par le paralysant ?
Je tombe comme au ralenti, avec un million de questions dans la tête.
Toutes mes certitudes viennent de voler en éclat, tout ce que je prenais pour des vérités immuables viennent d’être balayées en une fraction de seconde.
Le poison de guerre Na’vi affecte non pas seulement les tissus organiques, mais il agit aussi sur les tissus cybernétiques !
Ce qui veut dire que …
Moi qui pensais que mon poumon droit, plus une organo-machine qu’un vrai morceau de chair, me sauverai de la paralysie totale…

Merde !
Dans l’genre fumble-pas-d’bol, ça s’pose là !
J’échappe au Toruk par deux fois, aux Humains, aux plantes et autres truc louches de cette foutue lune…
Tout ça pour finir par perdre mes poumons et finir asphyxié …
C’est un comble !!

Une dernière pensée me colle un sourire sur le visage.
Alors, qui va lâcher en premier … Mon cœur ou mes poumons ?
Je parie sur le cœur !
Je… Ha !


Le noir m’envahi.
C’est différent des autres fois, c’est brutal, silencieux… c’est comme si on venait d’éteindre une machine.
Moi qui pensais voir mon corps, et survoler la scène en fantôme, façon Casper !
Rien du tout, c’est juste le Noir !


Derrière mon corps celui qui a parlé s’arrête
Voix : Tìng mikyun, ulte eltu si aynga nìwotx !
   Xelloss Pxan lu ! tspangyu ke lu… Krrpe ayoel ‘ayeko Sawtuteti mì ayRam … po srung sami !
   Lukepot … kerusey aynga lamu … Nìwotx !
   Rutxe… fperìl… Rutxe oeyä smuktu sì eylan !



Dans l’assemblée, on murmure, on parle…
Voix : Mo’at pìye’un… Kefìtseng lu… Zirvene pey ayoe set …


Aytsmukan se retourna et demanda à celui qui venait de se placer près de lui.
Aytsmukan : Ma Tìrey’ tsengpe Mo’at tok… poeti tse’a srak
Tìrey’ tsawke : Keomum… ke run poet…


Un Na’vi s’avance vers nous.
Na'vi : Za’u ko, munge meXellossit käsatseng, ulte pey Mo’atit


En se baissant sur mon corps, Aytsmukan eu une désagréable sensation… vite confirmée quand il posa la main sur ma poitrine.
Il se regarda Tìrey’ et d’un air abattu lui dit
Aytsmukan : Je… c’est… je… son cœur…

Tìrey’ se baissa à son tour et posa la main sur mon cœur.
Aytsmukan : Si près de la fin… c’est pas possible… j’ai … je… notre dernière conversation… J’ai failli le tuer…

Mon ami commençait à sentir une fureur sans nom s’éveiller au fond de lui.
Une fureur aveugle, dirigée contre lui-même.
D’un mouvement vif il sorti sa dague, et la retourna contre lui en visant sa gorge.
La lame n’atteignit jamais sa cible.
Aytsmukan fut projeté au sol et plaqué fermement.

Le Na’vi qui venait d’apparaître, tel un fantôme, dans son dos, et le maintenant au sol, d’une apparente facilité lui dit
Na’Vi : Nga skxawng lu ! Comment j’vais annoncer à Xell’ que tu es mort au Kelutral ? Hein ?
          En avoir bavé comme vous l’avez fait… tout ça pour se tuer une fois l’aventure terminée… SKXAWNG !
          Et si tu te suicides, j’irai te chercher chez Eywa, et c’est moi qui te collerai mon pied au cul !!
Tìrey’ : Josef ?! Nom de Zeus ! Ca fait longtemps !
Josef : munge meXellossit käsatseng ayngal, rutxe…


Sur quoi, gardant Aytsmukan sous son emprise, il reprit.
Josef : Ma Tìrey’, tu passe trop de temps avec Xell’, tu parles comme lui…
         Regardez cette flèche. La pointe, c’est un paralysant non mortel. J’m’absente deux minutes c’est déjà l’bordel.
         Vous êtes incorrigibles…
Aytsmukan : Mais … son cœur…
Josef : … ne s’est pas arrêté, il est juste a un rythme si bas que l’on croit qu’il à stoppé.
         Ce poison ne paralyse pas, il shunte et anesthésie les flux de données entre le cerveau et les organes.
Tìrey’ : Mais alors, il est fonctionnel, mais ne le sait pas ?
Josef : en effet son corps est complètement actif mais son cerveau croit que tout a stoppé, donc il tombe dans une sorte de coma pendant une durée de quatre à cinq heures.

Avec un sourire en coin, Josef murmura :
- C’est super comme anesthésiant

Puis éclata de rire
Josef : Hahahaahaaaa… Les têtes que vous faites !!
          Bon, allons rejoindre les Xell’, on taillera l’bout gras en attendant Mo’at…
Aytsmukan et Tìrey’ en se regardant : Y’a d’la bouffe ? Txantsan !!


« Last Edit: June 24, 2012, 11:15:37 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #46 on: April 30, 2010, 09:00:26 am »
Journal de bord N°3
##Rapport de perte Données##
**En cours**




J’ouvre les yeux en sursaut.
Mon lit est trempé de sueur, je viens de faire un horrible cauchemar.

J’ai rêvé que les Humains avaient subi une terrible défaite, et dû quitter Pandora…
Que les nanobombes dans mon corps avaient explosées, et que j’étais porté, agonisant, au Kelutral Omatikaya !
Quel rêve de fou !

Le regard dans le vague, je fixe l’horloge projetée au plafond de ma chambre.

C’est pas possible ! La date est antérieure à tous les évènements déroulés récemment.
Le rêve... C’est maintenant  !!


Nos sommes le 29e ou le 30e jour, je ne sais plus très bien
Bon, un point positif, tout de même, on ne rêve pas quand on est mort…
Du moins, je le pense.

Cela veut dire que je ne suis pas encore avec Eywa…
Et surtout que j'ai encore une toute petite chance de survivre.
Aytsmukan m'a dit que les médics de Hell's Gate, m'avaient filé un truc pour me mainteinr en vie...
Mais pour combien de temps encore ?
Quelque part, je sens que quelque chose à changé.
Ce rêve est différent des autre, une chose manque... mais, quoi ?!
Ce petit élément manquant me met mal à l'aise.


Machinalement, je me lève.
J’aimerai sortir de ce songe, mais rien à faire !
Je suis contraint de laisser les choses se produire.
Finalement, ce n’est pas grave, je connais le déroulement de ce qui va suivre, et laisse le rêve suivre son court.

Une douche, et quelques minutes plus tard, je suis prêt et équipé pour une expédition d’une semaine dans la forêt.
Il me faut retrouver le site où est implanté le village Nar’ikaya  .
Je dois essayer d’étudier leur mode de vie…
Ensuite, peut être arriverai-je à faire changer le point de vue de mes semblables…
Lors de ma première rencontre avec eux, et même si nous avons discuté longuement ‘archerie’, j’ai bien senti qu’ils avaient de la méfiance à mon égard.
Après tout ce que nous, Humains, leur avons fait voire, il est normal que les Na’vi nourrissent quelques doutes quand à nos intentions.
Je les comprends parfaitement.

Bon, j’ai tout…
Besace, arc/flèches, sabres, provisions, etc…
Et surtout, masque !

Comme prévu, Quarich, me met le grappin dessus, et me demande les raisons d’une mission d’une semaine entière.
En lui expliquant que c’est pour mieux analyser les faiblesses de ma prochaine cible, il devient plus compréhensif…
Je mettrai quand même une bonne heure à lui faire comprendre que les armes ‘modernes’ ne m’intéressent pas, et que les sabres, y’a que ça d’vrai !

Un groupe de soldats passe à notre niveau.

Quarich en désignant un soldat : Toi, viens ici…

Le soldat s’exécute
Quarich : Xelloss, vous me dites qu’une de vos lames peut défaire une arme à feu depuis si longtemps, que je vous propose un truc !
Et merde ! Je sais ce qu’il à en tête…

Quarich :
venez, direction la salle de tir…
Garde : Mon Colonel, je sais pas c’que vous avez en tête, mais si vous voulez nous opposez, j’vous dit de suite…
           J’ai pas une chance !
           J’ai déjà vu Xelloss s’entraîner. Des fois… il donne l’impression de disparaître…
Quarich : C’est pile poil, ce que je projette de faire. Et comme tu l’a vu s’entraîner, ça devrai être du gâteau pour toi, n’est-ce pas ?
Garde : Euuhhh…

Nous arrivons à la salle de tir, une partie de celle-ci possède un petit labyrinthe.
Quarich : Bon, vous partez chacun qu’un côté, et pour le reste…
Soldat : A balles réelles ?
Quarich : Ca vous pose un problème ? Bon !
               De toute façon, un arc ne peut rien contre le GS-221, et encore moins des sabres !

Nous prenons place.
Il y à quelques années, je n’aurai pas su quoi faire, car le combat n’était pas mon point fort.
Encore aujourd’hui, je ne fais pas le ‘poids’ face à certains soldats, mais mon expérience dans l’art de la dissimulation, compense mes faibles compétences de guerrier…

Un coup de sifflet retentit.
J’affronte un soldat expérimenté… c’est bien !
Une jeune recrue, cela aurait été trop facile.

Il se déplace vite, analyse rapidement les situations.
Ses mouvements sont réfléchis, mais son équipement le rend bruyant !
On l’entend dans toute la zone…
C’est presque trop facile

Mon Yumi se glisse instinctivement dans ma main. J’encoche une flèche.
Je sais que le soldat ne voudra pas tirer, ses yeux trahissaient déjà son anxiété avant de commencer.

Il fait plus de bruit qu’un orchestre, avec le matos qu’il se trimbale !
Je me met en kaï, la position d’armé, et attend deux secondes.
Il apparaît pile là où je l’attendais, l’arme baissée, une attitude non combattante.
Me voyant, il sursaute si fort que j’ai bien cru que son cœur allait lâcher
Garde : On est obligé de se battre… je veux…

Il ne termine pas sa phrase, son regard vient de croiser mes yeux
Le regard que je lui lance est oppressant, au bord de la folie
Tétanisé de peur, par ces yeux à peine humains, le grade bafouille.

Garde : Euh… je…

Je lâche un kiaï puissant en décochant mon trait.
Ce cri, plus le sifflement de ma flèche ont sur lui l’effet voulu.
La flèche lui frôle l’oreille, et va se planter dans le mur derrière lui.
Son visage, déjà blême par mon regard, passe maintenant au blanc livide
Nom de Zeus ! Il va me claquer dans les pattes, et j’aurai gagné la timbale !
Heureusement pour lui que j’ai juré de ne plus jamais tuer de gens !

Toujours tétanisé, il me fixe, comme si j’étais un démon sorti d’un autre monde
Je saisis une autre flèche, et dans un mouvement lent, exécute les mouvements de l’armé.
Chez lui, un déclic s’opère.
Il plonge sur sa droite, et à couvert derrière le recoin d'un mur, reprend une position de combat.
Il épaule, et me vise.
Son doigt frôle la détente, et la relâche aussitôt.
Sous ses yeux, je viens, en une seconde, de disparaître.

Quelques secondes plus tard, il se lève, et commence à me chercher.
J'ai bien l'intention de le pousser dans ses derniers retranchements.
Surtout que mes capacités de dissimulation et de réactions ont été fortement diminuées avec l'implantation des organes cybernétiques que les rats d'labo de la RDA m'ont collé avant de me lâcher ici.
Il m'est impératif d'apprendre à en maîtriser toutes les possibilités.
Si j'ai pu échapper aux embuscades Na'vi lors des précédentes sorties, c'est uniquement en me reposant sur mes acquis, et mon expérience
Et je dois dire que sans ces nouvelles organes, c'aurait été bien plus facile.

Une sensation étrange dans mon dos me confirme la présence de mon adversaire.
D'un petit mouvement, je passe de l’autre coté du mur et le laisse passer devant moi.
Je termine de visser une pointe assommante sur le fût de la flèche.
Cette petite boule va l’envoyer voir Morphée avant qu’il puisse dire ‘ouf’.
Un petit pas de côté me place dans le couloir. L’arc se lève…

Le journal dans ma besace sonne !
‘Pxasik !!
Dans un mouvement réflexe, il se retourne et prend la visée.
Lui : ‘Spèce de fouine ! tu remerciera ton journal de ma part !
       J’viens ! pour te botter l’train !
Moi : Même pas en rêve !

Je me suis jeté si violemment à terre que j’ai tout le bras droit en lambeaux
Je confirme, l’anti-dérapant du sol est efficace… un peu trop, même.

Le petit jeu continue.
Y’a pas à dire, il est fort !
C’est à qui surprendra l’autre en premier, et à chaque fois que je passe la vitesse supérieur, il embraye aussitôt.
Cette situation me fait penser à un très vieux dessin animé de mon enfance.
Dans lequel, un coyote complètement allumé tentait désespérément de mettre le grappin sur un oiseau bizarre, et tout aussi déjanté.
Le piaf ne parlait pas, et faisait ‘Bip ! bip’ avant de se barrer en courant.
Nous alternons les rôles toute les trente secondes, tantôt je suis le piaf, tantôt, le coyote.

Je passe un croisement, un léger bruit de velcro dans mon dos génère chez moi un mouvement réflexe, qui me met à couvert.
Lui : ‘tain d’scratch !
Moi : j’aime vos équipements !
Lui : J’en parlerai à mon ch’val

Il se lève et part dans ma direction. Dissimulé dans un coin sombre, je le laisse passer devant moi.
Je le suis de près. Deux mètres plus loin, nous dépassons une intersection.
Je lui susurre dans l’oreille

Moi : BIP ! BIP !

Il sursaute, et se retourne.
Sans demander mon reste, je me carapate fissa !
 
Et le jeu du chat et de la souris reprend…
Quelques temps plus tard, je lâche une flèche en direction de son arrière train.
Baissé à ramasser une petite boite bien rose, et bien mise en évidence il ne m’a pas entendu venir.
Cette boussole rose avec un chaton blanc dessus était un cadeau d’une des cellules de la Cause pour ne plus que je me perde en mission.
Si un jour on m’avait dit que je m’en serai servi pour déboussoler un gars…
La flèche le rate. Je me dissimule dans un recoin.


Lui : j’savais que c’était un piège à con !
Il prend la flèche et lance dans ma direction
Lui : tu compte pas me tuer avec ça ?
Moi : J’ai juré ne plus tuer ! Et en plus perdre un adversaire de ton niveau, ça me ferai bien chier !
        Tu m’en donnes du fil à retordre !
Lui : et les ordres ?
Moi : R-A-B, rien à battre !
Du haut de la salle de contrôle, Quarich nous observe.
Le sol vitré me laisse voir ses semelles…

Nom de Zeus, il les cire aussi, ou quoi ? Jamais vu des grolles aussi propres.

Le Bip-Bip et le coyote se remettent à se courir après.
Certaines situations sont burlesques.
Les quelques rafales que j’ai évité m’ont montré que lui aussi est passé en monde ‘non létal’.

Au bout d’une bonne heure, je décide de clore le jeu.
Tout mon matos, posé dans un coin, je m’engage dans un couloir.
Le wakizashi dans la main, je lui réserve une botte secrète.
Nous nous cherchons.
Quelques minutes plus tard, je le laisse passer devant moi.
J’aime les coins sombres !
Collé à lui, je lui murmure à l’oreille un mot que j’ai appris deux jours auparavant,  dans mon bouqin sur le Na’vi


Moi : T'es cuit !


Il se retourne à une vitesse phénoménale en lâchant un ‘heiinnn ?’
Mon mouvement a été aussi rapide que le sien, et je suis toujours dans son dos.
Un détail, cependant, fait toute la différence.


Il baisse son arme et me dit
Lui : ‘tain ! T’est un vrai fantôme toi !
         Tu pourrai enlever ta lame de ma gorge ?

Nous levons les yeux en direction de Quarich.
Quarich : vous m’impressionnez, tous les deux !
               J’avais jamais vu ça… Jérémy, tu m’suis dans mon bureau, y’a un gallon qui t’attends !
               On va causer techniques de combat rapproché.
               Et réunis les gars, on va boire un canon pour ta promotion !

En nous dirigeant vers la porte de sortie, il me dit
Lui : Mais pourquoi tu m’a pas chopé avant ? T’aurais pu le faire dès le début !!
Moi : Oui, mais je ne savais pas si tu allais suivre les ordres à la lettre, pour les balles réelles.
         Et surtout, quand j’ai vu ton niveau, j’me suis dit que locher ça en deux secondes… c’était pas intéressant.
Lui : Mais où t’as appris à bouger comme ça ? Y’a des fois, où tu disparaît tout simplement !
Moi : J’ai pas eu une enfance comme les autres…
Lui : La vache, t’as pas du rigoler tous les jours… Faudra qu’on se refasse un entraînement, un jour !
        Si t’es d’accord !
Moi : Y’a pas d’lézard ! Allez, j’te laisse fêter ta promotion !

En le saluant, je reprends ma destination initiale, la forêt !

Le sas… et le masque…

Mon royaume pour un Avatar !!!


J’avance vers les portes principales, et appui sur un bouton de ma montre.
Je n’entends pas l’explosion…
En fait, personne ne pouvait l’entendre.
Par contre, le mugissement des sirènes de la raffinerie me fit frissonner de plaisir…

Allez, tas d’nazes ! Au taf’ ! y’a des conduites à réparer, maintenant…
Et dans quatre heures, mes p’tits jouets vont remettre le couvert…
Ca va pas faire boum, mais vous aller devoir jouer d’la clé à molette pour réparer tous mes dégats !

Un GAV s’arrête près de moi, dans un dérapage contrôlé.

Le pilote ma lance.
- Hey, Xell’, j’te dépose ?
Je lui répond
- C’est pas d’refus, c’te base est grande à pied…

Le pilote est un Marine ! Un pur et dur !
Ce gars est en combat perpétuel, il passe son temps à distribuer des tartes dans tous les sens.
Il se met en rogne pour tout, et est d’une agressivité sans égale…
Pour moi, il représente l’Avenir de l’humanité…

Chaque jour, à coup d’arguments frappants, il tente de faire changer les comportements…
Arrêtez d’balancer les déchets dans la forêt !
Mais Putain ! recyclez les papier, Merde !
Les résidus de minerais ! Pas dans la rivière ! On les recycle, tas d’cons !

Des phrases de ce genre, il en sort une toute les deux secondes.
Si, une fois sur deux, chaque naissance générait un mec comme lui … En dix ans, la Terre pourrait redevenir vivable…

Quelque part, j’admire ce gars…
Il à construit sur son temps libre, un proto’ de machine pour recycler les résidus, hautement toxiques, du processus de raffinage de l’Unobtanium…
Il est expert en explosifs et déminage, je lui ai expliqué, une fois le fonctionnement et le concept de mes nanobombes, et lui, il trouve le moyen d’en détourner l’usage pour faire une machine… de recyclage !

C’est quand même le comble !
Le Marine, L’expert de la mort, qui fabrique une machine qui préserve la vie

La conversation s’installe, et porte rapidement sur les pannes de la raffinerie…
Lui : C’est pas possible, leur tas d’ferraille tombe en ruine !
       Le nombre de pannes par jour… c’est fou !
Moi : C’est dingue, non ?
Lui : J’suis sûr qu’il y à du sabotage la dessous !
Si tu savais à quel point…

Lui : J’ai pas l’droit de dire ça, mais si j’tombe sur le saboteur, j’crois bien que j’embrasserai !!
La surprise est pour moi, totale !
Moi : Ah ? pourquoi ?
Lui : Tant qu’il y à des pannes, beaucoup plus de monde dedans que dehors…
        Et en plus, leur projet d’une deuxième mine, en plein dans la région des Grandes Plaines, reste en stand-by !
Moi : Comment tu sais ça ?
Lui : j’e participe aux réunions sur la colonisation de la lune.
       Et y’a des jours, où j’prendrai bien un tas d’nanobombes pour le verser dans leur café, à tous ces cons !
Moi : Ils veulent détruire les plaines ?
Lui : Pire, exterminer les trois villages qui sont sur la zone ! T’imagine ?
        Heureusement que l’boss, là, il freine des deux pieds, pour laisser le temps aux grands stroumpfs du labo
        de trouver des solutions diplomatiques…
Moi : Qui ? Selfridge ? Mais c’est le premier à vouloir tout raser, ici !
Lui : Non, non ! Ses ordres viennent de la Terre… Et comme il ne sais pas combien d’’feuilles de choux’ sont dans la base, il doit faire du zèle…
Moi : des feuilles de quoi ?
Lui : Les ‘Feuilles de choux’ sont les espions de la RDA, envoyés pour savoir si les ordres sont bien suivis…
        C’est des mouchards, quoi !
Moi : Et tu m’dis ça… j’pourrai être une feuille de truc !
Lui : Pas de soucis, y’a que des militaires qui peuvent être des ‘Feuilles’
         C’est pour ça que Selfridge houspille Grace pour obtenir des résultats.
          Il sait très bien, qu’un jour, il recevra l’ordre de tout cramer !
         Et que Quarich n’aura pas d’autres choix que de le faire… Ce mec est dangereux !
        Il est tellement intègre, que si demain, il reçois l’ordre de te buter, il le fera sans se poser de questions
        Et ça, ces cons, sur Terre l’on bien compris. C’est pour ça que c’est Quarich le Boss’ Sécu’ ici…
        Sur Terre, ils espèrent que les Bleus vont attaquer les premiers, ou refuser tous les accords, pour avoir le
        Champ libre. Comme ça, Quarich pourra exécuter son ordre prioritaire.
Moi : C’est quoi ?
Lui : Regarde le message Ac34b567… C’est consternant !
Je consulte les messages.
C’est fou ! On est en mode Ghost… ce mec à des compétence de hakers qui dépassent de loin les miennes…
Ça pourrait être un bon allié !

