Author Topic: Re: RP Tsylan  (Read 13827 times)

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Re: RP Tsylan
« Reply #40 on: October 08, 2017, 05:58:49 pm »
Chapitre 21 : Une partenaire inattendue


Litya remonta sur son Ikran et s'envola en direction du nord suivie par le jeune couple. Ils arrivèrent à un Kelutral au milieu de la journée. Celui ci était reconnaissable par sa hauteur, dominant les arbres aux alentours.

Litya : On y est normalement
Tsuwokan: Espérons que nous n'allons pas avoir de problèmes en arrivant

Leur arrivée créa une certaine activité au sein du clan. Bientôt un jeune guerrier arriva vers eux et les salua. Comme l'avait décrit Litya, les yeux celui ci était d'un orange vif.

Litya lui rendit ; Oel ngati kameie
Tsuwokan: Oel ngati kameie
Tyhu: Oel ngati kameie ma tsmukan
Nariya tunti d'un ton calme et chaleureux: Que ne vaux votre visite mon frère et mes sœurs ?

Litya fut surprise par le ton employé par le Menariyä tunti malgré la présence d'un tawtute. De même que ses compagnons.

Tyhu: Notre soeur ici présente voudrai retrouver quelqu'un qui lui est cher
Litya: Une femme ayant connu mon petit frère avant que celui-ci parte

Le Menariyä tunti scruta celle ci d'un air interrogatif.

Menariyä tunti: Avez vous des détails ?
Litya : Malheureusement non. Juste la couleur de ses yeux qui correspond à une membre de votre clan 
Tsuwokan: Nous l'avons rejoins pour essayer de l'aider
Nariya tunti: Ça va être compliqué sans autre détail. Peut être la Tsahik pourra vous répondre.
Tyhu: Cela pourrait nous aider, sans aucun doute.

Le Menariyä tunti indiqua de le suivre et le groupe descendit les différents étages, voyant un clan en activité malgré un intérêt pour le groupe de nouveaux arrivants. Ils tombèrent bientôt devant une jeune femme aux cheveux courts en tenue officielle de Tsahik.  Elle s'occupait d'un garçon et d'une fille âgés de deux ans
Tsuwokan se tint en arrière et ne dit mot afin de ne pas interrompre la Tsahik dans ce moment intime jusqu'à ce que le garçon annonça l'arrivée du groupe. La jeune Tsahik se tourna vers eux, les toisant d'un regard sévère malgré la jeunesse de son visage. A ses côtés, un petit garçon dont Litya perçut, avec surprise, des ressemblances avec son petit frere, notamment dans la manière dont ses cheveux sont positionnés sur sa tête.


Tyhu: Désolée de vous déranger ma Tsahik.
Tsahik : Ne le soyez pas. Cela fait parti de mon rôle. C'est à moi de bien le concilier avec mon rôle de mère.

Litya était perturbée par ce qu'elle  venait d'apprendre et par cet étrange ressemblance avec son frère.

Litya: Que...Ce.. Sont vos enfants ?
Tsuwokan voyant le regard de Litya: Un problème?

Tsahik la scruta un instant de ses yeux oranges, restant calme, comme si elle savait quelque chose que Litya soupçonnait. Quant à cette dernière, elle était étonnée par l'étrange calme de son interlocutrice. Elle paraissait trop jeune pour être Tsahik. Pourtant, son regard démontrait une certaine maturité qui était rare à son âge. Par ailleurs, elle était troublée par le visage qui lui rappelait étrangement quelqu'un. Mais qui? Ah... Satané mémoire!

Tsuwokan: Litya, tu voulais demander quelque chose non?
Tsahik : On dirait que tu as vu une vision du passé.

Cette parole la fit revenir dans la réalité bien que cela la rendait encore plus confuse.

Litya : Que..Oui. Connaissez vous une femme qui a eu une relation avec un omatikaya il y a deux ans de cela ?
 
Tsahik posa une main sur les cheveux de ses enfants qui se sont réfugiés derrière elle, un peu effrayé par les nouveaux venus.

Tsahik : Pourquoi poser une question dont tu connais la réponse ?
Litya étonnée: Comment ça ?Je ne comprends pas où vous voulez en venir.
Tsuwokan: Apparemment la Tsahik...serait de ta famille.
Litya bondissant de surprise : Quoi ??
Tsahik: C'est la vérité. J'ai rencontré ton frère quand j'avais 16 ans. Nous avons une relation qui a duré deux ans, et de celle-ci, sont nés mes enfants Roltyun et Syloa.

La chevaucheuse avait du mal à croire cela. Elle connaissait son frère et avait du mal à croire qu'il ait eu une relation avec une femme aussi importante. A moins qu'il l'ignorait aussi... Elle s'assit, essayant de reprendre sa respiration. Voyant la situation, Tsuwokan essaya de la calmer pour éviter un évanouissement potentiel.

 
Tsuwokan: Doucement,respire lentement.
 
Tsahik expliqua a ses enfants qui l'interrogeaient avant de donner elle aussi un conseil.

Tsahik: Détends toi, prends le temps qu'il faudra.
 
Roltyun et sa sœur regarderent leur tante avec curiosité. L'une des seules traces de leur père.


Tyhu: C'est assez surprenant, en effet.
Tsuwokan: C'est une coincidence, comme une autre.

Pour Litya, cette nouvelle fut très difficile à digérer. Ses parents lui avaient raconté de l'élue du coeur de son frère mais elle ne s'imaginait pas du tout que c'était une personne aussi importante! Le savait il lui même?

Litya: Une belle sœur Tsahik...Je dois rêver!

Syloa risqua un petit geste en levant sa petite main vers Litya

Syloa: Tata?
Tsuwokan: Tu devrais prendre cela pour une bonne nouvelle! Ce n'est pas fréquent d'avoir un membre de famille aussi important
Tyhu (souriante): elle t'aime bien, on dirait.

Litya regarda la jeune fille lui tendant la main avec un air déboussolé. Elle avait les traits de sa mère mais cette gentillesse lui rappelait son frère défunt, tué par les Sawtute avec Silwanin à l'école.

Litya : Que... Je ne sais pas...

Soudain, une autre femme survint à ce moment là. Elle était le portrait craché de la Tsahik sauf le regard qui paraissait plus froid. Elle portait une tenue montrant clairement son rang d oloeyktan au sein du clan bien que son ventre était bien arrondie. Litya la regarda avec attention et compara du regard avec la Tsahik. Elle se ressemblait à tel point que sans les vêtements et le ventre arrondi, elle aurait du mal à faire la différence entre elles. Attends...Serait ce... Non. Elle n'avait pas le profil pour être olo'eyktan.

Oloeyktan: Tu reçois nos invités à ce que je vois petite sœur
Tsuwokan fit le salut respectueux: Ohel ngati kameie

Elle reconnut immédiatement la voix et le ton si familier... C'était celle de Lutsey, la petite soeur de Neytiri et de Silwanin ! Et donc, cela voulait dire.... Ce fut pensée de trop pour Litya, qui s'évanouit  sous le choc.
Tsahik alla immédiatement vers sa belle sœur et vérifia l'intensité de son pouls bien qu'elle sentait son énergie vitale encore présente.

Tsuwokan haussa les épaules et sortit un remontant de sa sacoche.

Tsuwokan: Oh ce n'est pas vrai!
Lutsey: Mais c'est Litya! Ne me dis pas sœurette que ton partenaire était son frère ?

Joltsyn était trop occupée à s'occuper de sa belle soeur et à surveiller ses enfants pour lui répondre.

Tsuwokan: Vous semblez bien vous connaitre.

Lutsey et sa sœur se tournèrent vers lui, montrant clairement leurs ressemblances physiques malgré l'intensité du regard de Lutsey qui la différenciait.


Lutsey : Puis je savoir à qui ai je l'honneur ?
 
Tsuwokan s'inclina légèrement par respect.

Tsuwokan: Mes excuses, Tsuwokan, guerrier du clan Com'ava et voici ma partenaire, Tyhu

Lutsey rendit son salut d'un geste de sa main. Son ventre l'handicapait pour effectuer une inclinaison, même légère.

Ludsey: Je vous souhaite la bienvenue dans notre maison.
Tyhu: Nous vous remercions de même.

Ludsey se tourna  ensuite vers sa sœur, visiblement soucieuse à en juger par les oreilles.

Lutsey : Alors petite sœur ? Comment elle va ?
Tsahik: Elle est juste évanouie. Ça a du être trop d'informations à assimiler, pour elle, en peu de temps

Tsuwokan ouvrit une petite fiole dont émanait une odeur forte et s'approcha de la Tsahik, voulant apporter son aide.

Tsuwokan: Attendez, faites lui sentir le contenu.

Tsahik examina le flacon un instant avant de se décider à faire un essai. L'odeur forte suffit à faire revenir à la réalité Litya.

Litya : Qu'est ce que ça sent ?

Tsuwokan reprit sa fiole, le boucha avant de le ranger dans sa sacoche.
 
Tsuwokan: Et voilà ! Ca marche à tout les coups!

Litya regarda Lutsey après un  instant sur sa sœur, pas encore remise de son choc.


Litya : Je rêve ou je vois double ? Ai je un problème?

Tyhu se retint de rire devant l'incompréhension de Litya.

Tsahik: Tu vas bien. On fait souvent cet effet vu qu'on se ressemble.

Lutsey se tournant vers Tyhu et Tsuwokan, un peu gênée.


Lutsey:  Quelle malpolie, je suis ! Vous vois êtes présentés mais je n'ai pas fait pour ma part. Je suis Lutsey Koltyan Silwyna ite. Et voici ma petite sœur jumelle Joltsyn.

C'était donc vrai... Litya avait du mal à y croire, se rappelant d'une Lutsey assez agressive avant et réagissant parfois comme une enfant.


Litya : Par Eywa ! Je n'aurai jamais cru vous voir chef ma Lutsey
Lutsey sourit en caressant son ventre : Notre Mère est imprévisible.
Tsuwokan: Vous êtes Olo'eyktan depuis combien de temps?
Lutsey : Depuis deux ans. J ai pris mes fonctions peu après la naissance des jumeaux de Joltsyn
Tyhu: Vous arrivez à diriger le clan sans trop de difficultés?
Lutsey : Un clan n'est jamais facile à diriger. Il a ses traditions, ses modes de vies dont certains ont du mal à lâcher.
Tsuwokan montrant le boomerang: En parlant d'habitudes, j'ai trouvé ceci. Est ce que l'un des membres de votre clan en possède?

Les deux sœurs regardèrent l'étrange objet avec curiosité.

Lutsey : Peut être. Je peux regarder?

Tsuwokan remit le boomerang, curieux d'en savoir plus sur le propriétaire.

Tsuwokan: Tenez.

Lutsey et Joltsyn étudièrent l'objet. Elles virent l'insigne de leur clan, confirmant l'appartenance du propriétaire.

Lutsey : C'est bien un membre de notre clan qui l'utilise. Je pense savoir qui mais je vais d'abord voir s'il n'y a pas d'autre détails
Tsuwokan: Srane, c'est que nous l'avons "trouvé" en chemin vers votre clan
Joltsyn : Grande sœur, tu sais très bien que c'est lui. Qui d'autre aurait eu l'idée d'utiliser un tel objet ?

Lutsey continua de scruter l'objet, semblant ne pas vouloir se prononcer. Le jeune com'ava  regarda sa femme un moment, tout deux interloqués avant de questionner

Tsuwokan: De qui vous parlez?

Lutsey trouva enfin un détail qui confirmait ses soupçons. Elle commença à s'éloigner, la queue s'agitant et les oreilles baisses.

Ludsey: Si je le chope, ça va être sa fête. TSYLAN !! Viens la ! On a à parler
Joltsyn  en soupirant : Par Eywa ! Qu'est ce qu'il avait en tête? Je ne le comprendrai jamais
Tsuwokan: Tsylan? qui 'est ce?

Joltsyn en entendant les cris de sa sœur continuant à appeler le concerné : Le partenaire de ma sœur.
Tyhu: Quel étrange couple...

Joltsyn observa l'objet ou sa sœur avait regardé et vit une sorte de tête d'un animal aux crocs pointues au centre d'un cœur

Joltsyn : Mais quel abruti !
Tsuwokan: Qu'y a t'il?

Joltsyn lui montra le boomerang à l'endroit indiqué.

Joltsyn: Il l'appelle sa tigresse. On n'a jamais compris  ni ses dires, ni ses raisons mais un coeur placé de cette façon le trahit forcément.

Tsuwokan hochant la tête avec le sourire, au vu de ce qu'il avait vu.

Tsuwokan: C'est assez compliqué à expliquer. J'en conclue que Tsylan est un marcheur de rêve?
Joltsyn : En effet.

Lutsey : Reviens ici !

Tsuwokan: Eh bien! ils sont toujours comme ça?
Joltsyn : Vous n'avez pas vu au début.. C'était pire!
Tyhu: Pire? est-ce possible?

Un individu à la chevelure courte et bouclée noire apparut. Il avait un bandeau à l'œil gauche et portait une épaulière a l'épaule gauche. Une sorte de protection protégeait son torse. Il était devant eux en sifflotant.

Joltsyn d'un soupir : Oh que oui! Une fois, ils se sont disputés pour une affaire de plats.

Tsuwokan s'adressant à Joltsyn: C'est Tsylan?

Joltsyn remarqua le jeune uniltiranyu se baladant d'un air innocent : En effet, c'est bien lui. Mais c'est quoi cet air débile qu'il prend?

Tsuwokan et sa partenaire restent quelque peu étonné.  Tsylan alla vers eux d'un ait tout à fait naturel et innocent.

Tsylan: Bonjour. Vous êtes les invités je présume ?

Litya scruta le jeune uniltiranyu qui était son beau frère par union. Il était vrai que cet air était agaçant.

Tsuwokan: Euh...srane, Tsuwokan guerrier du clan com'ava.
Tsylan: Oh! Un autre uniltiranyu! Je suis Tsylan Tolyn mais j'imagine qu on m'a déjà présenté. N'est ce pas Joltsyn ?
Joltsyn : Vu ton succès, je n'avais pas vraiment le choix Tsylan.

Tyhu fit un sourire amusé tandis que Tsylan haussa les sourcils intrigués. Comment pouvait il être aussi détendu?

Tsylan: C'est pour cela que ma tigresse me réclame avec ardeur ?
Joltsyn : On peut dire
Tsylan: Oh! Et qui sont les deux autres ? 
Tyhu: Tyhu, membre du clan com'ava.
Litya: Litya, chevaucheuse d'aube et ancienne omatikaya

Tsylan s'inclinant en signe de respect, sous les yeux curieux de Litya et Tyhu qui se demandaient la signification de ce geste.

Tsylan: Enchanté.
Tsuwokan: Les avis sur vous, ne semblent pas très positifs.
Tsylan: OH, Vous savez, on a toujours tendance à exagérer les...
 
Soudain, il se baissa comme pour éviter un projectile. L'instant d'après, un objet heurta, en effet, le mur.

Tyhu: Nang!
Lutsey: Viens par là et assume ta bêtise !
Tsylan en commençant à s'éloigner: Je vais vous laisser. Le devoir m'appelle comme on dit. Ou l'instinct de survie. Au choix!

Tsuwokan ,les oreilles dressés, ne sut quoi dire devant cette situation gênante. Quant à Litya, elle  était complètement bouche bée devant cela tandis que Tsylan courrait avec une Lutsey en furax, lui balançant n'importe quoi à sa portée


Tsuwokan: Par Eywa! Et vous dites qu'ils forment un couple?

Joltsyn se massant la tempe, gênée  de devoir expliquer leurs comportements.


Tsylan : La grossesse ne te réussit pas, ma tigresse!

Le jeune tawtute se sentit un peu de trop devant ce spectacle et se demandait s’il ne devrait pas partir.

Tsuwokan : Srane...Peut-être devrions nous vous laisser?

Au loin on pouvait entendre le bruit d’objets se fracassant. En effet, Ludsey continuait de lancer les objets sur son mari, toujours furieuse envers lui.

Lutsey: Stupide tawtute !

Joltsyn : Non. Ça va se calmer, ne vous en faites pas. Et puis, la route à été longue jusqu'ici. Reposez vous et vous reprendrez la route demain.
Tyhu: Nous vous remercions pour votre bonté.
Joltsyn: Je vous en prie. C'est la moindre des choses

Tsylan : Tu sais que ce n'est pas bon pour le bébé de t’énerver ainsi ?
Lutsey : La ferme !

Litya ; Eywa fait de drôle de couple 
Tsuwokan : En effet, je n'ai jamais vu cela !
Joltsyn : Et pourtant, leur amour est très fort. C'est même ma sœur qui voulait un enfant de son partenaire et non l'inverse. L'amour est un sentiment aussi puissant que ravageur.
Tyhu: Pour l'instant, il est assez difficile de déceler de l'amour entre eux.
Joltsyn d'un sourire : L'amour a plusieurs formes. La plus pure comme la plus étrange.
Litya : On voit plus de la haine et de la colère que de l'amour.

Tsuwokan songea devant cet étrange couple. Comment un amour pouvait il s'exprimer de cette manière? Ca lui paraissait inconcevable.

Joltsyn : En attendant que l'orage se calme, voulez vous que je vous fasse visiter un peu notre maison. Certains Nariya sont encore hostiles aux humains mais ne vous risquez pas grand chose si vous êtes sous ma protection.
Tsuwokan :Je n'ai pas grand chose à craindre d'eux, j'ai appris à me défendre dans ce genre de situation.
Tyhu: Nous vous suivons

 Joltsyn leur fit donc visiter le clan, laissant les deux tourtereaux continuer leurs chamailleries. Malgré certains regards hostiles, il ne se passait rien de particulier. Enfin, vint le soir où le clan se réunit pour le repas avec le butin ramené par les chasseurs.
 Le trio suivit la Tsahik  qui les mena au foyer où déjà pas mal de membre du clan s'étaient rassemblés. Elle leur désigna des places pas loin d'elle et de ses enfants ainsi que de sa sœur et de Tsylan qui semblait parler la langue maternel de celui au vu du ton du murmuré. Sans doute pour ne pas être espionné.


Lutsey : Pourquoi as tu fabriqué un tel objet, chéri ?


Tsuwokan s'assit non loin du couple, Tyhu à sa droite. Il écoutait d'une oreille la conversation à côté de lui, pas gêné par le brouhaha des discussions des autres membres.


Tsylan : Je voulais savoir si c'était vrai, dans le fait qu'elle revenait toujours à son lanceur.
Lutsey : Et tu t'es mis dessus pendant des mois pour cela ?

Tsylan haussa  les épaules à cette question comme si la réponse lui paraissait évidente.

Tsylan : La curiosité, que veux tu ?
Lutsey d'un sourire amusé : Menteur.

Tsuwokan hocha la tête avec un petit rire, ce qui fut remarqué par Litya à côté de sa femme.


Litya : Qu'est ce qu'il y a de drôle, ma Tsu ?

Tsylan caressa tendrement le ventre de sa femme sous le regard amoureux de celle ci.

Tsuwokan : Rien de bien important ma Litya...Rien de bien important.

Tsylan : Garçon ou fille ?
Lutsey ; Tu le sauras à la naissance
Litya : Il semble qu' ils sont bien amoureux
Tyhu: Je ne sais que penser de leur relation.
Joltsyn : Je vous ai dit que l'amour peut avoir plusieurs formes ma Tyhu.

Tsylan mit son oreille sur le ventre de sa femme pour entendre le bébé sous les rires de cette dernière .

Lutsey : Le bébé est la chéri.

Tsuwokan : Je pense qu'il nous faudra du temps pour comprendre davantage leur façon de s'aimer

Lutsey : Allez. On a des invités chéri. 
Tsylan en se remettant assis:Très bien, ma tigresse.
 
Lutsey commença aussitôt à manger ou plutôt dévorer sa part avec gourmandise.

Lutsey à la fin d'une bouchée: Dites moi ma Tsu et Tyhu, pourriez vous me parler un peu de votre clan? Je n'en ai jamais entendu jusque là.
Tsuwokan : Notre clan fut fondé peu après la victoire face aux Sawtute dans la bataille pour l'Arbre des Ames, nous sommes pour la plupart des ancien Sawtute en quête d'une nouvelle vie ou des enfants d'Eywa cherchant à mieux nous comprendre.

Lutsey mangea avec appétit, semblant ne pas s'arrêter.

Lutsey: Intéressant et très curieux. Et j'imagine que vous avez des couples mixtes comme toi et Tyhu ? 
Tyhu: Srane. Il existe des couples de partenaire différents. Mais au final, nous n'en faison cas. Seul le coeur et l'esprit, comptent
Lutsey d'un sourire tout en continuant de manger : Je serai là plus mal placée pour oser te contredire ma Tyhu
Tsuwokan : J'ai appris que certains fils et filles du clan, n’appréciaient pas les marcheurs de rêves.
Tsylan: Ce qui est tout à fait normal, si tu essaies de les comprendre. La RDA a failli exterminé le clan, enlevant beaucoup de proches. Et la rancune ne disparaît pas au fil des années
Lutsey : Tsylan a tout dit. Moi même, j'étais comme eux avant que Tsylan n'apparaisse. 
Tsuwokan : Je n'ai pas eu ce genre de difficulté à vraie dire, du fait de mon passé.

Tsylan observa maintenant Tsu d'un air plus sérieux, comme intrigué par ce détail

Tsylan : Ah bon ?

Lutsey finit le reste du repas, montrant sa réputation de gourmande.

Tsuwokan : Disons que j'ai préféré fuir mon père à cause de nos différents sur ce monde et j'ai renié l'humain que j'étais.
Tsylan d'un sourire : Ah ouais. Comme quoi, les gens ne cessent de surprendre.

Litya regarda Tsylan d'un air interrogatif. Où voulait il en venir?

Tyhu: Il est triste, que peu de na'vis comprenne la bonté de certains marcheurs de rêve.
Joltsyn : La souffrance mène à la colère, qui est souvent bien mauvaise conseillère.
Tyhu: Je ne sais que trop bien, malheureusement.

Tsylan regarda Tsuwokan un petit moment avant de changer de sujet tout en buvant une partie de sa gourde.

Tsylan : Ce sont les fardeaux de la guerre, malheureusement
Tsuwokan : La guerre, les Sawtute les plus stupides l'ont ravivé et ce sont ceux aux bonnes attentions, qui subissent les colères...

Lutsey caressait son ventre avec tendresse mais elle remarquait l'éclat dans le regard de Tsylan.

Tsylan : Ça a toujours été comme ça, malheureusement.. Même chez nous.
Tsuwokan : J'aurai aimé que la haine ne soit jamais arrivé avec les Sawtute...
Tyhu: Tu te fais du mal, mon amour.
Tsylan :Allez ! Arrêtons de se morfondre ! Je vais finir par avoir le cafard, à force !
Lutsey : Tu n'as pas simplifié les choses, tu sais?
Tsylan : Eh !

Lutsey rigola.


Tsuwokan : Srane, et bien profitons de la soirée.

La soiree se déroula sans encombre sous les rires et les chants avant que l'appel de Morphee survint.

Tyhu [retenant un baillement]: Mes forces s'épuisent, je crois que je vais aller m'endormir.
Joltsyn allant coucher ses petits ; On va faire de même. Il se fait tard et vous avez voyagé longtemps.
Litya en retenant un baillement: En effet
Tsuwokan : Srane, je vais y aller aussi, pourriez vous nous dire où se trouve les hamacs pour les invités

Lutsey monta aux étages et leur indiqua les différents hamacs qu'elle avait mis de côté pour eux. Ils étaient situés pas loin du corridor, menant aux différends étages de l'arbre.

Tsuwokan : Irayo ma Lutsey, nous te...vous remercions pour ça.
Lutsey avant de s'éloigner : Je vous en prie. Reposez vous bien.

Tsuwokan et Tyhu la saluèrent respectueusement avant de rejoindre leurs hamacs respectifs .


Litya les accompagna et s'installa,  pas loin d'eux afin de parler sans attirer des oreilles indiscrète. Elle avait encore du mal avec ce qu'elle venait d'apprendre, mais le tawtute l’intriguait

Litya une fois l'oloeyktan et son partenaire éloignés : Vous en pensez quoi, de son partenaire ?
Tsuwokan : Tsylan?  Je crois qu'il cache un passé plus trouble derrière ses facéties.
Litya : Sans doute. Je trouve qu'il cache bien trop ses pensées. Ses paroles ont l'impression d'être calculés mais j'ignore le résultat.
Tsuwokan : Chacun a grandi et pense différement ma Litya
Litya : Peut être. Mais ça ne retire pas, cette étrange impression.
Tsuwokan :On en reparlera avant notre départ, si tu le souhaites, bien entendu.

Litya inclina la tête d'un signe affirmatif, avant de s'allonger pour s'endormir. Tsuwokan alla se coucher avec sa partenaire, l'enlaçant avec tendresse. 
« Last Edit: May 15, 2018, 05:53:08 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

Offline Tsylan

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Re: RP Tsylan
« Reply #41 on: October 24, 2017, 05:50:44 pm »
Chapitre 22 :  Naissance

La nuit passa et bientôt, la lumière du jour se manifesta,

Tsuwokan fut l'un des premier à se lever, laissant Tyhu poursuivre sa sieste après avoir posé un baiser sur son front. Lutsey s'était levée également, gênée par des douleurs au ventre. Elle se leva et descendit, espérant que la douleur passera

Tsuwokan descendit peu après puis vit Lutsey se tenir le ventre.  Vu l’état avancé de sa grossesse, il se doutait que l’accouchement pouvait arriver n’importe quand et c’était peut être déjà un signe.
Lutsey sentit l'énergie de Tsuwokan mais la douleur la préoccupait trop pour y faire attention.


Tsuwokan : Vous avez un problème ma Olo'eyktan?
Lutsey reprenant sa respiration: Un peu mal au ventre.
Tsuwokan : vous devriez vous asseoir un moment au foyer. je vous aide?
Lutsey grimaçant de plus en plus : Je veux bien, s'il te plaît.

Tsuwokan la soutint pour l'emmener au foyer et la fit asseoir doucement.

Tsuwokan : Srane, respirez profondément maintenant.

Lutsey reprit sa respiration calmement. Néanmoins, la douleur s'accentua.

Tsuwokan : Nang. ça n'as pas l'air de se calmer...Je me demande si vous n'êtes pas en train de perdre les eaux.
Lutsey grimaçant, se retenant de crier : Je crois bien oui.

Tsuwokan d'un air grave, commença à déposer sa sacoche et à sortir deux trois onguents

Tsuwokan : Et comme par hasard, il y a personne! Bon...

Joltsyn apparut a ce moment là, semblant inquiète.

Joltsyn: Par Eywa ! 

Tsuwokan étala un des onguents sur le ventre de Lutsey.

Tsuwokan :Vous tombez bien ma Tsahik, votre soeur a bien l'intention d'accoucher.

Joltsyn commença a l'allonger.

Joltsyn: Je l'ai senti!

Tsuwokan une fois l'onguent étalé, se mit à côté de Lutsey, laissant là place à Joltsyn.

Tsuwokan : Srane, avec ce que j'ai étalé sur son ventre, elle sentira moins la douleur.

Lutsey cria néanmoins en sentant la douleur ne cessant de croitre.

Joltsyn : Écarte tes jambes ma sœur.
Tsuwokan : Je la maintiens?
Joltsyn : Oui. Car ça va la faire souffrir et elle risque de s'agiter.

Tsuwokan tint Lutsey par les épaules et les bras.


Tsuwokan : Srane. Je suis prêt, allez-y!

Lutsey cria encore plus fort et serra les poings sous la souffrance. Cela suffit pour réveiller tout le Kelutral.

Joltsyn : Pousse sœurette
Lutsey : Je ne fais que ça !!

Tsuwokan parvint à maintenir Lutsey tant bien que mal.

Joltsyn: Chaque minute compte ma sœur. Donc prends ta respiration et pousse. Je peux t'aider mais je dois voir la tête

Lutsey obéit et se remit à pousser. Déjà de l'activité commença à se manifester. Au sein du Kelutral. Les cris ayant réveillé les membres. Tyhu se leva en sursaut, se demandant d'où venait tous les cris.
Tsylan passa devant elle en courant, montrant une certaine nervosité de sa part. Litya se réveilla en entendant les cris de lolo'eyktan.

Tyhu: que se passe t'il?
Litya : Je ne sais pas. Ca a l'air de venir d'en bas 

Lutsey reprit son souffle tandis que sa sœur l'encourageait.

Tyhu: alors je descend moi aussi.

Lutsey se remit de nouveau à pousser tandis que des visages curieux commençaient à apparaître sous la colère de Ludsey qui ne tarda pas à envoyer bouler.


Joltsyn : Ça ne facilite pas les choses tout ce monde. Par Eywa, où est Tsylan ?
Tsuwokan : Je me posais la même question. Pour un futur père il est drôlement absent.

Tsylan arriva a ce moment là un peu essoufflé. Il essaya de faire disperser la foule pour ne pas compliquer la naissance, promettant de présenter l'enfant quand il sera née

Tsuwokan : Tiens, quand on parle du loup...

Tsylan alla ensuite au côté de sa femme qui ne tarde pas à lui faire une remarque.

Lutsey : Tu étais où ?
Tsylan : Tu sais, c'est un peu difficile de deviner quand tu pars dans ton coin
Tsuwokan : Vous vous disputerez un autre jour s'l vous plait, ce serai triste que le nouveau né assiste à cela
Lutsey : La ferme ! J engueulé mon mari si je veux !
Joltsyn : Lutsey! On se calme. Tu ne facilites pas les choses.
Tsylan : Écoute les ma yawnetu. Fais ton travail et tu pourras m'engueuler après

Tyhu arriva, voyant alors ce qu'il se passait

Tyhu: par Eywa!

Lutsey ne dit plus rien et continua de pousser.


Quand Ney’wa ouvrit les yeux, elle sentit une froideur sur son dos. Elle se tourna et vit le mur d’une base. A ce moment là, des souvenirs de son enfance revinrent, et pas des plus agréables.


Ney’wa, en soupirant : Encore…

Cependant, elle vit une trace de moisissure sur le mur, prouvant un retour de la végétation. Mais où était-elle ? Elle tenta de se rappeler des circonstances qui ont pu la mener jusqu’ici. Elle avait envie de sang, elle en était sûre. Puis, elle reçut des mini seringues à divers endroits de la peau qui lui ont administré un neutralisant. Elle pouvait voir des traces de piqures sur les genoux, le ventre et les épaules. Pourtant, la base semblait en ruine et la porte n’était pas fermée. Elle était même détruite si  on se fiait au trou ‘d’ouverture assez longue pour qu’elle puisse passer. Elle en sortit et ce qu’elle vit manqua de la faire vomir. Dans des cellules, des ossements étaient encore présents. Leurs tailles suffisaient à lui montrer que c’était des enfants.  Ney’wa pensa aux siens qui ont été capturé avec elle. Qui ont partagé ses tourments et qui n’ont pas eu la chance de survivre. Un sentiment de culpabilité non fondé, l’envahit en repensant à ce cauchemar. Elle tourna la tête et vit une pièce contenant des consoles. Elle le savait pour avoir entendu les scientifiques lui faisant passer des batteries de test quand elle était jeune, en parler. Ceux-ci étaient envahis par la végétation et par la rouille. En entrant, elle entendit un craquement et sentit une piqure au pied gauche. Elle se retint pour ne pas exprimer sa douleur. Elle s’assit  et inspecta la blessure. Ce fut à ce moment là qu’elle aperçu qu’elle avait marché sur un crâne. Un crâne humain. Le haut du squelette était dans un piteux état. La cage thoracique était en petits morceaux, comme si’elle avait subi une série de violents coups, laissant entrevoir le sort de la propriétaire. Elle parvint à extraire le morceau d’os coincé sur son pied, qui montrait un petit trou sur son pied commençant à saigner.  Elle tenta de contrôler la malédiction que les Sawtute lui avaient imposée. Mais cette lutte incessante était épuisante et le résultat était un équilibre fragile, menaçant de se rompre à tout moment.

Ney’wa : Je dois sortir d’ici. Ou je ne pourrai plus rien contrôler.

En se relevant, elle vit que ce squelette n’était pas le seul dans la pièce. La jeune guerrière discerna un autre auquel il lui manquait les bras et les jambes.  Un autre était sur le dos et c’était le seul encore intact. En luttant contre elle-même et la douleur de son pied gauche, elle se mit en chemin. Durant sa route, elle vit d’autres squelettes, qui étaient coupés en deux ou la tête manquait. Elle ferma les yeux pour ne plus rien voir. Enfin, elle trouva l’entrée qui était une grande ouverture. Derrière la porte défoncée, se tenait également le reste d’un squelette où seuls les bras et les jambes étaient encore visibles. Enfin, elle parvint à la lumière du jour et put remarquer que celui-ci s’apprêtait à coucher. Une odeur l’alerta soudain. Une odeur qu’elle ne reconnaissait pas, mettant ses sens aux aguets. Un ombre se dessinait devant elle qui semblait être une adolescente âgée d’au moins dix-sept ans, pas plus. Enfin, elle arriva à son niveau

Uniltiranyu : Te voilà enfin réveillée.

La jeune uniltiranyu entra, portant sur son dos un étrange sac qui, malgré l’usure, restait tout de même solide et semblait plein. Elle reconnut la fille qui s’était interposée contre les Sawtute par ses trois plumes bleus foncé qui surplombaient sa chevelure et le bâton combat sur son dos. Par ailleurs, le bandeau qu’elle tenait auparavant à sa main gauche, entourait ses yeux.

Ney’wa : Qui es tu ?
Uniltiranyu : Quelqu’un qui t’as sorti d’une fâcheuse situation. Tu devrais faire attention au lieu d’attaquer sans réfléchir, Dracula pandorienne. Heureusement pour toi que j’étais dans le coin !
Ne’ywa : Vous avez tué les Sawtute ?
Uniltiranyu, en souriant : Ils ne m’ont pas vraiment laissé le choix si tu veux savoir. Bon, tu as faim, je suppose ?

Le gargouillement du ventre de Ney’wa la trahit. Cet appétit est démontré par ses iris noirs.

Ney’wa : Je ne me nourris...
Uniltiranyu, en cherchant dans son sac: De sang. Je sais. Ce n’est pas pour rien que je t’appelle la Dracula pandorienne. Bon sang, où  je l’ai mis?

Elle plongea sa tête dans le sac continuant à chercher. Pendant ce temps, Ney’wa réfléchissait sur cet étrange personnage. Elle était jeune. Pourtant, elle avait la sagesse d’une adulte même si des détails rappelaient son jeune âge. Et cette adolescente semblait accepter sa présence sans la craindre alors qu’elle avait vu le monstre qu’elle pouvait être.

Uniltiranyu : Ah voilà ! J’espère que tu aimes bien le sang de yérik car je n’ai attrapé que cela aujourd’hui. Je remercie Eywa d’ailleurs car ce n’était pas gagné.
Ney’wa : Ca fera l’affaire.

