Author Topic: Re: RP Tsylan  (Read 14260 times)

0 Members and 1 Guest are viewing this topic.

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« on: January 14, 2014, 04:14:47 pm »
Chapitre 1: Premiers pas


Mo'at n’a pas voulu être Tsahik mais, c’était ça ou renoncer à son amour pour Eytukan. Eywa en avait décidé ainsi et elle avait donc suivi la formation de Tsahik jusqu’à la mort de la mère de son partenaire, Talxyn, partie rejoindre leur déesse dans son sommeil. Eytukan, lui, suivait sa formation de chef. La future Tsahik était déjà mère de deux filles qu’elle a mises au monde. Elle nomma son ainée de six ans, Neytiri, et sa cadette Silwanin qui était à sa deuxième zitsi. Elle avait jusqu’au prochain levée du soleil avant de prendre ses fonctions de Tsahik. Mo'at décida alors de chasser des Métabêtes avec un groupe de trois taronyus sur leurs Ikrans. Mais au moment de trouver leurs proies, ils entendirent loin à l’est de leurs positions des bruits d’explosions. Elle pensait tout d'abord au Peuple du Ciel. Qu’est ce qu’il attaquait ? Ou plutôt qui ?


Mo'at: Ayoeng sweylu omilvun fwalen (On doit savoir ce qui se passe)
Taronyu 1: Srane ma Tsahik. Slä oeng kisya. Nga lu nihwang lestrantena fpi olo sngeyä. (Oui Tsahik, mais nous iront seuls. Vous êtes bien trop importante pour notre tribu).

Mais Mo'at ne l’écouta pas. Elle mit son Ikran en direction de l’endroit d’où provenait le bruit, bientôt suivi par ses Saronyu. Ils mirent du temps avant d’atteindre leurs destinations. Et ce qu’ils trouvèrent les horrifièrent. Dans ce qui était autrefois un village peuplé par un clan, il y avait des incendies, consommant la végétation autour d’elle .Ils distinguèrent les cadavres de Pa’lis, des Ikrans et des membres du Peuple. D’après ce qu’ils virent, certains étaient couverts de trous rouges situés au corps ou à la tête. D’autres étaient portaient de graves traces de brûlures ou étaient noircis. Au loin, on peut voir un arbre gigantesque en flamme renforçant l’aspect tragique de la scène.


Taronyu 2:Pesu soli tsa’u ?(Qui a fait cela ?)
Mo'at: Aystupe Kawnglanä ( des personnes malveillants)

Ils atterrirent devant celui-ci. Et là, ils virent, avec certitude l’ampleur du sinistre. Le spectacle des cadavres empilés les uns sur les autres accentuaient leurs dégoûts. Mais, ils distinguèrent les robots ayant des vitres brisées et des êtres de petites tailles n’ayant soit plus de tête soit le corps tranché en deux ou ayant des entailles de la taille d’une lame d’indigène.


Mo'at, en serrant les dents de rage: Tawä haxpxitu pak !( Le Peuple du Ciel ! )
Taronyu 1: Tsa-hey ! ayoeng tsasypang faywrrtep pak ! ( nous tuerons ces démons!)

La future Tsahik partageait son sentiment mais elle savait qu’attaquer ce peuple serait du suicide à cause la supériorité de leurs armes et de leurs armures.

Mo'at: Pxoeng zene omilvun fiolo’ fpi tslam fwa foltem (Nous devons savoir qui était ce clan pour comprendre ce qui s’est passé).
Taronyu 2: Tsaw lu ftuäng ! Sawtute skola’a fiolo ! C’est simple, les Sawtute ont décimé ce clan !
Mo'at: Srane. Slä tsalu lekin fpi leioae si smuktu sneyä. Oui. Mais c’est nécessaire pour honorer nos frères et soeurs.

Tout à coup, ils entendirent un cri semblable à celle d’un nourrisson.


Taronyu 2: atemrey’aw !Un survivant !
Taronyu 1: Fu ‘awe . Ou une

En suivant les cris venant de leur droite, ils sortirent des ruines de l’ancien village et marchèrent jusqu’à trouver sur le chemin, une femme portant les lanières en cuir troués de part en part par des balles et en partie brûlés au visage. Elle portait quelque chose entre ses bras. Vu sa position protectrice, elle semblait vouloir protéger ce qu’elle transportait. D’ailleurs, les cris provenaient de ce petit être.


Na'vi: Mawey…. Txo ngal ketimvxey… ma ite oeyä… Sno rìlyun ngaru sì…Oe ketsun zivong nga… muvelo. (Calme toi... Si tu n’arrêtes pas… ma fille… ils vont nous retrouver et …je ne pourrai pas te sauver…une seconde fois)
Mo'at: Ma Silwyn ?

La femme tourna faiblement sa tête vers la Tsahik. A ce moment là, elle constata avec horreur les cheveux de celle-ci sur le côté gauche ont disparu. Le visage de son amie d’enfance était en partie brûler sur le côté gauche ainsi qu’une partie de son corps et l'œil gauche resta fermé. La jeune Tsahik sait dès à présent que le clan qui a été décimé était celui de sa meilleure amie.

Na'vi: Mo…at ? Tsalu ngaru? (C’est… toi ?)
Mo'at: Srane.
Na'vi: Oel simvilpey tsata…. Tuteori zera’u (J espérais que… Quelqu’un vienne)

A ce moment là, le cri recommença. Silwyn essaya de calmer son enfant mais elle devint de plus en plus faible et n’y parvint pas. Les souvenirs que Moat avait partagés avec son amie lui revinrent dans sa mémoire, comme si il n’y avait qu’une journée qui séparait ceux-ci avec ce drame.

Silwyn: Kam… aylemreyaniri… ftumfa olo oeyä srak? Y… a… t il… des… survivants… de mon…clan ?

Mo'at baissa la tête.


Mo'at: Kehe. Ngaytxoa ma eylan. (Désolé mon amie)

Un moment de silence intervint à ce moment là, où la future Tsahik entendit les râles de son amie agonisante d’où la trace rouge sur le coin de la bouche annonçait sa fin prochaine.

Silwyn: Mo’…at …
Mo'at: Ma Silwyn ?
Silwyn: Kraa….Oel hiyum…. Oe new… kivem….nga nariveyi si…ite oeyä… Ngal pänoluting oe… Ngal tihawiveynu poe.( Quand je…partirai…de…ce monde…Je voudrai… que tu veuilleras…sur … ma fille. Promets…moi… que… tu… la protégeras ….)
Mo'at: Nga lu pänur oeyä… Natxo poe lolu ite oeyä. Tu as ma promesse. Comme si elle était ma fille.

A ce moment là, la mère mourante laissa son amie prendre son enfant de ses mains protectrices. Le bébé continua à pleurer, comme si elle savait qu’elle quittait sa mère à jamais. Silwyn ferma les yeux au moment où son enfant passa entre les bras de la future Tsahik des omatikayas.

Mo'at, en regardant l'enfant d'un mois: fyape fko syaw poer?Quel est son nom ?

Mais elle n’eut aucunes réponses et en regardant son amie, les yeux fermés et immobile, elle sut que celle-ci avait rejoint leur déesse. Mo'at calma les pleurs du bébé et l’endormit en chantant une mélodie. Une fois cela fait, elle regarda tristement le cadavre de sa meilleure amie en essuyant ses larmes avant de l’enterrer avec l’aide de ses taronyus.

Mo'at: Kiyevame ma Silwyn. Tsata tireä ngeyä tsirvurokx miSanok sneyä (Adieu Silwyn. Que ton esprit repose dans notre Mère)

Une fois cela fait, ils regagnèrent leurs montures et se remirent en route, pour aller cette fois, au Kélutral tout en regardant une dernière fois, le village ravagé.

Arrivée au Kelutral, Mo'at se fit réprimander par son partenaire.


Eytukan: Nang ! Mo'at, Nga lu Tsahik Nga sweylu taron. Nga omun fko! (une Tsahik ne doit pas chasser. Tu le sais !)
Mo'at: Nang ! Ma Eytukan, Nga ‘awnìmko tsaw oe ! Ulte Oe kelu Tsahik mi. (Eytukan, évites moi cela ! Et je ne suis pas encore Tsahik !)
Eytukan: Srane. Slä nga lìyu frray. Tafral, nga ’awnim ftumfa terkup ! Oe kenew tatep nga Peseng ngal rolun fi’evengti ? (Oui mais tu le seras demain. Alors évite de mourir ! Je ne veux pas te perdre. Et où as-tu trouvé cet enfant ?)
Mo'at: Poe kelu sa’semur . Sawtute skola’a olo sneyä. Poe lu atemreye’awe. Oel omolun sa’nokti peyä krra oel olu evengti ulte oel pänawnutìng ftumfa nari si sìnite peyä.(Elle n’a pas de parents. Les tawtutes ont décimé son clan. Elle est la seule survivante. J’ai connu sa mère quand j’étais enfant et je lui ai fait la promesse de veiller sur sa fille.)
Eytukan: Ulte olu pesu ? Et c’était qui ?
Mo'at: Ngal keomolunti Tu ne la connaissais pas. Tsaolu Silwyn, Nariya tuntia olo hapxitu’awe .(C’était Silwyn, un membre du clan Nariya tunti)
Eytukan: Oe olomun tsat tì’eylan sneyä kelolu tsata zitsi tor. Slä… nga law ftumfa tsata nga sì ? Ngal ronolsrelngop tsat poel new omiyevun ftawnemkrrit peyä. Peu nga payeng ?(Je savais aussi que notre amitié n’était pas de l’année passée. Mais es tu sûre de ce que tu fais ? Imagine qu’elle voudrait savoir son passé. Que lui répondras tu ?)
Mo'at: Menga kelu zun pahëm tsaw Nous ne sommes pas encore arrivé à là.
Eytukan: Ulte nga fpìl tsata poe rayun mo peyä miolo sneyä ?(Et tu penses qu’elle trouvera sa place dans notre clan ?)
Mo'at: Poe emayza’u tengfya omatikaya ‘awe. Tsalu kelu poe lu talunreypayur Menariya tunti tsata poe tsun sliyevu hapxitu olo sneyä (Elle fera ses preuves comme une omaticaya, répliqua Moat, ce n’est pas parce qu’elle a le sang d’un autre clan, qu’elle ne peut pas devenir un membre de notre clan.)
Eytukan: Oel poleng ftumfa tsaw.(Je ne parlais pas de cela.)

Mo'at allait répliquer mais à ce moment là, Silwanin arriva. Elle était poursuivie par sa sœur qui semblait la taquiner. La cadette avait les cheveux qui étaient au niveau de sa tête, dans lequel elle a attaché un bandeau, un collier à feuilles recouvrant sa poitrine et elle avait un cache sexe de couleur jaune entre les jambes. Neytiri avait à peu près des vêtements similaires mise à part qu’elle avait un cache sexe vert.

Silwanin, en se réfugiant derrière sa mère: Nang ! Ma Sanu ! Nga pengko Neytiri txey !? (Maman ! Tu peux dire à Neytiri d’arrêter !?)
Neytiri: Nang ! Nga lu fnawe’ awe! (Tu es une peureuse !)

Sa sœur répliqua en lui tirant la langue.

Mo'at: Mawey meite oeyä !(Calme mes filles !)
Silwanin : Ma Sa’nu…. Peu lu nga fyolep ? (Maman, qu’est ce que tu tiens ?)

A ce moment là, le bébé se réveilla et lança un petit cri pour montrer que c’était le cas.


Mo'at en leur montrant la fille de Silwyn qui les regarda avec ses petits yeux: Mes filles, je vous annonce que vous aviez une petite sœur.

Neytiri et Silwanin: Nang ! Poe lu asevine ! (Oh elle mignonne !)

Le bébé semblait intimider car elle voulut se réfugier dans les bras de sa mère adoptive en poussant des petits cris.


Neytiri: fyape fko syaw poar? (Comment elle s’appelle?)

Mo'at réfléchissait dans sa tête. C’est vrai que n’ayant pas pu obtenir le nom que Silwyn a donné à son enfant, il va falloir lui en donner un. Elle a beau se creuser la tête, elle ne trouva rien qui pourrait convenir à la fille de sa meilleure amie du côté de son mari. Elle chercha dans sa tête du côté de ses parents. Seytsyn, sa grand-mère maternelle et Ludskyn son arrière grand-mère paternelle pourrait tous les deux faire l’affaire. La première désignant une forte personnalité, l’autre une beauté extraordinaire.

Mo'at: Lutsey

Le nourrisson de onze mois tentait de marcher. Mais à chaque fois, elle tombait et se remettait à quatre pattes. Ce spectacle toucha l’ainée qui alla son niveau pour la porter. Cela faisait déjà un mois que la benjamine tentait de se tenir sur ses deux jambes, sans échec.

Neytiri : Arrête petite sœur! Tu te fais mal ! Ca ne sert à rien ! Tu arriveras un jour, ne t’inquiètes pas. C’est juste une partie remise.

Mais le bébé prit un air boudeur, ne semblant pas apprécier cet échec.

Silwanin : Laisse grande sœur. Elle ne renoncera pas tant qu’elle n’a pas réussi ce qu’elle voulait.
Neytiri : Mais cela fait un mois qu’elle tente de marcher, sans succès !
Silwanin : Mais on dirait que cela ne suffit pas à la faire reculer ! Allez petite sœur ! Tu vas réussir !

Lutsey tenta encore de se tenir debout mais à la seconde d’après elle tomba de nouveau, fesse à terre. C’est alors que Mo’at arriva, se demandant ce qui se passait.

Neytiri : Ma sa’nu, Lutsey continue d’essayer de marcher sans succès. Cela fait un mois qu’elle persiste et cela m’inquiète!

Mo’at regarda la petite Lutsey tenter de se tenir sur ses jambes, sans succès. Elle sourit devant cette force de volonté que faisait preuve la fille de Silwyn.

Mo’at, : C’est vraiment la fille de sa mère. Vas y ma chérie ! Tu vas y arriver !

Lutsey parvint à se tenir debout quelques instants et à faire quelques pas avant de tomber à nouveau. Cela suffisait à Neytiri pour se rassurer.

Neytiri : Tu y es presque petite sœur ! Allez !

Enfin, après une énième tentative, elle arriva à se tenir debout et à marcher vers eux jusqu’au bout. Elle eut alors un énorme sourire et ses sœurs également. Mo’at, toute souriante, la porta et la regarda droit dans les yeux.  Des yeux d’habitude si froids partageaient l’enthousiasme de sa famille.

Mo’at : Bravo ma fille ! Tu as enfin réussi à marcher ! Nous sommes toutes fières de toi !

La petite Lutsey échangea un sourire avec ses deux sœurs et sa mère.

Plus loin, les membres d’un ancien clan avaient trouvé un nouveau Kelutral après un mois de recherche. Lentement, ils reconstruisirent ce qui avait été détruit par les Sawtute. Cependant, une question restait. Qui allait devenir olo’eyktan quand Joltsyn, la dernière fille de Silwyn et de Tsikey serait en âge de devenir Tsahik ?
En attendant, ce fut la grand-mère maternelle de celle-ci qui l’éduquait et s’occupait des affaires du clan. Elle avait du mal à se remettre de la perte de sa fille.  Cependant, elle fit de son mieux pour ne pas se laisser dominer par le chagrin. Mais cette régence  pacifique ne convenait pas à certains membres du clan qui réclamaient vengeance.  Elle regarda avec amour sa petite fille tentant de marcher toute seule. Sa détermination lui rappelait Silwyn. A chaque fois qu’elle tombait, elle se relevait et retentait. Elle souriait devant les tentatives de la fille cadette de sa fille.

Na’vie 1: Nous ne pouvons laisser nos morts impunis ma Eltya!

Celle-ci, avec un soupir, demanda à une de ses amies de surveiller la petite Joltsyn tandis qu'elle s'éloignait en compagnie de la guerrière réclamant vengeance.  Elle ne voulait pas que Joltsyn puisse entendre la conversation.

Eltya : Je vous ai déjà dit. Ca sera non, ma Pa’lyin.
Pal'yin : Pourquoi ? Vous avez peur ?

Bien que la vieillesse gagnait du terrain, son regard glacial fit reculer, d’instinct la jeune guerrière.

Eltya : Ne m’insulte pas !!! Contrairement à toi, j’ai conscience des responsabilités qui sont sur mes épaules. Si nous attaquons, nous condamnerons notre clan à  une extinction certaine. Les Sawtute croient nous avoir exterminés. Profitons de ce répit pour reconstruire. Un jour, le Peuple du Ciel payera pour ses crimes.  Sois en sûr. Il y a peu de temps que nous avons retrouvé un nouveau Kelutral. Serais tu prêt à mettre en danger notre famille pour venger ton père et ta mère ?

Elle aurait voulu répliquer mais elle ne trouva rien à dire devant les paroles raisonnables de la vieille Tsahik.


Eltya : J’ai autant envie que toi de me venger. Ils m’ont pris ma fille et ma petite fille ainsi que mon beau-fils. Mais nous ne pouvons pas de nouveau prendre le risque de mettre le clan en danger.
Pa’lyin : Vous avez raison ma Eltya. Vos paroles sont sages et de raisons. Le clan passe avant ma vengeance personnelle.

Soudain, la voix de son amie l’avertit de l’exploit de leur petite fille. Emportée par la joie, elle descendit, bien que péniblement, le couloir, obligeant Pal'yin à la soutenir. Arrivée, elle vit, sa petite fille se tenir sur ses deux jambes. Elle eut des larmes de joies devant cet exploit de sa petite fille de onze mois.
« Last Edit: July 11, 2018, 06:47:29 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #1 on: June 12, 2017, 03:31:02 pm »
Chapitre 2: Les jumelles

Cinq ans plus tard,

Neytiri: Lutsey, arrête! Tu ne dois pas t'aventurer au bord! C'est dangereux!

La petite Nariyä Tunti n'écouta pas les conseils de sa grande soeur et continua son avancée sur le tronc de l'arbre servant de pont,en chantonnant une chanson que sa mère chantait sur les dangers d'une plante.

Silwanin: Ecoute la, Lutsey! Ca va mal se finir!
Lutsey; Nan!

Cela eut pour effet de faire hausser le ton de la part de Neytiri.

Neytiri en montant sur le pont: Reviens ici Lut ou je viendrai te chercher!
Lutsey: Nan!

Sur ces paroles, l'ainée alla vers sa soeur qui commença à courir vers la direction opposé en rigolant. Ne faisant pas attention, elle posa un pied sur une section fragile du pont végétale. Celui ci craqua et la fit chuter dans l'eau sous le regard impuissant de ses soeurs.

La petite sortait brievement la tête de l'eau en s'agitant dans tous les sens pour garder la tête  en dehors mais en vain.

Lutsey : Au secours !

La fatigue arriva vite et elle se retrouva engloutie par l'élément en ayant tout juste entendu son nom et le bruit d'un grand plouf.

La petite sentit le froid de la rivière envahir sa peau tandis que l'air lui manquait terriblement et elle voyait, déjà,  la lumière s'éloigner.
Elle essaya de revenir à la surface mais ses jeunes membres ne lui répondirent pas et le noir envahit bientôt son jeune esprit.


Une jeune femme aux cheveux long et noir était assise et l'observait de ses yeux oranges avec un regard autoritaire. Elle portait la tenue rouge des Tsahik et son visage montrait encore sa jeunesse. Elle se relevait et put constater qu'elle était au milieu d'un blanc sans vie. Les seuls êtres vivants étaient elle et cette étrange femme.

Femme d'un ton sévère: Tu devrais apprendre à écouter tes sœurs, jeune fille.

La petite fille regarda autour d'elle, cherchant un point de repère qu'elle ne trouva pas.

Ludsey: Je suis où? Je veux revoir ma famille!

Cette réflexion fit sourire la jeune femme.

Femme: C'est déjà le cas.

Puis un flash blanc survint, engloutissant la mystérieuse inconnue.
 
Plus tard,

Elle se réveilla en crachant de l'eau devant des membres de sa famille qui la regardaient avec soulagement. Elle sentit la chaleur du foyer réchauffer son corps froid et mouillé et ne put s'empêcher de pousser un soupir de contentement, heureuse d'être en vie et avec sa famille.


Neytiri: Par Eywa! J'ai bien cru que c'était trop tard!
Silwanin: Tu nous as bien fait peur,  petite soeur!

Moa't et Eytukan, d'abord soulagés ne tardèrent pas à aborder un ton plus sévère.

Eytukan: Apprends à écouter tes soeurs au lieu de faire qu'à ta tête! On a bien cru te perdre Lutsey!

Celle-ci baissa la tête et les oreilles face à cette parole. Et elle se prit une tapette à l'arrière de la tête de la part de sa mère.

Lutsey: Aie!
Mo'at:  Ca, c'est pour ta bêtise! Puisque tes soeurs ont du mal à te faire tenir en place, je t'interdis de sortir du Kelutral et tu seras sous leurs surveillances.
Lutsey: Mais...
Mo'at:Pas de mais! Tu paies pour ta faute!

La benjamine croisa les bras, prenant un air boudeur mais cela n'impressionna pas ses parents qui se tournèrent vers ses autres filles.

Mo'at: Vous devez la surveiller sinon, vous serez punies en conséquence. Ai-je bien été clair?
Neytiri: Mais! On n'y est pour rien!
Silwanin: Ce n'est pas notre faute!
Eytukan: Vous êtes responsables d'elle en tant que soeur.

Les deux durcirent leurs regards et leurs queues fouettaient l'air avec vivacité, montrant leurs mécontentements mais cela ne firent pas changer d'avis leurs parents.
Quant à Lutsey, elle était plongée dans ses pensées bien qu'elle était encore en colère de la punition. Qui était cette femme avec les mêmes yeux qu'elle?


Dix ans plus tard,

Neytiri : Petite sœur… Donne-lui au moins une chance ! C’est une personne honorable. Tu peux lui faire confiance!
Lutsey, en soupirant: Pourquoi vous essayez de me convaincre ?
Silwanin : Et toi ? Pourquoi refuses-tu ?
Lutsey : Je vous l’ai déjà dit. Je n’ai aucune confiance envers ces petits êtres. Ils sont fourbes. Pourquoi prendraient- ils la peine de prendre des corps pour nous parler ? Ce ne sont que des lâches.
Silwanin : Grace est différente. Tu ne veux pas au moins assister à un cours ?

Leur jeune sœur les observa d’un œil froid.

Lutsey : Non.
Neytiri : Mais...
Silwanin : Laisse tomber Neytiri. Elle ne changera pas d’avis. Elle est aussi entêtée qu’un Palulukan affamé.
Neytiri : Tu me déçois. A force d’être si fermée, petite sœur, tout ce que tu obtiendras, c’est l’isolement.
Lutsey : Je préfère cela que d’être poignardé dans le dos. Car c'est ce qui risque de nous arriver.
Neytiri : Ma Sa'nok ne fera jamais ça !
Lutsey : Comment tu peux être aussi sûre de toi, ma Neytiri ?

En réponse, la benjamine se prit une gifle au visage.

Neytiri : Je la connais depuis quelques années maintenant ! Et je t’interdis de dire du mal d’elle !
Lutsey : Et je ne me laisserai pas me faire  gifler sans réagir !

Silwanin se mit entre les deux afin d’éviter un affrontement.

Silwanin : On se calme !!!  Pas besoin d’en venir aux mains. Petite soeur, tu ne la connais pas comme nous on la connait. Tu ne peux pas dire ce genre de chose.
Lutsey : Je dis ce que je veux !
Neytiri : Il est temps que tu grandisses !
Lutsey : Répète !

Silwanin retint les ardeurs de sa jeune sœur tant bien que mal. Enfin, celle-ci se calma.

Lutsey : Sanok !! Pfff…. Pour moi les seules Sanok sont notre mère et Eywa ! Pas une vulgaire tawtute !

Cette fois, ce fut Neytiri qui se lança sur elle sous le regard impuissant de la cadette.  L'ainée mit sa sœur, dos au sol et les deux s’échangèrent des coups.

Neytiri : Ravale ses paroles !
Lutsey : Tu peux rêver !

Enfin, Silwanin trouva  une faille et parvint à les séparer bien qu'elle se prit quelques coups au passage.
Lutsey portait des bleus à la joue, ne s'étant que défendre face aux assauts de son aînée. 


Neytiri : Excuse-toi ! Même si tu es ma sœur, je ne te laisserai pas insulter une amie !
Lutsey : Peut être pour toi mais pas pour moi !
Silwanin : Tu ne dirais pas ça si tu la rencontrais. Mais mademoiselle préfère se fermer et garder sa propre idée d’une personne qu’elle n’a pas le courage de voir!
Lutsey : Je fais ce que je veux ! Je n’ai aucun compte à vous rendre ! Et puis, par Eywa ! Vous m’énervez!

Sur ces paroles, elle s’éloigna d’elle et descendit l’étage, les oreilles abaissés et la queue fouettant l'air avec énergie.

Neytiri : Quelle entêtée !
Silwanin : Que veux-tu ? Elle est comme ça. Quoiqu’on fasse, elle ne changera pas.

L'aînée souritá la remarque.

Neytiri : Oui. Elle est agaçante. Mais on l’aime comme elle est. C’est notre petite dernière. Même si on a envie de la frapper parfois.

Un an plus tard,

Ludsey avait maintenant seize ans et était devenue maintenant une taronyu. Elle attendait son uniltaron avec  une certaine impatience, du à une soif de liberté.Mais ses parents ne l'estimaient pas assez prête pour pouvoir le passer et devrait donc attendre.Celle-ci revenait tout juste d’une de ses nombreuses escarpades en forêt quand ses sœurs se préparèrent à partir pour l’école de Grace avec le groupe d’élèves.


Lutsey : Kaltxì ma tsmukte.
Neytiri : Kaltxì ma Ludsey.
Silwanin : Kaltxì petite Palulukan.
Lutsey : Je me demande si cet apprentissage est utile. Enfin, c’est votre choix.
Silwanin : En parlant de cela, Père veut te voir.

Les oreilles de Ludsey se dressèrent et sa queue décrivait un point d’interrogation.

Lutsey : Il a dit les raisons ?
Neytiri : Non. Mais je pense que c’est pour ton uniltaron. Je ne vois que cela.
Silwanin : Pas forcément, grande sœur. Ca peut être le rôle de Tsahik. Ils n’ont pas encore pris leurs décisions.
Lutsey : Je verrai. A ce soir.
Neytiri : Puisse Eywa bénir ta journée, ma tsmukte.
Silwanin : Ouais ! Et ne casse pas tout !

Les trois rigolèrent un moment avant de se séparer, mettant fin à ce moment familiale.

Lutsey se rendit à l’entrée du Kelutral où un totem arborait fièrement la tête d’un Toruk.  La benjamine regarda la tête, perplexe. Elle avait fait un étrange rêve cette nuit. Dans ce songe, elle a pu voir un guerrier regardant des forces appartenant à des membres du Peuple se rassembler.  A côté de lui, un Toruk observait, tout comme lui, la scène. Le guerrier était de dos, où elle a pu voir sa tresse decoré de perles et d'accesoires en feuilles jaunes. Un bandeau couvrait son front tandis qu'il tenait un arc tout en regardant le spectacle devant lui.
Dans tous les cas, un Toruk Makto fera son apparition. Quand ? Elle ne le savait pas. Une voix l’arracha à sa réflexion.


Eytukan: Te voilà, ma ite !

Elle abaissa la tête et vit ses parents en face et elle alla vers leur direction avec une certaine curiosité et impatience.

Lutsey : Père ! Vous voulez voir pour mon uniltaron ? A moins que c’est pour le rôle de Tsahik ?
Eytukan : Malheureusement, non Lutsey.
Lutsey : Alors si ce n’est ni pour le rôle de Tsahik, ni pour mon uniltaron, ça serait pour quelle raison alors ?

Eytukan regarda sa femme dans les yeux sous le regard interrogateur de leur fille.

Eytukan : Voilà Mo’at. Le moment est venu de lui dire.
Lutsey : Me dire quoi ?
Mo’at : Très bien.

Elle se tourna ensuite vers celle qu’elle considèrait comme sa troisième fille. Cela lui arrachait le coeur de lui dire ça mais elle devait le faire.

Mo’at : Lutsey, tu ne seras jamais Tsahik des omatikayas. Ce n’est pas le fait que tu sois parfois impulsive...

Elle s’interrompit un moment, bouleversée.

Mo’at : Eytukan....Je...Je ne sais pas si j’arriverai !
Eytukan : Tu dois le faire Moat. Si tu la considères comme une de tes filles, tu n’as pas le droit de lui cacher ça.
Mo’at : Tu ne peux pas le faire à ma place ?
Eytukan : C’est toi qui  t’es engagée, pas moi.

Celle-ci lui fit un bref regard noir, puis se tourna de nouveau vers sa plus jeune fille.

Mo’at : Lutsey, je veux que tu saches... Que je te considère comme ma propre fille. Mais...

Elle s’interrompit un moment,  la regarda dans les yeux avant de baisser la tête d’un air triste. La Tsahik cherchait ses mots malgré la crainte qu'elle ressentait de la réaction de Lutsey.

Mo’at : Ce n’est pas moi qui t’aies donné la vie. Ta vraie mère est morte alors que tu n’avais qu’un mois.

Lutsey ne pouvait croire ce qu’elle venait d’entendre. Ses oreilles et son kxetse se dressèrent, montrant sa surprise tandis que ses membres tremblaient. Ses yeux s’écarquillaient d’effroi et de confusion, regardant ses deux parents adoptif et  le choc émotionnel manqua de la faire tomber.

Lutsey : Mais...Je suis une omatikaya tout de même ?

Mo’at eut beaucoup de mal à répondre et Lutsey repensa à la jeune qu'elle avait vu lors de son accident. Etait ce sa vraie mère? Quant à la Tsahik cherchait ses mots quelques instants avant de lui répondre d’un air de quelqu’un s’attendant à une grande réaction de son interlocutrice. Ce qui était le cas, car à l’intérieur de Ludsey, le chagrin et la colère se mélangeaient à l’intérieur d’elle. Malgré ses efforts, elle ne parvint plus à retenir ses émotions.

Mo’at : Non. Tu es la seule de ton clan que les Sawtute n’ont pas assassiné. Grâce à ta mère. Je ne suis arrivée qu’après le massacre.

A ce moment là, le chagrin de la jeune chasseuse explosa. Ses larmes coulèrent comme l’eau d’une cascade.  Eytukan essaya de la réconcilier, mais celle-ci réagit violemment en l'écartant d'un mouvement de bras.

Lutsey, les yeux en larme : Laissez-moi tranquille ! Pendant toutes ces années, vous m'avez caché la vérité ! Je vous déteste.

Sur ces paroles, elle partit en courant, emportée par la colère.  Eytukan allait la suivre mais Mo’at la retint d'un regard.

Mo’at encore troublée : Elle a besoin d’être seule pour diriger cette dure vérité. Notre présence ne fera  que l’énerver davantage.

La Nariyä tunti monta sur la plus haute branche du Kelutral et s’assit pour pleurer. Elle ne revenait pas ce qu’elle venait d’apprendre. Elle était donc la seule. La seule de son clan encore en vie. Une ombre la couvrit soudainement. Elle tourna la tête et vit sa Ikran atterrir en face d'elle, avec grâce
Celle-ci frotta sa tête contre la sienne, comme pour la réconforter. Et elle y parvint. Du moins, pour quelques instants. La créature lui tendit une de ses antennes comme pour une invitation. La jeune soeur se releva avant de  prendre sa natte et connecta  ses fibres neuronales à ceux de sa compagne volante.

Tahni : Tu m’as l’air triste, chasseuse aux regards froids. Qu’est ce qui ne va pas ?
Lutsey : Je viens d’apprendre… Que mes parents…. Ne sont pas mes vrais. Les miens sont morts sans que je puisse les connaitre. Je ne sais donc même pas d’où je viens ! Je les déteste ! Je les hais pour m’avoir caché la vérité!
Tahni : Ce détail est, certes, important. Mais ça ne doit, en aucun cas, influencer ton opinion sur eux. Ils t’ont élevé comme si tu étais leur propre fille. S’ils ne t’ont révélé la vérité qu’aujourd’hui, c’est que tu n’étais pas prête à l’entendre et à l’accepter avant.
Lutsey : Mais…
Tahni : Mets toi à leur place avant de leur en  vouloir. Ce genre de secret n’a pas dû être évident à porter et encore moins, à te révéler.

Lutsey abaissa ses oreilles et les yeux, regrettant les mots dures qu'elle a dit en comprenant les paroles de son amie.

Lutsey : Tu as raison. Merci Tahni de ta sagesse.

Celle-ci lui répondit que par un cri de satisfaction.


Joltsyn : Qui es tu ?
Reflet : Je suis ton reflet. Ca ne se voit pas ?
Joltsyn : Comment tu peux l’être alors que tu possèdes des différences ?
Reflet : Suis-je obligée d’être exactement pareil ?

Joltsyn avait beau réfléchir, elle n’arrivait pas à comprendre le sens de ces mots

Joltsyn :Pourquoi as-tu ce bandeau ?
Reflet : Ce bandeau est le symbole de mon avenir.
Joltsyn : Quel avenir ?Reflet : En tant que dirigeante.

A ce moment-là, le reflet commença à disparaitre avant que le sursaut du réveil la fit évaporer totalement..

Le jour commençait à peine à se lever tandis qu'elle descendit de son hamac et sortit du Kelutral. Elle regardait le ciel commençant à s'éclaircir, songeuse. La jeune nariyä tunti cherchait un sens à ce rêve. Cela voulait-il dire qu’elle serait olo’eyktan et non Tsahik comme il était prévu ? Elle s'assit en tailleur afin de réfléchir à ce mystérieux songe. Les rêves peuvent aussi bien définir une personne que prophétique.
Le jour se leva quand sa grand mère arriva. Elle toussait et se déplaçait péniblement, à tel point que Joltsyn dut se lever et l'aider à marcher. Le jour viendra où elle devra choisir un prétendant pour lui succéder. C’était la tradition et elle le regrettait d’ailleurs.


Joltsyn : Vous ne devez pas être là grand mère. Ca devient dangereux dans votre état.
Eltya : Ce n’est pas très grave. De toute manière, ce n’est qu’une question de temps avant que je rejoigne mon amour auprès d’Eywa. A quoi penses-tu ?
Joltsyn : J’ai fait un étrange rêve. J’en cherche encore le sens.
Eltya : Tu marmonnais durant ce rêve. De quoi parlait t il ?
Joltsyn : D’un reflet. Mais…. Un reflet différent par le regard, les vêtements mais également le bandeau.

Sa grand mère parut perturbée par ces détails comme si elle avait déjá une idée sur la signification qu'elle cherchait.

Eltya : Mise à part ces détails, elle te ressemblait physiquement ?
Joltsyn : Oui. C’est un peu un reflet, non ?
Eltya : Son regard était… glacial ?
Joltsyn étonnée: Comment le savez-vous ?

A ces mots, Eltya crut entendre son cœur s’emballer en entendant ce détail. Etait ce possible? La Tsahik avait bien du mal à le croire.

Eltya : C’est impossible ! Ça doit sûrement être un rêve. Ça ne pourrait être que ça!
Joltsyn : C’est qui ? Grand mère, réponds moi !
Eltya : Il y a une chose que je dois t’avouer. Tu sais sans doute comment tes parents sont morts ?

A ces mots, la queue de Joltsyn s’agita de façon énergique et ses sourcils se froncèrent ainsi que ses oreilles.

Joltsyn : A cause de ces démons. Ils  ont détruit notre maison et ont ravagé notre clan.
Eltya : Ma peine m'a empêché de te l’avouer. Quand les Sawtute ont attaqué notre Kelutral, nous avons perdu tes parents. Mais jusqu’à ce rêve,  nous avons également cru avoir perdu une héritière.

Joltsyn écarquilla les yeux de stupeur et ses oreilles ainsi que sa queue manifestaient sa surprise.

Joltsyn : Quoi ? Vous voulez dire… Que... J’ai une sœur ?
Eltya : Oui. Une sœur jumelle. Mais ton rêve ne veut pas dire qu’elle est encore avec nous. La vie m’a obligé à être pessimiste.
Joltsyn : Elle portait également un bandeau. Elle m’a dit qu’elle reflétait son avenir en tant que dirigeante.
Eltya curieuse : A quoi ressemblait ce bandeau ?
Joltsyn : C’était le corps d’un Ikran, peinturé en haut du corps de rouge et en bas, de jaune. Cela ressemblait étrangement à celui de notre clan.
Eltya : Ca  l’est. C’était le bandeau de ta mère. Elle l’a donnée à son amie Mo’at comme preuve de leur amitié.
Joltsyn : Dans ce cas, une petite visite chez nos alliés s’impose. Ça tombe bien d’ailleurs! J’avais prévu d’aller les voir justement.

Sur ces paroles, elle appela son Ikran qui était d’une peau violette et ayant des motifs noirs. Sur le contour de ses yeux, elle avait des motifs roses. Joltsyn fit tsahaylu avec son ami volant, le monta avant de s’envoler haut dans le ciel.

Au Kelutral des omatikayas,

Lutsey se faisait taquiner par ses sœurs adoptives  sur sa gourmandise et détestait cela.


Neytiri : Ton estomac est tellement vaste qu’il engloberait un Taloang !lança Neytiri
Lutsey : Ce n’est pas vrai !
Silwanin :Pas vrai ? Tu plaisantes ? Tu ne t’es pas vue hier !

A ce moment là, elles entendirent des bruits de battements d’ailes. Des gardes montèrent vers la spirale, armés de lances. Quelques instants plus tard, un des gardes descendit. Les filles, curieuses, décidèrent de le suivre.

Eytukan: En êtes vous sûr ?
Omatikaya : J’étais comme vous. Mais elle porte un brassard prouvant qu’elle est une Nariyä tunti et les yeux ne laissaient peu de place au doute.
Eytukan : Faites la descendre !

Ils attendirent un instant avant de voir une femme ressemblant trait pour trait à Lutsey hormis ses vêtements et le brassard montrant un corps d’Ikran. Celui-ci était peinturé en jaune tandis que les membranes pour les ailes et la queue sont en rouge. L’inconnue la regarda un instant, impassible tout comme Lutsey contrairement à son entourage.

Na’vi , en s’inclinant respectueusement : Ohel ngati kameie, Eytukan, olo’eyktan des  omatikayas
Eytukan  Ohel ngati kameie nariyä tunti. Si tu es vraiment ce que tu prétends.

Elle sourit à cette déclaration auquelle elle s'attendait.

Joltsyn :  J’en suis une. Le brassard en est une preuve.
 Eytukan :.Mais pas suffisante. Tu peux l’avoir recueilli sur un cadavre.
Joltsyn :  Votre méfiance est légitime bien que la couleur de mes yeux auraient dû vous convaincre de la sincérité de mes paroles. Je me nomme Joltsyn. Je suis la fille cadette de Silwyn et de Tsikey Koltyan.
Eytukan :  Peux tu le montrer ?
Joltsyn :. Demandez à votre femme de me regarder et vous saurez si je suis une menteuse.

Eytukan l’observa un instant avant de partir pour aller chercher sa femme. Quelques instants après, Mo’at vint, les yeux écarquillés de stupeur en voyant Joltsyn

Joltsyn, en s’inclinant : Ohel ngati kameie ma Tsahik Mo’at

Mo’at mit un peu de temps à répondre. Le temps, sans doute, de se remettre du choc.

Mo’at :Tu es  une Nariyä tunti.
Joltsyn : C’est exact.
Mo’at : …Et la fille de Silwyn. Je reconnais mon amie en toi. Mais…
Joltsyn : Vous avez recueilli sa fille. Ma mère m’a confié à ses parents avant que les sawtute ne détruisent notre maison et ravagent notre clan.

Une voix interrompit leurs conversations, semblable à celle de sa vision.

Lutsey :  Non !!! Je refuse de croire cela !
Mo’at : Lutsey…
Lutsey : . Je ne peux pas supporter ce que cette inconnue ose dire ! Elle prétend être ma sœur jumelle ! C’est impossible ! Notre clan  a été décimé et je suis la seule survivante!
Joltsyn: Je suis la preuve que tu étais dans le faux, grande sœur.
Lutsey: Je ne suis pas ta sœur !!!

Sur ces paroles, elle attaqua. Joltsyn dégaina son épée et para son attaque en mettant sa lame perpendiculairement à celle de son adversaire.

Joltsyn : Grande sœur, tu sais que c’est vrai. Eywa t’as montré ce moment, tout comme à moi.

Lutsey serra les dents. Elle avait raison.

Joltsyn :.  Nous sommes pareilles toi et moi. Ce que tu vois, je vois. Ce que tu sens, je le ressens. Nous sommes sœurs. Sœurs jumelles.
Lutsey : Non!
Joltsyn : Je sens ta frustration et ta confusion. Baisses ton arme et je t’expliquerai tout ce que ta mère adoptive ne t’as pas pu dévoiler.  Et puis, aimerais tu créer un incident diplomatique, gâchant des relations que nos parents ont eu tant de mal à construire ?

Lutsey réfléchit. Elle n’avait pas confiance en elle mais elle ne voulait pas créer un conflit. Son clan adoptif n’avait pas besoin de cela en plus des tawtutes.
Elle coupa donc le contact et rangea son arme.


Joltsyn : Tu as pris la bonne décision.
Lutsey : C’est pour  les omatikayas. Pas pour toi.
Joltsyn : Je ne suis pas surprise.
Eytukan :Quelles sont les raisons de ta présence ?
Joltsyn : Je suis venue pour aller chercher notre dirigeante et pour prouver que notre clan existe encore. Mutilé, certes, mais vivant.
Lutsey :  Qui?
Eytukan: Ludsey?

Joltsyn sourit.

Joltsyn : Oui. Lutsey a été choisie par Eywa.

La concernée  ne put cacher sa surprise ainsi que son entourage. Elle n'avait rien pour être chef. Pourquoi elle?

Lutsey :Pourquoi moi ?
Joltsyn :  Tu es mon reflet. Et notre déesse a désigné mon autre côté du miroir.
Lutsey : Tu ne réponds pas à ma question.
Joltsyn: Je l’ignore encore grande sœur. Mais la réponse viendra d’elle-même.

Lutsey était troublée. Elle ne savait pas quoi choisir. Elle voulait rester avec sa famille mais Eywa avait prévu autre chose pour elle.

Silwanin : Je ne vous laisserai pas emmener ma sœur !  C’est une omatikaya et le restera toujours à mes yeux.
Joltsyn : .Elle est une omatikaya mais son sang est nariyä tunti. Vous ne pouvez pas le nier.
Silwanin :  On s’en moque !
Joltsyn :. Non. Pour moi, ça a de l’importance.

Elle se tourna vers Lutsey, les yeux toujours aussi impassible et calme.

Joltsyn : Ma Lutsey....  Peu importe ce que tu choisiras, j’accepterai ta décision.

Enfin, elle se tourna vers Eytukan et Mo’at

Joltsyn :   Je vous remercie Olo’eyktan et Tsahik d’avoir sauvé et veillé sur ma sœur. Vous avez acquis plus que notre amitié  et  j’espère que nous en serons dignes. Qu’Eywa veuille sur votre clan. Sur ces paroles, je dois vous laissez .
Mo’at : J'adore ’espère que vous retrouverez la paix, Joltsyn Koltyan, Silwynä ite

Joltsyn s’inclina respectueusement et repartit vers la branche la plus haute du Kélutral, laissant une Lutsey hésitante.


Deux mois plus tard,

La visite de Joltsyn a grandement changé Lutsey.  Neytiri vit sa jeune sœur perchée sur la branche d’un arbre se trouvant dans les alentours de leur Kelutral. En voyant sa position pensive, elle comprit qu’elle réfléchissait.


Neytiri : Eh ! Petite sœur !

En entendant sa voix, cette dernière se réveilla de sa torpeur et fixa l'ainée avec un sourire.

Lutsey : Neytiri !

Sur ces paroles, elle descendit de sa branche et se posa devant sa grande sœur.

Neytiri : À quoi pensais-tu ?
Lutsey : A la venue de Joltsyn.
Neytiri : Pourquoi donc ?
Lutsey : Je ne sais pas trop quoi prendre comme décision.
Neytiri : Que te dis ton cœur ?
Lutsey : Je ne sais pas.

Cette réponse ne fit que sourire la jeune omatikaya. Mais d’un sourire triste car elle connaissait le poids des mots qu'elle allait dire à sa petite soeur.

Neytiri : Au fond de toi, je pense que tu sais quelle décision prendre.
Lutsey : C’est-à-dire ?
Neytiri : Que dis ton cœur, petite sœur ?

A cette parole, Lutsey baissa les yeux et les oreilles, comprenant ce qu'elle devait faire.

Lutsey : De rejoindre les miens. Mais...
Neytiri : Mais quoi ?
Lutsey : Je ne suis pas encore prête. Si mon destin est de les guider, je me dois d’être à la hauteur de la tâche. Et pour cela, il faut que je grandisse.

Même si elle s’attendait à cela,  ce fut tout de même douloureux pour Neytiri. Elle repensait encore à cette jeune fille certes bagareuse mais enfantin. Un apect auquel elle s’est attachée et risquant de disparaitre.

Neytiri : J’avais peur que tu dises cela.
Lutsey : La vie ne suit pas toujours le chemin que l’on souhaite. Et j’ai pris ma décision. Merci grande sœur.

Elle partit ensuite en direction du Kelutral, laissant une Neytiri perdue dans ses sombres pensées.

Lutsey parcourut le Kelutral, à la quête de son père. Elle le trouva en train de discuter avec Ateyo, son plus fidèle guerrier et ami.

Lutsey : Oel ngati kameie ma sempul. Désolée de vous déranger.
Eytukan : Que veux-tu ma ite ?

Ludsey demeura silencieuse. Eytukan comprit le message et demanda à son ami de les laisser seul.

Ateyo : Mais Eytukan… On doit encore discuter de ça!
Eytukan : Nous avons encore le temps. Mais je pense que la requête de ma dernière fille ne peut pas attendre. Pas depuis la visite de Joltsyn.
Ateyo : Comme tu veux ma eylan.

Sur ces paroles, il le congédia et lança un regard noir à Lutsey mais celle-ci ne manqua pas l’occasion de la lui renvoyer. Et ses yeux orange rajoutaient de la dureté à son regard.

Eytukan : Alors Lutsey ?

La jeune Nariyä tunti tourna de nouveau son regard vers son père adoptif.

Lutsey : Père… Je veux suivre la formation d’olo’eyktan.

Même si Eytukan s’attendait à cette demande, le choc fut tout de même violent. Pour lui, elle n'avait pas le profil pour avoir une telle responsabilité sur ses épaules.

Eytukan : Lut, connais-tu, au moins, le poids de tes paroles ? Tu es encore jeune…. Tu as à peine seize ans !
Lutsey : Oui Père. J’y ai bien réfléchi. Si mon destin est de guider les miens, je me dois être à la hauteur.

Eytukan vit dans les yeux de sa fille adoptive une flamme, incarnant une détermination inflexible. Quelque chose qu’il avait pu voir dans les yeux de la Tsahik des Nariyä tunti, Silwyn. Et il savait, par avance, que tout ce qu’il pourrait dire, ne la fera pas changer d’avis.

Eytukan en soupirant : Très bien. Si c’est ce que tu veux. Mais sache une chose Lutsey. C’est une formation  très difficile en plus d’être long. Surtout avec ta personnalité.
Lutsey : Les gens changent avec le temps et grandissent aussi. Il est temps pour moi de quitter l’enfance.
Eytukan : Nous allons commencer alors.

Les deux se rendirent à l’extérieur du Kelutral afin d'avoir plus de place possible. Eytukan tenait deux bâtons de bois et il en confia un à Lutsey qui le regarda d’un air soupçonneux.

Lutsey : Je ne comprends pas.
Eytukan : C’est une évaluation. Ca me permet de voir ce que tu vaux.
Lutsey : Et pour réussir, je suppose que je dois vous battre.
Eytukan : En effet.

Lutsey regarda son père adoptif et attaqua immédiatement. Ce dernier n’eut aucun mal à parer ses coups  et lui fit un croche patte sans qu’elle ait le temps de réagir. Eytukan recula un instant, continuant à être calme.
Quant à Lutsey, elle était vexée de s’être faite humiliée de cette manière. Elle reprit le bâton et se releva en serrant les dents de rage. La jeune Nariyä tunti attaqua de nouveau et cette fois-ci, Eytukan ne prit pas la peine de parer les différents coups horizontaux, verticaux ou en diagonales de son adversaire. Il les esquiva tous avant d'infliger ensuite un coup de son arme au ventre de sa fille adoptive. Puis, il la mit à terre  avec un revers de son arme sur le visage. Lutsey, les lèvres en sang se releva, la rage au ventre. Elle continua ses assauts que son père para avec facilité. Ce qui l’agaçait encore plus. Mais son énergie s’épuisa et son père finit par prendre l’avantage sur une imprudence de Lutsey pour la désarmer.

