Author Topic: {Role-Play} Loup Gris  (Read 840 times)

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{Role-Play} Loup Gris
« on: July 22, 2015, 03:26:05 pm »
Ce RP est lié à la tenue Lakota que j'ai confectionné et que je continue d'améliorer.
Le personnage de Loup Gris n'est pas lié au monde d'Avatar...
Quoi que...  :D ;D


------------------------

Le ciel est clair, et laisse scintiller les étoiles.
Haut dans le ciel, une étoile filante apparaît.
Cependant, elle ne semble pas analogue à celles qui fusent d'ordinaire.
La petite lumière se transforme en boule de feu, se scinde en deux et alors qu'une partie disparaît par delà l'horizon, une autre s'écrase derrière les hautes cimes des arbres voisins.
La terre elle-même tremble et dans la nuit, une lueur se met à briller.
De la forêt s'élève un bruissement qui se transforme en vacarme.
Les animaux fuient un ennemi commun.
Un ennemi contre lequel, même le puissant grizzly ne peut rien.
Les flammes montent haut dans le ciel et le petit groupe donne l'alerte.
Ca et là, on se précipite hors des habitations et l'on commence à ranger le matériel en vu d'un départ imminent.
Dans le ciel, de lourds nuages noirs s'amoncèlent.

Une goutte.
Une seconde, suivie d'une troisième.
Quelqu'un ouvre la bouche et hurle quelque chose mais le vacarme assourdissant de cette pluie couvre sa voix.
Le ciel s'allume par deux fois.
La Terre tremble par deux fois.
Deux coups de tonnerre roulant dans les montagnes.

Derrière la barrière des hauts arbres, la lueur de l'incendie n'est plus présente.
Les nuages s'effilochent en laissant passer les rayons lunaires.

Dans le village, un petit groupe part en direction du site.

Après une heure de marche, ils arrivent sur place.
La vision est cauchemardesque et les arbres autrefois majestueux gisent brisés tel des marionnettes à qui l'on aurai coupé les fils.
A l'épicentre de cette terre désolée, se tient un tronc encore debout.
A ses pieds, une forme humaine, étendue.

Les quatre hommes du groupe s'avancent.
Soudain l'un d'entre eux pousse un cri en montrant la personne gisant au sol.
Le tronc est étrange et creux.
Une centaine de petits vers luisants illuminent l'intérieur.
L'un des membres du groupe pose la main sur l'homme au sol en désignant aux autres des liens reliant l'inconnu à l'intérieur du tronc.

Au bout de quelques minutes, la décision est prise.
L'inconnu étant vivant, il est du devoir du groupe de le soigner.
Cependant, tel un enfant relié à sa mère, cet homme est attaché à l'étrange tronc creux par de multiples cordons ombilicaux.

Un travois est fabriqué et l'inconnu placé dans le tronc.
La légèreté de celui-ci étonne le groupe qui s'en félicite ; le transport sera aisé.


Le chemin du retour est éprouvant pour le groupe.
Tiraillés entre peur et curiosité, ils ne peuvent s'empêcher de se demander qui est cette femme dont la voix sort du tronc.
Est-ce la voix du tronc lui-même ?

L'arrivée au village génère un attroupement autour de l'étrange inconnu et de son sarcophage.
Une nouvelle fois, la voix de la femme-invisible retentit, stupéfiant l'assemblée.

Un conseil extraordinaire est tenu par les hommes alors que les femmes tentent de soigner l'inconnu posé au pied de son sarcophage.

Nombre de questions sont posées ce soir là, dont la plus importante, "doit-on couper le cordon ombilical de l'inconnu"…




Une année a passée et l'inconnu s'est bien intégré à la vie du village.
Ayant assimilé rapidement la langue, il peut maintenant communiquer avec les gens qui l'entoure.
Ne se rappelant plus de son nom, il reçu celui de "Etoile tombante" en rapport avec la manière dont il était tombé du ciel.

Bien que des visiteurs étrangers soient déjà passé dans le village, ce nouvel arrivant suscite la curiosité.
Il est certes, identiques aux autres, mais sont parlé, ses manières et ses vêtements sont trop différents.
La voix de son sarcophage s'est depuis longtemps tue et les lucioles ne luisent plus.
Lors de certaines veillées, entre deux légendes racontées par les Anciens, l'inconnu narre les histoires de son pays, une terre sur laquelle poussent des arbres métalliques alors que dans le ciel volent de gigantesques oiseaux-de-feu.
Souvent, il regarde une amulette ronde qu'il porte autour du cou.
Sur celle-ci, une flèche gravée prend vie quand il place l'objet dans sa main.
Au centre de l'amulette, trois symboles identiques, "9".
L'inconnu ne se rappelle plus de ce que pointe l'amulette mais il sait que la distance est immense.


Le temps passe et la mémoire de l'inconnu concernant les causes de son apparition ici ne semblent toujours pas revenir.
Il se rappelle de quelques bribes de son ancienne vie qu'il conte autour du feu.
Ces histoires font frémir l'assemblée.

Aujourd'hui est un jour important car Etoile Tombante est autorisé à diriger la chasse.
Quelques cerfs sont abattus et fourniront le nécessaire pour le village.
A quelques pas de là, un hurlement se fait entendre.
Etoile Tombante décide de voir l'origine des bruits et le groupe découvre un loup dont la patte arrière est prise au piège dans une crevasse.
Incapable de se dégager, l'animal hurle de douleur en frappant la neige.