Elle sortit cinq sortes d’étrange packtage rouge qui étaient fermés par une sorte de bouchon.


Uniltiranyu : Fais-toi plaisir. C’est tout ce que j’ai pu collecter. J’espère que ça te suffira.
Ney’wa : Il le faudra.

Ney’wa en prit, retira le bouchon et commença à boire. L’adolescente se contenta des fruits qu’elle a ramenés. Ney’wa fut étonnée que l’adolescente en ait prit cinq mais qu’en plus, que la taille ne et le poids de ceux-ci (en effet, les fruits et légumes de Pandora peuvent atteindre soixante centimère et peser 5 à 9 kilos) ne semblait pas la déranger. Les fruits étaient de diverses couleurs allant du jaune au violet. Elle prit un violet, inséra ses crocs et en déchira une partie pour la mâcher, libérant un jus qui entoura ses lèvres. Elle finissait ensuite la partie restante par deux mâchouilles.

Ney’wa : Tu n’as pas pris de chair animale ?
Uniltiranyu : Pas eu le temps. Des Banshee sauvages trainaient dans les environs. J’ai pu au moins prélever le sang sur la bête.
Ney’wa avant d’entamer le deuxième : Qui es tu ?
Untiliranyu : Une femme voulant la paix comme toi.
Ney’wa après avoir terminé sa beuverie : Comment ça ?
Unitliranyu : Disons que je n'ai pas eu une vie facile. Comme toi.

Sur ces paroles, elle prit un petit fruit qu'elle dévora devant une Ney'wa interrogeative, buvant  le sang que son hôte avait prélevé.

Ney’wa : Mais, tu es un membre de leur espèce! Je ne comprends pas.
Unitliranyu : C'est assez compliqué à expliquer.

La jeune na'vi n'essayait pas de savoir davantage car elle se doutait qu'elle n'obtiendrai pas davantage. L'uniltiranyu reprit un fruit qu’elle dévora avec délice en se léchant les babines.

Ney’wa : Comment tu t’appelles ?
Uniltiranyu : Je me nomme Tsany. Et toi ?
Ney’wa : Ney’wa.
Tsany en faisant le salut na’vi: Enchantée de te connaitre ma Ney’wa
Ney’wa en l’imitant: Moi de même.

Il eut un instant de silence où les deux continuèrent leurs repas avant que Ney’wa l’interrompit.

Ney’wa après avoir terminé le cinquième sachet: Pourquoi m’as-tu emmené ici ?
Tsany : Qui viendrait chercher dans une demeure de métal en ruine ?
Ney’wa : Pas faux. Mais tu as du te douter que ce lieu me rappelle des souvenirs que je préfererai oublier.
Tsany : Moi aussi. Je n’ai jamais dit que ça me plaisait.
Ney’wa : Qu’est il arrivé à cette base ?

Tsany termina son dernier fruit qui était jaune avant de répondre.

Tsany : Tu as du remarquer des ossements venant d'enfants ?
Ney’wa : Oui
Tsany : Eh bien, les occupants de cette base ont commis l’erreur de les enlever pour s’en servir comme cobaye. Cela a mis en furax un clan et  les divers ossements de Sawtute ainsi que l’état délabré de cette base, sont  les résultats de sa colère.
Ney’wa : Et qu’est devenu ce clan ?
Tsany, baissant les oreilles : Il été détruit. Les Sawtute les ont exterminés en représailles de ce qu’ils ont fait ici.
Ney’wa : Tu en connais des choses, tawtute. Par ailleurs, tu dégages une étrange odeur. Comme si…

Tsany resta silencieuse, suçant ses doigts pour capturer l’odeur sucrée d’un fruit.

Ney’wa : As-tu fait tsahaylu ?
Tsany : Non
Ney’wa : Pourtant, je perçois deux odeurs en toi.
Tsany : Ton odorat est exceptionnel, guerrière aux longs crocs.
Ney’wa ; Je …

Soudain, elle se rendit compte d’une anomalie. Tsany ne parlait pas de la même manière et son odeur avait changé.

Ney’wa : Vous n’êtes pas Tsany…. Qui… qui êtes vous ?

Cette façon de parler semblait familière à Ney’wa.


Tsany : En effet. Je partage ce corps avec celle que tu appelles Tsany, Ney’wa.  Maintenant, ferme les yeux.
Ney’wa : Pourquoi ?
Tsany : Tu comprendras.

Ney’wa ne savait pas pourquoi mais quelque chose en elle la poussait à lui faire confiance. Elle ferma les yeux et sentit le contact de la main de Tsany sur son épaule gauche. Immédiatement l’environnement changea. Elle se retrouva dans une forêt bordée d’arbres des Ames.

Ney’wa : Où suis-je ?
Tsany : La prochaines fois Naltsyn, préviens moi quand tu invites quelqu’un dans ma tête !
Naltsyn : Pourtant tu as su la bloquer à l’entrée.  Tu t’améliores petite chose fragile. Pourtant, n’oublie pas qu’ici,  c’est moi la gardienne.
Tsany : Peut être mais ça ne t’autorise pas à faire ce que tu veux !

Naltsyn… Ce nom lui disait quelque chose. Elle tourna la tête et vit une tawtute à la chevelure noire dressé en arrière sous la forme «  de queue de cheval » comme disait les Sawtute du clan Com’Ava.  L’humaine portait d’étranges vêtements. Ils étaient d’un noir sombre et une sorte de chainon gris montrait la présence d’une capuche.

Elle observait d’un œil sévère à l’aide ses yeux verts, une Na’vi comme elle. Le visage jeune de celle-ci semblait familière à Ney’wa alors que ses vêtements lui  sont inconnus mise à part le collier à dents et l’accessoire violet décorant sa queue. En effet, la Na’vi portait un buste en tissus qui commençait de ses épaules et avant bras jusqu’au ventre. Celui-ci dissimulait ses seins, lui donnant un côté sauvage et raffiné. Au niveau de son cache sexe violet, une sorte de ceinture faite en perle  Sur son avant bras, un brassard de couleur marron. Un bandeau ornait son front, éclairant son visage.



Naltsyn : Bienvenue Ney’wa. Ici, personne ne pourra épier notre conversation.
Tsany : Mouais.
Ney’wa : Votre visage… me dit quelque chose. On se connait ?
Naltsyn : Sans doute. J’étais la Tsahik des Oltyis

A l’évocation de ce nom, des images revinrent dans sa tête.  Des guerriers s’écroulant un par un, sous les balles des Sawtute. Et en particulier, celle de leur Tsahik reconnaissable, par ces vêtements rouges luttant contre leurs adversaires malgré ses nombreuses blessures et qui s’écroula finalement, d’une balle dans la tête.


Ney’wa : Naltsyn Lu’utzin Tilwa ite ?
Tsany : Tu es une célébrité, on dirait.
Naltsyn : Pour nos alliés et ma famille, oui.

Quand elle eut la confirmation de son identité, Ne’ywa ne put s’empêcher de verser  une larme.

Naltsyn : Je ne peux imaginer ce que tu as du subir.
Ney’wa : Je vous ai vu mourir. Vous ainsi que tant de mes frères et sœurs. J’ai eu peur et honte de n’être que la dernière encore en vie.
Naltsyn : Tu n’es plus seule maintenant. Je suis là.

Elle pleura un moment. Tout le  chagrin et la tristesse qu’elle avait su retenir jusque là se déversa. Mais elle parvint à se reprendre peu de temps après.

Ney’wa : Vous avez vu ce que je suis devenu.
Naltsyn : Oui
Ney’wa, baissant les oreilles : Vous devez penser que je suis un monstre.
Naltsyn : Regarde-moi. Si je te considérai comme tel, penses tu que je t’aurai laissé entrer ?

Ney’wa ne vit aucun dégoût, ni peur dans les yeux de la Tsahik. Plutôt un soulagement.. Et le sourire renforçait cette impression.

Naltsyn : Au contraire. Je suis soulagée de voir qu’un de nos enfants ait survécu,  continuant de faire vivre notre clan. Ce que t’ont fait les Sawtute n’influence en rien mon opinion. J’ai pu voir ce que ceux-ci font également aux leurs. Tsany en est un parfait exemple. Cependant, certains sont éclairés comme le prouvent les unitliranyu du clan des Com’Avas.

A l’évocation de son clan adoptif, Ney’wa ne put s’empêcher de penser à son amour Neywe qu’elle a du laisser derrière elle pour sa sécurité et peut être également à cause de la peur de ce qu’il penserait d’elle.

Naltsyn : S’il t’aime vraiment, il t’accepterait tel qu’elle.
Ney’wa : J’aimerai croire que ça soit si simple.
Naltsyn : Tout pouvoir a son lot de responsabilité et de défauts. Le tout est de l’accepter.
Ney’wa : Je l’ai fait et le résultat n’était pas aussi meilleur.
Naltsyn : L’as-tu vraiment accepté ?

Ney’wa resta muette à cette question. Que pouvait-elle dire ?

Naltsyn : Ce n’est pas parce que tu le penses que ça l’est. Accepter ce que tu es est un long  et difficile travail de soi-même et qui doit être fait en quotidien. Moi-même, j’ai parfois du mal bien que je fasse des efforts.
Tsany : Tu as fini Naltsyn ?
Naltsyn : Pourquoi ?
Tsany : Dois je te rappeler qu’ici, c’est ma tête !!!! Déjà que je dois accepter Reypay, ce qui est loin d’être facile, mais en plus, tu fais rentrer des gens sans demander mon avis ! C’est une violation de mon intimité ! Je te rappelle qu’on partage le même corps !
Naltsyn : Des fois tu es mature ma Tsany. Cependant, ton comportement montre parfois ta jeunesse.
Tsany : Oui j’ai dix sept ans et alors  Ca te dérange ?
 
Ney’wa sentit ensuite un vent fouetter son visage apportant une mélodie à ses oreilles. Elle ferma les yeux pour les rouvrir à la base, devant Tsany ou Naltsyn.

Naltsyn : Elle est finalement plus douée que je le pensais. Et dire qu’avant elle était toute petite, sans défense.
Ney’wa : Vous parlez de Tsany ?
Naltsyn : Oui.
Ney’wa : Je dois bien admettre que cette tawtute a un fort caractère. Ca ne doit pas être facile pour vous.
Naltsyn : Non. J’ai l’habitude. Je l’ai vue grandir et évoluer.

Elle tourna la tête vers la sortie, où la luminosité de la nuit révélait la beauté cachée de la forêt.
« Last Edit: November 19, 2017, 09:31:09 am by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #42 on: October 24, 2017, 05:57:41 pm »
Chapitre 23 : Twaly

Naltsyn : Cette demeure de métal a été témoin de beaucoup d’horreurs. Que ça soit des Sawtute ou de nous, aveuglés par la colère.
Ney’wa : Les squelettes de Sawtute, c’étaient…
Naltsyn : Nous ? Oui…Quand nous avons vu les atrocités que les Sawtute infligeaient à nos frères et sœurs, la colère et le chagrin nous ont aveuglés. Tu vois Ney’wa, nous avons tous notre part de démon.
Ney’wa : Ce que je dissimule est plus terrible que ce que vous avez pu comettre ici.
Naltsyn : Rien ne peut être pire que la terrible mort qu’on a apporté en cet endroit. Et cette action nous a coûté cher car notre clan en a subi les conséquences.  Bien que j’aie honte de ce que nous avons fait, nous n’avons pas eu le choix. Les Sawtute enlevaient nos frères et sœurs ainsi que nos enfants pour en faire des expériences. Nous avons même pu voir  que nous  n’étions pas les seules victimes de leurs manigances.  D’autres membres de d’autres clans étaient présents. Beaucoup d’enfants n’ont pas survécus aux traitements infligés par les membres du Peuple du Ciel.

D’un côté, Ney’wa en voulait à Naltsyn et aux attaquants de cette base car leurs assauts ont brisé sa vie et tant d’autres. Mais… Est-ce que ça aurait été différent s’ils ne l’avaient pas fait ? Par ailleurs, elle n’aurait peut être pas rencontré Neywe et ses amis si elle n’avait pas subi tous ces malheurs.

Naltsyn : Montre ta blessure au pied gauche. Il faut que je soigne avant que ça s’infecte.

Ney’wa obéit et Naltsyn commença ses soins sur le pied gauche de la jeune Oltyis.


Cela dura toute la matinée avant que Joltsyn remarqua enfin la tête du nouveau née.


Joltsyn : J ai la tête encore un effort

Tsuwokan était un peu épuisé et courbaturé. Cela était du au temps passé dans la même position.

Tsuwokan : Bonne nouvelle!

Lutsey, complètement en sueur et épuisée, lutta contre elle-même et poussa encore.  Au bout d'un moment interminable, Joltsyn prit enfin la tête et accompagna les poussées de sa sœur. Bientôt, on entendit le cri d'un nourrisson.
Lutsey était complètement épuisée. Elle était allée à sa limite tandis que Tsylan tournait son regard vers Joltsyn qui tenait le bébé qui continuait à crier et s'agiter dans ses bras.


Tsuwokan : Félicitation ma Lutsey ! C'est un beau bébé !
Joltsyn : Et une belle fille.

Tsylan présenta le bébé entre ses bras à sa femme qui la regardait, le sourire aux lèvres, semblant être aux anges en voyant ce bébé s'agiter

Tyhu: vous lui avez trouvé un nom?
Tsylan en laissant la mère prendre et bercer sa jeune fille : Oui. On a choisi Twaly si c'était une fille
Tsuwokan souriant : Twaly? Je trouve que c’est un joli nom.

Lutsey câlina tendrement sa fille, exprimant son instinct maternel tandis que Tsylan contemplait son enfant s’agitant malgré ses yeux fermés.

Joltsyn : On devrait les laisser seul

La petite Twaly s'agita dans les bras de sa mère,  avant d’ouvrir ses yeux oranges, regardant son environnement d'un air curieux. Tsuwokan acquiesca avant de suivre Joltsyn avec sa femme

Tsuwokan : Srane.

Joltsyn coupa le dernier lien entre la mère et la fille avant de s'éloigner laissant les jeunes parents seuls avec leur enfant.



Tsuwokan : On peut dire que notre départ aura été marqué par une bonne nouvelle.
Joltsyn sourit : Oui. Donner la vie est une expérience douloureuse mais étrangement agréable. Vous avez des projets ?
Tsuwokan : On va retourner au clan et peut-être un jour vous rendre visite.
Joltsyn : Vous êtes le bienvenu dans tous les cas. Je vais vous laisser à présent. Je dois parler avec Litya. Elle doit bien envie de connaître les instants que j'ai vécu avec mon unique amour
Tyhu: nous comprenons. Kiyevame ma Joltsyn.
Joltsyn avant de s'éloigner : Que Eywa veuille sur vous
Tsuwokan saluant respectueusement : irayo.

Joltsyn rendit son salut avant de partir de son côté. Tsuwokan partit rejoindre son ikran avec sa partenaire, prenant le chemin du retour. Soudain, il entendit la voix du partenaire de l'olo'eyktan derrière lui.


Tsylan : Eh ! Vous comptez partir sans nous dire au revoir ?
Tsuwokan : Oh!Désolé! On ne voulait pas interrompre votre instant de bonheur.

Ce dernier ne répondit pas et chercha un instant dans sa sacoche en cuir sur son flanc gauche comme pour chercher quelque chose. Qu'est ce qu'il cherchait ?

Tsylan: J'ai un cadeau pour toi ma Tsu. Je sais que tu veux oublier ton passé et c'est ton choix que je respecte. Néanmoins, n'oublie pas d'où tu viens
Tsuwokan: Que veux tu me donner?
Tsylan lui lança une sorte de petite oreille métallique : C'était mon premier jouet que j'ai fabriqué de mes mains. Il te permettra d'avoir une vision des planètes du système solaire et particulièrement, la Terre vue de l'espace

Tsuwokan attrapa le petit gadget, l'examina sous tout les angles. Cela ressemblait aux oreillettes utilisées pour des appels holographique. Pourquoi lui donnait il cet objet? Il rangea  l'objet dans sa sacoche en pensant à cette question.

Tsuwokan : Je préfèrerai oublier...mais merci.
Tsylan : Tu as tort. La Terre est magnifique et un homme reniant son passé voit toujours celui ci le rattraper. Tu devrais laccepter au lieu de la fuir
Tsuwokan : Mon passé appartient aux mauvais rêves, et je préfère oublier les mauvais rêves...au revoir ma Tsylan

Tsylan lui rendit son salut avant de s'éloigner à son tour. Pourquoi cherchait il tant à lui rappeler ses origines? Il pensa à cette question avant de s'envoler.

Pendant ce temps,

Litya s’amusait avec son neveu et sa nièce tandis que Joltsyn arrivait à son niveau. La chevaucheuse ne put s’empêcher de penser à son jeune frère en voyant son neveu. Ses cheveux étaient disposés en bataille de la même façon que lui et malgré ses yeux oranges, elle pouvait voir la vivacité dans son regard. Elle ne put s’empêcher de verser quelques larmes en y repensant.


Joltsyn : Roltyun lui ressemble beaucoup.

Litya s’essuya rapidement ses yeux avant de tourner son regard vers la Tsahik tandis que les jumeaux s’amusaient entre eux.


Litya : C’est ce que je me dis aussi. Il a la même énergie que lui. ;

Litya ne put s’empêcher de baisser la tête tristement tandis qu’elle entendait la Tsahik semblait essuyer des larmes tout en regardant ses jumeaux.

Litya : Je lui avais promis de revenir le voir souvent lors de mon départ vers mon clan d’acceuil. Des obligations familiales ne m’ont pas permis de revenir plus tôt et…
Joltsyn : Tu le regrettes ?

Litya resta un moment silencieuse, repensant au dernier souvenir de son frère vivant qui fut cette promesse qu’elle n’avait pas pu tenir.

Joltsyn : Tu n’as pas à l’être.  Tu ne pouvais pas savoir ce qui se passerait.
Litya ; Mais je lui avais fait une promesse.
Joltsyn : Certaines promesses ne peuvent être tenues, malheureusement.
Litya :Ca ne me réconforte pas.

Joltsyn alla s’installer à son côté droit et lui posa une main à son épaule droit. Une main réconfortante.

Joltsyn : Ton frère ne t’as jamais voulu de l’attente et était même impatient de me présenter. Le destin en a décidé autrement mais Eywa a accompli sa volonté malgré sa mort.

Litya sourit tristement à cette parole. Comment une femme si jeune peut elle avoir autant de sagesse dans ses paroles ?


Litya : Comment as-tu rencontré mon frère ?

Joltsyn fit un câlin à ses jumeaux qui se collèrent à elle, réclamant de la tendresse avant de répondre.


Joltsyn : J’ai rencontré Twilo lorsqu’il a manqué de me percuter en vol. J’ai, bien sûr, puni comme il se doit mais disons que sa vivacité m’a intéressé malgré moi. Et c’est ainsi qu’on s’est mis de plus en plus à se voir dans le lieu où on s’est rencontré la première fois. Avec le temps, une relation s’est nouée, devenant de plus en plus forte jusqu’à cette nuit, trois jours avant sa mort.

Litya n’insista pas, comprenant où elle voulait en venir.

Litya : A-t-il montré des signes de ses intentions ?

A cette question, Joltsyn baissa les oreilles et versa quelques larmes.

 
Joltsyn : A mon grand regret. J’ai essayé de le dissuader ou du moins, éviter une action aussi visible, connaissant où pouvait aller les Sawtute. Malheureusement, la colère l’a aveuglé et il s’est fait tué avec Silwanin et un autre chasseur.

En voyant la tristesse de leur mère, les jumeaux la regardèrent avec un air interrogatif

Syloa : Maman, triste ?

Aussitôt ce visage triste disparut et elle sourit avant de les serrer dans ses bras, tendrement, les faisant ronronner.

Joltsyn : Votre père me manque mais il m’a offert le plus beau des cadeaux.

Litya sourit devant cette scène, repensant à son enfant l’attendant dans le clan de son partenaire.
« Last Edit: November 05, 2017, 05:57:49 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

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Re: RP Tsylan
« Reply #43 on: October 29, 2017, 10:50:08 am »
Chapitre 24 : Retour à la maison

Ney’wa se réveilla avant Tsany. Elle dormait encore,  si en juge par sa respiration et son inactivité. La Tawtute n’a pas du encore rejoindre son uniltirantokx. Elle profita de son sommeil pour rejoindre la forêt.


Naltsyn : Je te souhaite bonne chance Ney’wa dans ta quête.

Elle se retourna et vit Tsany tournée vers elle. Mais l’odeur et la manière de parler était celle de Naltsyn.

Ney’wa : Merci ma Tsahik.  Puisse, vous aussi, trouver le réconfort chez les Com’Avas.
Naltsyn, sourit : Bien joué. Comment as-tu deviné ?
Ney’wa : Vous avez certaines odeurs appartenant à leur Kelutral.
Naltsyn : J’espère qu’un jour tu maitriseras ton côté sombre afin d’avoir une vie normale
Ney’wa : Eywa ngahu ma Naltsyn
Naltsyn : Eywa ngahu ma Ney’wa. Puisses un jour nos chemins se recroiser à nouveau.
Ney’wa : Je le souhaite également ma Tsahik.

Sur ces paroles, elle s’éloigna de la base, retournant dans la forêt sauvage.

Dans le Kélutral des Omatikayas,


Neytiri : Jake… Je sais que je dois être Tsahik. Mais, je doute de ma capacité à gérer cette fonction depuis l’incident de Xelloss.
Jake : Tu n’as pa à t’en faire ! Avec le chat noir, ça ne se passe jamais comme prévu !
Neytiri : Ce n’est pas une excuse, Jake. Je ne suis pas faite pour cela
Voix : Tu ne m’as pas habitué à être si défaitiste, grande sœur.

Neytiri reconnut la voix de sa petite sœur. Et elle vit qu’elle portait sur son ventre, enveloppé dans le porte bébé fait de tissus et de cuir fabriqué par des peaux de métabêtes de quatre mètres, un nourrisson d’un jour. Elle était accompagnée de son partenaire, reconnaissable avec son bandeau à l'œil gauche.

Neytiri : Ca fait plaisir de te revoir, Lutsey!
Lutsey : Moi aussi.
Jake : Et je vois que nous avons un nouveau venu, maintenant.
Tsylan : Une nouvelle venue, pour être exact.
Jake : C’est une fille ?
Lutsey : Oui
Neytiri : Et vous avez choisi quel nom ?
Lutsey : Twaly.
Neytiri : C’est un joli nom!
Tsylan : Pour être la fille d’une telle merveille, c’était le minimum.

Lutsey rougit même si elle tentait de se contrôler.


Lutsey : Neytiri...Ta tâche est difficile. Mais j’ai toute confiance en toi. Je sais que tu pourras assumer cette fonction avec toute la rigueur que cela exige.
Neytiri, sourit : Merci petite sœur. Cependant, l’incident de mon premier transfert avec Xelloss me fait douter.
Lutsey, sourit : Tu ne t’es pas attaquée à un sujet facile pour un premier transfert de conscience, grande sœur. J’en sais quelque chose. Cependant, tu es là pour guider nos frères et sœurs afin qu’ils respectent la décision de notre mère et guérir leurs maux. Mais tu ne peux pas tout soigner et si notre déesse a décidé autrement, c’est que ça devait être ainsi. Tu n’as pas à t’en vouloir d’un échec. Ce sont les choses qui arrivent pour maintenir l’équilibre.
Neytiri : Cela ne reste pas facile quand même.
Lutsey : Oui mais tu as les épaules assez solides pour le supporter. J’ai confiance.
Neytiri : Tes paroles sages m’ont manqué, petite sœur.
Lutsey : Toi aussi, tu m’as manqué, Neytiri. Mais, le résultat valait ce sacrifice.

Sur ces paroles, elle regarda la petite Twaly qui dormait dans son iveh k'nivi s'dir.

Tsylan : Tu connais Xelloss, Ludsey ?
Lutsey : En quelque sorte. Tu as tes secrets et j’ai les miens, Tsylan.
Tsylan : En effet. Et je préfère que ça reste ainsi.
Lutsey : Je ne vais pas dire le contraire. Sinon, grande sœur, je voudrai que toi et Twaly vous vous connaissez un peu plus.
Tsylan : Ce n’est pas un peu tôt ? Elle n’est née qu’hier.
Lutsey : Oui. Mais elle s’habituera à Neytiri.
Tsylan : Si tu le dis.

Ludsey sortit sa fille de son berceau portable et le confia à Neytiri. Au départ, la petite Twaly émit un cri, comme pour montrer son mécontentement mais le contact avec Neytiri semblait lui convenir et elle resta calme.

Neytiri : Je n’aurai pas cru que tu aurais un enfant d’un tawtute, Ludsey.
Lutsey : Moi aussi.  Comme quoi, les gens évoluent.
Jake : On dirait le portrait de sa mère.
Lutsey : Je ne comprends pas pourquoi vous dites ça ! Elle n’a qu’un jour !
Neytiri : J’ai l’impression de te revoir la première fois, petite sœur. La même petite frimousse. Manque juste le regard.

Les deux parents échangèrent des regards un peu coquins entre eux avant de se rapprocher et de s'embrasser, devant le couple s'occupant de leur nièce.

Je revins au Kelutral des Com’Avas au coucher du jour, en rapportant un prolémuris que j’avais chassé auparavant. Cela me permettrait de justifier mon absence de deux jours. Il était vrai qu’elle n’était pas facile à avoir ces créatures, vu leurs agilités. J’en ai réussi à embrocher un juste avant qu’il ait pu atteindre la branche d’un autre arbre par un saut. Après avoir demandé des excuses à mon frère mort en le remerciant de nous offrir sa chair  (j’aurais toujour du mal à dire merci à ma bouffe .Je ne lui ai pas demandé son avis quand je l’ai tué ! Enfin…C’était la tradition chez eux.). Evidemment, ma prise raviva le clan car réussir à chasser un prolémuris était rare. Ils s’en servirent comme mets raffinés, et les  s’ajouaient aux teylus, des sortes de petits insectes ressemblant à des larves. Par ailleurs, les Com’Avas les cuisinaient en les reliant par des bâtons à des légumes et les faisaient cuir ainsi, faisant une sorte de barbecue. Bon, il n’y avait pas de chamalow mais ça y ressemblait. L’odeur, avec les mets du prolémuris, étaient d’un tel régal que j’en ai encore l’eau à la bouche rien que de penser à l’idée de planter mes crocs dans la chair. Pendant la préparation, je me mis entre Lidsey et Tsuwokan qui semblait discuter.


Moi : Alors ? Comment ça va, vous trois ?

Les trois sursautèrent de surprise, me faisant rigoler.

Tsuwokan : Bon sang, Tsany !  Tu nous as fait une de ces peurs ! Préviens nous quand tu es là, bon sang !
Moi : Ca ne serait pas amusant.
Lidsey : Ca te fait peut être rire mais pas nous.
Moi : Peut être pas vous mais les autres oui. Même Tyhu.

Je m’abstenais de préciser que Naltsyn était également en train de se marrer. Enfin, le repas est prêt. Bon… J’ai du faire la serveuse même si c’était un court instant car je n’étais pas la plus jeune. Enfin, bon… Les Etiquettes… Ce n’est pas trop mon truc malheureusement.

Naltsyn : Ah la jeunesse… Vous êtes toujours aussi rebelle !
Moi : C’est un peu normal, non ? Ca te plait peut être d’être la serveuse mais pas moi.

Tyhu, après avoir avalé un teylu: Ma Tsany, où tu étais passée ?
Moi, recevant ma part: Je chassais. Mon prolémuris ne le prouve pas ?
Lidsey, en entamant un fruit: Bien essayé ! Mais on sait que c’est un prétexte. Alors, où étais tu ?
Moi : Mais je vous dis que je chassais !
Tsuwokan, avant de manger un teylu: Sans provision ?

Ah ! Mince… Je n’avais pas prévu ce détail…


Tsuwokan : Alors ?
Moi : Ok !!! Vous avez gagné ! J’ai tapé la discussion avec Ney’wa.
Tyhu : Tu as réussi à approcher Ney’wa ? Mais comment ?
Moi, après une bouchée: Disons que je l’ai sorti d’un mauvais pas. Elle allait se faire capturer par des membres du Peuple du Ciel mais je suis intervenue juste à temps pour les en empêcher.
Tsuwokan : Et vous avez discuté de quoi ? Car elle n’est pas très bavarde.
Moi : Euh… J’ai un trou de mémoire sur le coup.

Les trois me regardèrent d’un air soupçonneux.


Naltsyn : Pas très habile.
Moi : J’ai fait ce que j’ai pu ! Comment veux tu que je leur dise !? En faite, j’ai la Tsahik du clan natif de Ney’wa en moi ! Et les deux ont tapé la discussion tandis que j’écoutais, dos collé à un arbre de l’âme située dans ma tête !

Tsuwokan : On t’a cherché partout. Tu aurais pu nous laisser un indice.
Moi, mal à l’aise: Désolé
Tyhu : Mais notre recherche nous a permis de découvrir un autre clan.
Moi, avant de manger un teylu avec les légumes : Lequel ? Les omatikayas ?
Lidsey : Non. Les Menariyä tunti.

A l’évocation de ce nom, je restais un moment interdite.

Tyhu : Tu connais ce clan ma Tsany ?
Moi : Moi ? Non… Comment le pourrai-je ?

Sur ces paroles, je parvins à me resaisir et continua mon repas avec appétit.

Lidsey : Tu es une Tawtute. Vous cherchez des infos dans vos boites à images.
Moi : Tu veux dire un bloc de données ?
Lidsey : En effet.
Moi : Possible. Cela m’a surprit car ce clan était censé avoir disparu.

Évidemment, je ne leur disais rien sur une probabilité que mon oncle soit dans ce clan.

Tsuwokan : Et tu sais, c’est quoi la meilleure ? L’olo’eyktan est une femme et elle s’appelle Lutsey. Dans la base où j’ai pu rencontrer mon amour, des rumeurs couraient sur elle et sur le traitement qu’elle réservait aux Sawtute.
Moi : Pourtant tu es encore là.
Tsuwokan : Car elle s’est modérée. Je me demande si ça a un lien avec son partenaire.
Tyhu : Il  a du être un des facteurs chéri.
Moi : C’est-à-dire ?
Lidsey : Son partenaire était un ancien des membres du Peuple du Ciel.
Moi : Et pour moi ?

A ces mots, Lidsey resta silencieux.

Moi : Alors ?
Lidsey : Je ne sais pas ma Tsany. Tu es une personne indéchiffrable. Même pour moi.

Naltsyn : J’y veuille ma Tsany.
Moi : Et bien à ce que je vois. Je t’en remercie.
« Last Edit: May 26, 2018, 04:47:38 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #44 on: October 29, 2017, 10:53:55 am »
Chapitre 25 : Nienna


Dans le monde onirique, un Banshee apparut et lança un sifflement ressemblant à de la satisfaction.
Le soir, on se rendit dans nos hamacs. Je m’allongeais sur le mien, regardant les séries de branches me couvrant la vue du ciel. Du moins, dans le monde onirique de Naltsyn vu que je ne voyais rien dans le réel. Quel spectacle ! Cela me permettait de réfléchir sur les derniers événements. Ainsi, Tsuwokan, Lidsey et Tyhu ont rencontré Ludsey et mon oncle. Qu’est ce que j’aurai aimé être à leur place ! Mais les choses viendront avec le temps. Après tout, je ne suis pas à une journée près. Sur ces pensées, je me rendormis.

Je sortis de mon couvercle, les yeux fatigués et je baillais. Soudain, une silhouette me fit face qui me semblait bien familière.


Voix: Je n'imaginais pas te voir ici, Kendra

Attends... Je reconnaissais cette voix... Et cette énergie... Pas de doute, c'était bien mon ancien coéquipier, Misoka ! Le voir ici, me suprenait grandement et m'inquiétait. Que voulait la Cause? J'espérai que ce n'était pas lié à mon oncle ou à moi.

Moi: Misoka?

Celui-ci me répondit, avec le sourire enfantin que je connaissais. Du moins, je supposais.


Misoka: Content de voir que tu te rappelles de moi! Je ne pensais pas te revoir en vie!
Moi: Ouais. Je n'étais pas une cible prioritaire de Fantôme, on dirait.
Misoka: Cela ne l'a pas empêché de te rendre aveugle.

Il fallait que je trouve un mensonge crédible. Je n'avais pas.subi cet entraînement durant mon sommeil cryogenique pour me faire démasquer ! Même.par.un ami !

Moi: Il n'y es pour rien. C'est un effet secondaire de mes expeditions à l'usine.

Je serrais le poing de mon bras mécanique, comme pour me rappeler de sa perte

Misoka: Ah oui ! Ce fameux fait divers! Mais c'était bien étrange, quand même, qu'il ne t'ait pas tué. D'ailleurs, pourquoi ne pas être revenue? On formait une bonne équipe.
Moi: Je ne croyais plus vraiment aux valeurs que défendait la Cause et j'ai préféré la tranquillité plutôt qu'une vie de conflits.

Il fit une mine plus sérieuse, montrant bien qu'il ne partageait pas mon point de vue.


Misoka: Tu sais qu'on ne quitte pas l'organisation sur un coup de tête? Et que fais tu de ceux qui ont sacrifié leurs vies pour renverser la RDA?

On y était ! Le discours pour me faire culpabiliser. Le classique. Mais je me suis renseignée sur la Cause et mon expérience au sein de celle-ci me donnait raison dans ma volonté de m'éloigner de ce conflit qui a déjà fait trop de ravages dans ma famille.

Moi: Ne me sors pas ce discours digne d'un chevalier blanc! La RDA est peut être un mal mais ce que fait la Cause n'est pas mieux. Les attentats et les meurtres, tu vas me dire qu'elles étaient tous justifiées?
Misoka: Il faut parfois faire des sacrifices.
Moi: Eh bien, j'en ai suffisamment fait pour ma part. Maintenant si tu veux bien t'écarter, j'ai un sommeil à rattraper.

Je m’éloignais, sous son incompréhension et frustration. Mais je retournais dans ma chambre sans me tourner la tête.



Rapport n°6

28 aout 2155

Sortez les pétards ! J’ai dix huit ans ! Je suis majeur ! Enfin, sur Terre car ici, il me faudra passer l’ultime épreuve et je devais rajouter cinq ans. En gros, je venais  d’avoir 23 ans si on suivait la logique. L’unilitaron avant d’avoir un arc et être considérée comme une adulte. Mais quand même ! Bon, mes dix huit ans, je les ai fêté en faisant la gueule à mes amis et à ma tante, mais il me harcelait de questions aussi. C’est vrai que ça commence à devenir difficile de cacher la présence de ma locataire. On est tellement différente elle et moi qu’un jour, quelqu’un le saura.

Fin du rapport

Je désactivais le bloc de donnée sur cette parole et le rangea. J’allais ensuite à l’extérieur de Kelutral, m’assit en tailleur et ferma les yeux, entrant en méditation.