Eytukan : Ne jamais se précipiter et se faire guider par ses émotions. Cela ne peut être que préjudiciable.

Le lendemain, Eytukan  alla vers Lutsey encore couverte des bleus dû à son affrontement d’hier.

Eytukan : Lutsey… Tiens-tu à continuer?
Lutsey : Oui.
Eytukan : Très bien. Je vais maintenant te dicter ton premier entrainement.  Cela concerne la patience.
Lutsey : Pourquoi ?
Eytukan : La précipation ne peut que mener à l’erreur. Maintenant suis-moi.

Lutsey obéit. Son père adoptif la mena vers les tisseurs du clan a en juger  par leurs chants.

Voix : Sì’ekong te’lanäTe’lanä le-Na’vi

Le chef alla vers une jeune na'vi qui, en le voyant interrompit son chant et se releva pour le saluer respectueusement.  Elle avait plusieurs années  de plus que Lutsey d'après son visage.

Na’vi : Ohel ngati kameie ma olo’eytkan.
Eytukan : Oel ngati kameie ma Kalyua. Tu es connue pour tes talents dans le domaine du tissage. J’ai besoin que tu enseignes à ma jeune fille,  cet art utile.

Kalyua abaissa les oreilles. Elle s'attendait à une apprentie difficile suite à la réputation de Lutsey. Cependant, elle prit cela comme un défi et accepta.

Kalyua : Si c’est ce que vous voulez ma olo’eyktan…
Eytukan : Je te laisse. Au fait, ne sois pas impressionnée par sa colère.
Kalyua: Ne vous en faites pas, ma olo’eyktan. Ma Lutsey, suis-moi.

Lutsey obéit et s’assit à côté d’elle. Kalyua lui fit l’enseignement du métier à tissage. Et ce fut difficile car la jeune Nariyä tunti n’avait pas une grande patience. Et cela mettait à l’épreuve les nerfs de Kalyua. Cependant, celle-ci resta inflexible et les œuvres de Lutsey subirent son œil expert. Et elle lui fit refaire jusqu’à ce qu’elle réussisse. Elle était déjà à une dizaine essais. Et ses échecs énervaient la benjamine. A force, une aiguille piqua son index droit.

Lutsey : Aie !
Kalyua: T’énerver ne changera pas grand-chose! Tu dois être patiente.
Lutsey : Ca m’énerve !

Devant cette colère, elle ne lui dégagea qu’un sourire.


Kalyua : Je crois qu’on va en arrêter là pour aujourd’hui.

A peine eut elle fini son apprentissage du tissage que son père l’attendait en bas.

Eytukan, en voyant sa blessure : Je vois que mon analyse n’est pas faux.Tu manques de patience alors que c'est une qualité requise pour diriger avec la prise de recul, Lutsey. Et le tissage te l’apprendra.
Lutsey : Génial!
Eytukan : Et ce n’est qu’un des entrainements que j’ai concoté pour toi. De sorte de faire de toi, une grande olo’eyktan. Et voilà ta deuxième épreuve.

Lutsey sentit l’odeur de la nourriture en train de cuir.

Lutsey : Tout ça m’a affamé !
Eytukan : En effet. Et c’est là ton deuxième entrainement.Quand on a des vies sur nos épaules, il ne faut pas se laisser guider par nos émotions.
Lutsey : Je comprends.
Eytukan : Ce n’est pas aussi simple. Pour être sûr que tu comprennes à retenir tes émotions, je t’ai préparé un deuxième entrainement. Tu devras jeuner pendant une journée entière. Gourmande comme tu es, cela est suffisant pour t’apprendre à ne pas écouter tes émotions.
Lutsey : QUOI ?
Eytukan : Je t’avais prévenu que ça sera difficile.
Lutsey, semblant se retenir : Très bien.

Elle s’installa dans un coin et s’assit en tailleur. Ce fut éprouvant pour elle à mesure qu’elle entendait le gargouillement de son ventre et le cri de ses camarades du clan. Et l’odeur de la nourriture ne facilitait pas les choses. Mais elle lutta contre elle-même.

Silwanin : Que fais-tu là petite sœur ?
Lutsey : Je m’entraine.
Silwanin : A quoi ?
 Lutsey : A ma destinée.

Silwanin entendit les gargouillements du ventre de Ludsey.

Silwanin : Tu devrais manger petite sœur.
Lutsey : Non. Père m’a imposé cette épreuve. Et je dois réussir ! Je ne dois pas écouter mes émotions.

La cadette la regarda, sans comprendre, avant de hausser les épaules.

Silwanin : Comme tu veux. Dommage! Il y avait des prolémuris au menu.

Lutsey grinça des dents. Ma sa volonté pris le pas sur sa gourmandise et elle résista à la tentation.

Lutsey : Je dois réussir !

Les années passèrent. Et ces années furent très éprouvantes pour la jeune Nariyä tunti. Tant au niveau mental que physique. En effet, en plus de ces deux entrainements difficiles, Eytukan lui confia la direction de plusieurs chasses et elle s’imposait également des entrainements physiques exigeants.
Elle travailla son agilité, sa musculature au niveau des bras en utilisant des cailloux comme altères, ses jambes ainsi que son endurance en effectuant des foulées dans la forêt autour du Kelutral. Par ailleurs, elle perfectionna sa résistance à la douleur en s’imposant, elle-même, des coupures. Et comme si cela ne suffisait pas, elle travailla ses abdos, en s’aidant d’un abre tout près de la rivière bordant le Kelutral. Et de temps en temps, Eytukan l’affronta en duel et à chaque fois, elle perdait.

Cependant, tout cela la rendit plus forte et elle gagna en maturité.  Et les victoires de son père devenaient de plus en plus compliquées à obtenir.

Deux ans plus tard,

Lutsey et Eytukan se firent de nouveau face.


Eytukan : Tu m’impressionnes Lutsey!Je ne t’aurai pas cru capable de tenir jusque là!
Lutsey : Ce n’est pas encore fini. Tant que je n’aurai pas fini le test final, je ne suis pas prête à devenir olo’eyktan.
Eytukan : Mais tu l’es. Et ce combat le montrera.

Les deux prirent donc chacun un bâton et se mirent en position de combat. Les deux duellistes s’observèrent un instant.  Enfin, Lutsey attaqua.  L’olo’eyktan para les différentes attaques de Lutsey. Sur une garde, il le fit reculer par un coup de pied au ventre et infligea à sa fille un revers avec son arme.

Eytukan : Je pensais que tu étais prête. On dirait que non.

Sous la brutalité du coup, elle faillit tomber mais elle se rattrapa par une roulade et lui fit face. Elle avait les lèvres en sang. Mais cela ne semblait pas la déranger car elle afficha un regard froid et neutre.

Lutsey : Pensez ce que vous voulez Père. En tout cas, vous êtes tombé dans mon piège. Maintenant, je vais vous révéler le fruit des mes entrainements.

La guerrière lança un assaut et fit  une feinte. Elle trompa un instant son père avant de le faire tomber d’un croche patte à l’aide de son arme. Son père  utilisa une acrobatie pour se relever. Cependant, il dut faire à une série d’attaque de sa fille. Les coups de celle-ci sur ses côtés étaient très rapides et il eut du mal à tous les les parer. Et il ne put faire face au coup de pied qui le mit à terre.
Il s’attendait à ce qu’elle chargea et se préparait à l’avoir à son propre jeu. Mais elle ne fit rien et le laissa se relever. A peine était il debout qu’il se prit un coup de poing au ventre, le coupant le souffle.
« Last Edit: July 11, 2018, 06:18:23 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #2 on: June 15, 2017, 05:32:11 pm »
De colère, Eytukan  lança un coup horizontal que Lutsey esquiva par une acrobatie et la guerrière atterrit derrière lui. En se tournant, il tenta un coup diagonal en direction de sa tête qu’elle esquiva en se baissant. Il se prit un uppercut qui le fit reculer de quelques pas.
Par réflexe, il se mit en position de garde  mais l’attaque de Lutsey fut si forte et puissante que le bâton lui échappa des mains. Elle le menaça ensuite avec l’extrémité.


Eytukan : Bravo, ma fille ! Tu m’as vaincu. Tu as su saisir la patience et la maitrise de tes émotions. Tes coups étaient précis et redoutables sans pour autant être animé par la rage. Tu es, à mes yeux, digne d’être olo’eyktan.
Lutsey, en baissant la tête de respect: Je vous remercie, Père.

Eytukan dévoila à ce moment là, des larmes. Des larmes qu’il a retenu durant toutes ces années d’apprentissage.

Lutsey : Pourquoi pleurez vous mon père ?
Eytukan : Car tu vas prendre ton envol.

Le voir ainsi touchait grandement Lutsey, sachant ce que sa victoire signifiait pour lui.

Lutsey : Père, je n’ai pas encore décidé de mon départ. Et même après, j’essayerai de vous voir autant que je le pourrai. Allez ! Maintenant, profitons de ces moments qu’on a ensemble.

Trois jours plus tard,

Silwanin se chargea de la peinturer en blanche en prenant bien soin de suivre les motifs de la jeune Nariyä tunti.


Silwanin : Alors petite sœur ? Pas trop effrayée ?
Neytiri : Je ne suis pas tranquille moi.
Lutsey : Je ne compte pas mourir maintenant, ma Neytiri.
Neytiri : Et j’espère que ça ne sera pas le cas.
Silwanin : Ne t’en fais pas grande sœur ! Ludsey est la personne la plus entêtée qu’on connaisse ! Je ne m’inquiète pas trop pour ma part.

Une fois la peinture terminée, Lutsey entreprit de descendre vers le lieu de cérémonie. Là où l’attendait Mo’at et plusieurs autres frères et sœurs omatikayas. Ses sœurs adoptives ne tardaient pas à les rejoindre. Elle se mit au niveau de la Tsahik et ouvrit la bouche. Sa mère adoptive lui mit le vers luisant, un des outils nécessaire au rituel. Ludsey ferma la bouche et avala. Le goût répugnant qui envahissait sa bouche la répugnait mais c’était nécessaire.Ensuite, Neytiri prit l’arachnoide que la jeune Nariyä tunti avait capturé deux jours plus tôt. Elle lui imposa la piqûre au niveau de la nuque et l’effet fut immédiat.
Aussitôt, elle commença à voir trouble. Des visages se rapprochèrent d’elle, en exerçant des grimaces. Tout d’abord, elle reconnut des visages familiers comme Neytiri ou Silwanin. Mais tout se déforma après.
Les visages familiers deviennent de plus en plus flous et ses jambes eurent du mal à la soutenir. Elle s’agenouilla, luttant contre la douleur en grinçant les dents. Un combat vain. Les poisons firent leurs effets et elle s’écroula, inconsciente.

Elle se réveilla au milieu de la forêt. Devant elle, un Angtsìk lui fit face. Celui-ci, en la voyant, montra des signes d’agressivité et lui montra qu’elle était dans son territoire en frappant, avec sa corne en forme de marteau, les arbres à proximité de lui.
Ensuite, il se mit en position, prêt à charger.

Lutsey : Par Eywa !

Le Titanosaure chargea en direction de la jeune guerrière en poussant un cri assourdissant.

Totalement sous le coup de la surprise de cette violente réaction, la Na'vi ne put faire bouger son corps. Paralysée, elle ferma les yeux en se préparant au pire. Au moment de recevoir le choc, rien ne se produisit. Elle se risqua à ouvrir un œil et vit que l'animal avait disparu. Devant la jeune Nariyä Tunti se trouvait une étrange jeune femme dos à elle. Cette dernière avait une longue chevelure  noire et tressée arrivant à ses épaules. Sur ses flancs, des dagues rangés dans leurs fourreaux. Sa longue tresse, caractéristique de son espèce, dominait le long de son dos où des ficelles rougeâtres révélaient la couleur probable de son pagne. Elle avait les bras croisés, ne lui laissant pas voir ses mains.
Curieuse, Lutsey s'aventura en sa direction et essaya de l'interpeller.


Lutsey: Ma tsmukte!

 La jeune fille se retourna, dévoilant ses yeux oranges comme elle, révelant ses origines. Elle le regarda avec un grand sourire, et des larmes coulaient de ses yeux comme si elle était heureuse de la voir. Elle portait des lanières couvrant sa poitrine de jeune femme mais ce n'était pas ce qui intéressait Lutsey. En effet, celle-ci remarqua dès lors ses mains qui comportaient cinq doigts chacuns. Que cela voulait il dire?
La guerrière recula de quelques pas et la toisa d'un regard méfiant, ne comprenant pas ce que pouvait bien être cette étrange personne.

Lutsey: Qu'est ce que tu es?

L'inconnue ne semblait pas perturber par la réaction de Lutsey et continua d'aborder ce sourire radieux ce qui agaça davantage Lutsey.

Lutsey: Réponds moi au lieu de continuer à sourire bêtement!

La femme la prit aussitôt dans ses bras avant même qu'elle ait eu le temps de s'en rendre compte et pleura.

Femme: Ma sa'nu! Je ne pensais pas vous voir ici!

A cet instant, elle resta pétrifiée de stupeur. Que.... Pas possible! Co.... Comment pouvait elle être la mère de cet étrange personnage?
Ce dernier semblait comprendre que quelque chose n'allait pas et défit son étreinte. Elle la regarda, cette fois-ci plus longuement et ses yeux s'écarquillèrent de surprise, comme si elle avait compris quelque chose.


Femme: Par Eywa!

Puis elle s'éloigna d'elle et courut vers le fond de la forêt.  Reprenant ses esprits, la jeune guerrière voulut la poursuivre pour comprendre qui elle était mais un bruit la stoppa immédiatement Elle se retourna et vit un Angtsìk chargeant vers elle. Par réflexe, elle couvrit le visage avec ses bras.

Quand elle réouvrit les yeux, elle vit Neytri et Silwanin lui souriant.


Neytiri : Tu nous as fait peur ! J’ai bien cru que tu avais rejoint Eywa !
Lutsey : Mais je suis là.
Silwanin, en souriant : Et je vois que tu es toujours aussi aimable !
Lutsey : Pardonnez-moi. Je...Je veux être seule, un instant. Faut que je réfléchisse à ce que je viens de voir de mon avenir.

Sur ces paroles, elle se releva et descendit des étages.

Silwanin : Je ne sais pas ce qu’elle a vu mais ça ne doit pas être agréable.
Neytiri : Je suis d’accord avec toi, petite sœur. Et cela m’inquiète.

Lutsey descendit à la rivière et se nettoya. Elle repensait à ce qu’elle venait de voir. Mère... Cet unique mot hantait déjà son esprit. Qui était cette fille? Pourquoi avait elle cinq doigts? Une hybride? NON!!!!! Jamais elle s'unirait à un tawtute! En aucune façon!!Ca a du être une hallucination ! Rien de plus!

Lutsey : Moi avec un tawtute...N'importe quoi!

Une semaine plus tard,

Ce matin, alors qu’elle revenait d’une de ses escarpades  dans la forêt, elle vit Silwanin, sa grande sœur, partir avec deux Saronyu comme elle. Ce qui la surprenait, c’était qu’elle était peinturée. Elle et ses compagnons. Comme s’ils allaient en guerre.


Lutsey: Qu’est ce que tu vas faire grande sœur ?

Celle-ci s’arrêta et se tourna vers elle d'un regard déterminé.

Silwanin : Je vais apprendre à ces démons, ce qui l’en vaut de ravager la forêt que Mère a crée. Je vais détruire une de ces machines qui arrachent nos terres et détruisent nos arbres. Je ne comprends pas pourquoi Neytiri continue à étudier avec Grace au lieu de nous accompagner. A la voir on a l’impression qu’apprendre leur langue est plus important que de défendre nos terres.
Lutsey : Tu es un peu trop dure avec elle, je trouve.
Silwanin étonnée de la réaction : Ah bon ? Tu tolères qu’elle soit avec Grace ? Tu ne disais pas ça il y a deux ans !
Lutsey : C’est son choix, pas le mien. Je n’ai pas à la forcer. Et je ne sais pas si c’est une bonne idée, Silwanin, de les attaquer avec seulement deux Saronyu. Ils sont gardés, tu sais. Et les Sawtutes ne sont pas connus pour leurs bontés. Ils voudront te tuer après, tu le sais très bien!
Silwanin: Tu te fais du souci pour rien. Je suis une adulte, Lutsey, je sais ce que je fais. J’ai un plan, ne t’en fais pas pour moi.
Lutsey: Mes parents biologiques aussi étaient des adultes et regarde où ils en sont aujourd'hui! Je ne veux pas te perdre !

Sa grande soeur posa une main sur son épaule gauche avec un sourire.

Silwanin: Tu es touchante petite soeur. Ne t'en fais pas pour moi.  Je sais me débrouiller.

Elle voulait la retenir  mais elle était partie avant qu’elle puisse parler. La Nariyä tunti avait  le sentiment que quelque chose  de mal va lui arriver mais elle semblait déterminée. Au fond de son cœur, Lutsey avait espoir qu’elle puisse revenir saine et sauve.

Ce fut une journée que Lutsey n’oubliera jamais et qui le marquera jusqu’à la fin de sa vie.Elle était sur la branche d’un arbre et réfléchissait au moment bien choisi pour partir prendre ses responsabilités dans son clan natal. Cela n’arrêtait pas de la perturber ces derniers jours et elle ne rentra que quand elle avait prise sa décision.

A peine avait elle atteint l’entrée, qu’ elle vit le visage de sa grande sœur adoptive ainsi que ceux de sa Mère, son Père et le visage de ses frères et sœurs omatikayas afficher de la tristesse et des marques montraient le passage de larmes.


Lutsey : Qu’est ce qu’il y a ? Neytiri ? Père ? Mère ?
Neytiri : Silwanin…

Lutsey  commençait à comprendre mais ne voulait pas le croire.

Ludsey: Quoi Silwanin ?
Neytiri : Silwanin… a été tué avec son groupe par les Sawtute. Je l’ai vu agonir sans avoir pu faire quelque chose pour la sauver.

Là ce fut la fois de trop pour elle. Non seulement les Sawtute ont décimé les siens et en plus ils ont tué sa grande sœur adoptive. Ils ne s’en sortiront pas comme ça aussi facilement.  Mas elle ne ne devait pas écouter son cœur. Un cœur tiraillé par le chagrin et qui réclamait vengeance. Néanmoins, elle serra les poings  pour se retenir tandis que des larmes coulaient de ses yeux. Elle savait que ça se serait fini ainsi et elle fut envahie par les regrets de ne pas l'avoir dissuadé.

Neytiri : Je ne suis pas digne d’être sœur ! Elle était devant moi et je n’ai rien pu faire !

Lutsey la réconforta du mieux qu’elle put bien que sa douleur était immense également.

Lutsey : Grande sœur. Tu ne pouvais rien y faire.
Neytiri : Si !!!! J’aurais dû la protéger ! C’était mon devoir en tant qu’ainée ! Ca aurait dû être moi et pas elle !
Lutsey : Si tu avais agi, j’aurai le fardeau du chagrin de deux sœurs  et père et mère celle de deux de leurs filles au lieu d’une.

Cet incident a réveillé une colère qui n’était pas près de s’estomper au sein du clan. Lutsey préférait s’isoler avec Neytiri aux étages supérieurs tandis qu’Eytukan tentait de calmer son peuple. Cependant, il prit la décision que les cours avec Grace étaient maintenant terminés et que les enfants du clan ainsi que Neytiri n’iront plus à l’école. Par ailleurs, tout tawtute au sein de leur territoire seront éliminés.

Neytiri : Ils le pairont ! Tous !!! Je les tuerai !
Lutsey : Je suis d’accord avec toi, grande sœur. Mais n’écoute pas ta colère. Cela ne te menera qu’à la mort.
Neytiri : Tu veux que je laisse les auteurs impunis ?
Lutsey : Non. Mais je ne veux plus subir la perte d’un être cher. J’en ai suffisament perdu. J'ai déjà perdu mes parents à cause des Sawtute. Et maintenant Silwanin. Mais ma destinée étant de devenir olo’eyktan, je dois avant tout faire mon possible pour le bien du clan et ne pas écouter la rage et la douleur qui ont envahi mon cœur. Et je pense que Père et Mère vont te choisir pour devenir Tsahik. Tu devras apprendre à ne pas te laisser influencer par tes émotions.
Neytiri : Olo’eyktan ? Cela veut dire…. Que tu vas partir ?Lutsey : Oui, grande sœur. J’ai décidé de partir demain.
Neytiri : Reste ! Je t’en prie ! J’ai perdu une sœur. Je ne veux pas en perdre une autre !
Lutsey : Tu ne me perdras pas, Neytiri. Les Nariyä tunti étant des alliés des omatikayas, j’aurai l’occasion de vous rendre visite assez souvent.
Neytiri : Mais tu ne pourras pas le faire tout le temps!
Lutsey, en souriant : C’est mieux que plus du tout. Bon, je dois dire ma décision à Mère et Père.

Toutefois, elle ne put s'empêcher de s'en vouloir de ne pas avoir retenu Silwanin. Elle serait encore en vie aujourd'hui.

Le lendemain, Ce fut le jour du départ. Lutsey s’était préparée et avait pris ses affaires. Son arc avec ses flèches jaunes et noires ainsi que des provisions. Elle vérifia si elle avait bien pris sa dague et alla en direction de la plus haute branche du Kelutral.
A peine fut elle arrivée, qu’elle vit Joltsyn l’attendant en compagnie de Me’em, son Ikran.


Lutsey : Comment as-tu su que je partirai aujourd’hui ?
Joltsyn, en souriant : Nous sommes jumelles, Lutsey. Ne l’oublie pas.

A peine eut-elle fini sa phrase qu’une autre voix l’interrompit.

Voix : Lutsey !

Elle se retourna et vit Neytiri. Celle-ci la serra dans ses bras, en pleurant.

Neytiri : Reste ! Je t’en prie ! Je ne veux pas que tu partes !

La voir ainsi attristait Lutsey mais son destin était ailleurs.

Lutsey : Je le désire, grande sœur. Mais je ne peux pas. Ma place n’est plus ici. Mon peuple a besoin de moi.
Neytiri : Nous aussi !
Lutsey : Pas autant qu’eux.

La jeune Nariyä tunti aurait voulu éviter cela. Mais c’état trop tard maintenant et deux larmes coulèrent au long de ses joues.


Lutsey : Grande sœur… Je vous rendrai visite aussi souvent que possible. Tu as ma parole.
Voix : Quand une Koltyan met en jeu sa parole, il fera tout pour respecter ses engagements.

La jeune olo’eyktan vit sa mère adoptive, en compagnie de son père adoptif.

Lutsey : Mère ! Père ! Vous n’auriez pas dû.
Eytukan : Bien que ce soit douloureux, on doit être là quand tu prendras ta vie en main.
Mo’at : L’enfant prend son envol. J’aimerai te faire un cadeau avant que tu partes.

Les oreilles de Lutsey se dressèrent et son kxetse décrivit un point d’interrogation.

Lutsey : Quoi donc, ma sa’nu ?

Sur ces paroles, elle tendit un bandeau. Celui-ci était un corps d’Ikran. Le haut du corps était rouge tandis que le bas était jaune. En le voyant, Joltsyn écarquilla les yeux de surprise.

Lutsey : Qu’est ce  que c’est?
Mo’at : Un cadeau que m’a faite ta mère. En signe de notre amitié. Étant sa fille, cela te revient de plein droit.
Lutsey : Je ne pense pas pouvoir l’accepter.
Joltsyn : Tu le dois, grande sœur. Ce bandeau, est l’illustration de ton avenir en tant qu’olo’eyktan de notre clan.
Lutsey : Je ne peux pas ! Cet objet est le symbole de l’alliance entre nos deux clans !
Eytukan : Sauf que maintenant, il n’est plus nécessaire.
Lutsey : Que voulez vous dire ?
Joltsyn : Il parle de toi. Tu as été élevé par les omatikayas et ton sang est Nariyä tunti. Ce fait illustre cette amitié éternelle.

Lutsey avait la main sur l’héritage, hésitante. La main gauche de Mo’at se mit sur la sienne et la fit serrer tendrement.

Mo’at : Prends-le. C’est mon cadeau.
Lutsey : Mais...
Mo’at : Fais-le pour moi. Pour te souvenir de ta première famille.

Une larme coula sur la joue droite de la benjamine en repensant à tout ce qu'elle laissait derrière elle.

Lutsey, en souriant : Ce n’est pas nécessaire. Vous êtes, à jamais, dans mon cœur. Mais je vais tout de même l’accepter. Pour vous, ma famille.

Mo’at dégagea sa main tandis que Lutsey regarda ce bandeau. Seule vestige que sa mère naturelle a laissé derrière elle. Elle le mit ensuite au niveau de son front et l’accrocha à l’arrière de sa tête. En voyant cela, Mo’at dégagea un sourire triste.

Mo’at : Tu es l’image de ta mère. J’ai l’impression de la revoir en toi. Maintenant, il est temps que tu partes. Ton peuple aura besoin de toi.
Lutsey : Vous avez raison.

Elle serra dans ses bras, les membres de sa famille avant d’aller en direction de Joltsyn. Ensuite, Lutsey appela Tahni. Celle-ci arriva en poussant un cri puissant tandis que sa chevaucheuse lui caressa la tête et lui donna un morceau de viande. Celle-ci le mâcha un instant avant de l’engloutir.

Lutsey : Il est temps d’y aller, ma belle. Allons vers notre destinée.

Pour lui répondre, celle-ci lui tendit son antenne droite. Elle fit tsahaylu et la monta. Joltsyn l’imita avant de prendre son envol. La Nariyä tunti regarda une dernière fois sa famille.

Lutsey : Père, Mère, grande sœur....Puisse notre prochaine rencontre arriver le plus tôt possible!

Une fois cela dit, Tahni décolla  et rejoignit Me’em. Neytiri et sa famille regardèrent les deux s’éloigner petit à petit de leurs visions, retenant leurs larmes.


Au Kelutral des Menariyä tunti,

Eltya sentait ses forces se quitter. Son heure était venue. Mais elle attendait le retour de sa première  petite fille avant. Cela faisait dix huit ans maintenant qu’elle attendait cela. Enfin, le battement d’ailes de deux Ikran se firent entendre.

En haut du Kélutral,

Deux sœurs concertaient alors qu’elles se mettaient route pour descendre de la branche.


Joltsyn : Ludsey… Tu es sûre de toi ? Tu ne trouves pas ça… un peu cavalier ?
Lutsey : Il est hors de question que je prenne un partenaire pour raison autre que le cœur. Un partenaire doit t’accompagner  toute la vie et je refuse de partager ma vie avec une personne que je n’aimerai sans doute pas.
Joltsyn :Tu ne changeras pas d’avis ?
Lutsey : Non.

Enfin, ils rejoignirent l’étage où une foule de personne entourait une femme en train d’agoniser.

Guerrier : Ma Joltsyn, votre grand mère rend son dernier souffle. Elle va bientôt rejoindre Eywa.

Joltsyn ne put s’empêcher d’émettre de la tristesse face à cette nouvelle. Même si elle avait remarqué que son état n’avait cessé d’empirer ces jours-ci, c'était la personne qui l'a élevé et l'un des derniers membres de sa famille.
Elle alla vers sa grand mère en train d’agoniser.

Eltya : Ma petite fille… Tu es revenue!
Joltsyn souriant en retenant ses larmes : Oui grand-mère.
Eltya : J’ai…  Senti une énergie...te...ressemblant...Tu as...donc réussi?
Joltsyn : Oui grand mère. La voici

Ludsey s’approcha timidement vers Eltya. A sa vue, les yeux fatigués de Eltya écarquillait pour la première fois depuis des années, d’une joie immense.

Eltya : Te voilà… Wilya…. Je te croyais morte…
Lutsey, en s’inclinant : Eywa m’a accordé la vie. Je regrette de ne vous connaitre que pendant votre dernier souffle.
Eltya : Je…regrette moi aussi…. Cependant…. Je remercie … Notre Mère de m’accorder… dans mes derniers moments…la joie de… voir ma première petite fille. Celle… que j’avais cru… avoir perdu… avec ma fille.
Lutsey : Je partage votre joie mais également… La peine de ma sœur jumelle.

L'ancienne Tsahik toussa avant de parler à nouveau.

Eltya, la respiration sifflotant : Nous… so…mmes tous… destinés…à …rej…oindre notre Mère.
Lutsey : Oui. Mais je regrette ce temps perdu.
Eltya : Cet… instant… suffit pour moi… à tout combler. Je suis…sûr… que tu sauras… diriger notre clan avec sagesse.

Ludsey ne put s’empêcher d’émettre de la surprise en entendant cela. Comment l’avait  elle su ? Elle n’eut pas le temps de répondre que la vieille Tsahik rendit son dernier souffle.

Lutsey : Reposez en paix… Auprès de notre Mère.

Les obsèques de Eltya durèrent le reste de la journée et un calme survint le reste de la soirée afin de rendre hommage à une femme qui a su reconstruire un clan quasiment détruit. Mais ses dernières paroles avaient été entendues. Les trois familles prétendantes, les Kolap, Mal’yis et Bolyus commencèrent à questionner Joltsyn et Lutsey sur leurs significations.

Vilya Mal’yis : Qu’est ce que cela voulait dire ? Selon la loi…
Lutsey : Je connais parfaitement la loi. Mais les lois sont faites pour être changés. Vous pourrez m’insulter, rien ne me fera reculer dans ma décision.
Ultey Kolap : Qui êtes-vous pour oser dire ce qu’on doit faire ?
Lutsey : Ma grand-mère a été clair à ce qui me semble, non ? Je suis Ludsey Koltyan Silwyn’ite, et sœur jumelle de Joltsyn.

Culy Bolyus : Ma Joltsyn, raisonnez votre sœur !
Joltsyn : Bien que je ne sois pas d’accord avec les méthodes de Ludsey, je partage tout de même son avis sur la question. Toutefois,  je pense savoir comment résoudre ce problème. C’est ce que tu attendais, grande sœur ?

Celle-ci lui répondit par un sourire.

Lutsey : Nous sommes vraiment jumelles à ce que je vois.  Je ne l’émettrai jamais de ma bouche car c’est contraire à mes principes. Mais tu es plus ouverte que moi à ce sujet.
Joltsyn : Chaque famille prétendante choisira un champion. Ce champion défiera ma sœur en combat singulier. Le premier qui lève la main en signe de capitulation ou qu’il énoncera son abandon aura perdu. Si ma sœur perd, elle acceptera de se lier à son vainqueur. Mais si elle gagne, vous devrez l’accepter comme olo’eyktan. Qu’en pensez-vous ?

L’énonce de cette conditions créa un brouhaha au sein du clan. Les familles discutèrent entre elles.

Lutsey : Auriez-vous peur ? Qu’avez à perdre ?

Les trois approuvèrent finalement suite à cette provocation.Le premier à se présenter était Koltyey. Lutsey tourna autour de lui, l’observant de son air vif et redoutable. Celui-ci se gloussa la gorge.

Koltyey en pensée: Par Eywa, qu’elle est belle ! Je dois absolument gagner ! Après, je pourrai conquérir son cœur avec le temps.

Sur ces paroles, il prit le bâton de duel, suivi par son adversaire. Ils tournèrent autour pendant un instant. Koltyey ne voyait que Lutsey et n’écoutait pas les encouragements de sa famille. Il voulait en faire sa femme. Sur cette pensée, il attaqua l’ainée. Celle-ci para son attaque sur le côté avec l’extrémité droit du bâton. Elle coupa le contact par un coup à l’aide de son arme. Celui-ci recula. Il eut à peine le temps de se remettre qu’il se prit un coup de pied au ventre. Sous la violence, il tomba sur le dos. Il se releva, reprit le bâton. Il réattaqua de nouveau mais Lutsey l’interrompit par un revers de la main gauche après avoir contré l’attaqua à l’aide de l’extrémité droit du bâton. Et d’un mouvement rapide elle enchaina un coup circulaire que Koltyey esquiva en baissant la tête. Mais elle enchaina immédiatement par un coup vertical. La violence du coup manqua de lui faire perdre son arme quand il le para à l’aide du centre du bâton. Lutsey profita de cette faille pour lancer un violent coup montant qui rendit son adversaire sensible à la prochaine attaque. Elle le mit à terre par un coup de pied au visage. Quelques instants après,  il se retrouva avec l’extrémité droit du bâton près de sa gorge.Koltyey fut obligé d’admettre sa défaite.

D’autres le remplacèrent. Leurs prestations ne furent pas davantage meilleures. Vilyan, fils de Filyey de la famille Ma’lyis, après avoir cru un moment donné la dominer par ces enchainements sur les deux côtés de l’ainée, se laissa dominer par la confiance. C’est ce qu’elle voulait et elle profita d’un moment d’inattention, pour se dégager du contact et  le mettre à terre  d’un coup de pied rotatif vers ses pieds. Il tenta de se relever mais elle arrêta sa tentative en lui transperçant l’avant-bras gauche. Puis elle le retourna et le menaça avec l’arme. Celui-ci, à contrecœur, abandonna.

 Ce fut ensuite Ilyun du clan Bolyis. Etant doué au bâton, il lui donna du fil à retordre et elle échappa plusieurs fois à un désarmement. Elle lui fit face, essoufflée alors que lui, était encore en pleine forme.

 Le clan crut, à cet instant, trouver leur olo'eyktan.

Ilyun : Tu ferais mieux de renoncer.

Mais c’est sans compter sur la combattivité de la jeune guerrière.

Lutsey : Si tu veux m’avoir, il faudra faire mieux que cela!
Ilyun : Tu as perdu. Admets-le !
Lutsey : Pauvre idiot. Tu as un avantage, certes… Mais ce n’est pas parce que je suis une femme que tu as déjà gagné.
Ilyun : Très bien. Je vais te le faire comprendre clairement maintenant.

Elle esquiva ensuite un coup destiné à le mettre à  terre par un saut acrobatique, se mettant derrière son adversaire. Celui-ci la sonna un moment par un coup de coude au ventre et enchaina par un coup de boule qui la fit reculer. Il se retourna  et elle lui assena un coup de pied dans les parties sensibles qui le mit à terre. Elle l’enchaina par un coup de pied au visage le mettant à terre et le menaça avec l’arme avant qu’il ait le temps de se remettre.

Lutsey : Tiens tu à continuer ?
Ilyun : Ai-je le choix ? De toute façon, je suis sous la menace d’une arme. Je suis obligé de t’accorder la victoire.

Elle sourit et retira l’arme avant de lui tendre la main. D’abord hésitant, il la prit et celle-ci l’aida à se relever.

Lutsey : Tu as été un vaillant combattant. Tu n’as pas à rougir de ta prestation.

Une fois cela fait, elle se tourna vers la foule.

Lutsey : Mes frères et soeurs, je vais vous poser une question. Quelle différence à ce qu’un olo’eyktan soit un homme ou une femme ?
Vilyan : Car la présence d’une Tsahik et d’un olo’eyktan est nécessaire à l’équilibre du clan. La Tsahik doit interpréter tandis que l’olo’eyktan dirige.
Lutsey : Cela ne répond pas à ma question.

Un silence domina alors la pièce.

Lutsey : Donc ça ne gênera personne que je prenne la place de mon père ?
Ilyun : Pourquoi cette question ? Vous l’avez gagné!
Lutsey : Certes. Mais le gagner n’apporte pas forcément l’approbation du peuple. Je vous laisse donc décider si je suis digne de cette fonction.

Le débat dura trois jours. Malgré le refus des trois familles prétendantes, la majorité du clan prirent le parti des deux sœurs. Lutsey fut proclamée olo’eyktan à la nuit tombée.

Durant la cérémonie, Joltsyn ressentait l’envie de sa sœur de défaire de ses vêtements de cérémonie qu’elle trouvait futile.  Mais elle se laissa peinturée et  laissa le peuple l’accepter en tant que tel.  Joltsyn accepta de devenir la Tsahik, bien qu’elles savaient que n’importe laquelle des deux pouvaient assumer la fonction, à cause du lien qui les unissait.
« Last Edit: April 22, 2018, 07:23:35 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #3 on: June 18, 2017, 02:06:24 pm »
Chapitre 3: Le samourai et la guerrière

Comme à son habitude, Ludsey alla dans la forêt pour se détendre.
La fonction d’Olo’eyktan l’obligeait à faire le meilleur pour le clan et donc, à renflouer son désir de vengeance qu'elle nourrissait envers les Démons-du-Ciel.
Elle observait leur comportement jour après jour, cherchant une lueur d'espoir.
Malheureusement, le pouvoir de destruction de ces petits êtes était inversement proportionnel à leur taille.
Le Grand Trou près de leur Maison-de-Métal montrait à quel point ils excellaient dans l'horreur.
Ce n’étaient que des êtres destructeurs, ravageant tout sur leur passage.
Elle entendit des bruits de voix en bas mais elle n’en comprenait pas du tout le sens. Elle les observa.
Un groupe de cinq Sawtute avançaient dans la forêt. L’un d’eux l’intrigua.
Marchant au milieu de l'escouade, il ne progressait pas comme les autres, courbés tels des nantang à l'affut, mais se tenait droit, dégageant une prestance et une sensation de puissance.
Les manières et la droiture de cette personne lui renvoya l'image des Olo'eyktan, intègres, justes, droits…
Si la démarche de cet individu tranchait avec celle des Guerrires-du-Ciel, ses vêtements intriguaient encore plus la jeune Na'vi.
L'homme portait une longue étoffe noire partant de la taille et descendant jusqu'aux chevilles.
Malgré la grandeur de l'accoutrement recouvrant ses jambes, il ne semblait nullement être gêné par la végétation.
Le haut ressemblait à ce qu'elle avait déjà pu observer sur des Humains, mais cette veste aux larges manches d'un bleu sombre était inédite.
Sur son flanc gauche, une paire de bâtons étaient glissés dans une ceinture faisant la largeur de la main de la Na'vi.
Observant plus attentivement les bâtons, elle déduisit que ces choses devaient être l'équivalant des dagues que son peuple fabriquait à partir de dents d'animaux.
Les deux "dagues" avaient des longueurs différentes.

Soudain, Ludsey remarqua un arc dans le dos de l'homme.
Une sourde colère monta rapidement alors qu'elle se demandait de quelle façon ce Démon avait pu se procurer un arc de son peuple.
Se déplaçant furtivement pour suivre le groupe, elle constata que sa première impression était erronée.
L'arc n'était pas de facture Na'vi.
Trop fin.
Courbé différemment.
Tenant dans une sorte de carquois aux dimensions impressionnantes, à l'image de l'arme.

Si les autres membres de l'escouade ne présentaient guère d'intérêt pour la jeune Olo'eyktan, ce nouveau Démon titillait sa curiosité.
Elle en vint à se demander s'il lui serait possible de l'approcher et échanger sur son arc en particulier.


Ludsey : Ce démon est tout à fait étrange. C’est la première fois que j’en vois habillé de cette manière…

Elle les suivit discrètement, attendant le moment propice pour attaquer.
Le groupe s’arrêta un instant. Le tawtute-au-grand-arc s’assit et semblait consulter une boite-à-données tout en parlant à ses compagnons.
Bien que ne saisissant pas l'intégralité ni le sens de leurs propos, elle constata que les relations entre les Guerriers et l'autre homme n'étaient pas au beau fixe.
Si le ton de l'Homme-aux-grades-dagues était calme, les autres membres du groupe faisaient montre d'agressivité à son égard.

Soldat : Bon sang ! Pourquoi on est obligé d’escorter un putain de civil ? Je suis venu ici pour buter des bleus pas pour servir de nounous.
Civil : La frustration est partagé et réciproque, l'ami… Je n'ai que faire d'amateurs dans mes pattes !  Cependant, les ordres de Quaritch sont clairs… vous devez veiller à ce que rien ne m'arrive…
Soldat : On peut toujours trouver une excuse. Les accidents arrivent souvent dans cette forêt.
Civil : En effet, les accidents sont monnaie courante ici…

L'homme-aux-vêtements-étranges affichait un sourire qui fit frissonner de frayeur la Na'vi embusquée non loin de là.
Si son visage semblait souriant, elle discernait aussi une lueur totalement malfaisante.
Agacé par la riposte et le sourire collé sur la face du civil qu'ils escortaient, le soldat fulmina.


Soldat : C’est une menace ?
Soldat : Tom, laisse. Et si tu veux ton lot de bleus, ce gars t’en fournira un paquet.
Tom : Il a un intérêt.

Ils continuèrent leur chemin sans prendre connaissance de la menace qui planait sur eux.
Ludsey profita de cet instant pour descendre et les suivre. Elle ne fit qu’un avec la végétation, tel un félin s’apprêtant à attaquer sa proie.

Un des soldats, s’arrêta.


Tom : Laurent, tu fous quoi ?
Laurent : J’arrive.

Il n’eut pas le temps de faire un pas que Ludsey le décapita d’un geste vif avec son poignard.
La tête s'éleva dans les airs alors que le corps, ne semblant pas vouloir admettre l'évidence, restait planté là.
Rattrapant la tête au vol, elle saisit le corps sans vie par la poignée présente sur le dos de leur tenue et disparu dans un buisson.
Ayant repéré une txumpaywll  non loin, elle traîna son macabre colis et le jeta sans ménagement sous la plante.
Posant un regard méprisant et hautin sur la tête coupée, elle s'apprêta à la lancer au pied du corps.


Tom : Laurent, tu branles quoi ?

Ludsey entendit des bruits de pas. Elle n'eut le temps de dissimuler plus proprement le corps qu'elle dut interrompre son action de peur d'être attaquée dans le dos.

Tom : Si je te chope Laurent, ça va….

Il s’interrompit en voyant le cadavre de son ami gisant, décapité, au pied de la grande plante.


Tom : Merde…

Le soldat entendit le bruit d’un projectile qu'Il esquiva en se baissant et en tournant le regard, vit la tête de Laurent. Lui passer au dessus.
Un bruissement de feuilles le fit sursauter. Il tira quelques coups de feu.
Les animaux fuirent la zone de combat.
L'action terminée laissa place à un calme et un silence angoissant.
L'homme se dirigea vers la zone vers laquelle il avait fait feu, inspecta les lieux mais ne trouva rien.


Tom : Super… Des munitions gâchées. Bon, je vais rejoindre les autres.

Alors qu'il se retournait, une violente traction le tira en arrière par le col.

Tom : Qu’est ce que…

Son agresseur le lança vers la plante où se trouvait le cadavre de Laurent.
Le vol s'acheva sur le tronc de l'arbre amortissant sa chute.
Faisant une roulade, l'homme posa un genou à terre et se mit en position de tir.
Une fois de plus, il ne voyait que la végétation.
Il maudissait ces grands êtres, capables malgré leur peau bleue, de se fondre dans leur environnement.
Quelque chose heurta son casque sur le dessus.
Des gouttes tombaient de la plante.
N'y prêtant pas attention, il se focalisait sur le danger immédiat.
Soudain, il ressentit une vive douleur au sommet de son crâne.
Une douleur analogue à celle de la morsure des flammes.
Une douleur incohérente avec le reste de l'environnement.
Levant la tête par réflexe, il vit une série de gouttes tomber sur la visière de son masque.
L'homme se jeta loin du tronc de la plante en hurlant.
Une odeur insoutenable envahit ses narines alors que des tâches blanchâtres se formaient aux endroits où les gouttes avaient touchées la visière.
Une voix se fit entendre dans le communicateur.


Voix : Tom, tu as retrouvé Laurent ? Tom, tu me reçois ?
Tom : U… Bl…pas…

Un sifflement court et sinistre se fit entendre alors que l'air vicié de la lune pénétrait par les trous sur la visière.
L'homme s'effondra en se tordant de douleur sous l'effet des gouttes d'acides ayant passées la barrières de la boite crânienne.
Quelques secondes plus tard, les hurlements cessèrent.
Le cerveau, incapable de traiter une telle douleur avait causé une mort par choc nerveux.
Une rapide mort plus enviable à la lente agonie par asphyxie.

Ludsey sourit en voyant la scène. Elle s’approcha ensuite de la plante.
Au pied de celle-ci, une forme vaguement humaine et rongée par l'acide rappelait à la Na'vi le danger et la puissance de la sève de la plante.
Elle en récolta en remplissant une sorte de flasque dont les parois intérieures semblaient insensibles à cet acide.
Si le sang de cette plante était un puissant poison, il servait aussi à la confection de médecines.
Une fois sa récolte effectuée, elle escalada promptement un arbre, utilisant le tronc pour cacher son ascension aux yeux du groupe s'approchant de la dernière position connue des deux hommes.
Très vite, elle atteint le sommet et se dissimula dans les feuillages des branches.
Elle les regardait, ne boudant pas son plaisir de voir ces démons en difficulté, paniqué par la disparition soudaine de deux personnes du groupe, tandis qu’elle préparait la prochaine étape de son plan.
Elle appliqua une partie de la sève récoltée, sur la pointe d’une de ses flèches, puis versa dessus une poudre fine.
La poudre, protégeant la sève en cas de pluie, servait aussi à la réaction chimique transformant l'acide en puissant paralysant.

Elle les suivit pendant un long moment avant de se décider à agir.
Elle encocha la flèche qu’elle venait de préparer. Elle visa sa jambe droite.
Elle attendit quelques secondes pour s'assurer de son tir, puis lâcha la corde.
Sa flèche effleura la peau de la cible, qui l’esquiva, à la grande surprise de l’indigène.
Mais cela suffisait au poison pour agir.
Les Sawtute allèrent vers le blessé, cessant de pester dans leur langue.
Elle plaça une nouvelle flèche sur la corde de son arc.
Celle-ci était équipée d'une tête rouge-sang, un code lu permettant de reconnaître les flèches qu'elle enduisant de poison mortel.
Elle visa un Tawute, banda et tira.
La flèche transperça le cou de sa cible et alla se planter dans un tronc non loin comme si elle n'avait traversé.
Aussitôt le dernier se mit à tirer partout vers les arbres. Il manqua de toucher Ludsey mais celle-ci avait déjà entamé la descente de l’arbre où elle se situait. Elle s’accroupit, se camouflant dans la végétation, prête à agir. Le Démon-du-Ciel avança, pointant son arme vers les hauteurs des arbres d’un air paniqué.
Le bruit haletant de sa respiration était si fort que Ludsey l'entendait au travers de son masque.
L'homme, même s'il semblait avoir perdu sa cible, était sur ses gardes.
L'attaquer de front était bien trop risqué.
En quelques bonds agiles et furtifs, elle vint se placer sur le flanc de son ennemi, saisit un caillou et le lança.
La diversion eue l'effet escompté et l'Humain mit en joue cette nouvelle menace.
Une courte rafle se fit entendre, couvrant le léger sifflement du vol d'une flèche.
Un mouvement réflexe fit se retourner l'homme qui vit la Mort arriver face à lui.
Le démon se prit le trait à la poitrine.
La force d'impact le projeta en arrière alors qu'il se maudissait d'avoir été aussi stupide.
L’Olo’eyktan entendit son râle avec satisfaction et se dirigea vers l'homme-au-grand-arc qu'elle avait blessée auparavant.

Arrivée sur place, elle constata avec surprise qu’il avait disparu.
De lui, il ne restait plus qu'un petit tube de métal muni d'une aiguille dont l'étiquette mentionnait.
Des choses incompréhensibles pour la Native.

Si celle-ci avait su déchiffrer les symboles sur le tube, elle aurait compris que la solution contenait des nanomachines mettant temporairement en veille les sensations de douleurs et établissant des shunts des nerfs paralysés.

Quelque chose clochait.
Devant elle, bien posé en vue se tenait le grand arc et deux flèches.

Son instinct lui hurla de faire attention derrière elle.
Une intuition qui se révélera bonne car elle esquiva de justesse une attaque rapide vers ses jambes par une roulade sur le flanc.
Elle se releva et para de peu une autre attaque de la grande dague du Tawtute-aux-vêtements-et-aux-armes-étranges.
Les mouvements du petit Humain, vifs et précis, mettaient à l'épreuve l'agilité de la Na'vi.
Cependant, quelque chose sur le visage de cet homme la mettait vraiment mal à l'aise.
Cela ne venait pas de ces yeux fins ou de ce sourire vissé sur sa face.
Ce qui lui donnait des sueurs froides étaient la couleur des yeux de l'homme.
Deux yeux semblant être dépourvus de pupille et d'iris.
Deux yeux laissant iniquement apparaître la conjonctive bulbaire blanche…

Deux yeux d'un blanc pur et oppressant dans lesquels la jeune Olo'eyktan avait la sensation de se noyer.