Sous le regard inquiet du groupe et malgré les mises en grades, Etoile Tombante s'approche du loup en enfilant un bracelet autour de son poignet droit.
Sans crainte, il pose la main sur le cou de l'animal qui cesse ses hurlements.
D'un mouvement rapide, il désincarcére la patte de celui-ci, et le gratifiant d'une caresse se relève et repart vers le groupe en replaçant le bracelet dans une poche de sa ceinture.

A la surprise générale, le loup reste sur place, assis dans la neige.

Le groupe regagne le village emportant le butin de la chasse… suivi par le loup gardant une petite distance avec les bipèdes.

Quelques mois passent et le loup reste aux abords du village n'autorisant qu'Etoile Tombante à l'approcher.


Cette journée marque un tournant dans la vie d'Etoile Tombante.
En sortant ce matin, il eu la surprise de découvrir le loup endormi à l'entré de son logis.
Il n'en fallu pas plus au village pour changer son nom…

Etoile Tombante est désormais Loup Gris…


Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

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Re: {Role-Play} Loup Gris
« Reply #1 on: July 22, 2015, 03:27:11 pm »

Dans quelques jours, cela fera deux années que Loup Gris vit parmi sa nouvelle famille.
Si il est toujours incapable de se remémorer son passé avant son apparition dans le ciel et le crash dans la forêt, il se souvient de ce qu'était le monde dans lequel il vivait.
Au coin du feu, ses histoires sont prisées, mais les gens voient à quel point il souffre.
Aussi, les adultes, en bons diplomates, évitent de trop laisser les conversations dévier sur le sujet.
Cependant, certains enfants plus jeunes ne voyant pas les tourments de l'homme profitent souvent pour grappiller une anecdote.

La nuit est sombre et rares sont les étoiles.
Une ombre se glisse parmi les ombres, silencieuse et rapide, les yeux rivés sur un petit objet.

Soudain, un craquement différent des bruits de la vie nocturne.
L'homme empoigne son arc, encoche une flèche et tend l'oreille.

Voix : Il y à peut être le mot "ours" dans mon nom, mais je ne pense pas être si bruyant !

Loup Gris replace sa flèche dans le carquois pendant contre sa cuisse et fait passer l'arc dans son dos en souriant à l'homme qui, d'un bond agile, saute de son promontoire.

Loup Gris : Deux Ours, en voilà une surprise… moi qui pensais avoir pris les ribines pour filer en douce…
Deux Ours : Bien que je ne saisisse pas tous les mots que tu emplois, je pense que tes… "ribines" ne soient pas si bonnes que ça…
                 Pourquoi s'aventurer si loin du village ? Tu as prévenue Grand Arc que tu partais ?
Loup Gris : En quelque sorte… je lui ai dit que j'allais chasser.
               Depuis qu'elle m'a raconté son rêve le cycle dernier, je n'ose plus trop lui parler du Compas…
Deux Ours : Je le sais, elle est venue me voir pour me parler de ses songes.
                 Ce jour là, ce n'était pas les conseils de l'Homme Médecine qu'elle souhaitait, mais ceux du père.
Loup Gris : Je ne vous en ai jamais parlé, mais je m'interroge sur le fait que Grand Arc puisse rêver de choses qui proviennent de mon monde.
               De choses dont je n'ai jamais parlé surtout.
Deux Ours : La Médecine est puissante dans ma famille et je pense qu'elle a hérité d'une partie de mes dons.
                 Cependant, je pense comme elle et te met en garde.
                 C'est le Malheur que t'indique le Compas.

Loup Gris s'arrête et pousse un soupir.

Loup Gris : Le malheur ou le rien…
Deux Ours : Pourquoi dis-tu cela ?

Loup Gris montre le cadran de l'objet à l'Homme Médecine.
Sur celui-ci, les trois chiffres indiquent "000" et toutes les flèches sont allumées.

Loup Gris : Ce matin, il à brusquement affiché une nouvelle distance.
               Mais il semble qu'ici in n'y ait… rien…
Deux Ours : Viens, rentrons… la prochaine chasse sera en ton honneur… pour célébrer les deux hivers de ton arrivée.
Loup Gris : Tu as raison… Il semble que je cours après des Espr…

L'homme trébuche sur quelque chose qui dépasse du sol et s'étale de tout son long.

Deux Ours : Tu tombes de fatigue ?
Loup Gris : J'ai butté sur une… racine ?

L'élément responsable de la perte d'équilibre de l'homme intrigue Loup Gris.
Saisissant une pierre, il gratte la terre meuble autour de l'objet.
Aidé par l'Homme Médecine, il extrait un objet qui le fait écarquiller des yeux.

L'air interloqué et curieux, Deux Ours demande s'il sait de quoi il s'agit.

Loup Gris tourne et retourne l'objet.


Loup Gris : Je n'ai jamais rien vu de tel.

Deux Ours tend la main et Loup Gris y pose l'objet rectangulaire.
Au moment de l'échange, son indexe fait bouger une petite pièce.
Une oreille très attentive aurait décelé le petit son produit par la chose.

Examinant l'énigmatique objet, Deux Ours lève un sourcil et le rend à Loup Gris qui le fait passer dans son dos, sous la fourrure de loup, grâce à la sangle y étant attaché.

Dans sa tête, il se répète "Mais bordel, que fait un P90 ici ?"


Loup Gris avance sur le chemin, suivi de l'Homme Médecine qui affiche un large sourire.


Deux Ours : Dis, Souhaites-tu que je te fasse quelque chose pour retrouver de la vigueur sous la fourrure ?