Dans ma tête, je me retrouvais dans le Kelutral imaginée par Naltsyn. Le fait de savoir que les habitants étaient maintenant décédés, m’affligeait.


Naltsyn : Tu n’as pas à te sentir coupable, ma Kendra. Tu n’en es pas  responsable.
Moi : Ca ne me soulage pas quand même.

Elle me mena au troisième étage du Kelutral. Devant nous, il y avait deux portes. L’un était encore vérouillée tandis que l’autre était ouvert, dévoilant les débuts d’un labyrinthe fait de feuillage.


Naltsyn : J’aimerai te faire un cadeau. Dans ton monde, tu es une adulte et il est temps pour moi de te laisser des libertés que je ne te laissais pas avant.
Moi : J’imagine que la porte verrouillée est le cadeau.
Naltsyn : Tu as bien deviné ma Kendra. C’est ici que sont stockés tes souvenirs que j’ai gardé  sans te les rendre.

Je fus étonnée de cette décision de sa part.

Moi : Tu me considères donc comme prête ?

Naltsyn me fit un sourire même si une larme coulant sur sa joue trahissait son émotion.


Naltsyn : Il est temps pour toi de gérer ta propre vie. Je dois arrêter de te considérer comme une enfant.
Moi en souriant : Je te remercie Naltsyn.

Elle me répondit par une inclinaison de la tête.

J’allais donc vers la porte. A peine la touchais je qu’elle se transforma immédiatement. Elle prit de la hauteur, me surpassant au niveau taille Il forma un cercle de couleur gris. Au centre une sorte de crochet triangulaire de couleur rouge. D’autres apparurent sur le côté.

Spoiler

Naltsyn : Originale l’entrée.
Moi, en souriant : J’ai vu ça dans une ancienne série.

Devant l’arche, une sorte de panneau de commande circulaire se dessina également avec un rond rouge. Les écritures dessus sont, sauf pour moi car je l’ai imaginé, indéchiffrable. Bon ça ne ressemble pas à celui du film, mais je m'en moque un peu pour l'instant.
Spoiler

Une des précautions contre d’éventuelles intrusions. Je saisis les coordonnées du centre de mémoire sur le panneau et valida en posant ma paume sur le rond rouge.  Les crochets s’allumèrent et une sorte de panneau défila. Il s’arrêta parfois pour que les crochets valident les coordonnées. Enfin, le vortex s’ouvrit.

Moi : Bon, j’ai du boulot ! A toute !

Je franchis le vortex. Enfin, j’arrivais à destination.  Devant moi se dressait des souvenirs dans tous les sens. Allant de l’enfance jusqu’à aujourd’hui. J’en ai mal au crâne rien qu’à voir le surplus d’informations circulant.

Moi : Je vais avoir du travail moi à classer tout ça. Bon, plus tôt je commence, plus vite c’est terminé.

Je créais ainsi une bibliothèque d’archives.

Spoiler

Puis, je transformais chaque souvenir en un bloc de donnée que je m’empressais de ranger avec la plus grande minutie. Autant vous dire que c’était un travail titanesque ! D’autant que je devais créer les rayons pour les stocke ! M’obligeant à aménager la pièce pour que ça rentre. J’ignorai combien de temps je m’y consacrai mais suffisamment pour ne pas commencer la mise au point de mes défense quand Naltsyn me prévint.

Naltsyn : Quelqu’un s’approche.
Moi : Qui ?
Naltsyn : C’est Tsuwokan et Tyhu. Ils te cherchent.
Moi : Je pense savoir de quoi ils vont me parler. Ca va être ma fête, je le sens. A moins que… Penses-tu la même chose que moi ?
Naltsyn : Ce n’est pas impossible ma Kendra.
Moi : Bon, le mieux, c’est de l’écouter non ?
Naltsyn : En effet. Il faut écouter avant de juger.
Moi : On est d’accord là-dessus.

Je saisis donc les coordonnées afin d’emprunter le vortex. Celui-ci me ramène au sanctuaire de l’Arbre des Ames. Je tournais la tête et la porte disparut. Quant à Naltsyn, elle apparut tout d’abord sous la forme d’un Ikran avant de revenir à sa forme originelle.
J’allais parler quand je sentis Tsuwokan et Tyhu tout proche. Je sentais qu’ils étaient heureux et je savais d’avance ce qu’il allait me dire.  En effet, je sentais un autre aura autre que la nôtre  bien que ce n’était encore qu’une légère  fluctuation, preuve que la conscience est encore en construction mais assez pour que je le sente. Ils me cherchaient on dirait.. Je vais pourtant jouer la carte de l’ignorance pour ne pas éveiller des soupçons.


Moi : Qu’y a-t-il ma eylan ?

A ces mots, les deux sursautèrent

Tsuwokan : Ah ! Kaltxi ma Tsany. On ne t’avait pas vu.
Moi, en souriant : J’ai toujours su me morfondre.
Tyhu : Tu sembles troublée.
Moi : Pourquoi dis tu cela ma Tyhu ?
Tyhu : Ta queue bouge dans tout les sens. Il te trahit.
Moi, un peu gêné : Ah oui ! C’est vrai.

Putain ! J’avais oublié que le corps na’vi était plus expressif que le nôtre !


Naltsyn : Tu penses à ton oncle, ma Kendra ?
Moi : Oui. Je me demande s’il est encore en vie.

Ils s’assirent à côté de moi.

Tsuwokan : Et si tu nous en parlais ?
Moi : De quoi ?
Tsuwokan : De ce qui te préoccupe voyons !

Naltsyn : Kendra… Tu ne peux pas continuer à jouer à ce jeu !
Moi : J’ai fait ça toute ma vie.
Naltsyn : Ils t’estiment comme leur amie et ce sont des gens biens. Je suis sûre qu’ils parviendront à m’accepter
Moi : Pas sûre.

Je décidais donc de changer de sujet


Moi : Vous avez quelque chose à me dire, je pense.
Tyhu : Oui.

Soudain, me prévenir, Naltsyn prit le contrôle.

Naltsyn : Et je crois savoir Tyhu la Sage

Elle lui répondit par un sourire. Il eut un instant de silence avant d’être rompu par le futur père


Tsuwokan : Tyhu et moi, depuis un moment, on a discuté sur l’idée de fonder une famille. Et… On s’est décidé

J’étais tellement énervée par le comportement de Naltsyn que je repris aussitôt le contrôle et je ne pris pas soin de penser.

Moi : Euh… Ce n’était pas nécessaire de faire cela, bordel !!!
Naltsyn : Laisse moi faire.

Putain, elle aussi  ne prenait pas de précaution. Elle le faisait exprès, j’en suis sûre !  Mais on va voir qui est la plus têtue des deux !


Tyhu : Que dis tu ma Tsany ?

Tsuwokan regarda tendrement Tyhu et inutile de décrire ce qu’il pensait mais au moins, ça prouvait son amour pour elle.

Tyhu : On hésitait sur cette idée depuis longtemps. On ne se sentait pas encore prêts à devenir parent.
Naltsyn : Il y a une chose que tu dois savoir ma Tyhu. On n’est jamais prêt à élever un enfant. Même si on le voulait.

Tyhu demeura silencieuse et m’observait,  semblant se demander où je tirais une telle sagesse. Mais elle le faisait exprès ! J’en suis sûre maintenant ! Enfin, je parvins à reprendre le contrôle.

Tyhu : En regardant d’autre familles se construire autour de nous. Et puis… Ma mère semblait confiante pour notre avenir.
Moi : Lesquels ? Par curiosité.
Tyhu : Je ne saurai tous les citer. Tirea, Maa Luz  ou encore Ludsey

Ainsi l’enfant de Ludsey était né. Je me demandais si c’était une fille ou un garçon. Et surtout, si elle ressemblait plus à un avatar ou à un Na’vi.


Moi en chantonnant: Cool ! Tyhu va avoir un petit chaton !
Tyhu : Le temps nous dira si c’est une fille ou un garçon.
Naltsyn : Si ça peut te rassurer, ton enfant se porte bien

Moi : Mais qu’est ce que tu fous ?
Naltsyn : Tu ne sembles pas vouloir leur dire. Je vais donc accélérer les choses.
Moi : Tu n’as pas intérêt !
Naltsyn : Je vais me gêner, petit être fragile !

Tsuwokan : Comment peux tu le savoir ?
Naltsyn : Les yeux fermés permettent de développer d’autre sens. Notamment la perception d’aura. Je savais qu’elle était enceinte avant même que vous me l’annoncez.

Je pouvais sentir de la confusion

Moi : Mais pourquoi tu fais cela maintenant ?
Naltsyn : J’en ai marre de rester cacher

Je restais silencieuse. Je la comprenais. Mais c’était difficile d’expliquer qu’il y avait deux personnalités en moi.

Tsuwokan : C’est bizarre. Il y a à peine un instant, tu sautais de joie à cette nouvelle. Comme si tu étais surprise de l’apprendre.
Naltsyn : Ma personnalité tawtute a l’art de la tromperie

Cette réflexion fit réfléchir le couple. Je profitais de cet instant pour reprendre de nouveau le contrôle. Bon maintenant, je ferme ma bouche et me concentrais afin de garder le contrôle contre Naltsyn. A l’extérieur, ça se traduisait par une morsure aux lèvres, comme si j’avais commis une gaffe alors que je résistais aux assauts mentaux de la Tsahik voulant reprendre le contrôle.

Tsuwokan : En tout cas, si c’est une fille, je suis sûr qu’elle aura la beauté de sa mère.
Moi, en souriant : Et si c’est un fils, aussi ouvert qu’un livre. Comme son père.
Tyhu, rit : Ce que j’espère surtout, c’est qu’il ou elle n’aura pas le côté trop téméraire de son père !

J’avais de plus en plus du mal à retenir la Tsahik. Ces assauts devenaient de plus en plus difficile à repousser. Je m’étais crée un bouclier qui m’a permis d’encaisser l’attaque de différents animaux qu'elle n'utilisait pas avant. Ainsi je subis l'attaque de magnivespa velox, essayant d'avoir mon bouclier par l'usure.
En constatant que je ne fléchissais pas, Naltsyn changea de méthodes. Ce fut ensuite une nuée d'Ikrans. C'était difficile mais je tenais bons. Ensuite, j'eus le droit à un Taloiang et je pouvais sentir les tremblements de ma protection à chaque charge.
Ca devenait de plus en plus difficile de résister. C'était une bête de plusieurs tonnes quand même! Mais ce n'était rien comparé au suivant.  Là, j'eus le droit à un Angtsik et contrer une masse pareille qui charge était exténuant. Je savais qu’elle y parviendra. Ce n’était qu’une question de temps. C’était David contre Goliath.


Moi : Ok ! Tu as gagné !

Les assauts s’arrêtèrent.

Naltsyn : Tu as pris la bonne décision.
Moi : Tu ne m’as pas vraiment laissé le choix à vrai dire.

J’inspirais à fond avant de parler. Je prenais soin de choisir mes mots mais c’était tout de même difficile.


Moi : Ma eylan, je vais vous avouer mon plus lourd secret. Mais avant, je veux que vous me jurez de garder cela pour vous.

Les deux inclinèrent la tête pour me signaler leur accord. Ils jurent même sur Eywa.

Moi : Donc voilà… Comment dire ? Raah… C’est compliqué !

Naltsyn : Je peux t’aider.
Moi : Non, je dois le faire.

Moi : Bon, pour faire simple, je ne suis pas seule dans ma tête.
Tsuwokan : Tu as une double personnalité ?

Moi : Tu veux leur parler ?
Naltsyn : Oui
Je lui laissais donc prendre le contrôle à ma place.

Naltsyn : Tes dires sont vraies ma Tsuwokan
Tyhu : Je ne comprends pas. De quoi vous parlez exactement ?
Naltsyn : J’ai l’apparence de celle que vous nommez Tsany , ma Tyhu, mais je suis une personne différente.
Tyhu : Tu n’es donc pas Kendra ? Mais alors… Qui es tu ?

Moi : Deux secondes. Faut au moins que je prenne congé, c’est la moindre des politesses.
Naltsyn :  Tu vas créer tes défenses ?
Moi : En effet. Et j’ai plein d'idées !
Naltsyn, sourit : Je peux te faire confiance là-dessus.

Moi : Bon, je vais laisser la Tsahik faire la conversation. Après tout, c’est elle la star. Amusez  vous bien !

Sur ces paroles, je laissais le contrôle à Naltsyn et activa mon vortex que je m’empressais de franchir. Je me retrouvais sur une salle rectangulaire, comme si j’étais au fond des souterrains d’un château.

Moi : Cet endroit est parfait !

Aussitôt, au sol, des cases commencèrent à apparaître. Blanc et noir et se disposaient à la fois verticalement et horizontalement, comme un plateau d’échecs. Une fois mon travail terminé, je crée les pièces. Pour cela, je me faisais référence à un film des temps anciens.
Spoiler

Si quelqu’un voulait entrer, il va devoir affronter ma logique et mon intelligence. Et en même, ça m’amuserait. Je  pensais même faire des parties avec Naltsyn tiens.  J’adorais ce jeu quand j’étais jeune ! Donc elle devait connaitre les règles. Je ne pris pas le contrôle des noirs et prit celui des blancs. Ceux qui  constituaient ma première ligne de défense. Une fois tous mes préparatifs terminés, je repris le vortex pour aller créer ma seconde ligne défensive. Plus sombre.


Tsuwokan : Que… Comment ?
Tyhu : Quoi ?
Naltsyn : Pardonnez la. Je lui ai donné accès à quelque chose qu’elle attendait depuis longtemps. Elle est donc un peu excitée et pressée. Pour revenir aux présentations, mon nom est Naltsyn Lu’utzin Tilwa’ite et je suis, effectivement, la Tsahik des Oltyis.
Tyhu : Tout s’explique alors. Le fait que Kendra ait des comportements et un langage différents de ce qu’on connaissait d’elle… C’est parce que tu contrôlais son corps.
Naltsyn : Vous comprenez vite.
Tsuwokan : Serais tu toi qui est responsable de quelques massacres des hommes de la RDA ?
Naltsyn : Nier ma responsabilité serait vous mentir. Kendra et moi, nous en avons effectivement tués quelques démons du Ciel. Cependant, jeune guerrier expressif, tu ne peux me mettre à dos tous les meurtres de Sawtute dans nos terres. Beaucoup d’enfants de notre mère peuvent mener à trépas, les démons du Ciel et eux-même se mettent dans des situations mortelles à cause de leur aveuglement.
Tsuwokan : Je ne vais pas te dire le contraire. Mais… Mise à part Nienna, je ne connais personne d’autre capable de commettre de telles boucheries. Et actuellement, j’ai réussi à éclairer son esprit tourmenté et elle est devenue plus sage.
Naltsyn : Et pourtant, beaucoup peuvent le faire.  Et pas forcément des membres du Peuple.
Tsuwokan : C’est vrai que si on rajoute la faune, les suspects sont vastes. Sinon, comment t’es tu retrouvée dans le corps de Kendra ?
Naltsyn : Je me suis égarée dans les limbes et j’ai atterri dans le corps de Kendra alors qu’elle n’était encore qu’un nourisson.
Tsuwokan : Tu étais déjà en elle à sa naissance ?
Naltsyn : Oui.

A ces mots, Tsuwokan eut un soudain frisson dans le dos.

Tsuwokan : Tu… Tu as  vu notre planète ?
Naltsyn : En effet. En voyant la façon dont vous remerciez votre mère, cela n’a fait que renforcer ma haine et ma colère. Encore aujourd’hui, même si j’arrive à me contrôler, les cicatrices du passé sont restées.
Tsuwokan :  Je sais. C’est pour ça que je suis venu ici. Ecoute, je peux essayer de t’aider.  On peut éviter que cela se répète. J’ai réussi avec Nienna…
Naltsyn : C’est gentil à toi mais rien ne peut refermer notre douleur. Les cicatrices de notre passé ne s’estomperont qu’à notre mort. Ton peuple m’a privé de ma famille. Il s’est servi de nos enfants comme des cobayes. De nos enfants,  à ma connaiisance,seule subsiste la guerrière aux longs crocs.

Soudain Tsuwokan se mit dans une colère noire et il se leva, sous l’influence de son sentiment négatif

Tsuwokan : Ne me considère pas comme un tawtute. Je renie mon passé et je tiens à ce que ma seule origine soit celle d’un na’vi !

Tyhu resta silencieuse, observant la scène. Naltsyn se releva et fit face à Tsuwokan. Elle était d’un calme assez terrifiant.

Naltsyn : Tu as des origines. Tu peux nier mais ton passé reste inchangé. Et l’enfant que porte ta femme te le démontrera.

Tsuwokan resta silencieux. Il ne connaissait pas encore l’état de son enfant mais il était clair que ses gênes humains auront peut être un incident sur son physique. Il ne pouvait donc pas démontrer le contraire à Naltsyn.

Naltsyn : En tout cas, je suis heureuse pour cet évenement que vous attendiez. Je suis sûre que vous saurez être des parents que je n’ai pas pu être.
Tsuwokan : Je ne vois pas pourquoi tu n’essaierais pas.
Naltsyn, baissant les oreilles : Je voudrai. Mais le temps a fait ses ravages.
Tsuwokan : J’espère au moins que tu n’imposeras pas ton chagrin à Kendra.
Naltsyn : Kendra et moi avons-nos vies. Aucune de nous deux ne cherche à prendre trop l’ascendance sur l’autre. Elle m’a accepté et j’ai fait de même.
Tyhu : J’espère qu’elle le deviendra  un jour. Elle a du caractère mais je suis convaincue qu’elle sera une bonne mère.
Naltsyn sourit : Elle le sera un jour. Ne t’en fais pas pour cela. Sinon, j’ai une question à vous poser.
Tyhu : Dis ma Naltsyn
Naltsyn : Comment vous vous êtes rencontré ?

Les deux s’échangèrent des yeux complice avant que Tsuwokan raconta l’histoire de sa rencontre avec la femme de sa vie.



Le jour venait de se lever quand je suivis Tsuwokan. Auparavant, il m’avait annoncé qu’il me présenterait à sa plus grande amie et qu’il considérait comme sa sœur. Enfin, je trouvais une jeune femme ayant sans doute le même âge que moi.  D’après ce que me décrivait Naltsyn ( qui avait pris brièvement le contrôle comme on faisait parfois), la jeune fille avait la peau bleu grisée et de longues oreilles. Je sentais quelque chose d’anormal en elle, sans nul dû aux humains.. Je n’avais pas vu de Na’vi, mise à part Joltsyn dans des vidéos de surveillance de la base, en avoir comme arme. Elle avait pour vêtement, un collier à  feuilles, un petit pagne noir, un collier à émeraude ainsi qu’un pendentif ancien.

Tsuwokan : Nienna, voici Tsany. Tu sais, la guerrière aux yeux clos et qui a un caractère aussi difficile qu’un Angtsik !
Moi : Quoi ? Moi difficile ?
Tsuwokan : Bah oui !

Je lui donnais une tape à l’arrière de la tête, sous les rires de Nienna.

Tsuwokan : Aie !!!!
Nienna, souriante: Je vois ça ! Mais dis donc, ma Tsany. Je me suis toujours demandée, et je ne suis pas la seule, pourquoi couvres-tu tes yeux ?
Moi : J’ai un problème de vision avec les miens.  Tu utilises une drôle d’arme, ma Nienna.
Nienna, mal à l’aise : C’est le cadeau…D’un proche. Je préfère ne pas trop en parler si tu ne voies pas d’inconvénients.

Je sentais des regrets et de la tristesse dans sa voix.

Moi : Je comprends. Ecoute, si tu souhaites m’en parler un jour, ma porte est ouverte.  Moi aussi, j’ai perdu des proches et j’ai fait des choses dont je ne suis pas fière.

Cela surprit mes deux interlocuteurs.


Tsuwokan : Pourquoi dis-tu cela ? Qu’as-tu fait ?
Moi : Des choses que je préfère n’en parler qu’à des gens ayant vécu les mêmes moments.  Sinon, ma Tsuwokan m’a dit que tu étais douée avec ton arme. Et si tu me le montrais ?

Nienna inclina la tête pour lui montrer son accord, en souriant

Nienna : Parfait ! On va voir si tu es aussi forte qu’on le prétend!

Elle dégaina son arme et me fit face. Je me mettais en position offensive, la main tenant mon arme et qui se tenait derrière moi.

Moi : Prête ?
Nienna : Quand tu veux.

Sur ces paroles, j’exerçais une feinte sur sa gauche avant d’attaquer sa droite. Nienna para mon attaque. Je parvenais à abaisser son arme d’une manière dangereuse pour elle mais la jeune Na’vi se révéla plus rapide que moi et m’infligea un violent revers de la main. Ouah ! Je l’ai sous-estimé !

Moi : Cool ! Enfin un adversaire un peu plus coriace. Je vais pouvoir hausser le niveau !

Naltsyn demeurait silencieuse et les prolémuris trahissaient sa curiosité envers mon adversaire.

Moi : Encore ?
Naltsyn : Son aura… Me dit quelque chose. Faut que je fouille dans mes souvenirs pour y voir plus clair.
Moi : Tu penses à une Oltyis ?
Naltsyn : Possible….Mais celle que je pense a les yeux violets et était pétillante d’énergie.
Moi : Le temps ainsi que les expériences dont elle a sans doute fait l’objet ont du la changer.
Naltsyn, en soupirant : Encore…

Elle m’enchaina par une série de coup enchainant les feintes et les combos. Je les parais avec un peu de difficultés et je dus la faire reculer d’un coup de pied après m’avoir reçu un coup de poing au visage. Je souris.

Nienna : Pourquoi souris tu ?
Moi : Pour rien. Mais tu devrais faire plus attention à ton adversaire !
Nienna : Qu’est ce que…

Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle se retrouva avec un coup de genou au ventre. La jeune na’vi se retrouva à terre. Et… Attends une minute ! Il  pleut dans le monde onirique de Naltsyn !  Aie aie ! Bon sang, faut que je m’abrite durant le combat car je ne pouvais pas trop discuter pour la calmer là ! Très vite, je m’abritais au Kelutral en attendant que la Tsahik  retrouve son calme.

Moi : Surveille davantage ton ennemi.
Tsuwokan: Tsany! Ca suffit!
Nienna: Non!

Sur ces paroles, elle se releva avec un sourire au lèvre

Nienna : Tu montes le niveau ? Très bien ! A nous deux !

Sur ces paroles, elle reprit sa garde.


Moi, avec un sourire : Toi aussi, tu t’es décidée  à révéler ton niveau ?
Nienna : J’ai affaire à un adversaire particulier. Je vais maintenant me mettre à fond. Es tu prête ?
Moi : Et pas qu’un peu !

Sur ces paroles, elle attaqua et enchaina les coups avec une rapidité que j’ai peu vu, hormis avec mon mentor. Je parais ces coups mais il était clair que c’était une adversaire redoutable et le combat qui s’enchaina fut aussi enrichissant qu’intéressante. Si bien qu’il dura toute la journée et qu’on se retrouva à terre  en sueur et haletante. Autant vous dire qu’après on a bien mangé et dormi après!
« Last Edit: May 26, 2018, 04:44:37 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #45 on: November 05, 2017, 04:20:44 pm »
Chapitre 26 : Une mère adoptive

Naltsyn continuait à se promener dans la forêt, admirant les prolémuris passant d’arbres en arbres. Une stigbat arriva sur son épaule droit, par un petit cri. La Tsahik lui donna un fruit  que celui-ci mangea avec délicatesse.

Naltsyn : Je devrai parler à Kendra  sur l’idée de dompter un riti

A peine eut elle fini sa phrase qu’une des portes qu’utilisait la guerrière apparut et dégagea un vortex.  Kendra en sortit, souriante. Le Stigbat lui poussa un petit cri. Il était effrayé mais Naltsyn parvint à le calmer en lui parlant et en le caressant. Celui-ci semblait apprécier au vu de ses grondements et de son étirement.

Moi : C’est nouveau cela ? Tu te mets à dompter les stigbats ?
Naltsyn : J’ai toujours apprécié leurs compagnies.  De même qu’une amie à moi.
Moi : Une amie encore en vie ?
Naltsyn, abaissa ses oreilles et les yeux : Non, malheureusement.
Moi : Désolé.
Naltsyn : Pas grave, ma Kendra. Je me suis habituée à vivre avec ma peine depuis le temps.

Elle caressa la créature sous son front qui se laissa faire.


Naltsyn : En faite, serais tu intéressée à dompter un Riti ? Il faut faire attention à leur dard empoisonné sur leur queue qui peut être dangereux. Mais une fois bien élevé, ce sont des très bons compagnons. Un peu comme les animaux que vous nommez perroquets.
Moi : Oui… Pourquoi pas ? Ca nous fera une bonne compagnie.

Trois jours passèrent depuis cette discussion.  Je me promenais avec mes amis  Tsuwokan et Lidsey. Tyhu préférait ne pas prendre risque à son enfant et a préféré rester au Kelutral. Alors qu’on grimpait d’arbre en arbre, on vit une nuée de Stingbats, s’agitant dans tous les sens. Et pour cause,  trois Ikrans adolescents étaient en train de chasser. Un était vert  avec des motifs bleus sur son corps et ayant des bouts d’antennes jaunes. Le contour de ses yeux était quant à lui, bleu et le bout de sa queue noir. Un, ou une, si on pouvait juger le piaillement aigu, était rose avec des motifs noris autour du corps. Le contour des yeux était, quand à lui, noir tandis que le bout de sa queue était jaune. Le troisième avait une couleur plus sombre. Presque celui de sa mère mise à part qu’il était bleu. Les motifs de son corps étaient jaunes. Le contour de ses yeux était vert claire alors que les poils du bout de sa queue, était rouge, comme sa mère.  Sur des arbres, je reconnus Reypay et à côté de lui, une Ikran que je ne reconnaissais pas. Elle était assez terrifiante malgré le fait qu’elle soit plus petite que Reypay. En effet, elle était noire. Ses motifs étaient invisibles et ses antennes étaient de couleurs rouges ainsi que les contours de ses yeux. Les adolescents Ikrans continuèrent leur chasse.

Lidsey : Des jeunes Ikran faisant leurs premières chasses !
Moi : Et c’est exceptionnel ?
Tsuwokan : Oui. Pour te dire, personne n’en a vu actuellement
Moi : C’est une grande première quoi !
Tsuwokan : Oui.

Les trois jeunes Ikrans allèrent ensuite vers leurs parents, leur montrant leurs proies. Reypay et sa conjointe les regardèrent. Tout d’abord, ils étaien silencieux. Puis ils poussèrent un cri ressemblant à une approbation. Les trois mangèrent leurs proies puis la famille s’envola.

Tsuwokan : Ouah ! C’est bizarre. Un des Ikrans ressemblait au tien, Tsany.
Moi : Parce que c’est le cas.
Lidsey : Quoi ? Reypay est père ? C’est  la meilleure celle-là !

Soudain, j’entendis un petit piaillement plaintif. Je  sentais qu’un être était paniqué.

Tsuwokan : Qu’y a-t-il Tsany ?
Moi : Chut !

J’allais à l’endroit où devait se situer la présence effrayé. Avec ma queue, je parvins  à me suspendre devant un trou où je le sentais. Je vis une petite bestiole se  mettre en boule au fond. Tellement que j’eus un peu de mal à savoir ce que c’était. Je lâchais prise et atterrit sur la branche.

Lidsey : Qu’est ce que tu fais ?
Moi : Tu peux te taire, s’il te plait ?

Moi : T’en pense quoi ? Ca m’a l’air petit.
Naltsyn : Je pense que c’est un bébé riti. Ses parents ont dû fuir ou se sont fait tués par les Ikran.
Moi : Ok… Et je fais quoi ?
Naltsyn : Je pense …. Qu’on va devenir sa mère de substitution.
Moi : QUOI   ?
Naltsyn : Pourquoi es tu si surprise ? Tu étais d’accord pour avoir la compagnie d’un riti.
Moi : Oui….Mais je n’ai jamais dit que je voulais jouer les mamans !
Naltsyn : Et serais tu prête à condamner ce bébé ?
Moi : La vie est cruelle.

J’avais fait mieux. Ce n’était pas très convaincant.


Naltsyn : C’est ce que tu penses ? Ou tu as peur ?
Moi : Répète un peu !
Naltsyn : Peureuse !!

Et elle continua à chantonner pour narguer. Rajouter au piaillement de Natang ressemblant à des hyènes, c'était encore plus agaçant.

Moi ; Je suis une lâche, c’est ça ! Hein ? Je vais t’apprendre à te moquer de moi !
Naltsyn : Prouve-moi le contraire alors.

Ca lui donnera une occasion de tester sa protégée sur sa qualité de gérer un enfant. Après tout, elle deviendra un jour  une mère et devra  faire face à ce genre  de responsabilité.

Moi : Chut ! Tout doux. Je ne suis pas là pour te faire du mal.

Evidemment, d’instinct, le petit se colla naturellement le plus possible à l’arrière pour échapper à ma main. Il feulait d’un air menaçant et j’eus juste le temps de sortir ma main avant qu’il utilisa son dard.

Moi : Oh la vilaine bête !
Naltsyn : Il a peur.
Moi : Je le sais. Je vais devoir faire autrement.

J’inspectais les recoins, à la quête d’un objet pouvant m’être d’une quelconque utilité. Enfin, je trouvais des fruits juste en dessous de moi. Je m’accroupis à la branche et usait de ma queue pour pouvoir agripper un fruit sans rencontrer trop de difficultés. Enfin, j’y parvins, et un fruit rouge apparut.

Lidsey : Qu’est ce que tu fais ?
Moi : J’essaye de rassurer ce bébé.

Les deux restèrent silencieux. Je me remis là où se tenait le bébé et coupa le fruit en petit morceaux. Le stigbat sentit l’odeur et avança lentement dans ma direction. Je souriais et lui tendit un morceau. Le petit allongea sa tête vers ma paume prudemment.

Moi : N’aie pas peur.

Le Stigbat recula, en poussant un cri semblable à un serpent sur le point d'attaquer.

Moi : Je vois.

Sur ces paroles, je le gardais près de moi et le mangeais. Le bébé en me voyant faire, alla dans ma direction, reniflant tout en restant sur ses gardes. Je lui tendis un morceau en souriant. Le bébé renifla ma paume et goba avec voracité le morceau. Ayant repris confiance ou sans doute affamé, le stigbat me fit savoir qu’il en voulait un autre morceau. Je souriais et lui donna le reste du fruit. Il attaqua avec appétit, devant mes yeux. Une fois terminé, il me regarda avec un piaillement, réclamant d’autre morceau.

Moi : C’est tout. Désolé.

Je risquais une caresse. Doucement, je lui mis dessus la tête. D’instinct, il recula.

Moi : Je ne cherche pas à te faire du mal. Aies confiance.

D’abord hésitant, il se laissa faire et, avec douceur, je lui fis une caresse sur la tête. Il semblait apprécier au vu de ses ronronnements. Il avait la peau lisse… C’était agréable.

Tsuwokan : Il faut partir ma Tsany. Le jour commence à se coucher et j’aimerai savoir comment va Tyhu.
Moi : Laisse-moi un instant.

Ensuite, j’observais le stigbat.

Moi : Me fais tu confiance ?

Il eu un instant d’hésitation avant de me répondre par un petit piaillement. Je me remis en tête la façon comment les fauconniers faisaient avec les rapaces et les imitèrent.

Moi : Vas y. Tu n’as pas à avoir peur. Je te protégerai.

Timidement, le petit stigbat  mit un de ses serres sur mon avant bras droit puis un autre.

Moi : C’est bien !

Pour le féliciter, je lui caressais  sous le menton, puis lui donna un morceau de fruits venant de mes rations personnels
.

Tsuwokan : Eh bah ! Tu ne cesseras pas de me surprendre, Tsany.
Lidsey : Moi aussi. Je ne t’imaginais pas si douce avec les animaux.
Moi : Qu’est ce que ça veut dire ?


Tsuwokan et Naltsyn rigolèrent tandis que Lidsey leva les yeux au ciel, d’un air innocent en sifflotant.


Moi : Qu’est ce qu’il y a de drôle ?
Tsuwokan : Rien

Naltsyn : Rien

Moi : On en reparlera plus tard. On doit se mettre en route.

Naltsyn : Tu lui donnes quoi comme nom ?

Moi : En faite, pour le nom, j’ai décidé de le nommé Syayvi, au faite qu’il a réussi à échapper aux Ikran.

Mes trois amis m’approuvèrent de la tête

Naltsyn : Pourquoi pas ? Je trouve que ça lui va bien.
Moi : Merci. Au faite, où tu as mis ma porte ? Je ne la retrouve plus à ton Kelutral.
Naltsyn, rouge : Ah… Je t’expliquerai quand on sera de retour au Kelutral.

Au retour, Syayvi a déjà commencé à faire parler de lui.  On me demanda comment je l’ai trouvé et dompté. Dompté est un mot barbare, je trouvais. Disons que je souhaitais l’élever comme le ferait une mère. Tout comme moi, il n’a plus de parents et je me sentais donc concernée personnellement. Je trouvais un coin tranquille tandis que mes camarades allèrent se coucher. Je m’assis en tailleur et  je fermais les yeux. Syayvi se mit sur ma tête, par un petit piaillement qui me fit sourire.  Il se mit en boule et dormit.

Naltsyn : Il t’a accepté, on dirait.
Moi : J’avoue que m’occuper de lui est agréable. Bon, il y aura des moments où je le détesterai mais c’est un peu ça pour les êtres qu’on aime, non ?
Naltsyn, d’un sourire : Ta maturité, petit être, ne cesse de me surprendre.
Moi : Merci pour le compliment. Sinon, revenons-en au vrai sujet de cette réunion. Où as-tu mis l’entrée de mon chez moi ?
Naltsyn : Suis-moi. Je pense que ça te plaira.

J’obéis et on arriva à la porte d’entrée de son monde onirique.


Moi : Ne me dis pas…
Naltsyn : Si. Tu es assez grande pour gérer ton espace personnel, à présent.

Je me jetais sur elle,  et elle me serra dans ses bras, les larmes aux yeux.


Moi : Merci.
Naltsyn : Une mère doit savoir lâcher son enfant.

Je me décrochais de son étreinte et l’observa. Elle me dégagea un sourire.

Naltsyn : C’est ton jour, ma petite guerrière. Tu es une adulte pour moi.
Moi : Mais… Est-ce qu’on pourra encore communiquer?
Naltsyn : Bien sûr. Je vais te le montrer. Rejoins-moi au Kelutral.

Sur ces paroles, elle disparut, laissant des atokirina s’envolant au vent. Quant à moi, j’utilisais mon moyen de transport préféré. Une fois arrivée, je la suivis et elle me mena au dernier étage de l’Arbre Maison.  Je ne pus voir le contenu des étages, une sorte de brouillard le cachait.  Là, Naltsyn marcha, sans s’arrêter. Arrivée au bout, elle disparut soudainement. Je l’imitais et on se retrouva dans la bibliothèque où étaient archivés mes souvenirs. Evidemment, un champ énergétique empêchait quiconque, à part moi,  d’y avoir accès.