L’ordre me laisse perplexe…


Ordre Ac34b567
Émetteur : Bureau Présidentiel Terrestre
Destinataire principal : COL Quarich
Destinataire secondaire : ADM Selfridge
Objet : Traitement du cas ‘Na’vi’

‘Si les négociations échouent, ou si les natifs refusent une des conditions que nous leur proposons, vous avez ordre de raser la planète toute entière.
Ce ne sont que des primitifs, par conséquent, notre survie passe avant leurs vies !


Il s’arrête devant la Grande Porte, et coupe le moteur.
Du coin de l’œil, il observe ma réaction…

Lui : T’as vu ? On n’est pas dans la merde !
        Nos ancêtres ont massacré les peuples qui habitaient sur l’Ancienne Amérique, quand ils ont débarqué…
        Ils les ont buté, juste pour des terres, alors que les natifs les auraient sûrement partagé, leurs terres !
        Et là, on fait quoi ? On recommence !
Moi : dans un sens, ça ne m’étonne même pas…
Lui : Comment tu peux dire ça ?
Moi : Bein, sur Terre, la RDA à massacré les derniers peuples primitifs, d’un point de vue ‘mécano-technologique’
          Et juste parce qu’ils avaient l’cul posé sur du minerai…
          Ici, c’est identique ! Planète différente, même méthode… j’ai honte pour nous…
Lui : Pareil ! Tu comprends, pourquoi je te dis que si je choppe le saboteur, j’lui ferai un bisou ?
Ouais, si tu veux… Mais avant que j’me dévoile, tu pourras attendre encore un bout de temps.

Moi : Merci pour le trajet !
Lui : A plus !!!

Sur ces mots, il repart en trombe, zigzagant entre les piétons, et les autres véhicules.
Il est complètement allumé lui !… mais j’l’aime bien !

« Last Edit: January 21, 2014, 07:52:44 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #47 on: April 30, 2010, 09:00:42 am »
Je passe la Grande Porte.
La sentinelle me salue du haut de son mirador. Je lui fais un signe en retour.

Je trouve cette forêt relaxante… c’est le calme plat, comparé à l’activité incessante de la base.
Et ici, pas de bruits… pas de raffinerie tournant en permanence…

Bon, mission, trouver le village Nar’ikaya … j’espère que c’est bien ce clan…
L’emplacement de notre rencontre m’a montré que le seul clan connu dans ce secteur est le clan Nar’ikaya.
Si je me trompe de clan, et que j’arrive comme ça… Vu les relations diplomatiques actuelles…
J’vais être transformé en hérisson en un clin d’œil tant ils me balanceront de flèches…

La mâtiné s’achève… et surtout, j’ai faim !
J’ai une dalle… on pourrait poser une Valkyrie dessus !
Je vais tenter de manger ‘local’… et comme j’ai bien potassé les plantes, je vais mettre en pratique tout ça.
Quelques minutes plus tard, je repère un arbre avec de gros fruits mauves…
Je sors un gros bouquin de ma besace.
‘Rapport confidentiel sur la planète Pandora’… le titre dit tout !
Quand le gars à qui il appartient, ouvrira son bureau, il va lui manquer un truc…
Vu la tronche du truc, c’est un livre clandestin. Donc le propriétaire, est soit un gars d’la Cause, soit une ‘feuille de choux’

Bon, le rapport ne mentionne rien sur ce fruit, mais j’en ai vu en culture, pas loin du dortoir des Avatars…
Je pose la main sur le tronc pour prendre appui.
Dans un mouvement fulgurant, je la retire aussitôt.
Une espèce de scorpion étrange était sur le tronc. À la place du dard, il à une sorte de pince…
Sale bête’ va !

Je le laisse descendre, et prend deux fruits.
Une énorme branche, posée pas loin, fera un excellent banc.
Je vérifie qu’il n’y à pas de bestiole louche, là où je vais poser mon popotin…
Hop ! Une bonne respiration, et je retire mon masque pour la première bouchée…
Une fois le morceau dans ma bouche, je le remets aussitôt
Il est bien pensé c’te masque… confortable, mais pas pratique pour manger


Perdu dans mes pensées sur ce monde magnifique, je me laisse aller à m’imaginer vivant avec les Na’vi…
Eh, vu comment c’est parti, c’est pas demain la veille !! On peut toujours rêver !!

Quelques minutes plus tard, un hurlement inhumain m’arrache à mes rêveries…

Ce cri venant du haut, je lève les yeux.
Un animal volant que les Na’vi utilisent, et dont le nom m’échappe totalement, me fonce droit dessus…
Je plonge derrière la branche, et sort la tête pour apercevoir qu’il est talonné de près par une autre, bestiole !
En me plaquant au sol, je me rends compte que le deuxième est gigantesque par rapport au premier…

Et qu’il est … rouge-sang !

« Last Edit: April 30, 2010, 10:50:44 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #48 on: May 03, 2010, 04:43:35 pm »
Journal de bord N°3
** Mise en veille **


** Activation du module d’alerte **
** Message généré **
** Envoi en cours **

** Activation des protocoles de localisation **
** Émission continue **





Le journal émet maintenant des bips répétés



Toujours coincé dans ce rêve, j’essaye de mettre le doigt sur ce petit quelque chose qui me met mal à l’aise.
Ce rêve est différent ! Non pas dans le contenu, mais, une sensation étrange s’est installée depuis le début.
Et ne semble pas vouloir partir.
Tous les ‘trucs’ qui me permettaient de sortir d’un rêve sont inopérants ici…

Mais pourquoi !?

C’est peut être ça, la mort… revivre une partie de sa vie, encore et encore…
Si c’est le cas, je vote pour, sans hésiter.
Ce rêve, ce qui va suivre ! je veux bien le revivre pour l’éternité !
Enfin pas top quand même

N’arrivant pas à m’échapper de ce songe, je le laisse filer…




L’énorme bestiole poursuivant la plus petite vient de se poser.
Le petit animal volant, déjà bien amoché se défend tant bien que mal.
Je fais dépasser ma tête, jute pour pouvoir observer ce qui se déroule devant moi.
Le grand bestiau est vraiment impressionnant. Et à travers ses ailes, le soleil révèle un squelette pratiquement humain.
Il ouvre la gueule.

Nom de Zeus, ça ouvre à plus de 90°, c’te connerie ! La vach’
Il tient fermement l’autre animal, qui ressemble à un ptérodactyle, sous une de ses pattes.
Je n’avais jamais vu de griffes aussi longues.
Le combat, violent, a cessé comme il avait commencé.
J’observe la scène.


Le grand va coller un coup de mâchoire à sa proie, et c’en sera fini.
Il stoppe son mouvement.
Je vois ses yeux !
Il voit les miens…

Il VOIT LES MIENS !
Nom de …

D’un bond rapide, je me jette en arrière.
Juste pour éviter un coup de mâchoire lancé à une vitesse fulgurante.
Je disparaît derrière un arbre, et calcule mes possibilités de fuite.

J’ai déjà vu une image de la grosse bestiole qui vient de me prendre pour un amuse gueule…
Je me lance tout droit, et cours aussi vite que je peux.


Léonoptruc !!!
Le Grand Léonoptruc !!!
Je suis sûr que c’est lui…
Quand j’vais raconter aux autres que j’en ai vu un de très près…


Le Leonopteryx réfléchit
Du Yérik, encore du yérik !
Pour une fois que j’peux me mettre un Na’vi sous la dent …

Léonomachin, ne semble plus intéressé par le ptérodactyle, blessé. Il préfère une bonne proie qui court.
Cette forêt est dense, je suis petit et il est grand.
La végétation est avec moi !


De son coté, Leonopteryx peste
C’est pas possible ! Plus ils sont petits, plus ils sont chiant à chopper !
Et c’est la première fois que je vois un Na’vi avec tant de choses sur lui…

Ha !

Chier !!

Bon, j’lui laisse la vie… j’vais chasser les ikran de fer !! Leurs entrailles regorgent toujours de Petits Na’vi !

Quelques minutes de courses plus tard, je sens un souffle puissant dans mon dos.
Le Grand Siphorel décolle !
Quelle puissance !

Je donnerai cher, très cher pour voler sur un truc comme ça !!

Je le regarde s’envoler. C’est impressionnant, la facilité avec laquelle il semble se mouvoir…
Cette bestiole est tout bonnement magnifique, mais j’en ferai pas mon piaf de compagnie.
J’avais jamais vu une dentition pareille.
Dans les 30cm, les crocs !

Mon masque est rempli de buée…
J’en ai sué, mais quelque chose de concret !
Hop ! Une bonne inspiration, et je le retire pour essuyer la buée…

Nom de Zeus !
Le jour où j’ai mon Avatar, j’paye une tournée GENERALE !!!


Je me remets en route, quand soudain, je m’arrête net !
Demi tour !! T’a moyen de contempler un spécimen de petit Banshee de près, tu va pas louper ça ?

Le p’tit ! Il est cloué au sol… pour le moment.
J’vais donc en profiter pour l’étudier un peu.
Totalement immobile, j’ai bien l’impression qu’il est mort…

Mon Yumi, et le carquois, contre un arbre, je m’approche de lui par l’arrière… vu la tronche de sa dentition je préfère être prudent.
J’effleure de mes mains, le katana, pour vérifier sa position, si je devais faire une sortie de lame en mode panique…

Je passe sous son aile droite.
La lumière traverse la membrane translucide.
Pas besoin de faire une radio, on voit tout son squelette !
Il à, ce qui serait chez nous, l’avant bras, cassé… je vois clairement la fracture.
J’effleure la zone où l’os est brisé.

Son mouvement est si rapide qu’il à failli me coller une crise cardiaque.

‘Spèce de… !

D’un bond en arrière, j’évite un coup de mâchoire.
Ses dents sont rétractiles ! Maintenant, je le sais !
Si il me choppe, vu comment ses dents sont recourbées vers l’arrière, il sera tout bonnement impossible de s’en sortir.

Il feule… comme le ferait un chat. Seulement, là, c’est un gros, très gros matou !
Son gémissement s’arrête net.
Sa tête tombe lourdement sur le sol.
Je m’approche prudemment, et enlève mes mains, qui, instinctivement, s’étaient posées sur le sabre.
Un détail me rassure, et me laisse penser que je serai tranquille pour un bon moment.
Ses pupilles sont dilatées… les quatre… quatre ?
C’est fou, il à deux paires d’yeux…
Une ‘grande’, et une plus petite.

Bon, que faire… Si je le laisse, là, il va se faire becter…

J’ai soigné un miniBanshee’… Si je sors ça aux autres de la base, ils ne me croiront jamais !

Comment faire une attelle à un membre qui se trouve en plein milieu d’une membrane ?
Hmmm….


Je m’assois sur une grosse branche face à cette aile énigmatique, et cogite à une solution viable…
Une bonne demi heure plus tard, j’ai une solution !
Si je replie l’aile, et que je la verrouille dans cette position, la fracture va se réparer, non ?!

Bon ! J’ai l’idée… Maintenant, il me faut le matos pour la réaliser !
J’ai pas de corde, jute du fil détonateur… trop coupant.

Le regard dans le vague, je réfléchis à une solution.
Comment faire une corde… Où trouver une…
Liane !

C’est trop facile !
L’abre devant moi est envahi de lianes.
Son tronc en est couvert.


J’espère que c’est pas un arbre sacré…

Je repère une liane, et escalade l’arbre pour voir jusqu’où elle va…
J’atteins le maximum et constate qu’elle repart vers le bas.
Un petit coup de stylo sur la liane, et je redescend.
Une bonne heure plus tard, je contemple les trois lianes au sol. Elles font une cinquantaine de mètres chacune, et me dis que ce ne sera sûrement pas suffisant, pour faire le tour du corps de l'animal.
Je profite que la bestiole est inconsciente pour lui verrouiller la gueule... Un coup bien placé de sa part, et je finis dans son ventre.
Une bonne liane fera sûrement l'affaire
Donc, muselée ! Sale bête !

Je reprends mon escalade sur les autres arbres.
A la fin de la journée je love mes dix câbles.
J'ai maintenant une grande variété de longueur, et avec ça, je pourrai bien verrouiller l'aile.

Une sensation étrange, commence à me mettre mal à l'aise.
Quelque chose, ou quelqu'un m'observe... et depuis une bonne demie heure déjà !
Je pose les mains sur le sabre.
Baissé en position de défense, je cherche du regard la chose qui m'observe.

Moi :Allez ! J'sais qu't'es là ! Sors de ton trou !

Les sons de la forêt me parviennent nettement.
C'est un vrai capharnaüm, et ces sons m'empêchent de localiser ma cible.
Si c'est un animal, il est super patient... si c'est un Na'vi, pourquoi  je n’ai pas encore pris une flèche...

Au bout d'une dizaine de minutes, je laisse tomber...
Je lâhe mon sabre, me relève, et lance

Moi : Kaltxì ! Pesu fìtseng ... tok ... srak ?

Bon, je pense avoir demandé "Bonjour, qui est là"... mais, j'en suis pas totalement sûr.
J'espère juste ne pas avoir sorti une grosse xellosserie.
Enfin, vu les relations Humano-Na'vi actuelles, même si j'ai sorti une ânerie monumentale, cela ne génèrera pas un incident diplomatique...

Pas de réponse !
Je retourne à ma bestiole.
Je prends l'aile valide, et la manœuvre pour voir comment elle fonctionne.
Si je verrouille l'aile brisée dans une mauvaise position, ce que je ferai ne servira à rien !

Au bout de deux bonnes heures, je pense avoir compris la cinématique de l'aile.
Je la replie contre le corps dans, ce que je pense être la position de repos, et fais de même pour l'aile brisée.
Je grade quand même à l'oeil, la mâchoire de l'animal... On ne sait jamais

Bon ! C’est pas mal !

Maintenant, comment faire pour passer les câbles sous le corps...
Ah ! J’ai une idée !

La nuit tombe... je serre les dernier nœuds.
J'en ai quand même bien bavé, mais suis assez fière du résultat.
L'animal entravé dans ses liens, je vais pouvoir l'étudier de près.
Maintenant, je dois trouver ce que mange ce truc...


Hop ! À la chasse !
Je vérifie que le journal est bien en mode 'autiste', que le module radio est désactivé... et mémorise ma position sur la carte.
J'en ai passé du temps à débloquer ce mode, mais il maintenant, je peux disparaître aux yeux du logiciel de positionnement de la base.
Pour localiser quelqu'un en difficulté, il n’est pas trop mal, mais dans mon cas, c'est plus un fil à la patte, qu'autre chose.

J'adore cette lune ! Même en pleine nuit, pas besoin de lumière additionnelle, la végétation joue les réverbères !
Certaines plantes seraient du plus bel effet sur Terre...

Ayant repéré un animal ressemblant à une biche, je me met en chasse.
Les bonds de la bête m'ont pris par surprise. J'étais loin de m'imaginer qu'un animal soit capable de tels mouvements
La traque commence.

Dans un buisson, un cerveau réfléchit.
Argg... j'ai mal !
J'aurai pas dû manger le petit Na'vi à la peau claire... ce qu'il portait sur le corps était vraiment très dur, indigeste et ça me rend malade.
Il me faut me nourrir avec autre chose.
...
Ah ! Une proie !
Encore une Petit Na'vi à la peau claire...
Ce qu'il porte sur lui est trop étrange ! C'est la première fois que je vois ça...
Celui-ci sera peut être meilleur ?

On dirait qu’il chasse.

Tapis dans les buissons, la créature observe.

Quelque temps plus tard, je décoche une flèche sur l'animal.
La tête transpercée, elle s'écroule lourdement.


Dans le buisson, la créature se réjouit
Pour te remercier de ce repas que tu m’offre, je ne te mangerai pas, Petit Na’vi à la peau claire !

Je n'ai même pas eu le temps de bouger qu'une bête énorme fond sur ma proie.
J'ai déjà vu une photo de cette bestiole dans le 'Rapport', mais j'ai depuis oublié son nom

Dans un mouvement d'une lenteur infini, je me plaque au sol.
Ma main glisse dans ma besace. Je coupe le journal.
Si il bip, je suis mort !

Je laisse l'animal manipuler ma proie.

Nom de Zeus ! Elle sort tout droit de chez Hadès, cette... euh... c'te truc
Il est mieux en photo, celui là !


La bête, monstrueuse, ressemble à une panthère noire.
J'évalue sa taille à environ six mères de long, pour deux de haut
Ses crocs, ont la taille de mes avant-bras !
Et surtout, il à six pattes !

je le regarde saisir la biche

Merde ! Mais c'est qu'il à des... mains le con !!!
Quatre membres avant, quatre mains !
Si on m'avait dit qu'à l'autre bout de la galaxie, les panthères faisaient si mètres, et avaient des mains, j'aurai collé des taquets à répétition, et en boucle à la personne que me l'aurai sorti, pour lui apprendre à se payer ma tronche...

A choisir entre affronter Léonoptruc, ou la panthère, je prends direct' Léonoptruc !
Au sol, ce gros piaf est plus pataud, ce serai plus facile.

La panthère s'en va...

Moi : 'Chier !

Je peste contre moi-même. J'ai perdu le fruit de ma chasse, et surtout une bonne flèche !
J'ai pas vu d'échoppe de facteur d'arc dans le coin, moi !
Et surtout, je doute que la poste livre des flèches en 24h ici...


Allez Xelloss ! On repart en chasse, et on essaye de ne pas se faire tirer son gibier cette fois



« Last Edit: September 12, 2010, 06:47:29 pm by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #49 on: May 06, 2010, 12:06:37 pm »
Journal de bord N°3

** Émission continue du module d’alerte **
** Mise en veille **




Prisonnier de ce rêve qui se poursuit inexorablement, je commence à paniquer.
Même si le revivre est un vrai bonheur, surtout ce qui va suivre, je commence à penser que je suis réellement mort…
Que j’ai envoyé Teranas et Eykxas à une mort certaine, par ma faute.
Et que je n’ai pu payer ma dette envers eux !

Une pensée pour Aytsmukan, ayant bravé bien des dangers pour moi… et tout ça pour rien, me met mal à l’aise, aussi !

Si je pouvais être stocké en Eywa…
Ils pourraient entendre ma voix !
Pouvoir communiquer avec eux via un utral aymokriya !
Pour les revoir, ne serais-ce qu’une dernière fois.
Pour demander leur pardon…


Le songe continue.




Quelques heures plus tard, je reviens avec une biche…
Heureusement que j’ai mémorisé l’emplacement du ptérodactruc, sinon, j’aurai certainement tourné en rond pendant longtemps.

Je pose mon gibier au sol.

Bon, le dépiauter, maintenant !
Merde ! J’ai oublié mon couteau de chasse dans ma piaule…
Comment j’vais faire pour le découper ?


En réfléchissant un peu, je trouve la solution… accrochée à ma ceinture !
Pas d’couteaux ? Et tes lames, ç’est pour beurrer les tartines ? Couillon !

Deux bonnes heures plus tard, j’ai enfin séparé la viande du reste…
Enfin, ce que je pense être la viande. Si cette bestiole est étrange graphiquement, l’intérieur est franchement déroutant… toutes les organes sont … pas là où je pensai les trouver !

Dans mon dos, un bruit !
Le wakizashi dans la main, je pivote sur moi-même.

C’te con  d’bestieau !!

Le ptérodactyle est éveillé, c’est lui qui avait bougé.
Il m’observe. Moi aussi.
Où plutôt, il observe la nourriture derrière moi.
Je saisis un morceau de viande, et le lui pose devant.
En me plaçant sur son flanc, je défais le nœud qui lui verrouillait la mâchoire.
Il ne cherche pas à me mordre cette fois, la pièce de viande sous son museau est plus attrayante que moi.

Je m’esquive, et m’assoit devant lui, à une distance respectable.
De temps en temps, je lui lance un morceau.
Je ne sais même pas pourquoi je fais ça… Pourquoi je soigne cette bestiole ?
Sur Terre, les animaux étaient assez rares, et seul des gens aisés pouvaient en posséder.
De plus, ma ‘situation’, m’obligeant à être en perpétuel mouvement, m’interdisait la compagnie d’un animal.

Ici, je peux en profiter !

Le ptérodactyle occupé à manger, je commence à monter un abri pour la nuit.
Les grandes feuilles récupérées sur un arbre à proximité du bivouac sont excellentes.
Une bonne heure plus tard, l’abri est fini…
La bête a fini son repas, je fais un feu, et commence à faire cuire des brochettes de biche.
Bon, inspiration, enlevage de masque, et a la bouffe !
C’est… bizarre, un goût que je ne connaissait pas…
Ce n’est pas mauvais, c’est même carrément bon !

Le ptérodactyle me regarde d’un air étrange.

Mais ! C’est ma bouffe qu’il lorgne !

Bon ! D’accord !


Je lui lance un bout de viande qu’il attrape au vol.
Une idée bien stupide me traverse l’esprit.
Je me lève et marche vers lui.
Il lève la tête et ouvrant la gueule émet un feulement puissant.
Je m’arrête juste hors de portée de ses crocs, et dépose un morceau de viande qu’il prend en me gardant à l’œil.

Je reste, et le regarde manger.
Sur Terre, les plus féroces des chiens de grade ne me posaient pas de problèmes, j’ai toujours réussi à m’approcher d’eux sans qu’ils émettent le moindre aboiement.
Si un pourcentage existe pour les aptitudes que l’on possède, je dois friser les cent pour cent dans la capacité ‘Empathie avec les animaux’…

Il fini son morceau. Je m’éloigne en reculant de quelque pas, glisse sous l’abri.
Le feu devrai tenir la nuit.
Que c’est paisible, en comparaison de la base, et surtout de la Terre.
La pire chose qui pourrai m’arriver serai que l’on m’y ramène, sur Terre !
J’ai encore et toujours la désagréable sensation d’être observé… Cette forêt à des yeux !!

Les jours passent.
Je reste au bivouac, et nourris ‘Garfield’.
Il porte désormais ce nom, à cause de ses couleurs, tirant sur l’orange, et surtout à cause de son appétit.
C’est pas une bête ce truc, c’est un estomac avec des ailes !

J’ai fabriqué un siège avec un morceau de souche, et l’ai posé face au goinfre ailé.
De là, je peux l’observer, et surtout, faire une petite vidéo-rapport pour Quarich.
Une monumentale flemme m’empêche d’aller faire des plans du village que j’ai repéré à dix kilomètres de mon bivouac.
Et surtout, depuis que je passe mon temps avec Garfield, j’ai pas trop envie de le voir se faire manger en mon absence !