Loup Gris, buvant à sa gourde, tousse et manque de s'étouffer.
En tournant la tête, il s'interroge sur ce qui le met le plus mal à l'aise, la question si directe de l'Homme ou son grand sourire.


Loup Gris : C'est Grand Arc qui…

Voyant Deux Ours exploser de rire, il se demande si il n'a pas confondu deux mots et sorti une ânerie.
Hilare, l'Homme Médecine lui pose une main sur l'épaule.


Deux Ours : HAHAHAHAHA ! Non, frère, Grand Arc n'est pas venue me voir, c'est juste que vous êtes ensembles depuis plusieurs lunes et que je n'ai remarqué aucun changement chez elle…

Les discussions et les éclats de rires raccourcissent le trajet.
L'aurore jette quelques rayons multicolores dans le ciel alors que les deux hommes pénètrent dans le village assoupi.
Un des chiens de garde accourt vers l'Homme Médecine qui le gratifie d'une caresse et lui donne un bout de viande séché.


Deux Ours : Merci d'avoir veillé sur le village… file maintenant.

L'homme se redresse et toise Loup Gris.

Deux Ours : Et toi aussi, file ! Ma fille attend son compagnon !
Loup Gris : Vous pouvez communiquer par la pensée entre Homme et Femme Médecine ?
                Allez, tu peux me l'dire….

Deux Ours écarquille les yeux puis percute sur ce que lui montre Loup Gris.

A quelques mètres d'eux, sortant de son Thípi, une personne, enveloppée dans une lourde peau de bison s'avance.


Loup Gris : Grand…
Grand Arc : Ne dis rien, tu dois avoir froid…

Sur ces mots, la jeune femme ouvre d'un mouvement rapide la peau de bison la recouvrant, révélant une complète nudité.
Avant d'avoir eu le temps de dire "ouf", la couverture se referme sur Loup Gris alors que sa femme affiche un sourire espiègle.
Du coin de l'œil, il aperçoit Deux Ours qui peine à retenir un fou rire.

Deux Ours : Ehhh… J'ai rien dit !






Six jours ont passé et Loup Gris marche en tête d'un petit groupe.
Cela fait deux ans qu'il est arrivé ici et il se souvient du jour où le conseil lui avait confié sa première chasse.
Aujourd'hui, il est bien plus confiant.
Un chasseur arborant fièrement trois plumes dans sa chevelure marche à sa droite.
Observant la tête de son compagnon de route, Loup Gris se maudit de ne plus se rappeler la signification de celle piquée verticalement.

L'homme désigne le fourreau vide de Loup Gris.


Nuit d'Orage : Il semble que ton esprit est avec les oiseaux, Loup Gris…
Loup Gris : Je vois ce que tu veux dire, mais le fourreau n'est pas vide parce que j'ai oublié mon couteau… Il est vide parce que je n'ai pas encore de couteau…
Nuit d'Orage : Nuit d'Orage est habile pour la taille, il peut en faire un pour toi.
Loup Gris : Je te remercie, mais j'aimerai réussir à tailler quelque chose.
               J'ai l'impression que je ne sers pas à grand-chose ici…
Nuit d'Orage : Tu es un bon conteur ! Nuit d'Orage aime tes histoires, même si elles lui font peur…
                    Pourquoi garder le fourreau vide, Loup Gris ?
Loup Gris : C'est un présent de Grand Arc, elle m'a dit que le l'avoir sur moi serait une bonne chose, que l'Esprit des Pierres aurait pitié de moi et accorderait que je me taille enfin une lame convenable.
Nuit d'Orage : Puisse l'Esprit des Pierres t'entendre…


Ce soir là, Deux Ours prend la parole.

Deux Ours : Ces quatre jours de chasses devraient suffire à nourrir le clan pour un moment, je pense que nous pouvons rentrer et fêter les deux hivers de Loup Gris.

Loup Gris pousse un petit soupire de soulagement à l'idée que la chasse prenne fin.
Aucune personne n'a été tuée au cours de ces quatre jours, seulement un chasseur blessé par le mouvement post mortem d'un cerf.
L'homme regarde les chevaux en pensant aux travois qui seront installés demain pour rapporter le fruit de la chasse.

La nuit passe paisiblement et alors que les premiers rayons de soleil réchauffent l'air, le groupe se réveille.




Quelques heures plus tard, le butin de la chasse installé sur les travois, le groupe fait route vers le village.

Deux Ours : Tu as été un bon guide… Cette chasse est bonne !
Loup Gris : Merci…
Deux Ours : Oh, toi, vu ton sourire, il y a quelque chose de spécial…

Loup Gris désigne son fourreau.

Loup Gris : Oui, une belle lame d'Obsidienne que j'ai finie pendant la nuit.
Deux Ours : Puis-je ?
Loup Gris : Volontiers !

Le jeune chasseur tend son couteau à l'Homme Médecine qui l'examine en hochant la tête.

Deux Ours : C'est un bien beau couteau, la taille est propre !

Soudain, un chasseur crie en désignant la crête
Au-delà, une épaisse fumée noire s'élève alors que retentit un claquement sec, puis un autre et encore un autre.

D'un geste, Loup Gris empoigne le harnais de cuir fixant le travois sur le cheval à sa gauche.
Le mouvement est rapide et en un clignement de cil, Loup Gris galope déjà vers le village, laissant le travois derrière lui.
Les quelques secondes qui le séparent de la crête semblent durer des heures alors qu'à présent il entend les cris se mêlant aux claquements.