Alors qu'il attaquait, l'homme-aux-yeux-blancs l'invectivait dans une langue inconnue.


Homme : なぜ攻撃したのですか?

Un coup, une parade !

Na'vi ; Hey ! Ke tslängam kea lì'uti ngeyä kaw'it ! Tawtute !


Le dialogue était voué à l'échec !
Elle ne comprenait rien de ce qu’il disait.
Il ne semblait pas comprendre ses paroles.
La jeune guerrière se doutait que ses questions étaient des reproches.

Il était très rapide et ses coups particulièrement redoutables.
Ludsey ne devait son salut qu’à son agilité.
Elle était impressionnée des prouesses au corps à corps de ce Tawtute qui la poussait là où personne à ce jour ne l'avait emmenée.

Dans sa tête, la Na'vi se dit que le combat pourrait être finalement intéressant.
Si l'Humain était rapide, elle possédait l’avantage d'un corps plus grand, plus puissant et surtout de bras plus long.
Combiné à la longueur de son arc qu'elle utilisait pour parer les coups, c’était un atout non négligeable.
Reprenant une bonne distance, elle se mit hors de portée d'un mouvement circulaire vif puis effectua un coup d'estoc.
L’individu aux yeux blancs esquiva l’assaut qu’elle fit en direction de son menton mais d’un saut, elle lui infligea un coup de pied au ventre qui lui coupa le souffle en l'envoyant voler.
L'homme se réceptionna sur ses pieds en pliant les genoux sous le regard interloqué de la Na'vi.
Elle avait déjà vu des Humains encaisser ses puissants coups de pieds, mais c'était la première fois qu'elle en  voyait un s'en remettre aussi vite et surtout utiliser sa chute pour se redresser.

Malgré le fait que les Humains fussent dépourvus de queue et d'oreilles montrant leurs émotions, elle vit une fraction de secondes, un rictus de douleur passer sur son visage.
Décidemment il l’impressionnait. C’était un grand combattant.
Il attaqua de nouveau mais la différence de force était flagrante et son corps montrait des signes criants de fatigue.
Malgré cela, c’était un adversaire comme elle n'avait jamais encore combattu, redoutable et précis.

Ludsey avait du mal à l’affronter. Il enchaînait les coups à la vitesse de l’éclair et elle se doutait qu’il n’utilisait pas toutes ses capacités.
Pour le vaincre, il lui faudrait se montrer à la hauteur et user de ses techniques les plus poussées.
Avec sa queue, elle parvint à prendre une flèche.

Voyant cette nouvelle menace, l'homme fit jaillir une lame plus courte de sa ceinture et recommença une nouvelle série d'attaques.

Utilisant son arc pour parer, la jeune Na'vi commençait à douter de l'issue du combat.

Son style de combat était, pour la Na'vi, quelque chose de totalement inconnu.
A chaque coup, à chaque frappe, l'homme lâchait un cri en frappant le sol du pied droit.

Le Tawtute entra dans une danse rapide.
Il était très véloce. Trop pour elle.
Les mouvements du petit homme la mettaient à l'épreuve.
Malgré son agilité, elle ne put parer un duo de coups portés l'un a sa cuisse, l'autre au bras.

Son cerveau lâcha une forte dose d'adrénaline pour contrer la douleur des lames Humaines.
Ayant déjà fait l'expérience d'une coupure avec un couteau Humain, Ludsey avait conscience de la morsure de ces lames et de la douleur qui en résultait.
Le fil de leurs dagues étaient, à l'inverses des dagues Na'vi, fin et très tranchant.
Les cicatrices mettaient plus de temps à se refermer et la douleur était décuplée.
Une lame de la taille de celles que portait son ennemi devait infliger des souffrances atroces !

D'un bond, elle esquiva le retour de l'attaque qui lui aurait valu deux estafilades supplémentaires.

Se remettant en garde, elle feula puissamment vers cet adversaire qui lui avait infligé un soufflet.

Surprise de ne pas ressentir la douleur de la morsure des lames de l'Humain, elle jeta un rapide coup d'œil à son bras.
Ses oreilles se plièrent et sa queue se baissa.
L'espace d'un instant, elle se figea, interloquée.
Son cerveau lui envoyait des informations contradictoires.

Elle avait subit une entaille de la part d'une des lames Humaines.
Le cerveau lui délivrait des molécules pour combattre la douleur.
Cependant, il n'y avait aucune douleur.
Là où la lame avait frappée, se trouvait la marque qu'aurait faite un coup de bâton.
Aucune entaille, pas la moindre trace de sang.

Un mouvement réflexe amena son bras devant elle en protection.
Immédiatement, elle se rendit compte de l'inutilité de son geste.
L'Homme-aux-longues-lames n'avait pas bougé et semblait attendre que la Na'vi reprenne le combat.

Un comportement décidément bien étrange, les autres Humains l'auraient abattu sur le champ.

Se remettant de ses émotions, elle se rappela que la personne qui se trouvait devant elle était un ennemi comme tous ceux de sa race.
Elle lança un nouvel assaut.
L'arc décrivit un mouvement vertical en direction de la tête de son adversaire.
Au moment où il allait toucher le masque de l'Homme, celui-ci sembla passer au travers et frappa le sol.

L'Humain effectua quelque chose qui allait marquer la Na'vi pour le restant de sa vie.
Effectuant deux pas, l'homme grimpa sur l'arc comme l'on grimpe sur une branche et asséna un coup sur la main tenant l'arc.
L'impact fit lâcher prise et l'arc se retrouva au sol.

Si l'Homme était entrée dans sa garde, il était maintenant à bonne distance pour que Ludsey utilise sa botte secrète.
Surmontant sa stupeur, la Na'vi joua son atout.
D'un mouvement rapide de la queue, elle envoya la pointe de la flèche fila vers le buste de l'homme.

Totalement surpris par une attaque venant de cet angle, l'esquive fut maladroite.
Sa vivacité lui permit d'échapper à un coup au sternum, mais la pointe de la flèche passa sur la hanche droite, sanctionnant le manque de rapidité par une profonde estafilade.

La riposte fut prompte et la sentence indiscutable.
D'un mouvement sec, l'homme trancha net la flèche sous le regard abasourdit de la Na'vi ne sachant plus si ses lames étaient tranchantes ou non.

Son arc au sol, elle saisit sa dague et se mit en garde en effectuant une série de pas en arrière.

Homme : さあ!
        アタック!

Etrangement, elle ne semblait plus vouloir attaquer.
La différence de maîtrise des lames et le fait qu'elle se retrouvait avec une arme bien plus petite que son ennemi ne jouaient pas en sa faveur.
Ludsey fit une série d'esquives et tenta de retourner vers l'arc posé au sol.
Loin d'être idiot, l'humain ne la laissa pas approcher et s'employa à la pousser loin de cette arme qui conférait à un être déjà grand, un avantage tactique.

L'homme effectua une nouvelle coupe, frappant à nouveau le sol de son pied droit et  poussant un nouveau cri qui changea au moment où le pied impacta la terre.

Le cri de combat se mua en cri de surprise alors que l'homme s'effondrait comme si sa jambe était subitement devenue molle.
Sur le visage de l'homme une stupeur passa.
Se remettant promptement de ses émotions, il se releva… pour chuter à nouveau.

La Na'vi se redressa un peu, laissant échapper un soupir de soulagement en voyant que le poison présent sur l'entaille faite par la pointe de la flèche sur la hanche droite quelque temps auparavant commençait à faire effet.

Cloué au sol, le visage de l'Homme à travers son masque mêlait colère et stupeur.
Par trois fois, il se releva pour tomber aussitôt.
Gardant ses distances face à un adversaire plutôt coriace, la jeune Olo'eyktan se demanda combien de temps l'Homme allait résister au poison.

L'homme tenta une nouvelle fois de se lever mais le neurotoxique avait eu raison des dernières défenses du système immunitaire.
Totalement immobile, la Na'vi regarda l'homme-aux-lames-étranges pendant un moment, puis, saisissant son arc, elle vint le pousser du but de celui-ci afin de s'assurer qu'il ne jouait pas la comédie.

Rapidement, elle fit glisser les lames des grandes dagues dans leurs  fourreaux de bois et les jeta au pied de l'arbre contre lequel se tenait l'arc.
Retournant l'homme, elle lui lia les mains dans le dos et fit de même avec les pieds pour éviter qu'il ne s'échappe.

D'ordinaire, elle aurait tué le Démon, mais celui-ci piquait sa curiosité.
Faisant passer son arc dans son dos, elle vérifia sa tenue ainsi que les flèches logées dans le petit carquois situé sur la poignée.
Jetant un regard à l'homme au sol, elle saisit son arc et entreprit de l'examiner.
Bien que sa forme lui rappelait lest arcs étudiés pour le tir en chevauchant, il ne ressemblait a rien de ce qu'elle avait pu voir.
Sa poignée, située au tiers de l'arc comportait une pièce de tissu finement brodée.
Cependant, ce qui l'interloquait le plus était sans nul doute, la courbure de l'arme.
Elle empoigna une flèche et l'encocha.
La corde émit une petite note grave alors que celle-ci venait se loger dans l'encoche.
Elle observa l'ensemble, puis, désecochant la flèche, passa l'arc sur son dos et vint le mettre aux côtés du sien.
Elle saisit l'homme inconscient puis le fit basculer sur son épaule tel un vulgaire sac à patates.
Une fois, calé, elle s'accroupit pour saisir les deux grandes dagues, les flèches, le carquois et la besace de l'Humain.

Tiraillée entre la volonté de l'apporter au clan pour que tous voient sa prise et la curiosité que cette créature exerçait, elle s'arrêta à la nuit tombée dans une grotte pour se reposer et faire le point.

Déposant son colis au sol, elle s'enfonça dans la caverne afin de s'assurer qu'elle n'était pas la tanière de quelque animal.

Au bout de quelques minutes, la Na'vi revint, confiante dans le fait que cette grotte ne présentait pas de danger.
Elle emporta son butin à quelques mètres de l'ouverture et entreprit de faire un feu qui éloignerait les prédateurs nocturnes.

S'asseyant à bonne distance de son prisonnier, elle prit la besace et la vida devant elle, près du feu.
Le contenu était somme toute sommaire.
Une tablette transparente, quelques boites dont elle ignorait l'utilité et une trousse blanche sur laquelle trônait une croix rouge.
L'une de ces boites semblait contenir de la nourriture à en juger par les étiquettes montrant des animaux.
De la nourriture dans des boites de métal, la jeune Na'vi se dit que la mentalité de ces gens serait pour toujours une énigme…

Regardant la nourriture Humaine, elle réalisa qu'elle aussi devait se sustenter.
Jetant un autre morceau de bois dans le feu, elle sorti chasser…




Quelques temps plus tard, elle revint à la grotte.
Entrant prudemment, elle se prépara a une éventuelle attaque de la part de son prisonnier ou d'un prédateur.
Rien ne se produisit et elle retrouva le lieu telle qu'elle l'avait laissé.

Regardant l'Humain inconscient, elle sentait le désir de sonder son esprit afin d'en apprendre un peu plus.
Hésitante, elle se dit que profiter de l'inconscience d'une personne pour aller trifouiller dans sa tête n'était pas quelque chose de très correct.
Elle se mit donc a préparer la proie qu'elle avait rapporté de la chasse…
Le repas terminé, elle sortit la tablette de la besace et essaya de l'allumer.
Elle avait déjà vu ce genre de machines dans les mains des Humains, mais n'ayant jamais pu en toucher, elle ne connaissait absolument rien de cette technologie.
L'envie était trop forte !
Soudain, elle replaça la tablette dans la besace et posa sa main sur le front de l'homme allongé et ligoté.

Un flash éblouissant l'aveugla complètement si bien qu'elle mit plus d'une minute à s'adapter à la lumière ambiante.
Debout sur une petite colline, elle se trouvait devant une série de montagnes étranges.
Les parois de ces dernières étaient toutes droites et lisses, parsemées de flaques d'eau rectangulaires se tenant à la verticale…
Au bout de quelques secondes, elle se souvint de la Base Humaine.
Ce qu'elle voyait était un village Humain… gigantesque !
Mais leurs Kelutral n'étaient pas des arbres à l'instar de ceux de son peuple, lieux de résidence chaleureux et vivants, mais ressemblaient à des montagnes de pierres froides, grises et mortes.
Pas un arbre, pas un brin d'herbe ne venait égayer le paysage.
Un monde mort, remplie de vivants…
A quelque dizaine de mètres en contrebas, un groupe d'enfants jouaient dans un enclos grillagé.
Elle s'approcha de la grille, et la saisissant à pleines mains, hurla quelque chose en direction des adultes gardant les enfants.

Soudain, un soleil sembla se lever aux côtés de celui déjà présent dans le ciel.
La lueur la fit plisser des yeux et elle assista horrifié à la combustion spontanée des adultes et des enfants présents dans le parc.
Elle voulut pleurer et hurler mais rien ne vint.
Une vague d'air brûlant la percuta de plein fouet, faisant tomber en cendre les gens devant elle.
Elle hurla en fermant les yeux alors que son corps s'embrassait à son tour…

Quelques secondes plus tard, la douleur et la chaleur disparurent.
Rouvrant les yeux, elle se rendit compte qu'elle se tenait seule dans une étendue immense blanche.
Faisant plusieurs fois le tour sur elle-même, elle cherchait un élément auquel se raccrocher. Au bout d'un moment, elle commença à discerner une sorte de grande porte typiquement Humaine.
Etant la seule structure visible aux alentours, elle décida d'y aller jeter un coup d'œil. La porte semblait petite mais elle avait l'impression de ne jamais s'en approcher.
Soudain elle réalisa que cet ouvrage était juste monumental.

Arrivant au pied de celui-ci, elle pris conscience de la taille de cette porte qui faisait plus de quatre fois sa taille.
Inspectant les deux battants de l'ouverture, elle fit un pas en portant les mains à sa bouche, réprimant un cri d'horreur.
Des visages de Na'vis  étaient encastrés dans la porte, comme s'ils avaient servi à l'édification de la structure.
De part et d'autre du sinistre ouvrage, d'énormes cadenas pendouillaient paresseusement à leurs chaînes.


Ludsey : Les Sawtute sont vraiment des êtres destructeurs et monstrueux !

Peu rassurée, elle s'engagea sous le porche et pénétra dans une brume qui se dissipa rapidement.
Marchant dans une allée sous un doux soleil printanier, elle sentait les petits galets ronds et lisses sous ses pieds.
De chaque côté d'elle, une rangée de grands cerisiers dont les pétales tombaient paresseusement au sol.
Sur chaque tronc, une feuille plantée par un couteau, sur celle-ci, le visage d'une personne et des inscriptions dessous.
Bien qu'incapable de lire les écritures, la jeune Olo'eyktan ressenti une frayeur monter en elle.
Au fond de son esprit, quelque chose lui criait que les gens sur les arbres étaient morts…

Cela faisait longtemps qu'elle marchait dans cette allée infinie.
Elle se retourna pour regarder la porte par laquelle elle était entrée et juger de la distance.
Horrifiée, elle se rendit compte que la porte n'était plus là.
Seule persistait de chaque côté cette allée sans fin d'arbres.
Tournant sur elle-même, elle chercha un moyen de se repérer.
Au-delà de la rangée d'arbre s'étendait une plaine infinie.
Un désert blanc et inhospitalier.

Soudain, elle réalisa qu'elle ne se rappelait plus du côté par lequel elle était arrivée.
Prise de panique, elle se mit à courir vers ce qui semblait être l'endroit de sa venue.

Essoufflée, elle s'arrêta, prenant appui sur ses genoux…


Ludsey : Lonu oet… LONU OET SET NANG !!



Une voix forte lui adressa la parole.


Voix : Combattre le Messager est téméraire ! Le battre est preuve d'hardiesse… mais venir en son domaine sans y avoir été convié est sotte action, Na'vi Guerrière !
Ludsey: Je ne vais pas dire le contraire.

Hébétée par cette voix venant de partout et nulle part à la fois, Ludsey fit plusieurs tours sur elle-même en se préparant à une attaque, saisissant son arc et tirant sa dague au clair.

Messager : Bien différent de ton monde est le domaine du Messager, et inutiles seront tes armes.

La jeune Na'vi ressenti un coup sur l'arrière de la tête.
Peu puissant, celui-ci était cependant assez fort pour lui faire comprendre que son adversaire était sérieux.
D'un mouvement vif, elle se retourna en fauchant l'air de son arc.
Elle vit, horrifiée, le fourreau de la grande dague bloquer son arc et ressentit le même contrecoup que si elle venait de frapper un arbre.
Comment un si petit être pouvait, d'une seule main, bloquer un coup aussi puissant.

La surprise vint avec la riposte.
D'un mouvement sec, l'homme repoussa l'arc, l'arrachant de la main de la Navi avec une violence inouïe et l'envoyant voler contre un arbre.

Si l'homme qu'elle avait affronté en forêt était richement vêtu, celui-ci ne portait des vêtements usés et vieux.




Son accoutrement, a l'origine blanc, était bruni par le temps et son visage dissimulé sous un large chapeau de paille.
Ses cheveux longs et en bataille volaient à chaque action.
De son visage, elle ne voyait qu'un sourire et a travers une coupure dans le couvre chef, un œil fermé.
Elle présuma que celui-ci était soit aveugle, soit la combattait les yeux fermés.

Son cerveau ordonna aux muscles du bras tenant sa dague, une attaque rapide.
Le mouvement du fourreau du Démon Blanc fut incroyablement plus rapide.

En un mouvement, il avait effectué les deux pas lui permettant de s'approcher, de chasser la pointe de la dague le visant, frapper sur le poignet de la Na'vi, la désarmant et d'effectuer un mouvement circulaire fauchant ses jambes, l'envoyant les quatre fers en l'air sur le sol.

L'action n'ayant pas duré une seconde se termina par l'apparition de la pointe de la lame du sabre juste sous la gorge de la Na'vi qui dressa les oreilles de surprise.
Assise sur le sol, elle savait que si elle tentait une action, elle finirait avec la grande dague de métal dans la gorge…

Elle vit l'homme relever lentement la tête, révélant un visage souriant, puis, elle les regarda s'ouvrir…
Deux yeux d'un blanc terrifiants.
Les siens avaient l'habitude de dire que si la queue et les oreilles véhiculaient les émotions, le regard montrait la vie.
Ici, il était certain que cette paire d'yeux ne montrait aucune vie, mais encore plus déstabilisant, ils ne montraient pas la mort non plus…
C'était quelque chose bien au-delà !


La voix de l'homme résonna à l'intérieur de sa tête.

Messager : Pourquoi avoir déshonoré le Messager ?!

Perplexe, la jeune Na'vi tenta de faire le vide dans sa tête et de détourner le regard de ces deux yeux oppressants.
Incapable d'en détacher le regard, elle balbutia.


Ludsey : Je n'ai pas… voulu déshonorer…
Messager : Mensonges ! Na'vi Guerrière à fait prisonnier le Messager ! A quel fin sinon ?

Le ton sec surpris la jeune Na'vi.Pliant les oreilles, et défiant du regard le petit Démon qu'elle avait déjà vaincu, elle siffla.

Mais la fierté de Ludsey revint à la charge et elle se reprit. Elle le toisa avec son regard froid.

Lutsey : Aurais tu préféré que je te tues comme les autres démons ? Sans t’avoir donné l’occasion de prouver ta valeur ? Notre combat m’a démontré que tu étais différent d’eux.
Messager : Il est vrai qu’on ne peut connaitre une personne qu’en la combattant. Na’vi Guerrière semble avoir un certain sens de l’honneur.
Lutsey : Je suis contente qu’on partage au moins un point commun. Ecoute…Je suis olo'eyktan. Je me doute que pour toi, ça ne représente rien. Cependant, chez nous, c'est une personne importante. Pour tout avouer, c'est le titre que porte les dirigeants des clans. Des personnes, des familles, comptent sur moi. Je sais que c'était irrespectueux de ma part de pénétrer ici sans avoir demandé ton autorisation et encore moins de t'avoir attaqué de cette manière. Mais je n'ai jamais vu de guerrier de ton espèce combattre comme toi. Pour tout dire, tu es le premier à me donner autant de fil à retordre, voire me dominer. Personne jusque-là ne m’a poussé aux bords de mes limites. Je n'ai pas trouvé mieux pour te parler tout en protégeant les miens. La curiosité l'a emporté et je te présente donc mes excuses, M…

Un frisson glacé parcouru le dos de la Na'vi, partant des hanches et montant lentement vers la nuque.
Une sensation désagréable, bien plus atroce que l'évocation du palulukan…
Une sensation de terreur absolue…

La jeune Na'vi ne put finir sa phrase, derrière l'homme la tenant en respect de la pointe de sa grande dague, un arbre immense était en proie aux flammes.
Un arbre qu'elle reconnut facilement.
Le lieu de vie de son clan.
Ici et là, des gens hurlaient, des enfants en feu couraient tels des torches vivantes.
Au sol, des cadavres carbonisés de nourrissons semblaient la regarder, elle, de leurs yeux vides et accusateurs.
Elle voulu hurler mais sa gorge était sèche, l'air ambiant lu fit tousser des cendres.
Entre elle et l'arbre mourrant, l'homme vêtu de blanc et son regard dans lequel se reflétait l'horreur absolue.
Dans ces yeux, elle vit une petite fille, la peau noircie par la fumée, agenouillée devant un cadavre méconnaissable et calciné.
Tenant la main du cadavre adulte, la petite fille hurlait et pleurait alors que sa belle chevelure commençait à prendre feu et que la chaleur insoutenable faisait cloquer sa peau.
Ludsey connaissait cette petite fille, mais plus que tout, elle reconnaissait ce qui restait du grand collier de l'adulte…
Le collier de sa mère…

Ludsey : Ftang… Ftang…. FTAAANNNNG !!

Soudain, l'horreur prit fin alors que le grand arbre derrière l'homme-en-blanc disparaissait dans la brume…
Les yeux de l'homme, bien que toujours blanc, ne la terrifiaient plus.


Messager :Dangereux est le domaine du Messager, Na'vi Guerrière ! Que veux-tu ?
Ludsey : Je… voulais… discuter…
Messager : Tu dis vouloir discuter avec le Messager ? Parle !
Ludsey : Qui es-tu ? Pourquoi détruis-tu la forêt ?
Messager : Messager est Messager, ce que fait Xelloss n'est de son ressort et il ne saurait être tenu pour responsable de ses actes…
Ludsey : Zé-los ? Qui est Zé-los ?
Messager : Il est la prison du Messager…
Ludsey : Prison ? je ne comprends pas…
Messager : Xelloss retiens le Messager… dans son corps…
Ludsey : Et c'est Zé-los qui tue les Grands-Arbres ?
Messager : Ce sont ses actes !
Ludsey : Pourquoi ?!
Messager : Il faudra le lui demander !
Ludsey : Mais si lui te retiens dans son corps… Tu peux me dire…
Messager : Messager n'a cure des agissements de Xelloss
Ludsey : Cure ? Tu soignes Xelloss ?
Messager : Il semble au Messager que trop grande est la barrière de la langue, Na'vi Guerrière ! Si tu souhaites réponses à tes questionnements, il te faudra converser avec Xelloss…
Lutsey : Peut être. Mais si je tiens à te parler mais c’est pour passer un marché avec toi. Je t’ai vu combattre d’autres humains. J’avoue être curieuse des raisons qui te poussent à le faire.
Messager : Messager traque les Sans Honneur... Infâmes sont leurs actes et justice doit être rendue à ceux qui ont subit l’opprobre !
Lutsey : Votre langue est étrange, mais j'ai compris que tu tues des Humains...Tes ennemis sont les miens aussi ! Combattrais-tu avec le Peuple ?
Messager : Veux tu passer un contrat avec Messager ? Soit ! Messager est à l’écoute.
Lutsey : Les miens ont souffert de la présence du Peuple du Ciel. J’aimerai que tu aides notre Peuple à les chasser de nos terres
Messager : Na'vi Guerrière doit savoir que le Messager n'ôte la vie des Non Combattants... Pèse avec soin chacun de tes mots, car pour le Messager, tous sont responsables de leurs paroles.
Lutsey : J'ai parlé, Messager... je n'ai qu'un souhait, voir ces Démons quitter notre monde.

Les oreilles de la jeune Na'vi se plièrent d'un coup, montrant la haine qu'elle éprouvait envers ces créatures.Messager : Qu’offres-tu en échange des services de Messager ?

Lutsey : Que souhaite un D... Humain comme toi ?
Messager : Na'vi Guerrière souhaite que le Messager prenne les vies de ses ennemis... le Prix sera la Vie, tel est la Voie du Principe de l’Equivalence

Dans sa tête, Ludsey hurla "Je suis prête à donner ma vie pour voir ces démons cesser de tourmenter les miens !"Cependant, elle était Olo'eyktan, sa perte pouvait causer un traumatisme à son clan déjà affaibli par leur précédent  conflit avec les Petits-êtres-du-Ciel.Sans cette lourde responsabilité, elle se serait déjà sacrifiée pour les siens.Cependant, à chaque fois, même dans la pire des situations, elle avait réussi à s'en tirer.Dans ce monde inconnu, face à ce Démon-différent, elle sentait que si elle offrait sa vie en échange de ses services, elle n'aurait d'échappatoire.Elle avait n'avait vu qu'une infime partie du potentiel de ce petit être en le combattant dans le forêt et avait appris à ses dépends que ce n'était que la face cachée de l’iceberg.Cet Humain pourrait s'avérer un précieux allié, mais elle ne doutait pas de la réaction du Peuple si par malheur quelqu'un le voyait prendre sa vie...

Lutsey : Je dois te répondre maintenant ?
Messager : Nenni ! Lourd de conséquence est un Contrat avec le Messager, et l'impulsivité est le chemin menant à la ruine !Prends le temps qu'il te faudra, Na'vi Guerrière.Penses aux conséquences qu'auront les mots que tu prononceras face au Messager...
Lutsey : Je...

Dans sa tête, une partie d'elle hurlait "Je veux les voir mourir !! Je veux les voir souffrir !! Qu'importe ce que tu demandes ! Prends ma vie s'il le faut !!!"

Lutsey: Je te donnerai ma réponse quand j'aurai trouvé un successeur.

Une brume s'insinua entre les deux personne alors que le Messager faisait disparaître la lame dans son fourreau en s'inclinant.
Si la Na'vi avait eu des notions en matière d'Etiquette Japonaise, elle aurait su que ce mouvement était un salut comparable a celui que son peuple effectue en portant la main au front.
« Last Edit: July 13, 2018, 01:20:55 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #4 on: July 02, 2017, 05:48:10 pm »
Chapitre 4: Premier Jour sur Pandora

Pandora... Enfin!! Il alla vers le hublot et Ben pouvait voir qu'elle ressemblait énormément à la Terre. Du moins, l'ancienne Terre car la nouvelle ressemblait plus à une décharge qu'à une planète. Il avait hâte d'explorer cette nature sauvage qui a fait la renommée de cette planète.


Il alla vers son casier et prit ses affaires. Il se sentait un peu épuisé. Cinq années de cryogénisation... Il s'en serait bien passé! Bon au moins, il est arrivé et c'est déjà cela car ce n'était pas gagné !



Heureusement qu'il y avait eu sa sœur. A cette pensée, il ne put s'empêcher de s'inquiéter pour elle. Une fois, ses affaires pris, il suivit le groupe jusqu'à un Valkyrie. Il trouva un siège, installa sa ceinture de sécurité et enfila son masque à oxygène en écoutant à moitié les ordres d'un officier qui dictait des consignes qu'il connaissait grâce au programme Avatar avant de sombrer dans ses pensées. Même les secousses du décollage ne le firent pas sortir de ses rêveries.



Le Valkyrie atterrit à l'Enfer vingt minutes après.


Le soldat, en tenant son sac à dos à l'épaule, observa la base de l'Enfer d'un regard scrutateur. Il était clair que la base était très active si on se fiait aux nombreux allers retours de véhicules d'approvisionnements, d'AMP ou encore de soldats.

Soldat: Eh le rêveur! Magne toi! On n'a pas que cela à faire de t'attendre.

Ben sourit, puis emprunta le même chemin que son groupe vers l'intérieur de la base. Il alla entrer dans ce qui pourrait être une salle de briefing quand une voix l'alerta.

Sted: Tiens! Regardez qui voilà!
Ben, en se retournant: Sted, Dyle, Gäel? Qu'est ce que vous faites ici?
Sted: Tu croyais qu'on allait rester sur Terre avec notre paie quand il propose le double, voir le triple ici?
Ben: Evidemment.
Gäel: J'ai hâte d'essayer mes nouveaux joujous.
Ben: Je ne suis pas surpris que tu dises cela, Gäel, bizarrement.
Dyle: Nous voilà réunis! On va former une équipe comme dans le bon vieux temps! En faite, Ben tu es affecté à quoi? Je parie aux forces aériennes vu que tu adores voler même si tu es un vrai couteau suisse ! Allez... Au pilotage d'un Scorpion?
Ben: Non. Je pilote quelque chose de bien particulier.
Sted: Quoi? Un Dragon?
Ben: Non plus.
Gaël: Un Samson?
Ben: Non plus.
Sted: Ne me dis pas...
Ben: Si
Dyle: C'est une blague?
Ben: Non. Je suis sérieux.
Dyle: Qu'est ce que tu ferais dans ce programme? T'es militaire, je te rappelle! Pas scientifique. Et... Pourquoi? C'est débile!
Ben: J'ai mes raisons.
Sted: Tu ne vas pas nous le dire?
Ben: Non. C'est personnel
Sted, en haussant les épaule: Bon bah, on le saura peut être un jour. Bon prenons place. Je ne tiens pas à être au premier rang.
Ben: Pourquoi ? Tu as peur de te faire gronder?
Sted: Non. C'est que je n'aimerai pas être servi d'exemple si on doit faire des exercices de secourisme.

Les trois approuvèrent. Ils entrèrent et s'installèrent au quatrième rang. Un instant après, un homme entra. Il devait avoir dans la soixantaine mais il était bien conservé pour son âge si on en jugeait par sa musculature. Une cicatrice ressemblait à une griffure ornait son visage du côté droit.


 
Homme: Vous n'êtes plus dans le Kansas. Vous êtes sur Pandora, Mesdames et Messieurs...

Ben : Sans blague? Je me croyais être à Miami. Pff... N'importe quoi!

Homme: C'est un fait dont vous devez tenir compte chaque jour à chaque secondes...

Ben: En même temps, c'est difficile de ne pas savoir qu'on n'y est pas.

Homme: A l'extérieur de cette enceinte, toutes les créatures vivantes, qu'elles rampent, volent, ou croupissent dans la boue voudront vous tuer, et vous arracher les yeux pour les gober...

Ben : Mort de rire ! Sans blague? Ce n'est pas pour cela qu'on l'appelle Pandora? Franchement, il nous prend pour des imbéciles ou quoi ce gars?

Homme: Nous avons affaire...

Ben décrocha et s'endormit, les yeux ouverts. C'est une tape du coude de Dyle qui le réveilla plus tard à la fin de la conférence.

Ben: Ah! Que? Quoi? C'est fini?
Dyle: Oui. Ne me dis pas que tu dormais à l'instant?
Ben, rougit: Bien sûr que non.
Sted: Ben, tu n'es pas sérieux? Ne me dis pas que tu as fait une sieste pendant que Quaritch nous citait les règles de sécurité?
Ben: Quoi?? Je devais rattraper cinq ans de sommeil! La cryogénisation, ça ne repose pas!

Dyle et Gäel rigolèrent tandis que Sted soupira

Sted: Bon sang! Il n'y a que toi pour t'endormir lors d'une conférence sur la sécurité!
Ben, s'étira: Bon... Je vais devoir y aller moi. Car ce n'est pas tout ça mais j'ai mon Avatar à aller voir.

Ben parcourait les couloirs à la recherche du laboratoire. Il suivit un handicapé et un autre, qui avait l'air d'être excité.

Ben pensa : Ca a l'air de drôles d'engins ce deux là. Bon, je vais les suivre. Après tout... Qu'ai je à perdre?

Il suivit les deux individus. Celui qui était debout ne tenait vraiment plus en place si on en jugeait par l'énergie qui se dégageait de sa voix. Durant le trajet, une silhouette attira l'attention de Ben. Elle semblait suivre une femme  et s'éloignait des endroits fréquentés de la base. Curieux, il la suivit, silencieusement. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il pratiquait ce genre de choses. Les deux arrivèrent à une sorte de sas et disparurent derrière celle-ci.

Ben : Ca sent mauvais cette histoire. Et... il me semble avoir déjà vu cette silhouette quelque part... Enfin, ce n'est pas mon problème.

Il reprit son chemin et enfin, il trouva ce qu'il cherchait après s'être promené dans la base à la recherche du laboratoire.

Homme: Ca ne t'aidera pas à devenir cinglé!

Il entra dans la pièce, en prenant soin de toquer.

Ben: Excusez-moi, c’est bien ici le laboratoire ?
Norm: Oui, c’est bien ici.

Le jeune homme entra en poussant un soupir de soulagement. Jake le reconnut immédiatement. C’était celui de la réunion ! Il n’avait pas remarqué des lors que son visage renfermait un grand sérieux et une discrétion qui le laissa perplexe. Le regard srutateur et minutieux était exprimé avec une telle froideur que cela mettait le marin mal à l’aise. Mais c’est l’éclat de malice dans son regard qui fit naitre en Jake une grande méfiance à l’égard de cet inconnu.

Ben: Pardonnez-moi, j’ai oublié les présentations. Caporal Thalyen Ben. A qui ai-je l’honneur ?
Norm: Dr Norman Spelman
Jake: Jake Sully.
Ben: Désolé pour vos jambes, caporal.

Il se tourna ensuite vers Max, ignorant le regard noir du marin qui n'aimait pas trop qu'on lui rappelait son infirmité.

Max, en lui serrant la main: Max Paner
Ben: Vous vous occupez des avatars ici?
Max: Oui.
Ben: Pourrais-je voir mon avatar ? Enfin, s'il est prêt.
Max: Bien sûr! Le vôtre est dans une autre salle pas loin d'ici. Veuillez me suivre s'il vous plaît.

Sur ces paroles, il suivit Max avec ses deux nouveaux compagnons. Enfin, ils arrivèrent à une autre salle, ressemblant à une infirmerie à en juger par les outils médicaux divers et les amiotanks sur le côté vide. Un, situé au milieu était occupé par un étrange personnage bleu ciel. Il ressemblait à Ben, même de carrure malgré la maigreur naturel des Na'vis.

Le pilote de l'individu s’avança à la cuve que lui avait indiquée Max et observa le contenu d’un air scrutateur.

Norm: Qu’en pensez vous ? C'est génial, non ?
Ben: C'est surtout... bizarre.
Max: Je vais vous présenter votre journal de bord à présent, Ben. Vous n'hésitez pas a exprimer vos sentiments ou observations au fil des jours.
Ben: Pour la recherche, j'imagine ?
Max: En effet. Ensuite, on rendra visite à Grace. Elle ne va pas tarder à se déconnecter.
Norm: Grace ? La Grace ? Grace Augustine ?
Jake: C est qui?
Ben: La directrice du programme. Et si vous ne voyez pas d inconvénients, je vais rester ici. Cela fait trois ans qu'on m a considéré comme un imbécile donc ma coupe est pleine. Et étant donné que pour elle, les militaires ne sont que des brutes sans cervelles, je risque de créer un scandale.
Max: Comme vous voulez.
Ben: Je te souhaite bonne chance d'avance Jake. Tu en auras besoin.
Jake: Merci...

Le pilote sortit de la salle et entama une cigarette. Puis, il délivra un regard mélancolique devant un tuyau.

Ben:Tu me manques déjà grande soeur.
« Last Edit: July 13, 2018, 01:32:43 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #5 on: July 02, 2017, 05:53:10 pm »
Chapitre 5: Première liaison

Le lendemain, Ben fut le premier à arriver à la chambre de liaison. Il espérait éviter Grace Augustine et ce fut réussi.

Max: Alors? Comment va notre français du jour?
Ben: Bien. Du moment que je n'ai pas croisé boule-dog.

Max ne put s'empêcher de recracher son café à cause d'un fou rire soudain.

Ben: Et merde! Je venais de le mettre.
Max, calmé: Pardon... C'est juste que vous avez trouvé un mot qui convient parfaitement à elle. Mais vous savez... Elle n'a pas eu de vie facile.
Ben: Moi non plus. Ce n'est pas pour autant que je vais mordre chaque personne qui n'est pas à mon goût.
Max: Elle a vraiment raison. Vous êtes une tête de mule!
Ben: Je prends ça pour un compliment. Bon, je me mets où?

Max l'emmena dans un caisson de lien à gauche, juste devant l'entrée.

Max: Vous prendrez le numéro 6
Ben: Cool! C'est mon chiffre préféré. J'espère que ça va me porter chance.

Sur ces paroles, il s'installa sur le caisson de lien. Il prit le plastron neurologique qu'il cala à son corps.

Max: Prêt pour ta première liaison?
Ben: Prêt et impatient.
Max: Tu as mangé avant?
Ben: J'ai pris le petit déjeuner.
Max: Très bien. On peut y aller

Sur ces paroles, il renferma le couvercle. Une fois le couvercle de sa chambre fermé, le mal à l’aise de Ben revint.
Cependant, il se rassura intérieurement et renferma les yeux, tout en évacuant de son cerveau la moindre pensée parasite. 



Informaticienne: Cerveau en constante activité et stable. Dois je commencer la procédure, Monsieur?
Max: Faites.

L'informaticienne confirma la demande et un écran de chargement s'afficha.

Informaticienne : Liaison à 30%, toujours stable.

Le chiffre sur l'écran afficha 50%. Puis 75% et enfin 99%.

Informaticienne: Liaison presque établie. Stabilité des systèmes neuronales.

Enfin, l'écran afficha 100%.


Quand il avait fermé les yeux, Ben vit que du noir, et puis soudain il se retrouva dans une sorte de couloir.
Enfin, il ouvrit les yeux et vit deux scientifiques penchés sur lui. Mais il ne s’en préoccupait pas. Il s’assit, regarda ses mains inspecta vite du regard son nouveau corps.
Sa peau était  bleue claire et il remarqua sa queue derrière lui ainsi qu’une grande tresse de cheveux dont la longueur recouvrait tous le dos.
L'avatar avait des cheveux noirs dressés en arrière. Cependant, la longueur des cheveux ne dépassaient pas le visage à cause de la présence de bouclures, rajeunissant davantage Ben. Par ailleurs, il avait, comme vêtement, une blouse blanche comparable à un patient d’hôpital. Le pilote observa son nouveau corps, un peu mal à l aise. Et la vue des scientifiques en train de l'encadrer comme un bébé, ne facilitait pas son humeur.

Ben: Ca va ! Je ne suis pas un gamin! Bon sang! Je n ai pas besoin qu'on me materne!
Scientifique: On peut comprendre votre agacement mais comprenez. ..
Ben: Comprendre quoi?

Il sentit quelque chose fouetter l'air. Il se retourna mais ne vit rien.

Ben: Qu'est ce que... Raah!!! Je n arriverai jamais à me faire avec cette queue !

Les scientifiques se collèrent au mur pour éviter la queue s agitant dans tous les sens tout en essayant de raisonner le pilote. Quant à Ben, il avait les oreilles basses, montrant son agacement et sa queue l'exprimait également en s'agitant dans tous les sens, ce qui n'arrangeait pas la situation des savants.

Ben: Mais... Comment ils font pour s'adapter à cette foutue queue!?

Max, le seul haut responsable du programme encore disponible, fut appelé.


Max:Qu est ce qu'il y a ?
Scientifique: Le pilote s agite dans tous les sens.
Max: Pourquoi? Trouble de l orientation ?
Scientifique: Il ne semble pas. On dirait d'adaptation.
Max: C'est à dire?
Scientifique: Il a des problèmes avec sa queue. Le reste semble fonctionner parfaitement, preuve que c'est quelqu'un d'entrainé mais il semble avoir du mal à se faire à sa queue.
Max, soupira: Je vois.

Entretemps, le pilote semblait avoir transformé son agacement en une joie, si on se fiait à ses oreilles qui se sont remontés et à son regard ressemblant à un enfant à qui on a offert une console. Il semblait s'entrainer à saisir des objets avec sa queue.

Ben: Mais c'est pratique ces machins!
Max: Qu'est ce que tu fais ?
Ben: Je travaille mon adaptation! Mine de rien, ça facilite la vie !
Max: Tu vas surtout faire une bêtise!
Ben: Je maitrise! T’inquiète!

Sur ces paroles, sa queue, fouetta l'air et renversa un des appareils médicaux.

Ben: Oups. Je crois que j'ai encore de l'entrainement à faire.
Max: Ce n est pas gagné!

Quand Ben se réveilla, il était dans son caisson qui était en train de sortir du lien neurologique.
Il se sentait fatigué. Pourtant son corps humain n’avait pas bougé. C’était peut-être son lien avec son avatar qui l’épuisait. Il n’avait qu’une hâte à cet instant. Dormir réellement. Concernant le marin, le retour dans son corps fut très douloureux. Inutile de préciser pourquoi.

Le lendemain matin, Ben déjeuna avec ses amis d’enfances Sted, commandant d’infanterie, Dyle, capitaine d’infanterie et Gaël, sergent de la 2e compagnie des Cygnes.




Tous les quatre ont un corps athlétique ce qui était nécessaire pour leurs professions. Sted, avait les cheveux virant aux blonds, et une stature imposante, tout comme Ben. Ses yeux étaient d’un vert montrant une personnalité intelligente mais pouvant se montre extrêmement violente.  Dyle a une peau marron claire et les cheveux noirs tandis que ses yeux étaient vert foncé. Son physique montrait bien que c’était une personne débrouillarde et ingénieuse, pouvant faire preuve d’une fourberie inégalée. Gaël avait les cheveux bruns et son visage ainsi que son physique traduisaient que c’est une personne n’ayant pas peur d’aller affronter l’ennemi.

Sted en buvant un jus d’orange: Ben, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagé dans ce programme ! C’est une décision débile de ta part.
Dyle, en mangeant un croissant: Tu marques un point. Tu m’as déçu ce coup là, Ben.
Ben: Mais de quoi je me mêle vous deux ? C’est une décision que je n’ai pas prise à la légère. Je vous rappelle que j’ai réfléchi pendant trois semaines avant de m’y engager. Toute façon, ce qui fait est fait. Alors… Vous ne voulez pas me dire comment s’est passé votre journée d’hier ?
Sted: A vrai dire, c’était un peu dur pour une première journée. Nous avons eu affaire à un Titanosaure. Tu sais c’est une sorte de rhinocéros… Avec six pattes, quatre yeux une corne dont la physiologie correspond à celui du requin marteau. De plus, cette créature possédait  une carapace sur tout le corps et  des plumes violettes à la tête, juste derrière la corne. Quarich n’avait pas exagéré en nous disant qu’une fois à l’extérieur de la base, le danger était partout.
Ben: Ouche ! En effet, vous n'avez pas vraiment eu de chance.
Dyle:Tu l’as dit bouffi. En pleine forêt en plus !
Ben: Mais j'imagine qu'il n'était pas seul? Ces créatures, bien qu'elles sont très agressives, ne se déplacent jamais seules.
Sted: Si vous arrêtiez de m’interrompre, tu sauras le fin de mot de l’histoire, lui répondit Sted, donc on avait un Titanosaure devant nous. Nous étions six, moi, Dyle et trois autres hommes avec un AMP. Nous ne devions ni bouger, ni tirer pour éviter l’affrontement avec cette créature. Mais un des hommes a perdu son sang froid et n’a pas pu s’empêcher de lui tirer dessus. Evidemment, ce crétin n’a touché que sa carapace et il a donc mis en plus la bestiole en fureur. Elle a chargé  aussitôt vers nous. L’AMP tenta de l’abattre mais il se retrouva hors de fonction en un coup de corne, et l’occupant fut ensuite écrasé par la patte avant. Nous, on était en position de repli et on allait se rapprocher de la base quand celle-ci allait nous rattraper en détruisant tout sur son passage.  Heureusement que notre kamikaze s’est ramené avec son Cygne et l’a abattu avec le canon. Le reste du troupeau sont partis juste après. On a dégagé juste avant l'arrivée d'un Thanator.
Ben, en donnant une tape au sergent dans l’épaule: Bien joué !
Gäel en souriant: Eh oui, mec, t’inquiètes, je suis toujours là quand il faut ! Maintenant à ton tour Ben de nous faire part de tes exploits.
Ben: D’accord, je vais faire mon rapport.

Et il raconta son récit de sa première connexion avec son avatar.

Sted: Ben, pourquoi tu n’essayeras pas d’espionner les indigènes et nous relater les renseignements susceptibles de nous servir en cas de guerre ? Au moins tu servirais à quelque chose dans ce programme,
Ben: C’est  vrai que les tromper ne devrait pas être compliqué, vu leurs exploits !
Sted: Alors ?
Ben: Je vais réfléchir à la question

Il regarda sa montre.

Ben: Bon, je dois y aller les gars. Bonne chance pour aujourd’hui.
Sted, Dyle et Gaël: Toi aussi Ben.

Celui-ci sortit de la salle, seul. Les trois le regardèrent jusqu’à qu’il soit hors de vue.

Gäel: Eh, les gars. Vous ne nous trouvez pas Ben un peu bizarre ces temps-ci ?
Dyle: Si. Je suis sûr qu’il nous cache ses véritables raisons de sur son inscription. Je ne sais pas si vous partagiez mon avis, mais je pense que ses raisons sont autres que scientifiques.
« Last Edit: July 13, 2018, 01:27:33 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #6 on: July 04, 2017, 12:28:44 pm »
Chapitre 6: Le Thanator

Ben, sous la forme de son avatar partit pour sa première expédition scientifique avec un groupe d’un marine et trois scientifique.
Tous les quatre portaient l’uniforme de la RDA conçu pour les membres du programme avec chacun un tee-shirt différent et seul Norm et Jake avaient des sacs à dos contenant sans doute les matériaux de premières nécessité et aussi ceux nécessaires à l’expédition.
Le pilote alla avec une autre équipe et s'installa dans un Samson autre que celui de l'équipe de Grace.

Celle-ci regardait le pilote, qui se tenait en face d’eux, dans l’appareil situé à leur gauche et chargé d’escorter une équipe de scientifique. Elle voulait savoir un peu plus sur les raisons de son engagement dans son programme, tout en s’accrochant pour ne pas tomber. Celui-ci eut un regard impassible, malgré sa position inconfortable. Il ne donc révélait rien de concluant pour la scientifique.
De plus, malgré la minceur naturel des Na’vis, l’avatar de ce pilote était assez impressionnant malgré le fait qu’il mesurait à peine trois mètres. Une petite taille pour un na'vi. Les cheveux courts qu’ils avaient en tant qu’humain fut remplacés ici par des cheveux ni longs ni courts à moitié en bataille mais la présence de certaines bouclures leur permettaient de ne pas partir dans tous les sens et de rester au-dessus du visage.
Pour Jake, elle se doutait de la raison mais concernant celui-là, elle ignorait tout. Même son dossier n'était pas très clair. Ce qui le rendait imprévisible et dangereux pour la sécurité de ses anciens élèves et de ses amies.

Le sujet de cette observation s’installa dans le côté droit de l’appareil à côté d’une mitrailleuse M30, regardant la forêt s’étendant au loin.

Ils décolèrent à 8h30 de l’Enfer chaque Samson partit de son côté. Ils survolèrent des cascades et la forêt où ils virent au loin des arbres de tailles gigantesques. Ceux-ci impressionnèrent les soldats car ils n’ont jamais vu sur Terre des arbres de cette taille.

Plus tard, l’équipe de Ben atterrit dans un coin de la forêt . Le pilote avait seulement la mitraillette à la main, observant d’un œil vif le moindre mouvement suspect tel un faucon guettant son territoire de chasse à la quête d’une proie. Le pilote éteignit l’appareil peu de temps après et l'équipe mit pieds au sol.

Le chef d’équipe fit la répartition des rôles et l'ancien dut garder l’appareil.

Ce dernier ne s’en plaignit pas. Cela lui permettrait d’admirer la végétation sans à écouter le jargon scientifique. Tout était calme pendant plusieurs minutes. Soudain, le pilote entendit un cri strident. Un Thanator. Ils étaient en danger. Même s’il n’aimait pas beaucoup les scientifiques, il ne voulait pas non plus les laisser seul face à un danger aussi grand. Même s'il se demandait ce qui pourrait faire face à cette bestiole. Mais au moins, il avait peut être une chance par son expérience.