Déjà le quatrième jour au bivouac.
Je peux m’approcher un peu plus pour donner à manger à l’estomac sur pattes.

J’ai fini la vidéo, et suis bien fière de ma connerie !
La destruction du village, dans ce clip est de loin la meilleure que j’ai jamais faite.
Le réalisme est tel, que même si quelqu’un le visionnait image par image, il ne trouverai aucune faille !

Cela fait neuf jours que mes activités oscillent entre chasse, farniente, et étude de Garfield.
Je l’ai photographié sous tous les angles.
Et depuis peu, je peux le toucher !
Cependant, je reste toujours vigilant.
Occupé à caresser le cou de l’animal, la sensation d’observation se fait plus forte.
Garfield n’a pas bronché, mais je suis sûr que quelque chose ou quelqu’un nous observe !

Je fouille, du regard, les buissons alentours…
Rien !

Pourquoi cela ne me surprend pas !?

Cela fait plus d'une semaine que j'ai quitté Hell’sGate, et je suis sûr que Quarich doit avoir retourné la base pour me mettre le grappin dessus.
Aujourd'hui, je vais m'éloigner sensiblement, pour éviter une éventuelle triangulation de mon journal
Je vais quand même laisser un oeil sur Garfield...
La caméra en enregistrement holographique me donnera une vue assez étendue de la zone.
Les préparatifs terminés, je donne les derniers morceaux de la biche au ptérodactyle.

Mémo personnel, penser à chasser sur le trajet du retour !

Une bonne demie journée plus tard, je m'arrête pour manger.
La barre de nutriments RDA est franchement moins bonne que la biche !
J'en profite pour activer tous les modules du journal.
Un message de Quarich
Un contingent Na'vi à été repéré à deux jours de marche de ma position actuelle.
J'ai bien fait de couper les modules de comm' du journal !
Je parcours le message.
Une escouade de combat est en route pour conter ce regroupement qui pourrait devenir une menace pour la base.
Et se dirige... Dans ma direction !

Merd' !

Bon, vu la vitesse des AMP ravitailleurs les accompagnant, ils en ont pour une bonne semaine de trajet.
Il est temps de passer à la vitesse supérieur, et d'envoyer nos potes les mercenaires, à l'ouest !
Je calcul le cap du groupe Na'vi et commence à m'attaquer aux défenses des serveurs de la base...
Le temps accélère, les lignes de codes aussi.
Cinq heures, deux barres de nutriments et une petite sieste plus tard, je termine la compilation.


Non loin de Hell'sGate, de nouvelles données sont prise en compte.
Cartographe : Chef ! Nous avons de nouvelles vues du satellite !
Le chef de section se penche sur l'écran du cartographe.
Chef : Mais c'est pas possible ! Ils marchent à quelle vitesse ces gars ?
         On fait une pause, et on change de cap les mecs !!!
Cartographe : Comment on peut se battre contre des gars capables de couvrir une telle distance en si peu de temps ?
Chef : Si je l'savais... Si je l'savais...
Les mercenaires soufflent un peu avant un nouveau départ qui enverra l'escouade bien loin du groupe Na'vi

Je renvoi un message à Quarich pour le prévenir que ma mission durera plus longtemps que prévu, et que je dois faire silence radio.
Bon, comme ça, il va me lâcher la grappe, et j'aurai le temps d'étudier Garfield tranquillement

Mes actions terminées, je remet mon journal en mode 'Autiste' et commence à me diriger vers le bivouac.
Je repère un animal ressemblant à une tortue d'environ un mètre cinquante de long
Enfin une proie qui ne va pas se barrer en courant !
Je sors le sabre court et m'approche par l'arrière la bête qui se nourrit de feuilles.
Si cette tortue est conçue comme ses cousines Terriennes, la tuer sera assez simple.
Je tends la main pour saisir la carapace.

La surprise fût totale !
Assis par terre, bouche bée je tente de mettre de l'ordre dans mon cerveau.

Je n'avait même pas effleuré la carapace que la tortue se leva d'un coup !
Ses pattes arrière, ressemblant plus à des jambes d'autruche se sont dépliées d'une façon qui défierait toutes les lois de la mécanique sur Terre !
Ainsi juchée sur ses pattes arrière, la tortue ressemblait à un mix entre un vélociraptor et une autruche... avec une carapace !
Son départ…  Jamais j'avais vu une telle accélération !


Bon, pour une brochette de tortue locale, j'repasserai !
Cet échec fut une bonne expérience, je sais maintenant que si je devais me déplacer rapidement, il me suffirait de capturer une de ces choses.
Plus facile à dire qu’à faire.

Je retrouve le bivouac tel que je l’avais laissé.
Garfield lava instantanément la tête à mon arrivée.
Pour la première fois, je sentais que quelque chose avait changé.
Peut être accepte t’il ma présence ?
Je pose ma proie au sol sous le regard attentif de l'estomac sur pattes.
Cette lune et sa faune sont vraiment déconcertantes, la bestiole que j'ai ramenée ressemblerait à s'y méprendre à un écureuil Terrien.
Si ce n'était sa taille, un mètre de haut, et ses écailles lui conférant un air de dragon sans ailes.

Allez, appelons le : 'Dracureuil' !

Je commence à dépecer l'animal avec cette sensation, toujours persistante, d'être observé.
C'est pénib' comme la pluie, ça !
Si le Dracureuil, est graphiquement agréable pour les yeux, son intérieur est une infection pour l'odorat !
Je suis sûr qu'une légion de sconses sentiraient la rose, à côté !
Et dire que j'ai un masque qui filtre déjà pas mal de trucs... Je n'ose imaginer cette infection sans ce truc collé sur ma face.
L'animal dépiauté, je trie les écailles par taille en savourant sa chaire au goût de dinde.
D'une belle forme pointes en obsidienne, leurs tranches sont plus effilées qu'un rasoir, et ce sera parfait pour mes flèches.

Derrière moi, Garfield pousse une série de petits cris.

C'est pas vrai, t'es un ventre sur pattes, toi !

Je vais tenter un truc fou... Essayer de lui donner directement un morceau de nourriture.
Bon, une bonne inspiration !
S'il me niaque la main, vu la tronche de sa dentition, je serai bon pour lui laisser tout mon bras !
Je m’approche de lui, l'air décontracté.
Ne pas laisser transparaître mon anxiété, il pourrait mal réagir.
Si j'ai une apparence sereine, je dois bien avouer que je fais pas trop le malin...
Sa gueule à peine ouverte, il donne l'impression de sourire. Cette mimique me rassure un peu.

Je lui tends le bout de viande qu'il attrape directement.
Une fois son morceau avalé, je tends la main en direction de sa tête.

Xell' ! T'as d'autres idées débiles en stock ?
Il envoie sa tête, ou plutôt la sorte de dérive, qui prolonge sa tête, dans ma main.
Pour moi la surprise est totale.
Je referme ma main, et le caresse. C'est comme dans un rêve !
Un bruit dans le grand arbre à ma droite me fait sursauter.
Garfield relève aussi la tête.
J'aurai juré voir une forme humanoïde se faufiler entre les feuilles !!

Il se fait tard, je vais aller me coucher.
Je donne un autre bout de Dracureuil et me glisse dans l'abri.







Le jour est levé depuis un bon moment.
Une toilette de chat, et quelques morceaux de viande plus tard, je me plonge dans la lecture du 'Rapport'...
Les heures défilent…


Moi :Ikran !!! Ou Ikranay !!!

Ca y est ! Je connais le nom de la bestiole qui se tient devant moi !
Je pencherai plutôt pour Ikranay, à cause de sa taille.
J'ai aussi mis un nom sur la monstrueuse panthère qui m'a spolié de ma première chasse.

Palulukan...
Son nom n'a rien de particulièrement effrayant, mais après avoir lu les infos le concernant, je ne peux réprimer les frissons de terreur qui me parcourent !
Crocs de trente centimètres, crâne blindé, queue venimeuse, capacité de réflexion/analyse proche d'un Humain adulte, capacité préhensile, etc...

Brrrr....
Le 'Rapport' dit que même les Na'vi ne font pas les malins, face à lui !
Et qu'il n'est célébré, ni par les chants, ni les danses.

'tain ! Et j'ai échappé à CA !! Si y'a une divinité sur cette foutue lune, je peux la remercier !

Les jours passent, et mes activités sont principalement, chasse, lecture du 'Rapport' et surtout,  nourrir Garfield...






Les pas résonnent dans le couloir.
Le visage de l'homme est fermé et sévère.
Les gens détournent le regard à son passage.
Soudain, l'homme empoigne par le col un soldat.


Homme : IL EST OÙ ?
Soldat : Qui, mon Colonel ?
Quaritch : XELLOSS ! QUI DONC ?
Soldat : Je ne sais pas, mon Colonel, La dernière fois que je l'ai vu, il passait la Grande Porte...

Le Chef de la sécurité lâche le soldat qui pousse un petit soupir de soulagement et s'éloigne en grommelant.
Pris dans son élan, le Colonel heure un homme en chemisette sortant d'une pièce.


Selfridge : Vous cherchez quelqu'un ?
Quartich : Xelloss... Encore et toujours...
Selfridge : Laissez-moi deviner... Il est introuvable et injoignable ?
Quaritch : Mwouais ! Un jour j'vais m'le faire ce morpion !
Selfridge : Alors soyez discret... N'oubliez pas que c'est le Siège qui l'a fait venir... Il peut être n'importe qui... Peut être même un membre du Bureau...
Quaritch : Nous sommes loin de la Terre, ici... et l'environnement est hostile...

L'Administrateur Principal regarde le Chef de la sécurité s'éloigner et hausse les épaules.
Dans toute sa carrière, il à toujours tenu à ne pas se faire remarquer par le Bureau et sait ce qu'il advient de ceux sur qui le Bureau ouvrent une enquête...






Au même moment en pleine forêt...


Aujourd'hui, on passe le cap supérieur !
Je vais enlever les liens maintenant les ailes. Je pense que la structure a dû se réparer.
Des os avec un renforcement carbonique naturel ais-je lu dans le livre! La Über Classe Internationale !

J'enlève mon équipement, et place le wakizashi dans mon dos, ainsi positionné, il ne gênera pas mes mouvements.

Moi : Bon ! t'es pret !?

Je donne un gros morceau de viande à l'ikranay et commence à défaire les noeuds.
Les lianes tombent au sol, dans un mouvement d'une lenteur emplie de grâce, il déploie son aile gauche.
C'est magnifique.
La droite ne semble pas vouloir répondre...
Merde ! Tout ça pour rien ? Chier !
Je me place à sa droite et commence à manipuler l'aile.
Hop ! Un coup d'oeil à travers la membrane, pour constater que la fracture si visible au début a complètement disparue
J'veux un corps pareil !!!
Je bouge l'aile
Les mouvements sont cohérents, et identique à ceux de la gauche.

Bâ… Pourquoâ ?

Sa tête tournée dans ma direction, il m'observe lui manipuler l'aile.
Il jappe, grogne et émet des sons en bougeant la tête.
Ces 'paroles' me sont directement adressées.

Moi : T'as pas d'bol, j'parle pas l’ikranay, moi ! Bon...

Je décide de faire une pause, et de manger un coin.
Après avoir replié l'aile, je m'assois devant lui, avale un bout de viande, et lui donne les derniers morceaux du dracureuil chassé la veille

Dans ma tête, ça carbure à block Jean Floch !

Pourquoi la structure est intacte, mais ne répond pas ?
Qu'est-ce qui merde ?

Le regard dans le vague, j'observe l'aile valide.
Les trois lames qui terminent la voilure m'intriquent


Et si... ?!?

Je me lève et saisis une des lames de l'aile droite.
Les petits mouvements que j'imprime à la lame ont une répercussion directe sur l'aile toute entière.
C'est pareil pour les trois lames !
J'ai bien l'impression que les ordres vont en premier à ces lames, et que les muscles d'aile réagissent en conséquence.
Si la commande des lame est HS, il ne volera plus jamais...

Je replie l'aile et part à la chasse. Il me faut me nourrir, et surtout, je pourrai cogiter à une solution.
La nuit vient de tomber, je dépose un yérik, le nom de la biche locale d’après le ‘Rapport’, près du foyer, allume le feu, et commence à la dépecer.
Ca sent meilleur que le dracureuil !
Quelques coups de lames, quelques morceaux engloutis par Garfield et une bonne brochette plus tard, je me couche sous le regard de l'ikranay qui depuis que j'ai tenté de faire bouger son aile, ne me quitte plus des yeux.

Je rêve de dragons !
Un rêve de fous !!  Dedans, un jeune garçon volait sur le dos d'un dragon auquel il avait mis une prothèse pour replacer une aile manquante

J'la tiens mon idée stupidement géniale !!!
J'espère juste me souvenir de ce rêve à mon réveil...

Le jour se lève, j'ai dans la tête des milliers de schémas pour tenter de réparer l'aile de Garfield
En lui donnant un morceau, je le fixe et lui dit
Moi : Tan teu chour... Chteu chure que tu foll !!
Vu la tronche qu'il me fait, j’aurai juré qu’il allait me dire ‘On parle pas la bouche pleine, malpoli !
J'avale mon bout de viande et lui lance

Moi : Bon, 'jte la refais ! Dans deux jours, j'te jure que tu voles !!

Les heures défilent !  Les prototypes pour commander les lames, aussi !
Si j'étais au labo, je pourrai faire un truc qui tient la route...
D'échec en modifs, je progresse.
Je commence à piger ses expressions et autres mimiques, et suis maintenant en mesure de savoir quand un truc lui plait ou non
C’est déjà ça !

L’aube du troisième jour pointe...
Assis sur son dos, Je tire sur un des fils de détonateur, utilisé comme câble... L'aile bouge !!
Les six fils, repérés par un nombre de noeuds allant de un à six, reliés à un jeu de poulies et équerres assez complexe semblent être la bonne solution.
Je relie les câbles de l'aile droite à ceux de l'aile gauche.

Je saute à terre...
C'est maintenant qu'ça se joue !!!

Je me place devant lui, et observe...
Il lève pour la énième fois son aile gauche.
La droite imprime le même mouvement.
Il bouge la gauche, la droite répond !

GENIAL !!
Pas peu fière de ma connerie, je jubile !

Comme je le pensais, si la commande était inopérante, la puissance est bien présente ! Il avait la force pour bouger l'aile, mais les ordres de son cerveau n'arrivaient pas jusqu'aux muscles...
Il bat des ailes violemment, l'air dégagé est puissant.
Ses expressions montrent entre autre, sa satisfaction.
Dans le bruit des battements, je lui crie

Moi : Allez ! Bon vent !! Barre toi !

Au bout d'une bonne minute, il stoppe ses mouvements, et se penche vers moi.
Son regard dans le mien, il émet une série de jappements en dandinant de la tête.

Mais qu'est-ce qu'il veut ?
Continuant ses jappements, il tourne sa tête vers l'arrière, me regarde à nouveau, et répète le mouvement.

Une idée folle me traverse la tête !

« Last Edit: January 21, 2014, 08:27:13 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #50 on: May 06, 2010, 12:06:58 pm »
Je m'équipe complètement, arc, sabres, besace, et tout le reste...
Je m'approche de lui, il me suit de la tête et du regard.
Peu rassuré, je grimpe sur son dos, et cale mes pieds au niveau de ses ouies. Les câbles passent devant moi
J'ai à peine eu le temps d'agripper les 'connecteurs' de sa tête qu'il se dresse sur ses pattes arrière, et dans un hurlement qui me glaça le sang, pris une impulsion phénoménale.

Moi : Nom de !!!!!
        La prochaine fois qu't'as une idée comme celle-ci !!  
        Tu la mets dans ta pooooccchheeeuuuuuhhhaaaaa !!!!!!!

Les puissantes impulsions de l'animal sont d'une efficacité redoutable, il s'arrache à la gravité de la lune avec une facilité telle que je me demande s'il n'a pas d’autres muscles, cachés dans les os...

Plus l'ikranay monte, moins je suis rassuré.
La suite est pire !
Un petit mouvement, et l'ikranay tente un virage sur l'aile...
j'ai bien dit : 'tente' !!!!


Moi :Whhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!
      Merd' Merd' Merd' !!!!!
Si le système de recopie des mouvement de l'aile gauche sur la droite fonctionne parfaitement en vol rectiligne, la moindre tentative de courbe est instantanément sanctionnée par une mise en torche de l'aile.
Et une chute libre !!!


J'attrape le fil trois et tire doucement dessus.
Le mouvement qui s'en suit est encore pire

NOoooonnnnnn...

Allez ! Le deux !!!
...
Et.... Meeerrrrdddd'

Accroché à ses connecteurs, hurlant tout ce que je peux, je tente le câble un, et le quatre.
Pas mieux !
Si l'ascension fut rapide, la descente l'est encore plus...

Le câble six donna le résultat voulu, et stabilisa le vol.

Piouuufffff....
Dans ma poitrine, j'ai l'impression que mon coeur vient de passer la barre des dix mille tours minutes.
Et dire que je détestait les vols en avion.... me v'l'a servi !
Mon masque, tellement rempli de buée et de sueur me donnait l'impression d’être dans un bocal à poissons rouges... mais sans les poissons !
Je n'osai pas activer la commande de purge, de peur de tomber.
Bon, au prochain retour à la base, il fau que je me débrouille pour trouver un parachute!
Je demanderai à la femme pilote qui fait les sorties scientifiques... Zut ! C'est quoi son nom, déjà ?

L'ikran tourna légèrement la tête, et me regarda.
Il repris de la hauteur et se stabilisa, avant de replonger son regard dans le mien, tout en faisant osciller sa tête de droite à gauche.

Au bout de deux bonnes minutes, je compris son message.
Droite, gauche, droite, gauche....
Je tire délicatement le câble un, il effectue un virage léger sur la droite sans pencher.
Il poussa une série de jappement, ceux que j'avais identifié comme de la satisfaction.
En tirant en plus sur le trois, il pencha et effectua une belle courbe.
Je ramène le un et trois en position 'zéro', qui le fit reprendre un vol plat et droit.
Une petite traction sur le deux et le trois, le fit pencher à gauche dans un virage sublime
Sur mon visage, un sourire que seul mes oreilles arrêtaient se dessina définitivement.


Alors, on récapitule
Virage droite à plat : câble un
Virage droite penché : câble un et trois
Virage gauche à plat : câble deux
Virage gauche penché : câble deux et trois

Voyons d'autres combinaisons…

Une bonne heure plus tard, j'ajoute à la liste, de nouvelles commandes.
Montée plané : quatre
Montée rapide : quatre et six
Descente plané : cinq
Descente rapide : cinq et six
Piqué : Un, deux, cinq et six, en simultané

Pour les vrilles et les autres joyeusetés, on verra plus tard !
Il reprend ses jappements et fait pencher sa tête sur la gauche.
J'vais tester un truc.
Je tire un et trois, il penche à droite dans un virage, émet un jappement de désaccord et me colla une claque avec son connecteur droit

Moi : Aïïlleeuuuu ! Okay ! D'accord, d'accord !

Immédiatement je ramène les câbles en position zéro, et tire deux et trois
Le joli virage penché sur la gauche, accompagné des jappements d'approbation me font sourire.
Bon ! je sais maintenant quand t'es d'accord ou non ! Cool !!

Les rôles s'inversent !
Au début, j'ai testé les câbles pour voir ses réactions, maintenant, c'est lui qui teste les miennes
Tête en haut à gauche, tête en bas, à droite, en bas à gauche...
Roulis, lacet, tanguage, toutes les combinaisons y passent.
Si la première demie heure fut un peu chaotique, le reste... quel pied !!!

Ne plus jamais me poser !
C'est décidé ! Je veux revivre ce rêve pour toujours !
Si c'est ça la mort ! Je veux bien mourir de suite !!
Mais par respect de tous ceux qui se sont sacrifiés pour moi, cela m'est impossible ...

Le rêve continue...
Le vol aussi !!
Et la nuit tombe.

Quelques heures plus tard, le pilotage devint fluide, et fait d'échange entre l'animal et moi.
Je le laisse décider du chemin pour la plupart du temps.
C'est fou ! Ce rêve est presque aussi intense que le premier vrai vol.

La nuit est bien avancée, et la fatigue totale.
La dense forêt qui s'étend à l'horizon m'empêche tout atterrissage.
Une bonne heure de recherche plus tard, je repère une grande clairière, illuminée comme un concert de Jean Michel Jarre...
Hop, une légère traction sur cinq nous fait amorcer une descente lente en direction des lumières.
Il paraît que l'atterrissage est le plus difficile...
Ici, je laisse Garfield gérer...

Quelques coups d’ailes, et un jappement plus tard, je pose les pieds sur le plancher des … vaches ?
J’en ai la tête qui tourne… c’est l’pied !!

Un peu ankylosé par la position de vol, je m’étire dans un bâillement sonore.
Derrière moi l’ikranay feule comme lors de notre première rencontre.
Un mouvement réflexe me colle le Yumi dans la main et une flèche sur la corde.
Ma position est basse et je cherche, intrigué, la raison de ce feulement.


Moi : Rien ! Y’a que dalle ! C’est l’air des hauteurs qui t’on grillé l’cibouleau ?

Soudain, en un mouvement si rapide qu’il me surprend moi-même, je reprends mon armé.
Je les vois, maintenant !
Tous !
Tout !

Chier !

Autour de moi, ça crie…
Haüü ! Haüü !
Yä ! Yä !
Hïyä ! Hïyä !!

L’ikranay, baissé en position d’attaque feule tout en gardent sa position.
De mon côté, je tourne dans tous les sens pour évaluer la menace.

Cerné ! Comme un rat !!

Merde ! Xell’ ! Tu déconnes à plein tube, là !!!
La prochaine idée comme celle-là, tu t’la mets dans la poche !!!
Elle va être longue, cette nuit…
Ou très courte !!!