Il passe la main dans son dos, sous la fourrure de loup, et saisit le P90 dissimulé.
Sur l'arme, le chargeur est plein et la dernière munition est placée devant un petit "50" en relief.

Le temps de vérifier d'un coup d'œil rapide si une munition est chambrée, il se retrouve a la lisière du village.
Se laissant glisser de sa monture, il saute sur la terre ferme en se disant qu'à cheval ses performances allaient être exécrables.
Un homme vêtu d'un ensemble crasseux semble surgir devant lui.
Machinalement, Loup Gris prend la visée et, les deux yeux ouverts, place le petit point blanc sur le torse de l'homme en pressant la détente.


Le petit claquement sec peine à se faire entendre à cause du vacarme.
Touché en plein cœur, le soldat meurt avant d'avoir commencé à tomber.
Gardant la visée et marchant calmement, Loup Gris aligne un autre soldat, puis un autre et encore un autre.

Voyant ce Natif éliminer ses compagnons d'arme avec un objet semblant tirer des balles à l'infini sans recharger, un soldat fixe sa baïonnette et fonce en hurlant sous le regard interloqué d'une enfant qui voit sans comprendre la tête de l'homme disparaître d'un coup dans une petite explosion de sang.

Comprenant que la situation et hors de contrôle, un soldat arborant le grade de Lieutenant se laisse porter par la rivière en faisant le mort alors que dans le village, les guerriers tuent les derniers hommes au visage pâle.


Le temps pour Deux Ours d'arriver au village, l'affrontement est terminé.
Ca et là, on transporte le cadavre d'un de ces Hommes au Visage Pâle.
Ca et là, on console une personne ayant perdu un proche, un parent.

Deux Ours s'enquiert de Loup Gris et apprend qu'immédiatement après la bataille, il est rentré sous le thípi et qu'il n'en est plus ressorti.

Sur le trajet, il entend les gens conter les exploits de Loup Gris, et comment grâce à son étrange objet, il a tué les soldats.

L'Homme Médecine arrive devant l'habitation et s'annonce.
Quelques minutes plus tard, sans prononcer un mot, Loup Gris sort, le bas du visage peint en blanc.
Toujours sans un son, il invite le père de sa compagne à pénétrer dans la tente, puis va s'asseoir auprès de la couche sur laquelle est allongée Grand Arc, un trou béant dans la poitrine.

Loup Gris désigne l'étrange arme posée non loin de lui puis, les yeux rivés sur sa femme.

Loup Gris : Ma mémoire est revenue temporairement… Ma compagne est partie définitivement…
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
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Re: {Role-Play} Loup Gris
« Reply #2 on: July 22, 2015, 04:11:57 pm »

La nuit s'estompe et laisse doucement place aux pâles lueurs de l'aube.
Haut dans le ciel, quelques nuages s'effilochent paresseusement.
Cette journée, comme les précédentes, sera très chaude.
Le village dort encore, mais dehors, un homme s'étire et lève les yeux au ciel, en direction d'un python rocheux.
Rajustant la ceinture de son pagne, il défait les lanières de cuir maintenant les leggings.
D'un geste rapide, il fait glisser les jambières de cerf le long de ses cuisses, les déposes sur une pierre devant le thìpi, puis, saisissant la lance posée contre la peau de la tente, s'enfonce dans la forêt.

Une demie heure plus tard, il arrive au niveau du python rocheux qu'il observait d'en bas.
Sur le promontoire, une structure en bois ressemblant à un lit mezzanine sur laquelle repose une forme humaine enveloppée dans des peaux.
Non loin de là, d'autres structures identiques.



Loup Gris inspire profondément et ouvre les yeux. Devant lui, un imposant navire de bois se bat contre des récifs.
Brisé en deux, l'énorme vaisseau semble hurler à chaque mouvement de l'océan.
Dans l'eau, des dizaines de marins, ne sachant pas nager, se débattent, se poussent et se montent dessus.
Il n'y à plus ni ami, ni compagnon, seul la survie compte.
Soudain, comme apparu grâce à un sortilège de téléportation, quelques canoés voguent vers les marins.
Loup Gris dévale la pente menant à la plage en hurlant.
Cependant, personne ne semble prêter attention à ses cris, et les petites embarcations reviennent vers la rive.
A leur bord, les autochtones, rassurent ces étrangers au visage blanc.
Une fois à terre, on apporte les premiers soins à ces navigateurs sortis de cet étrange et immense canoé.

A bout de souffle, Loup Gris arrive à la hauteur des gens, puis reprend sa respiration.


Loup Gris : NON ! NE LES AIDEZ…

L'homme n'a pas le temps de finir sa phrase qu'un coup de feu éclate, touchant à la tête l'homme se tenant devant lui.
Alors qu'un second coup retentit, une corne de brume hurle tandis qu'un gigantesque navire s'approche d'un ponton.
Dans son esprit, Loup Gris se demande quel épisode il à raté et comment il à fait pour ne pas s'apercevoir de la présence du ponton.

Incapable de prononcer un  mot, il assiste à ce raz de marée humain qui déferle sur la plage en direction du village Natif.
Un clignement de paupière plus tard, le village est transformé en un tas de cendres sur lesquelles gisent les cadavres calcinés de femmes et d'enfants, alors que les occupants du navire entament la construction de maisons sans même prendre le temps d'évacuer les corps.
Ici et là, on entend les gémissements des agonisants se mêlant aux rires des nouveaux arrivants.