Ben au marin: Je vais voir ce qui se passe. Reste près du Samson au cas où. Cette forêt est pleine de mauvaises surprises et on doit garder notre seule option de fuite. Ne m’attendez pas si je ne revenais pas.

Sur ces paroles, il se mit en route.

Le pilote suivit la direction du cri jusqu'à trébucher sur un sac à dos, manquant de faire tomber son arme. Il se releva en grommelant des jurons contre le propriétaire et en lança un énorme coup de pied rageur. Ce fut à cet instant qu'il aperçut une inscription "Jake Sully".

Ben: Dans quelle merde s'est il fourré celui la ?
Près du sac, se trouvait les traces de l'animal, poursuivant des traces de chaussures qui avaient l'air pressé. Celles-ci le menèrent ensuite vers une cascade qu'il put admirer un instant.

Ben: Il ou elle est cinglé. Mais au moins, le Thanator ne le suivra pas. J’espère qu’il ou elle s’en est sortie. Vu la hauteur...

Après cette constatation, il se lança vers le chemin du retour, mais il eut une mauvaise surprise en cours de chemin.  En effet, il échappa de justesse à l’attaque furtive d’un Thanator derrière lui.


Il s'écroula par terre suite à la violence de l'assaut et ne dut son salut qu'à un réflexe en mettant son arme dans la gueule du monstre. Il pouvait sentir la puissance de la machoire de l'animal et dut céder son arme à la gueule de l'assaillant durant l’attaque. Celui-ci s’empressa de détruire son seul moyen de défense avec l’aide de ses pattes et d’un rocher. Le M30, au bout de quelques coups, se brisa en plusieurs morceaux qui se dispersèrent au sol.
Le pilote profita de cette démonstration de force, pour se relever et s’enfuir. Il n'avait pas du tout peur. Il avait l’habitude de ce genre de situation et savait comment gérer. S’il était sur Terre. Sur Pandora, c'était différent et le pilote ne connaissait que trop bien, par sa formation, les dangers du Thanator.
Affronter cette créature en duel, était comme offrir son avatar à la mort. Tout en courant, il réfléchissait. Il ne pourra pas semer la créature, c'était certain. Surtout qu'elle devait être affamée, étant donné qu'ils ne chassaient que la nuit.

En voyant, un Awaiei, une idée lui parvint. Risquée, certes, mais il n'avait pas le choix. Il paraissait que les Na'vis pouvaient s'approcher de cette plante mais pas les autres animaux. Ou alors difficilement. Il espérait pouvoir utiliser cette plante comme d'une protection. Il était temps d'appliquer la théorie. Sur cette pensée, il alla, comme il a appris durant sa formation, au côté opposé de la plante. Heureusement qu'elle n'était pas loin car le Thanator avait déjà rattrapé son retard. Le pilote eut juste le temps d'esquiver un assaut d'un des plus grands prédateurs de la planète par un virage mais des griffes de la créature lui blessèrent le dos.  Il grinça des dents en sifflant pour retenir la douleur de la griffure. Enfin, la plante salvatrice était en vue.



Comme il s'attendait, la plante se tourna vers lui et tira ses épines venimeuses. Juste à temps, il esquiva en effectuant une roulade vers la droite et en se collant un arbre. L'épine rata le Thanator qui eut le temps de l'esquiver mais cela suffit à la bête pour comprendre que continuer sa chasse était trop risquée. Celui-ci lança à Ben un hurlement de rage ainsi que son sifflement de crocodile avant de partir. Le pilote souffla. Il avait vraiment eu chaud sur le coup. C'est à ce moment qu'il sentit une brûlure à l'arrière de son épaule gauche. . Il inspecta l'origine et son doigt révéla du sang.

Ben: Eh merde! Bon, ça aurait pu être pire. Je peux déjà me féliciter d'avoir échappé l'une des grandes terreurs de Pandora.

Il continua son chemin en crispant des dents en direction du Samson de son équipe.. Priant pour arriver à temps.
« Last Edit: July 13, 2018, 01:43:34 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #7 on: July 04, 2017, 12:31:05 pm »
Chapitre 7: Avatar contre Na’vi

Lutsey était assise sur la branche d’un arbre, observant l’horizon, plongée dans ses pensées.
La jeune indigène n’avait pour arme 4que son poignard, dont la lame est une dent de Palulukan, finement aiguisé s’accordant avec le poignet donnant à l’arme une beauté peu commune.
Le fourreau auquel il était attaché à son flanc gauche par l’intermédiaire d’un ‘llngo de couleur noir. Son fin visage d’une beauté féline, traduisait bien sa jeunesse.
En effet, durant le mois dernier, elle venait d’avoir sa vingtième année. Mais ses cheveux courts, qui étaient à la limite de son visage mais ne parvenant pas à le dépasser, eux, traduisaient la possession d’un fort caractère.
. Personne ne savait les raisons qui poussait Lutsey à les couper à cette taille. Mise à part peut être sa famille. En particulier, sa sœur adoptive dont elle était très proche.

Quant à ses vêtements, ils n’étaient constitués que de deux lanières en cuirs marron commençant de ses épaules.
Ils recouvraient deux seins qui possédaient une grosseur suffisante pour s’accorder parfaitement avec la minceur naturelle de son corps. Ces lanières se croisèrent entre sa poitrine et son cou, attachés au haut du dos, rajoutant un charme guerrier à cette femme redoutable.
Elle a également un pagne bleu foncé dissimilant son entre-jambes. Sur le haut de son bras gauche, un petit bracelet en tissus violet, lui rajoutant du charme.

Durant ces deux années qui ont passé, Lutsey cherchait un moyen de se venger du Peuple du Ciel et des malheurs qu’ils apportaient. Et également au marché avec le Messager. Devrait elle prendre le risque au détriment de son clan?
Non... Elle ne devrait pas être aussi égoïste et oublier ses responsabilités.
De plus, un rêve occupait également son esprit et concernant un guerrier uniltitanyu faisant face à un tawtute dans son armure de métal. Elle avait essayer de discerner leurs visages mais tout était flou ... Seul les cinq doigts étaient visibles.
Et en y réfléchissant, elle a fait un rêve de cette même personne avant que ses parents adoptifs ne lui révélaient ses origines.
Depuis, la jeune guerrière essayait de connaître qui était ce personnage mais elle n'y parvint pas. Même sa sœur jumelle n'arrivait pas à l'aider sur ce point. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'un de ces démons aux faux corps jouera un rôle crucial dans l'avenir.

Ludsey : Mère... Que cherches tu à nous dire ?

En voyant les nuages recouvrir le ciel, la jeune guerrière  sut que le temps se couvrait mais elle ne s’en préoccupait pas, trop occupée à se torturer l'esprit sur cette série de songes.
Cependant ses efforts  furent vains, la faisant soupirer de lassitude.

Ludsey : Il va falloir attendre. A moins qu'un guerrier marcheur de rêve apparaisse, il semble que je ne trouverai pas la signification..

Mais en se levant, elle entendit des bruits en bas, et se dissimula dans les feuillages. A ce moment-là, un tsamsiyu apparut devant elle.
Enfin, plutot un marcheur de rêve puisqu’il portait des vêtements qu’elle ne connaissait pas. Une sorte de haut beige allait de ses épaules recouvrait tout le haut du corps mais il n’était pas fermé car la jeune guerrière perçut un haut de couleur vert. Un bas beige recouvrait les jambes et les pieds étaient cachés par des choses noires.


Pas de doute, c’est bien un uniltiranyu que le Peuple du Ciel servait pour, soi-disant « communiquer». Elle et son peuple croyaient plus qu’ils s’en servaient pour les espionner, bien que certains, à son grand regret, aient réussi à se faire accepter.  Néanmoins, il ne ressemblait pas et ne comportait pas comme ceux qu'elle a pu observer. En effet, il semblait plus costaud et regardait la végétation avec méfiance, couteau pas loin de sa main. Serait ce le guerrier que Eywa lui a montré ?
Il n'y avait qu'une seule façon de le savoir même si elle n'aimait pas l'idée. Étant blessé, elle ne s'attendait pas à de grandes difficultés pour le maîtriser. En effet,  il serrait à chaque fois les dents, ne cessait de jurer dans sa langue et il y avait des tâches de sang sur l’épaule gauche.
Quand le regard de celui-ci alla vers sa direction, Lutsey se colla au coin de l’arbre hors de portée de la vue du tawtute.
La jeune guerrière attendit quelques instants, avant de risquer un regard. Celui-ci avait le dos tourné. C’était le moment où jamais!
Elle se dépêcha de descendre discrètement de l’arbre et de le suivre, pour attendre le moment propice afin de le capturer.

Le jour était sur le point de tomber et il était en train de pleuvoir, quand Ben décida de se reposer avant de reprendre sa route. Il vit un Samson s’éloigner de sa vision jusqu'à ne devenir qu'un point disparaissant dans le ciel.


Ben : Merde ! Je vais devoir rester pour la nuit.

Il s’assit le dos collé, reprenant son souffle, au tronc d’un arbre tout en continuant à être vigilant sur l’environnement qui l’entourait.
Depuis la fin de la journée, le pilote se sentit observer et cela l’inquiétait. Etait ce une bête sauvage ou un indigène ? Le pilote ignorait qu’est ce qui serait le mieux entre les deux.
Tout à coup, il entendit des feuilles bouger à  sa droite. Il aurait bien aimé avoir sa M30 pour avoir une défense supplémentaire!
Très vite, il se releva et dégaina son couteau, à l’affut de la moindre attaque, malgré la griffure qui continuait à le faire souffrir à l’épaule gauche. Il inspecta du regard l’environnement qui l’entourait, pret a reagir au moindre bruit suspect.
Soudain, il entendit des pas venant derrière lui, suivi d'une lame sifflant l'air. Il para le coup d’un poignard venant de derrière lui avec son arme et asséna un coup de coude avec son bras gauche.
L’agresseur se prit le coup au ventre mais esquiva le suivant en se baissant quand le pilote se retourna.
Celui-ci se prit un coup de poing sur le menton le faisant reculer de quelques pas.
L’individu tenta de planter sa lame sur son épaule droit mais le pilote évita de justesse le coup, fit tomber par un croche-patte son agresseur et tenta de le planter à son tour.
Mais son adversaire réussit à l’esquiver et n’eut qu’une coupure sur le haut du bras gauche. Les deux adversaires se relevèrent rapidement et lancèrent un assaut mutuel faisant ainsi entrechoquer leurs deux lames.
Le pilote vit le visage de son adversaire qui était celle d’une guerrière na’vi, possédant des cheveux noirs courts et tressés dont la longueur arrivait à peine aux bords de son visage.

Lutsey fit une provocation similaire au crachat d’un chat en colère. Son adversaire ne semblait pas être impressionné. Au contraire, il lui répondit par d’un regard déterminé et de défis.
Il cassa la garde en faisant baisser son arme et tenta rapidement de la planter. Elle l’esquiva rapidement en allant sur le côté droit et tenta par la suite de le blesser au bras droit mais le celui-ci eut le temps de parer le coup avec son couteau en le mettant perpendiculairement à la sienne puis il décala la garde les deux lames vers la droite et, à l’aide de sa main gauche, lui infligea un coup de poing l’obligeant à reculer.

Mais la jeune guerrière parvint à parer le coup que le pilote enchaina par la suite.
Celui-ci l’observa tout en restant sur ses gardes. Lutsey serra les dents de rage. Ce tawtute lui donnait du fil à retordre. Jamais elle n’aurait cru ça de sa part.
Mais elle était maligne et elle savait que ce n’était qu’une question de temps avant que celui-ci perde de la concentration. La jeune guerrière cassa la garde et donna un coup de pied au pilote qui l’obligea à reculer.
Elle lança un nouvel assaut que le pilote esquiva et, profitant de cette imprudence, il parvint à enrouler son bras gauche autour du cou de son adversaire.
La jeune guerrière eut beau lui donner des coups de pieds et se débattre, le pilote ne céda pas, malgré sa fatigue et une faim handicapante.
Au moment où il croyait qu’elle allait renoncer, il reçut une morsure qui l’obligea à lâcher prise.

Lutsey se libéra et attaqua aussitôt pour ne pas laisser son adversaire se rétablir de sa nouvelle blessure qui le fit saigner. Elle le désarma avant que celui-ci puisse agir et les deux se regardèrent.

Lutsey : Enfin, je l’ai eu ! Je croyais que ça serait plus facile!

Pourtant quelque chose la dérangeait. Au lieu d’être enragé ou désespéré de cette défaite, ce tawtute resta froid, regardant elle, puis sur le côté.
La tentation de connaître l’intention du tawtute était forte mais il ne fallait pas qu’elle baisse la garde. Il chercha quelque chose à l’intérieur de son haut.
Une seconde plus tard, elle comprit mais c’était trop tard. Son adversaire activa et lança quelque chose par terre, la projetant de quelques mètres plus loin par une force mystérieuse.
Elle pesta contre elle-même d’être si imprudente. Elle se releva et se mit à la poursuite de son adversaire. La jeune guerrière suivit ses traces qui tout d’abord étaient de ces choses qu’ils portaient puis ce fut ses pieds puisqu’elle a retrouvé les choses qu’il l’utilisait peu de temps après.
Mais elle rencontra vite un obstacle. L’uniltiranyu a traversé exprès une rivière pour, sans doute boire, mais aussi pour effacer ses traces. Ce n’était pas vrai !
Décidemment son adversaire est plus malin qu’elle le croyait. Sauf qu’il n’avait pas pu camoufler ses traces de sang du à sa blessure ainsi que l’odeur de sueur qui étaient présents, ce qui veut dire qu’il est passé par là il n’y a pas longtemps.
Elle le suivit et le retrouva grâce à son haut qui était visible d’ailleurs. Mais quelque chose la dérangeait. Pourquoi reste t il immobile au lieu de continuer à courir ?
Certaine que c’est un piège, elle lança un caillou vers la tête et vit un tas de feuilles tombés ainsi que la partie d’une branche révélant une branche d’un vieux arbre plantée à la verticale.
L’instant d’après, un bruit vint sur son côté et le penghrrap devant elle, confirma le danger.



Elle prit son arme mais elle fut déviée à la verticale par un coup d’arme blanche la désarmant et vit ensuite la lame de son adversaire dirigée vers son cou.

Son arme vola quelques instants avant d’atterrir par terre. Le tawtute habillé d’un haut vert, sans doute la deuxième peau de son armure légère, le regarda avec un sourire.
C’est vrai qu’elle s’est bien faite avoir. Elle sourit. Malgré son mépris et sa haine pour son peuple, elle ne put s’empêcher d’être impressionnée par son adversaire.
Utiliser une tromperie pour l’attaquer sur le flanc. Malin. Mais hors de question de se rendre à un tawtute !

Ben :Tu veux quoi ? Qu’est ce que tu me veux ? Je n’ai rien fait alors laisse moi tranquille si tu ne veux pas que je te tue.

Elle fut surprise au départ qu’il parlait sa langue. Mais son sang froid revint vite, ainsi que son sens du combat.

Lutsey : Tu me parais sûr de toi.

Le tawtute rigola.


Ben : Pourquoi je ne le serai pas ?
Lutsey : Tu es peut être rusé, mais je n’ai pas utilisé tous mes atouts
Ben d’un ton moqueur:- Autre que physique ?

Et sur ces paroles, elle désarma par un violent coup de bras vers le haut sur le bras droit de son adversaire assez vite pour le surprendre et ainsi le désarmer.
Elle l’enchaina aussitôt par un coup de poing au ventre. L’uniltiranyu s’agenouilla, un peu sonné par le coup. Elle allait attaquer quand son adversaire utilisa sa queue pour prendre un bout de bois et lui infligea un violent coup du bout au nez
Elle recula sur le coup. A sa grande surprise, elle vit qu’elle saignait. Elle n’en croyait pas ses yeux. Cette chose a osé la blesser. Il ne perd rien pour attendre.
La jeune guerrière regarda les environs. Son arme a atterri trop loin pour qu’elle puisse l’atteindre avant le tawtute. Mais une liane était tombée juste à côté d’elle.
Elle sourit car elle eut une idée. Elle prit la liane et l’enroula autour d’elle. Son adversaire la trouva comme elle s’y attendait.

Ben : Tu es casse pied!

Elle ne répliqua pas mais attaqua son adversaire et parvint à saisir le bâton après avoir esquivée quelques coups. Elle luttait maintenant avec lui pour le contrôle.
Comme elle l’avait calculée, son adversaire affaibli par ses blessures ainsi que par la fatigue et la faim céda au bout d’un long moment après avoir reçu un coup de pied.
L’uniltiranyu se releva en crispant des dents et lançant des regards menaçants. Parfait. Il attaqua. Elle esquiva le coup, mais se prit un croche patte. Mince !
Elle s’attendait à ce que la lutte soit plus facile. Elle se dépêcha de se relever avanr de combattre encore son adversaire. Durant cette lutte au corps à corps éprouvante de quelques instants, elle parvint enfin à saisir un des bras et à le mettre derrière le dos de son adversaire. Celui-ci tenta de se défaire de son emprise.
Cela n’a eu pour résultat que de faciliter la tâche de l’indigène qui profita d’une perte d’équilibre de son adversaire pour saisir et attacher la deuxième main à la première grâce à la liane.
Après avoir vérifié qu’il ne pouvait pas s’échapper, elle chercha son arme et le récupéra.
A ce moment là, elle aperçut la griffure et reconnut avec étonnement, celle d’un Palulukan. Cela prouve que ce tawtute n’était pas quelqu’un à prendre à la légère et elle devait redoubler de prudence si elle voulait avoir ce qu’elle voulait.
La jeune guerrière se positionna derrière lui afin de prendre sa natte et le mit près de son arme. Puis elle demanda à son adversaire vaincu d’avancer selon ses instructions.
Celui-ci résista au départ, mais la menace de son arme lui fit vite changer d’avis. Il était certes en piteux état mais vivant.
En effet, sa blessure au bras n’était, certes pas grave mais elle semblait le faire atrocement souffrir. Son nez en forme de museau saignait ainsi que sa bouche et il possédait de nombreux bleus au ventre et au visage.
Elle ignorait dans quel état elle était mais cela ne l’étonnerait pas qu’elle soit presque identique hormis qu’elle n’avait qu’une coupure au haut du bras gauche.
Le voyage se déroula sans qu’aucune parole ne fût échangée entre les deux duellistes.
« Last Edit: July 13, 2018, 02:10:12 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #8 on: July 04, 2017, 12:32:18 pm »
Chapitre 8 : La décision de l’olo’eyktan des Menariyä Tunti

Depuis la mort de Silwanin, Lutsey avait décidé de reprendre les fonctions de chef. Elle tentait de contenir sa rage et sa haine pour le Peuple du Ciel pour que son ennemi ne puisse pas se douter de la présence des Menariyä tunti. Elle profitait de ses voyages diplomatiques pour revoir sa famille adoptive et prendre des nouvelles. Cependant, une fois en forêt, elle exprimait ses sentiments négatifs.

Joltsyn lui a expliqué ce qui s’est réellement passé il y a vingt ans ans de cela.Une bonne partie des leurs ont été exterminé durant le raid des tawtutes mais certains ont pu survivre car ils ont eu le temps d’évacuer dont les parents de Silwyn qui ont pu prendre avec eux Joltsyn. Malheureusement, ils n’eurent pas le temps d’évacuer l’ainée et Silwyn a du sacrifier sa vie pour la protéger.

De nos jours,

Lutsey conduisit son prisonnier à leur Kélutral.


Nariyä tunti d'un ton méprisant en voyant Ben: Olo’eyktan, pourquoi avez-vous amenez ce démon ici ? Et pourquoi partir sans surveillance ? Que deviendrait le clan si vous arrivait quelque chose ?
Ben surpris: Olo’Eyktan ?
Lutsey en ignorant Ben: Je suis assez grande pour prendre soin de moi. Je n’ai pas besoin de nounous pour me surveiller

Soudain, une jeune femme ressemblant trait pour trait à sa ravisseuse arriva et fixa Ludsey d'un air sévère.

Joltsyn : Grande sœur, tu n'es pas raisonnable; Imagine....
Lutsey : Je sais. Mais je préfère être seul quand je vais dans la forêt. Je peux oublier mes problèmes. .. Tu comprends cela petite sœur ?
Joltsyn : Oui. Tout comme je me doute de tes raisons qui poussent à amener ce tawtute ici. Mais tu prends un gros risque.
Lutsey : Je le sais. Mais je ne veux plus que nos enfants vivent dans la crainte du Peuple du Ciel. Et si notre Mère nous indique qu'on doit faire confiance à l'un d'eux, je dois m'y plier.

Sur ces paroles, elle l’emmena à l’entrée devant une foule de regards haineux tandis que Ben les regarda d'un air presque blasé. Soit il jouait l'attraction de foire, soit c'était la mort. Une fois arrivé à destination, c''est à dire au centre de l'étage avec un corridor en forme de spirale, elle confia son prisonnier à deux gardes puis alla devant la spirale et s’adressa à son peuple.

Lutsey :Mon Peuple, votre attention s’il vous plait. Je connais vos ressentiments à l’égard de ce démon. Cependant, Eywa a prédit que ça sera un de ses étrangers qui permettra à notre clan, d’éliminer le Peuple du Ciel.
Ben : Eh oh ! Tu vas toute suite calmer ton enthousiasme.

Mais la menace d’une lame sur son cou, l’interrompit. Il regarda Lutsey dans les yeux. Il ne voulait pas perdre son avatar mais il tenait aussi à exprimer clairement son avis. Olo’eyktan ou pas. Cependant le regard de la chef le troublait. Pas de gêne mais d’autre chose.


Ben Allez ! Tu n’attends que cela ! Je ne vous aiderais pas à détruire mon peuple. Je ne suis pas un traitre.
Joltsyn : Il ne manque pas de culot !

Lutsey fit face à son prisonnier et le vit, essayant de détourner son regard.

Lutsey : Tu as peur de moi, tawtute ? Je pourrai te comprendre. Ta vie est entre mes mains après tout.

Celui-ci fit face à l’olo’eyktan bien qu’il avait du mal à faire face à ce regard qu’il trouvait attirant et allant avec son physique.

Ben : Retire ses liens et tu verras par toi même.
Lutsey : Tu nous aideras et je le sais.
Ben d'un sourire moqueur: Ah bon? Qui te l'as dit? Eywa?

Il se prit un violent coup de poing au ventre qui lui coupa le souffle, l'obligeant à poser un genou à terre pour reprendre sa respiration.

Ben murmura dans sa langue maternelle: Salope! Tu ne perds rien pour attendre toi!

Ludsey n'ayant pas entendu le juron, lui prit les cheveux et le tira afin de le regarder dans les yeux.

Ludsey: Mon intuition. Et l’avenir que m’a montré Eywa. Et montre plus de respect à notre Mère. C'est grâce à elle que tu as encore ton faux corps.
Ben sourit : Tu lui diras merci de ma part, donc?

Elle prit sa lame et entailla légèrement sa joue droite avant de toucher avec l'extrémité le menton.

Ludsey: Dernier avertissement.

Ben regarda cette dernière dans les yeux, non effrayé par la lame. Même le sang tombant par goutte au sol et la brûlure de la cicatrice ne semblait le déranger. Mais il resta silencieux, signifiant une victoire pour elle.
Pourquoi Eywa voulait elle qu'un marcheur de rêve soit l'instigateur de la fin de la période de Chagrin? Les réponses viendraient sans doute avec le temps.

Ben marmonna : Tu as gagné cette manche.

Cela fit sourire l'olo'eyktan. Mais d’un sourire moqueur. Ce qui énerva mais au vu des lames le menaçant, il préféra ne rien faire. Il se releva donc avec un regard traduisait son état d’esprit.

Lutsey : Nous essayerons de t’ouvrir les yeux à ce qui t’entoure. Si tu refuses, je te considère comme une menace et je te tuerai moi-même..
Ben :En gros, je n’ai pas le choix ?
Lutsey :Quelle perspicacité !

Le regard de l'ancien pilote montrait sa colère. Elle se releva donc et se mit en face de la foule. Elle scruta chaque regards avec attention. La peur, la colère et l’incompréhension étaient dans les visages. Elle se devait de les calmer.

Lutsey : Mes frères et soeurs, je peux comprendre vos sentiments. Néanmoins, pour réaliser la vision que notre Mère nous a communiquée, il faudra ouvrir les yeux à ce tawtute. J’ai conscience que c’est beaucoup vous demander mais penser à l’avenir. Qui souhaite se porter volontaire ?

Comme s’attendait la jeune dirigeante, personne ne répondit. Des murmures mais rien d'autre.


Joltsyn : Arrête cette folie! Ce tawtute restera un parasite qu’il faudra éliminer.

L’olo’eyktan en avait conscience suite à leur histoire. Mais il fallait se débarrasser de ce peuple si elle ne voulait pas que cela se reproduise.
Et si Eywa en a décidé ainsi, elle se devait de se plier.


Le pilote regarda l'assemblée avec colère. Cette espèce agaçait le pilote de plus en plus. Ils osaient le traiter de parasite, de démon. Lui et ses semblables. Mais ils réagissaient comme le feraient des démons. Il haïssait cette intolérance et s’il n’était pas menacé, il aurait montré à ces indigènes le fond de sa pensée
.

Lutsey : Personne ? Très bien… Je serai son professeur.

Évidemment, cette décision surprit tout le monde, sauf Ben.

Ben en soupirant en français: Super! Je sens que ça va être très instructif!
Nariyä tunti: Tu dis quoi tawtute? Estime toi heureux que notre chef soit clémente envers toi!
Ben: Oh! C'est sûr qu'il y a de quoi être heureux! Avec des lames me menaçant, comment je ne peux pas l'être?

Le guerrier l'assomma d'un coup bien placé, ne supportant plus les réponses du tawtute. Le bruit de la chute du corps inconscient imposa un silence.

Menariyä tunti: Il est assommé ma olo'eyktan. Je ne supportais plus de l'entendre parler.
Joltsyn en murmurant: Qui pourrait te blamer?Grande sœur, tu es folle ?

Elle connaissait ce regard. Un regard plein de détermination.

Lutsey : Comment tu peux me dire ça Joltsyn? Tu es Tsahik. Tu as forcément entendu parler de cette vision. Et je ferai tout pour protéger mon clan et à respecter la décision d'Eywa. Même à cela.
Joltsyn soupira: Fais comme tu veux, mais je te dis que c’est une mauvaise idée.

Joltsyn savait de quoi Ludsey parlait mais elle ne voulait pas prendre ce risque pour son peuple qui avait déjà assez souffert. Encore une fois, sa soeur a laissé parler son coeur et sa foi au lieu de réfléchir. Elle espérait qu'elle avait raison.

Lutsey : Personne ne voudra. J’assume donc cette responsabilité

Tout le monde essaya de lui faire changer d’avis, sans résultats sauf sa soeur qui savait que c'était un combat inutile.

Plus tard, on défit les liens du pilote et on transporta son corps à l'étage où Joltsyn le soigna, bien qu’elle fût dégoûtée. Enfin, il se réveilla.


Ben en se tenant la tête: Quel mal de crâne!
Joltsyn: Tu l'as cherché tawtute.

Ben lui fit un regard bref,montrant que sa pique ne lui faisant rien.

Ben en se frottant la tête à l'endroit du coup: Si la vérité vous dérange, je n'y peux rien.
Joltsyn d'un ton sec: Est ce le courage ou l'imprudence, ton comportement?
Ben: Je vous laisse libre de penser ce que vous voulez.

Joltsyn lui fit un sifflement agacé en guise de réponse mais Ben ne s'en préoccupait pas.

Ben: Bon, c'est quoi la suite du programme?
Joltsyn: Je dois t’habiller. Ensuite, tu participeras à ton premier repas.
Ben: Ca tombait bien. J'ai une de ces faims moi!

Joltsyn refit son sifflement agacé avant de faire signe de la suivre. On lui retira ses vêtements et on le remplaça par des épaulières et un pagne beige.

Après, il rejoignit le repas, à côté de sa tutrice. Pendant qu’elle mangeait, ce qui lui fit du bien d’ailleurs car son duel l’avait affamé, elle regarda l’individu cherchant un signe pouvant lui indiquer quelque chose sur sa personnalité. Elle remarqua qu’il mangea mais avec un regard absent. Elle voudrait bien savoir à quoi il pensait. A la fin du repas, elle décida de tenter quelque chose pouvant lui révéler un peu plus sur cet individu.


Lutsey : Qu’est ce qui m’a pris de l’amener ici ? Je suis maintenant forcer d’être son professeur!

Ces paroles provoquèrent la réaction qu’elle voulait, c'est-à-dire la colère.

Ben : Eh bien, si tu voulais tant ma mort, mademoiselle, pourquoi tu ne m’as pas tué ?
Lutsey :Pourquoi je te répondrai créature impure ?
Ben : Tu oses me traiter de créatures ? Regarde-toi devant un miroir avant de dire n’importe quoi. Tu auras des drôles de surprises.

Au ton employé, l’indigène commençait à montrer des signes d’hostilité

Lutsey : Tu as intérêt à te calmer, lui dit l’indigène, car je te prévins je ne suis pas d’une nature très patiente, et je suis en colère.
Ben : Ça tombe bien moi aussi, rétorqua son apprenti, et tu ne m’as pas répondu.

Cette insolence était de trop pour elle et l’indigène se jeta sur le pilote malgré ses bleus et les deux se bagarrèrent s’échangeant coup de poings et coups de pieds. Cette bagarre se conclue par un statut quo où les deux se séparèrent qu’avec des bleus supplémentaires et son apprenti obtint un cocard dû à un coup de poing que lui a infligé l’indigène sur son œil de droite tandis que Lutsey avait le même traitement pour l’œil de gauche.
« Last Edit: July 13, 2018, 02:12:09 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #9 on: July 04, 2017, 12:33:37 pm »
Chapitre 9: Des débuts difficiles

Le lendemain matin, Ben était adossé à un mur et fouilla dans sa poche. Il sortit son paquet de cigarette et en sortit un. Il regarda un instant ce qui lui restait. Dix. 

Ben en mettant la cigarette dans sa bouche : Putain… Je vais devoir economiser en attendant.

Il ferma le paquet et le rangea de nouveau. Il sortit son briquet de sa chemise et alluma la cigarette. Il avait encore le temps avant de devoir faire la liaison pour rejoindre sa formatrice.
En allumant sa cigarette, il entendit des pas à sa droite. Il tourna la tête, la cigarette allumée à la main gauche et reconnut Grace Augustine.

Ben : Super…
Grace en sortant une cigarette : Quoi le soldat ? Ma présence te dérange ?
Ben en dégageant une fumée : Je n’ai pas besoin de vous répondre.
Grace après avoir allumé sa cigarette : Il parait que vous avez fait votre solitaire à ce que j’ai entendu.

Ben inspira une nouvelle boufée avant de répondre.

Ben en haussant les sourcils : Vous allez me réprimander ? Si le Thanator était tombé sur eux, je pense que vous aurez déjà deux paires de binoclars hors service dans votre équipe.
Grace énervée: Vous savez combien coûte un avatar ?
Ben : Je le sais très bien madame. Mais on ne fait pas ce qu’on veut sur le terrain. Je devais m’assurer qu’il n’y avait pas de danger. Je faisais mon travail.
Grace : On a vu le résultat !

Ben ne répondit pas et se contenta de continuer de fumer avec la scientifique. Cet instant de silence dura plusieurs minutes avant d’être coupé par la scientifique

Grace : Où est votre avatar ?
Ben : Dans un gros arbre entouré de fanatiques de trois mètres. Ca répond à votre question ?

La scientifique ne put cacher sa surprise. Si bien qu’elle laissa tomber sa cigarette.

Grace : Merde !

Ben sortit son paquet et lui tendit.

Ben : Vous m’en devrez une.
Grace en en prenant un : Merci

Ben regarda sa montre tandis que Grace allumait sa cigarette. 6h30.

Grace : Vous allez me dire que vous êtes dans un clan na’vi ?
Ben en terminant sa cigarette : Oui

Grace soupira avant de prendre et de dégager une fumée.

Grace : Je crois rêver. Après Jake, maintenant vous. J’aimerai bien savoir pourquoi.
Ben d’un ton sarcastique : Demandez à Eywa. Je suis sur qu’elle répondra à toute vos questions
Grace : Vous n’allez pas vous faire des amis avec ce genre de points de vue.
Ben : Je ne cherche pas à en avoir chez eux. Je n’ai rien demandé moi
Grace : Peut être mais vous ne réalisez pas ce que ça représente pour nous.
Ben soupira : Si vous le dites.

Grace fumait sa cigarette pour se calmer. Ce militaire l’excédait au plus haut point. Quel mouche l’a piqué pour s’engager dans son programme ?

Grace après une bouffée : Vous connaissez le nom de votre clan ?
Ben d’un ton sec : Non
Grace se tourna ensuite vers lui : Vous avez intérêt à vous montrer plus respectueux. Les na’vis ne seront pas aussi calme que moi
Ben : Désolé mais se faire trainer comme un sac et me parler comme une merde ne me donne pas envie d’avoir du respect.
Grace : Vous ne savez rien d’eux. Ne les jugez pas.
Ben : Eux non plus.

Grace soupira avant de laisser tomber sa cigarette et de l’écraser.

Grace : Ils ont souffert. Plus que vous ne croyez.
Ben : Je jugerai par moi-même. En attendant, si ça peut vous faciliter la tâche, je connais le nom de leur olo’eyktan. Plutôt jeune pour porter une telle responsabilité à mon avis.
Grace haussa les sourcils intéressé : Et c’est ?
Ben : Une certaine Lutsey.

Grace ne put dissimuler sa surprise.

Ben : Vous la connaissez ?
Grace :Tout ce que je connais d’elle m’a été raconté par sa sœur . Neytiri l’aimait profondément malgré le fait qu’elle soit assez tumultueuse et difficile. Elle m’a même confié qu’elle se battait parfois avec elle. J’ai du mal à croire qu’elle soit olo’eyktan
Ben sourit : Vous savez, il faut detout pour faire un monde. Et l’expérience m’a appris de se méfier des apparences.

Plus tard, Ben se dirigeait vers la chambre de liaison accompagné de ses amis mais il avait l’esprit ailleurs.

Sted : Ben je trouve que tu es bizarre ce matin, j’ai l’impression que tu es tracassé par quelque chose.
Ben agacé : Qu’est ce que tu racontes ? Je ne le suis pas du tout
Gaël : C’est ça ! Si ce n’était pas le cas tu serais moins agressif.
Dyle : Je sais. Tu as rencontré quelqu’un
Ben outré : N’importe quoi.
Dyle : Ooh ! Ben est amoureux. Pourrait t on savoir qui est l’heureuse élue ?
Ben énervé : Tu as fini de raconter des conneries ! Je ne suis amoureux de personne !
Dyle ironiquement : Bien sûr Ben, , on te croit sur paroles ;
Ben énervé : Pourquoi tu veux une preuve ?,
Sted en se mettant entre les deux :On se calme, intervint Sted

A ce moment là, ils arrivèrent à la salle de liaison et Ben les salua avant d’entrer dans la salle.

Sted :Si ça se trouve tu as raison Dyle,l l’est peut êtr. I.
Gäel : Arrête Sted, , tu connais Ben. Chaque fois que Dyle le taquine ça finit généralement en queue de poisson
Dyle : Oui mais il est tracassé par quelque chose et ça se voit. D’habitude je mets un peu de temps avant de le saouler. Là j’ai réussi en à peine dix secondes.
Gael : Peut être que c’est la pression au programme. Vous savez que la relation entre militaire et scientifique c’est comme celle entre chien et chat. En plus, il est dans l’équipe de Grace Augustine et vous connaissez l’opinion de celle-ci sur les militaires !
Sted : Peut être.


Lutsey emmena son apprenti, dans une branche assez haut et lui demanda de s’assoir en face d’elle.

Lutsey d’un regard inflexible: On va commencer par la base.
Ben : Pardon? Sans vouloir être offensant, je les connais déjà !
Lutsey :Tu te tais tawtute et t’obéis.

Il l’obéit en grommelant des mots à peine indistincts.

L’essentiel fut fini en une heure et Lutsey décida de passer au niveau supérieur. Cela mit trois heures car les mots qu’elle lui enseignait ensuite, la majorité était inconnue pour le tawtute et ils durent répéter plusieurs fois afin que celui-ci les mémorise ce qui énerva l’indigène qui ne cessait de le traiter de tous les noms possibles. Ces paroles provoquèrent un regard haineux de la part de l’uniltiranyu que Lutsey ignora.

A la fin de l’après midi, la jeune guerrière emmena son apprenti à la sortie du village. Arrivés là, la
jeune guerrière lui passa son arc qu’elle avait pris avec elle ainsi qu’une flèche ayant des plumes noires et jaunes qu’elle avait dégainé d’un carquois attaché à son flanc gauche.

Lutsey : Montre moi comment vous maniez l’arc chez vous.
Ben : Euh…, exprima le tawtute hésitant en prenant l’arme, est- ce vraiment nécessaire ? Je peux utiliser d’autres armes à la place de celle-ci ?
Lutsey, d’un rire moqueur : Un problème ? Est-ce de la peur que je sens ?
Ben, visiblement perplexe : Je n’ai pas peur .c’est juste que je ne suis pas fort pour tenir un arc.
Lutsey : Je suis ta tutrice ! lui dit sèchement Lutsey, Alors tu vas arrêter de raconter et me montrer comment tu manies cette arme.

L’uniltiranyu obéit sans pour autant lancer des regards rebelles.


Lutsey : Effectivement, dit l’indigène en soupirant, tu as beaucoup de progrès à faire. D’abord serre ces abdos, et bande le un peu plus. Tu as peur ?

Son apprenti parvint à exécuter ce qu’elle a demandé avec tout de même des regards de protestation que Ludsey continua d’ignorer. Cette réaction commençait à agacer le tawtute, qui dut se battre contre lui-même pour contenir le sentiment agressif.

Lutsey en levant le bras de Ben tenant l'arc: Maintenant, tu tends ton bras ainsi...Voilà, c’est quand même mieux comme ça !

Il reste quelques minutes dans cette position, sentant qu’il ne tiendra pas plus longtemps. Du moins en apparence.

Lutsey : Bien, tu peux arrêter maintenant.

Celui-ci le fit avec un soupir de soulagement. :-X
« Last Edit: April 28, 2018, 05:30:33 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #10 on: July 04, 2017, 12:34:36 pm »
Chapitre 10: Apprentissage

Une semaine déjà et ce tawtute continuait de l’agacer. Il incarnait tout ce qu’elle détestait envers son peuple. Prétentieux, égoïste, rancunier et aucune morale ! Hier, elle eut beaucoup de mal à se retenir face à ce vrrtep. Pourquoi Eywa lui a-t-elle montré cela ? Ces démons ne comprendront jamais leurs visions de la vie. Et encore moins celui-là.

Deux semaines plus tard, Ben mangeait auprès de sa tutrice. Le pilote ne put s’empêcher d’émettre un petit sourire en mangeant. Ce qui n’échappa à Ludsey.

Lutsey, méfiante: Pourquoi tu ries ?
Ben :Et pourquoi devrai-je te le dire ? J’ai le droit de penser tout de même !

Celle-ci mangea son bol tout en continuant d’observer le soldat. Mais tout à coup, elle le recracha avec répugnance.

Lutsey, avec colère: Quel est ce goût infect ?

Puis, elle se tourna son regard vers Ben, qu’as-tu mis dedans ?

Ben : Du calme ! Je n’ai pas touché à ta nourriturel !
Lutsey : Vrrtep pak!!
Ben, en continuant à manger: Tu sais que ta folie peut se soigner ?

En entendant cela, la jeune guerrière lui mit le plat sur la tête
.

Lutsey d’un rire moqueur C’est bon?

La réaction de Ben ne se fit pas attendre et celui-ci balança la part de l’indigène sur la tête de la propriétaire.


Ben : Je peux dire la même chose pour toi.

La jeune guerrière réagit brutalement provoquant une nouvelle bagarre entre eux sans faire attention aux membres du clan entourant le feu pour le repas. Ceux-ci toujours à l’aide de leurs poings et de leurs pieds. Joltsyn dut intervenir pour pouvoir les départager.

Lutsey: Dis-moi ce que tu as placé dans ma nourriture. Parce que ce n’est pas ma sœur qui va me retenir pour te flanquer, la raclée que tu mérites!
Ben : Tu parles bien ! Pour quelqu’un à l’esprit limité. Comment tu es devenu olo’eyktan ?
Lutsey : Repète ! Si tu es courageux ! Répète ! Si tu es courageux !
Ben : En plus d’être bête, elle est sourde ! On est mal barré ! lui rétorqua le pilote en levant les yeux au ciel

Un autre guerrier dut intervenir pour aider Joltsyn à retenir la jeune chef.

Joltsyn : Ludsey, tu n’agis pas comme un olo’eytan.
Lutsey:. Peut être mais il a mis quelque chose dans ma nourriture !
Ben : Bien sûr. Et je suis Palulukan Makto aussi.
Lutsey : Tu as fini de me prendre pour une idiote ! Je suis olo’eykan !
Ben : Je me pose la question des fois.
Lutsey : Je vais te tuer !

Elle manqua de se jeter sur son apprenti si sa sœur n’intervint pas pour la retenir.

Joltsyn Lutsey, calmes toi !
Lutsey : Non ! Sauf s’il s’excuse.
Ben : C’est beau de rêver!
Lutsey : Qui va être vrai !

Joltsyn sentant la tension n’arrêtant pas de monter, essaya de calmer le jeu. Elle ne comprenait pas le tawtute. Pourquoi cherchait il autant sa sœur ?

Joltsyn: Lutsey, cesse de faire ton enfant et sois responsable!
Lutsey : Pourquoi je dois m’excuser ? Je sais que j’ai raison!
Ben :Si tu le dis.

Et les deux, continuèrent de se disputer pour finalement s’éloigner en boudant chacun dans leurs côtés.


Lutsey: Mais un peu plus ! Vous êtes toujours peu bon?
Ben : Je ne suis pas bon avec l’arc.
Lutsey : Je m’en moque. Je suis ta tutrice et j’estime que maitriser l’arc est important.

Le pilote la caricatura une fois qu’elle eut le regard ailleurs. Il retenta mais un rire le coupa.

Ben : Un nigaud qui vient! A quoi vais-je avoir droit encore ?

Menariyä tunti: Mais continue, tawtute ! Je ne te retiens pas. Montre nous ton habilité ! Je suis sûr que même un enfant saurait mieux maitriser l’arc que toi.

Le pilote rigola en entendant ces mots.

Ben : Désolé ! Mais tu as de l’humour. Tu le sais ?

Lutsey ne comprit pas les paroles du pilote. Pourquoi le provoquait il? A moins que les Sawtute ont toujours aussi arrogants?

Menariyä tunti: Tu peux rire tawtute !
Ben : Si tu le dis ma…. Qui déjà ?
Menariyä tunti : Koltyey
Ben : Koltyey….Tu parles beaucoup pour un Guerrier. Pardon… J’ai oublié que tu étais un gars qui parle beaucoup au lieu d’agir. Si tu es si fort, pourquoi ne pas me le montrer ?

Sur ces paroles, il tendit l’arc à son adversaire.

Lutsey :Nang !

Mais le pilote coupa l’élan de la jeune guerrière d’un mouvement de bras.

Koltyey Tu me lances un défi ?
Ben : C’est dérangeant ?
Koltey Qu’espères tu ? Vu ta prestation, tu n’as aucune chance.
Ben : Alors pourquoi tu discutes ? Serait ce de la peur ?

Lutsey n’en revenait pas ses yeux. Elle ne comprenait pas les raisons qu’il le poussait à défier un frère au, vu sa prestation. Quant à Koltyey il se sentit piqué au vif. Evidemment, il la courtisait mais elle lui a toujours repoussé ses avances, car elle ne l’aimait pas.

Koltyey : Bien tawtute.

Ils partirent chasser. Lutsey les accompagna, voulant à tout prix savoir les raisons qui poussaient son apprenti à être aussi confiant. La traque jusqu’au milieu du jour avant de trouver des proies.
Koltyey trouva un yérik à une distance toute de même assez importante. Environ une soixantaine de pas.
Il prit l’arc et l’arma. Il allait apprendre à ce tawtute à se tenir tranquille. Le menariyä tunti visa la proie et tira. La flèche fendit un instant l’air avant d’atterrir sur le cou de l’anima qui ne mit que quelques secondes avant de s’éteindre. Il fit la cérémonie de chasse, puis se retourna vers son adversaire avec un sourire.

Koltyey en tendant l’arc:Vas y!Je veux voir ta maitrise de l’arc.
Ben : Un conseil. Ne te fies pas ce que tu vois. J’ai plus de maitrises que tu penses.

Le guerrier éclata de rire en entendant cela et commença à se moquer du pilote, qui semblait choisir une cible, ne faisant pas attention à lui.
Celui-ci regarda Lutsey avec un sourire, s’attendant à ce qu’elle le fasse aussi mais celle-ci resta froide, semblant observer son apprenti.

Ben : Rigole pendant que tu le peux encore. Cela me permettra de voir si mes entrainements matinaux m'ont enfin permis d'acquérir leurs façon de tirer.
Lutsey  : Pourquoi ? Il est débile ?

Ben observa les arbres au grand étonnement des indigènes. Il arma son arme et mit tout ses sens aux aguets.

Les proies qu’il avait choisies n’étaient pas aussi faciles à avoir que des yériks. Et ils étaient justement dans le coin de la forêt où ces créatures étaient susceptibles d’apparaitre. Lutsey comprit vite les raisons du regard de son apprenti. Mais cela lui rajoutait des interrogations.

Qu’espérait t-il ? Il fallait être un très bon viseur pour n’en blesser ne serait ce qu’un ! Et vif en plus ainsi que de la force puisque ils étaient en hauteur, même si les arbres de cette partie de la forêt n’étaient pas excessivement hauts.

Le pilote utilisa la forêt pour se camoufler pour se rapprocher d’un arbre où il avait entendu des bruits suspects. Discrètement, il se rapprocha, l’arc armé. Sa cible était un prolémuris cueillant sa nourriture sur l’arbre. Il remerciait intérieurement et à contrecœur, sa tutrice, pour l’avoir appris à être si discret et à utiliser davantage la nature. Tout doucement, il banda son arc. Dans la bonne position en plus ! Il visa la créature et quelques instants après lâcha la corde. La flèche fendit l’air et perça le corps de la malheureuse créature qui n’eut le temps que de pousser un petit cri plaintif qui servit d’avertissement à ses camarades. Ceux-ci s’enfuirent en grimpant d'arbre en arbre. Quant à la victime de Ben, elle tomba de son arbre. Le pilote croisa les doigts pour qu’aucun Ikran ne l’ait entendu ou autre prédateur. La chance semblait lui sourire et il ramassa son butin, en prenant soin d’accomplir le rituel de chasse.

Ben en revenant avec son trophée : Mes condoléances pour ton orgueil. Ca ne doit pas être facile.
Koltyey :C’est impossible !
Ben : Désolé l’ami. Mais je suis meilleur que toi.
Koltyey : Tu as triché !

De colère, le tsamisyu prit son poignard et tenta un coup. Le pilote l’esquiva en reculant ainsi que le deuxième. Au troisième coup, il saisit le bras et d'une prise, le mit par terre. Ensuite, il le désarma d'un coup de pied et le remit à terre d'un coup pied au visage. Il prit à l'aide de son kxetse le poignard de son adversaire et le mit à sa main droite.

Ben : Il faudra davantage que ta haine pour me vaincre. Des gens comme toi, j’en ai vu dans ma vie et je sais comment réagir. Tiens tu à savoir où ils sont aujourd’hui ?

Mais l’humain se prit un coup de poing au visage qui le fit reculer.

Lutsey : Comment as-tu pu cacher cela?

Koltyey se releva et prit un sourire arrogant contre le pilote, s’attendant sans doute à ce que la sœur de Joltsyn prenne son parti.

Lutsey, énervée: Toi… Dégage !
Koltyey :Mais… C’est un humain !
Lutsey : Sauf si tu veux que je m’énerve !

Il allait répliquer mais il se retint. La colère de l’olo’eytan était aussi légendaire que redoutée au sein du clan. Même par lui.

Koltyey :. Comme vous voulez ma olo’eyktan.

Elle le vit partir puis se tourna vers son apprenti.