Moi: C’est bien ça. Est-ce que ça ne t’empêchera pas de communiquer avec moi?
Naltsyn : Je te remercie de ta prudence ma Kendra. Mais venir ici, ne perturbe en rien ma surveillance.
Moi : Cool ! On pourra se faire des parties d’échecs !
Naltsyn : Si tu veux…

Elle n'avait pas l'air d'être vraiment emballé par mon idée. Soudain, on sentit une présence venir vers nous. Une présence qu’on reconnut immédiatement comme celle de la Tsahik.

Moi : Qu’est ce qu’elle veut ?
Naltsyn : Je crois que c’est à propos de ton compagnon. C’est une affaire où je ne peux intervenir.
Moi : Ok. Mais tu m dois une partie d’échec.
Naltsyn, surprise : Pourquoi ?

Sa queue décrivait un grand point d'interrogation.

Moi : Pour m’avoir traité de peureuse.
Naltsyn, sourit : Ah… très bien Ma Kendra. On le fera cette partie.
Moi : Cool !

Tsahik : Te voilà ma Tsany. Je te cherchais.
Moi : Le contraire m’aurait étonné ma Tsahik. Que voulez vous ?

Elle resta bizarrement silencieuse. Je sentais de la compassion même si elle essayait de me le dissimuler.

Tsahik : Tu es sa nouvelle mère. C’est une lourde responsabilité pour un être aussi jeune que toi.
Moi : Vous avez raison. Je suis sans doute trop jeune.  Mais, tout comme lui, j’ai perdu mes parents. Personne ne le comprendra mieux que moi.
Tsahik : Beaucoup de gens ici ont perdu des êtres qui leur sont chers. Des parents, des amis, des partenaires.
Moi, en m’énervant: Mais ils n’ont pas le sentiment d’être responsable de ce qui leur ait arrivé.

Soudain, je sentis que j’avais perdu mon sang froid et me reprit immédiatement.

Moi : Pardonnez-moi, ma Tsahik. Je n’aurai pas du vous parler comme ça. Mais certaines blessures du passé sont encore ouvertes.
Tsahik : Des sentiments que tu refoulent en toi, ma Tsany. Mais sache une chose. Le passé finit toujours par rattraper  le présent. Et le présent, peut à son tour, devenir le passé. Sur ces paroles, bonne nuit guerrière aux double visages.

Elle s’éloigna pour aller se coucher.

Moi: Bon sang! Comment l'a-t-elle su ?
Naltsyn : Nous, les Tsahik, somme très sensible aux énergies d’Eywa confie à ses enfants. Elle a sans doute du déceler la mienne en toi. Je pense que c’est pour ça qu’elle ne s’est pas trop opposée à ce qu’on reste au clan avant notre Iknimaya.
Moi : Génial… Je n’avais pas besoin qu’une troisième personne connaisse notre secret.
Naltsyn : Pourtant, c’était la première.
Moi : Ca me fait une belle jambe.
« Last Edit: November 09, 2017, 05:48:12 pm by Tsylan »
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« Reply #46 on: November 05, 2017, 04:29:21 pm »
Chapitre 27 : L’uniltaron

Rapport n°7
13 Janvier 2156

Que le temps passe vite… Je m’entrainais à jouer aux échecs. Que c’est dur et plaisant ! Mon stigbat adoré continue à faire parler de lui et vola partout dans le Kelutral. Il était heureux de ce nouveau foyer et cela me rassurait. J’avais peur qu’il ne le soit pas. Il y a quelques jours, la Tsahik m’a communiqué la décision de me faire passer l’uniltaron. L’ultime épreuve et la plus dangereuse. Au départ, j’étais effrayée mais mes amis et les camarades de mon clan ont su me redonner courage. Croisons les doigts pour que je passe.

J’éteignis  aussitôt mon bloc de donnée et le rangea dans mes affaires personnelles. Lidsey alla me chercher. C'était maintenant que la dernière épreuve commençait.

Lidsey : Prête Tsany ?
Moi : Ai-je le choix ?

Naltsyn : Tu t’en sortiras ma Kendra. J’ai confiance.
Moi : Merci. J’ai bien besoin d’encouragements.

Il me mena à un totem où je m’accroupis. Là il prit un bol couvert de peinture blanche.

Lidsey : Retire ton haut s’il te plait.

J’obéissais. Ca me mettait mal à l’aise, mais ce n’était qu’un mauvais moment à passer.  Il suvit mes motifs avec la peinture blanche.


Spoiler

Syayvi se mit sur le totem et poussa un cri d’interrogation.

Moi : Ne t’en fais pas, mon petit stigbat d’amour. Je vais bientôt revenir.
Lidsey : Voilà. Pas trop stressée ?
Moi : Non ! Je vais juste traverser une épreuve qui peut me tuer ! Mais à part ça, je ne suis pas du tout stressée !

Lidsey me fit un sourire mais je sentais qu’il était s’inquiétait pour moi. Naltsyn aussi bien qu’elle était un peu plus confiante. Je descendis ensuite en bas. A mon arrivée, il eut des bruits de tambours assourdissants.  Je m’approchais de la Tsahik  qui tenait un ver luisant qu’ils appelaient eltungawng.
Spoiler

J’hésitais un instant avant d’ouvrir la bouche pour l’avaler. Ensuite, je reçu la piqûre d’un arachnoide que j’avais réussi à attraper quelques jours plus tôt.
Spoiler

Tout d’abord, je n’entendis que le son des tambours s’accélérant.  Puis tout, à coup, je sentis une douleur atroce au niveau du crâne et mon rythme cardiaque s’accéléra. Les bruits de tambours commençaient à devenir lointains tandis que ceux de mon cœur se firent de plus en plus forts. Je m’agenouillais, serrant ma tête avec mes mains. La douleur était insoutenable. Bon sang ! Qui a mis au point ce rituel !? J’atteignais un tel niveau de douleur que je perdis connaissance.

Je sentis une froideur sur ma peau.  Et pourquoi j’ai l’impression d’être dans l’eau ? La réponse me vint quand j’ouvris les yeux. J’étais au  fond de l’eau ! Un lac à ce qui me semble mais je n’en suis pas sûre.  Je ne sentais pas l’air me manquer. C’était étrange.  Je me relevais et regarda l’horizon. Je ne comprenais pas ce que je faisais là. A moins que…


Moi : Ne me dis pas.... Qu’elle a choisi cet animal ?

Effectivement, l’animal qui me fut choisi comme totem était le dinicthoide.

Une marée de ces créatures me fit la ronde autour de moi avant de s’écarter de moi et de prendre la direction de ma droite. Eh bah ! On peut dire que c’était original. Je pensais qu’Eywa me l’a choisi en raison de mon pouvoir et de mon caractère.  Ou peut être, pour mon passé entachée de sangs dû à des assassinats. Je me mis à suivre les poissons. Ils s’arrêtèrent parfois, m’attendant.  On arriva à une grotte où les poissons entrèrent. Je les suivis. Au bout de plusieurs minutes qui me semblaient durer une éternité, on arriva à une impasse. Les dichnitoides remontèrent ensuite vers la surface. Je m’empressais de les suivre et enfin, je pus respirer. Je m’empressais  d’aller aux bords  et sortit de l’eau. La grotte semblait mener à une salle. J’y allais et me retrouvais en plein milieu de la forêt. Devant moi, un drôle d’individu. Sur son flanc, une épée noire ressemblant en tout point à celui de Nienna. Attends… Mais c’était l’épée de Nienna ! Tout lui correspondait! Je regardais la porteuse, m’attendant à voir son propriétaire. Au lieu de cela, je vis un porteur qui m’était tout à fait inconnu.  C’était un hybride. Ses mains ainsi que ses doigts correspondaient à un Na’vi normal mais ses yeux comportaient l’anomale des avatars habituels.  Etant fermé, je ne pus voir leurs couleurs. Ses cheveux longs étaient normaux, c’est-à-dire noirs. Au niveau de sa poitrine, on pouvait voir une dague rangée dans son fourreau.  Un accessoire faisant d’office  de brassard au bras gauche. Il avait un cache sexe de couleur marron. Il portait des accessoires noirs au niveau des genoux et portait une sorte de bandeau au front.

Des larmes s’écoulaient de ses  yeux tandis qu’il souriait. Je ne pus aller plus loin car la vision s’arrêta à là.

Je me réveillais devant une paire de yeux me scrutant.

Lidsey : Comment tu vas ma Tsany ?
Moi : Ca va… Mise à part un mal de crâne.

Syayvi arriva vers moi par un cri joyeux avant de se poser  sur mon épaule droit.

Moi : Je suis content  de te voir aussi.

Moi : Je me demande qui est cette personne ?
Naltsyn : Tu parles de qui ?
Moi : De la personne de ma vision.
Naltsyn : Réfléchir là-dessus ne te servirait à rien. Laisse l’avenir se dérouler normalement.
Moi : Tu as sans doute raison. Profitons des moments du présent.
« Last Edit: November 09, 2017, 05:50:25 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #47 on: November 09, 2017, 05:50:45 pm »
Chapitre 28: Xelloss

Trois jours passèrent. J’appréciais le quotidien au sein du clan. Moi qui avais l’habitude de vivre dans la violence et la vengeance. Mais ce jour-là était différent.  Je jouais avec Syayvi tout en tapant la discussion avec mes amis à propos de l’enfant de Tyhu. D'ailleurs, son ventre commençait à s'arrondir, dévoilant peu à peu sa grossesse. Je gardais secret ma vision mais je leur ai par contre communiqué mon animal totem. J’eus droit à une de ses représentations  sur un brassard que je portais au bras gauche fait en cuir représentant un poisson rempli de bioluminescence.  Tout à coup, notre conversation fut soudainement interrompue quand on constata une certaine agitation.

Tsuwokan : Je me demande bien ce qui se passe. Tu as une idée Tsany ?

Moi : C’est lui !Je reconnaitrai son aura n’importe où !
Naltsyn : Tu veux dire Xelloss ?
Moi : Oui.

Moi : On aura notre réponse qu’en y allant.

Avec  mes amis, on rejoignit le cercle qui s’était formé autour de Xelloss. Il était à genou, sous la menace d’une arme et les mains liées au dos.  Il était dans un mauvais état. On aurait dit qu’il sortait d’une terrible bataille.Il salua la Tsahik comme il le pouvait. Je pouvais sentir son aura si particulier et un autre que je n’avais jamais senti auparavant. Il semblait bien somber mais également puissant. Je ne savais pas quoi penser de cela.

Tyhu : Tu as un problème ma Kendra ?
Moi : Quoi ? Ah…non. Rien.
Tyhu : Tu as l’air tourmenté.
Moi : Comme nous tous en ce moment.

Lidsey me scruta plus en détail.

Lidsey : Tu sembles le connaitre.
Moi : J’étais dans la même équipe que lui, l’année dernère.

Cet aura me préoccupait. Je me demandais bien ce que c’était.

Naltsyn: Sois prudente, Kendra. Si c’est un esprit comme moi, il est possible qu’il n’apprécie pas que tu sois si curieuse.
Moi: Tu as raison. Il finira par se dévoiler de lui-même. Dis moi, tu le sentais auparavant quand j’étais une de ses élèves?
Naltsyn: Non. Et je dois t’avouer, petite chose, que je trouve ça bien étrange.
Moi: Tu n’es pas la seule.

Moi : J’ai besoin d’être seule un moment.

Sur ces paroles, je m’éloignais du groupe. Mon comportement, mise à part  de mes amis, ne se fit pas remarquer par le reste du clan, n’étant pas la star du moment. Je sortis du Kelutral et m’allongeait sur l’herbe, regardant le ciel.  La Tsahik avait raison. Le passé rattrapait le présent. Que faire ? Je ne pouvais pas dire que c’était mon ancient maître! Au vu des accusations, mes paroles auraient été aussitôt décridibilisés! Je ne devais trouver une autre solution pour l’aider. Mais quoi ?Syavyi arriva à ce moment là et je me relevais tout en lui souriant.  Il atterrit sur mon épaule par un petit piaillement satisfait. Je lui caressais sous le menton comme il aimait et lui donna un morceau de fruit que je gardais juste pour lui. Il avala le morceau avec appétit.

Naltsyn : Tu détiens son destin entre tes mains, ma Kendra. Le clan ne le connait pas autant que toi. Que vas-tu choisir?
Moi : Je ne sais pas.

Elle parut surprise de ma réponse si j’en jugeais par sa queue décrivant un point d’interrogation.


Naltsyn : Tu hésites ?
Moi : Oui
Naltsyn : Pourquoi ?

Je restais silencieuse tout en jouant avec mon stigbat adoré

Naltsyn : Je crois savoir. C’est à cause de ZéroS, non ?

Syayvi s’amusa à grimper sur ma tête avec des petits piaillements.

Moi : En effet. Il m’a appris à me battre avant qu’il joue les solitaires. Je lui en veux un peu de cela. Toutefois, il m’a appris beaucoup de choses avant que tu me formes. Je ne peux pas le laisser dans une telle situation sans rien faire.

Une voix m’interrompit dans ma conversation mentale.

Voix : Tu es là, ma Tsany !?

Je me retournais et vit Litsey

Moi :Oui. Pourquoi ?
Litsey : La Tsahik a décidé de tenir conseil cette nuit. Elle a insisté sur ta présence.

Moi : Tu m’étonnes… J’arrive.

La nuit commençait à tomber et le moment fatidique pour moi se rapprochait. Celui de décider du destin de celui qui était à la fois mon mentor et le responsable des malheurs de ma famille. Je mangeais tout en réfléchissant à la décision que je devais prendre. Mon bébé volant m’apportait un peu de joie par ses vols et ses petites pitreries.

Litsey : Qui est ce Xelloss, ma Tsany ?
Moi : Pourquoi dis tu cela ?
Litsey : Même si tu as les yeux clos, ton trouble est visible.?
Moi : Ca n’a pas d’importance

Lidsey me regarda avec des yeux stupéfaits.

Litsey : Il est clair que c’est tout le contraire.
Moi : Je n’ai pas l’esprit d’y répondre pour l’instant. Peut être plus tard.

Enfin, le repas se termina et le moment du conseil arriva. Beaucoup de mes frères et sœurs réclamaient sa mort. Quant à moi, j’étais encore hésitante. Mon stigbat adoré me permit, par des caresses que je lui fis sur la tête, de me détendre.

Olo’eyktan : Tu es bien silencieuse ma Tsany.
Moi : Mon cœur est encore hésitant sur le sort de notre prisonnier ma olo’eyktan

Evidemment, tout le monde sauf Naltsyn car elle connaissait mes véritables intentions. Mais jouer les avocats va être compliquer, néanmoins.

Na’vi : Comment peux tu hésiter ? Nous avons la preuve qu’il a ravagé des Kelutral !

Il eut des approbations à cette parole.

Moi : Celui que je connaissais et qui était spécialisé en boite à feu ne l’utiliserait pas pour de tels méfaits.
Maa-Luz : Tu le connais?

Il eut un silence assez glaçant. Même Naltsyn ne parlait pas et sa forêt demeurait inactive.


Moi : En quelque sorte. Qui connait vraiment Xelloss ? Avant de le juger, nous devrions plutôt écouter sa version des faits.
Na’vi : A quoi bon ? Pour nous dire des mensonges ?
Moi : Peut être. Mais doit-on pour autant se comporter comme eux ?  Tuer sans réfléchir ? Si c’est le cas, nous ne valons pas mieux que ceux qui détruisent la terre qu’Eywa nous a offerte. Par ailleurs, notre Mère a accepté qu’il renaisse dans son uniltirantokx. Si elle pensait que c’était une menace, pensez vous qu’elle lui aurait accordé la vie ?

Mon discours ébranla la certitude du clan sur le sort de notre prisonnier et créa un débat entre ceux qui sont de mon avis et ceux qui sont pour l’éliminer.

Naltsyn : Tu as bien parlé, on dirait.
Moi : C’est parti tout seul à vrai dire.
Naltsyn : Ton franc-parler est admirable.
Moi : Un jour ça me portera préjudice.

Tsahik : Comment connais tu ce détail ma Tsany ?
Moi : J’étais dans la même équipe que lui, bien qu’on ne se parlait pas. Sa renaisance était une nouvelle qui avait fait le tour de la base. Difficile de l’ignorer.
Tsahik : Tu n’étais donc pas au courant de ce qu’il faisait avant?
Moi : Non. Nous avons tous des secrets ma Tsahik.
Olo’eytkan : Nous l’interrogerons demain. La nuit porte conseil.

Plus tard, lors de la montée aux étages supérieurs,


Litsey : Pourquoi le défends tu ma Tsany ?
Moi : J’ai mes raisons.
Litsey: Qui sont?
Moi: Personnels. Je n’ai pas à me justifier davantange.
 
Sur ces paroles, je m’éloignais d’eux, les laissant à leurs questions, mon stigbat à mon épaule droit.

Le lendemain, j’étais assise en tailleur tandis que Syayvi partit s’amuser ailleurs dans le Kelutral

Moi : D3 à E5. Echec et Mat !

Le plateau d’échec était devenu un véritable champ de bataille. Des restes de pièces détruites jonchaient le sol. Je parvins à battre Naltsyn par ma reine en la protégeant par mon fou.

Naltsyn : Tu as encore gagné !  Décidemment, j’ai du mal avec vos jeux.
Moi : Tu progresses ! Tu as failli plusieurs fois m’avoir !

Je préférai ne pas participer à la décision finale. J’ai dit ce que je pensais. Je n’avais rien d’autre à ajouter. Et je n’avais pas envie de le voir. La blessure de l’abandon était encore présente malgré tout.  Enfin, Tsuwokan et Tyhu  ainsi que Lidsey vinrent me voir. Le trio infernal…

Moi : Alors ?
Tyhu : Il a la vie sauve. Grâce à toi.
Moi : C’est-à-dire ? Je n’ai fait qu’émettre mon opinion, rien de plus.
Tsuwokan : On a écouté ses explications sur les vidéos qu’on a pu voir sur son bloc de données. Pour ma part, il m’a paru sincère. Mais certains pensent encore qu’il doit mourir.
Moi : C’était à prévoir.
Tyhu : Et l’Olo’eyktan t’as chargé de le surveiller en attendant que ses blessures guérissent.

Bien que je restais calme en apparence, dans le monde onirique de Naltsyn, c’était autre chose. Je lâchais un énorme cri venant du profond de mon être.

Moi : QUOI?????

Je criais tellement fort que j’ai effrayé des prolémuris et des yerik trainant dans le coin dans le monde onirique de ma locataire.


Naltsyn en retirant des bouchons à oreilles : C’est fini ?
Moi : Mais tu as entendu ?
Naltsyn : Oui
Moi :  Mais pourquoi???
Naltsyn : Pourquoi es tu étonnée? Tu as pris sa defense. C’est tout à fait normal.

Je tournais ma tête, vexée et le visage rouge.


Moi : J’étais malade.

Cela n’eut comme réaction de faire rire la Tsahik des Oltyis ainsi que les prolémuris au dessus de moi.

Moi : Qu’est ce qu’il y a de drôle ?
Naltsyn : Ta mauvaise foi, ma Kendra ! Tu verrais l’excuse stupide que tu viens de me sortir! Tu étais, au contraire, bien en forme hier.
Moi : Je ne suis pas de mauvaise foi !
Naltsyn : Tu viens encore de le prouver !

Et elle continua à se foutre de moi. Une chance qu’on ne soit pas chez moi.

Moi : Vous blaguez ? Rassurez-moi… Dites moi que c’est une farce !?
Tsuwokan : Euh…
Tyhu : En faite….
Litsey : Non…

Un silence glacial s’imposa avant que je poussais un énorme cri de désespoir qui ébranla tout le Kelutral

Moi : NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je ne peux pas !!! Faut que je fasse changer d’avis l’olo’eytkan !

Sur ces paroles, je fonçais en bas à une telle vitesse qu’on aurait dit une certaine autruche dans un vieux dessin animé.
Spoiler

Enfin, je parvins à le trouver après avoir traversé tout le Kelutral et en ayant crée un sacrée remue-ménage.


Moi, en reprenant ma respiration: Oel ngati kameie ma olo’eyktan
Olo’eyktan : Oel ngati kameie ma Tsany. Pourquoi viens tu me voir ?
Moi : J’ai appris que vous m’avez confié la responsabilité de Xelloss.
Olo’eyktan : C’est vrai.
Moi ; Pourriez vous revenir sur votre décision ? S’il vous plait !
Olo’eyktan : Tu l’as défendu. Il parait normal que tu en hérites la charge.

Comme un enfant, je me mis à genoux. Naltsyn était morte de rire

Moi : S’il vous plait !
Olo’eyktan : La décision est prise ! Donc inutile de me faire changer d’avis.

Je ne voulais pas renoncer et je m’accrochais à sa jambe droite. Comme un enfant suppliant sa mère pour avoir un cadeau.

Olo’eyktan : Mais tu vas me lâcher !
Moi : S’il vous plait !
Olo’eyktan : Je t’ai dit que c’était irrévocable ! Alors cesse de faire ton enfant !

Il parvint à se délivrer et moi, je me cassais lamentablement la figure. Naltsyn n’en pouvait tout simplement plus.

Moi : Ce n’est pas drôle !
Naltsyn : Je n’en peux plus ! Tu peux être  marrante quand tu veux ma Kendra ! Tu le sais ça?

Je me relevais et tournais la tête, énervée. Je sentis des camarades en train de se gausser de ma tentative désespérée d’éviter de gérer Xelloss.

Moi : Ouais ! C’est ça ! Riez !

Je partis, les oreilles et le kxetse bas.

Je ne tardais pas à le trouver. A vrai dire, ce n’était pas compliqué. C’était le seul, hormis moi, qui avait une autre presence en lui. Un rapide toucher me suffit à sentir des bandages aux mains, aux jambes ainsi que sur la queue afin de couvrir ses blessures dû à une quelconque aventure. Il roupillait bien donc qu’est ce que j’avais à perdre? Je pouvais entendre ces maudits ronflements ! Bon sang ! Et dire que je vais devoir me farcir cet énergumène pendant une période indéterminée.  Attends… Mais c’est le corps d’un gosse! Putain! J’ai l’air fin maintenant! Enfin, peut être aurai je des explications sur son depart bien que le caractère de la Faucheuse a du y contribuer peut être. Heureusement, je sentis la présence de Lidsey qui m’apporta un peu de compagnie.

Litsey : Comment ça va ?
Moi : Un peu près bien. Mise à part que je dois me taper les ronflements de cet abruti ! Non mais regarde-le !
Litsey : On ne peut pas dire qu’il dort mal au moins.

Je restais silencieuse, écoutant ces maudits ronflements me casser les oreilles. Et ça monte, monte, monte ! Jusqu’à ce que je ne puisse plus me contenir.


Moi : Je n’en peux plus !
Lidsey : Où est ce que tu vas ma Tsany ?

Je ne répondis pas et partit chercher de la peinture ainsi que des accessoires destinés aux filles normalement.

Naltsyn : Tu vas le faire ?
Moi : Je vais me gêner !

Je revins enfin munie de tous ces outils, bien que j’avais besoin de l’aide de Naltsyn pour distinguer les couleurs.

Moi : On va rigoler !
Litsey : Euh… Ne me dis pas…
Moi, d’un sourire machiavélique: Oh que si ! Et avec plaisir même !
Spoiler

Sur ces paroles, je commençais à lui imposer du teint à ses yeux. Je fis cela jusqu’à ce que le résultat me convienne. Et pour terminer, je lui mis un petit ruban à son kxetse  à l’aide d’un tissu de couleur rose. Je terminais ensuite en allongeant ses cheveux et en les tressant.


Moi : Eh voilà ! Comment tu trouves le résultat ?
Litsey se retenant de rire : Pas mal. Si  c’était vraiment une femme.
Moi : Et maintenant, la petite touche finale.
Litsey : Tsany… Tu comptes faire quoi avec cette aiguille ? Non, Tsany ne fait pas…

Trop tard, j’avais déjà piqué les fesses du grand Xelloss avec l’aiguille. Celui-ci se réveilla d’un bond en poussant un grand « Ouh ! Aie !!!!!! » telle une fusée en décollage.

Litsey : Ça
Xelloss : Nom de Zeus… Ca fait mal ! Qu’est ce qui m’a piqué ?
Moi, en me retenant de rire : Salut le chat noir.

Xelloss se tourna vers nous et sa queue décrivit un grand point d’interrogation. Avec le ruban rose, ça donnait. Du moins, j’imaginais.

Xelloss : On se connait ? Ton visage me dit quelque chose, bizarrement.

Bon sang! J’avais du mal à me retenir en pensant au relooking et à sa tête !

Xelloss : Qu’est ce que vous avez à vous fendre la poire comme ça ? Et… Nom de Zeus ! Qui m’a mis ce machin sur ma queue ?
Moi : Ne l’enlève pas ! C’est mignon !
Xelloss : Je ne suis pas une poupée aux dernières nouvelles !

Ca devenait de plus en plus dur de se retenir. Et à ce moment là, que Tyhu et Tsuwokan pointèrent le bout de leurs museaux.

Tsuwokan : On a entendu des… Mais qu’est ce que c’est ?
Xelloss : Quoi ?

Evidemment, ils étaient un peu stupéfaits en voyant mon chef d’œuvre sur Xelloss mais très vite, ils se mirent à rigoler.

Xelloss : En quoi ma tronche est marrante ?
Litsey : Si tu la voyais !
Moi : Une vraie petite princesse.
Tsuwokan : Manquerait plus que la petite robe.

Naltsyn : Tu aurais pu te retenir quand même !
Moi : Désolé ! C’était plus fort que moi. Mais avoue que c’est drôle !
Naltyn : Ouais.
Moi : Oh ! Rabat-joie!

Sur ces paroles, il descendit l’étage, suivi d’ailleurs par moi qui n’arrêtait pas de rigoler. D’ailleurs, tout les membres des Com’Ava qu’on croisait ne purent s’empêcher d’exploser de rire en regardant son visage que j’ai bien pris soin de maquiller. Enfin, il arriva au niveau de la rivière et put contempler mon œuvre d’art. Je l’entendis pousser des injures en se nettoyant le visage pour faire disparaître ma réussite.

Moi : Qu’est ce qu’il y a ? Tu n’aimes pas ton nouveau look ?
Xelloss : Il se trouve que je suis un mec et pas une fille !
Moi : Dommage. Ca t’allait bien pourtant.
Xelloss : C’est à toi que je dois ça, je présume.
Moi : Bien deviné.
Xelloss : Et pourquoi ?
Moi, en haussant les épaules : J’en avais envie. Tes ronflements me cassaient les oreilles.  Alors, je me suis un peu vengée.
Xellloss : Tu pouvais tout simplement me réveiller.
Moi : Ca ne serait pas drôle !
Xelloss : C’est étrange mais j’ai l’impression que tu n’aime pas trop ma tronche.
Moi : Effectivement.
Xelloss : Pourrais je en connaitre la raison ?

Je lui tournais le dos et commençait  à retourner au Kelutral.

Moi, en m’éloignant: Tu n’as que te servir de tes souvenirs, chat noir.

Xelloss se gratta la tête, essayant de se souvenir qui pouvait être cette étrange jeune femme et pourquoi elle le détestait tant. Pourtant il était sûr de lui. Il lui était familière. Mais où a-t-il bien pu la croiser ?

Neuf années plus tôt,

Dans une salle d’entrainement d’une base de la Cause, deux silhouettes s’entrainaient. L’une, qui était une adolescente de quatorze ans. Ses longs cheveux noirs fouettaient l’air au fil de ses mouvements. Elle portait une armure ressemblant à des escrimeurs.  Ses yeux étaient couverts par un bandeau fait de tissus blanc. Dans sa main droite, un bâton en bois. En face d’elle, un homme portant la même tenue  et tenant une épée en doigt. Les deux combattants échangèrent une série de coups à la fois verticaux et horizontaux.  La fille évita de justesse un coup horizontal vers la tête et tenta un coup diagonal avec son bâton que le samourai évita en reculant. Elle était essoufflée par ses efforts tandis que son adversaire lui fit face,  en position de garde.

Mentor : Tu es trop impulsive et pressée, Kendra.  Tu te fatigues dans des coups où tu ne devrais pas. Analyse ton adversaire afin de déceler ses faiblesses. Une fois cela fait, frappe de manière précise et rapide.
Kendra : Vous me demandez de prendre son temps. De ne pas déployer mon énergie trop tôt, c’est cela ?
Mentor : Oui.
Kendra : Mais mon adversaire ne risque pas, également, de trouver mes faiblesses ?
Mentor: C’est un risque à courir dans un combat. A toi d’être rapide et de savoir frapper au bon moment.

La jeune femme alla dans un recoin de la salle et s’essuya le front plein de sueur  avec une serviette. Ensuite, elle revint sur le terrain d’entrainement et refit face à son adversaire avec ce regard si froid et calculateur. Malgré ce detail, Son maitre resta calme et concentré.
Sans prévenir, Kendra lança un assaut sur  son entraineur et mentor. Celui-ci para avec adresse ses coups sur les deux côtés avant de tenter un coup de pied que son maitre esquiva en se baissant. Kendra évita, par une acrobatie, le coup du sabre de bois vers ses jambes.  Le mentor enchaina par un coup vertical que son élève para avec le centre de son arme. Kendra le repoussa et lui donna un coup de pied au ventre qui le fit reculer. Celui-ci ne recula que de quelques pas, toujours sur ses gardes.  Les deux se refirent face. Ensuite, le mentor attaqua. La Faucheuse esquiva l’attaque en se mettant sur sa gauche et tenta de lui assener un coup par un revers de son arme. Son adversaire l’évita par une roulade. A peine s’était il remis sur pied qu’il attaqua de nouveau. Kendra se reçut un coup de poing au ventre qui la sonna quelques instants. Elle l’esquiva l’enchainement par une esquive acrobatique. Il le remit à terre par un coup de pied violent.  Mais elle se releva à l’instant même par une acrobatie et dut faire face à un combo de coups Mentor qui fut très rapide et puissante. Enfin, après plusieurs longs minutes, le mentor prit l’avantage sur son élève et parvint à la mettre à terre suite à un coup de pied acrobatique et à le menacer avec son arme. Les deux étaient à bout de souffle, montrant qu’ils ont fait preuve d’une grande concentration et de déploiement d’énergies dans leur combat.



Mentor: Tu progresses mais tu as encore beaucoup de choses à apprendre.
Kendra: Je vous rattraperai. Soyez en sûr!

Mais ça sera le dernier jour d’entrainement entre ZéroS et la Faucheuse.
« Last Edit: November 16, 2017, 05:39:22 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #48 on: November 16, 2017, 05:41:38 pm »
Chapitre 29: Retrouvailles familiales

De nos jours, au Kelutral des Omatikayas,

L’olo’eytkan et sa compagne eurent la visite de la sœur de Neytiri et de son compagnon. Twaly avait bien grandi. Elle allait sur sa sixième mois et commençait à bouger à quatre pattes. Et elle était assez énergique et les deux parents durent souvent la surveiller de l’œil. Une fois arrivé, le couple  eut la surprise de revoir l’olo’eyktan des dompteurs d’Ikran de la Mer de l’Est, reconnaissable par sa peinture rouge à la tête et au corps, bordé de blancs,  qu’ils n’ont plus vu depuis la bataille de l’Utral Aymokriya et  la prise d’Hell’s Gate.

Lutsey : Ohel ngati kameie ma olo’eyktan
Tsylan : Qu’est ce que.. Oh ! Pardon, madame ! Ohel ngati kameie ma olo’eytkan

Il fit le salut de respect des na’vis avec sa femme.

Olo’eytkan : Ohel ngati kameie olo’eyktan des Menariyä Tunti et Tsylan Tolyn. Et félicitation pour votre enfant.
Lutsey: Merci.
Olo'eyktan: Quel nom vous lui avez donné?
Lutsey: Twaly.
Tsylan : Sinon, que nous vaut votre présence?
Olo’eyktan : J’ai fait part au Toruk Makto d’un danger.

Les deux queues du couple décrivirent un grand point d’interrogation.

Lutsey: Quelle sorte de danger ?
Olo’eyktan : Un danger si les Sawtute arrivaient à s’emparer de la boite.
Lutsey: Je croyais qu’on devait se réunir pour parler de ça ?
Jake : Les Sawtute nous ont obligés à accélérer nos plans initiaux.
Tsylan : Pas étonnant. Après la raclée que leur a donné Eywa, ils sont plus prudents. Et tu as envoyé combien de guerriers pour les intercepter ?
Olo’eyktan : C’est justement là où je ne comprends pas votre ami, ma Tsylan Tolyn
Tsylan : C’est-à-dire ?
Jake : J’ai envoyé une personne en qui j’ai énormément confiance.
Tsylan : Laisse moi deviner… Xelloss ?

L’olo’eyktan des dompteurs d’Ikran de la Mer de l’Est fut surprise de cette réponse si on jugeait par ses oreilles et sa queue.

Olo’eyktan : Comment avez-vous deviné ? Vous n'étiez pas là à ce que je m'en souvienne!
Tsylan : Par déduction.  Xelloss est l’une des personnes en qui Jake Sully a le plus confiance après Neytiri, moi, Ludsey, Norm et les autres membres du programme Avatar.
Lutsey : Et  ma sœur ainsi que Jake nous ont déjà parlé du chat noir.
Tsylan : Cependant, Jake, c’est une très mauvaise idée de l’envoyer seul. Te rends tu compte de ce qu’il devra affronter ? Nos ennemis ne lâcheront pas la caisse et n’aimeront pas trop qu’on leur dérobe sous leurs nez.  Même s’il est doué, je doute qu’il pourra leur échapper tout seul.
Neytiri : C’est ce que je lui ai dit. Mais mon skxwang de mari n’en fait qu’à sa tête !
Lutsey : Xelloss a quelqu’un pour veiller sur lui. J’ai confiance en cette personne pour faire ce qui doit être fait. Cependant, je rejoins l’avis de Tsylan. Tu aurais du le faire accompagner. Par prudence. N’oublie pas que c’est une affaire très cruciale pour notre survie ainsi que nombre de nos frères et sœurs.
Jake : Mais pourquoi n’avez-vous pas confiance en Xelloss ?
Tsylan : Car nous avons connaissance des dangers qu’il risque. D’ailleurs, as-tu des nouvelles de lui  ces derniers temps?
Jake : Euh… C’est vrai que ça va faire trois semaines qu’il n’a plus donné signe de vie. C’est étrange.
Tsylan : Si tu veux mon avis, il a du avoir  des ennuis.
Olo’eyktan : Je savais que c’était une mauvaise idée de l’envoyer seul.
Jake : Mais il vous a clairement démontré qu’il en était capable!
Lutsey : Peut être mais elle marque un point. Tu penses que les Sawtute l’ont eu, mon amour ?
Tsylan, après un instant de réflexion : Je ne pense pas. Autrement, on aurait déjà subi les conséquences. Non. Il doit être, soit dans la forêt, soit dans un clan que nous ne connaissons pas encore.
Neytiri, en soupirant: En clair, il peut être n’importe où.
Tsylan : Peut être.