A nouveau, Loup Gris hurle en direction de ces gens qui ne font montre d'aucun égard envers les défunts.
L'espace d'un instant, le temps s'arrête alors que tous les regards se tournent vers lui.
Une seconde plus tard, l'assistance éclate de rire puis reprend les constructions.
Sous ses yeux, un groupe d'enfants jouent au foot avec la tête carbonisée d'un bébé.

Loup Gris fait un pas mais butte dans un objet dépassant du sol et s'étale de tout son long sous les rires moqueurs des enfants et des adultes lui jetant des os calcinés.
Se relevant, il observe horrifié une personne, portant une redingote et un chapeau haut de forme, découper les testicules d'un cadavre pour en faire une blague à tabac.

Loup Gris baisse les yeux sur l'objet qui l'a fait tomber et saisissant la poignée, le tire hors du sable avec une facilité déconcertante.
Sans même regarder l'objet, il connaît sa fonction.
D'un geste vif, il fait passer par-dessus son épaule cet imposant sac-à-dos.
Celui-ci est relié à un appareil posé sur le sol.
Loup Gris empoigne cet outil qu'il connaît si bien, et le fixant à un bras mécanique de sa ceinture, fait sauter un petit capuchon rouge.

Sous l'ergot couleur sang, un petit levier gris que Loup Gris pousse alors que l'outil émet un petit sifflement.
Levant la tête, il toise, d'un air dédaigneux, les gens s'étant attroupé autour de lui, comme l'on viendrait voir une bête curieuse.


Loup Gris : Vous faites les malins avec vos fusils à silex contre les flèches…
               Subissez le courroux du Vulcain !!!


Hurlant, Loup Gris écrase de son indexe, la queue de détente de l'arme qui émet un sifflement.
Une seconde plus tard, un bruit, analogue à celui que ferait un tissus se déchirant, brise le silence.

Autour de Loup Gris, les hurlements résonnent à ses oreilles comme une douce mélodie.
Tranquillement, il avance, découpant un chemin au milieu de cette marée humaine qui cherche à fuir ce monstre semant la mort.

Les bourdons de vingt millimètres que crache le monstre d'acier à une vitesse de six mille coup par minute, déchiquètent les chairs, font exploser les têtes et réduisent les enfants en un tas de lambeaux sanguinolents.

Loup Gris balaye devant lui en avançant vers le navire qui continue encore et encore de vomir de nouveaux arrivants.

Le visage et le corps couverts de sang, l'homme arrive au début du ponton duquel se jettent les gens pour échapper à cette machine infernale.
D'un calme olympien, Loup Gris abaisse l'arme vers les gens se débattant dans l'eau.
Quelques secondes plus tard, il reprend sa progression car un nouvel allié s'est invité à la fête.
Cette fois, la menace vient des profondeurs.
Attirés par le sang, des requins se jettent sur les gens pensant avoir trouvé refuge dans l'eau.
En quelques secondes, cette eau clair se transforme en mer de sang.
Un large sourire sur le visage, Loup Gris remonte le ponton et arrive devant l'énorme porte ouverte sur le flanc du navire.
Sans cesser le feu, il pénètre dans les entrailles de l'énorme bâtiment et pousse la commande de fermeture de la porte qui se referme dans un grincement sinistre.
L'unique sortie étant condamnée, il rit a gorge déployée en écrasant à nouveau la détente.

Avançant lentement, avec méthodisme, il vise les hommes, les femmes, enfants et vieillards.

Les yeux injectés de sang, hurlant, Loup Gris remonte les ponts du navire et arrive devant l'entrée de la Salle d'Honneur qu'il explose sans autre procès.
En un clin d'œil, les convives, des nobles bedonnants subissent le même sort que la masse grouillante de la populace qu'il à exterminé juste anvant.

Soudain, Loup Gris relâche la queue de détente et fixe l'homme qui vient de se lever et le pointe du doigt.

Homme : GARDES ! TUEZ CE SAUVAGE ! MASSACREZ SA FAMILLE !!!

Un petit groupe d'hommes lèvent leurs fusils.
Loup Gris presse à nouveau la détente.
Un petit groupe d'hommes s'effondre, haché par les projectiles de vingt millimètres.
Loup Gris relâche la détente en avançant vers l'individu sous les regards horrifiés des autres convives de la table.
Sans prononcer un mot, Loup Gris saisit un pistolet sur le flanc du sac-à-dos et tire dans les genoux de l'homme lui faisant face, puis pose les tubes chauffés à blanc sur le visage de ce dernier.


Loup Gris : Andrew Jackson, au nom des Cinq Cent Nations, je te condamne à mourir avant que tu ne puisses déporter et faire massacrer des gens qui ne demandaient qu'à vivre en paix !


Allongé sur le plancher, l'homme au visage défiguré glousse…

Andrew : Tu arrives trop tard, sauvage… Ta femme était un mets de choix…

Loup Gris met quelques secondes avant de se rendre compte que la forme posée sur un large plateau au centre le la table n'est pas du gibier, mais Grand Arc, ouverte en deux alors que les convives piochent dans ses entrailles pour remplir leurs assiettes.

Loup Gris et abat les personnes restantes d'une balle en pleine tête, puis saisis sa compagne et la serre dans ses bras en laissant éclater son chagrin.


Andrew : Tu peux faire ce que tu veux, sauvage, toi et les tiens disparaîtrons !
              Et ce sont vos enfants, éduqués par nôs prêtres qui seront nos armes !
              Nous effacerons toutes traces de vous, vos coutumes… Vous n'existez plus !
              Vois ! La sauvage qui te sers de femme est déjà comme nous !