Mes yeux s’habituant à la lumière de la clairière, je pris conscience de l’ampleur de cette monumentale Xellosserie.

Autour de moi, se dessinaient des huttes, mélange de wigwam et de yourte.
Autour de moi, les Na’vi, immenses du haut de leurs trois mètres, avaient tout leur arsenal en ma direction…


Moi : Lune de taaaarrrééééés !!!!!!



« Last Edit: May 06, 2010, 12:29:28 pm by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #51 on: May 07, 2010, 06:23:42 am »
Journal de bord N°3
** Émission continue du module d’alerte **
** Mise en veille **


Coincé dans mon rêve, je tente de trouver une solution diplomatique à l'inévitable affrontement qui se profile
Bouge pas, Garfield !!! si t’en croque un, ça va être irrécupérable…
Soudain une douleur infinie se matérialisa dans ma poitrine.
Le souffle coupé, incapable d’émettre un son, mes mains se crispèrent sur l’arc et la flèche.
Du regard, je cherchais la flèche qui venait de me transpercer…




Pendant ce temps, au Nouveau Kelutral Omatikaya, les Na'vi observent mon corps Humain et celui de mon Avatar.
Autour de ces corps inertes, les discussions vont bon train.
On plaisante sur les Humains, et leurs équipements, on compare les différences morphologiques…

 
Non, loin de là, deux Na'vi sont en pleine discussion
Le sujet, Xelloss, le destructeur... celui qui à abattu nombre de villages Na'vi
Celui qui en quelque semaine à décimé des clans entiers...


Mo'at : Ma 'ite...
           Je ne peux fermer les yeux sur les atrocités de ce... Xelloss !!
           J'ai vu les images vivantes ! J’ai vu nos frères et soeurs...
           J'ai vu leurs villages !!!
           Je ne pourrai le regarder dans les yeux
           Il doit payer !!!
Neytiri : Mawey ma sa'nok, mawey...
            Vous avez été la première à faire le pas pour une réconciliation avec les Sawtute
            C'est grâce à vous que Jake à pu devenir ce qu'il est.
            Et dans un sens, c'est aussi grâce à vous que nous sommes débarrassé de ces démons
Mo'at : Je le sais...
            Mais ça...
            Je ne le pourrai pas. Même avec le signe de Mère...
Neytiri : Eywa n'envoie pas les Atokirina au hasard, et elle avait fait un signe identique pour Jake
Mo'at : Je ne peux ignorer les signes de Mère, mais, là...
            Tìrey tsawke nous dit que ce Xelloss est contre Ceux Du Ciel... Comment en être sûr !
            Qui peut le confirmer ?
            Je ne sais plus... Je ne sais plus !
Neytiri : Tìrey' à dit que quand il à attaqué les Sawtute dans les Ikni', Xelloss les à aidé.
             Je vais le chercher, il...

Mo'at, tomba lourdement au sol sous les yeux de Neytiri.
La stupeur était visible dans les yeux des deux.

Neytiri : Ma Sa'nok ! lu fpom srak ?
Mo'at : Arggg... Srane...
Neytiri : Que s'est il passé ?
Mo'at : Mes jambes… ne me portaient plus...
            Depuis quelque temps j'ai des vertiges, je saigne de la bouche, et ma vue se trouble.
Neytiri : Quoi ? Toi aussi ?
               Plusieurs disent la même chose ... par moment, c'est comme si leurs corps ne répondaient plus...
Mo'at : D'autres dis-tu ? Où ? Quand ?
Neytiri : A la base des Sawtute, surtout.
Mo'at : Ces démons... leur choses continuent à nous faire du mal...
            Il me faudra en parler avec Mère.
            Pour le moment, va, et reviens avec Tìrey tsawke...

Mo'at récupéra le journal d’Aytsmukan, tombé au sol, et se releva.
Au même moment, à d'autres endroits d'autres furent pris des mêmes vertiges...
Tous, stupéfaits de cette perte de contrôle si subite, mais rassurés par le fait qu'elle fut éphémère

Mo'at regarda les deux corps de Xelloss, posés sur une paillasse.
Elle marcha dans la direction des deux.
Dans sa tête, tout se mélangeait dans une joyeuse confusion
Mais qui est il réellement ? Un allié, un ennemi ? Le pire des démons ?
A une dizaine de mètres, elle se figea net !

Mo'at : Kehe... Nìmun...


Une nouvelle étrange et désagréable sensation parcouru son corps.
Elle savait ce qui allait suivre, et voulu crier, mais aucun son ne sorti de sa bouche.
A nouveau elle tomba.

Étendue sur le sol, elle voyait distinctement l'Humain responsable de tant de carnage.
Devant ses yeux, le journal diffusait une vidéo.
L’écran transparent lui laissait voir le visage de Xelloss
Celui-ci donnait l’impression de sourire.
Un sourire moqueur qui semblait dire

‘Vois, Tsahìk, vois ce dont nous sommes capable…’
‘Vois Ceux Du Ciel tels qu’ils sont !!!’


Les images défilaient.
Les morts innombrables…
Les flammes…

Des larmes commencèrent à couler sur son visage
Des larmes de tristesse et de fureur.
Les images, insoutenables pour elle, et le visage de l’Humain en surimpression la terrifiaient maintenant, une terreur bien plus forte que celle qui s’était emparée du Peuple lors de la destruction du précédent Kelutral.

Les yeux de Mo’at se remplirent de larmes.
Une terreur sans nom s’empara de son être

Maladroitement, elle se leva et poussa un hurlement qui médusa les Na’vi présents autour des deux corps de Xelloss.
Titubant, elle parcouru les quelques mètres qui la séparait de cet Humain allongé au sol.

Elle se laissa tomber à genou près de ce corps qui, pour elle, représentait le Mal Absolu.
Et sorti sa dague.

Les mains sur la poitrine du démon, les yeux pleins de larmes, elle cria
Mo’at : ZENE TIVERKUP NGA… NA’VIFPI !!!


Derrière elle deux voix crièrent aussi
Neytiri et Tìrey tsawke : Kehe !!! Rä’ä siiiii !!! Kehe !!!!


Trop loin pour faire quoi que ce soit, ils ne purent qu’assister impuissant à la scène.
Les autres Na’vi terrifiés par le comportement inhabituel de Mo’at restèrent figés.

La lame pénétra la poitrine de mon corps Humain.

Tìrey tsawke et Neytiri bloquèrent Mo’at, et regardèrent d’un air désespéré la dague
Tìrey tsawke : C’est pas possible ! C’est un aimant à dagues ce mec !!

Neytiri et deux autres Na’vi tentèrent de relever Mo’at, mes ses jambes ne la portait plus.
Na’vi : Ma Tsahìk… Ma Tsahìk…

Leurs questions restèrent sans réponses, et ils se rendirent compte que les yeux de Mo’at étaient devenus blanc. Un blanc pur et oppressant.
Ils posèrent Mo’at au sol tendis que Tìrey’ tentait de faire un soin de fortune à un Xelloss déjà bien amoché.


Neytiri : Alors ?
Tìrey tsawke : Il en à pour dix, douze heures, max…
                       Son corps présente d’étranges plaques noires… jamais vu ça !
                       Et la dague de Mo’at n’a pas arrangé les choses
Na’vi : Il va mourir ?
Tìrey tsawke : Pas encore, mais il y travaille, le con !
                       Il faut vraiment faire le transfert… j’ai bien l’impression que le seul truc qui le maintient en vie, c’est ses organes cybernétiques… Tout l’organique le lâche !!
Neytiri : Les organe quoi ?
Tìrey tsawke : Des organes de métal
Neytiri : Brrrrr… Mais pour la cérémonie… Mo’at ….
Tìrey tsawke : Tu dois le faire !
Neytiri : Moi ? Mais je ne suis Tsahìk que depuis top peu…
              Ce serai ma première cérémonie… Je

Derrière elle, une voix puissante s’éleva
Voix : Tu en seras capable ! Et il le faut… C’est pas pire que d’échapper à Toruk ? Hein !!
         Désolé du retard… les chefs d’Etat, vous savez comment c’est, on  n’a pas une minute à soi…

Neytiri anxieuse, laissa échapper
Neytiri : Jake, Je ne sais pas…
Jake : T’inquiète, on te soutiendra, et s’il faut on ramènera les pompom girls !!
Neytiri : Je comprends tes mots... mais tes phrases… c’est quoi ‘despompomgirl’
Tìrey tsawke : On  t’expliquera en route, ça urge un max’ là…

Les préparatifs commencèrent pour le trajet qui devait les mener au Vitrautral, et à une possible guérison de Xelloss.

Tìrey tsawke : Jake, t’as dit ‘Il le faut’ tout à l’heure…
                    Pour quoi ‘Il le faut’ ?

Les yeux dans le vague, se remémorant un souvenir lointain, jake lui dit d’un air décidé
Jake : Oui, ‘Il le faut’, il faut sauver Xelloss…
         J’ai une dette de vie envers ZeroS…
« Last Edit: June 24, 2012, 11:20:19 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
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Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #52 on: May 11, 2010, 03:28:17 pm »
Journal de bord N°3
** Batteries critiques **
** désactivation du module d’alerte **

** Hibernation **





Arrrgggg !!!!
C’est pas vrai !
Là, j’ai mal ! Vraiment mal !!
Pourquoi ?!
C’est un rêve, juste un rêve… enfin, je pense.

Mes mains, crispées me font aussi souffrir. Doucement, je tente de relâcher la tension.
Je ramène l’arc en position de repos tout en cherchant du regard cette flèche qui devrai me traverser de part en part…

Rien !!

Ce qui me trouble le plus, c’est que j’ai cru entendre une phrase en Na’vi…
Un truc du genre ‘zéné tivertruc...
Mais cette phrase venait de l’intérieur de mon crâne !

A côté de moi, Garfield s’est un peu calmé.
Les Na’vi ont abandonné leurs postures de combat et semblent maintenant plus perplexes qu’agressifs.
Ils parlent…
Ils me désignent.
Je désencoche ma flèche, et d’un mouvement de rotation, la ramène le long de l’arc.
La douleur est à son paroxysme, et me rappelle méchamment le temps où j’avais la lame d’un soldat plantée dans ma poitrine…
C’est mon rêve ! Pourquoi il change ?
Mon arc, planté dans le sol, me sert maintenant de canne.
La chose interdite par excellence. Si mon ancien maître de kyudo voyait ça…

Les Na’vi continuent à parler. L’un d’entre eux désigne sa poitrine à ses compatriotes en me pointant du doigt.
Instinctivement, je regarde mon torse.
Sur mon keikogi, la veste traditionnelle, se trouve une tache rougeâtre qui grandit…
Une tâche de sang…

Une tache de sang ??!!!

Hébété, je regarde cette auréole qui ne présage rien de bon…
Mais qu’est ce que c’est ce rêve ? Je n’ai jamais été blessé lors de la rencontre avec ce clan…
Comment un rêve du passé pourrait-il changer ?
Est-ce bien un rêve ?
Si non, où suis-je ? !!!


Je lâche l’arc qui tombe au sol.
L’ikranay me regarde d’un air triste… J’étais loin de m’imaginer que ces bestioles pouvaient afficher un air comme celui-ci.
Les Na’vi ont pour la plupart baissé leurs armes, je ne représente plus une menace.
De mes deux mains, j’ouvre cette veste, maintenant pleine de sang.
Sur ma poitrine, une plaie béante, au niveau du cœur, laisse échapper mon sang.
J’effleure de la main cette plaie.
Elle semble si réelle.
Je veux me réveiller !!!

J’veux pas crever comme un con dans un rêve !!

Quelques secondes plus tard, je titube et tombe tel une marionnette.
Garfield eu juste le temps de passer sa tête sous moi, pour m’éviter de m’envoyer la tête sur les rochers jonchant le sol.
Allongé, gisant sur le dos, les yeux écarquillés de stupéfaction, je vois la gueule de mon estomac-sur-pattes s’approcher de moi, et me pousser la tête.
Ma dernière vision, fût celle de la tête de l’ikranay faisant place à celle d’une Na’vi.


Non loin de moi, près de mon corps, dans le monde réel, le groupe partant pour le Vitrautral avançait lentement.
Les discussions tournaient autour des migraines et des vertiges, qui depuis quelques temps frappaient au hasard les gens.
Et surtout, sur leur incompréhensible origine…
Au fond du cortège, Mo’at, aidée par deux Na’vi, marchait en écoutant Tìrey’ lui conter son assaut sur le poste avancé des Sawtute dans les Ikni’.
Et l’aide du disrupteur quantique de Xelloss.
Mo’at qui ne comprenait ni le mot ni le concept, demanda ce qu’étais un ‘dis’ruptrr kan’tik
Tìrey’ pensa que même lui avait eu du mal à comprendre ce truc, alors l’expliquer à une personne pour qui un trou noir, est un trou dans lequel on ne voit pas…

J’vais en baver un max ! Se dit il.

Mo’at écoutait attentivement les explications de Tìrey, et les traductions de Jake.
Au bout de deux heures de marche forcée, le groupe s’arrêta.
Tìrey et Jake se dirigeaient vers les corps de Xelloss, quand soudain, plusieurs personnes furent pri de vertiges.
Jake tomba, et se rattrapa avant de toucher le sol, soutenu par Tìrey.
Autour d’eux, plusieurs personnes, sonnées, furent aussi un peu groggy…

Derrière lui, Jake entendit un bruit sourd, et quelqu’un cria son nom
Voix : Ma Jake ! Ma Jake !!! Za’u !!!


Il se retourna, et vit Neytiri accroupie près de Mo’at, étendue sur le sol.
Tìrey et lui, accompagnés d’autres Na’vi se précipitèrent auprès de Neytiri.


Neytiri : Nìmun, ma Jake… Oeyä sa’nok… Nìmun…


Tìrey ramassa le journal d’Aytsmukan que Mo’at tenait encore.
Tìrey’ : Mais ! Que !!!
Jake : Un souci ?
Tìrey : J’deviens cintré ! J’ai cru voir une fenêtre pleine de lignes de code se fermer …
Jake, en rigolant : Tu devrais arrêter de fumer les plantes d’ici !

Il s’adressa ensuite à deux Na’vi face à lui.
Jake : Mo’atit munge Kelutralmì mengal, rutxe…
Na’vi : Srane ma Olo’eyktan !

Les deux Na’vi, aidés de quelques autres, fabriquèrent un travois de fortune, et repartirent vers le Nouveau Kelutral Omatikaya, avec Mo’at, toujours inconsciente.

Jake : Bon, ma Neytiri, tu est celle qui détiens la vie de Xelloss dans le ceux de ta main, maintenant.
Derrière, Tìrey’ lui dit
Tìrey : Vite, ça urge un max… J’ai prévu environ douze heures au corps Humain de Xell’, et on en à déjà consumé deux…
Neytiri : Et son corps… les étranges marques noires.
Tìrey’ : Plus ça va, moins ça va ! Celles qui étaient déjà présentes n’arrêtent pas de grandir, et d’autres sont apparues.
           En plus, au centre des plus grande, la peau commence à devenir transparente…
Josef, les ayant rejoins, leur dit d’un air abattu.
Josef : Faut’ qu’on s’grouille ! J’ai fait quelques analyses sommaires, et j’ai bien l’impression que son corps pourrit de l’intérieur.
          En tout cas, on peut bénir ses organes cybernétiques… c’est les seules, à part son cerveau, qui sont opérationnelles… le reste… est en rade !
          Donc, ses dix heures restantes, je les réduiraient à environ six… et encore
Jake : ‘Chier !! On en à encore pour quatre heures de route…
Tìrey : Si on ne rencontre pas de Toruk, Palu’ ou autres joyeusetés sur le chemin…
          Et dans son état, la cérémonie va durer au minimum deux bonnes heures… Ca va être short’
Josef : Ouais, comme dans les films où le démineur stoppait la bombinette à 00h00m01s du chrono’…

Au même moment, Neytiri se demandait si un jour elle réussirai à comprendre le langage des Sawtute, car entre ‘despompomgirl’ ‘dukorno’ et d’autres mots tout aussi tordus les un que les autres, elle était un peu perdue…

Jake, en se levant : KÄ, kä, kä !!! Kä set ayoeng !
                               Krr Wä ayoengit uvan sängi !!



Tìrey : Si seulement on pouvait y aller en ikran…
Josef : Mais, voilà, son corps Humain ne le supporterai pas…
          On n’aurai pas fait une borne, qu’il nous claquerai dans les pattes !
          Si je n’étais pas au courant pour ses organes cybernétiques, je dirais q’Eywa l’a à la bonne !!
          T’as dit tout à l’heure ‘J’ai une dette de vie envers ZeroS’… C’est quoi cette histoire.
Jake : Une bien longue histoire…
Tìrey’ : Ca tombe bien, on à quatre heures devant nous…
Jake : Ok, bon… Y’a quelques années j’ai fait la connaissance d’un mec étrange, et ce gars…


Le groupe repartit vers le Vitrautral, et l’espoir de survie pour Xelloss remonta un peu…


----------


A plusieurs kilomètres de là, dans un avant-poste Humain, on se remet tout doucement de la dernière de ces migraines infernales qui sévissent depuis quelques mois…
Les hommes portent leurs masques, le système de ventilation ne distribue plus l’air filtré.
Les discussions sur ces étranges phénomènes furent interrompues par une déflagration assourdissante venant du sous-sol.

Dans l’intercom’, une voix horrifiée cria.
Voix : Les prisonniers !!! Les … Aaaarrrrggggg !!!!

Au dessus, dans la salle de repas.
Chef Avant poste : Putain ! C’est quoi ça, encore ?
Second : Te bille pas, c’est une grosse connerie… Y’fait chier Gérard, avec ses blagues.
Chef : T’es sûr ?
Second : On à enfermé les prisonniers dans la chambre froide, et elle est maintenue à moins dix !
             Comment tu veux qu’ils aient la force de quoi que ce soit…
             Ça fait plus d’un mois qu’on les tient au frais, et quand on les sort pour les tests, ils sont à peine en vie… C’est comique !!
             Nan, j’te dis…

Le Second ne pu finir sa phrase, la porte de la salle de repas vola dans leur direction, passa au dessus de leurs têtes, et se fracassa sur le mur…
Les prisonniers, visiblement en pleine forme, et recouverts de sang se jetèrent sur les deux Humains qui n’eurent le temps de dire ‘ouf’.

Hurlant de rage, le premier Na’vi, dans une folie meurtrière démembra le chef, vivant.
Il lui retira son masque, et s’assis à côté, le regardant sombrer de terreur vers une mort inéluctable.
La dernière vision du chef, fut le visage souriant et satisfait de celui qui, quelques heures plutôt hurlait de douleur pendant qu’il le torturait.

Le deuxième Na’vi hurla au Second, qu’il tenait par la gorge, plaqué contre le mur

Dans ses yeux, la haine, la folie et une tristesse infinie étaient si visibles que le Second se dit qu’ils auraient peut-être dû désobéir aux ordres…
Na’vi :   Nous !! Aucun mal !!! Jamais ayngawä !!!
          Nos frères !!! Nos sute !!! Nos evi !!!
          Mort, nìwotx !!!
          Pelun !!! Pourquoi !!!!
          Répondre !! Dire !!! PENG SET !!!



Il fut calmé par les trois autres Na’vi qui avaient fini de nettoyer l’avant poste, laissant les fuyard s’enfoncer dans une forêt plus hostile encore.

Ces Na’vi, ayant vu la quasi-totalité de leur village rasé par une escouade humaine, et emmenés captif, avaient ensuite été utilisés pour mesurer l’efficacité d’armes énergétiques artisanales qui devaient remplacer les armes à feu, depuis longtemps à court de munitions.
Ils avaient depuis, perdu tout raison, et étaient devenus des démons assoiffés du sang des Humains.

Le corps recouvert de peintures de guerre faites avec le sang de leurs anciens tortionnaires, il semblaient sortir tout droit d’un film d’horreur.

Le Second fut emmené, captif vers un sort bien plus horrible, qui allait faire passer le démembrement de son chef, pour une action indolore.





« Last Edit: June 24, 2012, 11:24:25 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #53 on: May 11, 2010, 03:28:33 pm »
Pendant ce temps, à la base…
Nous retrouvons
Gwenn, Mayuko et Vince’, talonnés par l’équipe principale de maintenance des caissons, dans un couloir menant à l’Ordinaire, la grande salle de repas, transformée pour l’occasion en salle de réunion.

La chef était en pleine discussion avec Vince’, sur les problèmes de liaisons…
Gwenn : Hey, Mayuk’, comment tu vas t’y prendre pour expliquer tout ça…
Mayuko : Bein, de la manière la plus simple du monde… ‘Houston, on à un problème !
Gwenn : T’es con … Mais c’est fendard !

Ils arrivèrent à l’Ordinaire, noir de monde.
La centaine de personnes présentes sur la base remplissaient la salle.
Le groupe se dirigea vers la baie vitrée, près de laquelle un ordinateur portable trônait sur une tablette.


Mayuko : Salut à tous ! Ayngengati kameie !!
Les gens lui répondirent, et les Na’vi présent, furent heureux de constater que les Sawtute faisaient des efforts pour apprendre leur langue.

Mayuko :
Tse je vais parler Humain, les seules mots de Na’vi que je connais pour le moment… Vous venez de les entendre…
                Les gars, vot’ langue est une vraie vacherie.
                Donc c’est Amélia, la Chef ici présente qui vous traduira mes paroles …
Amélia : Lu meuia anawm, ma oeyä smuktu !
            C'est un grand honneur, mes Frères

Mayuko : Pour éviter le capharnaüm, ceux qui voudront s’exprimer lèveront la main.
             Tous peuvent parler, on à tout notre temps… Des questions ?

Pendant ce temps, Gwenn les yeux rivés sur une antiquité de papier à la couverture jaune et noire, sur laquelle un Na’vi dessiné disait ‘Ngal tslam Na’viyä aylì’ut srak’, susurra à l’oreille d’Amélia
Gwenn : C’est quoi c’te bouquin que t’as ?
Amélia : C’est un truc que j’ai trouvé dans une chambre quand on recherchait la signature de nanomachines.
Gwenn : Ah ?
Amélia : C’était celle de Xelloss, Après son problème, on à démonté sa piaule à la clé d’six, pour trouver des réponses… je suis tombé sur plein de bouquins sur les Na’vi.
              J’ai trouvé ça !
              Et en plus, ça m'aide quand Nokx'ayu n'est pas là pour me donner des cours...
Gwenn : T’as pas peur qu’il le prenne mal ?