Les trois regardèrent le partenaire de Ludsey qui semblait réfléchir, au vu de son regard évasif.

Lutsey, sourit : Toi, tu as une idée derrière la tête !
Tsylan : En effet. Je pense qu’on a un infime espoir de le retrouver.
Olo’eyktan : Dis toujours, Natang d’Eywa. C’est mieux que rien du tout.
Tsylan : Eh bien… Te souviens-tu ma chérie, du nom du clan de Tsuwokan?
Lutsey : Tu veux dire les Com’Avas ? Penses tu que Xelloss soit las bas ?
Tsylan : Je ne sais pas. Mais c’est notre seule piste pour l’instant. Alors, autant la suivre.

Soudain un guerrier omatikaya armé d’une lance comme arme principale et d’une dague en tant qu’arme secondaire arriva. Il était vêtu d’un pagne rouge.

Guerrier : Ma olo’eyktan Jake Suly,  quelqu’un souhaite vous voir ! Vous ainsi que le couple aux poings !
Neytiri : Qui est ce et pourquoi ?
Guerrier : Il n’a pas voulu décliner son identité. On a tenté de l’arrêter mais il se déplace comme un démon!
Jake : Serait-ce… Oh non ! J’espère que ce n’est pas lui !
Tsylan : Qui donc ?
Jake : Non… Ce n’est pas possible !  Ce n’est pas sa façon de procédé.
Tsylan : De qui tu parles ?
Jake : Du… Messager.

Tsylan écarquilla l’œil  de surprise.

Tsylan : L’Assassin aux Lames Divines est ici ? Je croyais qu’il était resté sur Terre !
Jake : C’est compliqué à t’expliquer.

Ludsey resta silencieuse à cette annonce.  Pas parce qu’elle ne comprenait pas. C’était justement le contraire.  Et ce détail n’échappa pas à son mari.

Tsylan : Tu savais qu’il était là Ludsey ?

Il lui fit son regard scrutateur qu’elle avait du mal à supporter.  Qui la culpabilisait, comme si elle était une petite fille et qu’elle avait fait une bêtise.

Lutsey : Je… Ne vois pas de qui tu parles.
Tsylan : On en discutera plus tard. Pour l’instant ce n’est pas le plus urgent. Il faut savoir qui est cet individu et ce qu’il veut. Je te suis, jeune guerrier.
Lutsey : Moi aussi.
Jake Très bien… Maintenant que tout le monde est d’accord, allons voir qui est ce mystérieux individu qui tient tant à nous voir.

Quelques instants plus tôt,

Deux gardes discutaient entre eux.


Omatikaya 1 : Bien qu’on connait Ludsey, j’ai du mal à croire qu’elle soit olo’eyktan et déjà mère ! Elle a le même âge que moi si ce n’est pas moins !
Omatikaya 2 : Sans doute. Mais elle a incroyablement vieilli en son for intérieur. Les femmes de son âge n’ont pas les mêmes contraintes qu’elle et sont davantage libres. Tandis qu’elle, elle a la responsabilité de tout un clan. Et cela te fait davantage grandir quand tu as des vies sur tes épaules.
Omatikaya 1 : Quand je pense qu’avant, c’était elle qui provoquait des bagarres à n’en plus finir pour des raisons aussi ridicules les unes que les autres ! Qu’on la traitait d’irresponsable !
Omatikaya 2 : Et tu as vu son partenaire ? Il a le même âge et pourtant son œil montre qu’il est plus âgé. Il est vraiment étrange.

Soudain un bruit interpella les deux gardes.

Omatikaya 1 : Qui va là ?

Les deux se mirent en position défensive. Par prudence. Soudain, un étrange indigène sortit. Il avait un pagne marron et sur sa poitrine, il y avait une dague rangée dans son fourreau. Sur son bras gauche, il y avait un accessoire. Sur son flanc gauche, une épée en noir avec un cristal sur sa poignet. Au front, il portait un bandeau, comparable au chevaucheur d’Ikran et il avait des accessoires sur ses jambes et son œil droit est couvert par un bandeau.
Spoiler

Omatikaya 2 : Qui êtes vous ?
Individu : Je souhaiterai voir l’olo’eyktan et le couple aux poings.
Omatikaya 1 : Pourquoi ?
Individu : Cela concerne une affaire importante.
Omatikaya 2 : Quel sorte d’affaire.

La queue de l’individu s’agita dans tous les sens, montrant un agacement.

Individu : Je n’ai pas le temps de discuter. Soit vous accédez à ma demande ou je le ferai moi-même.
Omatikaya 1 : A condition que tu nous passes à travers le corps.

A peine eut – il terminé sa phrase  qu’il se prit un coup de poing au ventre qui le sonna quelques instant. Son compagnon d’arme se prit un coup de pied  au visage qui le fit reculer de quelques pas avant même de pouvoir réagir. L’autre se retrouva menacé par la dague de l’individu.

Individu : Suis- je plus convaincant maintenant ? Je souhaite avoir une audience et toute suite !


L’inconnu entra dans le Kelutral devant des yeux méfiants et curieux.

Jake : Qui es tu ?
Individu : Je me nomme Pel’say.
Neytiri : Seulement ?
Pel’say : Oui.
Lutsey : Etrange. Sinon, pourquoi souhaites tu nous voir ?
Pel’say : Je sais où se trouve votre ami.
Jake : Tu veux dire Xelloss ?
Pel’say : Oui. Il est chez les Com’Ava.  Maintenant que vous le savez,  je dois partir. Je vous aurai bien proposé de vous accompagner mais j’ai des choses plus urgentes à régler. 
Jake : Attends ! Que veux-tu en échange ?

Pel’say sourit.

Pel’say : Garder cette conversation secrète. C’est tout ce que je vous demande
Neytiri : Si c’est ce que tu souhaites…
Pel’say : Merci.

Au moment où il tournait la tête pour partir, Tsylan l’interrompit.

Tsylan : Minute! Je n’ai pas fini pour ma part.

Le mystérieux na’vi interrompit sa marche  et se retourna.

Tsylan : Pourquoi nous as tu demandé de venir ? Cette information ne nécessitait pas la présence de nous quatre.
Pels’ay,en souriant : Car je voulais vous voir.
Tsylan : Pardon ?
Pels’ay : Vous avez tous les deux une sacrée réputation là d’où je viens.
Lutsey : Justement. Tu viens d’où ?

Pel’say ne lui répondit que par un sourire avant de s’éloigner.

Tsylan : Bon sang ! Qui est cet intriguant personnage ?

Jake: Il y a quand même une question qui me taraude.
Neytiri: Dis mon amour.
Jake: Que vous m'appelez par mon prénom, je peux comprendre. Mise à part pour les gens que je connais pas. Mais pourquoi mon prénom avec mon nom?

Il n'eut comme réponse qu'un fou rire de son entourage même de sa femme et de sa sœur.


Jake: Quoi? Qu'est ce qu'il y a de drôle?


Plus tard, au Kelutral des Com’Avas,

Cela faisait maintenant trois semaines que le chat noir était avec nous.  Durant ce séjour, le Messager nous a rendu quelque fois visite.  Et en le voyant se battre, je pouvais comprendre pourquoi Naltsyn le respectait.
Cependant, il restait tout de même un assassin et, de plus, je n’avais clairement pas son niveau même si j’étais douée. Il était clair qu'il avait plus d’expérience que moi dans le maniement des armes et vu sa façon de parler et sa dextérité, je pencherai sur l’hypothèse qu’il soit un ancien samouraï. 
Dans tous les cas, je ne vais pas laisser marcher par cet être tellement arrogant qu'il parle de lui à la troisième personne. On entendit des battements d’ailes.  En hauteur, trois Ikran  arrivèrent en haut de la branche de notre Kelutral.

Nienna : Des Ikran !
Tsuwokan : Ces Ikrans me  sont totalement inconnus.
Xelloss : L’ikran gris est celui de Neytiri.
Tsuwokan : Comment peux tu être si sûr ?
Moi : Parce que notre chat noir national a trouvé le moyen de se retrouver en lui, lors de son transfert de conscience.
Xelloss : Je ne t’ai pas sonné !

Les autres rigolèrent en imaginant un Xelloss dans un Ikran.

Litsey : Ca a dû donné !
Xelloss :Mais… Euh ! Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle là-dedans!
Nienna : Mais pourquoi sont ils là ?
Moi, en jetant un regard sur Xelloss: J’ai ma petite idée sur la question. Tu es un omaitkaya n’est ce pas ?
Xelloss : Euh… Pas vraiment. Vu que je suis dans un corps d’enfant.
Moi : Donc tu fais parti des leurs. Cela explique la présence de l’Ikran de Neytiri. Mais je me demande qui est le chasseur de l’Ikran Jaune.
Xelloss : Ca doit être celui de l’olo’eyktan des Menariyä tunti.
Tsuwokan : Tu veux dire Ludsey ? Mais comment le sais tu ?
Xelloss, en haussant les épaules. : Elle rend souvent visite à la Tsahik et à Jake Sully
Moi : En tout cas, celui là ne peut se vanter seulement d’être Toruk Makto mais d’avoir aussi mis son propre nom dans le vocabulaire indigène !
Tyhu : Oui… Enfin, quand tu connais la signification de son nom, ce n’est pas non plus très flatteur.

On rigola devant la signification de Jake Sully qui est « Débile cavalier de la Dernière Ombre » même si on a énormément de respect pour ce marin. Mais bon… Quand on a cette définition sur son nom, bah voilà quoi !
On se rendit dans la salle de cérémonie où le Totem avec une tête de Toruk bordait le haut, demoniait le reste de la salle. Les trois invités entrèrent.  Il y avait effectivement Neytiri mais également une personne que moi et Naltsyn avions souvent vu dans les photos. Par ailleurs, sa tenue montrait clairement son rang. Elle donnait l’impression que l’autorité collait à la beauté de la jeunesse.


Naltsyn, d’un sourire : C’est la digne fille de sa mère. Je ne connaissais personne, hormis elle, qui pouvait autant associer sa beauté à l’autorité de son rang.
Moi : Que veux tu dire ? Tu la connais ?
Naltsyn : Je ne la connais pas elle, personnellement. Mais sa mère, oui.

Soudain, je me rappelais du passage où j’ai été le témoin d’une conversation entre un olo’eyktan et sa sœur à propos d’une Tsahik enceinte.


Moi : Tu veux dire que ton frère… est Tsikey ?
Naltsyn : Effectivement.
Moi : Donc… Ludsey est ta nièce ?
Naltsyn : Sa mère étant la femme de mon frère qui est également son père, oui. Faut que je trouve un moment pour lui parler.
Moi : Je t’en prie. Mon oncle n’étant pas là,  je ne suis pas trop intéressée par elle pour l’instant. Je me contenterai d’observer.
Naltsyn : Si c’est ce que tu veux.
Moi: En tout cas, à cette allure, je connaitrais toute famille!

Sur ces paroles, je lui laissais ma place et partit me réfugier dans ma salle d’archives. Je m’asseyais sur un fauteuil, observant les événements qui vont suivre.

Olo’eyktan : Ohel ngati kameie ma  Neytiri et  olo’eyktan Ludsey.

Les deux sœurs lui rendirent son salut respectueux.


Olo’eyktan : Vous comptiez rester combien de temps ? Et quel est l’objet de votre visite ?
Lutsey : Pas longtemps. Une journée. Xelloss doit nous faire son rapport sur une mission que  l’olo’eyktan des omatikaya. l’a envoyé.
Olo’eyktan : Cet étrange uniltiranyu… est donc un des vôtres ?
Neytiri : Non. C’est un membre de notre clan.

Soudain, la jeune olo’eyktan trouva, du regard, une personne qui attira sa curiosité.

Neytiri : Qu’y a-t-il Ludsey?
Lutsey : Rien.
Neytiri : Ne dis pas cela ! Je sais qu’il y a quelque chose qui te perturbe.
Olo’eyktan : Y a un problème olo’eyktan ?
Lutsey : Rien du tout.

Mais il était clair que Ludsey avait ses pensées ailleurs.

Xelloss fit part de son récit de ses aventures à la base des humains jusqu’à son arrivée chez les Com’Avas.  Quand il eut terminé, il se fit tard et les membres du clan décidèrent de se reposer ainsi que les invités. Cependant, une uniltiranyu se rendit à l’entrée du Kelutral.

Tsuwokan : Où vas-tu, ma Tsany ?
Naltsyn : J’ai une importante affaire à régler.  Je ne pense pas en avoir pour longtemps.
Tyhu : Quelle sorte d’affaire ?
Naltsyn : Privée. On vous en parlera demain, Tyhu la Sage.

Sur ces paroles, Naltsyn s’éloigna.

Lutsey : Je t’attendais.

Naltsyn se tourna vers elle, avec un sourire.


Naltsyn : Vous ai-je trop fait attendu ma olo’eyktan ?
Lutsey : Non
Naltsyn : Pourquoi m’avez-vous fait venir ?
Lutsey : Tu es une personne étrange. Tu es une unilitranyu. Pourtant… Je sens l’énergie d’une sœur en toi.
Neytiri : Je savais que je te trouverai ici, petite sœur.
Lutsey : Neytiri ! Mais…
Neytiri : Xelloss vient de terminer son récit. Par ailleurs, je voulais savoir qui était cette personne. Moi aussi, j’ai sentis l’énergie d’une de nos sœurs en elle. N’oublie pas que je suis Tsahik. Alors qui est t elle ?
Lutsey : Je la soupçonne d’être Kendra Kadon. Ma nièce.
Neytiri : Tsylan a une nièce ? Eh bah ! Il n’a pas fini de me surprendre celui-là !
Naltsyn : Vos dires sont vraies ma olo’eyktan. Kendra, avec qui je partage ce corps,  est bien la nièce de celui que vous nommez Tsylan. Cependant, je ne suis pas Kendra, comme vous vous en doutez.
Neytiri : Alors qui es tu ?
Naltsyn : Mon nom est Naltsyn Lu’utzin Tilwa’ite

L’énonce de ce nom perturba la jeune olo’eyktan


Lutsey, surprise: Nang ! C’est impossible !
Neytiri : Tu sais qui c’est ?
Lutsey : Tilwa est ma grand-mère paternelle. Mais je n’ai jamais eu la connaissance d’une quelconque tante !
Naltsyn : Nous sommes les gardiens de nos souvenirs, ma Ludsey. N’oubliez jamais ce détail.

A cette réflexion, Ludsey fut tout d’abord surprise avant de sourire.

Lutsey : J’aurais dû m’en douter. Tout comme moi, ils ont leurs propres secrets.
Neytiri : Alors…On a devant nous, à la fois notre nièce et notre tante.
Lutsey : Mais pourquoi cacher votre existence ?
Naltsyn : Je ne peux pas vous le dire car moi-même, je l’ignore.
Neytiri : Mais comment as-tu fait pour atterrir dans ce corps ?
Naltsyn : J’ai traversé les limbes avant d’arriver dans le corps tawtute de Kendra alors qu’elle était sur le point de naitre.
Lutsey : Mère t’a mise à l’épreuve on dirait, en te plaçant dans ce corps.
Naltsyn : Une épreuve que je ne regrette pas. Avec le temps, j’ai appris à aimer la personne avec  qui je partage ce corps. De la considérer même comme l’enfant que j’aurai voulu voir grandir.

A ces mots, les oreilles de Naltsyn s’abaissèrent et elle baissa tristement la tête.

Lutsey : Je sais ce que vous ressentez. Moi-même, je n’ai pas pu connaitre mes parents. Ils sont morts alors que je n’avais qu’un mois.
Naltsyn : Alors.. Nous partageons la même peine ma nièce.
Neytiri : Cela pourrait expliquer bien des choses. Naltsyn, votre clan a été victime du Peuple du Ciel ?
Naltsyn : Oui.
Lutsey : Ma mère m’a protégé en donnant sa vie. Ma tante, vous avez connu mes parents. Comment sont-ils ?

L’ancienne Tsahik dégagea un sourire.

Naltsyn : Ta mère possédait une personnalité redoutable. L’une des femmes les plus fortes et les plus remarquables que j’ai connue. C’était  quelqu’un qui n’obéissait qu’à son cœur.  Toi et ta sœur, vous êtes son portrait craché dans un point de vue physique. Mais au niveau de traits de caractères, c’est toi qui en a le plus hérité d’elle.  Je peux le percevoir à travers tes paroles. Votre sœur, semble quant à elle, ressembler davantage à mon grand frère.
Lutsey : C’est ce que disait ma mère adoptive à propos d’elle.
Naltsyn : Et elle avait raison
Neytiri : Et qui est notre nièce ?
Naltsyn : Je ne peux rien dire sans son accord. Tout ce que je peux dire, c’est une personne extraordinaire mais qui a énormément souffert.
Lutsey : Pourquoi nous parle t elle pas ?
Naltsyn : Elle ne veut parler avec vous qu’en présence de son oncle.
Neytiri  énervée: Pourquoi  On est trop différente pour elle  On n’est pas assez « humains » ?
Naltsyn : Ca n’a rien à voir avec une différence raciale ma Tsahik.  J’en suis la preuve.
Neytiri : Alors quel est le problème ?
Naltsyn : Kendra s’est constituée une carapace avec les années. Elle ne parlera pas de sujets qui lui tiennent à cœur à des personnes qu’elle ne connait pas. Bien que vous soyez de sa famille, elle ne vous connait pas assez bien pour s’ouvrir à vous.
Lutsey : Je comprends cela.
Neytiri : Mais…
Lutsey : Grande sœur, ma nièce a dû autant, voir davantage, souffert que Tsylan. Moi-même,  je ne connais pas tout du passé de l’élu de mon coeur. Je peux comprendre qu’elle soit si fermée devant nous. Elle ne nous connait pas encore. Laissons le temps se faire. Ca sera mieux.
Neytiri : Si tu le dis… J’espère qu’elle s’ouvrira davantage. Je tiens tout de même à la connaitre.
Lutsey : Moi aussi. Mais faut parfois être patiente.
Naltsyn : Je peux essayer de la convaincre mais je ne vous garantis rien. Elle peut se montrer très têtue.
Neytiri, en souriant : Venant de la part de la nièce de Tsylan, cela ne m’étonne pas !

Dans la salle des archives, Naltsyn fit son apparition en prenant l’apparence d’un Ikran. Arrivée au sol, elle se transforma de nouveau en la Tsahik que je connaissais.


Moi : J’ai entendu votre conversation.
Naltsyn : Le contraire m’aurait étonné.
Moi : Et ne cherche pas à me convaincre. J’ai pris ma décision. Je ne connais pas Neytiri, ni la femme de mon oncle suffisamment pour leur faire confiance.
Naltsyn : Mon but n’est pas de te convaincre.

Je souris.

Moi : Je vois. Tu as bien fait.
Naltsyn : Mais je ne pourrai pas contenir leurs curiosités éternellement.

Je me rendis à une table où une canette de soda était sortie. Je le pris et le décapsula.
Spoiler

Moi : J’en ai conscience. Mais si mon oncle a choisi ta nièce comme femme, c’est qu’elle est loin d’être idiote. Elle viendra avec lui.

Je buvais une gorgée, savourant ce goût sucrée et gazeux à la fois.

Naltsyn : Et que feras-tu à ce moment là ?
Moi : Tenir la promesse que je me  suis faite.
Naltsyn : Oui mais après ?
Moi : Je ne sais pas. On verra.

Je bus une autre gorgée.

Naltsyn : Il y a autre chose qui te tracasse.
Moi, en terminant ma boisson : Qu’est ce qui te fait dire ça ?

J’écrasais la canette et la lança dans une corbeille qui disparut aussitôt après.

Naltsyn : Tu ne bois cette chose que quand tu as un poids sur la conscience.
Moi : On ne peut rien te cacher toi.
Naltsyn : Qu’est ce qui te préoccupe ?
Moi : Quelque chose de personnelle.
Naltsyn : Ce mot ne signifie rien ici.
Moi : Comme tu voudras. Je m’interroge sur l’avenir.
Naltsyn : A propos du guerrier de ta vision ?
Moi : Non. Je sais que cela me mènera obligatoirement à une impasse. Je n’ai pas assez d’indice, voir pas du tout.
Naltsyn : Je t’écoute alors.

J’inspirai à fond, trouvant les mots pour ma meilleure amie. Celle qui a toute ma confiance.

Moi : Je me demande ce que je vais devenir. Est-ce que j’aurai une personne avec qui partager ma vie ou resterai je à jamais seule ? Serai-je un jour mère ? Depuis que Syayvi est arrivé, je n’arrête pas de me poser ces questions.
Naltsyn : Ma Kendra… Tu te poses des questions dans laquelle tu ne peux pas avoir de réponse. Laisse l’avenir se dérouler et voir ce qu’il te réserve. Et si tes questions te préoccupent tant que cela, interroge ton cœur. Seul lui, pourra désigner ton futur partenaire.
Moi : Ok… Mais le cœur peut être trompé.
Naltsyn : Libère toi. Cesse d’enfermer tes sentiments ou tu resteras à jamais seule.
Moi : Je n’aime pas être vulnérable.
Naltsyn : Sache qu’ouvrir son cœur n’est pas une faiblesse.
Moi : Mouais.
Naltsyn : Tu le sauras au moment venu.

Je n’étais pas très convaincue. Mais on verra quand le moment viendra.
« Last Edit: April 28, 2018, 06:21:43 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

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Re: RP Tsylan
« Reply #49 on: November 16, 2017, 05:42:51 pm »
Chapitre 30: Accident de chasse

Je préférai laisser Reypay avec sa famille et entama ma première chasse de Taloiang avec la cavalerie. Autant vous dire que c’était le plus risqué mais j’étais meilleure cavalière de Pa’li que d’Ikran. Mais bon, c’était ça ou rester au Kelutral à s’occuper des tâches domestiques. Et je n'ai jamais aimé cela.


Na’vi : Pourquoi prends tu seulement une lance guerrière aux yeux clos ?
Moi : Car c’est plus rapide qu’un arc et des flèches.
Na’vi : C’est un choix comme un autre. Espérons pour toi que c’est la meilleure
Moi : Merci pour les encouragements.

Sur ces paroles, je montais le Pa’li avec qui j’ai fait le plus de voyage, en comptant  mon Iknimaya.

On galopa un bon moment de la journée avant de trouver enfin un troupeau broutant dans une section de la forêt parfaitement dégagée. On chargea  sur celui-ci, qui était constitué facilement d’une dizaine de bêtes. Heureusement que c’était dans une zone dégagée afin que les chevaucheurs d’Ikran puissent chasser  sans rencontrer trop de problèmes. En espérant d’avoir une prise. Je préférai prendre une lance que mon arc et mes flèches. Je trouvais cela plus rapide d’autant que tu n’avais pas réellement le temps de bien viser. De plus,la cible était petite. On arriva au milieu du troupeau et on se dispersa pour pouvoir traverser les trous que le troupeau, sous la panique, a pu former.  J’avais déjà repéré ma proie qui était un mâle adulte.

Moi : Vas-y ma belle ! Montrons lui de quoi on est capable !

On arriva très vite à sa hauteur. Je préparais ma lance, prête à saisir le moment opportun.

Moi : Je suis prête.

Mon compagnon de chasse accéléra et j’arrivai très vite au point faible de l’animal.

Moi : Je n’ai droit qu’à une seule tentative. Après, c’est à mes risques et périls.

Au moment où je pouvais sentir que la poitrine était bien alignée avec la pointe, le troupeau commençait à virer à droite, menaçant de me serrer comme une sardine.  Des chasseurs commençaient à s’éloigner pour éviter de se retrouver écraser.   Et certains me criaient de faire de même. Mais c’était hors de question! C’était ça ou rien! Je lançais ma lance qui, heureusement, se figea  sur ma cible. Le Taloiang s’écroula par terre, son énergie vitale chutant vite. Mon Pa’li eut le réflexe de traverser l’obstacle de son corps par  un saut et il s’arrêta juste le temps pour éviter qu’on tombe d’une colline. Je félicitais mon destrier pour ces réflexes. Le pire avait été évité.

Soudain, je sentis la panique de mon compagnon gagner en intensité. Un instant après, j’en compris la raison qui était dû à un Ikran qui m’évita de justesse. Je pouvais encore sentir les poils de sa queue fouetter mon visage. Le chasseur n’a pas dû écouter son Ikran et a volé trop bas. Bon sang !  Quel crétin ! J’eus du mal à contenir la panique de mon Pa’li et je me retrouvais désarçonnée. Et dans le mauvais endroit en plus ! Je restais un instant dans le vide avant que ma tête percuta violemment le sol, me sonnant sur le coup.
« Last Edit: December 01, 2017, 05:48:35 pm by Tsylan »
Nariya tunti hapxìtu

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Re: RP Tsylan
« Reply #50 on: December 07, 2017, 05:49:55 pm »
Chapitre 31: A la recherche de Tsany

Un jeune na’vi se nettoya à partir de la rivière, accompagné de son pa’li. Il prit bien soin de nettoyer chaque partie de son corps, allant de la tête au pied avant de s’essuyer à partir d’une serviette suspendue à une branche. Il avait des cheveux longs qu’il attachait en queue de cheval tandis que ses bras et jambes finement musclés montraient un certain entretien physique de ceux ci. Son visage jeune montrait une certaine naiveté mais qui cachait une vie tourmentée.
Son compagnon portait divers sacoches, attachés au harnais dont des sangles étaient visibles. L’animal était occupé à se nourrir avec le nectar d’une plante sous le regard amuse de l’individu qui commençait à se rhabiller en commençant par un sous vêtement de couleur bleu marine.

Na’vi: Tu n’as pas pu y resister, hein?

Il n’eut comme réponse qu’un petit mouvement de respiration excédé ainsi qu’un mouvement de la queue vif.

Na’vi: Ne sois pas susceptible!

Le Pali lui répondit par un hénissement tandis qu’il commençait à prendre son haut blanc quand il remarqua une ombre flottant sur l’eau. Elle semblait inconsciente. Ses cheveux longs flottaient sur l’eau de manière disperses et son visage endormi révélait sa jeunesse bien que ses yeux étaient dissimulés par un bandeau.

Na’vi: Je n’ai que faire d’une bleue.

Néanmoins, il se sentait mal de laisser une si jeune femme aux dangers de la rivière, incosnciente et le hénissement de reproche de sa monture n’arrangeait pas les choses.

Na’vi: Ok!!! Putain, je venais tout juste de me sécher!

Sous ce juron, il défit son bas et plongea dans l’eau. Heureusement, le couran n’était pas très fort et il put atteindre l’individue sans trop d’effort. Ce fut à cet instant qu’il remarqua les cinq doigts. Une humaine.

Na’vi: La coïncidence fait bien les choses parfois.

Il ramena aussitôt l’inconnue vers le rebord et inspecta son pouls. Le Coeur battait encore donc le corps n’est pas mort. Après, la propriétaire est elle aussi inconsciente ou déconnectée? Difficile de le savoir. Le mieux est de l’emmener chez lui et de voir après.
Une fois ramenée au bord, il inspecta son pouls et put déceler un poul. Il appela sa monture d’un petit sifflement tout en se rhabillant.
Ensuite, il mit l’humaine sur le dos de sa monture et lui murmura quelques mots avant de se mettre en route.



Je me réveillais soudain dans mon caisson avec une acceleration de mon rythme cardiaque. J’étais complétement essouflée et la sensation d’avoir mal  à l’arrière de la tête. Sans doute du à l’impact au sol. Le couvercle se souleva et je relevais le plastron neurologique pour me relever en me frottant l’arrière de la tête.
Devant moi, Paul était present accompagné de Norm. Super, je sens que je vais y passer...


Paul: Pourrais je savoir ce qui s’est passé l’adolescente? Tu as essayé de faire du skate sur une branche?
Moi: Non, la queue d’un Ikran en pleine poire. Et je peux vous dire que c’est violent!
Paul: Comment tu as fait ton compte?
Moi: Je chassais et le chasseur a volé trop bas. Il a pu redresser mais je me suis le pris en pleine face. Ca m’a fait tomber et la liaison a été coupé à ce moment.

La douleur avait finalement disparu. Je n’imaginais pas les liaisons si puissantes. Ca m’inquiète un peu sur le coup.

Paul: Norm, le statut de l’avatar?
Norm: L’avatar se porte mystérieusement bien malgré l’accident.
Paul: Tu as de la chance, fillette.

Encore heureux! Surtout que je n’y étais pour rien. Je buvais ma tasse de chocolat chaud habituel, histoire de me donner un peu d’énergie.

Moi: Je reprends donc la laison?
Paul: Ouais mais fait attention, la prochaine fois.

Sut ces paroles, il s’éloigna tandis que je finissais ma tasse. Je sentais déjà le liquide chaud me redonner un peu d’énergie.

Moi: Comment se porte Vanessa?

Le silence fut ma réponse. J’aurai voulu dire quelque chose de réconfortant mais je ne savais pas quoi dire. Donc je reposais ma tasse à un support et commença à m’allonger.

Norm: Fais attention Kendra. La chance n’est pas toujours là.
Moi: Merci Norm. Je ferai attention.

Je remis le plastion et Norm ferma le couvercle tandis qu’il lança la liaison.

Naltsyn: Te revoilà, Kendra.
Kendra: Merci d’avoir veillé pendant mon absence.
Naltsyn: C’est aussi mon nouveau corps. Je t’informe qu’on a été repêché par un jeune na’vi ayant des vêtements de tawtute.

Je la regardais d’un oeil interrogeatif. Voilà qui était curieux. Je lui demandais de me décrire ce jeune homme et le visage de celui-ci m’intriguait malgré moi ce qui fit sourire ma locataire.

Moi: Qu’est ce qu’il u a de drôle?
Naltsyn: Ta tête. On dirait que tu as un petit intérêt pour lui.
Moi: N’importe quoi!
Naltsyn: On verra cela

Je me réveillais donc et tenta de bouger ma main. Je sentais quelque chose de doux et de chaud. Par ailleurs, je sentais quelque chose recouvrir jusqu’à mon nombril d’une chaleur qui n’était pas de refus. Je posais ma main sur mon front où je remarquais un bandage tout en serrant les dents face à une douleur venant de celui-ci. J’inspectais avec mon autre bras et sentit un autre bandage. Bordel! Je suis blessée jusqu’où moi?
Soudain, je sentis une présence se rapprocher qui semblait amicale. Presque protecteur.


Voix: Bien dormie la demoiselle?
Moi: Aussi bien qu’une personne blessée.

Il rigola.

Na’vi: J’ai pris soin de soigner tes blessures. On dirait que tu sors d’une vraie bataille!
Moi: Tout dépend si tu considères la chasse comme une bataille. Et c’est une chute de cheval.
Na’vi: Une belle cavalière en plus

Je ne sais pas si je devais prendre comme un compliment ou une drague. Puis, je sentis quelque chose d’étrange au niveau de mon visage.

Na’vi: J’ai défait ton bandeau couvrant le visage. Je ne voyais pas vraiment l’utilité de cacher ces beaux yeux.

Putain! Je sens que je vais le tuer! Et Naltsyn qui rigolait à côté.

Moi: Ce n’est pas drôle!!!
Na’vi: Mais ce n’est pas une plaisanterie.

Me voilà à parler tout haut maintenant…

Je tentais de me relever mais il me posa aussitôt une main pour m’en empêcher tandis que je sentis encore une douleur m’attaquer.

Na’vi: Du calme! Ton joli corps a bien été blesse
Moi: Tu me dragues ou je rêve?
Na’vi: Peut être. Ou pas.

J’ignorais si je devais sourire ou lui coller un pain.

Na’vi: Le mieux est que tu te reposes pour l’instant. Tu n’es pas en état de marcher.

Je soupirais. Effectivement, mon avatar n’était pas en état pour exercer la moindre effort physique après ma chute. Je tâtonnais mes mains autour de moi et pouvait constater rapidement que le sol était couvert par divers couverture comme pour former un lit. Une sorte d’oreiller était à l’arrière de ma tête où je pouvais sentir mon bandage autour du front.

Moi: C’est ton lit?
Na’vi: Oui. Pourquoi? Tu l’apprécies?
Moi: Je trouvais ça juste curieux. On est où ? Je sens des courants d’air venant par petite quantité.
Na’vi: On est chez moi.
Moi: Et chez toi, c’est une cabane?
Na’vi: Oui.

Bien étrange. Je me demandais comment s’était meublé. Foutue cécité! Mais je trouvais ce na’vi bien étrange. Habité dans une cabane et parler notre langue de préférence. Il a du être élevé par des humains mais pourquoi?

Moi: Tu as construit ta cabane tout seul?

Je sentis à ce moment là un sentiment de tristesse et de colère. On dirait que j’ai touché un point sensible.

Na’vi: Non. Mais je n’ai pas trop envie d’en parler.

Je pouvais comprendre et je préférais ne pas insister.

Moi: Comment tu t’appelles?

Il parut hésiter un instant avant de me répondre.

Na’vi: Je me nomme Nelyo. Et toi?
Moi: On m’appelle Tsany dans mon clan.
Nelyo: Et côté humain?
Moi: Kendra
Nelyo: Joli nom pour une beauté comme la tienne.
Moi: Euh… Merci.

J’étais génée, ne sachant comment réagir. A la fois, j’étais agacée mais étrangement séduite.

Naltsyn: Le coup de foudre!
Moi: Ne vends pas la peau d’ours, toi!
Naltsyn: Oui, oui…

J’entendais déjà le ricanement de loups vipères. Elle ne va pas me lâcher. Et rien qu’exercer un mouvement me faisait mal. Bordel! Ca m’agace de rester inactive et dépendre de quelqu’un mais je n’avais pas le choix.

Nelyo: Tu as faim?

Le gargouillement de mon ventre répondit pour moi. Ce qui ne manqua pas de faire sourire mon infirmier. Je l’entendis se rapprocher de moi et m’aider à me relever malgré la douleur persistant. Je mis ma main sur quelque chose ressemblant à un bol et je pus sentir de la viande et des fruits que je mangeais doucement avant de m’allonger de nouveau.

Moi: Ca me manque l’amiotank.
Nelyo: Désolé mais je n’en ai pas à ma disposition

Je ne pus m’empêcher de prendre une mine surprise. Ainsi, il savait ce que c’était. Il semblerait que j’avais raison. Mais qu’ils ont pu lui apprendre cela…

Nelyo: On dirait que tu es surprise.
Moi: Qu’est ce qui te fait dire ça?
Nelyo: Tes oreilles se sont dressés.
Moi: Ah oui…Le corps na’vi est expressif…

Heureusement qu’il ne l’était pas trop.