Sur ces mots, Loup Gris se rend compte que sa compagne n'est plus vêtue de la robe de daim qu'il lui avait confectionné, mais d'une tenue occidentale.
Ses cheveux si beaux, lui tombant comme une rivière d'obsidienne sont maintenant coupés courts et teints en roux.

Loup Gris hurle en pleurant alors que Grand Arc ouvre les yeux.
L'espace d'un instant le temps semble suspendu et Loup Gris affiche un grand sourire à celle qui partageait sa vie.
Soudain, dans un glapissement inhumain, Grand Arc arrache la trachée de Loup Gris qui s'écroule.
Sentant sa vie le quitter rapidement, il jette un dernier regard à sa compagne mastiquant goulûment alors que retentissent les rires de l'homme défiguré…








Loup Gris ouvre les yeux et porte les mains à sa gorge.
Sans terminer son geste, il se fige, se rendant compte qu'à un mètre de lui, un ours, assis, l'observe.
Quelques secondes plus tard, l'imposant animal se lève, puis se mettant à quatre pattes, fait quelques pas.
Tournant la tête, il toise l'homme, attendant visiblement que celui-ci le suive.


Loup Gris : Va-y… je viens de crever comme un con, j'suis un peu fatigué, là…

Soudain, l'homme sent une truffe dans son dos et une force titanesque le soulever.
Derrière lui, un autre ours vient de le pousser pour le remettre sur pieds.


Loup Gris : Ehhh… doucement avec les morts…

L'ours du devant reprend sa marche alors que celui de derrière le pousse à avancer.

Loup Gris : Bon, où vous m'emmenez ?

Le décor, d'un blanc immaculé, ne comportant aucune végétation ne permets pas de savoir quelle direction est prise.



Une heure de marche plus tard.

Loup Gris : Dites, vous vous repérez comment ?
Ours : Avec le cœur…
Loup Gris : Mwouais… et moi,je... Mais ?
               V'la que j'cause à des ours…

L'ours devant lui s'arrête et le toise.

Ours : Reviens…
Loup Gris : Hein ?
Ours : Reviens !
Loup gris : Qu'est-ce que tu racontes, j'suis pas parti…

L'homme écarquille les yeux alors que derrière l'ours, se matérialisent des nuages.
Incapable de prononcer un mot, il regarde la tête de l'animal devenir Humaine.


Loup Gris : Deux… Deux Ours ? Que fais-tu ici ?
Deux ours : Je suis venu te chercher… Tu dois revenir, sinon, tu finiras par te perdre dans les non-mondes…
                 Suis-moi.

Loup Gris attrape la main que lui tend l'Homme-Médecine.
Une violente secousse le propulse en avant.

Loup Gris secoue la tête et tente de remettre ses idées en place.


Deux Ours : Cinq jours que tu es au pied de la sépulture de Grand Arc… Tu dois revenir parmi nous, ton deuil est fini…
Loup Gris : J'ai vu Grand Arc… Elle…

Assis sous l'échafaudage funéraire sur lequel repose Grand Arc, Loup Gris s'adosse à un des piliers alors que Deux Ours pose une main sur son épaule.

Deux Ours : Calme toi, et raconte-moi ta vision…

Accroupi, l'homme-Médecine écoute attentivement le récit de Loup Gris, puis saisis un sac à sa ceinture, sors une blague à tabac et s'asseyant, remplit une petite pipe de catlinite.

Deux Ours : Il me faut réfléchir… ta vision est étrange, et bien que je vois que tu fais de ton mieux pour utiliser des mots que je comprends, je n'arrive pas à saisir le sens de tout ça…

L'Homme-Médecine, assis en tailleur, présente sa pipe dans les quatre directions, puis tire quatre bouffées qu'il expulse doucement.

Deux Ours : Tu dis que Ceux-qui-viennent-de-la-Grande-Eau tueront les Nations et que nous finirons dans des cages ?
Loup Gris : C'est ce qui va se passer… Je ne me rappelle plus qui j'étais, mais je me souviens des histoires dans les holofilms…

Deux Ours tire à nouveau sur sa pipe et la tends à Loup Gris.

Deux Ours : Il me faudra réunir les Hommes-Médecine des autres Clans si nous devons les affronter…

Loup Gris rend la pipe sans un mot, les yeux dans le vague.
Dans son esprit, une petite voix lui crie "Si l'histoire se répète, ce n'est pas un Homme-Médecine qui te faudra… Mais un Bon gros Macross !!!"

Deux Ours frappe sa pipe sur une roche pour vider le tabac, puis, la glissant dans son sac, se lève en tendant sa main.


Deux Ours : As-tu la force de te lever ?

Loup Gris se redresse en titubant. Les cinq jours sans manger l'ont affaibli plus qu'il ne le pensais.
Cependant, malgré son apparence frêle, ouvre la marche sans tomber.

La descente est éprouvante et l'homme sent à quel point il est proche de la syncope.
Dans sa tête tournent les images de Grand Arc lui sautant à la gorge, le visage déformé.
Une heure plus tard, le duo arrive à la lisière du village réveillé depuis un moment.
De la fumée s'élève paresseusement des ouvertures au sommet des thìpi.
Posant la main sur le tronc noueux d'un gros arbre, Loup Gris regarde l'Homme-Médecine, s'adosse et se laisse glisser le long du tronc.


Loup Gris : Je vais me reposer… un peu…
Deux Ours : C'est une bonne idée… ce soir tu seras a l'honneur.