Lutsey énervée: Toi….
Ben en se relevant, indifférent:? Oui ? Un problème ?
Lutsey : Tu m’as caché ta maitrise. Pourquoi ?
Ben : Pour mieux vous faire chier ma olo’eyktan
Lutsey :C’est idiot de me chercher, tawute
Ben : Mais tu ne le feras pas.
Lutsey : Pourquoi dis tu cela ?
Ben : Une intuition.

Sous la colère, elle tenta un coup poing gauche qu’il para avec sa main gauche. La jeune guerrière réessaya un autre mais elle eut le même résultat. Elle tenta de résister mais elle perdit vite du terrain et la jeune guerrière se retrouva piégée, le dos collé à un arbre, totalement à la merci de son adversaire et fit face, les yeux dans les yeux. Du moins, pour l’instant.

Lutsey : Tu vas me lâcher ? Tu as de la chance d’être important.
Ben .Pourquoi ? Tu vas me tuer ?
Lutsey: Je suis bien tentée, en effet.

Pourtant elle sentit sa colère s’éteindre en regardant son apprenti. En effet, celui-ci lui lançait un regard sévère comme pour la réprimander. Sans savoir pourquoi, elle se sentait male à l’aise, comme si elle venait de faire une bêtise et qu’elle s’était fait prendre. Et ses yeux… ils paraissaient âgés, contrastant avec son physique et animés d’une certaine détermination.

Ben :Tu as beau me montrer ton côté dure à cuir, je sais que si je creuse plus profond, je verrai une fille très sensible, cachant ses blessures et ses faiblesses pour paraitre plus forte.
Ludsey :Serais tu en train de me draguer tawtute ?
Ben:Ai-je la tête pour cela ?

Le pilote l'observa dans les yeux un instant avec ses yeux scrutateurs. Le regard de Lutsey exprimait sa sombre pensée.

Ben, d’un sourire : Peux tu continuer à me faire ce regard ? Je suis presque sous ton charme.

Lutsey était surprise. Il se prit ensuite un coup au nez de la tête de sa tutrice. Elle profita de cet instant pour le mettre à terre d’un croche patte et le menaça avec son poignard.

Lutsey: Et ça? Tu en penses quoi ?
Ben : Attention ! La tigresse sort ses griffes. Grooar !!!
Lutsey : Si tu refais ça, je te tue !
Ben : Fais les toute suite, alors ! Je ne m’arrêterai pas et tu le sais.
Lutsey : Es tu débile ?
Ben :. Si tu dis.
Lutsey : Quel est ton nom ?
Ben : Mon nom ?
Lutsey :Srane. Oui !
Ben d’un sourire : Je préfère garder le suspens.
Ludsey en soupirant : Tu es spécialiste pour t’attirer mes foudres.
Ben : Je sais. Mais que veux tu ? J’aime bien

Lutsey retint sa colère face à cette provocation. Elle pensait à son peuple pour ne pas étriper ce démon.
De plus, elle était déconcertée. N’importe qui aurait parlé à ce moment en la voyant dans cet état et pourtant, son apprenti resta calme. Pire. Il la provoquait et se prit un coup de poing au nez.


Lutsey : Je te déteste !

Celui-ci ne se contenta que de sourire en nettoyant son nez à l’aide de sa main droite. Ce qui n’est pas tout à fait vrai. Cet entretien a mis au monde un sentiment auquel elle ne s’était pas préparée.

Elle se demandait d’ailleurs comment son apprenti pouvait viser d’aussi loin. Et elle le trouvait bien trop mûr pour son âge.

Plus tard,

Ben: Irayo.
Lutsey : Je ne l’ai pas fait pour toi. Ce n’est que la justice.
Ben : Je te crois. Mais ça serait désagréable de ne pas te présenter mes remerciements.

La jeune guerrière tourna la tête pour l’empêcher de la voir rougir. Mais que lui arrivait t elle ?

Tsylan Un problème ?
Lutsey : Non !! Mele toi de tes affaires !
Tsylan : J’essayais d’être gentil

Elle se contenta de se lever et de prendre son arc. Ben la regarda faire, levant les sourcils d’un air interrogatif.


La jeune guerrière alla vers la rivière la plus proche du Kelutral de son clan. Sa plus grande peur.
Quand elle était plus jeune, elle avait manqué de se noyer. Heureuseument, sa sœur, Neytiri, savait nager et a pu la sauver d’une mort certaine.
Depuis ce jour, elle vivait avec la hantise de ce souvenir et n’arrivait pas à poser un pied dans l’eau.

Lutsey : Je suis une olo’eyktan. Je dois réussir à affronter mes peurs.

Elle posa un pied pour rebrousser aussitôt. Ce terrible souvenir revenait. L’air lui manquant, le noir venant obscurcir sa vision.

Voix: On a un gros problème à ce que je vois, olo’eyktan.

Elle se retourna et vit Tsylan arrivant avec son visage jeune et arrogant.

Lutsey : Ce ne sont pas tes problèmes !
Tsylan : C’est vrai. Mais ce que je sais, c’est que tu as besoin d’aide.
Lutsey : Je n’ai pas besoin de toi.
Tsylan, d’un sourire : Mais oui…. Je te crois.
Lutsey : Et alors ? Tu serais la dernière personne à qui je demanderai.
Tsylan Et tu m’as demandé mon avis quand tu m’as amené au sein de ton clan ?

Lutsey grinça des dents de rage. Comment osait il lui parler sur ce ton ? Ce démon…

Tsylan : Ecoute… Tu es ma professeur. Je te propose d’être le tien.

Lutsey rigola.


Lutsey :Pour m’apprendre quoi ?
Tsylan A combattre ta peur. Mademoiselle est une grande guerrière mais pour être un poisson, il n’y a plus personne.

Elle tourna la tête, d’un air excédé.

Lutsey : : Un olo’eyktan doit savoir régler ses problèmes seuls.
Tsylan : Tout le monde a besoin d’aide à un moment précis de sa vie. Le tout est de savoir l’accepter quand il vient.
Lutsey : Je…

Il la poussa dans l’eau avant qu’elle le temps de réagir. Le contact avec l’eau fit monter en elle une frayeur. Et elle commença à paniquer et à agiter ses mains dans tous les sens.

Tsylan : Tu peux marcher, tu sais ?

Lutsey arrêta de s’agiter et vit en effet que ses pieds touchaient le sol en dessous de l’eau. Elle se sentit ridicule. Et le rire de Tsylan ne l’arrangeait pas.

Lutsey :Ce n’est pas drôle !

Tsylan continua jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. Elle tourna la tête, vexée.

Tsylan : Bon. Je vais t’apprendre l'essentiel. Du mois, j’essayerai.
Lutsey Une. Pas plus.
Tsylan : Mademoiselle va mettre sa fierté de côté car il faudra bien plus. Tu n’apprends pas à nager en une séance.
Lutsey : Je suis…
Tsylan en se rapprochant : Olo’eyktan, je sais. Mais là, tu es mon élève pour la nage.
Lutsey : n’ai jamais dit….
Tsylan :. Arrête de faire ta gamine. Maintenant regarde ce que je fais.

Tsylan s’allongea sur l’eau et agita des pieds provoquant une petite vague mouillant sa tutrice.

Lutsey :Eh !
Tsylan, en se relevant. Je te regarde
Lutsey :Je…! Jamais !

Tsylan soupira et la poussa de nouveau. L’olo’eyktan entra en contact avec l’élément froid. Elle n’avait plus pied. La panique commença à la gagner et elle s’agita dans tous les sens.

Tsylan se grattant la tête : Il y a du travail !

Il saisit la main droite de sa tutrice et tira fort. Si bien qu’elle se retrouva collée à lui. Lutsey rougit, sans le vouloir, au contact de la poitrine ferme et de sa peau douce.

Tsylan : Ca va ?

Sa voix traduisait de l’inquiétude. C’est la première fois qu’elle entendait ce ton. Enfin, elle se ressaisit.

Lutsey, en s’écartant : Non !!!Tu as voulu me tuer ?

Tsylan soupira.

Tsylan: J’essaye de t’aider Lutsey ! Tu comprends ? A I D E R .
Lutsey : Je…. Eh !!!

Il souleva sur ses jambes et elle se rertouva sur ses bras. Comme un enfant de six ans qui commençait son apprentissage de natation.

Lutsey : Repose moi !

Il ne l’écouta pas et marcha un moment si bien qu’elle se retrouvait au contact de l’eau. La panique lui monta à la tête

Lutsey : Repose-moi ! Maintenant !

Tsylan ne fléchit pas. La jeune guerrière se sentit honteuse et pour arrêter ce supplice, céda.

Tsylan : Je vais t’aider à apprendre une nage. Ecoute moi bien donc.

Il lui indiqua la démarche à suivre. Coller ses pieds… Plier…Déployer…C’est quoi cette nage ? Elle essaya bien qu’elle ne voyait pas la forme de cette nage.

Tsylan : Pas comme ça!

Et ce calvaire continua jusqu’à la tombée du jour. Et ce fut le début d’une longue et pénible initiation pour elle qui continuait dans les jours qui suivirent, en plus de la charge de karyu et d’olo’eyktan.

Elle ne l’avouera jamais mais ça lui donnait aussi l’occasion de le contempler sans qu’il puisse le savoir lorsqu’ il lui montrait les différentes nages.
« Last Edit: July 13, 2018, 02:23:03 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #11 on: July 04, 2017, 12:35:22 pm »
Chapitre 11: Joltsyn et Tsylan

Avant de lancer la liaison, Ben consultait dans les archives d’Hells Gate, les affaires concernant les Menariyä Tunti qui sont classés comme disparus.
Il observa les photos de bulldozers ou du matériel d’extraction en piteuses états avec des flèches ayant des plumes de difféfrents dispersées de toutes parts. Certains étaient plantées sur des cadavres humains. Militaires comme ouvriers. En buvant son jus vitaminé, il regarda la légende marqué en dessous


Mine de Saylor, 24 Juillet 2134 après le raid des Menariyä tunti

Ben tenta de consulter davantage mais une voix l’interrompit. Celle de Max.

Max : Salut Ben. Tu regardes quelque chose ?

Ben se dépêcha de fermer l’onglet avant de ranger son datapad.

Ben : Je me renseigne un peu sur la culture indigène.
Max d’un sourire : Je pensais que tu savais déjà ce qu’il fallait. Et tu as un professeur personnel ; non ?
Ben dun sourire : Des aides mémoires sont toujours utiles non ?
Max : Bien dit. Mais il faut lancer la liaison là. Les Na’vis se lèvent tôt

Ben termina son jus et rangea son datapad dans sa poche. Il alla vers son module et ouvrit le couvercle avant de se placer à l’intérieur. Il rangea les informations qu’ils venaient de lire dans un coin de la tête.
Il s’allongea et ferma les yeux, attendant le lancement du lien.


Ludsey regarda le corps encore endormi de Tsylan dans son hamac placé juste à côté du sien. Elle ouvrit le sien et grimpa sur la branche le soutenant avec agilité.
La queue droite mais s’agitant, elle bailla avant de se diriger vers le corridor descendant afin de s’habiller.
Une fois arrivée à son coin personnelle, elle retira son couvre sein afin d’enfiler sa tenue d’olo’eyktan tout en pensant à ce qui lui arrivait.


Joltsyn : Ca va grande sœur ? Tu m’as l’air préoccupé.

La jeune olo’eyktan termina d’enfiler sa tenue avant de répondre.

Ludsey : Non petite sœur. Ca ne va pas du tout.

Joltsyn leva les oreilles, inquiète.

Joltsyn : Qu’y a-t-il ?
Ludsey soupira : J’ai des pensées, des sentiments, que je ne devrais pas avoir.
Joltsyn : Envers ton apprenti ?

Le silence de Ludsey répondit à sa question.

Joltsyn inquiète ; Je savais que c’était une mauvaise idée. Je n’aurai pas du te laisser faire.
Ludsey : Ce qui est fait est fait.
Joltsyn : Comment peux tu être sûre qiue ça soit lui ? Eywa a indiqué certes un humain mais elle n’a pas montré de signes envers lui.

Avant, elle pouvait envisager cette extrémité sans regret. Mais aujourd’hui, c’était plus difficile pour elle.

Joltsyn : Tu devrais prendre du recul grande sœur.
Ludsey : Je l’ai envisagé. J’allais t’annoncer que je vais passer quelques jours chez les omatikayas. Je te laisse la gestion de Tsylan en attendant. Je peux compter sur toi ?

Joltsyn soupira. Elle voulait éviter cela mais elle n’avait pas le choix. Et c’était un service à sa sœur. Elle avait l’espoir que son séjour réglerai le problème.

Joltsyn ; Tu peux compter sur moi. Et c’est bien parce que c’est toi.

Sa grande sœur lui fit un sourire et lui fit un bisou au front.

Ludseyl : Je suis heureuse d’avoir une sœur comme toi

Joltsyn rougit en lui faisant un sourire tendre et fraternel.


Plus tard,

Tsylan était déjà vers l’entrée du Kelutral comme il avait l’habitude avec Lutsey tout en effectuant son exercice habituel afin d’échauffer son corps en commençant par une série de pompes. Quand il vit Joltsyn qu’il reconnut par ses vêtements, il fut si surpris qu’il tomba ventre à terre.

Tsylan en se relevant et en se nettoyant des herbes : Où est ma tutrice ? Elle a un problème ?

Joltsyn observa Tsylan d’un air impassible avant de lui répondre.

Joltsyn : Cela concerne elle seulement. Elle m’a délégué la responsabilité le temps qu’elle remplisse ses obligations.

Tsylan haussa les épaules.

Tsylan : Comme tu veux.

La jeune sœur était surprise du manque d’émotion du tawtute à cette nouvelle alors qu’elle risquait d’être moins perturbée que Ludsey.


Tsylan : On fait quoi donc ?

Joltsyn réfléchit quelques instants avant de lui faire signe de la suivre. Ils alllèrent tout d’abord au Kelutral où Joltsyn s’équipa avant de partir avec Tsylan vers la forêt avec son arc et le colier à feuille recouvrant ses seins.
Elle n’oublia pas son épée qu’elle mit sur son dos avec son arc.
Les deux voyagèrent un i nstant avant d’entendre des cris plaintifs, suivant les traces d’un troupeau quand ils entendirent les cris plaintifs. Comme un appel de détresse.
Les deux allèrent vers la provenance du bruit et virent un petit loup vipère tombé dans un trou et n’arrivant pas à remonter.
Bien que sachant que la meute de celui-ci risquait de venir, Tsylan ne put s’empêcher d’aller en sa direction pour l’aider.

Joltsyn en le suivant ; Qu’est ce que tu fais ?
Tsylan ; Je compte aider ce petit.
Joltsyn ; C’est dangereux.
Tsylan d’un sourire ; Tu as peur ?

Joltsyn ne préfera pas relever la provocation. Ils arrivèrent devant un petit trou où des cris de détresses se manifestèrent. Un hurlement se fit entendre. Celle d’une adulte.

Joltsyn : On ne doit pas rester Tsylan

Celui-ci ne l’écouta pas et regarda un instant le petit. Pas plus d’un mois. Pas encore en âge de chasser. Il devait l’extraire avant l’arrivée de la mère et de la meute. Il ne voulait pas mourir aussi bêtement mais il ne pouvait pas laisser un petit dans une telle situation sans réagir.
Sans hésiter, il plongea sa main la dedans, tentant d’attraper le petit. Il sentit une brûlure sur la main mais d’un geste vif, il saisit le petit et le sortit du trou. Des piaillements se firent entendre. Il posa délicatement le petit qui repondit à l’appel de sa mère avant de s’éloigner.
Pendant qu’il séloignait avec Joltsyn, il entendait le petit appeler sa mère et des piaillements qui lui répondirent. Ils continuèrent silencieusement leurs routes
Joltsyn était derrière Ben et vit une selve accroché à son épaule. Elle leva les oreilles, surprise.


Tsylan: Je suis bon pour un peu de soin. Il ne m'a pas loupé, le médor!

Elle ne comprenait pas ce que voulait dire ce mot et elle préférait ne pas savoir. Elle tourna le regard vers la main et put remarquer, en effet, des traces de morsures avec du sang coulant de la main ayant récupéré le bébé natang. Il avait raison. Il était nécessaire de soigner la blessure, non seulement pour la santé du tawtute mais aussi pour leur sécurité. Mais... Ellle ne comprenait pas....  Mais que voulait Eywa ?
« Last Edit: July 13, 2018, 02:27:54 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #12 on: July 04, 2017, 12:37:27 pm »
Chapitre 12 :Des retrouvailles familiales

Ben se trouvait sur un canapé, la télé allumée diffusant des images qu’il connaissait trop bien . Un village où d’immense fumée noire envahissait le ciel.
Il se leva en soupirant. Il prit la télécommande sur la table en face de lui et éteignit la télé.

Voix : Il semble que tu portes le poids d’une culpabilité.

Le pilote leva son regard vers la provenance de la voix. Une femme aux cheveux noirs sombre et couvrant son dos était de dos et semblait faire la vaisselle.
Il s’approcha d’elle, prudemment. Ne croyant pas ce qu’il voyait. Il devait rêver.


Femme : La frontière entre le rêve et la vision est infime Ben Thalyen.
Ben : Qui êtes vous ?


La femme se retourna. Ses cheveux noirs longs possédaient une mèche dissimulant son œil gauche. Ses traits révélèrent ses origines asiatiques.
En regardant ses yeux, Ben vit la création de la vie, de terre et de l’eau. Il recula de quelques pas, stupéfait avant de se reprendre.
Il regarda la femme avec un air énervé. Agacé. Il tenta de contrôler une foulée d’émotions mais ses mains tremblaient et des larmes coulèrent

Ben : Je vous interdis de prendre son apparence!

La femme était toujours calme malgré le haussement de ton.


Femme : Pourquoi donc ? As-tu une once de culpabilité envers elle ? Où est ce autre chose ?
Ben : Et dans quel droit vous vous introduisez dans mon esprit et prendre sa forme ?
Femme :Ce n'est pas une réponse.

Ben soupira avant de revenir sur le canapé et s’assit.

Ben : Vous vous me voulez quoi ?

La femme l’observa un instant avant de sourire.

Femme : Je vois un esprit habité par le chagrin et la colère. Pourtant, une petite lumière rayonne dans cette noirceur.
Ben soupira : Vous évitez ma question.

Femme commença à devenir plus floue avant de disparaître tout en énonçant une dernière parole.


Femme : Tu le sauras le moment voulu.


Un jour plus tôt, au Kelutral des omatikayas

Neytiri s’occupait de l’apprentissage de Jake. Aujourd’hui, c’était le cours de montée de Pali à crue. La première fois, ce tawtute est tombé dès la première chevauchée.
Aujourd’hui, elle constatait, avec une certaine joie, qu’il progressait car il tint le premier galop.

Jake : Eh regarde ça!

Malheureusement, cela ne dura pas et il tomba par terre, roulant dans la boue sous les sourires amusés de sa tutrice.

Jake : Oh merde !

Elle aida à se relever quand une ombre, similaire à un Ikran les traversa.
Ils levèrent la tête tandis que Jake nettoyait la boue sur son torse. Un ikran jaune signala son arrivée par un petit cri strident.
Cela eut pour conséquence une certaine activité au sein du clan ce qui n’échappa au marin.

Jake : Vous attendez une visite ?

Neytiri resta un moment silencieuse avant de marmonner quelque chose que le marin n’entendit pas. Puis, elle courut vers le Kelutral

Jake : Eh !

Jake se mit à la suivre, se demandant les raisons de l’étrange comportement de sa tutrice.


Ludsey atterrit enfin dans le Kelutral des omatikayas après avoir volé toute la matinée. Une fois descendue, elle fit un regard de reproches à Tahni, sa ikran.

Ludsey : Tu es obligée de te faire entendre ?

Elle entendit des pas se rapprocher . La jeune olo’eyktan leva la tête et vit son père ainsi que sa mère adoptive. Elle alla vers eux avec un sourire radieux avant de ronronner sous les bras de sa mère avant de faire face à son père adoptif.

Eytukan : Tu sembles avoir mûri depuis la dernière fois Lutsey.
Ludsey d’un sourire: Tu n’as pas changé toi par contre.

Celui-ci lui rendit. Soudain, une voix les coupa dans leur échange silencieux.

Neytiri : Petite sœur!

Elle eut à peine le temps de tourner la tête que Neytiri sauta sur elle et la serra dans ses bras avec tout le poids de son amour pour elle.

Neytiri : Tu m’as tellement manqué ! Pourquoi tu n'étais pas revenue avant?
Ludsey : Arg… Neytiri… Tu m'étouffes !

Celle –ci écarta un peu rouge tandis que la jeune olo’eyktan reprit sa respiration.

Ludsey : Ca je l’ai senti que je t’ai manqué !
Neytiri : Tu n’avais qu’à venir plus souvent !
Eytukan: Neytiri, ta sœur a des responsabilités maintenant. Elle ne peut pas venir comme elle le souhaite.
Mo’at : Tu as d’ailleurs des responsabilités à remplir toi aussi ma fille.
Neytiri : Mais… Ca fait longtemps…

Le regard de sa mère la convainquit qu’il était inutile d’insister. Elle poussa un soupir d’exaspération avant de s’éloigner, se faisant de la place dans la foule.
Ludsey ne préféra pas poser la question mais elle était intriguée par les dires de sa mère adoptive. Quelles responsabilités parlait-elle ?
Pendant la descente, elle discutait avec son père et son mentor.

Eytukan : Quelle est la raison de ta visite ma fille ?
Ludsey : J’avais besoin de me ressourcer un peu. Disons que j’ai….J’ai une certaine pression assez grande en ce moment.
Eytukan : Qu’y a t il Ludsey ? Je vois que tu es nerveuse
Ludsey soupira : Je vois que vous me connaissez trop bien Père. Mais je ne peux pas vous en parler. C’est quelque chose que moi seul peut résoudre.
Eytukan : Je peux te conseiller. Tu sais que tu peux toujours compter sur moi.
Ludsey: Je le sais. Mais…

Elle resta silencieuse un instant.

Eytukan : Ca doit être très personnel donc pour que tu sois si fermée.
Ludsey ; En effet.

Enfin, ils arrivèrent au bas de l’Arbre Maison, Lutsey ne cessait de se lasser de voir ce magnifique et grand instrument qui avait donné le nom au clan.
Ludsey salua respectivement Tsutey qui devra hériter de la lourde tâche d’être chef en se liant à sa sœur Neytiri. Elle ne partageait pas l’intérêt de cette obligation mais elle dut se résigner que cela pouvait être une nécessité.

Ludsey : J’espère que tu prendras bien soin d’elle Tsutey.
Tsutey : Tu as ma parole ma olo’eyktan
Ludsey sourit : Tu n’es pas obligée de m’appeler ainsi. Je suis une omatikaya aussi.
Eytukan : Je vois que tu as pu t’imposer chez les tiens ma Lutsey.
Lutsey : Oui Père. On n’a pas été vraiment d’accord au départ et on a du régler cela à la façon du clan.
Tsutey : Qui est ?
Lutsey sourit : Par le duel.
Tsutey : C’est rare d’avoir une femme olo’eyktan
Lutsey : Merci. Je vais devoir congédier. Bien que j’adore mon clan, ma première maison et famille m’ont manqué.
Mo’at d’un sourire : Tu es toujours chez toi ici ma fille.

Ludsey fit un bisou au front de sa mère adoptive et sur la joue de son deuxième père. Ce qui fit rougir malgré lui ce dernier.
Ensuite, elle s’éloigna d’eux, passant devant le totem avec la tête du Toruk.
Des enfants coururent pas loin, semblant jouer à un jeu. Elle les regarda avec un sourire. Jusqu’à ce qu’elle sentit deux mains sur ses épaules l’attrapant soudainement.
Lutsey sursauta de surprise et entendit Neytiri rigoler. La jeune ololo’eyktan se tourna ensuite vers sa soeur adoptive, les oreilles abaissés et sa queue fouettant l'air.

Lutsey vexée: Tu trouves ça drôle ?
Neytiri : Oh ! Relax !
Lutsey ; Je l’étais jusqu’à… Bref. Comment tu vas grande sœur ?
Neytiri : Bien. Surtout depuis ton retour chez nous.
Ludsey : euh… Comment te dire… Je ne reste que quelques jours. J’ai des responsabilités qui ne doivent pas trop être délaissées.

Neytiri rigola.

Neytiri : Je le sais idiote !
Ludsey : Ah !

Ludsey ne put s’empêcher de pousser un soupir mélancolique.

Ludsey : Silwanin me manque. J’ai encore du mal à supporter sa disparition.
Neytiri en baissant les yeux tristement : Je sais. Mais il faut avancer. On ne peut pas rester éternellement dans le passé.

Elles restèrent un moment silencieuses avant que Ludsey le coupa.

Ludsey : Dis moi Neytiri, quelles responsabilités Mère parlait quand je suis arrivée ?
Neytiri nerveuse : Ah ! Euh…. Comment dire…

Elle n’eut pas le temps de terminer qu’une silhouette s’approchait d’eux. Un homme. Quelques instants plus tard, elle se rendit compte que c’était un marcheur de rêve.
Il disait quelque chose à Neytiri qui semblait cacher son visage par sa main, comme si celui-ci avait fait une bêtise.
Quant à l’olo’eyktan, ses traits se durcirent et ses yeux passèrent du tawtute à sa sœur.
Elle les laissa parler jusqu’à ce que le tawtute lui tendit la main, comme pour un signe amical. Mais l’olo’eyktan ne se laissa pas attendrir et refusa de la serrer. Enfin, il le retira. Elle regarda Neytiri avec son regard noir.

Ludsey : C’est « Lui », tes responsabilités ? Un démon au faux corps ?
Neytiri : Je n’ai pas choisi ! C’est Mère qui a demandé que je lui enseigne nos usages.

Ludsey regarda le tawtute quelques instants Jake avant de dire.

Ludsey : Il n’a pas l’air futé.
Neytiri : Ne le sous estime pas petite sœur. Il apprend vite et Eywa l’a désigné.
Ludsey : Si tu le dis.

Puis elle regarda Jake avant de s’éloigner en soupirant.


Jake regarda un instant Ludsey s’éloigner avant de se tourner vers Neytiri.

Jake : On dirait que je me suis fait une nouvelle amie.

Neytiri le regarda d’un air énervé.

Neytiri : Tu ne devrais pas en rire. C’est une olo’eyktan et ma petite sœur.

Jake sursauta de surprise.

Jake : Ta…ta petite sœur ?
Neytiri : Oui.
Jake : Bon, je vais connaitre toute la famille à… Aie !

Neytiri en lui fit une tape derrière la tête.

Neytiri : Idiot !

Neytiri a trouvé le comportement de Lutsey étrange. Elle ne s’est contentée que d’un regard hostile. Sans doute le fait qu’Eywa avait choisi Jake. Ou était ce autre chose ?

Ludsey se balada au Kelutral afin de se changer les esprits. La rencontre avec Jake n’a pas facilité son problème personnel. Au contraire, cela lui rappelait la charge qu’elle devait remplir et inévitablement, penser à son apprenti.


Ludsey : Maudis soit ce tawtute !

Durant sa balade, elle remarqua une individu au milieu de sœurs et qui avait la tenue des marcheurs de rêve bien qu’elle s’est décorée de quelques accessoires au niveau de ses cheveux.

Ludsey pensa : Je rêve ?

Elle se rapprocha de l’inconnue. A son arrivée, les sourires des filles accompagnant cette tawtute s’effacèrent et parurent nerveuses.
Toutes connaissaient le ressentiment de la Menariyä tunti envers les Sawtute et avaient peur du résultat de la conversation.
Grace remarqua leurs visages et se tourna vers la provenance. Elle fit donc face à la jeune olo’eyktan


Ludsey d’un ton hostile : Pourquoi es tu là tawtute ?

Grace allait répondre quand la voix de Mo’at l’interrompit.

Mo’at : C’est moi qui lui ai donné l’autorisation.

Ludsey se tourna vers elle, surprise.

Ludsey : Pourquoi Mère ? Avez-vous oubié…
Mo’at : Comment oses tu insinuer que j’ai pu oublier ? Mais cette femme m’a évité d’en perdre une deuxième. Et d’autres parents auraient perdu leurs enfants également.
Ludsey ; C’est ce qu’elle vous dit!
Mo’at : Et elle m’a semblé sincère. Tu devrais l’apprendre à la connaitre avant de la juger

Sur ces paroles, elle s’éloigna tandis que Ludsey émit un sombre regard, pas très contente.

Grace : Tu dois être Lutsey. Neytiri et Silwanin m’ont...

En entendant le nom de sa sœur décédée, le chagrin et la rage qu’elle a caché refit surface.


Ludsey en haussant le ton : Je vous interdis de prononcer son nom.

Ce ton effraya les enfants qui se réfugièrent derrière Grace, tremblantes.

Grace : Tu effraies les enfants
Ludsey : Ne me tutoyez pas !!! Je ne suis pas votre amie !
Grace soupira : Très bien… Vous devrez baisser le ton. J’ai autant souffert que vous de la mort de votre sœur. Mais ce n’est pas une raison pour être agressive envers moi.
Ludsey : Elle vous a appelé Mère. Et vous ne l’avez même pas protégé contre le danger!

Grace versa une larme à cette parole cinglante.

Grace : Ecoute Ludsey. Je peux comprendre ta colère.
Ludsey : Comment vous pouvez comprendre ? Votre peuple ne s’interesse qu’à détruire ce qu’il croise !!
Grace : Il y a toujours des exceptions. Il faut juste que tu ouvres les yeux!

Ludsey ne put s’empêcher de repenser à son apprenti. Encore une fois! Elle poussa un sifflement d’exaspération et regarda les filles derrière Grace et sentit sa colère commencer à disparaître. Si elles arrivaient à l’accepter malgré les horreurs qu’elles ont pu voir, peut être existait il de bon en cette tawtute ?
La jeune olo'eyktan tourna son regard vers Grace avant de s’éloigner.


Grace : Attends ! Je veux te parler avant !

Ludsey se tourna vers Grace d'un air hostile.

Ludsey : Laisse moi tranquille tawtute!
Grace : Je souhaite juste discuter.
Ludsey : Pour quoi faire ?
Grace : Simplement mieux te connaitre. J’ai beaucoup entendu parler de toi mais je n’ai jamais pu te voir.
Ludsey : Et bien moi, je ne veux pas vous voir.

Sur ces paroles, elle s’éloigna.

Grace en a voyant s’éloigner : Quel caractère ! Elles n’exagéraient pas.


Au coucher du soleil,

Ludsey s’assit au rebord de la rivière. Elle regarda un instant le Kelutral avant de contempler son reflet dans la rivière. Elle crut un instant voir celui de son apprenti et elle dispersa l’eau avec sa main avec violence, essayant de faire disparaitre cette image.
Elle avait beau essayer d’oublier cette passion naissante, la combattre, elle revenait sans cesse.

Ludsey en se tenant la tête : Je ne succomberai pas. Je ne succomberai pas.
Voix : Succomber à quoi ?

Elle se retourna et vit sa sœur derrière elle, avec Jake.

Ludsey : Rien.

Neytiri s’approcha d’elle et s’assit à sa droite.

Neytiri : Tu ne peux rien me cacher petite sœur. Qu’est ce qui ne va pas ?

Ludsey baissa les oreilles, préoccupée. Mais elle préféra garder le silence.

Neytiri :Ne fais pas ta coincée !
Ludsey : Ok ok…
Neytiri : Alors ?
Ludsey : Je veux avoir un enfant

C’était la vérité. Depuis un an, elle désirait être mère mais avait peur de ne jamais trouver le bon partenaire.

Neytiri étonée : Quoi ? C’est ça ?
Ludsey : Tu imaginais quoi ?
Neytiri : J’imaginais un coup de foudre moi !

Ludsey: Par Eywa, elle a deviné !

Ludsey : C’est bien ça le problème. Avec mes responsabilités, je n’ai pas le temps de faire la cour
Neytiri : C’est ça. Ne me fais pas croire ça. C’est juste que tu ne l’as pas encore trouvé.
Ludsey : Peut être. J’espère que ça viendra
Neytiri d’un sourire: J’en suis convaincue !! Tu as du charme petite sœur. Je doute que tu laisses indifférent. Malgré ton caractère de Titanosaure.

Ludsey rougit sous le regard amusé de sa sœur ainée.
« Last Edit: May 06, 2018, 02:24:41 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #13 on: July 04, 2017, 12:39:02 pm »
Chapitre 13 : Iknimaya

Un mois plus tard,
.
Un soir, Ben, possédant maintenant des doubles lames comme arme de mêlé. Les lames sont des os provenant d’un Ikran mort. Le pilote avait mis du temps à aiguiser mais le résultat le satisfaisait. Les poignets avec lesquels il les reliaient rajoutaient encore plus de splendeur à ses armes. Arrrivé au point de rendez vous, c'est-à-dire à l’entrée du village et fut surpris de ne pas voir sa tutrice.

Tsylan :C’est bizarre, d’habitude elle est toujours là avant moi.

Soudain il entendit des bruits de pas venant vers lui. Le pilote dégaina ses armes sans prendre le temps de réfléchir et fit entrechoquer, en se retournant, la lame de Ludsey avec les siennes.

Lutsey : Que tu es toujours aussi prudent
Ben avec un sourire: . Disons que j’ai reconnu ta tactique vu que tu l’as employé la même la première fois

Elle cassa la garde en levant les armes et donna un coup de pied qui fit reculer son adversaire. Et celui-ci para le coup suivant avec sa lame de gauche et tenta de la désarmer avec son arme de droite mais celle-ci esquiva le coup avec sa rapidité habituelle.

Ben :Je te préviens que ça ne sera pas facile.
Lutsey : Si tu dis.

Le combat entre eux deux dura une trentaine de minutes où ils s’échangèrent parade et contre-attaqua ainsi que coups de pieds, coups des genoux et coups de poings jusqu’à ce que la guerrière le fit tomber sur le dos grâce à un coup de pied et avec sa vitesse lui mit le couteau au cou avant qu’il ait pu se relever.

Lutsey : J’ai encore gagné ! :Mais je reconnais que tu es plus fort.
Ben : Je gagnerai un jour !
Lutsey : On va au Kelutral ? Je suis affamé.

Et les deux rentrèrent au village pour se reposer de la journée. Le pilote se sentit mal à l’aise car il avait le sentiment que Lutsey l’observait mais il ignorait si c’était amical, haineux ou…
Dans tous les cas, la jeune guerrière avait pris beaucoup de place dans son esprit. Plus qu’il ne le croyait de la part d’une indigène.


Joltsyn : Ma Tsmuke…Poan zene emziva’u Iknimayari. Ngenga omum. Pelun tìpey ?
Ludsey, les oreilles abaissées : ke alaksi !
Joltsyn : tìngay srak ? Ngenga txopu si tsatawuteteri ? Tìng mikyun… Oe tsun tslivam... slä ngengal hulstxem tìfmetokit. Txo ngal new futa poan slivu Menariyä tunti.
Ludsey :Oe omum, slä Iknimaya lu ngäzìk. Poan tsun tivatep unilitirantokxit peyä.
Joltsyn : Nang ! Lu ngar sngum Tawtuteteri ?….(
Ludsey : Ma tsmuketsyìp… Ke tsun tslivam txe'lanit oeyä
Joltsyn : Nga omum a fì'ut. Slä ke tsun mll'an... lu poru nrra nìhawng nang !
Ludsey : ke tslam ?
Joltsyn: Nga lu Koltyan
 Ludsey : Sìltsa, kefyak srak ?

Joltsyn lui sourit.

Joltsyn : Tì'efumì oeyä, Tsylan lu tsamsiyu. Poan emzasya’u
Ludsey : Nìrangal, tìyawr ngaru nang. Oe fpìyìl

Une fois la liaison établie, je me levais de mon hamac personnel, à la recherche de ma tutrice pour continuer mon initiation. Mes recherches ne furent pas un succès jusqu'à ce que j'entendis le son de sa voix.

Ludsey : Nì i’a ! kempe si nga, leTawtutea tokxfa ?
Moi : polltxe Kreyshu.
Ludsey : Kreys… Fìtstxo...
Moi : Poel kamar lì'fyat awngeyä 'iteru Mo'atä
Ludsey : Srane… Neytiri si Silwanin... Mefo poleng oer Kerysteri, lameiu txantslusama tuté
Moi : Kxawm, slä, lu... ìì... san boule dog sìk nikrehu atumpin .
Ludsey : Pll Tok ? Pll tokì’ri peral?
Moi : 'ioang 'Rrtamì
Ludsey : Tìplltxe ngeyä lieu hiyik nìtxan nang!
Moi : Sran, Slä ngengal ke pey oet fte pivlltxe aylì'ut leTawtute ?
Ludsey : Kehe .

Ce faisant, elle décroche de l'arrière de sa ceinture un objet ressemblant à un gros rouleau de scotch de mécanicien que je reconnus immédiatement.
Et bien que le nom m'est encore totalement imprononçable, je connais sa fonction...
L'objet servant à museler un l'ikran, je savais ce que cela voulait dire.


Moi : Nang ! Iknimaya, oe fpìl.
Ludsey : Tìyawr ngaru (. Oe lu kelemweypey... New ivomum ikranit ngey nìwin nang !.

Je me mis à grimper les collines menant à l’Iknimaya pour traverser mon épreuve de chasseur, guidé par les sœurs jumelles. Les chats bleus sont doués pour l’escalade ! On était déjà à une hauteur assez vertigineuse. Au point de me demander jusqu’où on va continuer de monter.
D’autant que les mouvements capricieux des collines flottants qui constituaient notre accès me mettaient mal à l’aise. Pourvu qu’ils ne bougent pas !! Ou qu’ils n’entrent pas en collision car là, on serait mal.
D’ailleurs, j’ai remarqué que Ludsey était inquiète (C’est ce que je suppose avec ses oreilles abaissés) malgré les sourires qu’elle me faisait. Je me demande bien pourquoi. J’aurai sans doute la réponse plus tard.
Et je dois dire que la voir sourire… C’est agréable. Moi qui avais toujours eu le droit à la tête d’assassin. Enfin ! que l’escalade était terminée ( Heureusement que je suis habitué à ce genre d’exercice. Et avec Ludsey, fallait un peu aussi), on a parcourut un pont constitué de la végétation locale.
Je repris ma respiration et contempla, émerveillé, le spectacle qui s’offrait à mes yeux. Les collines flottantes trônaient majestueusement dans le ciel, surplomblant les nuages. Leurs vues à la lumière du jour fut magnifique. Alors la nuit, ça devait être indescriptible. A se demander si je ne rêvais pas ou si je n’étais pas au paradis !
A cela se rajoutait l’eau des cascades, rajoutant de la beauté à ces majestés du ciel. Bon sang ! Qu’est ce que j’aimerai rester là, les observer avec mes yeux de terriens !
Attend…. De l’eau à cette hauteur ?


Joltsyn : Tu regardes quoi ? Les montagnes flottantes ?
Moi : Oui. Je voudrai pouvoir regarder cela toute ma vie.
Ludsey : L’Iknimaya n’attend pas.
Moi en garde à vous : Oui ma olo’eyktan

Lutsey me lança un regard noir tandis que Joltsyn eut un petit sourire. On traversa le pont. En bas, je voyais la forêt et le sol qui ne se montrait pas.

Moi : Ouh là ! Faut pas se louper !

Joltsyn : Tu as peur ?
Moi Non ! Mais c’est haut !
Lutsey : Tu pensais l’Iknimaya à côté du Kelutral ?
Moi : Tu es toujours aussi aimable !

Le reste du chemin se déroula en silence. Je ne pouvais pas observer ce spectacle magnifique que m’offrait les Halelujah car je devais faire gaffe à ne pas vraiment tomber. Pas vraiment sûr ce foutu pont ! On traversa ensuite une grotte avant d’arriver enfin au repère des Ikrans.
La vache ! Il y en avait de partout ! Rouge, bleu, vert…. Toutes les couleurs en plus ! Et dire que je vais en devoir en choisi un… Ce n’est pas très rassurant de se balader devant toutes ses bestioles pour en capturer un. Qui me dit qu’ils ne défendront pas leur congénère ? D’autant que des Na’vis meurent lors de cette épreuve difficile.


Ludsey : Omum aylìut oeyä ?
Moi : Srane !  Tsaheyl si fu terkup . Kosman nang!


Ne comptez pas sur une olo’eyktan pour vous remonter le moral !
Sur ces paroles, j’allais vers le repaire des Ikrans, mon meresh’ti cau’pla sorti. J’observais chaque Ikran d’un œil attentif. Il était clair que je n’étais pas le bienvenu mais à chaque fois, que je m’en approchais, il reculait. Un de couleur rouge feula d’un air menaçant vers moi.

Moi, en approchant: Tu veux te battre ?

Il continua de feuler mais il reculait. Etrange… Il ne se comportait pas de la même manière que les autres. Il semblait me détester mais il ne pouvait m’approcher. C’est étrange. Soudain, mon instinct me disait de faire attention derrière moi.

Ludsey : Tsylan ! Uo-nga nang!

Instinctivement, je roulais sur la gauche et j’esquivais une attaque aérienne d’un Ikran de couleur noire. Il prit de la hauteur avant de se retourner en ma direction.

Moi, en faisant tourner mon arme : A nous deux !

Je le vis, foncer de nouveau vers moi, gueule en avant. Mais à la dernière seconde, il changea de direction atterrit devant moi et m’assena un coup avec sa queue qui plaqua au mur. Cette attaque m’ayant pris par surprise, je laissais tomber mon arme de jet. Putain… C’est vraiment ma veine ! Au moins, il n’est pas tombé dans le vide car ça ne m’aurait pas arrangé ! L’Ikran se retourna vers moi. Je pus voir le contour rouge de ses yeux. Avec cette tête, il ressemblait à un Narguaguga enragé


Il m’attaqua avec sa gueule en direction de ma tête et je parvins à me tirer de cela par une roulade vers la droite. Je pris mon arme et j’eus juste le temps de voir l’Ikran se ruer vers moi. J’esquivais en me mettant à la droite et je parvins à imposer une muselière à cette foutue gueule à l’aide de mon « rien à voir ». Mais je me pris un coup de l’extrémité de la griffe de son aile gauche sur l’œil de même côté quand il se retourna pour faire face à moi. Merde !! Ca fait mal !!! Je reculais sur la douleur qui ressemblait à une brûlure atroce. Je sentais le sang couler sur ma joue.

Moi : Tu veux jouer au dur ? Très bien !

Sur ces paroles, je profitais que l’Ikran était occupé avec l’obstacle que j’ai imposé à sa gueule pour le pousser dans le vide.


Ludsey : Nang ! Tsylan !!!!

Je parvins à caler mes pieds solidement vers les ouvertures que me laissaient les ailes sur le dos. Je n’aimais pas trop avoir la tête à l’envers mais bon il fallait faire avec. Obliger d’utiliser ses ailes pour voler, l’Ikran dut me laisser des secondes de répits qui me seront précieuses. Enfin, je me relevais et tendis ma main droite vers l’antenne droite.
Mais cette foutue bestiole a décidé de m’emmerder au maximum et me fit un virage sec vers la gauche.
La violence du mouvement me destabilisa. Si je n’avais pas mes pieds accrochés, on aurait retrouvé un Ben tout écrabouillé. Au vu de la hauteur !
Je refis plusieurs tentatives mais à chaque fois, il virait violemment à gauche ou à droite, me mettant en échec.

Moi: Ca commence à bien faire ! Je ne vais pas laisser une bestiole volante me gonfler longtemps !

De colère, je me relevais et donnait un violent coup de poing au niveau de son menton. Celui-ci, sonné par le coup, commença à se retourner et à tomber dangereusement vers la forêt.
Quelques instants après, il revint à lui et reprit sa position final. Comme je l’avais prévu.


Moi : Je t’ai eu !

En effet, je tenais son antenne droit et il ne pouvait rien faire pour m’en empêcher. Cependant, je devais me dépêcher. Mes jambes commencèrent à se faire lourdes et je commençais à glisser.
Je pris ma natte et sans attendre, je fis le lien avec mon Ikran. Je fis tsahaylu juste avant que la bestiole eut l’ingénieuse idée de retourner dans colline pour s’accrocher aux parois. Je sentis aussitôt une conscience me traverser et je voyais Pandora d’un autre œil. De l’œil d’un animal volant. C’était …incroyable et indescriptible.
J’ordonnais à l’Ikran par la pensée de revenir à leur repère pour que je puisse me mettre correctement sur son dos. Je ne voulais pas prendre de risque. Quand celui-ci atterrit, je décrochais mes pieds et je tombais dos sur le sol devant les rires des deux sœurs.

Moi : Keliu sä’ipuang ! Nang !
Ludsey : Nga zene tswayonei set (
Moi : Oel kemtiang si nang !?
Ludsey, sourit : Fko ketiran ha ma Tsylan. Kekimem tsahaylu krram poe tswayone.
Moi : Nang! Pepoe ?
Ludsey : Ikran lu tute. (. Nga pelu kekomun srak ?

L’Ikran émit un grondement et je sentis, par le lien, qu’elle se moquait de moi.

Moi : Keliu sä’ipuang !

Les deux sœurs appelèrent leurs destriers volants, firent tsahaylu et montèrent.

Ludsey : Oe lu kelemweypey ma Tsylan. Nga zene nìsung zeyko nari leskxir ngenyä.
Moi : Oer palemtiang

Sur ces paroles, je montais sur le dos de ma nouvelle amie et par le lien, lui demanda de voler.

Moi, au décollage: Menga tse’aer reltseotu to oenur tsulfäei nang !
Ludsey, sourit: Moeng tse’aer
Les deux ne tardèrent pas à me suivre et on prit la route vers le Kelutral des Menariyä tunti.

Plus tard, au Kelutral,

Joltsyn : Arrête de bouger !


Joltsyn soigna tant bien que mal la blessure de Tsylan durant l’Iknimaya afin d’éviter une infection.

Ludsey : Alors petite sœur ?

La jeune olo’eyktan était un peu inquiète. Elle avait peur que la blessure ne se soit aggravée durant le voyage de retour.

Joltsyn une fois terminée : J’ai fait ce que j’ai pu. Tsylan, je dois néanmoins t’annoncer que ton œil est perdu.
Tsylan : J’en ai conscience malheureusement. Peut-on au moins me le cacher ?
Ludsey : Avoir ce genre de blessure ne te fait pas considérer comme faible. Au contraire.
Tsylan : Tout le monde ne veut pas exposer ses blessures.
Joltsyn ; Si tel est ton choix.
« Last Edit: July 16, 2018, 06:30:49 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #14 on: July 04, 2017, 12:40:03 pm »
Chapitre 14: Chasse et Union

Lutsey semblerait s’être attachée à lui. Elle ne savait pas pourquoi. D’ailleurs, elle ne connaissait pas son nom. Elle l’avait appelée Tsylan. Quand le pilote essaya de connaitre la signification de ce nom, il n eut qu un sourire moqueur de la part de sa tutrice. Mais son nom de tawtute, elle ne le connaissait pas.

Ben : Lutsey…Jegagnerai. J'en suis sûr.

Elle sourit. Il ne renonçait pas. Même s’il savait qu’il perdrait. Elle admirait cette détermination.

Lutsey:Tu crois ?
Ben: Tu ne me crois pas ?

Elle se disait que c'était le moment de lui de lui demander ce qui la tracassait depuis in moment maintenant.

Lutsey: Ma Tsylan… J'aimerai savoir ce que je représente pour toi.

Cette demande surprit le pilote. Il préféra cacher ses sentiments. Du moins, en partie.

Tsylan: Tu représentes beaucoup.
Lutsey: Tu peux être plus claire ?
Tsylan: Suffisamment pour gagner mon amitié.

Elle sourit. Ce n'était pas exactement ce qu'elle attendait mais c'était suffisant.


Lutsey:. Attends ici. J'ai un cadeau pour toi.

Tsylan: Stxeli…. Ca veut dire présent ou cadeau…"Un... cadeau? J'ai bien entendu? Elle veut m'offrir un cadeau? Moi qui suis tawtute! Eh bien... Elle me surprend de jour en jour".

Elle s'en alla un instant, montant aux étages supérieurs du Kelutral. Elle revint en tenant de ses mains un objet fabriqué avec du bois sculpté attaché par des bandes de cuirs et décorés de quelques coquillages. L'objet faisait un mètre de large et soixante quinze centimètres. Cinq pierres devaient servir de contrepoids, surprenant le tawtute.

Tsylan: Est ce bien ce que je crois?
Lutsey: C'est un chey (une sorte de casier personnel).Cela sert pour cacher les choses personnels.
Tsylan: . Je le sais. Mais... Cela me surprend que tu m'en offres un.
Lutsey:. Cela montre mon amitié.
Tsylan: Nang !Eh ben... C’est un honneur. Une olo’eyktan amie, ce n’est pas tous les jours !