Mayuko commença son discourt, et expliquait sommairement le fonctionnement de la liaison pilote/Avatar…

Amélia : Nan, c’est lui, qui m’a dit un jour, que si je voulais voir les Na’vi autrement que comme des ‘singes bleus’, je trouverai la voie dans sa chambre.
           Tu parles que j’lui ai mis un taquet, et je j’me suis barré en geulant, ce jour là… Ca faisait à peine deux semaines qu'il était arrivé, et l'autre, y'm'drague déjà !!
Gwenn : On t’a jamais dit que xell’ ne recherche pas compagnie ?
Amélia, en rigolant : Si… après … Il ne serait pas… enfin… un peu…
Gwenn : Un peu… tarlouze sur les bords ?
Amélia : Ouais, c’est ça, tarlouze !

Gwenn éclata de rire.
Gwenn : Nan, pas du tout… Mais pour une raison que j’ai depuis oublié, il cherche à être le moins possible avec des gens…
            J’avais cru comprendre que tous ceux qui se liaient d’amitié avec lui finissaient mal.
Amélia : Tu veux dire, comme lui ? qu’ils devenaient distants, totalement cintrés, et qu’ils finissaient par faire des calambours comme lui ?
Gwenn : Nan, c’que j’veux dire, c’est que tous ceux avec qui il est devenu ami, ont fini par mourir…
            Il m’avait parlé de chats noirs, mais j’ai jamais pigé sa phrase.
Amélia : Brrrrrr… Voilà pourquoi il m’a dit ‘tu trouvera la voie dans ma chambre’ sans penser à mal …
            Sinon, quand tu dis d’une personne que c’est un ‘Chat Noir’, ça veut dire qu’elle porte une poisse à remplir un million de Valkyries…
            Le genre de personne que si y’a un orage, le seul et unique coup de foudre sera pour sa tronche.
            Et la légende dit que si tu te trimballe avec une personne ‘Chat Noir’, c’est sur toi que tout tombera !

Tout d’un coup, ils remarquèrent que la salle était totalement silencieuse…
Tous avaient les yeux rivés sur eux.
Mayuko : Dites, ma nawma traductrice, y’en à qui bitent rien à c’que j’bave…
Amélia : Okay ; désolé…
Mayuko : Donc, je disai que vous n’êtes pas sans savoir que depuis environ trois mois, on à des déconnexions intempestives, collant une bonne migraine à la majeur partie des pilotes.
             De plus, beaucoup de nos Frères présents ici, sont allés voir l’équipe de médics des Avatars pour leur faire part de vertiges, saignements, et nausées.
             Pour le moment, nos recherches nous envoient dans plus de directions qu’il n’y a de rayures sur nos grands schtroumpfs adorés...
Amélia : Mais comment j’vais traduire ça…
Mayuko : Ok, bon… qu’il n’y a de rayures sur nos amis Na’vi…
             Je ne vais pas le cacher, pour le moment, on nage en plein blitz.

Un des Na’vi, ayant levé la main prit la parole
Na’vi : Nos frères ont dit, le même problème partout. Mais ici, plus encore…
Mayuko : En effet, les rapports de pilotes d’Avatars et d’hélicos, ainsi que ceux des équipes sur le terrain mentionnent tous la même chose.
              Le problème, c’est que les causes potentielles sont telles qu’il serai plus facile de retrouver une mouette mazoutée au milieux de korbacs…

Voyant l’air dépité d’Amélia, Mayuko rectifia instantanément…
Mayuko : … que de trouver un nantang blanc !

Un des chercheurs leva la main
Chercheur : nous revenons d’un séjour dans un village à trois mille kilomètres d’ici, on n’a pas eu de symptômes comme vous…

Amélia, finissant de traduire, leva la main, et pris la parole.
Amélia : C’est un fait, et c’est très étrange !
            Si mes souvenirs sont bons, vous n’avez pas envoyé de comm’ à cause d’une panne du journal de l’équipe… on planchera sur cette piste !
Sur quoi elle traduisit ses paroles, et laissa Mayuko continuer.

Mayuko : Ah, autre chose… Comme les symptômes les plus forts semblent…

Il ne fini pas sa phrase. Dans une quinte de toux, un des Na’vi présent au premier rang s’effondra, rattrapé de justesse par les humains autour de lui.
Dans la salle, l’air devint lourd.
De ça et là, on toussait, on soutenait son voisin qui venait de perdre connaissance.
Les Na’vi furent les plus affectés.
Le calme apparent de l’assemblé n’était qu’une façade, et chacun se demandait quand ce serai son tour.
Pour une fois, les Na’vi, si résistants semblaient fragiles.
On se prit à penser que si la RDA venait à avoir vent de cette histoire, elle plancherai sûrement sur une arme produisant le même effet…

Puis, aussi soudainement que c’était venu, tout redevint normal.


Mayuko, fit silence dans la salle avant de reprendre.
Mayuko : Voila un exemple dont j’me serai bien passé !
             Comme je disais, les symptômes les plus signifiants semblent se produire ici…
             Je demande donc à ceux qui le peuvent, ceux qui ont des fonctions ‘secondaires’, de partir vivre temporairement chez nos Fères...
             A condition, toute fois, que les Olo’eyktan des clans soit d’accord.

Un des mécanno’ leva la main.
Mécanno’ : Comment déterminer si on occupe une fonction secondaire ?
Mayuko : On va procéder comme ceci :
             Imaginez que vous n’occupez plus votre poste, est-ce que cela paralysera l’équipe, ou pas ?
             Exemple, si le cuisinier part, peut-on encore manger ?
             Si plusieurs occupent le même poste, on verra pour faire des rotations.
             Le but, est de déterminer si la source du problème vient de la base, ou si c’est tout autre chose.
Mécanno’ : Okay ; j’ai pigé !
Mayuko : bon, vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale. Allez at’chao, bon dimanche !

Dans la salle, la plupart des gens, incapables de faire le rapprochement avec cette référence à une très vieille émission parodiant la politique d’un pays nommé France, se regardèrent…
Amélia colla une tape sur la tête de Mayuko et lui dit
Amélia : Et ça t’amuse de faire passer les gens en ‘Mode Point d’Interrogation’, Hein ?

Sur quoi, elle s’adressa à l’assistance.
Amélia : Bon, oubliez sa connerie ! On prépare le départ de ceux qui peuvent, pendant que nos Frères retournent dans leurs clans, voir avec les Olo’eyktan,
            s’ils sont d’accord pour accueillir certains d’entre nous …


----------


Loin de la base et des problèmes actuels, sur le chemin menant au Vitrautral, Je tentais de fuir mon rêve qui prenait désormais, une tournure étrange...




« Last Edit: May 14, 2012, 07:10:02 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #54 on: May 18, 2010, 02:59:02 pm »
Journal de bord N°3
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J'ouvre les yeux.
Cela n'aura duré que quelques secondes, sans que je puisse faire quoi que ce soit, ils se referment.
Dans ma tête, un millier de questions se bousculent.
Et tout particulièrement, comment un rêve du passé peut être changé.
Si les événements sont malléables, est-ce bien un rêve ?
Je retrouve cette sensation étrange, cette douleur familière, qui depuis quelque temps s'était installée confortablement dans ma poitrine.
Cette douleur est cependant, largement moins forte que les précédentes.
Pourquoi cette plaie... pourquoi ?
Dans la réalité passée, je n'ai as été blessé. Ce rêve, cette chose est en train de se modifier.
Comment ai-je peu être blessé au Nouveau Kelutral ?
J'ai bien mangé la flèche, ça c'est sûr ! Mais mon point de douleur est à l'ouest de l'endroit de l'impact...


Bon, reprenons depuis le début !
Avec pour objectif de rencontrer Mo'at, on arrive au Nouveau Kelutral Omatikaya.
Je prends une flèche au niveau de l'épaule gauche.
Ma dernière vision fut celle d'Aytsmukan au dessus de moi.
Ensuite, le noir...

Mais Quoi ? Mais qui ? Et pourquoi...


Soudain, la réponse arrive, fulgurante, d'une limpidité à toute épreuve.
Ha ! Merde !!
MO'AT !!!!


C'est elle, j'en suis sûr !
Et comme je le redoutais, j'ai dû finir avec sa dague dans le corps.
Vu l'emplacement de la plaie, mon coeur en a sûrement pris pour son grade.
Si j'ai fini épingle comme un papillon, c'est que Mo'at à eu vent des rapports, qu'elle à vue les vidéos, et surtout, qu'Aytsmukan n'a pas réussi à la convaincre...

Pxasìk, je vais finir par crever dans un rêve !
Un point positif, tout de même... Ici, j'ai mes lames !

Loin, en écho, me parviennent les sons extérieurs. Des rires, des discussions.
Cette langue est musicalement belle, mais là... j'entrave que dalle !
J’aurai peu être dû potasser plus la langue au lieu de jouer avec la raffinerie.
En fond sonore, j’entendais aussi les bruits de Garfield, tantôt de contentement, tantôt de désapprobation.
Les Na’vi devaient sûrement essayer le l’approcher, ce qui expliquerait son désaccord, mais ils devaient aussi lui donner de la nourriture, d’où les grognements de satisfaction.

T’es pas croyab’, c’que tu ferais pas pour d’la bectance !

Doucement, j'ouvre les yeux.
L'intérieur de la pièce où je me trouve, me fais penser à ces habitas des dernières tribus nomades décimées par la RDA.

J'ai juste le temps d'apercevoir des formes se précipitant ver la sortie, en criant
Enfants : Ma Tsahìk ! Ma Tsahìk !

Tsahìk... J'ai déjà lu ce mot ! Mais je serai incapable de me rappeler la traduction…
La tenture qui semble servir de porte se soulève, un groupe d’enfant, au vu de leur taille, entre, suivit par un adulte.


Enfant 1 : Ma Tsahìk, Fìketuwong ke hahaw set…
Adulte : Ayngaru seiyi irayo ! Kä, Wrrpa, set aynga nìwotx, Kä, Kä…
              Tse… Ohel ngengati kameie ma Tawtute
              Ngengaru luyu fpom srak ?



Cette personne avait prononcé ces paroles sur un ton tellement doux, que je me pris à penser que je devais être mort, et en présence d’une déesse locale.
Car la voix était clairement féminine.

Whoua !! J’adore cette langue ! Même si je bite que dalle !!

J’étais allongé sur une couche ressemblant à un futon, et recouvert d’une couverture finement tissée.
Pour moi, cette couverture tranchait avec le reste, tant son tissage était fin.
Comment un peuple ‘primitif’ sans machines de précision arrivait-il à un tel niveau de finesse…
Je tentai de me relever, la couverture glissa, révélant mon torse.
Le bandage faisait le tour de ma poitrine me laissa sans voix.

Mais nom de Zeus ! Même leurs pansements sont tissés… C’est pas un pansement !
C’est une œuvre d’art !!


Une main me plaqua au sol
Na’vi : Kehe ! Rä’ä rivikx ! Mawey ! Mawey luyu, ngenga…
         Zene tsivurokx ngenga set !
         Ngenga lu leskxir



Les yeux grands ouverts d’incompréhension, je buvais littéralement ses paroles.
Ces mots… ces sons… Whouah !
Bon, réfléchis, Xell’… t’as un peu bossé c’te langue… Tu devrais pouvoir baver un truc !

Ha ! Je sais !
Tawtue lu.
Ke omum Na’vi lì’fya…
Oeri txoa lu !
Mwouais ! Pas mal…
Tawtute… c’est con ! C’est marqué que ma tronche !
Pas besoin d’le préciser…
Allez, Go !


Moi : Oe ke omum… Na’vi lì’fya… Oeri… Oeru… txoa lu !
Ouais, je progresse, on dirait !

Au vu de la réaction de la Na’vi, je me dis que cette phrase devait sûrement comporter une faute par mot, si ce n’est plus !

Na’vi : Bien, Bien ! Tu parle les môts du Peuple !
         Différent, tu être… bien !
         Plein de questions dans ma tête.
         Tu répondras ?

Alors, là... !!!
Si sa voix en Na’vi était un régal pour les oreilles, son accent, quand elle se mis à parler notre langue…
Un délice sonore !
De la magnificence en boite, tout frais, à consommer sur place…
Un accent, ressemblant à un mélange d’Allemand, Anglais et Canadien, le tout soupoudré d’une note d’accent du sud de France…
Jean Michel Jarre dans mes oreilles !


C’est décidé, je viens de tomber amoureux de ce peuple !
Si toutes sont comme elle… Piouufff…

Sa beauté féline, sa grâce, magnifiée au paroxysme par la luminance orangée du feu…
Et sa voix…
Je viens de tomber amoureux des Na’vi !!
Mais bon, vu les relations diplomatiques actuelles, et nos différences morphologiques, un tel couple tranchera un peu dans le paysage !


Mon regard dans le vague, je me perdais dans ces yeux gigantesques.
Elle posa la main sur mon bandage. Une légère chaleur se fit sentir là où se tenait cette main.
Une chaleur semblable à un faible rayonnement infra-rouge.
Quelle sensation apaisante.


Na’vi : Tu es bien ? Ton corps ?
Je ne savais que répondre… Pour tout dire, j’étais un peu déboussollé.
Et ce pour deux raisons.
La première… Une Na’vi… sublifique, mélange de sublime et magnifique…
La deuxième, la réalité, le passé…
Rien de tout ça ne s’était produit !
Pas de blessure, pas de bandage, pas de Tsahìk !
Dans ce passé, cette réalité, Garfield s’est bien posé dans ce village, mais il était en deuil.
Les Humais avaient attaqués, et un nombre impressionnant de cadavres gisaient.
Un petit groupe, agenouillé auprès d’un corps, hurlait le mot ‘Tsahìk’…
En redécollant sous les tirs de flèches, je déduisais que leur ‘Tsahìk’ avait perdu la vie.
Ce n’était qu’au bout de trois heures d’une quête pour une clairière, que posai les pieds au sol, et avais fait un abri à deux mètres à peine d’un village endormi… Le village Nar’ikaya !


Je refis le ménage dans le bordel vraqué qui avait définitivement pris position dans mon cerveau.
Moi : Oui, merci… Qui êtes vous ? Où suis-je ?

Elle me donna le nom de son clan, et me dis qu’elle était Tsahìk, celle qui parle avec Eywa.
Sous le charme de ses paroles, je mis un temps à les analyser.
Tant et si bien que je fu incapable de me rappeler le nom du clan…

Xell’ t’es pas croyab’ ! Un nom qui t’as été donné y’a dix secondes !!!
Pendant un court instant, je cherchais la définition de Tsahìk.
Mais surtout la signification d’Eywa, ce mot qui revenait souvent dans les livres sur les Na’vi.
Pour le moment, je dois bien avouer que tout un tas de chose m’empêchaient de me concentrer…
A commencer  par la Tsahìk !

Quelle beauté !! Nom de Zeus, de Nom de Zeus de NOM DE ZEUS !!!
Des singes bleus ? Mon cul ! Ouais !!!
Vu nos tronches de primates par rapport à leur look de chatons, c’est nous les singes !!


Tsahìk :Tu sais qui nous sommes, maintenant à tôi !
Moi : Je suis…

Merd’, j’peux pas lui dire pourquoi je suis là…
Bonjour, je suis ici pour vous faire péter la tronche, mais ça me botte pas, donc je fais de faux rapports, et ces nazes d’la RDA sont tous pinnés !
Pfff…


Moi : un scientifique… un… étudiant, celui qui apprend à connaître les autres peuples…
Tsahìk : Pourquôi est tu chez nous ?
Moi : … C’était le seul endroit où me poser…
Tsahìk : Te pôser… Pourquôi chefauche tu un ikranay ? Pourquôi tu as lié les ailes ?
Moi : Les ailes ne sont pas liés, c’est pour qu’il vole.
        Il à été blessé par un grand comme lui, un gigantesque orange… tarak, ou taruk, je ne sais plus comment on dit.
Tsahìk : Tu as sôigné l’ikranay ?
Moi : Oui, pourquoi ?

Elle arrêta de parler, et me regarda d’un air curieux.
Merd’, il faut p’tet pas intervenir entre les animaux, ici…
Oh, et puis, zut ! J’regrette rien !


Tsahìk : Tu es pas pareil ! Pourquôi ?
Moi : Pas pareil ? De quoi ? Pareil de quoi, de qui ?
Tsahìk : les autres les Sawtute kom’ tôi, tu es pas pareil… les armes… les habits… tout étranche.
Moi : Oui, je suis pas pareil ! J’ai ces habits car ils sont plus beau !
        Et mes armes, c’est une façon de vivre, c’est un honneur que les autres ont perdu.
Tsahìk : Je fois… Nous te karderôns ici pendant un peu de temps.
            Je feu konnaître mieux Ceux qui fiennent du Ciel !
            Je feu savoir pourquôi fous êtes si… si…
Moi : Fous, destructeurs et si cruels…
Tsahìk : Oui… fous tuez Eywa, brûlez les forêts, cassez les rôches.
            D’autres clans ont dit, fous avez fait un grand trrou dans le terre…

La mine… C’est vrai qu’elle ne passe pas inaperçue !
Un jour, on va se prendre un assaut massif et total, et on l’aura bien cherché…
Et si les bestioles de cette lune s’y mettent aussi, on va pas s’l’a jouer longtemps, c’est moi qui vous l’dit !
Et si un jour ça devait se produire, j’poserai quelques pétards sur les serveurs de l’IA qui gère la défense base !


Je tentais une seconde fois de me lever.

Elle me rabattis fermement et me dis en souriant
Tsahìk : Tu dois reposer, maintenant… dormir !


Elle avait à peine posé sa main sur le bandage, que je sentais à nouveau cette étrange chaleur.
Si faible, mais tellement perceptible…
Dans ma tête, je pensais directement à des nanomachines.
Des nanomachines organique, un modèle bien plus évolué que mes jouets…
Un modèle qui permettrai un tissage aussi fin pour leurs couvertures.
Perdu dans mes pensées, je sombrai dans le néant, avec pour vision celle du visage d’une déesse bleue aux allures félines.



Pendant ce temps, tout près de moi, mais dans le monde réel, Jake tentait de faire comprendre à ses auditeurs la psychologie de ce curieux personnage envers qui il devait une vie.


Au Nouveau Kelutral, Mo’at, émergeait doucement d’une léthargie proche de la mort, au grand soulagement du clan, qui commençait à penser qu’il devraient porter le deuil de leur Tsahìk, alors que celui des deux Olo’eyktan précédent n’avait pas encore pris fin.
Personne ne se doutait que l’étrange Avatar surpris en train de rôder autour du village, et qui semblait maintenant dormir paisiblement sur une paillasse, allait leur réserver quelques bonnes surprises.


A la base de Hell’sGate, Une volée d’ikran prirent la direction du ciel, leurs cavaliers, en direction de leurs clans respectifs avec une question de la plus haute importance destinée aux Olo’eyktan.
Au même moment, l’équipe médicale collait des capteurs en pagaille sur le corps d’un pilote nommé Eykxas, et qui venait de plonger dans un coma profond.
Alors que dans la salle de liaison, on s’arrachait les cheveux sur un phénomène de plus en plus incompréhensible.
Personne ne soupçonna, ne ce fusse qu’un instant, les satellites au dessus de leurs têtes.


Dans son monde désespérément vide et blanc, Eykxas, dans son corps d’Avatar, parlait à une entité qu’il ne voyait pas.
Déstabilisé par cet endroit, et encore plus par l’étrange rêve qu’il venait de vivre, et dans lequel, il s’était réveillé dans un corps horriblement petit, au bras d’une couleur rosatre…
« Last Edit: June 24, 2012, 11:31:33 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #55 on: May 22, 2010, 02:23:58 pm »
Journal de bord N°3
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Je rêve de Na’vi…
Je rêve d’ikran…
Un rêve de fou !
Un rêve dans lequel j’ai enfin reçu mon Avatar, mais celui-ci à la taille d’un enfant !
Dans ce rêve, Gwenn’, Vince, Mayuko, et moi, revenions d’un séjour dans un clan Na’vi.
Dans ce rêve, Tìrey tsawke mène un assaut contre un avant-poste Humain…
Dans ce rêve… je meurs sous un arbre gigantesque, aux filaments mauves lumineux !


Je suis en sueur, je me redresse d’un coup, et reste assis sur mon lit…
Un rêve ? Un cauchemar, oui !
Qui voudrait d’un rêve où on meurt à la fin ?

Bon ! Calme !
Aujourd’hui, je vais partir pour une expédition d’une semaine dans la forêt.
Il me faut retrouver le site où est implanté le village Nar’ikaya  .
Je dois essayer d’étudier leur mode de vie…
Ensuite, peut être arriverai-je à faire changer le point de vue de mes semblables…
Lors de ma première rencontre avec eux, et même si nous avons discuté longuement ‘archerie’, j’ai bien senti qu’ils avaient de la méfiance à mon égard.
Après tout ce que nous, Humains, leur avons fait voire, il est normal que les Na’vi nourrissent quelques doutes quand à nos intentions.
Je les comprends parfaitement.


Moi : Lumière ! Trente pourcents…

Rien.
Moi : Lumière ! Trente pourcents…

Rien.
Moi : Contrôle ! Xelloss ! Activation !

Rien.

Il doit y avoir une panne du générateur…
Mais pourquoi l’éclairage d’urgence n’est pas actif ?
Je n’ai pas posé de pétards sur les générateurs, pourtant…
Je glisse mes jambes hors de la couverture, et les fait basculer sur le côté.
A ma grande stupeur, mes jambes ne pendent pas sur le bord de mon lit, je suis déjà par terre.

Chier ! J’ai du tomber du lit !
Mes nuits sont de plus en plus agitées avec ces rêves étranges.