L'Homme-Médecine s'éloigne alors qu'un enfant cours dans sa direction, lui demandant de venir rapidement car son frère s'est cassé la jambe en tentant de monter un cheval.

Deux Ours : Pas de répit pour l'Homme-Médecine… Je te suis, montre moi !



Alors qu'il regarde l'enfant guider le médecin du clan, Loup Gris ferme les yeux, apaisé.

Derrière lui, une voix lui murmure à l'oreille…


Voix : J'ai presque failli attendre… époux indigne…

Loup Gris sursaute et tourne la tête.
Devant lui, remplissant tout son champ de vision, Grand Arc affiche un sourire que seul ses oreilles semblent arrêter.
Le visage de sa compagne emplit Loup Gris de joie, mais le trou béant juste en dessous des seins lui rappelle brutalement la réalité.


Grand Arc : Alors, Père te l'as t'il donné ?
Loup Gris : Quoi ? Hein ? Mais… Comment ?
Grand Arc : Dépêches-toi de reprendre des forces, mon amour…

Grand Arc approche son visage de celui de Loup Gris, puis sans raison apparente, le gratifie d'un grand coup de langue sur la joue.

Doucement, il écarte la tête avec sa main, puis émerge de ce rêve étrange.
A deux centimètres de son visage, la truffe du loup gris.


Loup Gris : Hey, Loup, tu viens de me pourrir un beau rêve…

Se relevant en caressant l'animal, Loup Gris se rend compte qu'il a dormi la quasi-totalité de l'après midi car le soleil est déjà caché par la cime des arbres.
Au centre du village, un grand feu à été allumé car ce soir, on fête ceux qui ont été braves lors de l'attaque des Hommes-aux-visages-pâles.

Un groupe d'enfants passe en courant à hauteur de Loup Gris alors que plus loin, des filles rient en lui jetant les regards amusés.
Doucement, il se dirige vers le grand foyer près duquel se tient le doyen et chef du clan, Coyote.
L'homme adresse un signe de la main, invitant Loup Gris à le rejoindre alors que les membres du clan s'assoient autour du grand feu.

Un peu intimidé par tous ces regards braqué sur lui, Loup Gris essaye de se rassurer en se disant que ce n'est qu'une sorte de formalité.


Sans prononcer un mot, le vieil homme lève la main et les voix se taisent.
Puis, le Chef prend un bâton que lui tend Deux Ours.
L'étiquette est claire, personne ne peut prendre la parole sans avoir le bâton-de-parole.

Coyote : Cette nuit est celle de ceux qui ont défendu le Clan quand les Wašíču ont attaqué… Nuit d'Orage veut narrer les exploits de Loup Gris…

Le vieil homme s'assied alors que Nuit d'Orage s'avance, saisit le bâton et fixe l'assemblé.

Nuit d'Orage : Nous revenions de la chasse, Loup Gris à entendu un claquement comme deux pierres qui s'entrechoquent.
                    Il a sauté sur un cheval et filé vers le camp en prenant la Pierre-de-Feu-Noir dans son dos.
                    Puis, il s'est avancé vers les Wašíču sans peur, en les pointant avec son étrange objet.

Le guerrier mime la posture de Loup Gris en utilisant le bâton-de-parole, puis fixe l'assemblée.

Nuit d'Orage : PAOW !!! Un Guerrier-Blanc tombe… PAOW ! Un autre… PAOW ! PAOW ! PAOW…

Loup Gris regarde l'homme mimer son intervention avec une justesse de posture impressionnante.
Dans l'assemblé, pas un son alors que Nuit d'Orage continue son récit.


Nuit D'Orage : Tout cela s'est passé si vite que Nuit d'Orage n'a même pas eu le temps de sortir une flèche !

L'homme passe devant sa compagne qui, sans se lever, lui tend un bâton à l'extrémité recourbée.
Le guerrier vient se placer face à Loup Gris qui écarquille les yeux de surprise.


Nuit d'Orage : Nuit d'Orage a vu comment tu as tué l'homme qui visait Premier Flocon…
                    Ma femme est en vie car tu as été vif comme le rapace !
                    Tu es digne de porter mon bâton !

La personne assise à la droite de Loup Gris lui donne un petit coup de coude en lui faisant signe de se lever.
Une fois debout, il regarde le guerrier placer son bâton à l'horizontale et le lui tendre.
Affichant un grand sourire dissimulant sa gène, Loup Gris empoigne l'objet.
En un clin d'œil, Nuit d'Orage saisit le poignet tenant le bâton et lève le bras de Loup Gris vers le ciel.


Nuit d'Orage : Haaayyy… HAAAAAAAAAAAAA !!!

Comme une seule personne, le clan répond au cri du guerrier, alors que la gène de Loup Gris augmente encore.
Nuit d'Orage abaisse sa main et tend le bâton-de-parole à Deux Ours qui se lève tandis que le guerrier retourne s'asseoir.


Deux Ours : Nuit d'Orage est un bon conteur…

L'Homme médecine lève haut sa main droite dans laquelle se tient une plume.

Deux Ours : Loup Gris à été brave parmi les Braves, il mérite de porter une plume sacrée !

Venant se placer aux côtés de Loup Gris, l'Homme lui présente l'objet.
La longue plume blanche ondule dans la faible brise.


Deux Ours : Cette plume est garnie d'un duvet car tu as été le premier à attaquer l'ennemi…
                 Cette plume possède huit points rouges, ils représentent les ennemis que tu as tué.