Sur ces paroles, ils sortirent de l’Arbre. Arrivés à l’extérieur, ils prirent leurs armes et durant, ce duel, ce fut encore Lutsey qui le remporta sur son apprenti.
D’ailleurs celui-ci, comme à son habitude, râla en s’asseyant. Elle ne peut s’empêcher de sourire en le rejoignant.


La jeune guerrière émit un sourire. Décidemment l’obstination du pilote l’amusait.
Evidemment Ils passèrent tout le reste de la journée à rigoler et à plaisanter. Et parmi tous les moments qu’elle a passé avec lui, c’était le meilleur.

Le mois d’après, Lutsey était confronté aux protestations de Koltyey à cause de la présence de Tsylan. Lutsey soupira. En effet, peu de temps avant l’arrivée de son apprenti, Koltyey lui avait fait une avance qu’elle avait repoussée car elle n’éprouvait rien envers lui, même si son frère a vécu le même sort tragique que sa sœur adoptive et ses parents.

Koltyey : Olo’eyktan Lutsey, comment pouvez vous accepter ce démon?
Lutsey :. Ce tawtute n’est pas responsable des actes de son peuple. Il est là que depuis quatre mois.
Koltyey Vous le croyez ? Comment pouvez vous le croire ? Après tous les dommages que son peuple nous a donné !

Lutsey soupira et sa sœur sentit sa colère et sa frustration. Depuis quelques temps, Joltsyn avait du mal à la reconnaitre. Elle sentait que sa sœur avait de l’affection pour l’humain.

Koltyey : Vous avez changé depuis qu’il est là. Et pas dans le bon côté. Vous les destestiez avant. Vous les tuez même! Un tawtute est ici et vous lui apprenez notre mode de vie! C'est de la trahison envers nos morts et vos parents.

Ces paroles piquèrent au vif Lutsey qui n'hésita pas à lui mettre sa dague sur la gorge et les yeux montrant une fureur contenue.

Lutsey : Répète ce que tu as dit ? J'ai cru mal entendre. Tu me traites de traîtresse ?


Vu le ton employé, l’oloeytan était prête à le tuer et Joltsyn ne pouvait pas la blâmer. Koltyey était allé trop loin et insulter l'olo'eyktan était lourdement puni.
Face au silence de Koltyey dû à la lame menaçante, l'olo'eyktan prit la parole.

Lutsey: La vie de mon Peuple est au dessus de la mienne! Osez insinuer le contraire est la plus grande insulte que tu puisses me faire, espèce d'idiot !

Elle le menaçait toujours avec son arme. Sa soeur se disait qu'elle devrait intervenir car elle pourrait le tuer et ce n'était pas le le moment pour cela.
Heureusement, une voix familière intervint
.

Voix :Lutsey, peux tu me laisser faire ?

La foule se retourna et virent le pilote s’approcher du centre du cercle.

Lutsey : C'est mon problème Tsylan ! Il m'a insulté et doit payer !
Tsylan : Et tu ferais que donner plus de forces à tes détracteurs. Laisse moi régler ce problème qui me concerne avant tout.
Joltsyn : Il a beau être tawtute ma soeur, ses paroles sont pertinentes. Beaucoup de nos membres sont encore hostiles à ta décision et n'attendent qu'une opportunité pour mettre à mal à ton autorité.

Cette dernière resta un moment stoïque avant de décrocher son arme mais elle ne put s'empêcher de donner une belle droite à Koltyey.
[/color]
Lutsey : Idiot !

Puis elle s'éloigna pour laisser son apprenti observer le détracteur avec neutralité.

Ben : Si tu as un problème avec moi, guerrier, tu peux me le dire. Ce n’est pas dur et ça t'éviterait une situation fâcheuse.

Celui ci se reprit du précédent coup avant de répondre.


Koltyey Toi…
Ben : Oui. Je sais… Démon… Tu apportes la mort. Je me demande si vous êtes des machines. Vous dites toujours la même chose ! Je me sens tellement offensé !
Koltyey Je vais te tuer ! Pour notre famille.

Cela ne semblait pas faire davantage réagir le pilote. Au contraire, il lui fit un regard montrant son grand intérêt pour les paroles de son interlocuteur.

Ben d’un air fatigué: Oui… Oui

Il attaqua en sortant son poignard. Tsylan esquiva le coup avec facilité en reculant, dégaina une de ses épées et para l’enchainement avec son épée de la main droite en regardant son adversaire.

Koltyey : Tu as peur, humain ?. Comment Lutsey peut elle supporter un poltron pareil au lieu d’un vrai guerrier.

Son adversaire sourit en entendant cela.

Ben : C’est cela ? La Jalousie !? C’est mignon !

Koltyey attaqua, emporté par sa colère, sans réfléchir. Tsylan esquiva le coup de poignard en se mettant sur le côté et planta son arme de droite sur l’épaule gauche. Koltyey hurla face à la douleur soudaine. Il tenta d’attaquer avec sa main de droite mais son adversaire détourna facilement l’arme. Il regarda sa blessure puis Tsylan, tout en passant son poignard à l’autre main. L’apprenti de Ludsey, lui, resta concentré. Ce qui ne l’empêcha pas d’en rajouter une couche.

Ben : Allez ! Allez ! C’est lent

Koltyey attaqua avec toute sa rage. Tsylan n’en fit qu’une bouchée. Il arrêta le coup avec sa main de gauche et en profita pour transpercer rapidement l’épaule droite avant de finir son adversaire par une croche patte qui fit tomber celui-ci. Puis, il rangea son arme tout en regardant son adversaire ayant des larmes de rage.

Ben : Pff….Et c’est moi qu’on traite de démon.
Koltey : Tu en es un ! Toi…
Ben, en s’éloignant: Oui…. J’ai compris !


Extrait du journal de Ben

Deux mois, d’après mon calendrier, que je suivais mon apprentissage mais je n’étais franchement pas impatient d’être un des leurs. Mais cette fille… Lutsey. Elle a quelque chose qui me plait et seule ma curiosité envers ce personnage m’empêchait de partir. Moi qui pensais que les autochtones étaient des êtres faibles et stupides. Pourtant cette Lutsey… Elle est spéciale. Je ne sais pas ce que je lui trouve mais elle me fascine. Peut être son intelligence ? Non… N’importe quoi ! Certes elle en a dans la cervelle mais bon rien de plus. Son caractère impulsif ? Peut être si je suis suicidaire, ce qui n’est pas le cas. Quoique je me pose sérieusement la question vu que j’adore la provoquer. Peut être son physique ? C’est vrai qu’elle ne manque pas de charme. Rien que le visage et les cheveux… Résister à ça, revient de l’exploit ! Mais ce qui m’a captivé rien que la première fois, c’étaient ses yeux. A la fois pleine d’assurance mais aussi d’une ingéniosité… Et la profondeur de son regard est assez… attirante. Mais qu’est ce qui me prend de penser des choses de ce genre ? Ce n’est qu’une autochtone. Mais est ce vraiment le cas ? Rahh… Ne sois pas stupide ! Tu es un humain et elle c’est une …Na’vi ! En plus, elle déteste les humains ! Qu’est ce que tu espères ? Tu le sais très bien en plus que c’est impossible! Non mais je vous jure. Je deviens aussi ridicule qu’eux ! Faut que je l’arrête de la fréquenter. Oui et rester avec ta vie de solitaire. Raaah… Ca suffit ! Redevenons sérieux un peu. Je ne suis pas ici pour faire des rencontres. Ah si je pouvais voir l’avenir ! Je me demanderai dans quel état pitoyable je serai. D’abord serai-je bleu ou garderai je ma peau blanche ? Quelle question ridicule ! Je me demande pourquoi je me la pose.
Ce matin, je me suis connecté tôt avec mon avatar afin d’aller dans mon camp d’entrainement secret. En effet, je veux gagner au moins une fois contre elle. J’en ai ras le bol de perdre !

C’était un endroit où la végétation ne se limitait,pour l’instant, qu’aux herbes ne m’arrivant qu’au haut du pied.
Les arbres, pour l’instant semblait jeune, car il me dépassait à peine. Txon atterrit à une petite colline et je me mis à descendre de celle-ci pour l’atteindre. Txon, elle, se mit en chasse d’une proie pouvant lui servir de petit déjeuner.

Quand je terminais mon entrainement, je m’assis par terre, le corps ruisselant de sueur. Je fermais les yeux et un souvenir me revint à la mémoire.


Ne bouge pas. Reste tranquille. Prends ton temps.

Je tenais un fusil à lunette à la main, observant un animal. Un cerf gambadant dans la forêt. J’avais 15 ans. Je suivis ses conseils avisés.
J’attendis avec patience le cerf continuant à gambader dans mon viseur. Patience. Je pris soin de viser la tête et de zoomer pour ne pas louper ma cible.

Vise toujours le front. Ne laisse aucune chance à ta cible

Il continua son avancée mais il semblait ralentir. Je mis mon doigt doucement sur la gâchette. Enfin, il s’arrêta et brouta.

Une fois que tu as l’angle parfait, n’hésite pas.

Cet angle, je le trouvais enfin quand il leva sa tête. J’appuyais sur la gâchette pour abattre cet animal virtuel avec une balle également virtuelle.

Un chant doux et mélodieux se fit ensuite entendre. Je reconnus la lange na’vi dans les paroles. Ca semblait être une prière.

J’ouvris les yeux et tourna mon regard vers la provenance de ce chant. Je m’y rendis. A ce moment, je fus surpris de voir Lutsey accroupie devant un arbre noir de la même taille que le Kélutral sauf que lui n’avait pas de branches.
Le clan l’appelle l’Arbre de la Tristesse, je n’ai jamais compris pourquoi. Je vis à ce moment Lutsey se relever et se tourna vers moi. Dès qu’elle me vit, elle parut surprise.

Moi : Je t’ai dérangé ?
Lutsey Euh… Non ? J’allais justement partir

Elle était sur le point de s’en aller mais je la retins.

Moi : Pourquoi tu es dans mon camp d’entrainement ?:
Lutsey, en colère :?Entrainement ? Entrainement ?:Comment peux tu t’entrainer ici ? Le Peuple du Ciel a détruit un clan ici. Un clan qui vivait dans la paix.
Moi: Tu es un membre ?
Lutsey Pourquoi
Moi : Je sens cela dans ce que tu dis.

Elle me regarda d’une expression d’abord étonné avant de reprendre son air sévère mais j’étais déterminé à savoir ce qu’elle me cachait.

Lutsey : Ce ne sont pas tes histoires !

Je soutins son regard. Celui-ci me convainquit de la sincérité de ses paroles. Et je n’ai pas envie de me battre pour savoir des informations que je peux trouver autre part. Avec Lutsey, il est plus prudent d’employer ce moyen car je la connaissais bien maintenant. Et quand elle veut cacher quelque chose, impossible de le lui faire arracher. Un caractère qui me laisse admiratif et que je respectais.

Ben Mon Peuple ne détruit pas sans raison. Ils ne tuent pas, par plaisir. Mais j’ai mes problèmes et tu as les tiens. Je respecte cela.

Fin de l’extrait

Au cours d’un voyage en direction du Kelutral des Omatikayas.

Joltsyn :. Sœur… Tu m’inquiètes.
Lutsey : Pourquoi ?
Joltsyn : Tu t’es attachée à ce tawtute. J’ai peur que tu en souffres.
Lutsey : On verra

Le pilote était accompagné de sa tutrice et était concentré. C'était sa première chasse et il ne voulait pas la rater. Il était vêtu de deux épaulières ainsi que d’un tewng beige accompagné de deux petites épées situés à chaque flanc, attaché par des 'llngo. et de Ludsey d’entrer dans la partie.
Lui, était sur Txon, une Ikran noire ayant des traits rouges sur le coin des yeux et de ses antennes mais contrairement aux autres de la tribu, elle n’avait pas de motifs ou quasi invisibles. Quant à Lutsey, elle était sur Tahni, une Ikran jaune ayant elle des traits noirs sur le coin des yeux et des antennes ainsi que de motifs noirs tout autour de son corps.
Les deux chasseurs abattirent deux Talioang en même temps. Ils sourirent, satisfaits de n’avoir pas loupé leurs coups.


Tsylan attendait sa tutrice qui effectuait de l’entretien de ses cheveux et de son visage pour la soirée. Ce qui le surprit d’ailleurs. Il était plongé dans un songe quand une voix le coupa.


Voix :Je te cherchais, tawtute.

Il tourna la tête et vit Joltsyn.

Ben :Bonsoir Joltsyn. Pourquoi ?
Joltsyn : Qui es tu ? Que cherche tu, guerrier sans nom ?
Ben : Ce n’est pas important.
Joltsyn : C’est plus important que tu le crois.
Tsylan: Pour vous. Pas pour moi.
Joltsyn : Tu ne devrais pas sous estimer le sort que notre déesse a décidé pour toi. Lutsey y croit.
Tsylan  : Pfff… N’essayez pas de me faire croire à vos visions du futur. Nous sommes les fabricants de notre destins.
Joltsyn : Tu es libre de croire cela. Je te propose un marché, tawtute.
Tsylan: Un marché ? C’est quoi le piège ?
Joltsyn :Il n’y en a pas. Je suis honnête.
Tsylan : Pourquoi le feriez-vous ? Vos parents ont été tués par des membres de mon Peuple. J’ai du mal à croire que vous ayez réussi à oublier votre colère.Cela ne s’efface pas.
Joltsyn :. C’est notre Mère qui décide de notre destin.
Tsylan : : Vous êtes si différente de votre sœur… Qu’est ce que vous proposez ?
Joltsyn : Si je te raconte la vision que ma sœur a eu, tu me dis les raisons qui t’ont poussé à venir.
TsylanPourquoi ?Je ne comprends pas pourquoi vous y attachez de l’importance.
Joltsyn : Ton passé est si lourd à porter ?
Tsylan : On peut dire ça.
Joltsyn: Pourtant, ma sœur est convaincue que tu seras le prochain Toruk Makto.

L'humain resta silencieux. Il savait ce que signifiait le Toruk Makto pour les Na'vis grâce à sa tutrice. Maintenant qu'il y repensait, elle semblait sourire en le regardant tandis qu'elle lui énonçait la légende. Mais sa conviction l'empêchait de croire en un futur écrit par avance.

Joltsyn: Un problème, tawtute?
Tsylan:. Non. Pour être franc, je me moque de cette vision.
Joltsyn: . Tu agis comme une personne ne pensant pas à l’avenir mais il la forge.
Tsylan Nang !? Qu’est ce que vous me racontez?
Joltsyn: Tu aimes Ludsey et je sais que tu ne lui briseras pas le cœur.
Tsylan :Pardon ?
Joltsyn : Cela se voit. Txon et Tahni se complètent et j’ai vu Lutsey dévoiler son autre facette. Elle a une bonne opinion de toi.

Tsylan resta silencieux.

Joltsyn: Ta tutrice arrive. Je vais vous laisser.

Le clan se mit ensuite à faire la fête pour remercier leur déesse la bonne chasse. Certains dansaient sous les bruits de tambours et de flûtes autour d’un feu avec des déguisements qu’on pouvait comparés à des Ikrans ou à des Talioangs représentant sans doute la chasse. D’autres comme l’apprenti de Ludsey le fêtait en buvant des boissons et se mit à défier les buveurs du clan.

Joltsyn savait que sa sœur jumelle avait des sentiments pour ce pilote et essaya de les renforcer car elle le voulait et sa sœur en avait besoin.

Tsylan :. Euh…C’est bizarre mais je viens de me rappeler que j’ai quelque chose à faire. Alors, je vous souhaite bonne chance pour trouver ces élus et aussi une bonne soirée.

Et il prit congé même s’il avait un peu de mal à marcher à cause du nombre de keyeiung qu’il a bu. Lutsey installée à l’écart de la piste avec d’autres indigènes, ne put s’empêcher de sourire discrètement en voyant la scène comme si elle se doutait que son apprenti réagirait de cette façon. Joltsyn partit à son tour. Deux minutes plus tard, elle revint avec le soldat en lui tirant les oreilles comme une mère punissant son enfant, l’obligeant à aller dans la piste, sous les rires des indigènes, y compris  sa tutrice, qui n’allait pas rater cette occasion pour se moquer de lui.

Joltsyn : Arrête de jouer les enfants ! Tu n’es pas un gamin de sept ans !
Tsylan, encore sur l’effet de la boisson: Je ne suis pas un gamin ! C’est que je déteste danser: … Si tu n’avais pas ramené comme cela aussi….
Joltsyn: C’est qu’une dance !
Tsylan . Pour moi, oui.
Jpmtsyn : !Pour les bagarres, il n’y a pas de problème, dit Joltsyn énervée, mais quand il s’agit de faire rien qu’une petite dance, il n’y a plus personne !
Tsylan, ivre? Srane ? Euh… Ce n’est pas Lutsey ?
Joltsyn : Il y a un problème ?
Tsylan, rouge: Oh que oui ! Je pense que c’est une très mauvaise idée.
Joltsyn: Pourquoi ?
Tsylan encore rouge: Parce que je le dis ! Tu sais très bien qu’elle et moi, on ne se déteste !

Joltsyn rigola en voyant la réaction du soldat.

Joltsyn: Allez ! Aie une attitude d’un adulte !
Tsylan: Mais j’agis déjà comme un adulte !
Joltsyn en mumurant: Ouais c’est ça ! On n’a pas la même pensée de la chose. Si ça peut te rassurer, je crois qu’elle a aussi peur que toi.
Tsylan : De… Moi ?
Joltsyn, d’un sourire: Mais non, idiot ! Tu utilises ta tête ?
Tsylan: Désolé! Mais c’est difficile ce soir. Tu peux me donner un indice?
Joltsyn:. Tu verras avec elle

Le pilote râla un instant avant de se retourner et de se mettre en face de la jeune guerrière.  En le voyant, Lutsey, eut un frisson. Danser avec quelqu’un d’autre ne l’aurait pas déranger mais avec Tsylan, c’était une autre histoire. Elle avait beaucoup de ma en sa présence, contrairement à d’autres. Elle ne comprenait pas d’ailleurs les raisons. Certes, il n’est pas comme les autres, mais il en fait tout de même parti. Pourtant elle se sentait mal. Heureusement, elle était douée dans l’art de cacher ses sentiments et elle ne montra rien de ce qu’elle ressentait à l’extérieur.

La danse consistait à des mouvements de la tête et du ventre ce qui provoqua en elle, une sorte de mal aise. En effet, elle devait parfois se rapprocher de lui et à chaque fois, elle sentit son cœur battre à toute vitesse en plus de souffrir d’un mal comme si son corps était en train de bouillonner de l’intérieur. Et comme cela ne suffisait pas, son compagnon râla en murmurant accentuant davantage son gêne. Elle se demandait si c’était la dance ou le pilote qui était à l’origine de son état. De plus, son partenaire dansait vraiment mal et lui marcha sur le pied plusieurs fois.
Après la fin de celle-ci et ainsi de la cérémonie, les deux se promenaient dans le Kélutral.

Lutsey était occupée par autre chose. Une chose qui la concernait, elle. Tard dans la nuit, elle décida d’aller se coucher. Ben allait faire de même quand celle-ci l’interrompit.


Lutsey :. Attends ! Avant je dois te dire quelque chose.
Tsylan, surpris : Nang ! Quoi ?

Elle resta un moment immobile en le regardant comme paralysée puis enfin elle dit.

Lutsey :. Non. Ce n’est pas très important

Le pilote réfléchit un moment puis secoua les épaules et partit se coucher.

Le lendemain matin,

Ludsey se baignait dans l’eau. Depuis que Tsylan lui a appris à nager et à surmonter sa peur de l’eau, elle se baignait souvent afin d’oublier ses problèmes. Nager vidait son esprit. Elle ignorait pourquoi mais elle ne s’en plaignit pas.
Elle nagea un long moment avant de revenir au bords. Elle sortit de l’eau, dévoilant son corps gracieux et musclé au niveau des abdominaux avant d’aller se rhabiller.
Elle avait à peine mis son pagne qu’elle entendit un mouvement.

Ludsey : Tu peux sortir. Je sais que tu es là.

Tsylan en sortit, les yeux fermés.

Tsylan : Désolé. Dis moi quand tu as fini.

Ludsey sourit de la situation.

Ludsey ; Je te rends nerveux ?
Tsylan : Question idiote !

Ludsey rigola mais elle vit l’opportunité de la situation et comptait bien en profiter.

Tsylan : Tu as fini ?
Ludsey se rapprochant de lui : Non J’ai encore les seins nus.

Ludsey contempla le torse, avec intérêt, de son apprenti une petite minute avant de commencer à caresser ses doigts. Des doigts de guerrier. Elle remonta légèrement et arriva au bras. Elle sentit son cœur s’accélérer au fil de sa remontée.
Tsylan ne disait rien. Il semblait apprécier cela. Elle continua donc, caressant maintenant son avant bras droit. Cette peau… Elle ne revenait pas de cette douceur.
Il ne disait de nouveau rien. Il semblait même avoir la respiration lourde. Elle continua donc sa montée. Elle caressait maintenant l’épaule droit. Un désir commença déjà à brûler dans son cœur . Elle tenta de se contenir mais la flamme gagnait en intensité à chaque caresse de ce corps.
Elle continua malgré un désir de plus en plus ardent. La jeune olo’eyktan descendit sa main, caressant sa poitrine.
Ludsey n’en pouvait plus et y déposa un baiser. Tsylan frémissa au contact de ses lèvres sur sa peau.
Elle remonta ses lèvres et embrassa le cou, le désir brûlant. Elle sentit les mains de Tsylan se poser sur son bassin et soupira également de plaisir.
Enfin, elle l’embrassa et elle put sentir sa passion envers elle également. Ce fut ce moment là où ses yeux s’ouvrirent. Il finit par la porter et la plaqua sur un arbre. Il mordilla ensuite son cou avec passion.

Ludsey : Tsylan… Je..t’aime…Je.. veux vivre avec toi.

Soudain, Tsylan s’interrompit et s’écarta.

Tsylan : Non.. Je suis désolé Ludsey. Mais je ne peux pas.
Ludsey : Pourquoi ?

Il ne répondit pas et se tourna.


Tsylan : Les membres du clan vont commencer à se poser des questions. On ne devrait pas trainer.

Ce fut avec déception et une profonde tristesse qu’elle se rhabilla et le suivit. Mais elle ne sut pas que son état préoccupait son compagnon de route qu’il ne fut pas aussi insensible qu’elle le croyait.

Un mois plus tard,

Journal de bord,
22 aout 2154, (ST)
Entrée n°119

L’uniltaron. Nous y voici. Je ne souhaitais pas le passer mais mon amour pour l’olo’eyktan m’y obligeait. Je regardais Lutsey me préparer pour ce rite essentiel pour le passage à l’adulte. Elle était belle. Trop même. Je n’arrivais pas à croire que je pouvais tomber amoureux d’une Na’vi. Moi qui les aimais autant que la RDA. Une fois qu’elle eut terminé, elle me fit un regard me disant bonne chance. C’était rassurant. Bon, je vais passer ce fameux passage où j’ai du avaler un eltunganwg(non vous n’aurez pas la traduction) ou vers luisants comme on les appelle sous les bruits de tambours me martelant la tête. Suivi d’une belle piqûre de kall’weya que j’ai moi-même capturé. Quelle jolie combinaison pour bien mourir !! Vraiment des malades ! Enfin… Là n’est pas la partie qui me dérangeait. C’était l’uniltaron lui-même.

J’avais devant moi une meute de loups vipères. Finalement, Lutsey avait raison en me traitant de Nantang. On dirait qu’Eywa me l’a choisi comme animal spirituel. Je ne vais pas dire que j’en suis mécontent puisque c’est celui qui me correspond le mieux. Les Nantangs semblaient protéger un Angtsik contre des dangers sur ses flancs. Ok… Pourquoi pas ? Je sais que ça crée des illusions mais là, on ne va pas en abuser ! Franchement, des loups vipères protégeant un titanosaure… Si on veut!!!!!!! Vive la drogue !!!

Non mais attends…. Le loup vipère est la créature me représentant donc…l’être qui m’est cher aura un Titanosaure comme représentation. Ca donne lieu à réfléchir.
Ensuite, les loups vipères affrontaient un tawtute et malgré la supériorité numérique, ces prédateurs avaient du mal car il visait bien et savait se battre au corps à corps.

Soudain tout disparu et j’étais sur une colline flottante. J’ai toujours apprécié admirer ces splendides montagnes qui montraient la beauté de Pandora et qui, malheureusement, était menacé par la RDA. Ce qui se passa ensuite, je ne m'en rappelais plus... Juste que j'ai vu ma sœur, Delane.

Quand j’ouvris les yeux, je vis Lutsey me regardant avec un sourire. Elle avait l'air rassurée.

Ludsey: Ca va ?
Moi, en me frottant les yeux pour me réveiller: On peut dire…

Il était clair que le combat représentait ma vie na’vi affrontant mon ancienne, humaine. Traduisant une neutralité fragile. Ce qui était vrai. Mais pour le Angtsik… Faudra que je vois cela avec Lutsey. Concernant la partie Delane… Je n'en ai aucune idée de cette signification de présence car je sais que ma sœur ne s'aventurerait jamais sur Pandora.

Ben passa la cérémonie qui leurs firent membres du clan. Dès que la cérémonie fut terminée, bien que ravie et rassurée que le pilote soit, non seulement en vie mais aussi membre du clan, elle ne pouvait pas le fêter. Non, demain mais pas aujourd’hui. Lutsey avait d’abord quelque chose de bien plus important à faire. Elle avait un collier à feuilles couvrant sa poitrine ainsi que d’un tenwg jaune
La jeune guerrière monta sur la plus haute branche du Kélutral. Elle appela Tahni grâce à un petit cri perçant. Celle-ci apparut, se posa devant elle et lui répondit par le même mode de communication.

Lutsey en versant une larme: Oui Tahni….quatre ans maintenant.

Sa monture lui répondit par un petit coup sur sa tête avec son museau rouge comme pour la consoler. Elle lui lança un sourire avant de faire tsahaylu  avec l’une des antennes de sa monture et ensuite la monter. Sitôt qu’elle fut bien installée sur elle, Tahni décolla.

Le soleil se coucha quand Lutsey arriva à sa destination.
C’était le sanctuaire de l’arbre des Ames. Tahni atterrit et Lutsey descendit de sa monture volante.
D’un pas lent, elle alla vers un des arbres aux feuilles blances-roses. Elle prit un des feuillages et prit avec sa main droite, son tswin. Elle hésita un instant avant de faire tsahaylu.

Elle arriva dans une zone où il n’y avait que du blanc. Rien. Pas de végétation, ni de montagnes flottantes. Que du blanc.
Elle entendait des voix. Des rires, des chants et des murmures de discussion. Mais les mots étaient trop éloignés pour qu’elle comprenne.

Voix : Tu me cherches petite sœur ?
Lutsey : Srane ma Silwanin.

Une silhouette blanche apparut devant elle. Petit à petit, la silhouette et le visage de sa sœur apparut faisant baisser les oreilles et la tête en la voyant.

Silwanin : Quand tu vas arrêter avec cela ?
Lutsey : Si….
Silwanin : C’est ainsi. C’est fait. Bon… Si on parlait d’autre chose ?

Lutsey lui fit le récit des événements passés ces derniers mois en prenant soin d’éviter d’aborder les sujets sensibles.

Silwanin : Tu as oublié la partie la plus importante petite sœur.
Lutsey, mal à l’aise : Que… Quoi ?

Silwanin se rapprocha d’elle et lui mit un doigt au niveau du cœur.

Silwanin : Ce qu’il y a ici. Je suis morte mais Mère me laisse voir ce qui se passe chez les vivants.

Lutsey tourna la tête d’un air exaspéré

Lutsey : C’est un humain!
Silwanin : Oui. Mais pour ton coeur, il est plus.
Lutsey: Tu es morte à cause de ces démons !
Silwanin:! Ne cherche pas d’excuse . Tes pensées te trahissent.
Lutsey : Je suis olo’eykt…
Silwanin :: Non !!! Pas cette excuse, Lutsey ! Tu as beau être olo’eyktan, tu t’es arrangée pour avoir une certaine liberté dans le choix de ton partenaire. Qui sera celui que ton cœur a choisi non ? Qu’est ce que tu attends alors ? Ton cœur….
Lutsey Oui mais pas le sien !


Il eut un instant de silence entre les deux. Silwanin fit lever la tête de sa petite sœur dont le visage trahissait sa tristesse.

Silwanin : Comment peux tu savoir sa réponse sans demander ?
Lutsey : Il me l’a clairement montré ! Quand ma passion a pris le dessus !
Silwanin : Ce n’est pas ce j’ai vu. Crois moi. Tiens…. Quand on parle de lui…. Bonne chance soeurette !
Lutsey Non ! Grande sœur ! Attends !

Trop tard, Silwanin avait déjà disparu dans une lumière blanche aveuglante.

Tsylan : Dans les vivants ?

Elle soupira, sachant que c’était le pilote. Et c’était la dernière personne qu’elle voulait voir en ce moment.

Tsylan: Qu’est ce que tu fais avec cette tenue ? J'ai un mauvais pressentiment maintenant...

Elle sourit. Décidemment, il fallait toujours qu’il la cherche celui-là ! Mais elle ne voulait pas se battre aujourd’hui.

Ludsey: Tsylan, je t’en prie, arrête tes sarcasmes s’il te plait, c’est pour la mémoire de ma sœur.

Il resta silencieux à cette phrase. Mais au lieu de la laisser comme elle le craignait, il s’approcha d’elle et s’assied à ses côtés.

Tsylan : J'ai lu les circonstances de sa mort . Je suis désolé.
Lutsey :Ne le sois pas. Tu n’es pas responsable de sa mort.

Ils restèrent un moment silencieux avant que la jeune guerrière se releva et courut en direction de la forêt.

Tsylan ; Où tu vas Lutsey ?

Ne voyant qu’elle ne lui répondait pas, il se mit à sa poursuite et la suivit ainsi jusqu'à la nuit tombée.

Tsylan: :Lutsey, pourquoi tu fuis ? Qu’est ce que j’ai fait ?

Elle continua sa course sans faire attention à cette question.

Tsylan: Lutsey, expliques moi ! Je n’ai pas le droit à une explication

Voyant qu’elle ne s’arrêta pas, il arrêta donc de la poursuivre.

Tsylan: Très bien. Tu l’auras voulu!

Elle tourna la tête et ne le vit plus. Mais elle entendit sa voix derrière elle et elle sursauta de surprise.

Lutsey en le voyant apparaitre: Ne me refais plus ça ! Et comment as-tu fait ?
Tsylan : Technologie terrestre. Bon, vas-tu vas me répondre ?

Ce qui explique son absence de la matinée, deux jours plus tôt. Elle qui croyait bêtement qu'il la fuyait.

Ludsey:Tu es un Menariyä tunti maintenant. Tu peux….

Puis elle se ressaisit. Elle avait du mal à parler. Comme si chaque mot lui retirait un peu de ses forces vitales. Enfin, elle parvint à finir.

Ludsey : Faire un accouplement avec la personne que tu choisiras.

Tsylan resta silencieux. Il aimait profondément Ludsey mais il ne voulait pas perdre une deuxième fois un amour et c’est ce qui risque d’arriver dans six ans. Jour où il devra partir.

Lutsey abaissa la tête. Elle savait que son amour n’était pas partagé. Enfin, après un moment de silence, elle-ci prit son courage à deux mains pour se tourner vers lui. Son visage était couvert de larmes encore visibles et ses yeux regardaient ceux de Tsylan. Elle savait qu’elle lui dirait n’importe quel nom sauf le sien. Ca lui paraissait évident.

Quant à lui, il était nerveux. Il ne savait pas quoi dire. Doit il écouter son cœur ou sa raison ?

Tsylan : Je ne sais pas…c’est difficile…
Ludsey: .Dis-le, même si ça doit me faire mal.

Il regarda tout autour de lui, nerveux avant de tourner ses yeux vers elle. En la regardant, il sentit la flamme de son désir le consumer.
Et il repensa à la danse. Ses mouvements gracieux. Son regard. Et plus, il y repensait, plus la flamme gagna en intensité, risquant de le consumer sa conscience, son esprit.


Tsylan : Tu es sûre ?
Ludsey: Oui
Tsylan: C’est la première fois que je vois des traces de larmes sur ton visage

A ces paroles, elle tourna la tête comme outrée


Ludsey : :Je ne pleure pas.

Cette remarque fit sourire le pilote.

Tsylan: Ah bon ? Regarde moi alors.
Ludsey : Pourquoi ?
Tsylan :Fais le sinon je ne te dirai pas.
Ludsey : Tu n’as pas besoin de me regarder pour me le dire.
Tsylan : Tu es belle. Trop ! Mais tes yeux de chats ont maitrisé mon cœur. . Et je ne peux pas te le dire si tu ne me regardes pas.

Lutsey voulait à tout prix éviter cela. Regarder son visage était un supplice pour elle en ce moment. Ce visage jeune cachant la maturité de son âge. Mais la curiosité l’emporta et elle vit une lueur dans le regard du pilote.

Ludsey : C’est une remarque étrange. On ne me l’a jamais dit. Sauf toi.
Tsylan : Car ils ne t’ont jamais regardé comme je te vois. Des yeux assassins.
Ludsey : Je ne te comprends pas.
Tsylan: . Tu n’as pas besoin

Son désir fut le plus fort et avant qu’elle ait pu se rendre compte de ce qu’il a dit, il l’embrassa. Ce baiser tant attendu, elle voulait qu’il dure une éternité mais celui-ci s’arrêta au bout de quelques instants.

Tsylan : :Je ne devais pas faire ça. Tu es olo’eyktan. Tu as des responsabilités….
Lutsey avec un sourire en l’interrompant en mettant un doit sur sa bouche : ?Ne dis plus rien. Je veux savourer ce moment. Dis moi, sais tu ce que j’ai envie ?
Tsylan : Non. Quoi ?

Elle lui tendit sa tresse de cheveux. Ce baiser a suffit à libérer tout les sentiments qu’elle a essayé d’enfouir en elle. Et elle tenait à faie sa déclaration à celui qu’elle a choisi.

Ludsey : Tsylan, veux tu faire le lien avec moi ?
Tsylan : Tsa… Tsahaylu ?
Ludsey en caressant un peu sa poitrine,: Oui. Tu es celui que mon cœur a choisi.
Tsylan : J’ignorais que tu pouvais faire preuve de séduction
Ludsey : Si tu savais…

Le pilote était mal à l’aise. Il ne savait pas quoi faire. Devrait il écouter son cœur qui hurlait de le faire. Ou sa raison lui criant le contraire. Des goutes de sueurs perlaient dans son visage, montrant sa profonde hésitation.

Ludsey : Alors?
Tsylan : Ce n’est pas une décision facile à prendre. Je suis un tawtute ! Si je fais ça,j’ai peur de te faire plus de mal qu’autre chose.
Ludsey : Pourquoi ?
Tsylan : Ludsey, je dois partir dans six ans. Je ne veux pas m’engager pour te faire souffrir.
Ludsey : Si tu m’aimes, pourquoi le refouler ? Je t’aime Tsylan.
Tsylan : Ce n’est pas si simple…

Ludsey se colla à lui et posa ses mains à ses fesses tout en mordillant son cou avec passion.

Ludsey : Je veux…être la femme de ta vie. La mère des tes enfants. Je veux être ta partenaire Tsylan.
Tsylan : Non Ludsey… Je…

Ludsey l’embrassa, le coupant dans son élan. Envahi par ses sentiments, il commit l’acte qui changera sa vie à jamais. Il prit le sien, et les deux firent tsahaylu reliant leurs esprits. Tsylan sentit l’esprit de sa partenaire traverser le sien, reliant ses pensées et ses souvenirs aux siens. Il put voir la vie de sa compagne ainsi que ses pensées. Il rougit en explorant les pensées le concernant qui étaient… vraiment privées. Le pilote voulut parler mais Lutsey lui coupa avant de l’embrasser.
« Last Edit: July 17, 2018, 12:55:26 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #15 on: July 04, 2017, 12:41:07 pm »
Chapitre 15: Trahison et évasion

Informaticien, tout en regardant l’ordinateur holographique: Capitaine, nous venons de perdre contact avec l’unité patrouillant dans les ruines de l’école du docteur Grace Augustine.
Dyle: Leur a-t-on intégré des caméras ?
Informaticien: Je pense capitaine, cela fait partis des procédures.

L’informaticien tapa dans quelques touches sous le regard du capitaine et sélectionna une vidéo. L’unité s’est faite décimée par deux autochtones. L’un se fit poignarder par une femme tandis que les deux autres se firent couper en deux par un indigène portant deux armes de corps à corps.
Il stoppa la vidéo à la conversation des indigènes. Il vit une indigène aux cheveux courts discutant avec un autre aux cheveux noirs. Ces cheveux mirent le capitaine la puce à l’oreille. Ensuite, la suite de la vidéo confirma ce qu’il craignait. Il serra les poings, essayant de contenir l'émotion brute envahissant son corps.



Informaticien: Capitaine? Est ce que vous allez bien ?

Après un moment de désordre dans sa tête, Dyle parvint à se ressaisir bien que des signes montraient qu’il était encore troublé.

Dyle à un garde: Demandez au commandant Hyke et au sergent Satio de venir ici de toutes urgences. Dites leur que c’est une affaire de la plus grande importance et qu’elle concerne les membres du programme Avatar.

Le soldat abaissa la tête pour lui dire qu’il avait compris. Il le salua avant de sortir de la salle de contrôle pour apporter le message aux destinataires
Une fois celui-ci parti, le capitaine resta quelques instants à regarder, déboussolé, le visage de l’indigène et vit sa sœur revenir avec Tsylan, tous deux sur leurs Ikrans .


Joltsyn avec un sourire quand ils descendirent de leurs montures :Alors ?
Lutsey et Tsylan: Quoi ?
Joltsyn:Vous voyez ce que je veux dire.
Lutsey et Tsylan: Pas du tout.
Joltsyn: Tsylan est ton partenaire. Arrête, grande sœur. Je sens ta connexion avec lui. N’oublie pas que nous sommes jumelles.

Soudain, Tsylan s’écroula inconscient. Malgré les efforts de Lutsey pour le réveiller, ses yeux restèrent fermés.

Quand son caisson de lien s'ouvrit, sa première réaction fut de sortir son arme. Son Dard personnel. Mais quand il vit au moins cinq hommes l'entourant et pointant son arme vers sa direction dont ses amis, il préféra plutôt se rendre que de tenter une résistance suicidaire.

Ben: Je suppose que vous n'êtes pas là pour prendre un café ou prendre de mes nouvelles?
Dyle en le menottant: Pas du tout.

Et il se laissa embarquer devant les regards impuissants et surpris de l'équipe du programme resté sur la base.

Quand il arriva, il était face à ses anciens amis, devant la vidéo montrant son crime et l'ont ensuite bien cuisiné. Les nombreux hématomes au visage le montraient.

Ben: Content de vous voir aussi.
Dyle: Tu a drôlement changé. Que t'as fait cette bleue?
Ben: Bleue? Elle est plus que ça.
Dyle: On l'avait remarqué,
Ben:Je me devais de la protéger. Elle est parfois.... un peu inconsciente. Faut parfois que je la surveille.
Sted :Tu sais ce que j'en pense ?
Ben: Que j'ai perdu les pédales?
Sted: Oui. Qui est cette fille? Pour que tu tombes amoureux d'elle, il y a une raison.
Ben: Je ne me suis pas cassé les pieds à la sauver pour finalement que tu la tues. Et qu'est ce qui te prouve que c'est ma petite copine ?
Sted: Nous te connaissons Ben. On sait que tu as toujours vu ce conflit comme sans intérêt. Tu ne portais pas beaucoup les indigènes dans ton cœur. De même que la RDA. C'est la seule explication possible. Pour qu'elle ait conquis ton cœur, il doit y avoir une raison.
Ben: Et tu penses que je te le dirai?
Sted: Je m'attendais à cette réponse.

Sur ces paroles, il fit signe à un soldat et lui dicta ses instructions. Ben fut contraint de le suivre.

Sted en entamant sa cigarette: Tu as choisi le mauvais camp, Ben.

Ben s'attendait à cette situation. Il n'avait jamais dévoilé à ses amis, son secret et aujourd'hui, il ne le regrettait pas. Le soldat l'escorta pour l'enfermer dans une prison en attendant un prochain départ sur Terre. Du moins, si le pilote se rendait réellement. Ce qui n'était pas le cas. Au moment, où la porte de la prison s'ouvrit, Ben ne réagit pas à l'ordre du soldat.

Soldat: Tu vas rentrer, espèce d'écolo!
Ben d'un sourire: Pourquoi ? Tu as un rencard après ?

D'énervement, il tenta un coup de crosse en rendant son ventre vulnérable. Le pilote, lui infligea alors un coup de coude qui le sonna et, en le tenant par le col, le fit rentrer à l'intérieur de la cellule. Il renferma la porte grâce au badge qu'il a dérobé en le mettant à l'intérieur. Juste avant que le soldat ait eu le temps de tirer avec son Wasp. Résultat, il vida son chargeur en tentant de la percer et ne fit que quelques dommages marqués par des points montrant l'impact de la balle. Et comme la porte était suffisamment étanche pour couvrir le son des coups de feu, il ignorait quand on le retrouvera et combien de balles il devra gaspiller pour se sortir de là.

Ben: J'espère que vous serez à votre aise!

Il savait où aller. Il alla d'abord à l'arsenal où il prit son fusil de tireur préféré ainsi qu'un Wasp. Mais avant de s'évader, il avait autre chose à faire.

Le pilote John Stewart avait fini de mettre son uniforme. Mais quand il se retourna, il vit un pistolet, un Dard, pointé sur son front.


John: Pitié, ne me tuez pas je ferais ce que vous voudrez.

Celui-ci l’abattit sans lui répondre. Le pilote, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, s’écroula le dos sur son casier répandant le sang de sa blessure.

Après la fin de cette conférence, les trois amis discutèrent des récents évènements qui ont été relaté, notamment la trahison de Ben.
Ils parlèrent de ce sujet jusqu’à un croisement de couloirs où ils se séparèrent, chacun de leurs côtés.
Dyle alla arriver dans sa chambre où il allait essayer d’ordonner dans sa tête tous les nouveaux événements que cette matinée avait apportée quand il entendit un coup de feu. Le capitaine alla inspecter rapidement les différentes salles situées près de sa chambre. En chemin, il croisa un soldat étrange. Il ressemblait à Ben pourtant ses cheveux étaient différents. Ils étaient roux au lieu de brun et il avait les yeux verts et non marron. De plus, il portait un fusil R-78, un fusil à lunette doté d’un capteur géothermique et infra rouge ainsi que d'une étrange valise métallique.
Peu d’hommes dans la base savaient manier ces armes. Encore moins le pilote. Du moins, à sa connaissance. L’inconnu le salua avec un petit sourire.

Quand il arriva au vestiaire, il trouva un pilote mort, le dos sur un casier avant d’entendre le bruit d’un appareil en train de décoller. Il courut vers le hangar, utilisa sa carte d’autorisation et entra. Mais quand il arriva, c’était déjà trop tard. En effet, il vit un Scorpion s’éloigner de la base et hors de portée de son Dard. Le capitaine pesta furieusement en se demandant quel est l’identité de l’assassin. Désireux de le savoir, il enquêta sur la base, tout en espérant que ce n’était pas la personne à qui il pense. La découverte du soldat emprisonné qu’il libéra, confirma ses craintes.


Dyle: Colonel ! Colonel ! Je dois vous avertir de quelque chose.
Quaritch: Dites le moi capitaine

Sur ces paroles, il lui révéla l’évasion de Ben.

Quaritch: Informez les pilotes que nous allons apprendre à ces bleus ce qui arrive quand on s’attaque à nous. Je voudrai aussi un Dragon à ma disposition. En effet, je préfère être sous le feu de l’action pour diriger les opérations.

Dyle sourit. Il savait de quoi le général parlait.

Quaritch: Une dernière chose, capitaine.
Dyle: Oui colonel ?
Quaritch: Convoquez le commandant Hyde et le sergent Satio. Je souhaiterai m’entretenir avec vous trois avant de rejoindre l’attaque.
Dyle: Très bien, colonel

Gaël se prépara à monter sur un Samson pour voir enfin le problème qui persistait depuis des années être résolu. Mais sitôt qu’il avait enfilé sa tenue, on l’informa de la convocation du colonel de rejoindre l’observatoire immédiatement. Le nouveau sergent des unités mécaniques terrestres soupira. Au moment où ça commençait à devenir intéressant, il faut qu’il soit convoqué pour je ne sais quelles raisons ! Mais bon, c’était le prix à payer pour son grade. Il sortit des vestiaires en disant aux pilotes et aux soldats qui vont embarquer pour là mission qu’il sera là pour les festivités.
Il prit l’ascenseur et appuya sur le bouton du dernier étage. L’ascenseur était typique de toutes les bases. Portes coulissantes et parois en aciers gris. Quand il arriva à l’étage, il tourna à droite et arrivèrent au bureau de Quarich. Dyle et Sted étaient là.


Quaritch: On vous attendait, sergent,

Quarich était assis sur le fauteuil de son bureau. Un bureau simple de couleur marron clair avec un fauteuil en cuir noir. Sur le côté gauche et droite de ce mobilier se trouvait des piles de feuilles. Le colonel avait son uniforme vert clair.

Gaël se mettant au garde à vous: Oui mon colonel, mais je n’étais informé de la convocation que depuis un instant.
Quaritch: Parce que vous vous préparez pour la mission ? Ah! Ces bleus sont vraiment prévisibles! Il suffit de les connaître et on peut faire ce qu’on veut d’eux ! Dommage que Sully a décidé de changer de camp. Surtout pour les précieux renseignements qu’il m’a fournis durant ces trois derniers mois !

Le commandant en profita pour allumer une cigarette. Un Volo, un paquet fourni par la Compagnie.

Quaritch : Racontez moi ce que vous savez sur votre ami.
Sted: Un ami ? Après ce qu’il a fait ? On ne le considère plus comme tel
Quaritch en laissant échapper une fumée : Certes, néanmoins vous le connaissiez mieux que personne. Chose que je ne peux pas dire, moi. Ce caporal est comme un fantôme. Mise à part l’incident en Afrique et sa démission de la RDA après l'Octobre Rouge, il n’y a rien sur lui. Dommage d’ailleurs, il était promis à une belle carrière au vu de ses talents. Malgré son côté rebelle mais ce sont les choses qui s’arrangent avec l’âge.
Gaël: Colonel, avec tout le respect que je vous dois, son sujet n’est pas censé être classé ? Aux dernières nouvelles, il est emprisonné en attendant le rapatriement.
Quaritch: Normalement
Gaël: Comment ça ?
Quaritch: Il a réussi à se séparer du garde, et à s’enfuir en pilotant un Scorpion.
Gäel et Sted: Quoi ?
Quaritch: C’est exact et je veux savoir un peu plus sur lui, maintenant qu'il a choisi son camp.

Sted et Gaël était stupéfaits au départ mais ils reprirent vite le dessus sur eux même et retrouvèrent leurs sérieux. Sted commença à parler.

Sted: Colonel, Ben faisait parti d'une équipe que moi, Dyle et Gäel avions formé et nous étions chargé de missions...Assez compliqué. Il avait pour code "Œil de Faucon" à cause de son extraordinaire visée et se chargeait des notre couverture ainsi que de notre rapatriement à l'époque.
Quaritch: Hmm… Voilà qui est préoccupant.
Gaël, surpris: Excusez moi, colonel, mais je suis étonné que vous ne connaissez pas ces détails?
Quaritch : Je n'ai que le dossier pour son entrée au programme. Mais il n'est pas impossible qu'il ait dissimulé des secrets en le faisant. Et  je n'ai pas le temps avec la lenteur administrative et la distance entre la Terre et cette planète.  Donc, j’espèrai que vous m’aurez éclairé cette zone d’ombre.

Dyle avait un mauvais pressentiment mais continua de pianoter sur son bloc de données. Un écran de chargement afficha 90%.
Ce soldat étrange qu’il avait croisé, serait il Ben ? Si c’était le cas, la situation risque de se compliquer. Il n’avait aucune preuve de ce qu’il avançait mais ce n’est pas une possibilité à exclure.


Quaritch: D’ailleurs capitaine, vous aviez réussi à pirater le système informatique du programme ? Je veux en savoir plus sur ces deux filles.
Dyle: Oui, je viens de finir à l’instant. Tenez colonel.