J’aperçois à trente centimètres à ma droite, la led blanche, témoin de veille du Journal.
Je le prend, et passe en mode ‘loupiotte’. Le halo blanc du rétroéclairage poussé au maximum fait office de lampe de poche.
Je vais enfin pouvoir…


Nom de…
Mais où je suis ?!


Autour de moi, le décor est étrange.
Ça ressemble à une de ces habitations des peuplades des steppes de l’Ancienne Asie…
Oui, on dirait une yourte…

J’fous quoi dans un truc pareil, moi ?
Encore un rêve louche ?...


Ah… HA !!
Ha, Merd’ !
J’me rappelle, maintenant !
Garfield, le vol, le village, la… tsahìk… sublime Na’vi…
Bon, j’ai donc bien quitté la base.
Ca, c’est fait !
Je suis maintenant dans ces espèces de yourtes.

Mais c’est quoi ce rêve dans lequel je finis par crever comme un con sous un arbre…
Et pourquoi …

A la lueur blanchâtre du Journal, mon regard vient de tomber sur mon torse...
Le bandage, c’est vrai !

Je tente de me lever. Titubant, et me guidant à la lueur du Journal, je pousse la tenture qui fait office de porte.
Le village est calme, tout est endormi.
Tous, même Garfield, et les trois enfants blottis contre son aile gauche.
Blottis contre son aile gauche. ??!!

Vu le tas d’os gisant devant sa tête, je supposai que les enfants avaient trouvé comment l’approcher.

T’es vraiment un estomac avec des ailes, toi !

Soudain, j’eu le souffle coupé.
C’est comme si on venait d’aspirer tout l’oxygène de mes poumons.
Ma main se porta instinctivement sur le filtre du masque, en bandoulière, et augmenta le niveau d’oxygène.
Rien !
Je tombais à terre, et me rattrapa de justesse.
A genoux, cherchant la moindre molécule d’oxygène, je tentais de comprendre.
Pffff !!!!
Je failli retirer le masque.

Puis, aussi brusquement que ça avait commencé, tout redevint normal.
Y’a des jours, j’te jure !
Je rentrai dans l’habitat, et me glissa sous la couverture.
Un bon rencard avec Morphée devrait me retaper.
Je m’endormis comme une masse.




Encore cette douce chaleur dans la poitrine…
J’ai l’esprit totalement accaparé par ce rêve où je meurs !
J’ouvre les yeux.
Elle est là !
Magnifique, splendide, divine !
Cette Na’vi, Cette Tsahìk !
Comment peut on déclarer la guerre à des gens aussi parfaits esthétiquement parlant ?!
Cette sensation de douce chaleur, c’est encore et toujours sa main.
C’est relaxant… encore plus que le tir avec mon yumi !


Tsahìk : Fini de tormir ? Tormi six jours… beaucoup !
Moi : Euh… oui, je pense… Cette chaleur sous vos mains… C’est quoi ?
Tsahìk : L’Energie…
Moi : L’énergie ? De quoi ?
Tsahìk : Eywa

Mais c’est pas possib’ ! Encore ce Eywa !
Mais qui est Eywa ?

J’allais poser la question, mais m’abstint de peur de passer pour le roi des glandus !

Tsahìk : Beaucoup de choses accrochés sur l’ikranay !
            J’aimerai connaître !
Moi : Je vous expliquerai bien, mais j’ai une dalle, là, on pourrai poser dix Valkyries !
L’air étonné de la sublime Na’vi me confirma que ma comparaison était mal placée….
Bon…
Moi : J’ai beaucoup faim, pas mangé depuis plusieurs jours

A ce moment, je me rappelais sa phrase :
« Dormi six jours … »


Tsahìk : je vais chercher pour manger !
Sur ces paroles, elle sorti de la yourte.

Je voulu me mettre assis, mais cette ‘chaleur’ m’avait de nouveau retiré toute énergie…
Cependant, je me sentais bien, relaxé, une sensation comme jamais je n’avais eu avant.
Ce monde, notre monde est si stressant ?
Je regardais mon corps, cette œuvre d’art qui faisait office de bandage.
Mais !!!!!


Mes bras...
À la lueur du feu, j’avais l’impression que ces bras étaient… noirs !
Perplexe, je me dis qu’attendre le lever du soleil me permettra de confirmer ou infirmer tout ça.
Cependant, ces bras noirs n’étaient pas ma préoccupation principale.
Ce rêve, dans lequel je finissais par mourir occupait tout mon esprit.
Dans ce rêve, j’étais escorté par un groupe de Na’vi…
Dans ce rêve…
Soudain, je commença à réaliser que je semblai perdre des informations… je perdais des fragments de mémoire…
Inconscient de ce qui se passait, j’étais incapable de réaliser que le rêve était ce que je vivais actuellement, et que le séjour chez les Na’vi avec Gwenn’, Vince et Mayuko, ça c’était la réalité
De même que la réalité était aussi l’assaut de Tìrey’, tout comme mon périple vers le Vitrautral

Tout changeais, le rêve devenait réalité, et la réalité, rêve.
Mais ce changement, j’étais incapable de m’en rendre compte.




Doucement j’ouvris les yeux, une bonne odeur de viande grillée me fait réagir promptement.
Je m’assois à une vitesse fulgurante, j’avais déjà faim avant de m’endormir, mais là, je pourrai manger un de ces rhinocéros à tête de requin marteau ! Et sans sauce !


Elle ne se retourna même pas…
Tsahìk : Bien reposé… Manger maintenant ?
Moi : Tu parles Charles ! J’boufferais un ch’val en salade !!!

Elle tourna la tête, et me fit le même regard de chaton que lors de mon calambour sur la navette Valkyrie.
Bon, il faut que je sache si ce peuple connaît le concept ‘humour’, sinon, j’vais passer pour le roi des neuneus…


Moi : Quand quelqu’un dit ‘J’boufferais un ch’val en salade’, ça veut dire qu’il à très faim…
Tsahìk : Ah ? C’est quoi un ‘sch’fal’ ?
Moi : C’est comme…

Je pris le Journal, et lui montra une photo de leurs grands chevaux.
Moi : C’est comme ce truc, mais en plus petit… Pour nous, ils sont aussi grand que les votres.
Tsahìk : Et un tawtute mange un animal cômme lui tout seul ?
Moi : Non, on ne pourrai pas.
        C’est une façon de dire que l’on à si faim qu’on pourrai manger un comme ça entier.

Elle réfléchit, et se dit, que le monde de Ceux du Ciel était vraiment étrange… et leur langue, encore plus.
Tsahìk : Bien, pour toi !
Elle me tendit un grand bol, d’une matière se rapprochant du bois, plein de viande de sortes différentes.
L’odeur, filtré par le masque me mis l’eau à la bouche.
Et c’est parti pour une séance de jonglerie entre bectance et masque…
Quand je rentrerai à la base, je plancherai sur un système de filtration par nanomachines !!!
Même si je ne pourrai pas le fabriquer sur Pandora.

A ce moment précis, ce rêve, où je mangeais dans une yourte, se transforma en ‘réalité’
Je venais de tout oublier ce qui concernait mes déboires avec les nanobombes de mon corps Humain, et mon périple pour le Vitrautral.


Elle me regardait manger.
Tsahìk : Pourqôi cette chose sur le visage ?
Je pris le bloc filtre, et répondis.
Moi : L’air de la lune nous tue. Mais si nous faisons passer l’air dans cette boite,nous pouvons respirer.
        Je pense que la lune ne veut pas que nous vivions ici, sinon, l’air serai respirable pour nous.
Elle analysa mes paroles, et au bout de quelques minutes me demanda ce qu’étais une lune.
Je lui répondis que la lune était cette terre, et que c’était comme ça que nous les tawtute l’appelions.


Cette bouffe !!
Nom de… Dès que je rentre à Hell’sGate, je fonce chez les cuistos’, et on parlera bouffe !
Il faut que je fasse une liste de leurs recettes.
Une fois mon repas englouti, elle me posa la main sur l’épaule.
Cette chaleur…

Merd’ ! Chier ! Elle va encore me bouffer mon énergie avec sa connerie !
C’est la Méthode par excellence pour garder un prisonnier, ça…
M’enfin, bon, c’est plus cool que les entraves ou des liens son truc !


Je m’apprêtais à tomber, quand je sentis un regain de puissance traverser tous mes muscles.
Elle se leva et se dirigea vers le sortie.
Tsahìk : Za’u !

Ce mot… Ah ! Je sais, c’est le verbe ‘venir’ !!
Instantanément, je lui répondis ‘srane… ngahu’, le ‘oui’ dans leur langue.
Ou ce qui se rapprocherai de ‘oui, je suis avec toi’, enfin, un truc dans le genre

Sur son visage, je pu lire un étonnement mêlé de satisfaction

Tsahìk : Plltxe nìNa’vi ngal srak ?
Ouch ! Alors, là…
Bon, ‘Plltxe’ c’est parler, le verbe, ça je sais !
nìNa’vi’… y’a ‘Na’vi’…
Ngal’… Pfff
Et ‘srak’, c’est une question…
Alors… ‘Parler Na’vi ?’, grosso merdo’…
Bon, je tente un truc, j’vais répéter ce ‘nìNa’vi’ comme ça !
On verra…


Moi : Plltxe nìNa’vi… hol… oe…
Nom de Zeus ! C’te langue est une grand blague sur pattes !!
A la taille des chatons qui la parlent !


Elle me regarda avec un sourire amusé, qui, instinctivement me transforma en Naze du Millénaire.
Si j’avais eu la possibilité de devenir invisible… pour me cacher… La honte !

Tsahìk : Bien… tu tois améliôrer ton parlé… mais, bien quand’ mêm’

Je me leva et la rejoignis assez vite. Dehors, elle me montra l’ikranay de la main, et me demanda le 'pourqôi de tous ces fils'.
Des gens, enfants et adultes se tenaient près de Garfield, lui donnant à manger.

Je me mis à penser qu’avec tout ce qu’il avait sûrement englouti, plus jamais il volerai…
Je tentais de lui expliquer le fonctionnement de cette machinerie quand je me dis que rien ne valait un bon exemple.
Je fis signe à la déesse sur patte, qui avait pour nom ‘Tsahìk’, de me suivre auprès de la bête.
En me voyant manipuler les câbles, Garfield déploya ses ailes.
A force de modifs’ et diverses tentatives, il semblait avoir compris que c’était plus facile pour moi quand ses ailes étaient dépliées.
Le groupe de Na’vi recula un peu.
Je défis les attaches qui liaient les câbles de l’aile droite à la gauche. Cette action me value une bonne paire de baffe da la part de mon estomac sur pattes.
Et ce moment me confirma que les Na’vi connaissaient l’humour.
Si je n’avais pour le moment jamais vu un Na’vi se fendre la poire, c’est maintenant chose faite.

Moi : Mais, aïïlleuuu !

Je me plaça devant l’ikranay et en partant des bras le long du corps, commença à les lever, pour finir par dessiner un ‘T’ avec.
La bête, habituée à ce geste leva l’aile gauche.
La droite resta à terre.
Ses grognements m’étaient directement adressés, et semblaient vouloir dire ‘Hey, trouduc’, ça marchait bien avant ! Pourquoi t’as retiré les fils ? Ducon !
De la main, je désignait l’aile droite à la Tsahìk, puis, leva le doigt en l’air comme le ferai un professeur expliquant quelque chose.
Je me plaça derrière sa tête pour relier les câbles, ce qui me valu une autre paire de coup de connecteurs.
Dans l’assistance, on se gaussa grassement.
Les câbles, de nouveau reliés, le me replaça auprès de la Na’vi, devant Garfield, qui leva instantanément ses ailes, pour voir si ma manip’ ne l’avait pas définitivement cloué au sol.
Il émis un grognement de contentement, et les replia.


Tsahìk : Pas de fil, pas de vôl… Bien… Pourquôi le soigner ?


« Last Edit: September 12, 2010, 06:50:59 pm by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #56 on: May 22, 2010, 02:24:11 pm »
Alors que dans ce rêve, pour moi devenu réalité, j'expliquai pourquoi j'avais soigné l'ikranay; dans la réalité, la vrai, le groupe se dirigeait à marche forcée vers le Vitrautral, et vers une toute petite chance de sauver celui qui se nommai Xelloss, et dont le corps Humain ressemblait plus à une momie noire qu’à une personne en bonne santé.

Une bonne partie de l’assistance écoutait Jake, en plein récit.
Jake : Comme je disais, ce soir là, sur le pont, j’ai été agressé pour mon fauteuil…
Derrière, Teranas tentais d’expliquer à Ale’yah le concept du fauteuil roulant.

Jake : Des gens qui voulaient me le voler… y’en à, j’te jure !
        Et comme je ne me suis pas laissé faire, un des gars à eu la bonne idée de me balancer à la baille !
Tìrey’ : Plus ça va, et plus j’ai honte pour notre race…
Ale’yah : Personne pour t’aider ?
Jake : Non… Si… pendant que j’essayai de regagner la rive dans une eau à zéro degré, au moins, un mec, habillé comme les samouraïs dans les vieux films à collé une dérouillée maison à ceux qui m’avaient jeté à l’eau.
Teranas : Il à du les massacrer…
Jake : En fait, non, ils étaient tous au sol, mais vivants. Il à ensuite pointé de sa lame des policiers qui jouaient les spectateurs, et leur à dit d’une voix terriblement calme, qu’ils ne méritaient pas leur uniformes, pas plus que leur vie.
          Ensuite, comme personne ne voulait m’aider, il a sauté à l’eau et m’a traîné sur la rive.
          Le temps qu’il me dépose sur la berge, tout le monde était parti, sauf les gars qui gisaient sur le sol en se tordant de douleur.
          Par la suite j’ai perdu connaissance. Juste avant de sombrer, j’ai senti comme une aiguille s’enfncer dans mon bras, et celui-ci s’est mis à chauffer.
Neytiri : Mais c’était un étranger pour toi, comment tu as su son nom ?
Jake : Attendez, c’est pas fini… Je me suis réveillé dans un lit étrange, j’ai su par la suite que le truc, plié,  prenait moins de place que mon fauteuil…
         Donc, de ce lit, je vois une personne de dos devant un tas d’écrans. J’en avais jamais vu autant sur une si petite zone, y’en avait trente six, une demie sphère d’écrans et le samouraï au centre de tout ça qui pilotait sans clavier, juste en faisant des mouvements avec ses mains. On aurait dit qu’il était possédé.
          Y’avait des machines que j’avais jamais vu… des trucs de malades que les plus grands scientifiques auraient  même pas rêvé de posséder, tellement c’était avant-gardiste.
          Tout en continuant à gesticuler, il me demanda comment je me sentais.
          Ensuite, il s’est occupé de moi, car les produits toxiques du fleuve avaient commencé à bouffer ma peau sur le dos et les os des mains.

Ale’yah fixa Jake d’un air mêlant la surprise, et l’horreur. Ce fut Neytiri qui prononça les mots qui tournaient dans l’esprit d’ Ale’yah.
Neytiri : Vous avez fait quoi à votre monde, pour le rendre comme ça ?
Jake : Il vaut mieux pour toi que tu ne le sache pas… Si Eywa venait à en avoir vent, elle nous tuerai, nous les Humains, elle reviendrai sur sa décision de nous avoir permis de rester, et à ceux de la Cause de venir.
Neytiri et Ale’yah se regardèrent, leurs oreilles repliées trahissaient leur sentiment d’effroi.

Jake : J’ai du passer une semaine chez lui, le temps de me rétablir, mais à la fin de la deuxième jour, j’ai fait l’erreur de découvrir son identité.
          Pendant la journée, un reportage sur la coqueluche du moment, nommée ZeroS est passé sur un des écrans, et d’un revers de la main, il à fermé la fenêtre de la vidéo.
          Il l’a remise quand je lui ai demandé, en lui expliquant que je m’intéressait à ce personnage.
          Ensuite, on a parlé ‘Zeros’, je lui disait que ce gars, vu son potentiel, devrai plutôt assassiner les dirigeants corrompus, et permettre à ceux qui étaient intègres de prendre leur place.
          Il répondait toujours dans le vague, disant que ZeroS devait avoir fait le serment de ne pas tuer, ou un truc dans l’genre…
          A un moment, j’ai regardé ses sabres, il m’a fait tenir un en main, c’était étrange comme sensation… J’ai eu l’impression que la lame… qu’il y avait quelqu’un, une présence dedans…
          Le petit détail qui m’a surpris, c’était que la partie coupante était à l’intérieur de la courbe…
Teranas : Comment, à l’intérieur ?

Jake pris sa dague et montrant le côté coupant, et le dos, non coupant, expliqua que sur la lame du sabre, la partie coupante était sur le dos.
Jake : A la fin de la journée, je me suis réveillé après une bonne sieste, et comme il n’était pas là, j’ai commencé à explorer la maison.
Teranas : Comment ? ton fauteuil était au fond de la rivière, non ?
Jake : En fait, il l’a repêché, et m’a explique qu’avec tous les déchets, y’avait pas deux mètres de fond.

Les Na’vi écoutant le récit ne purent réprimer un frisson d’horreur, en pensant à une rivière débordant de déchets Humains, comme celles bordant la raffinerie.

Jake : Et là, grosse erreur ! Je suis rentré dans une pièce avec un "Zx" sur la porte. Un labo… de fou !
         C’était comme la pièce dans laquelle je m’étais réveillé la première fois, mais en pire.
         Du matos ultra hightech partout, tous les trucs étaient ‘pliables’, le genre de bidule qui une fois plié devenait assez petit pour en mettre à gogo dans une valise moyenne, le genre de matos qui appartient à une personne qui ne reste pas longtemps au même endroit !
         Et surtout une bonne centaine de ces petits hologrammes avec ce personnage, sa longue cape et son bâton.
         Ce petit personnage souriant, avec les yeux en ‘U’ retournés, que les médias montraient régulièrement.
         L’hologramme de ZeroS !!
         Au fond de la pièce, j’entendis une voix qui me dit ‘Alors, on cherche des réponses ?
         J’peux dire que j’ai failli me faire dessus tellement j’ai eu peur.
Tìrey’ : Comment t’as réussi à t’enfuir ?
Jake : J’me suis pas enfui… une fois guérit, il m’a laissé partir.
Teranas : Il est barré, ou quoi ? T’as vu son visage, sa planque, tout, et lui, ‘y t’laisse partir, comme ça ?
         C’était quand même l’Ennemi Public N°1, l’homme au 250.000.000 Crédits mort, et 10.000.000.000 Crédits vivant !!!
         Y’a un truc !!
Jake : En effet… Après l’incident, qui en fait ne l’a pas plus dérangé que ça, je lui ai demandé ce qu’il comptait faire de moi.
         Il m’a répondu texto ‘Bein te ramener chez toi, tiens… j’ai jamais séquestré quelqu’un, c’est pas maintenant que j’vais commencer…
         Pendant ces jours, il m’a collé un nombre incalculable de piquouzes pour soigner mes infections,
         Quand je lui ai demandé pour tout ce que j’avais vu, et que si je voulais partir quand il dormirai, il m’a répondu que le seul accès se faisait par un monte-charge qui ne répondait qu’à lui, et que pour tout ce que j’avais vu et verrai, j’aurai tout oublié en sortant d’ici…
         Et il avait pas tort… le dernier jour,  une heure avant de partir, il me fit une dernière piqûre en me disant que c’était les nanomachines que nous avions fabriqué la veille, le truc pour lequel j’avais donné un petit coup de main.
         Ces bestioles s’attaqueraient aux souvenirs de la semaine, et toute donnée se rapprochant de près ou de loin a ZeroS seraient détruites, en fait, c’est comme si je n’était jamais rentré dans la salle "Zx".
         Par la suite, il me déposa chez mon frère.
Teranas : En fait, il t’as doublement sauvé la mise ce con !
                La baignade avec les pingouins, et les infections causées par la rivière…

Autour de Jake, les Na’vi ayant vu les vidéos des villages en flammes, avaient de plus en plus de mal à savoir qui était ce curieux personnage qui détruisait apparemment sans faire de morts… pourtant dans les vidéos, il y en avait des morts…


Jake : Bon, on fait une courte pause ? Il nous reste une heure de route, Josef, Tu peux aller voir si les clans sont arrivés au Vitrautral ?
Josef acquiesça en sifflant. Son ikran qui faisait des ronds au dessus du groupe descendit en se disant que c’était pas trop tôt !

Le groupe prit une pause bien mérité après ce trajet à marche forcée.
Teranas : Bon, voyons voir comment va Mr Catastrophe…
Il posa la main sur le bandage recouvrant la large plaie, cadeau de la lame de Mo’at, et souleva celui-ci.
La peau était noire aussi dans la plaie. Soudain il demanda à Ale’yah de venir, car il ne sentait plus le cœur.
Ale’yah posa ses mains sur le bandage, et ferma les yeux.

Ses oreilles se plièrent, sa queue se mit a fouetter l’air violemment, et d’un geste vif, elle se redressa.
Debout, tremblant de terreur, les yeux fixés sur cet Humain dans son travois elle murmurait.
Teranas se rapprocha d’elle pour lui demander ce qui n’allait pas quand dans un mouvement éclair, elle sorti sa dague, et se jeta sur ce corps en criant
‘Lefngapa vrrtep !!!!’

Elle fut intercepté au vol par Tìrey’ et Jake qui la plaquèrent au sol pendant que Teranas lui retirait sa dague.
Sous l’emprise de Jake et Tìrey’, elle se débattait en hurlant toujours les mêmes mots…

‘Lefngapa vrrtep !!’

Teranas en retirant la dague de la main de sa bien-aimée et en regardant les autres Na’vi cira
Teranas : Mais c’est pas vrai !!! C’est un sport national ou quoi ?
              C’est les JO Na’vi, ou quoi ? Et l’Épreuve Reine, c’est le ‘Planté du Xelloss’ ? Hien ?
              Le prochain que j’vois sortir sa lame, j’lui collerai tellement de coup d’pied au cul qu’il sera obligé de dormir sur le ventre !!!!