Tsuwokan revenait encore d'une journée de recherche, bredouille. en se dirigeant vers le foyer, il se massa la nuque, épuisé
Litsey accompagnait Tsu et ne put s'empêcher de donner des coups de pieds au feuillage, agacé et inquiet du résultat inquiétant

Tsuwokan: Deux semaines...deux semaines sans aucune traces.
Litsey : Elle doit forcément etre quelque part.
Tsuwokan Oui mais où? là est la question. on a exploré quasiment tout les environs du clan sur des kilomètres et ont a pas trouvé la moindre trace d’empreinte.
Litsey : On a pas encore fouille les alentours de la rivière où elle est tombée
Tsuwokan se massant l'épaule.bon...demain on suivra le courant alors.
Litsey : Pourvu que Eywa nous fournisse un résultat cette fois car la, je sèche sinon
Tyhu ,venant vers eux, le ventre rond: vous revoilà, des nouvelles?

Litsey lui fit un signe négatif

Tsuwokan:On continu les recherches mais pour l'instant on n'a aucune piste
Tyhu: elle n'as pas pu disparaitre ainsi...mais si elle était...[se tut un moment]vous l’auriez trouvé.
Litsey : je ne sais pas. Nos autres frères ont pu nettoyer derrière
Tsuwokan: Non, Tyhu a raison, même si ça avait été le cas il serait resté des traces.

Litsey resta songeur ; Dans ce cas, où ? Elle n'a pas pu s'envoler comme çà !

Tsuwokan pensif: mmmh...je commence à me demander si quelqu'un ne l'as pas emmené plutôt...
Litsey : Qui donc ?

Litsey fut étonné par cette supposition mais en même temps, il en fut effrayé. Si elle a été enlevé par une personne malveillante?

Tsuwokan: je me le demande encore, on le saura peut-être demain en suivant la rivière
Litsey : Je l'espère. Sinon, ma Tyhu, comment se déroule la grossesse ?
Tyhu [caressant son ventre]: elle se passe bien, quelques douleur ci et là mais notre bébé semble calme.
Litsey ; Il donne des signes d activité quand même ?
Tyhu: parfois je ressent un coup ou deux au ventre mais à part cela je ne ressent pas de douleurs vive
Litsey sourit : C'est bon signe
Litsey : Au moins, une bonne nouvelle dans la journée

Tsuwokan prend Tyhu dans ses bras avant de se rendre avec elle au foyer.

Tsuwokan: Allez, viens, on doit reprendre des forces

Litsey décida de faire de même. La journée a été rude malgré ce dur résultat.

Litsey : Tu as une idée ma Tyhu concernant la disparition de Tsany. Tsuwokan pense que quelqu'un l'a enlevé
Tyhu: je ne crois pas en sa mort, c'est tout ce dont je sais. ensuite elle a très bien pu...perdre le contrôle.

Litsey resta silencieux. Il n'avait pas envisagé cette possibilité qui était probable

Tyhu: Après, j'ignore.

Litsey : On verra quand on inspectera la rivière. Mais j'espère que ce n'est pas le cas.
Tsuwokan: Il faut admettre que l'idée qu'elle se soit perdu ou qu'elle est rejoint Eywa ne soit plus possible.
Litsey : On n'a pas trouvé de corps. Tout est possible.
Tsuwokan: On a pas trouvé de corps, mais pas non plus de scène macabre ou de trace de sang.
Litsey : En effet mais elle est peut etre tombée dans la rivière
TsuwokanTu te repette ma Litsey
Litsey passant sa main au visage : la fatigue. Désolé. Je pense aller dormir
Tsuwokan fit un sourire en coin
Allez, va ma Litsey, nous nous reverrons demain.
Litsey en s'éloignant pour rejoindre son hamac : Merci. Dormez bien aussi
Tyhu: irayo ma eylan, txon lefpom

La nuit passa calmement puis les lumières du jour vinrent. Le lendemain, Tsuwokan s'équipa très tôt de ses affaires et, avant de descendre, déposa un baiser chaste sur les lèvres de sa partenaire encore endormit.
Litsey alla s'équiper pas loin de Tsu. Il espérait que cette journée ait un résultat

Tsuwokan: prêt ma Litsey?

Litsey après avoir vérifié ses armes et provisions : Srane. On y va

Tsuwokan sortant du Kel: sran, prenons des Pa'li, qui sait combien de temps nous allons devoir longer la rivière.
Litsey : Srane.

Les deux prirent leurs montures et allèrent en direction de la forêt. Ils arrivèrent à la rivière concernée au milieu de la matinée. Tsuwokan regardant le courant de la rivière.

Tsuwokan: Si elle a échoué sur la berge, on ignore de quel côté, je vais longer la rive de gauche et toi la droite, si l'un de nous a une piste, il avertit.

Litsey inclina la tête et alla vers son côté de la rivière pour voir des traces de chute ou autre. Tsuwokan longea la rive en quête de traces ou d'empreinte.

Tsuwokan: Sran, Makto ko.

Litsey explora les environs de la rivière en quête de trace. Les heures passèrent parcourant des kilomètres en passant au peigne fin la rivière et ses rives. Des traces montrèrent une sorte de roulement, trace d'un corps ayant chute du haut de la colline dans le côté gauche.

Tsuwokan: Litsey, j'ai quelque chose!

Litsey alla vers lui aussitôt, traversant la rivière pour rejoindre son frère de clan.Tsuwokan mit pied à terre et examina de plus près la trace. Les traces montrèrent une chute violente et le corps à roule jusque dans la rivière.

Tsuwokan: On dirait que Tsany a chuté ici.
Litsey en regardant : Oui et elle est tombée dans la rivière
Tsuwokan: Mmmh....On ne peut que suivre le courant. Elle s'est peut-être échouée un peu plus loin ou être récupéré par quelqu'un.
Litsey soupira : Ça va être difficile mais essayons.
Tsuwokan: Reprenons notre route. Makto ko!

Les deux reprirent donc leurs avancée jusqu'à tomber sur les traces d'un corps traîne hors de la rivière sur le côté droit. Tandis que la journée arrivait à son milieu.

Litsey ; Ma Tsu, j'ai trouvé quelque chose

Tsuwokan le rejoignit de son côté et descendit de son Pa'li.

Tsuwokan: Qu'as tu trouvé?
Litsey lui montra sa découverte : Il semble que tu aies vu juste ma eylan
Tsuwokan observant: hmm, ça confirme aussi qu'elle a été aidé par quelqu'un.

Litsey inspecta ensuite autour pour voir d' où pouvait provenir le sauveur. Il pouvait noter que les traces sont abîmées, dues à une tentative peut être de les effacer.

Tsuwokan: Mmmh..les traces sont anciennes mais avec un peu de chance on pourrait suivre le chemin qu'ils ont prit.
Litsey: Ça va être difficile le propriétaire ne voulait vraiment pas qu'on le suive. Regarde bien c'est comme sil voulait les effacer
Tsuwokan: Qui que ce soit ou ses intentions, on ne va pas abandonner ainsi. Je rassemble les Pa'li et on y va.
Litsey en observant les traces pour voir où elles pouvaient mener : Très bien.

Tsuwokan tira les Pa'li vers eux par leurs harnais et suit les traces.

Les traces le menèrent dans la forêt mais disparurent quand ils arrivèrent au niveau d'un pont servant d'arbres où ils trouvèrent des traces de chaussures à la place et répartis de façon à former un groupe.

Tsuwokan: Nang...ça se complique...c'est des chaussures de quel taille?
Litsey : On dirait de plusieurs tailles différentes. Mais sil est tombe sur des Sawtute, pourquoi il n'y a pas de traces de luttes ?
Tsuwokan: Peut-être des scientifique de Hell's Gate venu par hazard...je ne saurai dire, on sera fixé en suivant ces traces.

Litsey essaya de trouver la suite en inspectant les alentours mais rien d'autre.

Litsey: Je n'en trouve pas

Tsuwokan ,les dents serrées: Nang! on avais une piste! je refuse de repartir sans Tsany!

Litsey essaya de trouver des traces mais rien de bien concret. Hormis les traces du na'vi s'éloignant.


Litsey: Soit ils ont eu un oiseau se métal soit c'est une mise en scène.
Tsuwokan: Nous devons examiner les lieux, si il y a le moindre indice sur où ils sont allé on ne peut pas abandonner.
Litsey: Tu as une idée du lieu où ils ont pu s'envoler ?

Litsey inspectant toute de même les traces du na'vi, sentant que quelque chose clochait.


Tsuwokan: Les bases ne manquent pas, j'ignore laquelle. Ils auraient pu se rendre.

Litsey resta songeur, se demandant quelle piste suivre. Pendant ce temps, des nuages gris menaçants commençaient à recouvrir le ciel. Tsuwokan regardant le ciel, constatant les nuages apparaissant.

Tsuwokan: Mmmh, on a intérêt à les retrouver avant que les traces ne disparaissent.
Litsey commençant à se remette en route: Srane

Tsuwokan étudia attentivement là où les traces ont disparu.

Tsuwokan: hmmmm...

Les traces les menèrent à un arbre.

Litsey pestant: Il a du continuer par les arbres
Tsuwokan: Par les arbres? avec Tsany à portée? c'est louche.
Litsey : En effet. Je ne comprends pas

Mais les traces montraient clairement que c'était le cas. Tsuwokan examina l'arbre de plus prêt.

Tsuwokan: attend un peu que je regarde...

Les traces montrèrent une escalade, sans grande difficulté apparente. Litsey se grattant la tête, ne comprenant pas. Tsuwokan commença à prendre l'escalade.

Tsuwokan: hmmm...

Les traces d'usures montraient la dextérité du grimpeur.

Tsuwokan: comment il a pu porter Tsany alors qu'elle était un poids mort à ce moment?
Litsey : A moins qu'il ne portait pas Tsany au moment de l'escalade
Tsuwokan une fois en haut: il l'aurai hissé?
Litsey : Je ne sais pas. Il n'y a rien qui montre que c'est le cas

Tsuwokan regardant où l'individu est allé. Le temps se couvrant, montrant des nuages gris menacant

Tsuwokan: Par Eywa! on manque de temps!

Litsey essaya de trouver des indices d'un corps transporte mais il n'y avait rien.

Litsey : Il n'y a pas de trace d'un deuxième corps.

Tsuwokan: On a du rater quelque chose...+

Litsey : Et s’il avait utilisé un Pali ?

Dans le ciel, le temps ne semblait pas s'apaiser, laissant présager une averse

Tsuwokan:On aurait vu les empreinte, ça aurait été trop visible.
Litsey :C'est vrai mais je ne vois pas d'autres explications

Des petites gouttes d'eaux commencèrent à tomber

Tsuwokan: Nang! pas ça!
Litsey ; Par Eywa ! Non!

A ces mots, la pluie semblait redoubler. Tsuwokan descendit s'abriter sous les branches.


Tsuwokan: Bon sang!

Litsey trouva un refuge par l'intermédiaire de feuilles bien épaisses tandis que l'averse se renforçant au fil des minutes. Cette averse dura une bonne partie de la journée avant que le calme revint. Tsuwokan l'air maussade.

Tsuwokan: Et voilà! On n'a plus de traces!

Litsey frappa du poing au sol, les larmes aux yeux. Tout leur espoir de retrouver Tsany vivante est envolé. Tsuwokan regarde autour d'eux, cherchant un soupçon d'espoir.

La pluie avait effacé les dernières traces éventuelles au sol. Quant à sur les arbres, le sol était assez glissable, rendant un suivi dangereux.

Tsuwokan: Nang! on était si près.
Litsey : Comme si Eywa ne voulait pas qu'on la trouve!

Tsuwokan regarde le lieu des anciennes traces avant de se relever.

Tsuwokan: Retourne au clan, je vais poursuivre les recherches.
Litsey : Je veux t'aider. Tsany est aussi mon amie.
Tsuwokan: Je risque de passer la nuit dessus, tu y tiens vraiment?
Litsey : Srane
Tsuwokan soupirant: Srane, prend les Pa'li et allons-y

Litsey appela les Palis et en monta un, laissant le 2e à Tsu. Tsuwokan tint son Pa'li par le harnait et le tira derrière lui tandis qu'il gardait un oeil sur le sol et les arbres.

Tsuwokan: Allons-y

Le sol était devenu boueux, rendant la recherche de traces bien difficile Litsey essaya d'entrevoir le moindre signe de traces à travers ce sol difficile. Tsuwokan regardait au niveau des arbres, à la recherche d'un signe suspect. Le silence dominait la nature. Seul le vent fouettant les feuilles le perturbait. Tsuwokan restait silencieux, concentré, en quête du moindre indice.
Litsey inspectait du regard et en reniflant pour y déceler un odeur éventuel. Il ne sentait aucune énergie inhabituel que les animaux. La journée passait et le jour commençait déjà à tomber.

Tsuwokan: Toujours rien de ton côté?
Litsey soupira : Non. Rien. Rien du tout.

Tsuwokan jura en silence.

Tsuwokan: Je n'arrive pas à comprendre, pourtant même les plantes nous auraient indiqué
Litsey : Les traces ont peut être du disparaître à cause du temps et de la météo. Pff... J'espère qu'elle va bien.

Tsuwokan hésita rentrer rentrée bredouille encore une fois ou continuer au mépris du danger de la nuit. Quant à Litsey, il était frustré. Tout ce temps passe pour ne rien avoir de concret! Tsuwokan regarde encore une dernière fois le sol avec décepetion avant de s'apprêter à faire demi-tour.Litsey avait la queue basse et les oreilles aussi. La tristesse se combinait à la colère de n'avoir rien trouvé
La nuit arriva enfin quand ils se mirent en route pour rentrer. Tsuwokan était assis sur son Pa'li, dépité et la colère se refletant par ses oreilles. Ils revinrent enfin au village tard dans la nuit et chacun allant se reposer après cette recherche laborieuse
Tsuwokan souhaita une bonne nuit à Litsey, malgré que son esprit soit occupé par Tsany. Litsey le lui rendit, bien que dépité par les résultats de leur recherché.
« Last Edit: May 26, 2018, 04:42:51 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #51 on: December 07, 2017, 05:52:10 pm »
Chapitrre 32: Retour à la maison

Les jours passèrent et Nelyo m’aida petit à petit à reprendre pieds et à me soigner. J’étais surprise de ses connaissances médicinales. Il n’a pas fini de me surprendre. Enfin, après plusieurs essais, je parvins à tenir debout et à marcher bien que je n’étais pas encore rétabli mais ca fera l’affaire.
Petit à petit, je me rétablissais et commençais à me tenir debout mais il me fallait l’aide de Nelyo pour marcher bien que je boitais et je sentais encore la douleur me tirailler.


Nelyo: Du calme. Ca va aller. Voilà. Un pas après l’autre.
Moi: Il va me falloir des béquilles bientôt.

Cela fit sourire celui-ci.

Nelyo: Pas besoin. On va aller par étape. Tranquillement.
Moi: Et je vais devoir attendre combien de temps au lit?
Nelyo: Le temps qu’il faudra.

Le ton calme pris me surprenait. Je ne savais pas quoi penser de Nelyo et cela me troublait. Cela ne manquait pas de faire sourire Naltsyn qui dessina un Coeur dans le ciel mental.

Moi: Eh!!!
Naltsyn: Quoi?
Moi: Tu as fini de te moquer de moi!?
Naltsyn: C’est la vérité!

Je parvins à marcher quelques pas, ce qui semblait surprendre Nelyo.

Nelyo: Tu es surprenante Kendra. Je n’ai jamais vu une personne se remettre aussi vite!
Moi en grimaçant: Eh ouais! Ca t’impressionne, hein?
Nelyo d’un petit sourire: Peut être. Maintenant, reposes toi. On continuera demain.

Les journées et les mois passèrent,

Je progressais petit à petit jusqu’à pouvoir marcher correctement sans aide de Nelyo. Un matin, je profitais pour me lever afin de sortir. Ressentir l’air frais envahir mes narines et le vent fouetter mes cheveux longs me faisaient énormément de bien. Mon odorat indiquait que mon sauveur semblait cuire quelque chose. Je me mis donc à marcher, savourant les brins d’herbes piquer mes pieds. Une fois le  Plaisir passé, je me mis en route vers Nelyo.

Nelyo: Bien dormie Kendra?
Moi: Oui. Tu fais cuir du poisson?
Nelyo: Oui. Tu as un bon odorat.
Moi: Je suis aveugle. Il faut bien compenser cet handicap.
Nelyo: En parlant de cela, je préférai que tu enlèves ton bandeau. Si ça ne te derange pas.
Moi: Pourquoi?

Bizarrement, je n’étais pas gênée ou effrayée de cette parole mais plutôt curieuse.


Nelyo: Euh… Comment dire? Je t’ai vu sans pendant que tu étais encore au lit, sans bouger. Et je trouve que tu as des yeux magnifiques.

Je ne pus m’empêcher de rougir. C’était bien étrange. Je n’avais jamais senti cela auparavant. Il fallait dire que je me suis attachée à Nelyo pour son côté béta, malgré moi, mais aussi pour la tendresse dont il m’a fait preuve durant mes soins.

Moi: C’est très gentil.
Nelyo: Ca veut dire, oui?

J’hésitais un instant puis je me disais, si ça lui faisait plaisir… J’enlevais donc mon bandeau, dévoilant mes yeux blancs ne voyant pas. Je sentis à ce moment là une caresse sur ma joue droite, sentant sa peau un peu sec mais si agréable pour moi, semblant me masser. Puis, il le retira pour se consacrer à ses poissons mais je sentais de la confusion à mon égard.

Naltsyn: C’est mignon! Ca me rappelle des souvenirs.

Je préférai ne pas répliquer et me consacrer sur le moment présent. Il me tendit un poisson que je m’empressais de manger tout en essayant de sonder son énergie qui me semblait agiter, comme craindre quelque chose. Quoi donc?

Naltsyn: Peut être te perdre.
Moi: Pourquoi donc? Je vais sans doute revenir. Au pire, je peux l’amener au clan.
Naltsyn: Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée.

Nelyo: J’imagine que tu vas revenir dans ton clan?
Moi: Oui. Je me suis absentee trop longtemps et mes amis doivent être inquiets.
Nelyo: Je comprends.

Il semblait déçu de cette nouvelle, même attristé. On dirait que Naltsyn avait raison.

Moi: Je peux te faire entrer au clan.

A ce moment là, je sentis de la colère et sa voix le montrait.


Nelyo: Hors de question! Je ne veux plus croiser de ces barbares!
Moi: Ce ne sont pas des barbares. Ils sont pacifiques si tu ne les cherches pas.
Nelyo: Va dire ça aux cadavres suspendus et livrés aux charognards. D’ailleurs, je ne veux pas que tu en amènes ici. Sinon, je l’expulserai à coup de flèches dans le cul!

Ouh là! Il était clair qu’il a du être profondément blessé. Ca me rappelait, à mon regret, Misoka la dernière fois que j’ai discuté avec lui ou Naltsyn.

Naltsyn: Tu n’as pas tort. J’ai l’impression de voir mon inverse. Ca fait bizarre.

Moi: Mes amis ne sont pas comme ça. Je peux te l’assurer.
Nelyo: Peu importe. Je ne veux pas en voir.

Ce changement de côté me surprenait mais ne m’offusquait pas. Je pouvais comprendre.

Moi: Les humains, qui t’ont élévé, ont été tué par des Na’vis?

Il y eut un petit instant de silence avant qu’il me répondit par un “oui”.


Moi: Ecoute, tous ne sont pas des meurtriers. Ils sont comme toi et moi. Ils ont des sentiments et n’agissent pas violemment sans raison. Toutefois, je comprends et je ne vais pas essayer de t’imposer cette idée.
Nelyo: Merci.

Je préférai laisser le temps faire son œuvre. Pour l’instant, je voudrai changer de sujets.

Moi: Quand tu vas me présenter tes amis que tu n’arrêtes pas de me parler ces derniers temps?
Nelyo: Ceux qui m’ont sauvé la vie d’une meurtrière?
Moi: Oui.
Nelyo: J’aimerai bien le faire le plus tôt possible. Mais j’ignore où ils sont actuellement.
Moi: Au Bonheur la chance donc.
Nelyo: En effet.

Le reste de la matinée passa et je pus finir mon repas avant de me lever. Il était temps de partir.

Nelyo: Je vais t’accompagner. Il vaut mieux que je sois là pour te surveiller durant le trajet.
Moi: Merci Nelyo

Mon sourire semblait avoir fait de l’effet car je sentais une certaine fierté et satisfaction.

La journée passa et enfin, je commençais à sentir la présence de plusieurs membres de mon clan dont celles de mes amis. Je fis signe à Nelyo de s’arrêter avant de descendre.

Nelyo: Il est temps de se quitter, on dirait.

Je lui fis un sourire et lui fit signe de se pencher. Il obéissait, curieux. Avant même qu’il puisse réagir, je l’embrassais tendrement durant quelques secondes avant de me détacher.

Moi: Ce n’est pas un adieu, Nelyo.

Je sentais une immense joie montée en lui.

Nelyo: J’espère ne pas attendre trop longtemps.
Moi: Petit impatient

Sur ces paroles, il fit demi-tour et s’éloigna derrière moi.

Au Kelutral des Com'ava, 

Tsuwokan regardait l'horizon depuis le sommet du Kelutral tandis que Litsey s'entraînait encore avec son bâton bien qu'il avait le cœur encore lourd.
Tout à coup, une étrange silhouette se dessina dans les horizons de la forêt. Une silhouette féminine bien familière aux yeux de Tsuwokan.
Celle-ci marchait avec un peu difficulté mais parvenait à rester debout. Elle allait en direction du Kelutral avec un sourire aux lèvres, regardant avec des yeux gris ne voyant pas.


Tsuwokan:Tsany?!

Litsey interrompit son entrainement en entendant le nom

La silhouette ressemblait, en effet, beaucoup a Tsany. Tsuwokan se rendit vers la silhouette pour en avoir le coeur net alors que l'inconnue continua sa marche, un peu épuisée par le trajet pour rentrer. Tsuwokan réalisa qu'il n’hallucinait pas quand il reconnut son amie.


Tsuwokan: Louée soit Eywa! Tsany!

Tsany se tourna vers lui et lui fit un sourire.

Tsany: Désolée, pour l'attente,  mais je n'étais pas en état de rentrer avant.
Tsuwokan: Une attente?! Tu as été porté disparu pendant plusieurs semaines!
Tsany parut un peu gênée: Je suis tombée de Pali, je te rappelle.
Litsey : Tsany?? C'est vraiment toi ?
Tsuwokan: C'est bien elle ma Litsey. Tsany est revenue d'entre les morts.

Litsey serra Tsany entre ses bras, en pleurant de soulagement à la surprise de celle ci qui grimaça un peu.

Tsuwokan: On s'est fait du soucis. La plupart des fils et filles du clan te croyaient morte.
Tsany; Ça a failli etre le cas.
Tsuwokan: Viens, rentre au clan ! Tout le monde va sûrement être curieux de savoir ce qui t'es arrivé.
 
Tsany sourit et les suivit bien que boitant encore légèrement. Son ami, en voyant cela, l'aida à avancer sans trop de douleur en posant un bras sur ses épaules.

Ils arrivèrent bientôt à l'intérieur du Kelutral sous la foule de regards curieux en voyant Tsany en vie après une si longue absence. Cette dernière se sentait mal à l'aise d'être à ce point dévisager.


Tsuwokan s'adressant à la foule du clan: Doucement tout le monde ! Laissez la un peu respirer. Elle a passé des semaines difficiles.
Tsany sourit gênée: Oui. Bien difficile. Aie !
Litsey : Que s'est il passé ma Tsany après ta chute ?

Tsuwokan la fit s'asseoir au foyer puis s'en va lui préparer quelque chose.

Tsany : Ça arrivera. Laissez moi le temps de manger un peu. J'ai rien pris depuis ce matin.

Tsuwokan reviens avec un morceau de viande de Talioang assaisonné par ses soins.

Tsuwokan: Tiens, reprend des forces. 

Tsany dévora avec appétit avant de commencer à parler .

Tsany : Je le suis réveillé dans un étrange habitat. Une cabane en bois logé comme une maison humaine. Ce qui m'as semblé bien étrange.
Tsuwokan surprit: Une cabane humaine?
Tsany : Oui. Mais c'était habité par un na'vi qui s'est occupé de mes blessures. Il avait l'air... Étrange
Tsuwokan: Etrange? Comment ça? Sa voix? s
Ses réactions?
Tsany : Il avait l'air de porter un chagrin et un peu de colère
Tsuwokan: Il t'as donné son nom?
Tsany : Nelyo. Du moins, c'est ce qu'il m'a dit. Je suis restée jusqu'à ce que je puisse marcher pour rentrer.
Tsuwokan Tu as discuté avec lui?
Tsany : Un peu mais je n'ai rien tiré de pertinent.
 
Tsany semblait éviter soigneusement mais ses oreilles la trahissaient..

Litsey: Pourquoi ?
Tsuwokan: Bonne question.
Tsany : Je ne sais pas. On a tous nos mystères.
Tsuwokan: Tu pourrais nous y guider quand tu le pourra un jour?
Tsany sourit d'un air gênée: Euh... Peut être.

Tsuwokan regarda Tsany d'un air soupçonneux avant de passer à autre chose. Les oreilles de celle-ci, abaissés, montraient qu'elle ne disait pas tout.

Tsuwokan: Encore un peu de viande?
Tsany déclina gentiment: Merci. Mais ça me suffira pour l'instant. Sinon, comment va Tyhu ?
Tsuwokan: Tyhu va bien, hormis le fait qu'elle s'inquiétait pour toi.

Tsany fut un peu gênée d'entendre cela au vu du visage nerveux. Ou est ce pour autre chose ?

Tsany :Je voudrai être seule un instant. Si ça ne vous dérange pas.

Tsuwokan regarda Litsey puis s'en alla, non sans saluer respectueusement son amie. Litsey trouva vraiment Tsany étrange mais accéda à sa requête. Il congédia avant de rejoindre Tsuwokan.

Tsuwokan: Qu'est ce qu'elle nous cache d'après toi?
Litsey: Je ne suis pas sûr mais elle semble vouloir protéger son soigneur. Si vraiment c'en est un. Et puis, tu as remarqué qu'elle a ses yeux à découvert ?
Tsuwokan! Sane. D'habitude,  elle panique à l'idée d'enlever son bandeau.
Litsey: Et là,  elle les laisse à découvert sans réaction.
Tsuwokan, songeur: Hmmmm...

Tsany, une fois tout le monde éloigné, se leva et allait en dehors du Kelutral. Mais le jeune tawtute la remarqua en train  sortir  et entreprit de la suivre discrètement.
La jeune tawtute sentit l'énergie de ses amis mais elle s'en moquait. Elle s'assit sur l'herbe et prit une petite fleur.
.

Tsany: Alors, il m'aime... Un peu... Beaucoup... Pas du tout...

Litsey se mit à suivre Tsuwokan et fut étonné de la réaction de Tsany.

Lidsey: Elle fait quoi ?

Tsuwokan à voix basse avec un sourire en coin.

Tsuwokan: Ma Litsey, je crois que Tsany est amoureuse. 
Litsey : Amoureuse ? Comment tu peux...
Tsany d'un sourire à la dernière pétale : Il m'aime.
Tsuwokan sourit: Appelle ça l'instinct.

Tsany regarda le ciel d'un air ravi et réfléchit déjà à sa prochaine rencontre. Tsuwokan regarda la scène, un sourire en coin avant que celle-ci retourna ensuite au Kelutral, ignorant le regard de ses deux amis, l'air ailleurs.

Durant le chemin, une voix la coupa de sa torpeur.

Tyhu: Tsany! oel ngati kameie ma tsmuke!
Tsany sursautant: Nang ! Oel ngati kameie ma Tyhu.
Tyhu en posant ses mains sur ses épaules: Nous étions si inquiets..
Tsany d'un air gêné: Ah oui....Désolée mais je n'étais pas en état pour vous donner de mes nouvelles. C'était à peine si j'arrivais a bouger quand j'ai repris conscience.
Tyhu: Au moins tu es vivante et j'en suis heureuse!
Tsany lui sourit tendrement : Je suis contente que ça soit le cas. J'aurai besoin de conseil de ta part d'ailleurs
Tyhu surprise: Des conseils?
Tsany : Aurais tu des conseils à me donner en matière de beauté? Je ne vois malheureusement rien donc je ne sais pas à quoi je ressemble
Tyhu: Des conseils en beauté?

Tsuwokan rit devant la situation cocasse qui se dessinait.

Tsany tout rouge: Quoi ?
Tyhu: Tu as l'air toute chose ma Tsany. Quelque chose ne va pas?
Tsany se reprenant un peu : Euh... Tout va bien. Pourquoi ?
Tyhu: Tu sembles rougir.
Tsany encore plus rouge : Mais non ! Je demandais juste ton aide.

Tsuwokan éclata de rire en voyant la situation échapper à Tsany

Tsany se tournant vers Tsuwokan : Ce n'est pas drôle !

Litsey ne put s'empêcher de sourire devant la situation.

Tyhu: Tsany?...Tu n'aurais pas rencontré quelqu'un?
Tsany : Pourquoi donc ?
Tyhu: Tu es toute rouge.
Tsany : Mais non ! N'importe quoi !
Litsey: Pourtant, c'est ce qu'on voit.
Tsuwokan: Tes oreilles te trahissent.
Tsany vexée en tournant les talons : Quand vous aurez fini vos taquineries, prévenez moi !
Tsuwokan: Oh !  Ne te fâches pas Tsany!

Celle-ci s'était déjà éloignée, agacée.

Litsey : Toujours susceptible par contre.
Tsuwokan riant: Ca lui passera. 
Litsey : N'empêche, qui est ce mystérieux sauveur ?
Tyhu: Quel sauveur?
Litsey : Tsany a dit qu'elle a été receuilli et soigné par un certain Nelyo.
Tyhu: Nelyo? ce nom ne me dit rien.
Litsey : Moi non plus.
Tsuwokan: On finira bien par le savoir.
Litsey : Je l'espère mais j'ai l'impression que Tsany le protège. Pas vous ?
Tsuwokan: Je trouve aussi. La question est: Pourquoi?
Litsey : Peut etre qu'elle en est amoureuse. Ça expliquerait son étrange comportement.
Tsuwokan: Certes, on le sait tous, mais tout de même, il a du faire forte impression à Tsany.

Litsey resta silencieux, un peu jaloux de cet étrange inconnu qui a su conquérir le cœur de Tsany

Tyhu: Il serait intéressant de faire sa connaissance.
Litsey : En effet.
Tsuwokan Je doute que Tsany veuille nous montrer où il se trouve...Mais on pourra toujours essayer un jour.
Litsey : Oui mais comment ? On ne sait pas où il est !
Tyhu: Nous non, mais Tsany oui.
Litsey : Certes mais je ne sur qu'elle accepte.
Tsuwokan C'est ce que je disais, mais comme le disent les Sawtute,"Qui ne tente rien,  n'a rien"
Litsey: On verra donc.
Tyhu: Srane, au moins nous la retrouvons vivante...Et heureuse. C'est le principal.
« Last Edit: May 26, 2018, 04:33:39 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #52 on: March 17, 2018, 06:41:10 pm »
Chapitre 33: Projet d’avenir

J’étais vraiment contente de rentrer et de retrouver mes amis et je commençais doucement à reccomencer à marcher tranquillement. Mon petit Syavi s’envola au dessus de moi avec un petit cri satisfait avant d’attérir sur mon épaule droit. Je ne pus m’emêcher de sourire en retrouvant à nouveau mon petit stigbat.

Moi: Je suis content de te revoir aussi

Je pris un petit morceau de viande que je lui confiais. Il attrapa avec agilité le morceau et mangea avec appetit. Je le sentais heureux et il se frottait sa petite tête vers moi.

Naltsyn: Les stigbats sont des compagnons fidèles et affectueux
Moi: Merci pour le cours

Tout à coup, il poussa un petit cri frustré.

Moi: Du calme. Je vais revenir mon petit bout.

Moi: Comment il a su?
Naltsyn: Par instinct.

Un peu agacé, il s’envola et alla plus haut dans le Kelutral,  sans doute vers le perchoir que j’avais conçu pour lui. Le clan n’étant pas encore réveilllé; j’en profitais pour monter dans la plus haute branche afin d’appeler Reypay. J’avais une promesse à tenir.

Naltsyn: Il doit sans doute être impatient de te voir.
Moi: Vu ce que j’ai senti au depart, il y a de grandes chances, en effet.

Reypay arriva aussitôt et il ne tarda pas à rejoindre notre petite réunion avec le tsahaylu.

Reypay: Oh! Je sens que tu as quelqu’un dans ton Coeur, petite humaine
Moi: Tu ne vas pas t’y mettre, toi ausi!
Naltsyn: Pourquoi te voiler la face, Kendra? Tu es amoureuse. On le sent.
Moi: Arrêtez vos conneries! Et on est chez moi, je rappelle! Donc c’est moi qui décide!

En effet, Naltsyn et moi, on était assise à des fauteuils en cuir marron, faisant face à une étagère de données  illuminant la sale d’une couleur bleutée. Quant à Reypay, il était derrière nous, se dressant d’une manière assez fier.

Reypay: Quand une créature est dans la défensive, c’est qu’elle craint quelque chose. On ne doit pas être loin de la vérité.
Moi: Eh oh!

Les deux émirent des petits rires moqueurs.

Moi: Comment tu peux t’y connaitre, toi?
Naltsyn: Je te rappelle que Reypay est père, Tsany. Donc il s’y connait en relation.

Le coude sur un des bras du fauteau, le poings sur le coude, je soupirais, me demandant comment me sortir de ce traquenard.

Pendant ce temps, dans le monde reel, je chevauchais mon Ikran et on s’envola vers le cabane de Nelyo.


Moi: Oui mais…

Merde! Je viens de penser que les Ikrans avaient une conscience.

Reypay: Oserais tu nous comparer à un des espèces de ta planète, petit être?
Moi: Eh! C’est passé juste un instant! Et je n’ai pas le droit?
Reypay: Bien sûr que si. Mais fait de bonnes comparaisons. Tu comptes lui faire ta déclaration quand?
Moi: Mais ça me regarde, bordel!
Naltsyn: Ce qui te concerne, nous concerne aussi.
Moi: Bordel… Je sens que vous allez me casser les pieds longtemps vous deux.

On arriva chez Nelyo au milieu de la journée et j’ai pu voir celui-ci en train de se restaurer avec le fruit de sa chasse qu’il avait fait cuir avec un feu qui est maintenant éteint.
J’atterris un peu plus loin et Nelyo me rejoignit peu de temps après sous le regard amusé de Reypay.


Nelyo: Je ne pensais pas te revoir, si tôt!
Moi: Je voulais faire une surprise. Et je vois que c’est réussi.

En effet, je pouvais sentir sa profonde satisfaction de me voir.

Nelyo: Euh… J’allais commencer à manger…Ca te dit?

Il est mignon quand il est nerveux. Sentir cela me fit étrangement sourire.