Emportés par la conversation, Sted et Gaël n’avaient pas remarqué que leur ami portait son tableau holographique, qui le tendit à Quaritch. Celui-ci regarda le panneau holographique de Dyle pendant une dizaine de minutes tout en fumant son cigare. Une fois cela fini, il ne put s’empêcher de ricaner.

Quaritch: Intéressant. Je vois que nos deux caporaux n’ont pas chômés durant leurs séjours !

Les trois se regardèrent, se demandant ce que voulait dire par là.

Quaritch: Messieurs, est ce que votre caporal vous a parlé de la fille qu’on a vu sur la vidéo avec lui?
Sted: Pas à ma connaissance, colonel
Dyle: Moi non plus, colonel
Gaël: Pareil pour moi, colonel
Quaritch: Cela ne m’étonne pas. Eh bien, les deux filles sur les vidéos en compagnie de votre ami et Sully appartiennent, toutes les deux, à la même famille.

Les trois ne cachèrent pas leurs stupéfactions.

Gaël, Sted et Dyle: Comment, colonel ?
Quaritch: Et j’imagine que vous connaissiez l’affaire concernant des autochtones abattus à l'école ?
Sted: Celle qui était, soi disant, la fille de leur chef ?
Quaritch: Eh bien, nos deux demoiselles sont ses sœurs.

Tous les trois étaient abasourdis de cette déclaration.

Quaritch: Mais bon, qu'est ce qu'on à craindre d'eux? Ils n'ont que des arcs et des flèches pour nous faire de la résistance. Mais il ne faut pas exclure les menaces potentielles.

Et sur ces paroles, il écrasa son cigare, dans lequel il ne restait plus grand-chose, sur le cendrier situé sur le côté droit de son bureau tandis que les trois soldats se remettent du choc qu’ils viennent de se prendre à l’instant. Sted écrasa d’ailleurs sa cigarette dans le même cendrier.

Quaritch: Bon, cette réunion est terminée, messieurs. Nous avions une mission à remplir.
Dyle: Et concernant Ben, colonel ?
Quaritch: Nous nous occuperons de son cas après l’attaque. Ca fait plusieurs années que ce problème aurait dû être réglé. Cette Augustine était sur mes pattes et m’empêchait de faire ce qui était nécessaire. Maintenant, plus personne ne peut pas se mettre en travers ce qui doit être fait.

Quelques mois plus tôt,

Extrait du journal de Sted

Déjà deux mois que Ben s’est engagé dans ce programme. Le fait qu’il ait refusé finalement ma proposition m’inquiétait. Ce n’était pas dans ses habitudes d’avoir de la compassion pour un peuple qu’il ne connaissait pas. Je décidais donc à enquêter là-dessus. Gaël et Dyle étant partis en mission, ainsi que l’équipe d’Augustine, c’était le moment. Je profitais d’un moment libre dans mon emploi du temps pour chercher une explication au changement de mon ami. J’ai réussi à me mettre en relation avec une des scientifiques ne partageant pas l’opinion d’Augustine. J’ai rendez vous avec l’une d’eux justement.
J’allais dans mon bureau dans lequel était déjà présent une femme brune, de taille moyenne ayant des yeux verts. Son visage, bien que joli, exprimait quelqu’un d’ambitieux, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Elle avait une blouse blanche, comme tout scientifique d’ailleurs. Je m’asseyais en face d’elle sur mon bureau après l’avoir salué.

Moi, en tendant le paquet après en avoir mis un dans la bouche: Vous voulez une cigarette?
Scientifique: Merci commandant

Elle le prit et l’alluma avec son briquet tandis que je faisais de même avec le mien. Ensuite, je rangeais le paquet dans un des tiroirs de mon mobilier.

Moi: Alors avez-vous des informations à me fournir ?
Scientifique: Ça dépend de quelles informations vous voulez commandant ? me répliqua t elle avec un sourire.

Moi:Oh ! Madame fait sa maligne.

Moi: Vous savez très bien de quoi je veux parler.
Scientifique: Des membres de l’équipe d’Augustine, je suppose ? Rien de très particulier, hormis nos deux soldats. Je pense que vous savez que leurs avatars sont chez les indigènes ?
Moi: Oui, je le sais.
Scientifique: Oui eh ben… Nos deux militaires ont été bizarres depuis. Le marine, on a l’impression qu’il est rongé par le regret. Quant au pilote, il est peu bavard. Je ne sais donc pas grand-chose à propos de lui. Et encore moins de ce qu’il fait chez les indigènes. Et le fait que l’équipe se soit éloignée de l’Enfer depuis cinq mois n’arrange pas les choses. Cependant, il a commit une erreur hier.
Moi: Quel genre d’erreur ?
Scientifique: J’avoue que j’ai eu de la chance. Je traversais le couloir pour atteindre le laboratoire. Et figurez vous qui j’ai trouvé à six heures du matin en train de feuilleter les données de la RDA et du programme ?

Je pestais dans ma tête. J'étais en mission d’escorte à ce moment là.

Moi: Le pilote ?
Scientifique: Exact. J’ai profité ensuite qu’il soit en liaison pour savoir ce qu’il cherchait. Dites moi, votre ami s’intéresse t il aux histoires de la RDA avec les autochtones ?

La demande me surprit de plein fouet. Ben avait toujours dit que les histoires de la RDA ne l’intéressait pas.

Moi: Non pourquoi ?
Scientifique: Eh bien, il est resté un bon bout de temps sur un clan que l’entreprise a exterminé il y a vingt ans de cela. Je regrette qu’on ne fasse pas pareil avec les autres.
Moi: Attendez... Vous voulez dire que Ben s’est intéressé à l’histoire du clan Menariyä tunti
Scientifique d’un sourire :: Exact, vous êtes perspicace vous savez ?

Fière à mon avis d’en savoir plus que moi et j’avais un mauvais pressentiment concernant cette histoire.

Je me levais en regardant la fenêtre. Je connaissais cette affaire. Ces indigènes n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Ils n’ont pas hésités, à attaquer nos escortes et nos machines avec leurs pitoyables armes.
Le pire, c’est qu’ils nous ont tués cinquante de nos hommes d’une façon horrible. Décapités, brûlés, coupés en deux, transpercés, se rajoutant aux vingtaines et aux sabotages des dizaines de machines.
Parmi tous les clans qu’on connait, celui-ci a été le plus violent. En plus, ils étaient rapides et obstinés. Ils constituaient donc une grande menace. Je savais à ce moment là, que les autochtones sont dangereux et que la seule condition qu’ils accepteront, c’est qu’on parte. Ce qui était hors de question naturellement.
Et comme si ça ne suffisait pas, la Tsahik des omatikayas et celle des menariyä tunti étaient proches et ce massacre n’avait pas arrangé nos relations avec les omatikayas. Parker avait réussi à calmer les tensions jusqu’à la mort de la fille du chef.
Pff, obliger de négocier contre de pitoyables bleus, c’est vraiment n’importe quoi. On leur fait une démonstration de force et ça serait terminé, mais non, il faut à tout prix « négocier ». Ca m’énerve. D’ailleurs, pourquoi Ben s’intéresserait il à ce maudit clan ? A moins que… Non, ça me paraissait impossible.

Moi: Et vous savez les raisons de cette recherche ?

J’écrasais la cigarette presque consumée dans le cendrier: Non, mais j’ai des doutes.

Moi: Et vous soupçonnez qui dans le programme qui pourrait pousser Ben à se retourner contre l’entreprise ?

Scientifique: Vous intéressez beaucoup à lui. A vrai dire, je peux vous comprendre, c’est une personne mystérieuse, peu bavard et ayant un grand talent pour cacher ses secrets. Pour répondre à votre question, j’ai tout d’abord soupçonné une de mes collègues voire même cette pilote, Trudy… Chacon je pense, d’avoir une liaison avec lui. Mais, votre Ben n’a montré aucun signe d’affection quelconque. Pourtant j’ai posté une caméra dans toutes les chambres des membres du programme. J’ai piétiné pendant deux mois sur cette fausse piste. J’ai essayé ensuite de le séduire mais c’est un véritable bloc de marbre. Puis je me suis rappelé d’une chose
Moi: Laquelle ?
Scientifique: Le pilote a cité un moment donné une indigène. Une certaine Lutsey et vu la description qu’il en a faite, il semblait la respecter.

C’est ce que je craignais. Je suis sûr que Ben s’est attaché à elle. J’ignorais comment elle l’a ensorcelé mais elle l’a réussi. C’est un miracle si Ben ne nous a pas encore trahis.

Moi: Vous avez bien travaillé. Je vous récompenserai pour vos efforts, vous avez ma parole.

Elle partit un peu indignée, mais je m’en moquais. Ce qui m’intéressait, c’était Ben. Je mis ma cigarette dans le cendrier et je m’assis, réfléchissant à ces détails que venait de me dévoiler mon espionne.


Fin de l’extrait

De nos jours,

Extrait du journal de Gäel

D’un côté, j’étais impatient de pouvoir enfin livrer bataille contre ces bleus mais la révélation qu’on a eu de la part du colonel m’avait bouleversé. Ben avec une indigène. Jamais je ne l’aurai cru. Et le pire que c’était la fille de leur chef. Pour qu’elle ait réussi à séduire quelqu’un comme Ben, elle doit avoir une forte personnalité. Après être sorti du bureau du colonel, on rejoignit Sted pour savoir ce qu’il avait à dire.

Moi: Que veux-tu nous dire Sted ? C’est important ?
Sted: Très.

Il réfléchissait pendant qu’on le regardait avec une mine surprise.


Sted: Ca faisait un moment que je soupçonnais Ben d’avoir une relation avec une des autochtones.
Dyle: Pourquoi tu nous as rien dit alors ?

Un agacement que je partageais.


Sted: Car vous ne m’aurez pas cru si je ne vous apportais pas une preuve solide le montrant. A vrai dire, même moi, je n’y croyais pas au début. Mais la vidéo qu’on a vue, le prouve maintenant
Moi: C'est la faute de cette fille. Elle l'a ensorcelé Ben ne nous aurait jamais trahis
Sted: Mais connaissait on vraiment Ben ? Jusqu'à maintenant, j’ignorai qu’il était impliqué dans les événements d’Octobre Rouge. Mais bon, si je voulais vous parler, ce n’est pas pour échanger mon avis mais pour vous dévoiler ma théorie concernant les origines de cette fille.
Dyle: Mais c’est la fille du chef, et la sœur de Silwanin et de Neytiri. Fin de l’histoire. Alors quelle est cette théorie ?
Sted: Si vous fiez au rapport, elle l’est effectivement.
Dyle: Hein ? Que veux-tu dire ? Ne me dit pas que c’est une…Menariyä tunti ?
Sted: Ben a enquêté sur ce clan qui a disparu il y a un vingt ans. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

Effectivement, c’était très étrange de la part de Ben, du moins de celui que je connaissais.

Sted: Je pense donc que cette Lutsey n’est pas la fille du chef des omatikayas mais celui des Menariyä tunti.
Dyle: Mais c’est impossible! J’ai lu le rapport. J’ai même fait une reproduction holographique de cette attaque. J’ai vérifié chaque détail minutieusement. J’ai même passé quatre jours à le faire. Il n’y avait aucune échappatoire. Tous les membres de ce clan ont été tués ! Comment un nourrisson aurait pu survivre à un tel assaut ?
Sted: Eh bien, il faut croire que si.

Dyle et moi n’étions pas convaincus. Mais qu’est ce qui expliquerait les raisons de l’enquête de Ben sur ce clan ? Même si il était contre nous, cette attitude, mise à part cette explication, restera mystérieux.
« Last Edit: July 22, 2018, 11:39:11 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #16 on: July 04, 2017, 12:41:50 pm »
Chapitre 16 : La fin de Ben

Le soleil se coucha quand l’escadrille repartit vers la base. Gaël était installé près d’un M30 sur le côté gauche d’un Samson et regarda le paysage. Soudain, il aperçut un Scoprion se dirigeant du côté opposé. Etrange. Il tenta de communiquer avec l’appareil mais n’optint rien. Alors, il conclut que cela devait être Ben. C’était le seul rebelle en fuite actuellement.
Sur cette pensée, il ordonna au pilote de faire monter l’appareil pour une inspection plus complète de l'appareil inconnu tout en se préparant à tirer. Celui-ci lui obéit à son ordre, sans discuter.

Quand le Samson approcha de l’appareil, il évita de justesse un tir de roquette. Une fois stabilisé, Gaël tira une rafale vers le moteur gauche et le toucha. L’appareil fit plusieurs rondes vers le côté touché, l'équilibre entre les mécaniques perturbée.
Par la suie, il disparut dans la foret, avant qu'un immense bruit de facas de metal et de verres indiqua un atterrissage en catastrophe.
Pour être certain de la mort de son adversaire, Gaël décida de descendre avec les quelques hommes qui étaient avec lui.
Ils trouvèrent l’épave quinze minutes plus tard du à l'immense végétation. Le nez de l’appareil était figé sur le tronc d’un arbre, les vitres du cockpit cassés et une flamme derrière l’hélice gauche montrait la zone touchée par le sergent. Mais aucunes traces du pilote mis à part la trace de sang près du siège, signe d’une coupure ou autre blessure.
Après cette brêve inspection, Gaël conclut qu'une division pour le chercher était aussi coûteux qu'inutile.
Le sergent décida donc de rentrer et rappela le Samson qui les transportait.

Gäel: Jim, tu nous récupères ?
Jim: Reçu sergent, je reviens chercher le colis.

Le Samson atterrit sans incident. Gaël et ses hommes montèrent.

Jim avec un sourire : On retourne à la base ?

Gaël allait répondre mais il vit une lumière rouge en direction de Jim.

Gäel: Jim baisse..

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que le tireur frappa.

Joltsyn essaya de réconforter sa sœur qui était en pleine panique. Elle a lancé des recherches pour retrouver son partenaire. Joltsyn eut beau lui expliquer que cela ne servirait à rien, elle ne renonçait pas à sa décision. Et ils explorèrent les environs à la quête du pilote. Le jour allait tomber quand le bruit d’un combat entre deux « oiseaux de métal ». Elles se posèrent pas loin des combats avec leurs guerriers et entendirent le bruit d’un appareil essayant un atterrissage forcé pas loin de leurs positions. Tous étaient curieux de savoir ce qui se passait et y allèrent en prenant soin d’être discrets car les bruits d’un oiseau de métal atterrissant les prévint du danger. Par la suite, elles entendirent un coup de feu suivi d’une explosion quelques secondes après.


Gaël reprit connaissance devant l’appareil en flamme. Quelques secondes de plus, et ils étaient morts. De leurs Samsons, il ne restait qu’un appareil à peine reconnaissable, se faisant dévorer par les flammes.


Soldat: Comment ça va sergent ?

Gaël eut un peu de mal à entendre . Ses oreilles bruissaient encore. La voix du soldat lui paraissait lointain.


Soldat:J’ai dit « est ce que ça va bien » ?
Gaël: Oui soldat.

C’est à ce moment-là, que l’effroyable idée que le sniper était encore dans les parages lui survint.


Gaël: A couvert !

Il eut juste dicter son ordre qu'un autre de ses hommes, pas assez rapide, s'écroula au sol, un rond rouge au milieu du crâne. Gaël le vit s’écrouler les yeux figés par la stupeur. Bon sang, ils se faisaient alignés comme des débutants! Rappeler un autre Samson serait offrir un beau cadeau de Noël au tireur!
Ils avancèrent en rampant pour se camoufler du sniper. En vain. Le tireur frappa encore, faisant une autre victime en visant le cou d'une femme l'accompagnant à son flanc gauche. Le sergent pesta. Le tireur doit avoir un capteur géothermique ou une détection de chaleur à sa lunette de visée pour pouvoir les débusquer aussi facilement
Il avait tout prévu !Néanmoins, il venait de trahir sa position par ce denier tir. Fallait tenter le tout pour le tout. Le sergent ordonna donc à sa compagnie d’attaquer frontalement. Il espéra seulement que celui-ci n’eut pas l’idée de se déplacer durant l'offensive. Le sniper frappa et tua en très peu de temps et avec ube froide minutie, cinq hommes. Il n’était, maintenant, plus que deux.

Après vingt minutes passées à explorer la forêt afin de chercher le lieu du crash, les deux sœurs parvinrent à trouver l’oiseau de métal.
De plus, elles virent les traces de pas allant vers le sud. Elles suivirent celles venant de l’appareil. Elles continuèrent leurs traques tout en entendant des coups de feu qui retentirent. Les jeune guerrières virent des tawtutes courant droit en direction d’un autre muni d’une arme qu’elle n’avait jamais vue. C’était un grand fusil munis d’un viseur sur lequel un tawtute collait son œil droit. Dissimulé sur une colline, ils abattaient les autres Sawtute.
Tout d’abord, le groupe était constitué de quatre personnes. Soudain, un coup de feu retentit et un s’écroula.
Quelques instants après, un autre retentit et un deuxième tawtute s’écroula. Il refit le même procédé pour un autre qui était proche de lui. Mais un tawtute parvint à être à portée de tir et tira avec son Dard sur son adversaire. Son adversaire dégaina son Wasp avec sa main droite mais il ne fut pas assez rapide. Il se prit le tir. L’autre tawtute tira une nouvelle fois et le toucha à nouveau. Son adversaire recula un peu, se tenant le ventre avant de tomber vers l’arrière. Le tawtute regarda l’endroit où est tombé l’agresseur avant d’incliner la tête tristement.

Gaël: Je veux savoir avant. Pourquoi ? Pourquoi l’avoir sauvé ?
Ben avec un sourire : Car… c’est une… tête...brûlée.
Gaël: Pourquoi elle ?
Ben en fermant les yeux : Car c’est …ainsi.

Le sergent tourna la tête et s’éloigna. Puis, il appela un oiseau de métal et quelques instants après, il alla dans un terrain dégagé où gisait un oiseau de métal en feu. Il embarqua dans l’oiseau convoqué, après avoir ramené les cadavres sauf celui du tireur et repartit dans le ciel. Les deux guerrières allèrent aussitôt vers l’endroit où était le tawtute. Elles virent tous les deux, un tawtute inconscient. C’était un jeune homme, d'une trentaine d'années, ayant les cheveux noirs d’où certains étaient bouclés. La jeune guerrière reconnut avec horreur, le visage de son partenaire. Les deux guerrières virent des traces rouges à l’épaule droite et au ventre. Le sang de ses blessures se répandait sur le sol en une flaque rouge.

La jeune olo’eyktan regarda attentivement le visage de l’inconnu et elle le reconnut avec horreur. Prise de panique et de chagrin, elle alla vers lui et mit sa main à l’arrière du crâne.

Lutsey en le secouant: Oh non! Tsylan réponds moi ! Je t’en prie !
Ben en ouvrant les yeuxc : Lut ? Ma belle petite tigresse ?
Lutsey: Oui. C’est moi ! Reste avec nous.
Ben: Lut… rapproche ton oreille.

Elle s’exécuta et il lui murmura quelque chose.

Lutsey: Tsylan, on n’en est pas encore là. Reste avec moi.
Ben: C’est… trop…tard.
Lutsey:Tant que tu es en vie, il y a de l’espoir.

Celui-ci ne répondit pas.

Lutsey: On n’a pas le temps à perdre, il faut à tout prix, il lui faut des soins !!

Il eut un silence où personne ne bougea.

Lutsey en colère :: Qu’est ce que vous attendez ?
Joltsyn: Grande sœur… Je suis désolée de te dire ça… Mais… Il n’y a plus rien à faire pour lui
Lutsey: Non! Comment peux tu dire ça ! Il ne peut pas être mort !
Joltsyn: Je crains que si. Regarde par toi-même.

Lutsey colla son oreille et n’entendit aucuns battements.

Joltsyn: Lut…
Lutsey en colère en portant le cadavre de son partenaire:Fiche moi la paix!

Joltsyn et les gardes la suivirent, sans un mot. Elle ressentait le chagrin de sa sœur et c’était une torture pour elle car elle ne pouvait rien faire pour l’apaiser.

Le jour a laissé place à la beauté de la nuit. Lutsey était sur une des collines cachant le sanctuaire, contemplant le bûcher qu’elle a construite à la demande de Tsylan, consumer le corps humain de son partenaire.

Un mois auparavant,

Lutsey: Bon…jour. Mon nom est …., tenta t elle en français, Nang ! C’est une langue difficile !
Tsylan avec un sourire: Je ne t’ai jamais dit que ça serait facile,

Un bandeau marron dissimulait son œil gauche blessé.

Tsylan: Tu sais ce que j’ai subi maintenant en apprenant ta langue.
Lutsey:Je ne renoncerai pas
Tsylan:Je le savais ma petite tigresse

Et il continua à apprendre à Lutsey sa langue natale. Les mois passèrent et Tsylan fut surpris des rapides progressions de sa tutrice qui savait peu à peu, parler, écrire, et lire sa langue maternelle. Il en était content d’ailleurs. Il pourra communiquer enfin avec quelqu’un sans passer par l’anglais ou le na’vi mise à part ses amis. Et avec la femme que son cœur a choisi qui plus est.
Mais cela, elle n’était pas obligée de le savoir. Cependant, il ignorait que Lutsey avait également cette pensée et que c’était sa raison principale pour apprendre la langue de son partenaire.

De nos jours,

Joltsyn: Il faut que tu te reposes.
Lutsey en larmes : Pourquoi ? Non ça ne peut pas être vrai! Il ne peut pas être mort ! Ca doit surement être un cauchemar, il n’y a pas d’autre explications! Ca devait être lui !
Joltsyn: Grande sœur, on n’a fait ce qu’on a pu et rester là à te lamenter ne le fera pas revenir. Tsylan ne l’aurait pas voulu.

Lutsey regarda le brasier consumant le corps tawtute de son partenaire jusqu’à ce qu’il s’éteignit. Ensuite elle la suivit, en tenant le médaillon qu’elle a dérobé sur le cadavre de son partenaire, toujours plongée dans son chagrin avant d’aller se coucher.
Elle se leva et regarda un instant la forêt s’étendant à perte de vue. Les Sawtute lui ont encore enlevé qu’une personne qui lui était chère. Tant qu’ils seront là, sa vie ne sera faite que tristesse et mort tout comme pour sa sœur et les membres de son clan.
En regardant ce paysage, elle se rappela d’un rêve qu’elle a faite peu de temps avant sa rencontre avec Tsylan.

Elle avait sa peinture de guerre et elle était sur Tahni. Dessous, elle voyait cette forêt, mais à certains points il y avait des flammes dus à certains appareils tawtute qui se sont écrasés. De là où elle était, des na’vis sur des Ikrans et des tawtute dans leurs appareils se livraient une bataille sanglante.

Au départ, elle avait pris cette vision pour un rêve car son désir de vengeance l’empoisonnait à cette époque. Mais maintenant les choses ont changé et elle aussi..



Lutsey: La bataille pour notre avenir va bientôt avoir lieu à l’Utral Aymokriya

Grâce à un sanctuaire proche de leur Arbre Maison, Lutsey par tsahaylu fut au courant de la tragédie du Kelutral ainsi que la mort de son père adoptif. Elle voulut immédiatement soutenir son clan adoptif et prépara déjà une centaine de guerriers, le maximum des effectifs que pouvait offrir son clan en ce moment afin de soutenir son clan adoptif. Mais cette nouvelle confirmait sa vision de cette bataille à l’Utral Aymokriya

Le lendemain, ils partirent en direction de l’Utral Aymokriya avec une force d’une cinquantaine de chevaucheurs d’Ikrans et une cinquantaine de cavaliers. Comme à son habitude quand elle partait à la rencontre d'autre clans, la jeune olo'eyktan s'était habillée en une tenue prouvant clairement son rang au sein du clan.


Ils arrivèrent à leurs destinations au tombée du jour et eurent la surprise de voir déjà une armée de mille neuf cent guerriers déjà ralliés sous la bannière d’un Toruk Makto si on en juge par l’ombre menaçante de Toruk chevauché par un cavalier.
Lutsey atterrit au sanctuaire tandis que ses tsamisiyus atterrissaient à l’extérieur. La bataille aura lieu ici. Elle en était certaine maintenant.

Voix: Lutsey !!


Elle revint à la réalité et vit sa mère adoptive.

Lutsey: Ca fait plaisir de vous voir ma sa’nu

Sur ces paroles, la Tsahik des omatikayas la serra dans ses bras, comme sa propre fille.

Mo'at: Je savais que tu viendrais,
Lutsey: Je n’aurai pas raté cette occasion. Et puis… Je suis au courant de l’attaque du Kelutral. J’ai préparé mes tsamsiyus aussi vite que j’ai pu.

Elles s’écartèrent et Mo’at regarda sa fille adoptive avec un sourire.


Mo'at: Ta présence me suffit amplement.

A ce moment là, Joltsyn entra dans la conversation et salua la Tsahik avec respect.

Joltsyn: Ohel ngati kameie Tsahik Moa’t. Nous compatissons pour la destruction de votre foyer et la mort de votre partenaire. Je sais que mes paroles ne suffiront pas à atténuer votre chagrin et votre douleur.
Mo'at:Je te remercie Joltsyn. Nous connaissons maintenant la douleur que vous avez subie de la part des tawtutes il y a vingt et un an.

Un silence glaçant fit son irruption où les deux Tsahiks eurent un échange de regard mêlant compassion et compréhension que Lutsey s’empressa d’interrompre.

Lutsey: Où est Neytiri ?
Mo'at: Elle va bientôt arriver. Vous aurez beaucoup de choses à vous dire.
Joltsyn: Une de tes sœurs adoptives je suppose ?
Lutsey: Oui. C’est la personne avec qui j’ai le plus d’affection après le clan, toi et…

La tristesse l’envahit en pensant à son amour mais une voix lui permit d’oublier un instant sa douleur.

Neytiri: Tiens !! Regardez qui voilà!

Elle se retourna et vit sa sœur adoptive,

Lutsey: Neytiri !

En la voyant, le côté adulte de Lutsey s’effondra pour laisser place à une petite sœur qui avait besoin de son ainée pour la consoler. Neytiri sourit, se laissant prendre au jeu car elle savait qu’elle avait besoin de cela. Elle serra affectueusement de ses bras, sa sœur adoptive. Joltsyn fut un peu jalouse même si sa sœur se comportait de la même manière avec elle.

Neytiri d'un ton affectueux une fois qu’elles eurent terminé leurs étreintes: Ca va. Bon… dis moi qu’est ce qui ne va pas ? Je sais que tu es triste. Inutile de me le cacher. Tu as beau être olo’eyktan, tu n’as pas changé.

Lutsey lui fit un sourire triste.

Neytiri: J’avais oublié de te le présenter la dernière fois. Lutsey, voici Jake Sully, dit elle, Jake, ma sœur, Lutsey
Jake en lui tendant la main: C’est un plaisir de vous rencontrer!

Lutsey vit Jake, la façon dont les omatikayas semblaient le respecter. Un coup de regard envers le Toruk lui suffisait pour comprendre. Une vague d’émotions qu’elle a contenu depuis hier se précipitèrent vers son cerveau, prêts à exploser.

Jake: Qu’est ce qu’il y a ? J’ai dit quelque chose de mal ?


Neytiri repéra toute suite un signe avant-coureur de même que Joltsyn. Ce signe, c’était l’obsession du regard de la chef vers le visage du marine dont la neutralité du visage dissimulait le raz de marée d’émotions. Mais également, l agitation anormale de son kxetse et ses oreilles abaissés.

Neytiri: Jake, recule!
Jake:Comment ça ?
Neytiri:Suis mon conseil!

Il obéit et eut bien fait. En effet, de peu, il allait se prendre un coup de poing au visage. Tellement rapide que le conseil de sa partenaire lui permit de l’éviter de justesse. Il était clair qu’il n’aurait pas pu le faire peu de temps après. Aussitôt, Joltsyn et Neytiri intervinrent pour éviter qu’elle puisse continuer dans sa lancée

Lutsey, enragée : Pourquoi c’est toi ? Pourquoi Eywa t’as choisi ? Pourquoi ? Pourquoi il a fallu que ça soit toi, et pas lui ?!
Joltsyn: Grande sœur, calme-toi !! Il n’y est pour rien ! En plus, c'est le Toruk Makto!
Ludsey en hurlant : Justement !!
Neytiri:Je ne sais pas ce que tu as subi, petite sœur, mais je ne te laisserai pas exprimer ta colère contre mon partenaire.

Le marine était confus. Il ne savait pas comment réagir face à la furie de l’olo’eyktan. Heureusement que Neytirir et Joltsyn la retenaient car il n’avait pas trop envie de savoir ce qu’elle lui aurait fait. Il était clair qu’elle a perdu quelqu’un qui lui était cher. Et un homme de son espèce, qui devait être son partenaire. Enfin, elle se détourna de Jake, laissant du repos à sa sœur et exprimait sa colère sur Eywa.

Lutsey :Mère!!! Comment... Pouvez laissez vos enfants souffrir!? Pourquoi restez vous sans réaction ? Vous et vos satanées prophéties ! Quelle Mère laisserait ses enfants souffrir et mourir sans réagir !?

Jake allait intervenir mais Neytiri le coupa dans son élan.

Neytiri: Tu ne feras qu’empirer la situation
Jake: Mais tu vois bien qu’elle est mal !
Neytiri: Jake… Ma sœur adoptive est très sensible même si elle le cache. Mais à force d’accumuler les émotions, il ne suffit d’un rien pour que tout éclate. C’est ce qui est en train d’arriver.
Joltsyn: Ca arrive souvent ?
Neytiri: Quand elle était encore au sein de notre clan, parfois. Et quand elle est dans cet état, il vaut mieux attendre qu’elle se calme.
Joltsyn: Ca n’a pas changé. Je la voyais souvent revenir de la forêt couverte de sang. Et du sang des membres de ton Peuple, Toruk Makto
Jake: Je ne suis pas étonné, bizarrement.

Enfin Lutsey arrêta ses plaintes. Mais elle s’écroula et laissa exprimer son chagrin qu’elle avait su contenir jusque là. Ses sœurs s’empressèrent alors à son chevet.

Joltsyn: Grande sœur. Je sais que c’est dur pour toi. Mais qu’aurait pensé Tsylan si il te voyait ?

L’olo’eyktan sourit par-dessus ses larmes.

Lutsey: Il ne m’aurait pas loupé.
Neytiri: Qui est Tsylan? Petite sœur, tu caches bien ton jeu !

Lutsey reprit ses esprits et raconta à Neytiri tout ce qu’elle savait sur son partenaire.


Neytiri surprise: Tu as choisi un tawtute comme partenaire !? Tu… tu as bien changé ma smuktu. Mais cela expliquait ton comportement la dernière fois.
Ludsey, tristement : Oui mais il est mort maintenant, et par ma faute.
Joltsyn: Grande sœur, je ne pense pas qu’il voudrait te voir dans cet état.

Enfin, elle parvint à se relever. Ce n'était pas le moment de pleurer les morts. Il y avait de plus grands enjeux que cela.

Jake: Excusez-moi, olo’eyktan. Vous parlez d’un avatar comme moi ?
Joltsyn: Oui, ma sœur l’a nommé Tsylan mais on ignore son vrai nom.
Jake, d'un air sérieux: A quoi ressemblait il?
Lutsey, méfiante : Pourquoi donc ?
Neytiri:Lutsey tu peux lui faire confiance.
Lutsey: Après la destruction du Kelutral ? Eywa m’a montré son rôle. Et ce n'est pas le fait qu'il soit Toruk Makto que je lui pardonnerai la mort de père et de nombreux frères et sœurs omatikaya.
Neytiri: Mais il est de notre côté maintenant. Tu peux me faire confiance.
Lutsey après un instant: C’est bien parce que c’est toi, grande sœur.

Sur ces paroles, elle décrit l’avatar de son partenaire.

Jake:Je n’y crois pas ! Ca serait donc Ben !
Ludsey: Tu l’as connu?
Jake: Connaitre… C’est un grand mot. Ben est la personne la plus mystérieuse du programme. Pour tout vous dire, je ne connais pas grand-chose de lui, mise à part que c’était un cavalier d'oiseaux de métal avant mais il a des compétences sur le terrain assez surprenants. Grace a bien caché son jeu.

La jeune olo’eyktan, sur la colline cachant le sanctuaire, admira la forêt s’étendant à perte de vue. Quand elle pensa à tous ce qu’elle a perdu jusque-là. D’abord son père, qui lui était inconnu, son clan, sa mère, Silwanin et maintenant Tsylan. Elle se doit de les venger pour honorer leurs mémoires. Mais chaque chose en son temps. Tout d’abord, elle voulait savoir ce qu’était cet objet.

Elle remarqua alors qu’on pouvait l’ouvrir et envahit par la curiosité, elle l’ouvrit doucement. Dedans il y avait une photo d’une famille d’humain où elle vit le pilote à côté d’une femme aux cheveux bruns et ayant un regard d’un bleu perçant. A leur droite se situait un homme cheveux roux ayant les yeux vert. Devant eux, il y avait une jeune fille portant un bras de métal. La petite fille était le portrait de la femme sauf au niveau des yeux qui étaient celles de l’homme aux cheveux roux. Tous souriaient lors de la prise comme pour l'inviter à les rejoindre. Ce qui fit sourire l’indigène.
Mais des questions tournèrent aussitôt dans sa tête. Qui sont ces personnes ? Et quels sont leurs liens avec le pilote ? Des questions que seul son partenaire pouvait répondre et qu’il avait emportées avec lui. Il était bien tard dans la nuit quand elle parvint enfin à trouver le sommeil en tenant dans ses mains le seul objet qui lui restait de son partenaire, maintenant avec Eywa, leur déesse.
« Last Edit: July 18, 2018, 06:34:23 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #17 on: July 04, 2017, 12:42:51 pm »
Chapitre 17: La Nature contre La Technologie

Lutsey était au milieu de la bataille. Sur son corps et son visage des traits de couleurs jaunes suivaient les motifs de son corps, certes peu distincts. Le contour de ses yeux étaient peinturés de noirs, lui donnant un aspect assez effrayant malgré sa beauté.
Elle était sur Tahni et  profita de la hauteur d’une colline flottante dans lequel Tahni s’est accrochée pour surprendre les deux Samsons en dessous d’elle qui n’avait pas perçu sa présence. Elle prit une flèche dans son carquois et arma son arc, la banda, visa et tira sur celui de droite. Le pilote reçut la flèche en plein sur le cœur et mourut sur le coup mais mena la manivelle vers la gauche, percutant ainsi son allié et les deux appareils explosèrent tuant les quatre mitrailleurs qu’ils avaient à leurs bords avant de s’écraser dans la forêt.
Elle observa son œuvre d’un air satisfaite mais n’eut pas le temps de le savourer, ni de rallier les chevaucheurs d'Ikrans de son clan.
Un Scorpion surgit à sa gauche et tira un missile sur sa direction. Son Ikran eut juste le temps de se décrocher avant que le missile percuta la falaise. La jeune guerrière tenta de lui fausser compagnie  en montant en hauteur tout en faisant des zigzags pour éviter les missiles et les balles de son poursuivant mais celui-ci s’accrocha à elle, continuant à la mitrailler et à lui envoyer des missiles qu’elle eut de plus en plus de mal à esquiver. Elle exerça, alors, rapidement un petit tonneau aérien  juste au dessus d’une autre colline, fonça à la vitesse de l’éclair vers l’arrière de l’appareil et Tahni détacha la queue de celui-ci avec sa mâchoire, le rendant hors de contrôle du pilote.
L’hélicoptère descendit en tournant comme une toupie avant de percuter une falaise et d’exploser par la suite. La bataille courrait au désastre. Leurs forces se faisaient décimées par les tawtutes, et en particulier par le Kunship Axa.
Elle était d’ailleurs l’une des seules  avec le reste de ses chevaucheurs Ikrans qui n'étaient composés maintenant que d'une dizaine, à encore résister. Mais pour combien de temps ?

Joltsyn faisait partie de la cavalerie et la situation n’était guère mieux qu’au niveau aérien.
Pire, leurs forces avaient à peine tué une dizaine de tawtute tandis que les leurs se sont faites balayés par les tirs de leurs engins de la mort. Elle a même perdu son Pa’li, tué par une balle d'une armure de métal. Elle ordonna à ses dizaines de guerriers et guerrières de se replier puis, fit de même.
Mais son orgueil la força à se battre jusqu’au bout. Elle se retourna, arma son arc, visa un tawtute et tira, le tuant.
La jeune guerrière se replit dans sa cachette afin de reprendre une flèche. Joltsyn savait qu’elle risquait sa vie mais peu importe. Tout était fini de toute façon. Qu’avait t elle à perdre ? A ce moment là, la jeune Tsahik repensa à des proches qui comptaient sur elle. Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage qu'une main la saisit en lui couvrant la bouche et l’entraina dans les buissons avant qu’elle ait eu le temps de réagir.

Avant la bataille, les menariyä tunti se préparaient à enterrer Tsylan. En effet, son esprit étant maintenant en Eywa, le corps était inutile et pourrait attirer des prédateurs éventuels au clan. Du moins, jusqu'à ce qu'une membre vit la poitrine s'élever, puis dégonfler pour laisser passer un bruit de respiration.

Menariyä tunti: Il respire ! Par Eywa, il respire !!!

Cela attira une foule de curieux, ce qui mit un peu l'ancien tawtute de mauvais humeur quand il ouvrit enfin les yeux.


Tsylan: Qu’est ce que vous avez à me regarder comme ça ?
Menariyä tunti: Vous… vous êtes vivant ?
Tsylan: A ton avis ? Je ne serai pas en train de te parler si ce n’était pas le cas!

Soudain, il vit ses mains indigène et sourit. Puis, il se tourna vers la foule et constata l'absence de Lutsey et de sa soeur.

Tsylan: Où est votre olo’eyktan? J’ai besoin de la voir, c’est important.
Menariyä Tunti: Elle est partie en compagnie de sa sœur et d’une centaine de tsamisyus vers l’Arbre des Ames.

Tsylan:  Oh non ! Ils vont droit au massacre ! Merci, ma tsmuke.

L’ancien pilote se dépêcha d’appeler son Ikran, fit tsahaylu avec elle. Puis la monta et s’envola en direction de l’Utral Aymokriya après avoir pris un arc ainsi qu'une dizaine de flèches.


Tsylan: . Il est hors de question que je la perde aussi

Arrivé au lieu de bataille, il ne put que constater ce qu’il craignait. Les indigènes se faisaient massacrer par la supériorité technologique de la RDA. Il activa son brouilleur dissimulé sur son brassard gauche, pour éviter d’être localisé par les radars.  Il atterrit ensuite dans la forêt et dit mentalement à sa monture. « Ma belle. Tu sais ce qui te reste à faire » Elle lui lança un petit cri et frotta sa tête à lui, lui permettant de faire une petite caresse. « Oui. Toi aussi, prends soin de toi » Et sur ces paroles, elle s’envola tandis que le guerrier profita de la végétation et de ses gadgets pour s’approcher du champ de bataille sans avoir à être repéré.

Joltsyn: Tsylan?

Celui-ci lui répondit par un sourire .

Tsylan: Content de me voir, belle sœur ?

Elle sourit.


Joltsyn: Tu l’avoues donc finalement !
Tsylan: Pourquoi le nier ? Tout le monde doit le savoir maintenant. Mais on se chargera de cela plus tard. Ne bouge pas. Tu risques de te prendre un coup.
Joltsyn: De quoi tu me parles ? Nos forces sont décimées !
Tsylan: Pas les forces naturelles.
Joltsyn: Ne me dis pas…
Tsylan: Eywa m’a chargé d’un message .
Joltsyn: Laquelle ?
Tsylan: «Je vous ai entendu».

Lutsey vit une vague d’Ikrans décimés les forces des tawtutes avec toute la furie qu’ils pouvaient démontrer.

Lutsey, pleurant de joie : Merci, Mère!!!!!

Elle n’en revenait pas. Eywa, leur mère, les aidait dans leur lutte. C’est le plus beau cadeau qu’elle pouvait faire à ses enfants. Lutsey en eut les larmes aux yeux. Mais cette fois ce n’était pas de la tristesse mais de la joie.

Joltsyn vit une marée d’Angtsik décimés les AMP tandis que les Nantangs se chargeaient des hommes terrestres. Eywa faisait payer aux Sawtute leurs crimes et elle le faisait bien..


Tsylan: Je l’aime bien finalement. Elle est méticuleuse et a les soucis du détail.
Joltsyn: Venant de toi, ça me surprend .
Tsylan:Ca ne veut pas dire que je me mettrai à prier pour elle comme vous le faites. Je la respecte, c’est tout.
Joltsyn: Tu ne changeras pas. Je comprends pourquoi ma sœur t’a choisi!

Soudain, il lui fit signe de se taire. Ils entendirent le bruit d’un oiseau de métal. Tsylan dégaina son arc et l’arma d’une flèche.

Lutsey continuait le combat faisant des ravages avec l’aide d’une alliée dont elle ne s’attendait pas.
Cette alliée était Txon, l’Ikran de Tsylan. Comme si son partenaire lui avait demandé de veiller sur elle. Le trio fit des ravages chez les forces sawtute, du moins de ce qui en restait après le passage d'Eywa. Cependant, les trois ne purent empêcher leur séparation. Tandis que Txon se chargeait d’un Samson avec l'aide d'un Ikran rouge sang, (la jeune indigène pouvait  entendre les bruits de panique de l'équipage face à la férocité des deux créatures) un autre la pourchassait. Tahni esquivait tant bien que mal la rafale que leur imposèrent leurs adversaires et elle dut se réfugier, avec sa chevaucheuse,  dans la forêt, leur poursuivant derrière eux.

Gäel essayait d’avoir la compagne de Ben avec son duo mais plus facile à dire qu’à faire. Elle n’arrêtait pas de gigoter dans tous les sens et le peu de visibilité qu’offrait la forêt n’arrangeait rien. Mais un moment donné, il crut voir, à leur droite, un Na’vi l’arc bandé en leur direction.
Il eut le réflexe de pointer sa mitrailleuse vers lui mais arrivera t il à l'abattre à temps ?

Tsylan ne fléchit pas et regarda sa cible d'un oeil expert avant de lâcher la corde de son arc et la flèche atteignit le cockpit où était le  pilote le touchant au ventre. L’appareil descendit au piquée et s’écrasa dans un énorme de fracas de vitres brisées et de métal se tordant sous la violence de l’impact. Toutefois, le partenaire de Lutsey ne comptait pas s'arrêter à là. Il voulait s'assurer qu'il n'y avait plus de dangers.

L’olo’eyktan jeta un coup d’œil rapide derrière elle. Elle vit le Samson qui la poursuivait quelques instants plus tôt, couché à l’envers. Elle fit aussitôt demi-tour. A son tour d’être la chasseresse maintenant même si il ne lui restait que deux flèches.

L’équipage du Samson reprirent tout juste connaissance quand la Na’vi qu’il pourchassait précédemment, lança un raid. Gaël vit son camarade se faire abattre sous ses yeux, une flèche aux plumes jaunes et noirs lui transperçant le corps.

Gäel: Hors de question que je serve de cible à une bleue !

Lors du deuxième passage de l’indigène, il parvint, avec le grappin extensible que son poignet dissimulait, à la désarçonner en utilisant son harnais. Le choc avec le sol, blessa l'épaule droite de l'olo'eyktan qui laissa échapper un cri de douleur et de colère.

Gäel, en prenant un M30 du Samson: On fait moins la maligne maintenant !

Bien qu’elle fût blessée, elle parvint à se relever et évalua la situation malgré la douleur l’envahissant. Il était trop loin pour qu'elle puisse l'atteindre rapidement et il était déjà en position de tir. Au moment, où le militaire allait tirer, il entendit un bruit sur le côté et para un coup d’épée de Joltsyn avec le M30. L’arme lui échappa des mains à cause de la puissance du coup.

Gaël esquiva un coup de pied et immobilisa la sœur jumelle de Joltsyn par une balle à la jambe droite de son arme de poing.


Gaël: Une sœur jumelle !! Alors qui devrais-je appeler Lutsey ?

Joltsyn rigola malgré la douleur.

Gaël: Qu’est ce qui te faire rire ?

Evidemment, Joltsyn ne comprit pas la langue française et continua .


Joltsyn: Skyepa tawtute !
Gäel: Quoi?
Lutsey: Tu es tombé dans un piège tawute. C’est ce qu’elle a dit.
Gaël: Ah bon? De qui ?

Joltsyn sourit, dévoilant deux dents pointus semblable à des félins .

Joltsyn:  Muntxatan tsmukea!!

Lutsey ne crut pas ce qu’elle entendit. Ce n’était pas possible ! Elle l’avait mourir dans ses bras ! Gäel, évidemment ne comprit rien de ce qu’elle disait et cela l'énervait.

Gaël: Et là ?
Voix: Elle parlait de moi.

Un sentiment glacial envahissait aussitôt Gäel. Cette voix… Ce n’était pas possible..

Gaël: Toi ??

Il eut à peine le temps de se retourner qu’une flèche le transperça. Celle-ci l’amena dans son sillage avant de finir son trajet sur un arbre.
Tandis que sa vue se brouillait, le sergent leva la tête et vit l’avatar de Ben réveillé.


Gaël, avant de mourir: Co… mment ?

Ben le regarda pousser son dernier soupir avec le calme d’un soldat, l’arc tenu par son bras droit. La peur pour sa partenaire lui avait permis de tirer. Mais à quel prix ? Quand il fit les constatations, il s’écroula sous le poids de la tristesse et versa des larmes. Ca y est. Son passé était réellement derrière lui. Le prix à payer était lourd mais il s’y attendait.
Des larmes coulaient sur ses joues tandis qu’il soutenait, avec le tronc d’un arbre, la douleur cruelle envahissant son cœur. Lutsey comprit son chagrin et elle jugea préférable de le laisser faire son deuil. Elle savait que sa douleur ne se cicatriserait jamais et qu’elle en était responsable. Celui-ci rangea ses armes avant d’aller vers ses compagnons pour les accompagner à l’Arbre des Ames afin qu’ils soient soignés par Mo’at. Il aida Joltsyn à marcher tandis que l' olo'eyktan remettait son épaule en place, non pas sans pousser un grognement d’exaspération.

Arrivée à l'Utral Aymokriya, Ludsey laissa sa mère adoptive soigner sa petite sœur. On lui transmit la volonté de Jake de se réunir pour l'attaque contre Hell's Gate.
Toutefois, elle avait quelque chose à faire avant.  Elle se rendit en haut de la colline dissimulant l'Arbre des Ames où son partenaire était là, bras croisés, observant la forêt avec son unique œil. Evidemment, elle savait qu'elle ne pourrait pas cacher sa présence, à cause du lien qui les unissait. .


Tsylan: Je savais que tu viendrais ma tigresse.
Lutsey: Evidemment.

L'ancien tawtute tourna la tête vers sa femme pour se prendre une gifle de sa part.

Lutsey: Comment... As tu pu... Me faire ça?

Quelques instants de silence passèrent où il inspecta la joue victime et sentit encore le picotement de la punition de sa partenaire. Néanmoins, il garda son sérieux.

Tsylan: Je n'ai pas eu le choix. Tu penses que ça me faisait plaisir de te faire souffrir ainsi ?

Sous l'émotion, la jeune olo'eyktan craqua et  se réfugia dans les bras de son partenaire, délivrant des larmes qui coulèrent sur ses joues.

Lutsey: J'ai cru... t'avoir perdu.
Tsylan, la réconfortant: J'imagine la peine que tu as du subir. Mais je suis là maintenant.
Lutsey: Si tu me refais un coup comme ça,  je te promets d'aller te chercher auprès de Mère pour te le faire regretter.
Tsylan,:Je préfère l'éviter même si je te fais confiance pour cela.

Elle releva la tête et put savourer la caresse sur sa joue gauche en collant celui-ci à la paume de la main gauche.  Si on se fiait à ses ronronnements. Ce qui ne manqua pas de faire rire son partenaire. En temps normal, elle aurait répliquer. Néanmoins, elle n'en avait pas envie. Pas aujourd'hui.

Deux jours avant la bataille de l’Utral Aymoriya

Je me suis bien fait avoir ! J’aurais dû faire davantage attention à mes flancs. Mais cela n’a plus d’importance. Je vais mourir et je ne vais pas m’en plaindre. Tout ce sang dans mes mains seront enfin lavés. Cependant la voix de Ludsey me fit revenir à la réalité. Qu’elle est belle. Ses yeux de félins, ses cheveux… J’ai eu la joie de la connaitre et de partager mon cœur avec elle. Je suis prêt à partir. Mon seul regret est d’infliger une blessure supplémentaire à mon amour. Mais c’était ainsi. On ne pouvait pas revenir sur le passé. Je murmurais à ma bien aimée mes derniers souhaits avant de fermer les yeux pour trouver le repos éternel.