Jake : Teranas, Viens, il faut la calmer…

Teranas posa sa mains sur Ale’yah qui feula à son approche. Il effleura sa joue et retira sa main aussi sec…
Teranas : Je viens de voir son esprit… j’ai bien failli subir la même terreur… J’ai compris le pourquoi de ses mots, ‘Lefngapa vrrtep’, Comme elle n’a jamais vu d’organes cybernétiques, pour elle ce corps est une improbabilité, une horreur sans nom…

Jake : Il est pas croyab’ ce type, même HS, il arrive à chier tout ce qui se trouve autour de lui…
Tìrey : C’est un Dieu dans ce domaine !!!
Teranas : Bon, il va me falloir de l’aide pour calmer Ale’yah…
« Last Edit: May 14, 2012, 07:14:18 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #57 on: May 26, 2010, 04:39:05 pm »
Journal de bord N°3
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Mon esprit vient d’effacer une grande partie des évènements survenus ces derniers jours.
Je me rappelle que vaguement des problèmes liés au caisson, aux nanobombes et aux efforts de mes collègues pour tenter de me sauver.

Définitivement incapable de sortir de cette nouvelle réalité, je laisse les évènements suivre leurs cours…
En ce moment, ma seule préoccupation était de savoir comment faire pour explique à la Tsahìk, et au groupe qui écoutait,  que j’avais échappé à un léonoptruc, la bestiole qu’ils appellent ‘Toruk’.
Un truc qui à un rapport avec une ‘dernière ombre’
Cette chose est pour eux totalement inconcevable, échapper à cette bestiole est tout bonnement impossible, et les rares personnes qui ont réussi ne sont plus là pour en parler.
Si ils semblaient avoir commencé à comprendre comment, grâce à ma petite taille, j’avais échappé au poulet orange géant, leur expliquer que j’avais pu approcher un ikranay fut une autre paire de manches…

Ce fut quand la Tsahìk me demanda quelle idée folle avait germé dans mon cerveau pour aller soigner un ikranay, que je lui posa la question.
Moi : C’est si méchant… maléfique, l’ikranay ? c’est comme les grand, non ?

Je leur montrai les trois ikran se prélassant à l’ombre d’un grand arbre en bordure du village.
Tsahìk : Ikran… Tìkawng sretsaheylu… Ikranay, frakrr tìkawng.


Je fis une telle tête que les Na’vi autours rigolèrent de bon cœur.
Il faut dire que j’accentuai un peu mes mimiques, cela détendait d’autant plus l’atmosphère, et contribuait à leur monter que tous les tawtute n’étaient pas pareils.
A moitié torse nu, avec comme vêtements, mon hakama, ce grand pantalon ressemblant à une robe, et cette œuvre d’art tissée qu’ici ils appellent ‘bandage’, j’avais l’impression de passer pour le clown de service, et j’en profitait pour voir à quel point le comique d’attitude les faisaient marrer.
Vu mon air de ‘c’est beau mais c’est chaud comme langue’, elle m’expliqua que si les ikran devenaient d’excellents compagnons, dociles et faisant montre d’une fidélité à toute épreuve, une fois tsaheylu réalisé, pour les ikranay, c’était une autre tisane.
Ils sont sauvages, mais quelque chose de violent, et ne se laissent jamais approcher.

Là, ce fut à elle de m’apprendre quelque chose qui pour moi frisait la folie pure.
'Tsaheylu'...Une connexion neurale directe !
Elle me montra le ‘connecteur’ au but de sa longue natte, et j’en déduisis que celle-ci n’était qu’une gaine comme pour un câble électrique.
Quand je lui demandai à quoi pouvait bien servir une telle connexion, elle me répondit que grâce à ça, ils pouvaient monter des animaux, comme les chevaux, ou les ikran.
Et même parler aux arbres…

J’te jure ! Et de quoi ça peut bien causer, un arbre… à part de la consistance des crottes d’écureuils, hein ?

La conversation repris sur l’ikranay et le fait que j’avais pu l’approcher, le nourrir, et surtout, le monter.
Je senti nettement chez eux une sensation de respect envers moi, ce qui me mis un peu mal à l’aise.

La conversation porta ensuite sur le sujet que je redoutais le plus…
Une des femmes me posa une question dont le sens devait se rapprocher de ‘Et ton monde, parle nous de ton monde


Chier !!
C’est bien le dernier truc que je souhaite aborder…


Je commençai donc à leur parler de la Terre, des forêts, des animaux, faisant le parallèle avec leur monde, et tendant de leur expliquer sans les choquer, comment les Humains, dans leur peur perpétuelle de l’autre avaient fait des guerres de plus en plus destructrices.

Ils m’expliquèrent que des conflits, ils en avaient eu, de grands conflits, mais où le nombre victimes étaient faibles.
Devant mon incrédulité, un des guerriers me montra le fonctionnement de leurs batailles en dessinant au sol.
Des coups portés avec des bâtons dont le bout était protégé pour ne pas blesser.
Des flèches avec une boule en guise de pointe pour toucher sans tuer, un peu comme mes pointes assommantes.

Ils m’expliquèrent qu’aux premiers chants du monde, ils se battaient assez violemment.

La Tsahìk ma raconta une légende, une Na’vi, à la voix sublime,  me traduisit ses paroles

Na'vi : Deux clans se mettaient copieusement sur le nez depuis si longtemps qu’ils avaient oublié les raisons du conflit
Tiens, on fonctionne comme ça sur Terre, vous n’êtes pas si différents tout compte fait.
         Les deux clans ennemis avaient réunis des alliés, et le petit affrontement devint un conflit majeur opposant dix clans de chaque côté.
Notre première Guerre Mondiale, quoi…
         Lors d’une bataille, m’expliqua-t’elle, le ciel devint noir d’ikran, d’ikranay de toruk.
         Des animaux qui ne volent jamais ensemble.
         L’attaque venait du ciel et fut dévastatrice.

Moi : Alors, quel coalition à gagné… euh… quels clans ?
Eux : Personne !!

Na'vi : Une fois l’assaut aérien terminé, il ne restait plus qu’une dizaine de survivants dans chaque camp.
Ayant un peu étudié le fonctionnement d’un clan Na’vi, j’en déduis que chaque clan devait compter une centaine de guerriers environ, multiplié par les dix clans d’un camp, nous avions en gros, un peu plus de mille combattants, soit plus de deux mille en tout, peut être même trois mille.
J’imaginai assez facilement comment l’assaut aérien avait du décimer tout ça. Les Na’vi ne connaissent pas la Flak, la DCA et missiles sol-air.
Ca à du calmer les survivants pour un bon bout de temps !

        Une trêve fragile fut mise en place.

Moi : Et ensuite, qu’est ce qui à fait qu’ils sont passé de la guerre où on se tue à la guerre où on se touche ?
Na’vi : Ils sont rentrés dans leurs camps, et on prié Eywa…
Encore Eywa… ça tiens de l’obsession ou du fanatisme leur truc… Elle à intérêt à être super puissante leur déité !
Parce que si c’est comme le ‘Dieu’ chez nous, ils sont aussi fondus que nos fanatiques religieux !!

        … aux arbres des voix…
Bein tien, une bonne guerre, pour finir par aller causer à des arbres…
        …Eywa leur à parlé…
Celle là, elle est facile ! ‘Dieu m’a parlé’… et mon cul !
        …à tous, tous pouvaient communiquer et se parler…
Si c’est vrai, c’est cool comme téléphone !
       Elle leur à montré que l’attaque du ciel était son œuvre, parce qu’ils brisaient l’équilibre de la vie.
Tu parles Charles
       Elle leur à demandé pourquoi ils se battaient…
       Et comme ils ne purent répondre…
Tu pense bien, au bout de tout ce temps, ça deviens plus, ‘T’as tué bidule, j’vais tuer machin, et comme t’as tué machin, j’vais tuer truc, et comme…’,
le serpent qui s’bouffe la queue… ou plutôt, ici, l’Na’vi que s’bouffe la queue !!

       …Elle leur annonça que s’ils ne mettaient pas fin immédiatement au conflit, elle décimerai les femmes enfants et vieillards des clans belligérants.
Pas mal, la déité… si elle existe réellement, elle sait y faire en management !

Na'vi : Quelques jours plus tard, un messager de chaque clan arriva dans le clan adverse.
          Une proposition de paix dans les mains.
Eh, on vient d’te dire que si t’arrêtes pas tes conneries, tu feras parti de l’Histoire… à leur place j’aurai fait pareil…
Mais bon… La ‘Der Des Der’… on connaît !
À la fin de la Première Guerre Mondiale, sur Terre, on à fait le coup de la paix… et quelques années plus tard, on commençait la Deuxième Guerre Mondiale, puis la Guerre Froide, personne ne veut l’appeler Troisième Guerre Mondiale… j’ai jamais compris pourquoi.
Et après, d’autres conflits… vive les Humains…
Ca me fait penser à une phrase d’un gars ébouriffé qui tirait la langue sur une photo…
Il avait dit ‘Y’a deux choses infini… L’Univers et la Connerie Humaine… Et pour l’Univers j’en ai pas la certitude absolue’…

        Un énorme rassemblement eu lieu dans une plaine tout aussi gigantesque.
        Au bout de quelques jours Les tensions refirent surface.
Bein tiens…
        Deux guerriers jetèrent leurs armes au sol, avancèrent l’un vers l’autre et décidèrent que les ikran règleraient le différent
Des combats de coqs… c’est pitoyable.
Mais comment vous avez pu devenir les gars si sages et si vénérés par Grace ?
Ca m’échappe…

        … Ils enfourchèrent leurs ikran et firent une course. Le gagnant fut déclaré vainqueur du conflit.
        Ce jour, beaucoup de différents se sont réglés par la course.
        Par la suite, des techniques de combats non mortelles furent inventées pour se battre sans se tuer.
        Tuer son adversaire était devenu plus déshonorant que la défaite elle-même
        Et comme Eywa veille à l’équilibre de la vie, nous savons que si un clan venait à massacrer un autre quelque en soit la raison, la mort venant du ciel frapperait les deux clans.
Alors, là…
‘Des singes bleus’... Mon cul, c’est du poulet !! C’est nous les primates
On devrait prendre exemple sur eux et faire des courses de vaisseaux !
Et pour leur Eywa, soit c’est une entité réelle, et là c’est cool, soit la légende est si bien encrée que ça les calme sec !

       Par la suite, les armes qui tuent n’ont servi que pour la chasse.
       Mais depuis l’arrivée des tawtute… les clans ont du tuer de nouveau… c’est triste !

La Tsahìk expliqua que le lieu de la rencontre avait été choisi pour les deux arbres jumeaux qui symbolisaient les deux clans.
A la fin du rassemblement, au moment du départ des vingt clans, un clan vingt-et-un se forma.
Il était constitué de membres de tous les autres clans qui souhaitaient rester ici pour honorer la mémoire de leurs frères et sœurs morts pour une paix éternelle
Depuis, cet endroit est le lieu de rassemblement de nombreux clans qui viennent faire des courses de pa’li et ikran

Le pa’li… pa’li… ah ! le ch’val !!!
C’est fou, je comprends à présent pourquoi Grace les tiens en si haute estime…
Le pire, c’est que j’ai la même ligne de conduite… Tout comme eux, j’ai juré ne plus tuer.
Je ne suis peut être pas si différent d’eux après tout… à part la taille.


Ils me demandèrent de parler à nouveau de mon monde.
Re-chier !!!

« Last Edit: June 24, 2012, 11:33:37 am by xelloss »
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Re: { Role-Play } Xelloss
« Reply #58 on: May 26, 2010, 04:39:17 pm »
Moi : Dites, on pourrai s’asseoir, j’ai un torticolis à force de lever la tête…
Une fois assis, ils paraissent un peu moins grands…

Leurs questions portèrent sur les animaux de mon monde…
Sans le savoir, ce rêve, qui pour moi était devenu réalité rejoignait la réalité passée, la vrai, dans laquelle je tissai des liens avec le clan Nar’ikaya

Je leur parlai des bestioles sur Terre, essayant de comparer à celles d’ici…
En leur expliquant que nous, Humains stupides avions, par nos guerres, pratiquement tué toutes les espèces, la Tsahìk me fit un air que je pensait improbable sur un si beau visage.
Cet air de terreur quand je leur expliquai d’une manière édulcorée le fait que sur Terre, les animaux étaient devenus rares et chers.

Ce mot incompréhensible pour eux, mit mon auditoire en ‘mode Point d’interrogation’

Tsahìk : Cher, c’est quôi ?
Nom de Zeus ! C’est la question à 100 crédits, ça…
Mais comment, je vais expliquer le concept de l’argent à un peuple qui vit d’échange.

Xell’, la prochaine question d’ce type, c’est dans ta poche que tu t’la mets !!!

Moi : Cher… C’est quand… c’est comme.
Mon esprit carburait à une vitesse folle, essayant de trouver un exemple… une image…
Ha !

Moi : C’est comme le grand tissage là.
       Cher, c’est comme quand c’est long à faire.

Sur ces paroles, je leur désignait la grande structure tissée, ‘une sorte de penderie, nécessitait un temps de confection très long, et ayant une grande valeur symbolique’, disait le rapport.
Elle réfléchit et me demanda ce sur l’on avait fait à notre monde.
D’un air triste je lui expliquais que le mieux pour elle c’était de rester dans l’ignorance.
Pour le moment, la seule chose que cette Na’vi savait des Humains, et de leur capacité de destruction se résumait à des histoires sur le ‘Grand Trou’, la mine, et mon récit.
Si l’un d’entre eux voyait l’état de la Terre, ils nous déclareraient certainement une guerre total, de peur de voir leur monde finir comme le nôtre.

Devant nous, le goinfre sur pattes qui me servait de monture avait repris son activité favorite, être nourrit par les enfants et se laisser caresser.

Mais où tu cases tout c’que tu bouffes ?

La tsahìk posa sa main sur mon épaule.
Quoi… Mais que…

Je ressenti encore cette douce chaleur, puis un flash lumineux me fit fermer les yeux.
Ce n’avait duré qu’une seconde mais cela avait suffit pour faire disparaître le village.
Tout avait disparu, tout !
Pratiquement paralysé, je tournais la tête, elle était là, sa main toujours posée sur mon épaule.
Elle murmurait les mots ‘levrrtepa tokx’…
levrrtepa’, j’étais incapable de dire ce que c’était, mais il sonnait comme ‘vrrtep’, démon
tokx’, la trad’, c’est ‘corps’, de la j’en déduisis ‘corps de démon’

Merde, elle à du sentir mes organes cybernétiques.

La Tsahìk, déjà effrayé par cette sensation de se trouver en face d’organes pas naturelles, n’était pas au bout de ses surprises.
Mais, on est où ??
Voix de la Tsahìk dans ma tête : Chez toi !

Moi : Quoi ?
Mais comment elle peut parler sans bouger les lèvres
Par la pensée ! Nous trouver tans ton esprit…
Moi : Non !!! Hey, c’est privé ici !!!
C’est quôi privé ?
Pfff…


Soudain, je vis l’horreur dans ses yeux. Sa queue fouettant l’air violemment, ses oreilles complètement repliées.
Face à elle, je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir ce qu’elle voyait…
Derrière elle, une structure de métal rouillée et tordue se dressait.
Quatre arches se rejoignant pour former une pyramide tronquée. Le reste de la structure, pointant initialement vers le ciel, tel une flèche métallique, était au sol, dans un état pitoyable.
Un monument autrefois splendide bâti en 1889 par un gars et son équipe pour une grande exposition, et qui devait être démontée à la fin.
Un monument qui avait survécu à la fureur des Hommes jusqu’en 2019, détruite pendant le Jugement Dernier, ce conflit planétaire qui embrasa notre monde en 2016.

La Tour Eiffel, et Paris, sa ville mêlant bâtiments ultra high-tech et zones post-apocalyptiques.
Cette ville et son brouillard de pollution qui cachait le troisième étage des bâtiments encore debout…
Si j’avais vue sur la Tour, elle, voyait la partie détruite de la ville.
D’autres images défilèrent devant nous, des images des sites où j’avais détruit des bâtiments de la RDA, des sites dévastés…
Pas un seul carré d’herbe, pas un seul arbre.
Je sentais sa main serrer mon épaule, et dans ma tête sa voix qui hurlait.
Elle continuait à fouiller dans mon esprit, allant de site en ruines en villes futuristes, et s’arrêta sur l’horreur ultime.

Ce fut comme dans un holofilm, la Tsahìk, toujours accrochée à mon épaule, et moi, étions spectateur des évènements sans rien pouvoir faire.
A ce moment de ma vie, je parcourais une ville en direction d’un bâtiment de serveurs RDA.
Mes bombes posées, je m’éloignais de la cible à la faveur de l’heure tardive, de ma tenue sombre et de la nuit protectrice
03H15, les rues sont désertes.
Soudain, une sirène retentit, la sirène caractéristique d’un bombardement aérien.
J’affichait une projection holo’ du quartier dans lequel je me trouvais, et localisa une cache de secours de la Cause.
Mon code ADN reconnu, la lourde porte blindée tourna sur elle-même.
Je me précipitai dans le sas.
Une fois à l’intérieur, je fis passer le local en mode actif.
Je ne m’étais encore jamais servi d’un d’une de ces caches, mais on m’avait expliqué la procédure, que j’avais pratiquement oublié dans les dix minutes.
Je me rappelais que ces endroits étaient sensé être des bunkers indestructibles.
Les écrans s’allumèrent, et la réputation des ces bunkers allait être mise à l’épreuve.
Les caméras extérieures relayèrent ce qu’elles avaient vu…
Un flash blanc satura tous les écrans.
Le sol trembla.
La lumière passa en ‘mode A’, un mode où seul les led de secours restaient actives, baignant les pièces d’un halo blanc-bleu fantomatique, et où l’édifice passait en mode étanche.
Un mode A que je n’avais jamais vu réellement en marche, sauf pour les phases de test.
Ce mode A, avec son A, lourd de sens et sa version longue… Mode Apocalypse.

De nouveau ce flash blanc.
En ouvrant les yeux, je me rendis compte que nous étions dans un jardin d’enfant, à une centaine de mètres de l’entrée du bunker.
Je tournais la tête vers la Tsahìk, prêt à lui mettre l’enguelade du millénaire, car à cause de cette ‘sortie’ nous allions crever.
Ce voyage dans mon esprit était si réel que pour moi, j’avais la ferme conviction que ce qui allait suivre nous tuerai…

Serrant de plus en plus fort mon épaule, sa main était brûlante.
Elle tomba à genoux, m’entraînant avec elle.
Sa main libre sur la bouche, ses oreilles repliées et sa queue fouettant l’air trahissait chez elle une terreur qui était devenue presque banale chez les Humains.

Le flash blanc qui avait désactivé les caméras survint.
L’onde de choc suivit…
Les grands nuages se formèrent rapidement.
Depuis le 6 août 1945, nous, Humains, sommes habitués à cette forme, pour la Tsahìk, en revanche…

La peta-tonne de la bombe fit son œuvre.
L’onde de choc balaya les bâtiments et structures qui avaient survécu jusqu’alors.
Les gens qui n’avaient pu rallier un abri furent vaporisés, tandis que ceux qui avaient eu la chance de trouver refuge dans les abris de la RDA allaient connaître la lente agonie par les radiations.
Ces abris, fabriqués à bas coût, n’avaient d’abris, que le nom.
Un vulgaire tissu blanc aurait sûrement mieux protégé de la bombe.


Les champignons montaient, haut dans le ciel, et pendant ce temps, dans ma tête, la Tsahìk hurlait.
Tsahìk : Ngeya kifkey !!!!! Monde… ton monde !!!
           Vous… il … tué !!
           Gaïa !!!! Txoa sasyi rä’ä !!! Ayngaru !!

Je ne compris pas sa dernière phrase, mon Na’vi étant d’un si fable niveau que les seul mots que je fus capable d’analyser étaient ‘txoa’, ‘pardon’, et ‘ayngaru’, ‘vous’, ou ‘a vous’ je crois.
Mais ce qui m’intrigua le plus fut ‘Gaïa’…

Ce mot, ce nom, j’étais sûr de l’avoir déjà lu ou entendu quelque part…
Gaïa… ce mot me sembla si proche de ce Eywa, présent dans toutes les bouches Na’vi, que j’en vint à imaginer que ces deux ‘divinités’ avaient peut être un lien…
Moment de folie, théorie de fou…


La main de la Tsahìk me serrait si fort que je senti mon épaule se briser comme on brise un morceau de sucre.
Je sentais les fragments d’os dans toute la zone comme autant d’aiguilles.
Et comme si cela ne suffisait pas, la brûlure avait depuis longtemps dépassé mon point maximal de résistance à la douleur.
Je me mis à hurler à mon tour, alors qu’autour de nous, s’offrait la vision d’un monde à l’agonie.

Soudain, ce fut un flash noir !

Je venais de perdre connaissance, brisant de ce fait la liaison avec la Tsahìk.

Si ce voyage dans ma tête, et dont je me serai bien passé, avait duré plusieurs années, dans le monde ‘réel’ Garfield n’avait pas eu le temps de finir son bout de viande.
Dans la ‘réalité’ la Tsahìk me touchait l’épaule, et je m’effondra aussi net.
Elle tomba une seconde plus tard en murmurant ‘tspangyu sawtute…

On nous porta, inconscients, vers la yourte dans laquelle j'avais été soigné…


-----


Pendant ce temps, dans la réalité, celle où le groupe m’emmenai vers le Vitrautral, Jake expliquait à Teranas que la mémoire effacée par les nanomachines de Xelloss n’avaient pas été effacée...