Moi: Je n’ai pas mangé donc je ne dirai pas non!

Naltsyn: Ca commence ainsi et à la fin, ça finira en couple
Moi: Je ne t’ai pas sonné!!

Mais ma réaction fit sourire la Tsahik, ayant déjà une certaine expérience dans ce domaine vu qu’elle avait eu un partenaire avant.
Notre repas était  des dichtoides qu’il a pu chasser. Ca fait bizarre de manger mon animal totem mais vu la tête des machins, je suis content de ne pas avoir été là avant pour l’aider à pécher. Ces poissons sont connus pour leurs voracités et agressivités, mettant les piranhas en rang d’amateur. Il me tendit un morceau qui me semblait cuit au vu de l’odeur mais également bien chaud.

Nelyo: Laisse refroidir un peu.  Je les ai fait cuir peu de temps avant ton arrivée.
Moi: Je n’avais pas remarqué!

Je pouvais sentir le trouble de Nelyo à mon égard, ne sachant comment réagir face à moi. C’est mignon.


Moi: Tu veux quelque chose?
Nelyo:: Non! Euh….

Je le regardais en haussant les sourcils, amusée.


Nelyo: Tu ne m’as jamais parlé de ta famille. Je t’ai parlé de la mienne...
Moi: Parlé rapidement.
Nelyo: En effet
Moi: Donc commence d’abord par ton hisoire avant que je puisse raconter la mienne.

Il resta un moment silencieux avant de répondre.


Nellyo: Ok. Tu as gagné.

Je profitais du plat refroidie pour manger un morceau de chair du poisson et le regardant en machant. C’était bizarrement tender mais je pouvais sentir un arrière gout de salé. J’ai intérêt à prendre de l’eau après.

Nelyo: Pour commencer, j’ai très peu de souvenir de mes parents biologiques. J’ai été recueilli par un groupe d’humains et j’ai été élevé par une femme du nom d’Helena, que je considérai comme ma mère. Elle m’a tout appris et on a construit cette cabane ensemble pour que je puisse y vivre.
Moi: Que s’est il passé?

Il eut un moment de silence à ce moment là, mais je pouvais sentir une profonde colère associée à du chagrin.

Nelyo: Elle a été piégée par une indigène. J’ai assisté à la scène, impuissant. Jamais je ne pourrai oublier ce regard… Empris de haine…
Moi: Et ellle ressemblait à quoi?

Je sentais sa haine et sa rage envers cette individue malgré le fait qu’il essayait de se contrôler.


Nelyo: Des yeux oranges avec des cheveux si courts que je pouvais voir son visage plein de haine.

Que… Oh bordel !

Naltsyn: Je crains que ton prince ait une dent contre ma nièce.
Moi: Et merde….Attends… C’est peut être pas elle.
Naltsyn: Je connais peu de personnes ayant les cheveux courts. Et avec des yeux oranges.

Oh là là… Comment je vais régler ce problème?

Nelyo: Un problème Tsany? On dirait que tu es troublée.
Moi: Que… Non!!! Je vais bien.
Nelyo: Les oreilles indiquent le contraire. Tue s sûr que ça va?
Moi: Je te dis que oui! Bon sang, tu es sourd?!

Sur ces paroles, je me concentrais sur mon repas le laissant avec son trouble et ses doutes. Je me demandais comment régler ce problème si jamais une rencontre avec ma tante par filiation venait à se dérouler.


Nelyo : A ton tour. Je veux connaitre ton histoire.

Je restais un petit moment indécise, réfléchissant, cherchant dans ma bibliothèque mentale afin de mémoriser mes souvenirs. Même les moins agréables. Cela me prit un instant avant que je commence mon histoire. Je décidais de tout lui raconter hormis mes activités au sein de la Cause, de peur de son jugement. De mon enlèvement jusqu’à mon depart de la Terre. Cela avait tendance à le choquer, ne s’attendant pas, sans doute , à de telles actes de la part des humains.

Moi: Ecoute, on n’est pas tous pareils. Tu as bien pu le voir.
Nelyo: Certes mais…. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient aussi capables que ces autochtones d’effectuer de telles actes.
Moi: Il y a toujours des raisons pour expliquer ce genre d’actes.

Je sentais, tout à coups, caressant tendrement ma main. Je le regardais, avec un sourire, le laissant faire un moment avant de lui faire un petit signe du doigt.


Moi: Approche! Je te promets que tu vas aimer.

Curieux, il obéit et je me rapprochais aussitôt pour l’embrasser tendrement, nouant ma langue à la sienne. Cela resta un moment avant que cela se rompit. Par la suite, on s’échangea un sourire avant de terminer notre plat.


Nelyo: Je veux fonder une famille avec toi.

Ce fut si soudain que je tombais littéralement à la renverse, les pieds en l’air. Il disait cela comme si c’était rien! Il est sérieux?

Naltsyn: Il ne manqué pas de courage
Moi: Ou de stupidité.

Nelyo: Ca ne va pas, Tsany?
Moi: Non mais tu me demandes ça! Tu me balances l’idée d’avoir des enfants avec la délicatesse d’un élépehant dans un magasin de porcelaine!

Il semblait gênée

Nelyo: Je sais que ce n’était pas avec douceur. Néanmoins, j’ai beaucoup réfléchi. J’ai toujours eu le désir d’avoir des enfants et…Je…
Moi: Tu?
Nelyo: Je t’aime. Ton absence a crée un profond vide en moi que rien ne peut combler. Pas depuis que tu t’aies introduit dans mon coeur et que tu le domines par ta beauté et personnalité extraordinaire.

Wahou! Je ne savais pas comment réagir face à une déclaration aussi maladroite. Toutefois, j’étais très touchée et je fis surprise de me voir rougir.


Nelyo: Tsany…
Moi: Oui?
Nelyo: Veux…tu

Il me tendit à ce moment là sa natte et je compris vite la signification. Une decision qui façonnera ma vie actuelle et la nôtre.
« Last Edit: May 26, 2018, 04:30:47 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #53 on: May 10, 2018, 05:44:01 pm »
Chapitre 34: Le désir maternel

Deux mois ont passé depuis, d'après ce que mon journal indiquait,

J’étais assise dans mon espace mental personnel, regardant l’immense bibliothèque bleuté en dessous de moi. Assise sur un fauteuil en cuir bleu foncé, j’observais d’un air évasif, tapotant, avec mes doigts, la petite table à ma gauche.  Que faire?
A ce moment là, des sèves tombèrent à ma gauche et s’associèrent petit à petit jusqu’à former une silhouette que je reconnus aussitôt comme celle de ma locataire. Enfin, cette dernière apparat, assise en tailleur.


Moi: Que me vaux ta visite, Naltsyn?
Naltsyn: Tu m’as l’air troublé, ma Kendra. Pourquoi donc?

Je restais silencieuse, réfléchissant. Peut être Naltsyn pourrait répondre à mon problème.


Moi: Ce sont les popos de Nelyo.
Naltsyn: Sur?
Moi: Son projet avec moi.

Elle me fit un léger sourire, semblant amusée.


Naltsyn: C’était donc ça? J’imaginiais quelque chose de plus grave!
Moi: Ca l’est. Je ne sais pas quelle décision prendre.

Une fumée noire arriva à ce moment, allant vers ma gauche et se rassemblant jusqu’à former une boule. Et merde! J’avais espéré la zapper celle là! Une sorte de portail noir apparut avant qu’une silhouette encapuchonnée en sortit. La dernière personne à qui je voudrai parler.

Faucheuse: On ne m’invite pas à la réunion? Ce n’est pas très sympa.
Moi: Ca ne t’as pas dérangé pour venir par toi-même.

Elle rigola un petit instant avant de s’installer sur un fauteuil identique au mien, sauf qu’il était noir.

Faucheuse: Vous vous imaginez que je vous laisserai prendre ce genre de decision, sans en avoir connaissance? C’est mal me connaitre. D’autant que je fais partie de tes défenses, Kendra. Bref, tu parlais de ton désir de fonder une famille, hein?
Moi: Ce n’est pas moi, c’est…
Faucheuse: Ne te mens pas à toi –même. Je fais partie de ton coeur, ne l’oublie pas.

Je serrais le poing droit de rage. Qu’est ce qu’elle pouvait m’agacer celle là!

Moi: Arrête de raconter des conneries!
Faucheuse: Donc, pourquoi es tu hésitante?
Naltsyn: Elle marque un point, Kendra.
Moi: Tu ne vas pas t’y mettre aussi !
Naltsyn: Je ne peux pas rester insensible à l’hésitation que je sens en toi. Si tu t’es isolée, c’est bien pour quelque chose. Et je sentais ce trouble depuis qu’il t’a avoué son désir de fonder une famille avec toi.

Décidemment, je ne pouvais rien cacher à cause de ce maudit lien. Je me levais donc et fit les cents pas, essayant d’éclaircir mes idées.

Moi: En effet. Je sentais ce profond désir en moi depuis notre tsahaylu.
Faucheuse: Ouais! J’ai pu remarquer ce petit changement d’affichage.
Moi, étonnée : Comment ça?

Faucheuse tendit sa main droite en direction du mur en face de nous, et fit apparaître un cercle noire. Puis, d’un geste de la main vers le haut, leva le voile pour dévoiler une sorte de vitrail. Je reconnus aisément mon cœur par ma silhouette aux yeux fermées, tenant le bâton de combat que Naltsyn avait fabriqué. Mais ma surprise n’était pas du au changement d’arme, ni à ma tenue vestimentaire qui ressemblait à la Faucheuse.

Moi: Oh, bordel! Je savais que c’était puissant mais alors là…. C’est le pompom!

En face de moi, se tenait Nelyo, également les yeux fermées. Il était dans la même position que moi, sa main gauche se tenant sur son arbalète où la corde était détendue, visiblement pas armée. Il était tellement symétrique à moi qu’on formait un cœur avec nos deux silhouettes.

Naltsyn d’un air mélancolique: Ce spectacle me touche à chaque fois.
Moi: Je me sens gênée, moi…
Naltsyn: Tu n’as pas à l’être. Le tsahaylu est un puissant lien. SI fort que l’esprit de l’un fait partie de l’autre.
Faucheuse: Ouais, et je suis réduis qu’à un banal vêtement.
Moi: J’aurai été tenté de ne pas te mettre du tout.

D’un mouvement de bras, elle fit disparaître l’image avant de poser ses mains l’un contre l’autre, dans un air de réflexion.

Faucheuse: Revenons en à notre débat. A savoir, doit on prendre le risqué de mourir pour juste faire plaisir au prince charmant.

Ce fut plus fort que moi. Je pris une vase et la lui lança. La Faucheuse répliqua en faisant apparaitre ses lames rouges et le brisa en plusieurs morceaux avec un simple coup. Ses armes disparurent aussi vite qu’elles étaient apparu tandis que j’entendis les debris tomber autour de son fauteuil. Quant à moi, je me concentrai pour me calmer avant de revenir à mon fauteuil.

Faucheuse: Je vois que tu cherches toujours à te voiler la face devant la vérité.
Naltsyn: Ce n’est pas parce que tu évoques une possibilité que cela fait une réalité.
Faucheuse: Naltsyn… Je te vois déjà venir avec ta petite morale. Tu vas me sortir que je ne connais point l’amour. Aussi bien sa folie que sa force. Mais ce que j’émets ne reste pas moins une possibilité probable.
Naltsyn: Probable n’est pas une certitude. Emettre une possibilité ne la fait pas devenir vraie. Si je devais prendre en compte les risques, je n’aurai pas passer l’Iknimaya ou l’uniltaron. Et personne ne l’aurait tenté! Et le cycle serait perturbé!

Faucheuse rigola à cette parole.

Faucheuse: Ainsi parle la Tsahik! Rappelle moi où sont les membres de ta famille aujourd’hui grâce à votre courage et à votre amour?

Je vis un éclair sortir des yeux calmes de Naltsyn suite à la provocation de son interlocutrice. Sa queue s’agitant dans tous les sens et les oreilles abaissés montraient qu’elle n’appréciait pas du tout. Néanmoins, elle reprit son calme, à ma grande surprise.

Naltsyn: Je ne répondrai pas à ta provocation enfantine, Faucheuse.

A ma plus grande satisfaction, j’entendis cette dernière siffler d’un air agacer, n’ayant sans doute pas eu l’effet escompté
.

Faucheuse: Futée. Tu as grandi depuis.
Naltsyn: Il n’y a pas d’âge pour évoluer. Mais revenons en au sujet principal.
Moi: Ouais, ça serait bien.
Naltsyn: Si j’ai un conseil à te donner, c’est de suivre ton coeur. Néanmoins, sois consciente des risques, Kendra. Donner la vie est une épreuve difficile et je crains que ton esprit, occupé avec la liaison entre nos deux corps, ne tiennent pas.
Moi: J’en ai conscience
Faucheuse: Donc la question ne se pose pas.

Un calme survint à ce moment là où l’encapuchonnée me dévisagea un instant, puis Naltsyn avant de revenir à moi.

Faucheuse: Attendez, ce n’est pas sérieux?
Moi: Tu n’as pas de coeur, donc c’est normal que tu ne comprends pas
Faucheuse: Tu es prête à risquer notre peau pour cet huberlu?
Moi: Cet huberlu est mon partenaire. Si tu as un problème avec ça, je t’enchainerai à nouveau.

Elle resta un moment silencieuse avant de disparaitre dans un brouillard sombre.

Faucheuse: L’amour, la porte de la folie! Et c’est moi qu’on traite de folle après !

Bien que je détestais ma partie ténébreuse, elle avait bien raison sur ce point. Mais la chaleur au sein de mon coeur était assez brûlant. Trop pour pouvoir lui résister.

Naltsyn: En es tu sûre, Kendra? Tu es encore jeune et  tu as le temps pour y réfléchir.
Moi: J’y ai suffisamment réfléchi. Et je suis prête à prendre ce risqué et cette responsabilité.


Plusieurs jours passèrent normalement,  je me concentrai à me faire une beauté, grâce à Naltsyn qui s’y connaissait, fallait dire, pour me mettre en valeur. En effet, elle arrangeait mes cheveux afin d’y mettre des plumes verts et rouges, comme pour y ajouter un côté Guerrier, qui, je dois aller, m’allait bien.
Au coin, je pouvais sentir Tsuwokan et Tyhu me regardant d’un air amusé. Se doutaient ils de quelque chose ? De ce que je prévoyais de faire?


Naltsyn: Je ne pense pas. Mais il y a des chances.
Moi: Super…Bref, faisons en sorte de ne pas nous trahir davantage.

Tsuwokan: Tu t'en vas quelque part, ma Tsany?

Tellement concentrée à arranger ma tenue, je n’avais pas entendu ses pas et je sursautais de surprise.

Moi:  Hein ? Que.... Non !

Tsuwokan souriait en coin en regardant sa femme, le sourire aussi aux lèvres. Enfin, si je me fiais à ce que je sentais comme une joie amusée.

Tsuwokan: Au fait, jolie tenue.
Moi: Euh, merci
Tyhu: Tu comptes aller quelque part?
Moi: Peut être.

Je n’allais quand même pas dire que je mettais cette tenue spécialement pour  une occasion particulière avec Nelyo! En tout, je sentais que je faisais de l’effet à Litsey qui semblait abasourdi, semblant nerveux.


Moi: Tout va bien, Litsey?
Litsey : Euh... Rien. C'est juste que tu es très belle.
Tsuwokan souriant en coin: Hmmm….

Je tournais sur moi-même, contente de notre oeuvre.

Moi: Tu trouves ?
Tyhu: Cela te va très bien, ma Tsany.
Moi d’un sourire: Merci

Naltsyn: N’oublie pas de bien brosser les cheveux pour bien mettre en valeur la beauté de ton visage.
Moi: Merci du conseil.

Tsuwokan: Tu comptes aller quelque part?

La question aussi discrète qu’un loup communicant la nuit.

Naltsyn: Ils ont droit de poser la question. Etant donné ton activité.
Moi: Merci de ton soutien.

Moi en me brossant les cheveux: Pourquoi dis tu cela?

Tsuwokan semblait s’amuser de cette situation, d’après ce que je sentais de ses émotions.

Tsuwokan: Je te vois rarement te faire belle comme ça.
Moi, en continuant: Peut être ai je envie de me faire belle
Litsey : Il doit bien avoir une raison tout de même. Tu ne t'en souciait pas avant.
Tyhu: Srane.

Allez! Tout le monde s’y mettait. Suffisait que je me fasse belle une journée pour que ça fasse un scoop!

Naltsyn: Parce que c’en est un.
Moi: Ca va être difficile de le faire régulièrement, vu que je ne vois pas!
Naltsyn: Tu peux toujours me demander de t’aider. Tu n’es pas très franche, sur ce coup, Kendra.

Je préférai ne pas répliquer, ne trouvant rien à dire.

La journée passa jusqu'à ce que le soir arriva.

Je ne rejoignis pas toute suite le groupe, voulant bien parfaire les derniers détails avant.


Naltsyn: Essaye de bien mettre en valeur tes atouts, Kendra.

J’avouais que j’étais un peu perdue. Je ne savais pas trop où j’avais un avantage physique.

Naltsyn: Tes genoux.
Moi: Hein? Qu’est ce qu’ils ont mes genoux?
Naltsyn: Tes genoux sont très élégants malgré leur capacités physiques. Beaucoup t’envie cette qualité.
Moi: Que…Euh…

J’avouais que j’étais complétement abasourdie par cette révélation.

Naltsyn: Donc, il faut trouver quelque chose qui puisse bien les mettre en valeur.


Litsey était en compagnie de Tsuwokan et Tyhu, descendant la spirale menant aux étages pour se rendre à un foyer où le clan commençait déjà à se rassembler.

Litsey:  Tu as raison ma Tsu. Elle est vraiment amoureuse.
Tsuwokan souriant: Je n'en doutais pas une seconde.
Litsey : L'élu a bien de la chance. Elle est magnifique
Tyhu: Ne serais-tu point jaloux?
Litsey rouge : Quoi? Moi?
Tyhu: Ai-je raison?
Litsey : Non !
Tyhu: D'accord, je n'insiste pas.

Mais il était loin d’avoir convaincu cette dernière qui continuait à l’observer d’un air amusé, se tenant parfois son ventre bien arrondi. Tsany se montra enfin, ses cheveux non tressés bien coiffés couvraient le haut de son dos. Son visage jeune et yeux mise en valeur par son bandeau décoré de trois plumes. Les vêtements en tissus montraient bien la beaute de son corps, notamment ses genoux harmonieux. Litsey avait la bouche ouverte, complétement abasourdi.

Tsuwokan: Eh bien! Quel résultat!
Tyhu: Litsey?
Litsey : Bah.. Que.. Euh..

Je pouvais sentir, par les sentiments confus de Litsey, que Naltsyn avait bien réussi son travail. Celui-ci semblait complétement déboussolé, semblant être sur mon charme.


Moi: Tu as l’art de t’habiller, Naltsyn.
Naltsyn: Ma mère m’a appris à toujours bien choisir mes tenues pour mettre en valeur le message que je voulais divulguer.

Là, c’est sûr que c’était un appel et je ne me faisais pas trop soucis concernant Nelyo. Je me décidais de me rapprocher de mes amis.

Tsany: On dirait que c'est réussi
Tsuwokan: En effet, tu as belle allure.
Tyhu: Tu baves, Litsey?

Litsey se reprenant mais rouge comme une tomate: Je pouvais sentir cette forte confusion en lui. Ca ne me plaisait pas de lui faire ça mais je n’avais pas vraiment le choix. Vu le temps que ça nous avait pris pour nous coiffer et confectionner la tenue parfaite pour cette soirée.

Litsey: Mais non ! Bien que tu es très belle,Tsany.

Tsuwokan, peu convaincu par la prestation de Litsey, le regarda d’un air soupçonneux. Et il avait bien raison car la confusion était encore forte en lui.

Tsuwokan: Mhmmmh...
Moi, en  souriant Ce n'est pas ce que je sens, Litsey.

Litsey était désormais encore plus rouge, nous faisant rire sur le coup. Jusqu’au rappel de nos estomacs, grondant de faim.

Tsany: Bon, si on allait manger ? J'ai une petite faim. Pas vous ?
Tsuwokan; Nous te suivons Tsany

Sur cette parole, je suivis la masse d’énergie se regroupant en un point fixe. La chaleur du feu me guida pour éviter ce dernier et ensuite, m’installer. Je sentais encore le trouble chez mon ami à cause de ma tenue. J’espérai que ça n’allait pas durer toute la soirée car j’étais mal pour lui.

Naltsyn: Malheureusement, je crains que tu vas devoir subir cela pour la soirée. Et Litsey n’est pas le seul à être intrigué.

En effet, je pouvais sentir de la curiosité envers moi et, même, de l’intéressement. Oh la la la…J’étais male à l’aise.

Naltsyn: C’était à prévoir.
Moi: Ca ne me réconforte pas trop, néanmoins.

Je m’étais assise à côté de Tsuwokan et de sa femme. Je fus surprise de sentir le bébé à l’intérieur de Tyhu si calme et, pourtant, son énergie vitale ne cessait d’augmenter au fil des mois.

Moi: Ca sera le digne enfant de sa mère!.
Naltsyn: Tu aurais fait une bonne Tsahik, tu sais.
Moi: Très peu pour moi. Mais merci.
Naltsyn: Je n’attendais pas d’autre réponse de ta part.

Quant à Litsey, il s’installa à côté de Tsuwokan, toujours aussi trouble par ma tenue, on pouvait dire, sexy. Les plats circulèrent, passant de mains en mains avant, qu’enfin, chacun puisse manger. Le couple mangeait calmement, jettant des coups d'oeil à Litsey et à moi. Je me contentais d’observer, silencieusement, tout en mangeant ma part de viande.
 
Litsey tentait de garder son calme devant la beauté de Tsany tandis que cette dernière restait passive, semblant ailleurs.Tsuwokan regarda sa femme, tout deux quelque peu muet devant la situation, coincé entre nous deux, semblant observer la situation. Quant à Litsey, son trouble ne s’arrêta pas. Il attendit la fin de son repas avant de se lever.


Litsey : Je vais devoir y aller. Je vous souhaite une bonne nuit
Tyhu: Passe une bonne nuit, ma tsmukan
Litsey: Bonne nuit

Litsey s'éloigna donc du groupe, puis de notre vision.

Moi:  Je le rends bien nerveux
Tsuwokan Il faut dire que ta tenue est loin de laisser de marbre.

Je ne pouvais que lui donner raison, surtout que les regards curieux et aguicheurs ne se sont pas estompés entre-temps. Heureusement que je n’ai pas mis la fleur. Sinon, j’aurai le droit à des avances; vu l’efficacité de cette dernière. Tsuwokan découpait un morceau de viande avec sa dague. Je pouvais entendre la lame trancher avec précision la chair.

Tsuwokan: Et sinon, quand comptes tu aller voir ton amant?
Tyhu: Tsuwokan!

Naltsyn: Quelle maladresse!

Mais il est gonflé!! Comment osait il sortir cela au calme, devant tout le monde? Vexée, je ne terminais même pas mon repas et me relevais aussitôt.

Moi: Je ne te demande pas ce que tu fais avec Tyhu quand vous vous promenez seul. Surtout quand on voit le résultat.

Je m’éloignais donc, très énervée envers ce manqué de délicatesse envers ma vie privée et me contentais de monter vers les étages afin de parfaire les derniers préparatifs.


Tsuwokan: Eh bien...on peut dire que Tsany est à fleur de peau.
Tyhu: Ce n'était pas raisonnable ce que tu as posé comme question.

Les autres membres s'echangeaient des mots. Il était vrai que la tenue était étrange mais personne n'imaginait un amant.
Chacun se regardait, se demandait son identité.

Tsuwokan: Ouais...J'avoue que je n'ai pas été discret pour le coup, désolé;
Tyhu: tu devrai aller t'excuser.

Tout le monde était trop préoccupé de savoir qui était ce mystérieux amant pour faire attention à eux.

Tsuwokan: Srane, tu as raison. Je reviens vite.

Tsuwokan se leva pour aller voir Tsany. Celle-ci était remontée se brosser à nouveau avant d'aller dormir au troisième étage du Kelutral.

Tsuwokan: Tsany: Attends! Je voulais m'excuser.

Tsany resta de dos mais ses oreilles et sa queue montraient des sentiments.

Tsany : D'avoir exposer ma vie privée en public? Va me falloir plus que des excuses.
Tsuwokan: Je reconnais que je n'ai pas été discret et je m'en excuse. Que puis-je faire pour me faire pardonner?
Tsany avant de s’éloigner: Je ne sais pas encore
Tsuwokan: Fais moi signe quand tu aura prit ta décision alors.

Tsany ne répondit pas et le laissa partir avant d’aller se coucher .Tsuwokan descendit, l'esprit peu tranquille.

Tyhu: Alors? T'es tu excusé?
Tsuwokan Oui, mais elle va me demander quelque chose pour les accepter
Tyhu: quoi donc?
Tsuwokan Je l'ignore car elle ne le sait pas non plus.

La soirée se déroula tranquillement puis à l'aube.

Je profitais du sommeil du clan pour aller en haut du Kelutral.  Sur mon droit,  une “ fleur de l’amour” comme on appelle chez nous, reconnu pour ses effets aphrodisiaques. Pour cela que j’évitais d’en porter quand il y avait du monde, afin d’éviter l’arrivée de soupirants. J’étais toujours fasicné par la capacité des na’vis à utiliser leurs environnements sans rien gâcher. En effet, la plante dont est issue ce puissant produit,  le maraca aerii ou tawtsngal ( coupe du cielà en na’vai; servait aussi à fabriquer des filets et des pièges.

Naltsyn: Nelyo ne va pas résister. Tu as tous les armes pour faire céder le plus endurci des guerriers.

Je ne pus m’empêcher de rougir face à ce compliment.


Moi: Merci. Heureusement que je n’ai pas mit cette fleur durant la soirée. Litsey n’aurait pas tenu.
Naltsyn: Pas que lui, Kendra. Beaucoup de jeunes hommes te regardaient avec des yeux intéressés.

Cette remarque me fit avantage rougir.


Moi: Euh… Ok…

Avant même que j’ai pu l’appeler, Reypay arriva d’un bruissement d’aile léger et silencieux à ma grande surprise. Savait il ce que je m’apprétais à faire? Je fis le lien avec lui afin de connaitre la réponse.

Reypay: On dirait que tu es en chaleur, jeune tawtute
Moi: Que! Eh oh!!! Ca veut dire quoi ces mots?
Reypay: C’est la vérité et il n’y a pas honte à le dire. Ta tenue et l’odeur se dégageant de toi est un appel à la reproduction.
Moi: Non mais oh!!!!! C’est quoi ces manières!?

J’entendais Naltsyn se gausser derrière mon dos, à ma plus grande frustration.

Reypay: As tu honte, jeune tawtute? C’est le cycle de la vie, tu sais. N’aie pas honte à avouer que tu suis ton instinct naturel de vouloir des petits.
Moi: Eh! Je suis humaine et toi Ikran. On n’a pas la même notion de “chaleur”. Je n’appelle pas les hommes à me prendre!
Reypay: Je n’ai qu’une seule partenaire à ce jour. Donc, ma notion est elle si différente de la tienne?

Putain! Il m’a cloué le bec sur le coup! Je pensais qu’il en avait plusieurs comme le ferait beaucoup d’animaux sur Terre.

Reypay: Ne me compare pas avec ta terre natale, je te prie.
Moi: Désolé mais c’est mon seul outil de comparaison!

Sentant un peu de tension, la Tsahik décida de jouer la diplomatie pour nous refroidir.

Naltsyn: Reypay est peut être brutal dans son approche mais il n’a pas tort dans le fond. Tu as tout preparé soigneusement pour ton union avec Nelyo.
Moi: Bon, ok. Un point pour toi, Rey.

Sur ces paroles, je le chevauchais avec soin, me calant bien pour éviter de perdre la précieuse fleur. Puis, il déploya ses ailes avant de s’envoler aussi silencieusement qu’il était venu. Ce fut au moment de m’envoler que j’ai senti la présence de Tsu. Mais j’étais déjà loin pour qu’il puisse me parler.


Tsuwokan: Mmmmh...

Le jeune tawtute observa l’ikran rouge s’éloigner vers l’ouest, réfléchissant. Ce fut à ce moment que son jeune ami, Litsey le rejoignit, se frottant les yeux pour mieux se réveiller.
Pour confirmer ses soupçons, il all avers le hamac de Tsany sous les yeux intrigués de son ami et eut la confirmation qu’il voulait.


Tsuwokan:  C'est bien ce que je pensais.
Litsey baillant : Il se passe quoi ?
Tsuwokan: Rien de bien important. Tsany est juste allé voir son Roméo.
Litsey leva son oreille, intrigué: Si tôt ?
Tsuwokan: Srane.
Litsey : Elle voulait que personne le voit, on dirait
Tsuwokan souriant en coin: On dirait bien, cela ne me surprend pas vraiment d'elle.
Litsey : Toujours aussi discrète.
Tsuwokan: Elle ne le cachera pas longtemps. Tôt ou tard il se montrera
Litsey : En effet. Les secrets se dévoilent toujours un moment.

Tsuwokan posa son regard au loin vers l'horizon. Il réfléchissait à l’étrange tenue de Tsany. Son amie n’avait pas l’habitude de faire attention à son apparence. Saurait ce vraiment pour uniquement les yeux de son amour ou y avait t il autre chose encore?
« Last Edit: May 26, 2018, 04:25:13 pm by Tsylan »
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Offline Tsylan

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Re: RP Tsylan
« Reply #54 on: July 14, 2018, 03:25:37 pm »
Chapitre 35: Rencontre avec d’étranges individus

La journée se déroula normalement jusqu'au lendemain matin où un ikran rouge revint.Tsuwokan était déja levé et préparait divers petit plats à emporter pour cette journée.Tsany descendit de son ikran en ajustant la fleur qu'elle serait mise près de l'oreille gauche. L'ancien humain  finit son dernier plat et commença à les mettre dans sa sacoche, encore tous chauds.

Tsuwokan: Bon, ça devrait faire l'affaire.

Litsey commença à se réveiller et put voir Tsany revenir semblant ravie mais fatigue. Les cheveux en bataille, on pouvait voir des cernes sur ses yeux. Celle-ci descendit, attirée par une odeur appétissante; s’empressa de descendre, se faisant remarquer par ses amis.

Tsuwokan: Eh bien, te revoilà!
Tsany en ajustant ses cheveux:Tu m'attendais ?
Tsuwokan ajustant sa sacoche à son torse: Pas vraiment, mais je me demandais quand tu reviendrai de ton rendez-vous.
Tsany Et tu comptes partir chasser ?
Tsuwokan: Je souhaite vérifier les alentours du clan. On m'a fait part de la présence de Sawtute dans les environs, je veux m'assurer des dires...et si possible ramener du gibier.

Tsany: Patrouiller un si grand espace ? Tu es courageux

Tsuwokan ria devant cette déclaration.


Tsuwokan: Ce n'est rien comparé aux distance que j'ai parcouru pour te chercher!
Tsany baillant:Je te crois. Il reste un petit déjeuner ?

Litsey observait la scène d'un regard silencieux.

Tsuwokan: J'ai laissé quelques plats ci et là si tu veux.

Tsany alla jeter un œil sur les plats indiqués et commença à manger avec appétit. Il restait un peu de viandes et des fruits qui ne tinrent pas longtemps face à l’appétit de l’adolescente. Litsey fut intrigué par ce soudain appétit.

Tsuwokan Eh bien, tu n'as pas mangé hier?
Tsany entre deux bouchés:Je n'ai pas mangé ce matin, surtout.
Litsey : On dirait que tu as un appétit d'une journée!

Tsuwokan se retourne pour voir Listey.

Tsuwokan: Je ne t'avais pas vu ma Litsey, oel ngati kameie
Litsey : Oel ngati kameie ma Tsu. Je vois que Tsany est rentrée et...

Tsany l'interrompit d'un regard noir.


Litsey : Euh..
Tsuwokan Oui Litsey, mais évite d'en parler, au vu de son regard.
Litsey : Tu n'as pas besoin de m'avertir. Tu vas patrouiller ?
Tsuwokan: Srane, on aurait repéré la RDA aux limites du territoire du clan alors je vais m'en assurer.
Litsey : Pas très rassurant, ça
Tsany une fois finie, bailla: J'ai un coup de barre, bizarrement
Tsuwokan: Normal, tu n'as pas du avoir un sommeil complet, à mon avis.

Tsany lui fit un bref regard, hostile, avant de se lever.

Tsany: Dans tous les cas, je vais faire une petite sieste.

Litsey regarda Tsany d'un air assez surpris.


Tsuwokan: Srane. A ce soir Tsany. Txon lefpom.

Tsany s'éloigna de leurs visions en baillant.

Litsey : Puis je t'accompagner ? Ça me fera un peu sortir du Kelutral
Tsuwokan: Si tu le souhaites. Prends tout de même des provisions et ton arc pour la route
Litsey sourit en s'éloignant : Je ne vais pas prendre longtemps. J'ai déjà fait les préparatifs pour une sortie
Tsuwokan s'accouda à un racine du kelutra: Srane, je t'attends.

Litsey monta aux étages supérieurs et se dépêcha de prendre sa sacoche qu’il avait préparé auparavant ainsi que son arc avec des flèches et son baton de combat. Une dizaine de minutes plus tard, il revint avec son arc arme, son bâton et ses provisions ranges dans une sacoche.


Litsey: Quand tu veux
Tsuwokan, en ajustant son glaive: En avant.

Tsuwokan sortit du Kelutral et commença à courir dans la forêt. Il  grimpa en haut d'un arbre et observa les environs un moment avant de poursuivre sa course de branche en branche

Litsey inspectait le sol à la quête d'un indice quand il remarqua quelque chose d'étrange. Un na'vi aux yeux bleus clairs semblait l'observer avec un sourire, une épée noire sur son flanc gauche


Litsey : Ma tsu!

Tsuwokan se retourne vers Litsey avant d’apercevoir la silhouette distinctive qui les observait, d’un air patient.

Tsuwokan :Qu'est ce que...?

La silhouette les regarda un moment avec ce sourire avant de s'éloigner en marchant vers le nord.


Litsey d'un air méfiant : On le suit ?
Tsuwokan hésitant et pensif: Mmmmh...

Tsuwokan prit enfin une décision et se décida à suivre en silence, l'étrange individu en faisant signe à Litsey de faire de même. Celui-ci obéit, se demandant si c'était la meilleure chose à faire.
L'individu les mena plus au nord avant de tourner vers la gauche. Au loin, les ruines d'une ancienne base de la RDA où la nature a repris ses droits.
Tsuwokan resta en hauteur et prenait soin de regarder régulièrement autour d'eux pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une embuscade.


Litsey : Où il nous emmène ? Qu'est ce qu'il veut?

L'étrange individu s'arrêta un instant avant de continuer vers l'est.