J’arrivais à une prairie bordée de fleurs et respirant la joie de vivre. Serait ce le paradis ? Si c’était cela, je ne le méritais pas. Pas après ce que j’ai fait. Je parcourus cette mystérieuse apparition. Je voyais des Na’vis chanter, jouer, danser, discuter et rire. Je vis même un autre tawtute autre que moi.

Humain: Ah enfin un autre humain, je me sentais un peu seul ici !

Je le dévisageai d’un regard scrutateur

Humain: Ouh là ! Tu ne respires pas la joie de vivre ! J’en suis presque mal à l’aise en te regardant. J’ai un truc coincé entre les dents ?
Moi: Qui es tu ?
Humain: Mon nom est Raphael mais tu peux m’appeler Raf. Et toi ?
Moi: Ben. Pourquoi Eywa t’as accepté ?
Raph: C’est une longue histoire.
Moi: Nous avons tout notre temps devant nous
Raph: Moi oui. Mais pas toi
Moi: Je ne comprends pas.
Voix: Car notre Mère a décidé qu’il n’était pas encore temps pour toi.

Je me retournais et vit un Na’vi à la longue chevelure parfaitement soigné accompagné d’une femme ressemblant à Ludsey et à sa sœur.

Aie aie, je sens que je vais me faire cuisiner !

Femme na'vi: Cuisiner ? Pourquoi donc?
Moi: Cela.. Eh ! Vous avez lu dans mes pensées ?
Raph: Tu es mort, vieux ! Tu t’attendais à quoi ?
Moi: Génial...
Femme na'vi: Tu es mort Ben, mais ton séjour ici ne sera pas éternel.
Moi: Ok… Donc si je comprends bien, je ne suis mort que temporairement.
Femme Na'vi: Oui
Moi: Super… Moi qui croyais prendre des congés!

Raph rigola

Femme na'vi: Suis nous, Mère t’attend.
Raph: Content de t’avoir connu! Même si c’était court.
Moi: Moi de même, Raph

Sur ces paroles, je suivais mes beaux-parents.

Moi: Dites moi mes chers beaux parents, j’ai une question. De qui Ludsey a hérité son appétit vorace ?

Silwyn tourna son regard vers son époux.

Silwyn: Adresses toi à Tsikey.
Tsikey: Ce n’est pas vrai !
Silwyn: Tu plaisantes ? Dois je te rappeler comment on t’appelait dans notre clan?

Ok…. Heureusement la vue d'une femme Na'vie interrompit cette dispute à peine entamée. Soudain, celle-ci se métamorphosa et prit l’apparence de Lutsey. J'étais aussi mal à l’aise que si c’était Delane. En voyant l’apparence de leur fille, Silwyn ne put s’empêcher de pleurer tandis que Tsikey la réconfortait du mieux qu’il put.

Lutsey: : Je suis désolée mes enfants de vous imposer cela mais c’est la seule apparence que tous ceux qui sont ici présents, connaissent

Je ne pus m’empêcher de la regarder avec compassion. N’avoir jamais pu voir ses enfants grandir doit être la pire torture pour une mère. Je savais que Lutsey en souffrait aussi. En regardant Silwyn , je la voyais et cela me fit mal au cœur.

Lutsey: Maintenant... Penses-tu encore que je suis une illusion?
Moi: Je vous demande pardon ?
Lutsey: Ton uniltaron...
Moi: Oui?
Lutsey: J'ai pris l'apparence de ta sœur. Delane
Moi: Attendez une minute.... Comment savez vous que j'ai une sœur? Par ailleurs, qui vous a dit son nom ?

Aie…. Elle a même réussi à copier le regard…. Donc si elle connaissait l'existence de ma sœur.... Cela voulait dire.... Et ce regard... Ai je rêvé ?

Cela la fit sourire

Lutsey: :Tes pensées te trahissent.

« Mince, j’ai oublié que penser, c’est comme parler ici. »

Lutsey: Pourtant, tu as du mal à me considérer comme réel. Pourquoi donc ?

Je ne sais pas si je pouvais lui faire confiance. Certes, elle m’a permis de venir ici mais… tant de conflits dans notre planète se sont faits au nom d’une divinité. Oui mais elle, elle était vraiment réelle. Et puis, c’est grâce à elle que ce merveilleux monde ait pu exister. Que j’ai pu connaitre Lutsey et les Menariyä tunti.

Lutsey-Eywa: Je vois

"Ce n’est pas vrai ! J’oubliais à chaque fois qu’un mort n’a pas réellement de pensées ! A vrai dire, je ne crois pas que c'est la bonne solution de me faire revenir. J'ai souvent apporté la mort durant ma vie ainsi que la souffrance."

Lutsey-Eywa: C’est ton opinion mais cela ne me fera pas revenir sur ma décision.
Moi: Je suis un assassin, Eywa. Je ne suis bon qu’à tuer.
Lutsey-Eywa: Tu te trompes
Moi: Je vais vous confier mes souvenirs et vous allez comprendre
Lutsey-Eywa: Comme tu voudras

Elle me mit la main sur mon épaule et ferma les yeux. Je sentis son esprit parcourir ma mémoire, fouillant chaque moment de ma vie. Mes années de service au sein de la Cause jusqu'à la mort de mon père ainsi que mes années au sein de la RDA. Ces deux périodes furent les plus sombres de ma vie et les plus meurtrieres. J’ai massacré des populations entières par des raids aériens ou terrestres pour diverses raisons, qu'importe le camp. Les visages de mes victimes remontaient ainsi que les moments de leurs morts. Des hommes, femmes ou enfants. Revoir tous ces morts furent bien difficiles. Les émeutes que nous réprimandions dans le sang. A chaque tir de mon fusil à lunette, une personne tombait morte. Ma démission, sonnant mes débuts en tant que « Fantôme » l’une des personnalités les plus recherchés par la RDA et la Cause (qui ne valait pas mieux que la RDA à mes yeux). Enfin, ma décision de partir pour Pandora afin d oublier ou du moins, refouler ces terribles événements.

Eywa interrompit son inspection à ce moment-là, à ma grande surprise.

Moi:Pourquoi vous arrêtez vous là ?
Lutsey-Eywa:Je n’ai pas besoin de savoir davantage. Je connais déjà la suite.
Moi: Je n’ai pas ma place ici.
Lutsey-Eywa:Tu as raison. Il n’est pas encore temps pour toi.

Je la regardais, surpris, ne comprenant pas sa décision.

Lutsey-Eywa: Cette vie que tu m’as montrée est derrière toi. A partir de maintenant, c’en est une autre que tu commences.
Moi: Vous êtes sûre de vous ?
Lutsey-Eywa: Oui.
Moi: Pourquoi ?
Lutsey-Eywa: Tu n'es pas une personne mauvaise mais juste quelqu'un croyant en des idéaux et dont la réalité l'a rattrapé
Moi:Et ça justifie ma résurrection ?
Lutsey-Eywa: Ma décision est prise
Moi, en haussant les épaules: Ok… Après tout c’est vous la eyktan. Mais je continue à croire que c'est une mauvaise idée.
Lutsey-Eywa: Toi seul est maître de ton destin, Ben. Bien que j'ai la liberté d'y mettre fin.

Pas faux. Enfin, je vais profiter de cette seconde chance qu'elle m'offre pour construire une nouvelle vie. Peu importe mon passé.

Lutsey-Eywa : Un projet bien ambitieux mais je suis sûre que tu y arriveras. Maintenant, j'ai une demande à te faire. J'aimerai que tu divulgues un message à mes enfants.
Moi: Laquelle ?
Lutsey-Eywa« Je vous ai entendu » Maintenant il est temps que tu y ailles.

Je me tournais vers Silwyn et Tsikey, les parents de l'élue de mon coeur.

Moi, en m'inclinant: Je vous promets de veiller sur votre fille jusqu’à la fin de mes jours.
Tsikey: Tu n’as pas besoin de nous le promettre.
Silwyn: Pas trop quand même! Je ne pense pas qu’elle apprécierait sinon.

Je souris. Effectivement, Lutsey n’aimerait pas que je sois sa nounou.
« Last Edit: July 22, 2018, 11:55:43 am by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #18 on: July 04, 2017, 12:44:10 pm »
Chapitre 18: Une nouvelle vie

Les indigènes attaquèrent l’Enfer, au coucher du jour. Et ils n’eurent pas besoin d’affronter les Sawtute puisque les avatars et les scientifiques ralliés à la cause indigène ont déjà neutralisé les forces de la RDA qui sont restés.   

Plus tard, Parker se retrouva en face de Jake, qui avait un arc sur le dos avec un carquois remplit de flèches de plumes oranges, et d’un bandage sur son genou gauche. A sa droite se tenait Ben, les doubles lames rangés et tenant un arc à la main droite, possédant également un carquois pleins de flèches ayant des plumes noires et rouges, regardant Parker d’un œil méfiant.  Neytiri se tenait à gauche de Jake et tenait son arc avec la même main que Ben. Quant à Lutsey, elle était à côté de l’ancien pilote, l’arc entre ses épaules, le poignard rangé dans son fourreau. Jake: Alors quelles sont vos propositions ?

Parker:Je vous propose que nous exploitons seulement les terrains que nous possédons et nous vous promettons de ne plus ravager votre forêt ni de vous déranger de quelles façons que ça soit.

Lutsey en entendant ces paroles, intervint en parlant la langue maternelle de son partenaire.

Lutsey:J’espère que vous ne croyez pas qu’on allait accepter ? Votre peuple a tué plusieurs de nos frères et sœurs, a anéantit ma famille, ainsi que ma vie et celle de mes nombreux frères et sœurs . Alors, il est hors de question…

Elle allait continuer mais Ben l’interrompit

Ben: Lutsey. Attends la réponse de Jake avant de t’emporter.

Celle-ci suivit son conseil tout en lançant des regards noirs à l’administrateur

Jake, qui espérait voir juste car il n’avait rien compris mais il ne fallait pas perdre la face devant l’administrateur: Comme l’a dit ma sœur, votre proposition est indéfendable. Qu’est ce qui prouve que vous n’essayerez pas de préparer votre revanche en secret en appelant des renforts de votre planète, en servant comme raison, votre activité?

L’administrateur resta silencieux et regarda l’assemblée d’un œil mauvais. Jake: De plus, vous avez suffisamment apporté de préjudices à Eywa et à notre clan. J’exige qu’en tant que vainqueur que vous repartiez de notre planète et que vous ne reveniez jamais sur la terre de notre Mère. Si vous et vos hommes osez revenir ici, vous serez éliminé sans aucune sommation. Seuls quelques personnes choisis par nos soins sont autorisés à rester. Je vous laisse trois heures pour partir et votre embarquement sera surveillé de  très près par nos guerriers. Je vous conseille de commencer toute suite si vous voulez vivre.

Sur cette parole, l’administrateur dicta à ses hommes les exigences. Les hommes obéirent, tout comme lui, à contrecœur.

Ben: Jake, pourquoi les laisser partir avec leurs armes et technologies ? Ca nous…
Jake: Laissons les choses comme elles sont. Y apporter la technologie tawtute ne fera que créer des conflits entre les clans.
Ben en hauissant les épaules: Ok. Si tu crois que c’est la meilleure chose à faire... Tu es le Toruk Makto. Cependant, je continue à croire que c’est une mauvaise idée.

Toutefois, Jake était sûr de sa décision. C’était mieux ainsi.

Dyle et Sted étaient partis vers des avant-postes, effectuant des inspections des défenses quand ils apprirent la chute de l'Enfer en constatant que celle-ci ne répondait plus à leurs appels.



Dyle: Je vais pirater les caméras, voir ce qui s’est réellement passé
Sted: Très bien Dyle. Quant à moi, je vais tenter de prendre contact avec les autres avant postes et établir un nouveau QG. Ces indigènes ont gagné une grande bataille mais pas la guerre. Et je compte bien leur prouver que nous sommes loin d’être à terre!

Trois heures plus tard, alors que la nuit venait de tomber, le Valkyrie transportant les vaincus, leurs véhicules et les matériels qui leurs étaient permis de prendre, décolla haut vers le ciel, s’éloignant petit à petit du regard des indigènes.  Tous furent réjouis et savaient que ce jour était historique.
Seul le pilote regarda cette navette quittant Pandora avec amertume car elle emportait avec elle sa vie d avant. Ce qui l’inquiéta, c’est qu’il n’a vu ni Sted, ni Dyle embarqués. Ils ont du évacuer la base avant qu’elle ait pu tomber ou sont ailleurs.
De plus, l’Enfer est la base mais il doit rester des avants postes. La RDA ne se contenterait pas que d’une base pour piller cette jolie planète. Eywa lui a d'ailleurs confirmé cette hypothèse et qu'il aura des alliés, qui, comme lui, ont été choisi par elle afin d'anéantir cette menace. Quand il avait vu le nombre de produits que la RDA se vantait de vendre et venant de la terre d’Eywa, cela l’a dégouté.

Cela lui rappelait des souvenirs peu agréables où il avait du intervenir dans certaines manifestations contre cette organisation non gouvernementale et qu’il avait abattu froidement des innocents et raser des villages entiers par des raids aériens alors que ceux-ci voulaient tout simplement protéger leurs terres. La RDA a détruit le peu de beauté que leur Mère avait conçu et sans un seul regret. Juste pour le profit.
Il avait détesté cela mais son devoir l'obligeait à obéir aux ordres. Comme pouvoir allait avec influence, son pays ne pouvait se permettre de se priver d’un allié aussi puissant que la RDA. Ce sang sur les mains l’avait dégoûté de son métier et il a préféré démissionner. Quand il avait rejoint Pandora, c’était tout simplement pour pouvoir oublier ces épisodes en admirant une terre belle et sauvage.
Mais Lutsey l’a aidé à trouver son chemin et il comptait bien continuer de le suivre avec elle. Il sourit. Une terre belle et dangereuse. Mais une terre saine et libre. C’était tout ce qui comptait. Tsylan et Lutsey admiraient la beauté que le ciel nocturne leur offrait sur une des collines cachant le sanctuaire. Ce ciel était couvert en grande partie  par la silhouette d’une grosse planète, que Ben connaissait sous le nom de Polyphemus  dont Pandora était une des satellites.

Lutsey: Tsylan, pourquoi tu as enterré ce tawtute ?
Tsylan :Tu sais ma tigresse, ce n’est pas bien d’espionner les gens.
Lutsey: Certes. Mais on n’offre pas une sépulture à ses ennemis ! De plus, je te rappelle qu'il a manqué de me tuer ainsi que ma soeur.
Tsylan: C’est vrai mais il était différent.
Lutsey: Et en quoi est-il différent des autres ?
Tsylan:C’est une longue histoire. Je te répondrai plus tard.
Lutsey: Sinon…Tu as des projets d’avenir ?

Il eut un mauvais pressentiment. Quand sa partenaire avait une idée derrière la tête, il était difficile de la lui faire changer d'avis.


Tsylan: Ouh… Tu me fais peur, toi ! Tu as quelque chose derrière la tête ! Que veux tu dire par projets ?

Plusieurs jours plus tard,

Tsylan finit enfin son tsko personnel. Il le sculpta de telle sorte qu’il ressemblait à un arc humain. Pour qu’il puisse se rappeler d’où il venait et de ce qu’il a sacrifié même si le médaillon le lui rappelait. Il le décorait de manière simple. A tel point qu’on pourrait dire un arc normal si le carquois placé au centre et servant à tenir les flèches se distinguait par sa couleur rouge vive.
Ses flèches portaient des plumes de couleur  noirs et rouge. Son lien avec Eywa étant dévoilé, Tsylan avait changé maintenant de vêtement et portait, à présent, un torse de couleur vert foncé avec un tenwg de la même couleur. Ses armes étaient sur ses deux flancs.
Il offrit à Lutsey un chey,  lui prouvant son amour pour elle (bien que c’était inutile car elle connaissait ses sentiments.) Mais elle ne refusa pas.

Deux mois plus tard, Tsylan, harpon à la main, observait l’eau d’un œil vif.  Il observa chaque détail mais il avait du mal à rester dans la réalité. Son esprit était occupé par l’agitation qui régnait dans le clan même s’il avait réussi à pêcher cinq poissons de moyenne taille qu’il surveillait. Comme si un grand événement se préparait.  Ce qui suffisait à mettre le guerrier sur ses gardes.

Tsylan:Je ne sais pas ce qui se passe…. Mais c’est important. Une fête consacrée à Eywa ? Non… Lutsey et  Joltsyn m’aurait averti.

En parlant de Lutsey… Son comportement était également étrange. Elle disparaissait souvent et par son lien qu’il a établi il y a deux mois de cela, il sentait qu’elle était à la fois excitée mais inquiète. Quand il essayait de voir plus clair, celle-ci ne lui répondit qu’il comprendrait au moment venu. Etrange…. Soudain un mouvement dans l’eau l’alerta. Le pilote vit de la biolminescence briller.

Tsylan pensa: Hmmm…. En temps normal, j’aurai pris cela pour un poisson quelconque…. Cependant….  Mon expérience m’a appris à me méfier des premières apparences. Surtout ici.

Sur cette pensée, il prit une graine qu’il avait ramassée pour préparer sa pêche. La présence de Dinicthoides, des poissons carnivores particulièrement violents, l’obligea à être prudent quand il se consacrait à cette activité.

Tsylan: De toute façon, tout ce qu’on fait ici est dangereux.

Il jeta la graine dans l’eau, en face de lui et  observa le poisson qu’il a repéré. Comme il le craignait, celui-ci se rapprocha rapidement de la graine et le mangea. En voyant le résultat, le guerrier prépara son piège en plantant un poisson qu’il avait tué sur son harpon.

Tsylan : J’espère qu’il n’a pas des potes avec lui.

Il se prépara, restant sur ses gardes. Enfin, il vit le poisson s’agiter vers sa direction au vu du casque d’apparence humanoide.

Tsylan : Vas y…. Je suis prêt à t’accueillir… Poiscaille du dimanche!

Le pêcheur mit son appât dans l’eau et  au moment où il vit deux yeux rouges apparaitre,  il lança son arme. Le harpon se figea à la tête du poisson.  Tsylan le ramena  au rebord à l’aide de du filament.


Tsylan : Ils ont beau être primitifs… Ils ne sont pas idiots quand même. A vrai dire… Dans un environnement aussi hostile, il vaut mieux ne pas l’être.  Alors… Tu as essayé de faire le malin ?  Mais c’est moi qui t’aies eu, terreur des lacs ! Bon, le jour commence à tomber, il est temps de rentrer.

Le reste de la journée se passa normalement. 
Mais le lendemain, Tsylan ne trouvait plus Lutsey dans son hamac. Il la cherchait au Kélutral mais ne la trouva pas.
Et il remarqua que le Kélutral étrangement vide mise à part quelques gardes.


Tsylan, en français : Qu’est ce  qui se passe ? J’ai raté le bus ou quoi ?
Voix : Te voilà enfin réveillé !

Il se retourna et vit Joltsyn .

Joltsyn : On n’attend que toi!
Tsylan : Euh… Ok…. Pour faire quoi ?
Joltsyn : Tu verras ! Allez ! Maintenant je dois te préparer.
Tsylan : Mais à quoi ??
Joltsyn : A ta cérémonie d'union.
Tsylan :Quoi? Mais je croyais que lier nos tswin suffisaient ?
Joltsyn: Lutsey ne t’as mis au courant ? Pour un olo'eyktan ou une Tsahik, c est un peu différent en raison de leurs rangs.
Tsylan : Enfin… Si. Mais je croyais que ça serait dans un mois !Et il a fallu que ma partenaire soit olo'eyktan...
Joltsyn : Et quand elle t’a dit cela ?
Tsylan : Euh….

Il se tapa sur le front en pensant à son erreur.

Tsylan : Quel imbécile ! Moi et ma tête !
Joltsyn : A force d’être dans tes pensées, tu oublies la notion du temps. Bon, je dois te préparer. Je ne voudrai pas faire rater le plus beau jour  de la vie de ma sœur.
Tsylan : Je ne sais pas encore si je dois considérer cela comme le plus beau ou le pire.
Joltsyn : Toujours aussi rabats joie ! Tu ne changeras pas!

Tsylan râla en entendant cette réponse.

Lutsey attendait, avec le clan, la venue de Tsylan dans l’Utral Aymokriya. Elle aurait peut-être dû lui rappeler que c’était aujourd’hui.  La guerrière avait quitté sa tenue habituelle pour s’habiller d’une robe en soie jaune montrant son cache sexe de couleur bleu. Elle avait une sorte de ceinture marron fait avec du tissus et des perles  lui prenant la taille. Une sorte de corset fait en perle rouge cachait sa poitrine et elle portait une série de collier  de couleur jaune. Elle portait également des boucles d'oreilles. C'était la première fois qu'elle en portait mise à part dans sa tenue d'olo'eyktan.

Enfin, Tsylan arriva accompagné de Joltsyn à dos d’Ikrans.  Il était peinturé de traits blancs suivant ses motifs. Il atterrit et débarqua. Il traversa la foule, l’air mal à l’aise devant tant d’encouragements, et de sourire.


Tsylan: Dans quel bazar m’a-t-elle mis ?

Enfin, il arriva au niveau de sa partenaire.

Lutsey : Ce n’est pas trop tôt !
Tsylan: Tu avais qu’à me le rappeler et me réveiller si tu n’es pas contente!
Joltsyn : Ce n’est pas le moment de se disputer!  Pas pour cette cérémonie.
Tsylan: Merci de me le rappeler! Pfff...
Lutsey : C’est nécessaire Tsylan.
Tsylan: Et j’imagine que si on le fête ici… C’est à cause de tes parents ?
Lutsey: Oui. Mais pas seulement. On peut commencer?
Tsylan: Oui. J’ai envie d’en finir au plus vite.
Lutsey: Pourquoi tu as peur ?
Joltsyn: Lutsey !
Lutsey : Oui !! J’ai compris !
Tsylan: C’est un peu normal, non ?
Lutsey: Tu es mignon…Tu le sais cela ?

Tsylan rougit en entendant le ton de l'olo'eyktan.

Tsylan : Euh….Je crois que c’est le moment de commencer.
Lutsey : Patience Tsylan…. Tu ne veux pas me faire craquer devant tout le monde. Quoique… C’est déjà fait.
Tsylan: Lutsey…. Tu me fais peur. Chaque fois que tu me fais du charme, je crains ce qui va suivre.
Lutsey: Ah bon ? Ce n’est pas ce que je sens.
Joltsyn: Vous pouvez faire cela plus tard ?

Lutsey sourit. Elle a réussi à  calmer son partenaire. Et puis… C’était vrai qu’elle le trouvait mignon quand il était angoissé et davantage quand il rougissait.


Joltsyn : Etant Tsahik, je pourrai assumer la direction de cette cérémonie. Pour commencer, Lutsey, tu vas devoir présenter Tsylan à nos parents.
Tsylan: Je les ai déjà rencontrés. Est-ce que c’est important de le préciser ?
Lutsey: Bien sûr. Cela m’évitera de les convaincre.

Les deux prirent une branche de l’Arbre des Ames et firent la connexion avec leurs tresses. Ils parcourent un couloir avant d’arriver dans un terrain blanc.

Tsylan: Alors c’est ça qu’on voit quand on est vivant. C’est…moche.
Lutsey: On n’est pas là pour la décoration.
Tsylan: Merci de me le dire .
Silwyn : Ma ite !!
Lutsey: Ma sa’nu !!

Les deux se serrèrent les bras, en versant des larmes de joies. Seul Tsikey paraissait calme, bien que des larmes et son sourire montraient sa joie contenue. Mais  quand il rejoignit ce contact, il ne résista pas.
Cela fit sourire Tsylan car cela lui rappelait des souvenirs dans sa Terre natale. Enfin, cela cessa.


Lutsey: Ma sa’nu, ma sem'pu !  Je vous présente…
Silwyn: Ben.
Lutsey: Vous le connaissez ?
Tsikey : Bien sûr. As-tu oublié, ma ite, comment il a pu renaitre ?
Silwyn: Il était mort avant de revenir à la vie.
Lutsey: Oui mais j’ignorai qu’il vous avait rencontré

Tsylan préféra éviter de lui faire remarquer qu’il l'avait prévenu avant la connexion.

Tsylan : Et je sais même d’où viens ton fameux appêtit.
Tsikey toussa : Elle n’est pas obligée de le savoir.
Tsylan: Vous avez honte, beau-père ?
Tsikey : Tu n’es pas encore considéré comme tel.
Tsylan : Pour moi, vous l’êtes en tout cas.
Silwyn : Ca dépendra de nous.
Tsylan : Peu importe votre décision. Pour moi, Lutsey est ma femme même si ce n’est pas officiel. Nous avons liés nos tswins. Vous êtes donc mes beaux-parents.
Tsikey : Tu tiens beaucoup à ma fille. Ça se ressent dans tes paroles.
Tsylan : Ah ? Si vous le dites…
Lutsey : J’ai toujours voulu… vous rencontrer. Vous voir à travers de souvenirs n’est pas la même chose que réellement.
Silwyn : Nous aussi. Vous voir grandir sans être à vos côté a été la pire des souffrances. Tsikey resta silencieux mais sa tristesse était aussi visible que son épouse.
Silwyn : Tu ne peux pas rester ici, ma ite. Tu fais partie des vivants.
Lutsey, d’un regard triste : Je le sais.
Tsikey : Silwyn, tiens tu vraiment à accorder tes faveurs ?
Silwyn : Oui. Nos filles ont suffisamment souffert. Je veux qu’elles puissent vivre leurs vies sans contraintes.
Tsikey : Dans ce cas, je l’accorde également.
Lutsey : Je suppose donc que nous devons partir…
Tsikey : J’en ai bien peur.
Lutsey : Mais… Je ne veux pas!
Silwyn : Il le faudra pourtant.
Tsikey : Tsylan, veuille bien sur mon trésor. Je te la confie.
Lutsey : Non!  Je ne veux pas.
Silwyn, pleurant : Pardonne nous, ma ite

Le décor disparut et ils retrouvèrent enfin l’Arbre des Ames.

Joltsyn : Alors ?
Lutsey : Ils sont d’accords
Tsylan : Mais la séparation a été difficile
Joltsyn : Je peux comprendre. Bon maintenant passons à l’union. Lutsey, es tu prête à continuer ta vie avec Tsylan ?
Lutsey : Oui
Joltsyn : Et toi, Tsylan ?
Tsylan: A ton avis ?
Joltsyn: Je prends cela pour un oui.

Sur ces paroles, elle dégaina un poignard.

Tsylan: Euh… On est censé faire quoi avec cela ?

Lutsey prit le poignard et se fit une coupure à la main droite.

Lutsey: Lier notre sang pour que les deux ne fassent plus qu’un.
Tsylan: Ok….C’est obligatoire ?
Joltsyn: Oui
Tsylan en soupirant: Je ne m’y ferai jamais avec ces traditions.

Sur ces paroles, il fit le même geste que Lutsey. Ensuite, les deux se serrèrent la main afin de mélanger leurs sangs et profitèrent de ce rapprochement pour s’embrasser.

Joltsyn toussa, les coupant : Ce n’est pas encore fini. Il faut maintenant lier vos souvenirs à Eywa.
Tsylan : Encore !!?
Lutsey: Oui. Encore.
Tsylan: Génial….
Lutsey : Ne t’inquiètes pas. Je récompenserai tes efforts comme il se doit.

Tsylan sentit son sang monter à la tête devant le regard de Lutsey. Ils suivirent les instructions de Joltsyn et lièrent, dans une unique feuille de l’Arbre des Ames, leurs souvenirs.

Tsylan : C’est enfin fini ?

La foule le saluant et scandant leurs prénoms et le nom de famille na’vi de Tsylan leur répondit.

Tsylan : Je suppose que oui.
Lutsey : Alors ? Ca fait quoi d’être le mari d’une olo’eyktan ?
Tsylan : Pas grand-chose.  Vu que je l’étais déjà. Je te renvoie la question.
Joltsyn : Je vous salue, Lutsey et Tsylan Tolyn.
Tsylan : Je rectifie. Ca change effectivement.

Lutsey sourit

Joltsyn, murmura : En fait, ce n’est pas totalement fini. Il manquait une étape.
Tsylan en haussant les sourcils, intrigué: Laquelle ?
Joltsyn: La… chose
Tsylan: Quoi!?
Joltsyn: Mais cela c’est privé. Vous êtes déjà considérés comme mari et femme aux yeux du clan.
Tsylan: Génial… C’est une sorte de lune de miel ?
Joltsyn : C’est quoi ?
Tsylan: Une pratique terrienne qui se fait après le mariage.

Lutsey s’éloigna discrètement et chevaucha Tahni après le Tsahaylu .

Tsylan: Tu vas où Lutsey ?
Lutsey : Si tu veux le savoir… Tu n’as qu’à me suivre.
Joltsyn, sourit :Ça c’est un appel!

Tsylan se sentit mal à l’aise mais son amour pour sa femme prit les devants. Et la curiosité le poussa à la suivre.
Il appela son Ikran, la monta après la Tsahaylu et poursuivit sa femme.

Plusieurs jours plus tard, Lutsey se rendit à Hell’s Gate pour avoir une réponse à ses migraines et à son appétit  anormal. En temps normal, elle n’aurait pas accordé sa confiance mais sa sœur adoptive l’avait convaincue.
Dans Hell's Gate, des Na'vis, des avatars ainsi que des humains (en partie des soldats appartenant à la Cause),  plaisantèrent et discutèrent ensemble.
Il était difficile de croire cela avant la bataille de l'Utral Aymokriya. Ils s'arrêtèrent quand ils virent un Ikran jaune atterrir. Lutsey descendit de sa monture et alla à leurs rencontres. .


Lutsey: Oel ngati kameie ma tsmukan ulte tsmuke .

Les occupants rendirent leurs saluts, bien que les humains se sentaient mal à l'aise devant le regard hostile que dégageait Ludsey. Devant ce regard, ils jugèrent bon de laisser faire leurs amis indigènes.

Na'vi: Que nous vaux votre visite, ma sœur  ?
Lutsey: On m'a dit que les nouveaux occupants sont dignes de confiances. J'ai besoin de connaitre l'origine d'un mal qui me ronge depuis trois jours.
Avatar: A vous entendre, on dirait que vous avez déjà une idée là-dessus.

Ludsey lui lança un regard glacial comme réponse.

Lutsey: Tu as vu juste unilitranyu. Mais j'ai besoin d'une confirmation.
Avatar: Sans vouloir être indiscret, vous ressemblez à Ludsey, l'olo'eyktan des Menariyä Tunti.

Lutsey leva les oreilles pour montrer sa surprise et sa queue décrivait un point d'interrogation.

Lutsey: Je suis l'olo'eyktan des Menariyä Tunti, tawtute. Comment connais tu mon nom ?
Avatar: Je faisais parti des personnes du programme Avatar qui se sont soulevés à l'Enfer. On vous a vu lors du départ de la RDA. Et Grace Augustine avait déjà des informations sur vous.

Le personnel vit que l'information ne plaisait pas beaucoup à l'olo'eyktan, au vu des oreilles baissés et de sa queue qui s'agitait dans tous les sens. Même si c'était une personne que Neytiri avait confiance, elle détestait que des Sawtute aient pu avoir des informations sur elle.

Lutsey: J'ai besoin de parler à celui qui dirige cette base ou un de vous guérisseurs.


Ludsey séjourna pendant une nuit à Hell's Gate. Elle prenait domicile sur un des anciens miradors du terrain du programme Avatar. Elle aimait être en hauteur. Regarder à cette perspective la calmait et lui permettait de réfléchir. Le lendemain, elle eut le résultat de ses test et elle était heureuse. Enfin! Mais comment l'annoncer à Tsylan?
Quand elle rentra au Kelutral, à la tombée du jour, elle tomba sur la personne qu’elle voulait à tout prix éviter..


Tsylan : Qu’est ce tu fichais ma chérie ? Je m’inquiétais!
Lutsey : J’étais partie à l’Enfer.
Tsylan: Pour tes migraines et ton appétit ?
Ludsey: Oui.
Tsylan: Tu es inquiète, je le sens. Qu’est ce qu’il y a ?
Lutsey : J’ai eu des résultats.
Tsylan: C’est grave ?
Lutsey: Ca dépend des points de vues.
Tsylan: Lut, arrête de jouer à la devinette… Tu m’inquiètes.
Lutsey: Ce n’est pas facile à dire… Tsylan… Je …
Tsylan: J’écoute
Lutsey: Je… j’attends notre enfant.

Un calme survint à ce moment là, qui inquiéta Lutsey. A l’intérieur de Tsylan se mêlèrent la joie mais aussi tristesse car cela ramena une ancienne douleur. Et de la colère également, car il s’était fait avoir par sa femme alors qu' il lui avait clairement exprimé son avis sur la question.

Tsylan: Ok… Bon bah, me voilà père. Tu as obtenu ce que tu voulais.
Lutsey: Tu n’es pas fâché ?
Tsylan: Si… Mais c’est ainsi. Faut aller de l’avant.
Lutsey: Tu ne peux pas savoir comment je suis rassurée!
Tsylan : Bon, tu l’annonces ou je le fais ?
Lutsey: Je le ferai. Je suis olo’eytan après tout.
« Last Edit: July 16, 2017, 07:06:42 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

  • Tawtute
  • *
  • Posts: 95
  • Karma: 0
Re: RP Tsylan
« Reply #19 on: September 27, 2017, 05:06:17 pm »
(Voici la suite avec un nouveau personnage)

Chapitre 1 : Une naissance attendue

Le soir venait de tomber et les bioluminiscences révélaient la splendeur de la forêt. Mais cette beauté sera la dernière qu’elle verra de ses yeux. Des flammes ravagèrent un Kélutral tandis qu’au sol, des cadavres de guerriers et de guerrières gisaient, les yeux révulsés, des trous aux ventres et à l’épaule ou gravement brûlés. Bien que tremblante, elle parvint à se relever  à l’aide de son bâton, malgré les trous au ventre et le sang couvrant ses lèvres. Elle devait gagner du temps… Pour la survie de son clan.

Na’vi : Je suis la Tsahik !!! Je me battrai jusqu’au bout ! Mère peut très bien attendre encore un peu !

Sur ces paroles, puisant dans sa volonté, elle alla vers la bataille, bien que perdue d’avance  continuait.  Elle tourna brièvement le regard et constata, de leurs valeureux guerriers, seuls dix étaient encore debout.
A peine eut elle fini ce brève inspection qu’une armure de métal se tourna vers elle et la menaça de toute sa hauteur. D’une roulade rapide, elle se mit en dessous et perça les réserves d’air  tawtute d’un coup bien placé, guidé par l’expérience. Un de ces démons pointait son arme vers elle mais elle fut plus rapide et lui transperça le corps avant de  le projeter dans les airs comme un vulgaire projectile.
Ensuite, elle enchaina aussitôt par un combo de coups circulaires, transperçant les adversaires qui eurent le malheur d’être dans son sillage. A la fin de ce mouvement, sa vision se troubla et elle sentit ses membres tremblés de plus en plus, ses dernières forces la quittant.
Malgré cela, elle parvint à entendre un bruit métallique derrière elle et l’esquiva en se baissant. Puis, elle coupa la main droite d’une armure de métal d’un mouvement diagonale de son arme. Ensuite, sans perdre de temps, elle prit appui sur une pierre et transperça le pilote avant qu’il ait le temps de réagir. Sa vitre déjà endommagée ne put le protéger contre cette attaque surprise et le robot tomba lourdement sur le dos. Des coups de feus retentirent de nouveau et elle sentit des projectiles percés son dos.
Le froid de la mort envahissait son esprit à mesure que le sang continuait à tomber sous elle, formant plusieurs  petites flaques rouges. Néanmoins,  elle se releva encore et eut la force d’exercer un mouvement coupant un corps.

Soldat : Mais tu vas crever, sale sauvage!

Sa vision devint de moins en moins visible et le froid devint de plus en plus envahissant. Elle pourrait s’écrouler et se laisser aller. Ne plus supporter ces douleurs et vivre en Eywa. Mais, elle se battra pour défendre son peuple jusqu’à son dernier souffle.  Elle se releva de nouveau, après plusieurs instants, les jambes et les bras tremblants. A peine eut elle réussi cet exploit qu’un autre projectile perça son épaule droit.
La Tsahik se retint de crier de douleur tandis que son sang continua de couler sur le sol.  Puis ce fut l’autre épaule qui fut touché, la faisant reculer d’un pas. 


Na’vi : Pour ma… famille… Je … dois…continuer…

Malgré les nombreuses blessures, elle parvint à rester debout et eut la force  de faire un dernier bond pour cisailler d’un coup rapide, un autre de ces ennemis. Ou deux…Plus ? Difficile à dire,  puisqu’elle ne voyait plus que les lignes rouges de sang projetés dans les airs.
Ce fut son dernier assaut avant de s’écrouler au sol, ventre au sol, ses dernières forces la quittant.
Dans un dernier effort, la Tsahik se tourna afin de regarder, une dernière fois, le ciel lumineux avant de fermer les yeux pour rejoindre ses ancêtres ainsi que ses frères et sœurs au sein de leur déesse.

Au même moment, quelque part sur Terre,

Un homme et une femme était assise sur le canapé d’un salon, regardant la télé dont l’écran couvrait un mur. Le compagnon caressait tendrement le ventre arrondi de la femme tout en lui faisant un sourire que celle-ci lui rendit.

Homme : Faudra lui trouver un nom Delane
Delane : Je sais Daniel. Tu as des idées ?

Au moment où il allait parler, une terrible image apparut. Au sol, des personnes en tenues civiles gisaient, une mare rouge recouvrant des panneaux avec une barre couvrant le sigle de la RDA barré ou des textes contre l’expropriation des terres.
La caméra diffusa ses images terribles mais montraient également des dizaines munis d’armes et explosifs dissimulés sur les vingt cinq manifestants abattus avec comme titre au centre en bas

« Une trentaine de victimes suite à une tentative d’attentat de la Cause au cours d’une manifestation »

Une voix d’une journaliste communiquait les informations supplémentaires du à cet événement.

« La RDA s’est exprimée ses profonds regrets mais assure que ces mesures extrêmes étaient une nécessité contre les menaces envers la société et notre mode de vie. Il n’y a pas de doute que la Cause cherchait à utiliser la manifestation de ce 17 Octobre pour apporter la terreur parmi nous.
Ce fut la tentative d’attaque la plus sanglante depuis le début de l’organisation terroriste connu sous le nom de la Cause. »


Delane ne put cacher son inquiétude face à cette nouvelle et son mari tenta de la réconforter.

Daniel : Ne t’en fais pas ma chérie
Delane : Dan, tu sais que je travaille pour la RDA, en particulier pour le programme Avatar sur Pandora. Si la Cause est partout….

Delane pleura, trahissant sa peur pour elle et son bébé tandis que Daniel la serra dans ses bras, tentant de la réconforter

Daniel : Je vous protégerai. Et il y a ton frère aussi.
Delane : Mais…
Daniel : N’aie pas ce genre pensées ma chérie. Profitons de chaque moment de la vie et on va devenir parents ! Ca va faire quatre ans qu’on attendait d’avoir l’autorisation. Tu ne vas pas laisser ces criminels gâcher notre bonheur ?

Delane n’était pas rassurée pour autant mais elle se calma. La jeune femme colla sa tête au poitrine de son mari tandis que celui-ci caressa ses longs cheveux noirs.
Ce tragique évènement sera connu sous le nom de  l’Octobre Rouge, entrainant la démission d’un agent connu  sous le nom « Œil de Faucon ».


Lors d’une nuit d’orage, une maternité fut animée par des cris d’efforts d’une jeune mère accouchant.
Sur le lit, les jambes écartés et les cheveux bruns en bataille, la mère, allongée, reprenait son souffle dû à cet effort, son ventre nu et arrondi mis en valeur.
A coté de son lit, divers appareils analysaient son rythme cardiaque ainsi que celui du bébé tout en visualisant la position  de celui-ci dans le ventre de la mère.
Ces écrans étaient situés perpendiculairement à la mère pour éviter une éventuelle panique en cas de complications et seuls les sages femmes et médecins pouvaient les voir.

Sage Femme : Ca arrive madame. Un petit effort encore.

Bien qu’elle fût trop concentrée pour faire attention à ce qui l’entourait, elle parvint néanmoins à entendre que la tête venait d’apparaitre. Alors, prenant sur elle, la mère se releva et poussa de nouveau.
Les minutes angoissantes  et d’efforts passèrent avant que des cris se firent entendre dans la salle. Celui d’un nouveau né.
En voyant son enfant crier, des larmes de joies et de soulagement envahirent les yeux de la mère. Elle s’était battue durant plusieurs années avec l’administration pour avoir enfin cet instant unique.
Malgré la fatigue, elle prit le bébé dans ses bras tandis que celui-ci continua de crier. Ou plutôt celle-ci car c’était une fille.
La mère posa un baiser sur le menton de son enfant d’un amour maternel

Mère : Bienvenue chez toi, mon ange.

Le bébé cessa de pleurer à ce moment et se blottit contre la chaleur qu’elle connaissait si bien avant de dormir. Delane pouvait sentir sa respiration et son petit cœur battant.

Mère d’un sourire avec les yeux encore rempli de larmes : Ma petite Kendra.


Quelques jour s plus tard,

Daniel et Delane rentraient chez eux, portant avec joie le berceau où leur fille dormait. Daniel passa sa main  sur un appareil  électronique à écran bleu, incorporé au mur.
Une lumière bleue scanna la main  avant que l’écran bleue un clavier numérique en exigeant un mot de passe.
Celui-ci tapota les chiffres de son code avant qu’une lumière verte s’afficha dans un coin de la porte et que celle-ci glissa sur le côté, donnant accès à l’entrée  où les jeunes parents y pénétrèrent.
D’un geste de la main, Kendra fit glisser automatiquement la  paroi d’une armoire vers la gauche avant de déposer son manteau suivi par son mari avant de renfermer l’armoire de la même manière.

Delane : Je vais aller coucher Kendra. J’en profiterai pour la présenter à Ben
Daniel : J’espère qu’il ne va pas la réveiller. Depuis qu’il s’est inscrit au programme, je l’entends parfois jurer.
Delane sourit : Ne t’en fais pas. Je suis sûre qu’il fera attention et je te ferai remarquer qu’on l’entend moins ces derniers temps.
Daniel : Tu n’as pas tort chérie

Les deux échangèrent un baiser avant que Delane monta au premier étage où était situé la chambre réservée à leur fille.  Une fois arrivée, elle passa devant la chambre de son petit frère et se rapprocha.

Delane : Ben ?

Un instant de silence passa avant que celui-ci répondit

Ben : Soeurette ?
Delane sourit : Bien sûr idiot ! Qui veux tu que ça soit ?

La porte glissa sur le côté révélant un Ben les yeux un peu endormis avec les cheveux en pétards montrant une activité nocturne.

Delane d’une mine réprobateur : Ben… Je t’ai déjà dit de ne pas passer la nuit dessus ! Non mais regarde dans quel état tu es !

Celui-ci lui répondit par un bâillement qu’il cacha avec sa main gauche. Il ne répondit pas à la remarque et observa le petit berceau tenu par la main droite de sa sœur.

Ben d’un sourire : Alors voilà ma petite nièce ?
Delane sourit : Sois un peu plus présentable avant sinon elle risque d’avoir peur

Ben soupira mais obéit et ferma la porte. Pendant ce temps, Delane se dirigea vers la salle en face de la chambre de Ben.
La pièce ayant un mur de couleur bleu clair et était  de taille petite. Celle-ci ne possédait pas de fenêtre et était illuminée par une lumière bleutée éclairant une petite armoire où les portes blanches étaient éclairées par  la lumière A coté, un mobilier de forme sphérique était dressé dont l’intérieur recouvert par une couverture rose démontrait sa fonction.
Delane posa le berceau et porta sa fille pour la préparer à l’installer ans son nouveau lit.  Elle la déposa sur un meuble rectangulaire où la paroi était recouvert par un support doux semblable à une serviette. Ainsi, elle put observer que celle-ci avait ouvert les yeux, révélant des yeux verts émeraude.


Delane : On découvre le monde ma puce ?

Celle-ci se contenta d’observer encore sa chambre d’un air curieux avant de sourire

Delane : On aime bien sa chambre on dirait

Ce fut ce moment que Ben entra dans la chambre, l’air plus éveillé  et allant aider sa sœur à habiller Kendra de son premier pyjama


Ben : Besoin d’aide ?
Delane : Oui. Peux tu la surveiller en attendant que je lui choisisse son pyjama
Ben : Bien sûr Delane

Elle lui lança un sourire comme réponse avant d’aller vers l’armoire tandis que Ben fit des grimaces à sa nièce qui semblait apprécier bien que la majorité de son intention était posée sur sa chambre.

Ben : Elle est curieuse ta fille Del.
Delane : Section pyjama. D’un côté, elle vient d’ouvrir les yeux et c’est le premier élément qu’elle voit hormis nous deux.

La paroi  blanche de gauche de l’armoire glissa vers la gauche révélant une série de section où était rangé des vêtements couverts par une sorte vitre. Celle au centre, consacrée à la section demandée, descendit afin de révéler son contenu de diverses couleurs.
Après un moment d’hésitations, Delane prit la couleur  jaune et en le voyant, Kendra pleura pour montrer son avis

Ben : Elle n’a pas l’air d’aimer. Essaye autre chose
Delane : A peine née, elle commence déjà ses caprices
Ben sourit : C’est normal Del

Delane prit donc le rose qui eut le même résultat. Commençant à agacer, elle choisit l’orange qui semblait satisfaire sa fille car elle ne disait plus rien.
Ainsi, aidé par son frère, elle habilla sa fille avant de la mettre sur le lit. La petite Kendra continua son inspection du regard, toujours curieuse.

Delane : Allez. Il est temps de dormir ma puce.

Kendra la regarda silencieusement tandis que sa mère paramétra le lit pour préparer une berceuse à sa fille.  Elle essaya plusieurs qui ne plut pas à sa fille qui lui montra son mécontentement en pleurant au désespoir de sa jeune mère.

Delane : Si j’avais su qu’avoir un enfant pouvait être si difficile….
Ben d’un sourire :   Elle a déjà des goûts particuliers à ce que je vois.
Delane agacée : Ce n’est pas drôle frérot.
Ben :  Laisse moi essayer un truc.
Delane : J’espère que ça aura de meilleurs résultats.

Sur ces paroles, Ben sortit son bloc de données  et le déverrouilla. Il sélectionna un fichier puis, d’un geste de la main, il téléchargea celui-ci dans les commandes de la berceuse avec une étrange facilité.
Par la suite, il activa la lecture du morceau. Une étrange musique inspirant l’harmonie mais d’une sonna lité si différente que Delane avait du mal à savoir si c’était vraiment de la musique ou une prière.
Kendra écouta la musique avec intérêt et sourit, semblant aimer ce qu’elle entendait. Ben paramétra afin de répéter jusqu’au sommeil du bébé.


Delane : C’est quoi Ben ? Je n’ai jamais entendu cela !

Son frère garda un instant le silence, songeur avant de répondre.

Ben : Tu connais les Na’vis Del ?
Delane : Bien sûr ! N’oublie pas que je sélectionne les candidats du programme Avatar en fonction des critères  D’Augustine. Et c’est loin d’être facile
Ben : Cela ne répond pas à ma question
Delane :  C’est le peuple autochtone de Pandora. C’est leur musique ?
Ben : Une partie oui. Kendra a bien d’étranges goûts pour son âge.

Tandis qu’ils parlaient, un petit éclat orange brilla dans les yeux de Kendra ainsi qu’une petite goutte se glissant sur sa petite joue droite.
« Last Edit: September 27, 2017, 05:20:15 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

 

Become LearnNavi's friend on Facebook Follow LearnNavi on Twitter! Watch LearnNavi's videos on YouTube

SMF 2.0.15 | SMF © 2017, Simple Machines
Privacy Policy
| XHTML | RSS | WAP2 | Site Rules

LearnNavi is not affiliated with the official Avatar website,
James Cameron, or the Twentieth Century-Fox Film Corporation.
All trademarks and servicemarks are the properties of their respective owners.
Images in the LearnNavi.org Forums and Gallery may not be used without permission.

LearnNavi Affiliates:
ToS

LearnNavi is the community to learn Na'vi, the Avatar Language
"A place where real friendships are made." -Paul Frommer

AvatarMeet | Learn Na'vi Forum | Learn Na'vi Wiki | Na'viteri

LearnNavi