Elles avaient juste ‘endormi’ ses souvenirs
Teranas : En même temps, Xell’ à juré ne plus tuer, ça m’étonnais un peu qu’il ait tué tes souvenirs…
              Mais comment t’as retrouvé la mémoire ?
Jake : Par le processus de cryogénie du voyage, qui à déstabilisé les nanotruc, je pense…
         A mon réveil, j’avais l’impression d’avoir fait un rêve… mais comme il est mécaniquement impossible de rêver en cryogénie…
         Le reste est revenu nettement lors de ma première connexion dans la salle de liaison. J’en ai eu le tournis ce jours là…
         Ensuite, quand j’ai vu, dans les couloirs de la base, un mec habillé comme dans ces souvenirs, tu sais, comme les samouraïs, eh bein, j’lui ai couru après… histoire d’être fixé

Devant l’air incrédule de Teranas faisant allusion à son fauteuil, jake lui répliqua
Jake : Mais c’est une image !
         Sur Terre, un peu après qu’il m’ai ramené chez mon frère, les médias ont arrêté de parler de lui. Il a tout bonnement disparu des écrans.
         Ca me mettait mal à l’aise… le gars qui m’avait sauvé la mise !
         Et voila que j’le vois sur Pandora
         J’ai jamais réussi à lui mettre le grappin dessus ! un vrai fantôme ce mec
         En fait c’est lui qui m’a chopé un jour. Il m’a demandé pour mes souvenirs.
         J’ai répondu que je me rappelais mais que je ne dirais rien, ZeroS avait disparu sur Terre, et plus personne n’en parlait.
Teranas : Et alors ? il t’as dit pourquoi il était là ? la Vraie raison, pas la couverture ?
Jake : Non, il m’a dit de ne pas se fier aux rumeurs, et ma dit d’un calme qui m’a fait froid dans le dos

Jake pris un ton grave et d’une voix calme et oppressante dit à Teranas
Jake : Je n’ai jamais tué… Jamais… Brrrr…
Teranas : Et donc…

En avant du groupe, un Na’vi cria.
Un cri plein d’espoir qui envoya le moral, si bas du groupe, tutoyer le ciel Pandorien.

Un cri repris par d’autres…
Na’vi : Vitrautral !!! Vitrautralti tse'a !!!!


Dix pas plus tard, le groupe se tenait sur le bord du chemin menant à la fosse dans lequel trônait l’arbre géant.
L’espoir refaisait surface quand un cri d’alarme retentit.
Les arcs, lances, bâtons et autres armes sortirent à une vitesse fulgurante.
Le groupe de combattant dévala le pente en courant et sautant, gagnant de la vitesse.

Voyant leurs frères en bas, et motivés par leur supériorité face aux ennemis, ils savaient que cette bataille serait gagnée d’avance.
En haut du chemin, Teranas mettait toute son énergie à calmer une Ale’yah au bord de la folie, qui répétait ‘sawtute kop… sawtute kop… sawtute kop…



Jake et Tìrey regardèrent les Xelloss…
Jake : Y’a à peine une heure, je disais que Xell’ arrivait à tout chier autour de lui, même HS…
Tìrey : Ouais ?
Jake : J’retire c’que j’ai dit… Il chie tout et partout !
          Y’a tellement d’Chats Noirs dans son âme que tu pourrait remplir une Valkyrie !!
Tìrey : Un Dieu, j’te dis, Un DIEU, c’est le DIEU-DU-J’TE-CHIE-TOUT

Hurlant en courant, le groupe fonçaient vers leurs frères et surtout vers ces deux petits êtres, et cette chose métallique, symboles de bien des horreurs.

Dans leurs esprits ces deux Humains et le Samson allaient payer pour les autres !


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Le groupe, remonté à bloc par la vue de ce Samson et des deux Humains dévalaient la pente.
Si la présence d’Avatars ‘amis’ était tolérée en ce lieu sacré, celle des Humains était totalement intolérable.
Le peu d’Humains sans Avatars à avoir pu approcher le site n’avaient jamais pu vivre assez longtemps pour le raconter.
Mais là… c’était carrément un hélico qui venait de se poser.

En bas, le groupe se retourna vers l’origine du vacarme.
La vue du groupe de Na’vi déboulant dans leur direction au pas de charge était tout bonnement impressionnant.

Josef dit à Aytsmukan qui était en plein câlin avec Uniltrr'ok
Josef : Hola… je crois que poser votre piaf dans le site même… c’était pas une bonne idée, en fait…

Aytsmukan se dégagea de l’étreinte de sa moitié…
Aytsmukan : Et merde…j’étais tellement absorbé par les problèmes de Xell’, et le fait que j’allais retrouver mon aimée, que j’ai complètement oublié de dire à Conrad que les Humains ne sont pas trop les bienvenus ici.
                   Et j’aurai dû lui dire de poser son hélico un peu plus loin…

Aytsmukan se retourna vers Conrad.
Aytsmukan : Ce serai une bonne idée de mette le piaf autre…

Il ne fini pas sa phrase, Conrad avait tout bonnement disparu.
Aytsmukan : Mais… il est où ?...

Soudain Aytsmukan sursauta si fort qu’il eu l’impression que son cœur avait tapé son cerveau.
Josef : Ftang pot aynga nìwotx… FTANG POT !!!!


Aytsmukan se demandait pourquoi Josef criait ainsi quand il vit que ce dernier avait le bras tendu en direction du Samson et d’un Conrad courant comme un dératé vers celui-ci.
On n’efface pas en deux secondes des années d’entraînement au combat.
Conrad ayant déjà vu une charge Na’vi et connaissant leur indiscutable supériorité en corps à corps ne réfléchissait plus.
Il appliquait ce qu’il avait appris en entraînement :
Toujours répondre à la menace, ne pas être fait prisonnier, les Na’vi prennent un malin plaisir à torturer ceux qu’ils capturent
Etc…
Tous ces mensonges inculqués pendant des années de formation resurgissaient.
Il courut vers le Samson et empoigna la mitrailleuse de porte.
Il n’eu pas le temps d’enlever la sûreté, il fût envoyé fissa dans les bras de Morphée….
Un des Na’vi lancé à sa poursuite venait de lui asséner un coup sur le dessus du crâne.
Conrad tomba dans les bras du Na’vi qui l’allongea sur le plancher de l’hélicoptère.


Josef : Je rêve où ton pote viens d’essayer chopper l’arme sur la porte ?
Aytsmukan poussa un soupir et regarda d’un air triste Josef.
Aytsmukan : Que veux tu, on peux pas le blâmer…
                   Maintenant, il va falloir jouer serré pour éviter de passer à ‘patrès’ vite fait…
Josef : Tu te mets derrière moi et tu bouges pas !

Le groupe arriva et se scinda naturellement en deux parties.
L’une entoura le Samson, son pilote inconscient, et les Na’vi qui le surveillai.
L’autre autour d’Uniltrr'ok, Josef et l’Humain qui se cachait derrière lui.

Un des Na’vi s’avança et en désignant l’Humain de sa lance
Na’vi : Ma Josef ! Pourquoi protéger ce Tawtue ?
         Ce lieu leur est interdit, tu le sais très bien.
         Laisse-moi le tuer, laisse moi le faire souffrir comme il nous a fait souffrir…
         Mes amis…Ma famille… Ma compagne, mes enfants…
Josef : Mawey… Mawey aynga nìwotx…
           Je sais, et comprends votre douleur, mais ceux-ci sont des frères, surtout le grand steak derrière moi…
Uniltrr'ok : C’est Aytsmukan ! bande d’Ayskxawng !
Na’vi : Comment en être certain ?
Uniltrr'ok : Tous, avons eu la même réaction que vous… C’est mon Amour, je le sais… je le sens en mon cœur.
Na’vi : Ok, bon, pour lui, d’accord…
          Mais l’autre, là ? Il porte les choses des tsamsiyu sawtute
Aytsmukan : Hep, lui, c’est touche pas à ça p’tit con !
                   J’en ai besoin !
Josef glissa dans l’oreille d’Aytsmukan
Josef : Mais t’as fini d’faire des référence à des truc qui datent de la création d’la Terre, toi…
Na’vi : Et pourquoi sa vie vaudrai-elle plus que les autres ?
Aytsmukan : Parce que, un, c’est le seul gars ici, capable de faire voler l’hélico…
Josef : J’ai aussi mon brevet Samson…
Aytsmukan : ...et tu es parfaitement incapable de mettre ton grand popotin dans le siège pilote…
Josef : …. Ah, ouais, tiens…
Aytsmukan : Donc, pas touch’ à mon pilote, sinon c’est comme pour Xell’, C’est mon pied au fesses…
Du doigt, il pointa ses pieds…
Aytsmukan : …Et là, j’ai des grolles !
Sur ces paroles, il se dirigea vers l’hélico et le pilote inconscient.

Pendant ce temps, le reste de la caravane descendait le terrain.
Conrad ouvrit les yeux. Persuadé d’avoir été tué, sa première vision fut celle d’un visage Na’vi.
Il se dit que c’était vraiment pas d’bol.
Affronter des créatures bleues, et se faire tuer.
Tout ça pour finir dans un lieu où la divinité locale était… bleue…
Son masque lui rappela vite fait qu’il était bien vivant.
Il se remémora tout et voulu porter la main à son holster.

Une main lui agrippa la sienne, et Aytsmukan lui dit.
Aytsmukan : Alors celle-là…. Même pas en rêve !

Conrad devint rouge tomate, et se confondit en excuses.
Aytsmukan le réconforta et lui expliqua qu’il comprenait parfaitement que tant d’années d’entraînement, ne partaient pas en claquant des doigts…
Aytsmukan : Par contre, je crois que tu devrais poser l’hélico sur l’aplomb derrière…

Son ami se leva et fit le vide dans sa tête, puis alla s’installer dans le seul endroit où il se sentait apaisé…
Son siège de pilote.

Pendant qu’il s’installait  et vérifiait les commandes, son ami fouilla dans l’une de ses poches.
Aytsmukan : Tiens, prends ça…
Conrad : C’est quoi ?
Aytsmukan : L’Essentiel, un truc pour avoir les bases en Na’vi, ça m’a bien servi…

Il pris un crayon dans la poche de sa blouse et surligna quatre phrases
Aytsmukan : Apprends par cœur ces quatre phrases, ça va te sauver la vie pour aujourd’hui…
Conrad : Bonjour à vous, en honorifique…
             Je vous vois, en honorifique
             C’est un grand honneur, en honorifique
             Je vous remercie, en honorifique
             La vach’, c’est pas facile

Aytsmukan attrapa une lampe de secours.
Aytsmukan : apprends par cœur la phonétique…
                   Si je clignote, c’est que tu pourras descendre nous rejoindre…
                   Si c’est fixe, tu devras rester regarder d’en haut
                   N’oublie pas que si tu es autorisé à descendre, tu seras sans doute le premier Humain à avoir pu descendre ici
                   C’est un honneur énormissime…
                   Et assister à une de leurs cérémonies, encore plus…
Conrad : Bein, et toi, alors ?
Aytsmukan : Comme ils me connaissent en Avatar, ils tolèrent que je sois maintenant en Humain…
                   Mais, bon… Je sens qu’ils font un gros effort sur ce coup là.
Conrad : Ah, okay …

Le Samson décollait avec un Conrad maintenant rassuré qui alla se poser sur un petit espace à découvert, duquel il avait une vue imprenable sur le site.
Il descendit de son appareil et s’assis sur le moignon d’aile porte-missile

En laissant son regard de perdre dans le paysage, il se demanda comment des arches de pierres aussi énormes tenaient sans s’écrouler.
Conrad : Bon… les phrases… alors….
             Bonjour à vous, en honorifique… Kalt… ai… kaltai
             Mais comment il fait pour prononcer le tx, Aytsmukan… c’est imprononçable…
             Bon, kaltai aynengaru… celle là à part le tx, elle est pas trop dur…
             Je vous vois, en honorifique… oelle ngati… kaméyé… ou ouyéyé, kamouyéyé, en honorifique plus plus…
             C’est louche comme truc, ça, ‘je vous vois’
             C’est un grand honneur, en honorifique… Tan Mé-ou-i-a… lou-you… ah, non, encore le tx…
             Je vous remercie, en honorifique… nengarou seiyi… irayo…
             C’est pas bonjour qu’il faut qu’je leur dise… c’est plutôt
            Je vous serai reconnaissant, Nobles Na’vi de m’autoriser à avaler ma boite d’aspirine, par avance merci…
             Tu parles…
             Une planète de tarés, un peuple de tarés, avec une langue de tarés… Y’à pas à dire, c’est raccord’
             Bon, allez, on reprend… Bonjour à vous…

Pendant que le pilote, assis sur le rebord du porte-missile s’arrachait les cheveux sur la prononciation de ses phrases, les gens en bas, au pied de l’arbre se saluaient…

Josef : Vous en avez mis du temps, vous avez sorti les saucisses et les géguèzes ?
Jake : Nan, mieux que ça, quelques minutes après ton départ, Teranas à été examiner Mr Cata’…
          Comme il ne sentais plus son cœur, il à demandé à Ale'yah de venir voir.
          Et, bein, crois moi, crois moi pas, elle à essayé de le planter, elle aussi…
Josef : Quoi ? Mais il à dit ou fait quoi comme grosse ânerie pour ça ?
Jake : Rien… Il n’à rien besoin de faire, il attire les lames comme le miel attire les abeilles…
          C’est une calamité sur pattes !
Josef : Bon, et à part le fait qu’il semble aimer prendre des coups de couteaux, comment est son corps Humain.

Jake n’eu pas le temps de répondre, les deux travois arrivèrent à leur hauteur.
Josef : Il était pas sensé être blanc, à la base le Xelloss ?
Jake : J’devrais pas dire ça, mais pour lui, je pense que c’est foutu…
Josef : Pourquoi ? Eywa pourrait transférer l’esprit, et hop, un coup d’manivelle, et on retrouve notre sale gosse préféré…
Neytiri : Vu l’état de Xell’, si on compare, Grace n’avait rien, pourtant elle n’a pas survécu à la cérémonie… Alors lui…
            Regarde, tu as vu son état…
Josef : Ouais, s’il survit, on subira ses calembours stupides…
Jake : Et s’il y reste, on regrettera ses calembours stupides…
Teranas : Bon, on s’y met, on organise tout ça, ou j’prépare l’apéro…




Au Vitrautral, les préparatifs pour le sauvetage de mon esprit se mettaient doucement en place,
Et même si l’état de mon corps Humain était plus qu’alarmant, tout le monde se laissait penser que ce serait peut être un succèes..
Après tout, Eywa y pourvoira…




Pendant ce temps, dans mon esprit, je continuai le rêve.
Ce rêve flash-back qui avait pour moi depuis peu, supplanté la ‘réalité’



Je me réveille, un mal de crâne en prime.
J’ai l’impression qu’un régiment de kangourous dansent le funk dans mon cerveau.
Les souvenirs sont présent, et je ne peux m’empêcher de penser que tout compte fait, sous leurs airs de ‘primitifs’ les Na’vi cachent une technologie bien supérieure à la nôtre.
Mon regard se pose sur la couche qui jouxte la mienne.

La Tsahìk ?
Bien merd’ alors…
Bon, elle m’a touché, on à fait mumuse dans ma tête, et j’ai perdu connaissance…
Ca c’est fait !
Mais pour quoi est-elle aussi endormie ?


Je regardais cette jeune Na’vi, une couverture tissée, ou plutôt un œuvre d’art qui sert ici de couverture était posée sur ses jambes, laissant le haut de son corps bien visible.
Y’a pas à dire, graphiquement, vous êtes sublifiques… Si c’est ce Eywa votre designer, va’ falloir que j’lui cause…
Et si j’pouvais mettre la main sur le designer des Humains… J’aurai deux mots à lui dire aussi !!


J’admirai les courbes du corps étendu près de moi, en me disant que pour le coup, tant sur le plan esthétique que mécanique, on frôlait la perfection…
C’était peut être dû à leur traits de félins…
Même endormie, elle dégageait une sorte de calme puissance, une grâce tout bonnement à classer comme ‘Divine’

Bon, par contre, ‘va falloir qu’on cause tout les deux !
Parce que le cerveau-plongeon sans matos, comme ça… j’en reviens toujours pas !


Sur Terre, j’étais tombé totalement par hasard sur un petit labo secret de la RDA.
Le truc qu’aucun rapport ne mentionnait, un Labo-Ghost dans lequel était mené des expériences sur le Cerveau-Plongeon.
Une technologie qui se basait sur le lien pilote/Avatar, mais qui devait permettre de ‘plonger’ dans la mémoire et les souvenirs d’une personne.
Tout ça pour permettre de percer les derniers mystères du cerveau dans le but de créer un ‘Cyber-Cerveau’, un cerveau cybernétique, au même titre que l’on fabrique une jambe cybernétique…
J’en était resté bouche béé, et ce pour deux raisons.
Premièrement, le labo était désaffecté, mais pas en ruine. Il donnait l’impression que l’équipe était partie manger, mais n’était jamais revenue.
Les verres, tasses et cafetières étaient remplies, et certaines phrases sur les écrans étaient coupées en plein milieu, signe que les gens ne se doutaient pas que lorsqu’ils allaient fermer la porte, ce serait la dernière fois.
J’ai donc étudié leurs travaux, et cela m’avait ouvert de nouvelles pistes pour mes nanomachines.
Je dois bien dire que leur matos n’avait pas à rougir devant ce que je possédais.
Deuxièmement, leur matos…
La plupart de mes bécanes auraient fait fantasmer n’importe quel chercheur, ici les leurs me tenaient la dragée haute et certaines étaient bien en avance sur moi.

En lisant leurs notes, je me suis aperçu qu’ils bloquaient sur la résonance des harmoniques entre cerveaux.
Sans une résonance parfaite, pas d’accès à la mémoire.
Le but du jeu était donc de synchroniser les harmoniques…
Facile ! sur le papier…
Les simulations et la théorie ne me posaient pas plus de problèmes qu’à eux… par contre, la pratique…
Tout comme eux je m’étais cassé les dents et avait du abandonner.
J’avais classé ce dossier avec beaucoup d’autres projets dans la case
‘Technologie impossible – laisser les générations futurs s’en charger’

Mais là… sans matos, sans nanocalculateurs sans rien… v’là qu’une créature en apparence ‘normale’ et ‘primitive’ me colle devant le nez un cerveau-plongeon, comme ça, d’une facilité tellement apparente que c’en est pas juste…
Et pour couronner le tout, sans utiliser leur connecteur neural…
Juste en me touchant !!

Je crois bien que c’était ça qui me mettait de travers…
Si elle avait utilisé une liaison direct inter-cerveau en utilisant le connecteur, je me serai dit :

Bon, ils ont une liaison directe, donc, c’est logique…
Mais là… rien, que dalle, des clous, d’l’a rouille !!!
Celle-là, je crois bien que c’est la plus forte de l’année.
Et pour savoir ce que l’ennemi à prévu, il suffirait de capturer un haut gradé d’en face, de fouiner dans son ceveau, et hop !
Pas besoin de torturer…
C’est peut être pour ça que les Na’vi n’ont que peu de conflits… Ils savent très bien que les plans ne sont en sécurité nulle part.
Même pas dans leur tête…


Perdu dans mes pensées, fixant son visage, et noyé dans des théories et calculs pour tenter de trouver un semblant d’explication à leur technologie de cerveau-plongeon, je n’avais pas remarqué que la Tsahìk était réveillée, et me regardait en souriant.
Tsahìk : Vous comptez les sanhì de sur mon corps ?
Moi : … Euh… Je… Bein…

Je passa instantanément rouge-écrevisse, et me confondis en excuses et balbutiements…
La Tsahìk éclata de rire, et deux Na’vi entrèrent pour voir ce qui se passait.
Tsahìk : Tse’a srak ? ‘opinä Sawtute latem krrpe fol mì sap’alutet ‘ia nang !
 
Les deux autres éclatèrent de rire à leur tour, ce qui me fit monter en colorimétrie.
Bien rouge-pivoine, je savais que ces trois oiseaux se payaient ma fiole…
Les seuls mots que j’avais compris étaient ‘opin, couleur, sawtute, si proche de tawtute que c’était sûrement un autre mot pour dire Humain, et latem, le verbe changer…
Avec ça, j’avais ‘les Humains change la couleur’, ou plutôt ‘les Humains changent de couleur
J’en déduisais donc que même à travers mon masque mon changement de couleur avait dû être très visible.
Je m’esclaffais à mon tour.

Les deux aidèrent leur Tsahìk à se relever, puis vinrent me donner un coup de main.
Encore un peu groggy par l’expérience du plongeon, j’avais du mal à tenir mon équilibre.

Je levais la tête vers le Tsahìk et lui dit.
Moi : Ma Tsahìk…
Tsahìk : Srane…
Moi : Comment avez-vous… comment faites-vous un cerveau-plongeon sans matos ?

J’eu le temps de finir ma phrase pour me rendre compte qu’elle comprendrait peut être les mots, mais pas la phrase…
Tsahìk : Che konnais les môts je ne peux lier tous…

Bien voyons, mon cochon…
Allez, on reformule !


Moi : Vous voyagez dans mon esprit, comment vous faites ? Grâce à quoi ?
Je voulu lui poser trente six milles autres questions, mais me retins.

Tsahìk : Eywa…
Ah, non ! Ca va pas recommencer, hein !!!
             … qui permet ça.
Moi : Vous êtes en train de me dire que vous pouvez tous faire ça ?
Tsahìk : Non uniquement les Tsahìk…
Merde alors, c’était pas noté dans ce que j’avais pu lire…
Moi : Comment vous faites ?
Tsahìk : Pour foyacher tans l’esprit ? C’est Eywa qui nous guide, et nous on donne l’énerchie
            Après, c’est lien entre deux personnes.
            On fôit les gens, on fôit les peurs, les rêves.
            Ton esprit…
Ouais, le mien… que j’ai même pas eu le droit de dire si j’étais d’accord…
            … j’ai vu des chôses… horribles…
En même temps, hein, j’l’avis dit…
Moi : J’avais pourtant dit que le monde des Humains n’était pas beau à voir…
Tsahìk : Mais là… Fous afez tué fotre monde… fotre Mère !

D’un air abattu je lui dis
Moi : Je ne le sais que trop bien… et ici nous… J’ai honte, honte pour nous, le Humains… qui se prétendent ‘civilisés’
Tsahìk : J’ai vu… pas besoin, les excuses. Tous les Sawtute pas pareil. Beaucoup maléfiques, mais l’espoir… Certains bons…
            Qui protègent… Pas beaucoup cependant…

« Last Edit: January 21, 2014, 09:47:18 am by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

 

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