Tsuwokan Je ne sais pas, mais cela ne me dit rien qui vaille...
Litsey : On continue de le suivre ?
Tsuwokan: Au point où nous en sommes...allons-y et en silence

L'individu les guida, traversant une riviere avant d'arriver à une cabane en bois, se dressant sur une colline.
 
Tsuwokan mmmmh...
Litsey : Qu'est ce que... Je n'y comprends rien.
Tsuwokan J'ai une vague idée, suivons le.

L'individu avait profité de leur moment d'inattention pour disparaître dans la forêt, aussi rapidement ailleurs était venu.

Tsuwokan nang!
Litsey : Par Eywa ! Il est passé où ?

Le jeune humain observa les environs, en quête de signe de son passage.

Tsuwokan: Hmmm, je l'ignore.

Les traces de pas allèrent vers la cabane en bois surplombant la colline.

Tsuwokan: Je crois avoir trouvé un indice. Suis moi!


Tsuwokan , après quelques passages d'arbre en arbre, arrivèrent à proximité de la cabane, suivi par son ami. Cette dernière n’était pas très grande mais assee hant en hauteur pour un na’vi. Il était fait en bois et ressemblait parfaitement à une structure humaine. Ils eurent la surprise  de voir des fenêtres ayant des vitres. Le bâtiment surplombait la colline et semblait calme, malgré les bruits d'une conversation se fit entendre.

Voix féminine : Espèce d'idiot ! Tu t'imaginais quoi ?

Tsuwokan fit signe à Litsey de rester silencieux et commença à se faufiler dans l'ombre, le plus proche possible de la caban
e.

Voix masculine : Mais je te dis que je les ai semé !
Voix féminine ; Et les traces, tu les as effacés ?
Voix masculine : Euh...

Tsuwokan resta immobile, totalement invisible sous les buissons, écoutant attentivement la discussion. Quant à Litsey, il se glissa à un pan du mur, arc arme au cas où. Un bruit de gifle résonna du bâtiment.

Voix masculine : Eh !
Voix féminine : Tu l'as mérité. Quel inconscient, tu es !

Tsuwokan gardait sa main sur le manche de son glaive, par précaution.


Voix masculine : On a toujours la possibilité de partir. Ils ne sont peur être pas encore là

Tsuwokan fit signe à Litsey de se camoufler pour ne pas être repéré. Litsey obéit et se camoufla à un rocher pas loin
Un garcon et une fille sortirent de la cabane. Le garçon avait sa lame reconnaissable tandis que la fille était munie d'un bâton de combat derrière elle. Ses cheveux formèrent une touffe à l'arrière de la tête, mettant les cheveux au niveau du haut de son dos.

Tsuwokan: Mais qu'est ce que...

Jeune fille regarda son compagnon avec agacement, montrant ses yeux verts: On dirait qu'on a de la chance. Je ne comprends pas pourquoi,Mère, t'as donné son épée.
Tsuwokan resta sur ses gardes, attendant qu'ils soient suffisamment éloignés pour les suivre dans la végétation furtivement.


Garçon toisa d'un air plus sérieux avec ses yeux bleus foncés : Elle a ses raisons.

La jeune fille soupira avant de faire signe de s'éloigner.

Tsuwokan: Mais qui sont ils?

Litsey sentit à ce moment la pointe d'une flèche effleurer son dos.

Voix: Lève tes mains

Tsuwokan tourna la tête et aperçu Litsey en mauvaise posture. Ce dernier ne  comprit pas les mots et ne fit rien, se contentant de rester immobile. L’interpellation avait suffi pour attirer l’attention des deux inconnus.


Tsuwokan serrant les dents:  Bon sang! ¨Pas maintenant!

L'agresseur portait une arbalète de fortune entre les mains. Il avait une veste semblable au groupe d'Avatar ainsi que les vêtements. Il avait les yeux d’un étrange bleu foncé, exactement comme le jeune homme.


Inconnu: Vous avez un invité.

Tsuwokan sortit lentement son arc et encocha silencieusement une flèche, prêt à saisir un moment opportun.La jeune fille alla vers l'inconnu et put voir le visage de Litsey. Elle recula de stupeur, ne semblant pas s’attendre à le voir ici.


Na'vi: Un problème, ma Nilya ?

Nilya se tourna vers son compagnon, un air de reproche au visage.


Jeune garçon : Il ne doit pas être seul.

Litsey ne comprenait rien de ce qui se disait et fut frustré de ne pas savoir ce qui se disait afin de mieux réagir.


Nilya à Litsey : Lève toi, les mains en l'air!

Litsey obéit, bien que le regard perdu. Que pouvait il faire d’autre? Tsuwokan se concentra au maximum et tira alors la flèche en plein sur l'arbalète, l'arrachant des mains de son propriétaire. il sortit ensuite, glaive à la main
Le jeune garçon fut rapide et dégaina son épée noire si familière a Tsu en lui faisant face. Tandis que le Na'vi para un coup de poing de Litsey
Tsuwokan se tint face à son adversaire, le regard fixe, puis remarqua la lame noire dans la main du na'vi  qu’il reconnut, à sa plus grande stupeur.


Tsuwokan: Qui es tu?

Le jeune garçon resta silencieux et se mit dans une position de garde. Son éclat de naïveté avait disparu pour de la détermination. Litsey fit reculer son adversaire par un coup de boule mais il sentit le froid contact d'un bâton sur son dos, qui lui fit perdre équilibre.

Litsey: Par Eywa ! Ce n'est pas vrai!

Tsuwokan était trop concentré sur son adversaire à lame pour se permettre de tourner la tête.

Tsuwokan: Réponds moi! Quel est ton nom?

Jeune garçon resta silencieux mais attaqua par un puissant coup assez familière à Tsuwokan pour avoir vu son amie faire auparavant. Litsey prit de la terre et le jeta sur la fille avant de percuter son précédent adversaire en le plaquant, lui faisant tomber son arbalète que celui ci avait repris entre temps
Tsuwokan reconnut rapidement la technique et, naturellement, le para sans difficulté.

Tsuwokan: La dernière personne qui a utilisé cette technique avait plus de force dans les bras.
Le jeune garçon avant de le faire reculer par un coup de pied : Ça dépend des intentions de celle ci

Le na'vi fit reculer Litsey par un coup de pied tandis que la jeune fille demeurait nerveuse. Que craignait elle ?
Tsuwokan reprit position sitôt avoir été repoussé.


Tsuwokan: tu n'as toujours pas répondu à ma question.

Le jeune garçon demeura encore silencieux et se remit en garde tandis que la jeune fille tentait de maîtriser Litsey pendant que le na'vi alla chercher son arbalète.
Tsuwokan attendait une possible attaque rapide de son adversaire, malgré les questions qui le taraudaient encore.
Le jeune garçon attaqua à nouveau mais ce fut plus rapide. Toutefois,il ne semblait viser aucune points vitaux
L’ancien tawtute bloqua de nouveau avant d'enchainer avec une clé de bras pour lui faire lâcher son arme.
Le jeune garçon serra les dents tandis que la jeune fille tenta une attaque pour libérer son frère
Son adversaire se décala afin d’esquiver l'assaut;  la repoussa du pied. Toutefois, le jeune homme se libéra par un coup de tête au visage de Tsu et rejoignit sa soeur tout en moulinant ses poignets.


Tsuwokan:Un peu jeune pour vous battre de cette manière, non?

Les deux commencèrent à le combattre, leurs assauts étaient si coordonnées qu'on eut l'impression qu'il ne formait qu'une seule personne
Tsuwokan se retrouva face à ces deux jeunes chasseurs vraisemblablement bien entrainé, mais sa maitrise personnel du combat lui permis de leur tenir tête sans trop de problèmes malgré quelques coups
Le combat fut soudain interrompu par une voix féminine assez reconnaissable.


Jeune fille: Il se passe quoi, là?

Les deux jeunes s’interrompirent aussitôt en l'entendant. Tsuwokan baissa sa garde et se tourna vers la direction de la voix. Litsey et le Na'vi s'interrompirent aussitôt en reconnaissant la voix de Tsany qui semblait énervée

Tsuwokan Tsany?!
Tsany : Tsuwokan? Litsey ? Qu'est ce que vous faites ici ? Et c'est qui ces deux là ?
Na'vi: Des amis à moi, chérie. Plus précisement, ceux que je voulais te présenter.
 
Tsuwokan tourna son regard vers le troisième na'vi qu'il n'avait pas encore affronté.


Tsuwokan: Par Eywa! Alors mes soupçons étaient fondés!
Tsany : Des amis à toi ? Ils sont bien jeunes!
Na'vi : Ne te fie pas à leurs âges.

Tsuwokan rengaina son glaive, en signe de paix.


Tsuwokan: Je confirme, il savent donner du fil à retordre.

Les jeunes semblaient plus nerveux que d'habitude en voyant la jeune tawtute


Tsany : Ils sont bien nerveux. Ils ont un nom ?
Tsuwokan J'ai demandé à l'un d'eux mais il ne s'est pas montré loquasse

Tsany observa de ses yeux gris, les deux jeunes qui semblaient de plus en plus nerveux à la surprise du Na'vi.


Na'vi: Nilya est la plus âgée tandis que Pel'say est le plus jeune.

Nilya et Pel'say se regardèrent, semblant de plus en plus terrifiés , à en juger par leurs oreilles baissés et leurs regards.


Tsuwokan: Voici donc leur nom...hmmmm
Tsany : Tu as de drôles d'amis Nely...
[color=Brown,]
Les deux profitèrent qu'elle tourna la tête pour s'éloigner vers la forêt.[/color]
 
Tsany : Eh !

Le jeune na'vi les regarda s'éloigner, surpris par leurs attitudes.


Tsuwokan: Où allez vous comme ça?

Ils ne répondirent pas et s’éloignèrent sans répondre. Tsany observa d'un air silencieux avant de revenir à Tsu et Litsey


Tsany: Qu'est ce que vous faites chez lui ?
Tsuwokan; J'étais partis en incursion vers les limites de notre clan, quand Litsey à vu le jeune na'vi au loin.
Na'vi: C'est bien du Pelsay. Toujours à faire le fanfaron
Tsany : Comme toi, Nelyo. Dois je te rappeler comment tu as faille mourir face à cette na’vie si tes amis n’étaient pas intervenu.
Nelyo: Ce n’est pas bien d’utiliser mes souvenirs contre moi, chérie.
Tsany: C’est parfois necessaire pour mettre de l’ordre dans ta caboche.

Un long silence arriva avant que Tsuwolan l’interrompit.

Tsuwokan Ainsi donc, tu es Nelyo.
Nelyo le regarda avec méfiance : Oui
Tsany : Arrête de faire cette tête! C'est un ami de même que Litsey!
Tsuwokan Tsuwokan, guerrier du clan Com'ava.
Nelyo tendit sa main et d'un ton froid : Enchanté.
Tsuwokan Désolé pour la première rencontre assez...Rude. On ne savait pas trop à qui nous avions affaire.
Nelyo: Comme tous les Na'vis.
Tsany : Nelyo!
Tsuwokan: Inutile Tsany. Je comprend son ressenti.

Nelyo s'éloigna d'eux d'un air méfiant en rangeant son arbalète tandis que Tsany était d’humeur pensive.

Tsany : Ils sont bien étranges ces individus
Tsuwokan Surtout ce Pel'say.
Tsany : Les deux. Leurs énergies sont bien étranges. J'ai l'impression de l'avoir déjà senti mais je ne sais pas où.

Nelyo resta silencieux et entreprit d'aller dans sa maison pour laisser les amis entre eux.

Tsuwokan Je parlais plutôt de leurs façons de se battre. Quand je les ai affronté, tout deux utilisaient des techniques de combat avancé, comme celles de mon amie Nienna. sans parler de la lame noire que Pel'say manie qui est similaire à la sienne.
Tsany: Curieux, en effet.
Litsey: Ton amour est toujours aussi amical ?
Tsany : Il n'aime pas trop les Na'vis. En plus de voir qu'un pénétre chez lui, cela ne le mets pas de bon humeur.
Tsuwokan: Il a eu des conflits passé avec eux?
Tsany : On peut dire ça. La femme qui l'a élèvé, a été tué par les membres d'un clan
Tsuwokan: Je vois...Je comprend sa douleur.
Nelyo d'un ton froid: Ils n'ont pas à savoir Tsany 
Tsany d'un ton ferme : Ce sont mes amis, Nel. Même si ça ne te convient pas
Nelyo emit un sifflement agacé: Des amis qui ont attaquent les miens.
Tsuwokan: C'était une erreur et la seule responsabilité tient sur mes épaules.
Tsany : Tu n'as pas à t'excuser, Tsu. A ce que je sache, mes amis ne s'en prendraient pas à eux sans raison.
Nelyo: Ca vaut aussi pour les miens.
Tsuwokan: Je n'ai jamais insinué que tout les Sawtute sont mauvais.

Nelyo lui fit un regard noir avant de se tourner vers sa femme en anglais : Tes amis ont pénétré chez moi sans autorisation. Je t'avais dit que je ne veux pas de na'vis traînant autour.


Tsuwokan: Ma présence, ici, est le fruit du hasard, Nelyo.  Sache que je connais la langue humaine.
Tsany : Ton ami les a amené ici. C'est plutôt à lui que tu devrais t'en prendre.

Nelyo resta un moment silencieux avant de reprendre la parole d'un ton ferme.

Nelyo: Allez vous en d'ici!

Tsuwokan resta sans voix pendant  plusieurs minutes, cherchant sans doute une réponse pour calmer la tension. Ce manque de reaction agaça davantage son interlocuteur, qui ne s’empêche pas de réagir.

Nelyo: Êtes vous sourd ?
Tsany soupira : Tu es vraiment un crétin quand tu t'y mets.
Nelyo: Moi ? Crétin ?
Tsuwokan: Du calme! Inutile d'en venir aux insultes.

Tsany tourna la dos avant de s'éloigner pour rejoindre son Ikran, comme si elle était déçue.

Tsany: Pas la peine. Je vois que monsieur ne veut pas discuter
Nelyo: Tu peux parler !

Tsuwokan regarda le couple se séparer l'un et l'autre, impuissant.

Nelyo le regarda d'un air agacé : Tu veux ma photo ?
Litsey : Mawey!
Nelyo: Hein ?

Visiblement, il ne comprenait pas la langue indigène. Ce qui était assez curieux.

Tsuwokan Je ne suis pas là pour chercher des conflits.
Nelyo: Dans ce cas, sors de chez moi avec ton ami indigène

Litsey ne comprit pas un mot mais sentit, par le ton, une menace et était sur le point d'y répondre. Mais Tsuwokan posa sa main sur son épaule, le calmant  et lui fit signe de ne pas utiliser la manière forte.

Tsuwokan: Viens Litsey. Retournons à ce pourquoi nous somme sortis du clan.

Litsey regarda Nelyo avec hostilité tandis que celui-ci commençait déjà à s'éloigner avec son arbalète chargée sur l'épaule droit. Les deux reprirent la route  vers les limites du territoire du clan com'ava.


Tsuwokan: Allez, ne trainons pas.

Litsey suivit Tsuwokan en passant de branches à branches. Plusieurs minutes passèrent ainsi avant qu'un bruit l'alerta. Semblant être le brouhaha d'une conversation houleuse
.

Litsey : Tu as entendu ma Tsu ?

Tsuwokan acquiesça mais lui fit signe de se faire discret tout en se camouflant.

Tsuwokan: Chut...

Nilya: Frérot, qu'est ce qui t'as pris de les amener ? Tu te rends compte que tu aurais pu changer l'histoire!
Pelsay : Elle a déjà changé, je te rappelle.

Un bruit de baffe se fit entendre. Le tawtute resta à l'écoute, s'approchant de la source du bruit,  et découvrit Nilya et Pel'say discutant. Celui-ci tenait sa joue droite comme s’il s’était pris une gifle.

Nilya : Est ce pour cela que tu dois tout chambouler ?
Pelsay rigola : Arrête sœurette ! Ça change quoi maintenant au point où on est? Hein ? Même Tsany a changé par rapport à celle que Mère nous racontait
Nilya : Tu es si irresponsable !

Litsey regarda Tsu d'un air interrogatif et lui demandant s'il comprenait ce qui se passait. Ce dernier lui rendit ce regard, également perdu dans ce qu'ils disaient.

Pelsay : Tu es mal placée pour me faire la leçon. Qui l'a rencontré au risque de mettre notre existence en danger ?
Nilya : C'était nécessaire ! Il était en mauvaise posture !
Pelsay d'un sourire: Menteuse. De toute façon, si je me rappelle de ce que Mère a dit, Tsany devrait être enceinte à cette période. Mais bon, avec tout ces changements, je ne sais plus quoi faire de ce que je sais
Nilya semblant retrouver son calme : Tu as raison frérot. On ne devrait pas traîner. Qui sait ? Il y a peut être des oreilles indiscrètes avec le bruit de notre dispute

Tsuwokan fit signe à Litsey de ne pas agir, de les laisser passer. Litsey comprit le message bien qu'il était trouble par ce qu'il avait entendu. Comment pouvaient ils savoir autant de chose ? Et qui est cette mère dont il parle ? Pelsay et Nilya s'éloignèrent donc de leurs vus avec une étrange agilité. Tsuwokan attendit quelques minutes avant de reprendre la parole à voix basse.

Tsuwokan: étrange ces deux là...
Litsey une fois ceux ci hors de vue: Par Eywa ! Je n'y comprends rien ! Mais la fille me perturbe. Ces traits.... Je suis sur de les avoir déjà vu quelque part...
Tsuwokan: Je reconnais à présent que j'ai la même impression, mais ce n'est pour l'instant pas suffisant pour qu'on décide de quoi que ce soit à leur sujet.
Litsey : En effet. Mais ils sont bien étranges. Et leur réaction face à Tsany me laisse penser qu'ils la craignent

Tsuwokan resta songeur.

Tsuwokan: hmmmm...
Litsey : Continuons notre chemin. Ça nous fera réfléchir

Tsuwokan reprit leur chemin vers les limites du clan où enfin il put mettre pied au sol et inspecter les lieux.

Tsuwokan: Voyons voir...

Litsey inspectait les traces pour voir le passage de Sawtute.

Tsuwokan: On dirait que ce n'est pas ici, recherchons plus loin

Litsey remarqua des traces de pas ressemblant à des traces d'Avatar et na'vis.

Litsey: Ma Tsu, beaucoup de membres de notre clan s'aventure jusqu'ici ?

Tsuwokan s'avança vers les traces que Litsey a repéré et examina de plus près, observant les environs.

Tsuwokan: Hmmm…Les traces sont biens du people… Mais ils n'ont pas l'air de provenir du clan vu la direction prise.
Litsey le regarda en haussant un sourcil : De nos alliés ?
Tsuwokan: Peut-être de Hell's Gates ou d'un autre clan, je ne saurai le dire. Je ne distingue aucune marque clanique ou technologique dans les parages.

Litsey regarda le ciel qui commençait à passer à la nuit. Le jour était sur le point de tomber.

Tsuwokan: Je vais rester encore un peu, tu peux rentrer au clan si tu le souhaite.
Litsey : Srane. Je vais essayer de calmer Tsany et de veiller sur elle. Si elle est vraiment enceinte
Tsuwokan le saluant: kiyevame ma tsmukan.
« Last Edit: July 28, 2018, 06:08:02 pm by Tsylan »
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Re: RP Tsylan
« Reply #55 on: July 28, 2018, 06:12:02 pm »
Chapitre 36 : Retrouvaille

Moi : Quelque chose ne va pas ma Litsey ?

La jeune femme se tourna vers moi. Et au vu de son aura, elle n’allait pas me dire quelque chose de gentil. Elle avait des cheveux lui couvrant tout son dos. Un peu comme moi mais bien tressé, elle. Elle portait un collier à feuille couvrant sa poitrine et avait un bas vert accompagné d'un accessoire. Sur son avant bras droit, il y avait un brassard de couleur rose et ses yeux étaient jaunes.  Du moins, ce que Naltsyn m’avait décrit durant notre promenade et en observant les membres.


Na’vie : C’est toi le problème !
Moi : Comment ça ?
Na’vie : Tu fais souffrir ma 'eylan. Tu devrais avoir honte !
Litsey : Kalyua, elle n’y est pour rien. Son cœur appartient à un autre. C’est difficile, mais je m’en remettrais.
Kalyua : Si !!! Elle joue avec tes sentiments ! Cette démone ! Tu n’es pas digne de porter le nom que tu utilises !
Moi : Écoute moi, la chatte en furie… Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles ! Et qui portait ce nom avant moi ?
Kalyua, d’un air moqueur : Tu prends un nom sans même en connaitre ses origines. Ca prouve à quel point, tu es égoïste !

Moi : Je vais lui apprendre…
Naltsyn : Elle touche quelque chose de personnelle. Laisse-moi régler cela.
Moi : Que veux-tu dire par là ?

Soudain, les yeux gris de Tsany se changèrent en orange. Ceux-ci observèrent Kalyua d’un regard glaçant, comme si une colère était contenue.

Naltsyn : Car je peux voir ce que toi, tu es incapable de voir. Concernant le nom na’vi que j’ai choisi, comment oses tu dire que je n’en suis pas digne ?

Elle était en pétard ! Le temps se gâtait chez elle. Les nuages firent leur apparition et une pluie battante me tomba dessus.

Kalyua : Car celle qui portait ce nom avait le cœur brave et juste. Et c’est ce qui l’a tué. Qu’un membre du Peuple du Ciel porte son nom est une ins….

Naltsyn réagit brusquement et n’hésita pas à lui donner une baffe assez violente au visage. A tel point que du sang sortit de la bouche.

Naltsyn : Tu n’es qu’une enfant qui ne sait absolument pas de quoi elle parle !

Moi : Naltsyn… Que veut t elle dire ?

Litsey : Calmez-vous !
Kalyua : C’est toi l’enfant ! Tu portes un nom sans en connaitre….

Elle s’interrompit en voyant des larmes coulées de mes  joues  et mes mains tremblant de rage.  Comprenant que Kalyua avait sans doute ouverte une douleur de ma locataire,  je me rendis au Kelutral afin d’en connaitre davantage. Et ce que je vis…. Je n’en crus pas mes yeux.


Moi : Alors… Ca c’est la meilleur !

Kalyua : Tu pleures de honte ? De savoir que tu salis le nom de…
Naltsyn : TAIS TOI ! Tu utilises des mots sans en connaitre leurs poids!!

La réaction de Naltsyn surprit en tout point Lidsey. Le haussement de voix avait attiré l’intention des membres du clan qui la regardèrent, bouche bée.

Ra’ktey : Oh oh ! Bancale est en pétard !
Nienna : C’est quoi ce raffut ? Je dormais bien ! Euh…. Pourquoi Tsany pleure ?

En voyant la réaction de Naltsyn, Lidsey s’interposa entre elle et Kalyua.

Litsey : Tsany, arrête ! Pourquoi  réagis-tu ainsi ?
Naltsyn : Ton amie m’a insulté!
Litsey : Elle s’est emportée. Si tu veux lui faire la peau, il faudra passer par moi. A toi de montrer si tu es digne de porter le nom de ma sœur.
Naltsyn : Très bien. Kalyua, je te défie en duel ! Si je perds, je changerai de nom. Mais si je gagne, tu retireras toutes tes paroles !
Litsey : Tsany…
Kalyua : Je relève ton défi, démone du ciel.

Moi : Naltsyn… Tsany… Ce n’est pas uniquement le nom d’une de tes ancêtres ?
Naltsyn : Que veux tu dire ?
Moi : Pourrais tu m’expliquer pourquoi il y a une Na’vi qui me ressemble dans ton Kelutral? A tel point qu’on dirait ma double !

Naltsyn descendit du Kelutral, notre bâton de combat entre ses épaules, sans répondre à ma question. Kalyua la suivit, semblant tout aussi en colère. On leur tendit les bâtons de duel. Les deux  prirent les armes avant de se faire se faire, ensuite, face. Elles se situaient au milieu  d’un cercle formé par les membres  du clan.  Ils furent surpris de voir mes yeux parfaitement normaux à la lumière du jour. Ce qui souleva des interrogations. Je soupirais. Je sentais que j’allais devoir m’expliquer. Naltsyn était tellement énervée que je n’osais pas la déranger sur ce détail.
La Tsahik prit sa position habituelle tandis que son adversaire le tenait avec ses deux mains. Kalyua attaqua la première. La Tsahik esquiva, en se baissant, l’attaque verticale et fit tomber, d’un rapide coup de son arme,  son adversaire. Comme un professeur apprenant à son élève à manier son arme.  Kalyua roula vers la gauche et se releva, grinçant les dents tandis que Naltsyn resta calme.
Un calme  bien trompeur! En effet, elle était dans une telle colère que même moi, j’avais peur. Kalyua fut à peine relevée que Naltsyn attaqua. Ses attaques étaient rapides mais les deux se rivalisaient pour l’instant. Ma locataire esquiva un coup vers ses jambes par un salto  arrière et infligea à Kalyua un violent coup de genou au ventre qui lui coupa le souffle. Elle ne lui laissa pas le temps de souffler et lui infligea un uppercut  qui la sonna un instant. Naltsyn lui fit aussitôt un coup de pied au ventre qui fut si violente que Kalyua recula de plusieurs pas avant de tomber, dos au sol. Elle se releva, à peine, qu’elle se retrouva avec le bout du bâton au cou.


Naltsyn : Tu as perdu. Retire maintenant tes accusations.
Kalyua : Je te déteste. Mais, je n’ai qu’une parole.

Une fois cela fait, elle rendit le bâton de duel, prit son arme et monta vers la plus haute branche du Kelutral.

Moi : Souhaites-tu que je te laisse seule ?
Naltsyn : Oui, ma Kendra. J’en ai besoin.
Moi : Je peux comprendre.
Naltsyn : Merci petite chose fragile.

Je me rendis donc dans ma section, laissant la Tsahik à son chagrin.


Tsuwokan : Aie !!! Bon sang ! Etre enceinte ne te réussis pas ! Tsylan avait raison ! Plus la naissance avance, plus tu es infernale !

Elle le pinça la peau en réponse, lui montrant qu’elle n’a pas apprécié ses cachotteries concernant les jumeaux.

Tsuwokan : Aie !
Lidsey : Ca serait bien, par contre, que Kalyua et toi, vous vous réconciliez. Je n’aimerai pas choisir entre deux amies.
Moi : Tu parles de l’autre qui m’a envoyé boulé parce que j’avais le malheur  de porter le nom d’une na’vi que la RDA a dû tuer ?
Lidsey : Oui….
Moi : Eh bah ! Tant qu’elle ne se sera pas excuser, tu peux rêver !
Lidsey, en soupirant : Evidemment.
Moi : En faite, pourquoi elle disait que tu souffrais ?

A cette question, il semblait mal à l’aise.

Lidsey : Rien de grave. C’est passé maintenant.

Je le regardais, pas visiblement convaincu.

Moi : Tu as une idée ?
Naltsyn : Euh…

Les oreilles et le kxetse abaissés ainsi que son regard évasif montraient qu’elle connaissait la réponse. Dans sa forêt, des buissons  commencèrent à briller. Je reconnus le « » dont la brillance sert d’alarme de la venue d’un potentiel danger. Mais là, je devrai l’interpréter comme le fait que Naltsyn rougissait.

Naltsyn : Disons… Qu’il avait des sentiments envers toi. Je l'ai perçu de plus en plus clairement au fil de notre séjour au Kélutral. Ayant moi-même pu sentir cette merveilleuse et douloureuse émotion, je connaissais les symptômes.
Moi : Tu es sûre ?
Naltsyn: Oui.
Moi: Hmm...Je vois. Je comprends maintenant pourquoi Kalyua était si en colère contre moi.
Naltsyn : Mais on dirait que ça s’est arrangé. Je suis étonnée d'ailleurs de cette rapidité.
Moi : Je l’espère. Les apparences sont parfois trompeuses.

Moi : Tsu, Tyhu, vous pouvez partir devant pour le repas. Je voudrais discuster avec toi, Lidsey avant.
Tsuwokan : C’est à propos de l’incident avec Kalyua ?
Moi : Oui.
Tsuwokan : Je vois. On va donc vous laisser.

Heureusement que je pouvais compter  sur  l’ouverture d’esprit de mes deux amis. Ils nous laissèrent donc seuls, sans qu'une oreille indiscrète puisse écouter.

Moi : Lidsey… Tu te souviens de notre première rencontre ?
Lidsey, en souriant : Oui. Je pouvais dire que je pensais que tu étais aussi vil que les soldats de la RDA.

Je le lui rendis.

Moi : Et moi… Pour un crétin.  Mais, au fil des jours, j’ai appris à te connaitre et tu as progressé au niveau du maniement de ton bâton. Et je te considère maintenant comme un ami.
Lidsey : Ce n’est pas le cas de moi. Je pensais pouvoir conquérir ton cœur. Mais… Il semblerait qu’il ait été conquis par Rak’tey.
Moi : Je ne pense pas que tu l’étais.

Ma réflexion surprit Lidsey, de même que Naltsyn.

Lidsey : Pourquoi dis tu cela ?
Moi : Sois franc avec moi.  Me voyais tu vraiment comment  un être aimée ?
Lidsey : Que…
Moi : J’avais plus l’impression que tu me considérais comme une mère qu’à un être choisi.

Lidsey ne s’attendait clairement pas à cette réponse de ma part.

Lidsey : Je…Ne sais plus.

Moi : Naltsyn, je te laisse la main.
Naltsyn : Qu’est… qu’est ce que tu veux faire ?
Moi : Je pense… Qu’on a retrouvé ce que tu avais perdu il y a vingt trois ans.
Naltsyn : Que… veux-tu dire ?
Moi : Tu le savais au fond de toi. N’est ce pas ?
Naltsyn : Je ne comprends pas tes paroles, petite chose fragile.
Moi : Cela ne tardera pas. Vas-y. Fais-moi confiance.

Elle me fit confiance et on échangea nos places.

Lidsey : Tsany… Tes yeux… ils ont changé de couleur !
Naltsyn : Car je suis l’autre facette de la Tsany que tu connais.
Lidsey : Une autre facette ?
Naltsyn : Oui. Kendra a voulu que je te parle pour des raisons que j’ignore.
Lidsey : J’ai toujours su qu’elle dissimulait quelque chose en elle. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi je ressentais deux énergies, dont une ressemblant à  une sœur. Qui es-tu ?

La phrase surprit Naltsyn si on en jugeait par ses oreilles et son kxetse.

Naltsyn : C’est impossible ! Il faut avoir des liens avec une Tsahik  ou être choisi par notre Mère pour  avoir une telle sensibilité aux énergies que fournit Eywa ! A moins que… Que tu sois l’enfant de la Tsahik d’un clan disparu.
Lidsey : Je ne sais pas comment tu as pu deviner cela. Mais oui. Ma mère était une Tsahik.

En entendant cela, Naltsyn écarquilla ses yeux de stupeur et ses oreiles se dressèrent. A l’énonce de ce souvenir difficile, Lidsey baissa la tête et ses oreilles s’abaissèrent.

Lidsey : Quand j’étais petit, mes parents m’ont envoyé chez les Soltyisas afin de me protéger. Moi ainsi que d’autres enfants. Certains ont préféré rester. Ma mère m’avait fait la promesse de revenir me chercher.  Mais elle n’a jamais pu la tenir.
Naltsyn : Pourquoi ?

Lidsey versa des larmes qui coulèrent sur ses joues.

Lidsey : J’ai appris de la bouche de mon oncle, qu’elle était morte en combat. Elle, ainsi que mon père et  les membres de mon clan, qui n’ont pas été évacué avant l’attaque du Peuple du Ciel. Evidemment, cette nouvelle a rendu fou de rage mon oncle. Les Soltyisas, en signe de représaille, ont attaqué une des mines de la RDA, tuant tous les Sawtute s’y trouvant et détruisant tous les outils et machines de ceux-ci.  Un tel acte ne pouvait pas rester impuni pour les Sawtute.  La suite, tu dois la connaitre puisque tu as discuté avec ta tante, Ludsey. J’ai pu y échapper grâce à ma grand-mère maternelle.
Naltsyn : Tu as participé à la bataille de l’Utral Aymokriya ?
Lidsey : Bien sûr. Je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion de venger les miens ! Ce fut d’ailleurs à ce moment là, que j’ai eu la connaissance de la naissance d’un clan qui rassemblait Uniltiranyu et Membres du Peuple.  J’ai accepté de le rejoindre afin d’aider ces Marcheurs de Rêves à vivre comme nous et à apprendre d’eux tout en essayant d’aider certains frères et sœurs perdus.
Naltsyn : Et… As-tu pu…te mettre en contact avec l’esprit de ta mère ?
Lidsey, d’un ton triste : Non. Je suppose qu’elle est perdue dans les limbes.
Naltsyn : Je suis désolée.
Lidsey : Tu n’y es pour rien. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement. Bon, on ferait mieux d’aller. J’ai faim moi et j’ai envie de manger quelque chose au moins du repas.
Naltsyn : Une dernière question.Si ça ne te dérangepas.
Lidsey : Euh… Oui.
Naltsyn : Quelle était…son nom ?
Lidsey : Ma mère ?
Naltsyn : Oui.
Lidsey : Naltsyn.  Elle était reconnue pour sa dextérité avec un bâton. Comme toi d’ailleurs. Pourquoi tu t’y intéresses tant ?

Cette réponse fit pleurer la Tsahik. Mais de joie cette fois-ci.

Lidsey : Ca va, Tsany ?
Naltsyn : Oui. Cela faisait longtemps que je n’étais pas aussi heureuse. Ma Lidsey….Regarde autour de toi. Tu comprendras que ta mère ne s’est pas perdue et qu’elle est plus proche de toi que tu ne le penses.
Lidsey : Que veux dire ?

Elle ne lui répondit que par un sourire tout en continuant à verser des larmes avant de descendre pour rejoindre les autres membres du clan, bientôt suivi par un Lidsey, submergé de questions. Dans le Kelutral onirique, c’était la fête. On dansait, chantait avec le rythme des flûtes et des tambours.  L’alcool na’vi coulait en abondance. Mais je n’y étais pas intéressée. Cette fois-ci, je m’initiais au chant. J’accompagnais un groupe de na’vi chanteurs tandis que des femmes et des hommes dansaient autour du feu tandis que d’autres racontaient leurs péripites ou savouraient les plaisirs de la boisson.

Pendant que je retournais vers mon hamac, je sentis un mal de tête troubler ma vision. A l’intérieur de moi, je sentis un profond tremblement.


Moi: Il se passe quoi?
Naltsyn: Je ne sais pas. Je ressens…quelque chose…
Moi: Ca semble venir de l’intérieur. Une attaque?

A ces mots, un autre tremblement survint, me faisant tomber les fesses par terre dans le Kelutral de la Tsahik.

Moi: Mais bordel, il se passe quoi?
« Last Edit: July 28, 2018, 06:37:50 pm by Tsylan »
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