L'Homme médecine passe derrière Loup Gris qui ne sait définitivement plus où se mettre.

Deux Ours : Tu porteras cette plume horizontalement afin que tous sachent que tu as touché, devant tes adversaires, un ennemi vivant ou mort…

N'ayant pas l'habitude d'être sous le feu des projecteurs, Loup Gris reste silencieux, se disant que s'il ouvre la bouche, ce sera une catastrophe.
Dans l'assemblée, un enfant crie le nom de celui qui vient de recevoir sa première plume.
Immédiatement, le clan scande par quatre fois le nom de Loup Gris…







La nuit continue et les autres guerriers s'étant distingués reçoivent eux aussi des plumes ornées.
Dans sa tête, Loup Gris se dit que si un jour il lui est possible de retourner dans son monde, il corrigera les livres d'Histoire dans lesquels il n'est jamais fait mention de la signification des plumes.

La dernière personne à recevoir une distinction stupéfait Loup Gris.
C'est une adolescente dont la chevelure noire cache une partie de son visage qui se voit remettre une plume.
La pointe de celle-ci possède une encoche sur le côté, montrant que la jeune fille à tranché la gorge de son ennemi, puis pris son scalp.
Tiraillé entre fascination et peur, il se prend à imaginer la scène et cette fille assez fine arrachant la chevelure d'un des soldats.


Loup Gris : Mémo personnel… ne pas chercher des crosses à Cheveux-au-Vent…



Quelques temps plus tard, la cérémonie terminée, les gens regagnent leurs habitations alors que le village bruisse des chuchotements des dernières personnes encore dehors.
Se dirigeant vers sa tente, Loup Gris aperçois la silhouette de l'Homme-Médecine reconnaissable à sa petite coiffe de plumes.


Deux Ours : Suis-moi…

L'homme se dirige vers son thìpi encore ouvert, puis y pénètre en faisant signe à Loup Gris de le suivre.
Sur le coté gauche, Brume-du-Matin, sa seconde fille dort déjà, enroulée dans une peau, alors que sa compagne dépose une nouvelle bûche dans le foyer en adressant un large sourire à son époux.
Dsux Ours se place au fond de l'habitation et désigne un emplacement à sa gauche sur lequel Loup Gris prend place.
A peine a-t-il le temps de poser ses fesses que Feuilles Rouges, la femme de Deux Ours, lui présente une sorte de plateau rond en cuir.
Interloqué devant ce support vide, l'homme hausse un sourcil, puis voit le petit mouvement de la main de Deux Ours.


Feuilles Rouges : C'est Grand Arc qui a confectionné…

Loup Gris se rend compte que la peau qu'il tient sert à protéger le vrai contenu.
Doucement, il extrait l'objet.

Fabriqué en deux pièces, le bouclier est constitué d'un cercle de bois sur lequel est tendu une épaisse peau.
Laissant courir ses doigts sur l'œuvre, Loup Gris se dit qu'il est plus que probable que ce bouclier soit capable de stopper une balle de fusil.

Sur le devant du bouclier, une pièce de cuir dessine une tête de loup stylisée.
Cependant, une chose intrigue Loup Gris, car le museau de l'animal ne ressemble pas à une truffe de canidé, mais plutôt au bec d'un rapace.
L'homme lève un sourcil et regarde la compagne de Deux Ours.


Feuilles Rouges : Grand Arc a vu l'Aigle-Loup en rêve…

Dans sa tête, Loup Gris tourne et retourne cette question qu'il se pose depuis un moment.
"Comment Grand Arc a-t-elle pu rêver de chose de MON monde ?! Je ne leur ai jamais parlé du programme Kymer-A"

Loup Gris : Merci…
Feuilles Rouges : Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, Loup Gris… mais ton épouse.

Tirant sur sa pipe, Deux Ours tend un petit bout de cuir plié.

Deux Ours : Ceci se place dans le loup… Grand Arc n'a pas eu le temps de termier…

Loup Gris déplie les deux petites pièces et les pose dans la tête du loup.
Immédiatement, l'animal semble devenir réel avec ces deux petits morceaux représentant des touffes de fourrure.


Feuilles Rouges narre la fabrication du bouclier tandis que Loup Gris écoute attentivement.
Une fois le récit de son épouse terminé, Deux Ours frappe sa pipe sur une pierre et entreprend de nettoyer le fourneau.
Loup Gris, maintenant habitué aux us et coutumes du clan, sait qu'il est temps pour lui de remercier ses hôtes.
Doucement, il se lève, salue l'Homme-Médecine et sa compagne, puis, sort du thìpi.
Dehors, le village est calme, et le silence n'est brisé que par quelques gloussements de plaisirs s'échappant de quelques tentes.



Loup Gris pénètre dans son logement qu'il trouve horriblement vide et sans vie.
Avec précaution, il accroche le bouclier à l'opposé de la porte.
N'ayant pas allumé de feu, il se rend compte que l'œil du loup luis dans la nuit.
Demain, il le suspendra à un trépied derrière la tente, comme le veut l'étiquette.


Loup Gris : Un bouclier… Même dans l'Outre-Monde, tu veux veiller sur moi et me protéger… Merci, ma douce…
« Last Edit: December 02, 2015, 02:46:16 pm by xelloss »
Le premier homme qui est mort à du être drôlement surpris.
Partir c'est mourir un peu, et mourir c'est partir beaucoup.
La Terre est basse.
Les lénitions, en rouge

Le Na'vi fpi Ayskxawng 20-11-2016 est Dispo

 

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